Conciergerie en Espagne : gagner la confiance | Nicolas Pegorer

Conciergerie en Espagne : gagner la confiance | Nicolas Pegorer – Podcast RH hrmeetup.© #547
Le travail invisible derrière une villa prête à accueillir ses occupants: nettoyage, conciergerie, une question de confiance chez Brille1Max nous dit Nicolas Pegorer
Pour le nettoyage comme pour la conciergerie en Espagne, un propriétaire peut confier les clés de sa maison à quelqu’un qui travaillera à des centaines de kilomètres de lui.
Comment cette confiance se construit-elle, puis se conserve-t-elle au fil des locations ?
À Quesada, nous rencontrons Nicolas Pegorer, qui a créé Brille1Max après un parcours professionnel en Belgique.
Avec Michel Godart, il raconte la reconversion qui l’a conduit au nettoyage, puis à la gestion de logements en Espagne.
Derrière une villa prête à accueillir ses occupants, il y a un travail que l’on remarque parfois surtout lorsqu’il manque.
Nicolas nous ouvre les coulisses de ce métier : le soin apporté aux détails, les imprévus, les collaborations et la responsabilité de travailler dans l’intimité des autres.
La conversation aborde aussi le recrutement, la transmission de ses exigences et une question que la réussite finit par poser : quelle place donner à la croissance de son activité ?
Un épisode de hrmeetup.© sur les passions au travail, la reconnaissance et ce que signifie, concrètement, devenir une personne de confiance.
Podcast produit par The Podcast Factory Org asbl-vzw
Épisode enregistré chez Hola Patatas, en Espagne.
Épisode disponible avec transcription complète et traductions (sous titres sur Youtube @thepodcastfactoryorg FR/NL/DE/EN/ES)
#PodiBUZ, la marque éditoriale de The Podcast Factory Org asbl-vzw
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Anglais : The full transcript of this podcast is available as video subtitles in five languages: French, Dutch, German, English, and Spanish.
Espagnol : La transcripción completa de este pódcast está disponible como subtítulos del vídeo en cinco idiomas: francés, neerlandais, allemand, anglais et espagnol
Séquençage du podcast Conciergerie en Espagne : gagner la confiance | Nicolas Pegorer :
- [00:00:45] Rêve d’adolescent, études et premiers pas professionnels
- [00:01:37] Comment est née Brille1Max ?
- [00:02:26] L’expérience du nettoyage en Belgique avant Brille1Max
- [00:02:44] Le coup de cœur pour l’Espagne
- [00:03:16] Pourquoi le nom Brille1Max ?
- [00:03:37] D’où vient son perfectionnisme ?
- [00:04:08] Se démarquer par la qualité du travail
- [00:05:27] Le travail invisible et la reconnaissance des clients
- [00:05:57] Propreté et nettoyage professionnel : quelle différence ?
- [00:07:19] Apprendre sur le terrain et vérifier son travail
- [00:08:20] Du nettoyage à la conciergerie, avec Danido Immo
- [00:09:20] S’entourer de partenaires et de collaboratrices indépendantes
- [00:09:46] Devenir la personne de référence pour un logement
- [00:11:14] Ce que représente la confiance d’un propriétaire
- [00:11:51] Les difficultés du métier et la gestion des imprévus
- [00:13:51] Construire la confiance avec des propriétaires à distance
- [00:14:43] Les recommandations qui font décoller l’activité
- [00:16:07] Gérer un logement à distance : présence locale et dégradations
- [00:17:53] Les avis clients pour progresser et rendre le travail visible
- [00:18:15] Grandir ou pérenniser : quel équilibre pour l’activité ?
- [00:19:05] Recruter une personne qui travaillera dans l’intimité des clients
- [00:19:40] Le sens du détail peut-il s’apprendre ?
- [00:20:12] Que dirait Nicolas à l’adolescent qu’il était ?
- [00:20:44] Partir plus tôt en Espagne ? Son regard sur la vie et l’activité sur place
- [00:21:40] Se démarquer face à la concurrence
- [00:22:29] Clôture du podcast
Questions clés de cet épisode
- Comment Nicolas Pegorer vérifie-t-il la qualité d’un nettoyage avant de quitter un logement ?
Nicolas Pegorer explique qu’après le nettoyage, il consacre encore dix à quinze minutes à un contrôle complet du logement.
Il vérifie notamment les vitres, les miroirs, les sanitaires et les évacuations pour repérer d’éventuelles traces ou des oublis.
Écouter / lire ce passage : [00:07:19]
Réponse de Nicolas : [00:07:34]
- Comment Brille1Max est-elle passée du nettoyage à la conciergerie ?
Selon Nicolas Pegorer, cette évolution est venue des demandes des clients, qui lui ont progressivement proposé de gérer leurs villas, les arrivées, les départs et les occupants.
Il explique que la collaboration avec Daniele Langer, de DanidoImmo, accompagne cette activité, notamment pour les contrats.
Écouter / lire ce passage : [00:08:20]
Réponse de Nicolas : [00:08:35]
- Comment Nicolas Pegorer construit-il la confiance avec des propriétaires qui vivent loin de leur logement ?
Nicolas Pegorer explique que beaucoup de propriétaires arrivent par la recommandation de personnes dont il gère déjà le bien.
Cette recommandation crée une première confiance, qu’il entretient ensuite par sa manière de travailler et par le soin apporté aux logements.
Écouter / lire ce passage : [00:13:51]
Réponse de Nicolas : [00:14:05]
- Les dégradations et le manque de respect des logements deviennent-ils plus fréquents dans son activité ?
Dans son expérience, Nicolas Pegorer estime que ces situations restent stables et assez rares.
Il précise néanmoins qu’elles existent et qu’elles peuvent entraîner un travail de remise en état supplémentaire.
Écouter / lire ce passage : [00:17:19]
Réponse de Nicolas : [00:17:21]
- Comment Nicolas Pegorer évalue-t-il une nouvelle personne avant de lui confier le nettoyage des logements ?
Nicolas Pegorer explique que la personne travaille d’abord avec lui au moins trois ou quatre fois pour qu’il puisse évaluer son travail et construire la confiance.
Il précise qu’une formation est prévue pour transmettre ses exigences de nettoyage, notamment sur les vitres et les miroirs.
Écouter / lire ce passage : [00:19:05]
Réponse de Nicolas : [00:19:14]
La transcription du podcast Conciergerie en Espagne : gagner la confiance | Nicolas Pegorer :
Télécharger la transcription du podcast.
[00:00:00] Jingle Intro: You’r listening to « The Podcast Factory Org ».
[00:00:01] Michel Godart: Bienvenue pour un nouvel épisode de votre podcast hrmeetup.©, votre podcast sur les passions au travail, les ressources humaines. Aujourd’hui hrmeetup.© est un peu particulier puisque nous sommes en Espagne du côté de Quesada. Salut Nico.
[00:00:12] Nicolas Pegorer: Salut Michel
[00:00:13] Michel Godart: Tu vas bien?
[00:00:14] Nicolas Pegorer: Oui, très bien. Et toi?
[00:00:15] Michel Godart: Très bien. Moi c’est ma quatrième fois où je viens à Quesada en vacances et c’est la deuxième fois qu’on me parle de toi, et c’est la première fois qu’on se rencontre.
[00:00:21] Nicolas Pegorer: Ouais, tout à fait, tout à fait. On est bien en Espagne hein?
[00:00:24] Michel Godart: Ouais, on est très bien. Alors la belle mentalité, le beau pays, la mer, la mentalité qui est géniale, les gens quand ils voient mon ID buzz, ils sourient et ils demandent pour faire des photos, c’est quelque chose qui n’est pas aussi fort en Belgique (Nicolas Pegorer: Ouais, tout à fait). Moi j’aime beaucoup les Espagnols, je les salue au passage, s’ils nous écoutent. Sachant que le podcast est traduit en espagnol, en sous-titre, des vidéos YouTube.
[00:00:44] Nicolas Pegorer: Ah sympa ça!
Rêve d’adolescent, études et premiers pas professionnels
[00:00:45] Michel Godart: Ça va être sympa. Alors Nico, on a une question rituelle de début d’interview, c’est on parle du rêve d’adolescent. Parce que tu sais, quand on est ado, on a tous des rêves, et moi j’ai envie de connaître ton rêve, le rêve que tu avais quand tu étais ado, quinze, seize, 17 ans. qu’est-ce que tu rêvais de faire? Même si tu as fait autre chose, mais raconte-nous, c’était quoi ton rêve d’ado?
[00:01:01] Nicolas Pegorer: Ben j’aimais bien tout ce qui était automobile et toutes ces choses-là.
[00:01:03] Michel Godart: Donc le vroum, vroum – Rires.
[00:01:04] Nicolas Pegorer: Voilà. Les voitures et la course automobile, tout ça (Michel Godart: Ouais). Donc quand j’étais jeune, je rêvais de ça on va dire. Puis comme on dit, en grandissant, on se rend compte que c’est pas possible ou qu’il y a d’autres choses qui ne permettent pas de faire ça. Donc voilà, j’ai fait des études un petit peu standard.
[00:01:20] Michel Godart: Général?
[00:01:20] Nicolas Pegorer: En général, voilà.
[00:01:21] Michel Godart: Pas d’université, pas d’école supérieure?
[00:01:23] Nicolas Pegorer: Non pas d’université, pas d’école supérieure
[00:01:24] Michel Godart: Tu préférais être directement sur le terrain?
[00:01:26] Nicolas Pegorer: Ouais, ben j’étais un petit peu hyperactif comme on dit, donc il fallait que genre je touche un peu à tout et que je travaille le plus vite possible pour essayer de gagner un peu d’argent pour subvenir à nos besoins, comme on dit hein?
Comment est née Brille1Max ?
[00:01:37] Michel Godart: Ouais. Ben c’est une qualité hein? C’est une qualité d’être curieux, les gens curieux s’enrichissent énormément au niveau intellectuel déjà. Comment est né Brille1Max? Parce que c’est de ça dont on va parler aujourd’hui, en fait un jour, il y a Brille1Max qui est né. Mais est-ce que ça a commencé en Belgique ou ça a commencé en Espagne cette aventure?
[00:01:51] Nicolas Pegorer: Non, ça a commencé vraiment en Espagne parce qu’au départ on avait d’autres projets en venant ici en Espagne. Et puis on s’est rendu compte, j’ai vécu deux mois à Vistas Bahía Golf chez mon oncle, et on s’est rendu compte qu’il y avait quand même pas mal de demande pour tout ce qui était conciergerie, nettoyage
[00:02:05] Michel Godart: Conciergerie c’est le fait de gérer des appartements ou des biens immobiliers (Nicolas Peroger: Ouais, c’est ça), maisons, villas (Nicolas Peroger: Ouais, ouais, tout à fait), des gens qui achètent et investissent, et qui demandent à quelqu’un local (Nicolas Peroger: Ouais, ouais) de s’en occuper, de faire les entrées, les sorties. On appelle ça les check-in, check-out.
[00:02:18] Nicolas Pegorer: Tout à fait. Tout à fait
[00:02:19] Michel Godart: C’est le vocabulaire (Nicolas Peroger; Oui, oui c’est…), c’est le jargon?
[00:02:20] Nicolas Pegorer: C’est bien ça Michel (Michel Godart: Ok). Je me suis redirigé vers le nettoyage, donc qui marchait très bien aussi en Belgique.
L’expérience du nettoyage en Belgique avant Brille1Max
[00:02:26] Michel Godart: Ah tu as commencé en Belgique le nettoyage? (Nicolas Peeroger: Ouais, ouais j’ai commencé en Belgique) donc Brille1Max est né en Belgique?
[00:02:30] Nicolas Pegorer: Ce n’était pas directement Brille1Max, c’était pour une société. Je travaillais à Dinant pour un patron, on gérait tout ce qui était la citadelle de Dinant, des bureaux d’avocats, les banques. On a très bien démarré, ça marchait vraiment très, très bien aussi. Et on s’est dit on va lancer un petit truc en Espagne, on ne savait pas encore quoi.
Le coup de cœur pour l’Espagne
[00:02:44] Michel Godart: Coup de cœur aussi pour l’Espagne? Pour la culture (Nicolas Peroger: Ouais. Ouais, ouais). Les gens sont chouettes hein?
[00:02:47] Nicolas Pegorer: Les gens, les gens sont extrêmement agréables c’est…
[00:02:50] Michel Godart: C’est une autre culture hein?
[00:02:51] Nicolas Pegorer: Le soleil, la mer. La qualité de vie est totalement différente, style par exemple ça fait trois ans qu’on est là, ben je n’ai pas été malade une seule fois depuis trois ans, alors qu’en Belgique tous les ans on avait la bronchite chronique, on avait la grippe, on avait les ci, les ça – Rires de Michel – Donc, chose que…
[00:03:05] Michel Godart: Là on va rendre tous les Belges qui nous écoutent malades, ils vont dire « Ouais on se casse tous en Espagne ».
[00:03:08] Nicolas Pegorer: Chose qu’on a, chose qu’on n’a plus ici donc c’est déjà un très, très, bon point. Et après on a lancé, donc le business Brille1Max avec la société de nettoyage.
Pourquoi le nom Brille1Max ?
[00:03:16] Michel Godart: Pourquoi ce nom? Pourquoi Brille1Max?
[00:03:18] Nicolas Pegorer: Pour moi les clients, ce qu’ils attendent quand on vient nettoyer chez eux, c’est que ça brille. Donc, au final…
[00:03:23] Michel Godart: Le nom était bien choisi.
[00:03:25] Nicolas Pegorer: il faut que ça brille un max, je dirais – Rires de Michel. Et effectivement ben c’est notre qualité c’est, on essaie de faire des ménages un peu plus perfectionnés en nettoyant les sterput, les bouchons d’évier et pas mal d’autres (Michel Godart: Alors ça, ça m’a impressionné) choses que d’autres (Michel Godart: Pardon de t’interrompre mais…) personnes ne font pas.
D’où vient son perfectionnisme ?
[00:03:37] Michel Godart: Ça, ça m’a impressionné. Quand on a fait ton site internet, j’ai vu tes photos, je dis « Mais le gars il est maniaque, son cachet c’est le perfectionnement quoi ». D’où ça vient ce côté perfectionniste? C’est le côté industrie, c’est le côté, quel est le morceau de ton parcours qui fait qu’à un moment donné…
[00:03:51] Nicolas Pegorer: C’est ma maman.
[00:03:52] Michel Godart: L’excellence.
[00:03:53] Nicolas Pegorer: Ouais. Ma maman était toujours fort droite, fort à tout ranger, nettoyer, organiser. Ça vient vraiment d’elle, depuis qu’on est petit ben je vais dire…
[00:04:00] Michel Godart: Elle est toujours parmi nous ta maman?
[00:04:01] Nicolas Pegorer: Oui, oui, elle est toujours là.
[00:04:02] Michel Godart: Des bons contacts avec elle alors? (Nicolas Peroger: Oui, oui, oui, oui. Pas de souci) Elle est fière de toi?
[00:04:05] Nicolas Pegorer: Oui, oui. Elle est contente de ce qu’on fait donc, c’est le principal.
Se démarquer par la qualité du travail
[00:04:08] Michel Godart: Pas mal. Alors à quel moment tu as compris que tu ne vendrais pas simplement du nettoyage? Parce que ici, on est dans un cas où tu ne fais pas que vendre du nettoyage (Nicolas Peroger: Oui voilà, ici on est…). Tu vends quelque chose en plus.
[00:04:16] Nicolas Pegorer: En Espagne vous avez une centaine de sociétés de nettoyage, une centaine de conciergerie donc (Michel Godart: C’est ça). Pour nous, nous démarquer, c’était vraiment essayer de faire un travail vraiment qualitatif, donc c’est-à-dire vraiment ben passer partout, ne rien oublier. Ne pas juste…
[00:04:29] Michel Godart: Ça doit être irréprochable.
[00:04:31] Nicolas Pegorer: Voilà. Ne pas juste survoler ou passer avec un plumeau pour faire des poussières (Michel Godart: Ouais) ou quoi que ce soit. On veut vraiment une désinfection du logement une fois que les locataires sont passés. Et essayer d’apporter quelque chose que les autres ne font pas aussi bien que nous je dirais, sans vouloir bien sûr critiquer qui que ce soit parce que je sais bien que tout le monde fait le meilleur pour faire vivre sa société.
[00:04:48] Michel Godart: Il y a un aspect qu’on oublie souvent c’est qu’on est dans un pays chaud, avec beaucoup d’humidité. Et l’hygiène, et le, alors je vais t’apprendre peut-être un truc mais, le monde bactérien est (Nicolas Peroger: Ouais, ouais) se développe plus facilement à la chaleur et à l’humidité (Nicolas Peroger: Ouais, ouais) donc on a des facteurs ici qui sont très forts pour les infections (Nicolas Peroger: Tu as tout compris). Et donc je crois que l’hygiène c’est quelque chose de super important, c’est agréable de savoir quand on rentre dans un truc mais tellement propre, on dit « On pourrait manger par terre » (Nicolas Peroger: Ouais, ouais). Tu connais l’expression hein?
[00:05:10] Nicolas Pegorer: Oui, oui c’est tout à fait ça, oui c’est notre but en fait. C’est essayer d’apporter vraiment ce service où il n’y a plus rien, pas un poil, pas un cheveu. Limite, comme dans les hôtels quoi. Moi, mon plaisir c’est de faire la villa pour que quand mes clients arrivent ben ils se disent « Waouh quoi! Les draps sentent bon », on a tout un système de pressing, tous nos draps vont au pressing, tout ressort…
Le travail invisible et la reconnaissance des clients
[00:05:27] Michel Godart: Tu travailles avec des partenaires (Nicolas Peroger: Ouais, ouais), on va y venir tantôt. Quand le travail de nettoyage est parfaitement réalisé, paradoxalement personne ne remarque le travail parce que tout le monde croit que c’est normal. Le sentiment « Ben c’est normal en fait », tu vois? Derrière il y a un travail immense, est-ce que tes clients ils font quand même à un moment donné une remarque?
[00:05:40] Nicolas Pegorer: Oui, oui. Ben là ici, par exemple hier j’ai reçu un message du propriétaire qui avait ses clients qui étaient chez lui, qui a reçu comme message que tout était vraiment nickel, que les draps sentent extrêmement bon ainsi que les essuies de bain, et que même le torchon et les lavettes sentaient comme au pressing quoi. C’est vraiment notre but, c’est d’apporter vraiment ce service full, full, full, pour nos clients.
Propreté et nettoyage professionnel : quelle différence ?
[00:05:57] Michel Godart: C’est là où tu te distingues quoi (Nicolas Peroger: Ouais). C’est quoi la différence pour toi entre c’est propres et c’est fait professionnellement? C’est quoi côté « professionnel »? Tu en as déjà un peu parlé mais…
[00:06:06] Nicolas Pegorer: Pour moi juste un nettoyage, ben juste un nettoyage vite fait c’est comme beaucoup de mamans ou beaucoup de personnes font chez eux, la maison est propre et voilà mais on ne fait pas spécialement ben tous les petits coins ou les caissons de volets, ou tous les…
[00:06:17] Michel Godart: Tu passes pas le droit au-dessus de la garde-robe (Nicolas Peroger: Voilà, voilà) voilà quoi, oui.
[00:06:19] Nicolas Pegorer: Que chez nous, normalement après nettoyage vous pouvez passer partout. On a fait les caissons de volets, on a fait les portes, on a fait les dessus de portes, on a fait les sterput, on a fait les évier, les bouchons d’évier donc on essaie de…
[00:06:29] Michel Godart: C’est pas toujours ragoûtant hein d’enlever les trucs d’évacuation des douches, d’enlever les poils, les cheveux… Faux avoir du courage pour ça quand même?
[00:06:34] Nicolas Pegorer: Comme certains clients m’ont déjà dit, on a certains clients qui nous ont déjà demandé en nous disant « Ben on te fait venir toi, on paye le prix ,mais on veut que tu fasses ce que nous on ne fait pas quand on nettoie » tu vois? J’ai beaucoup de clients qui sont comme ça, évidemment chaque client nettoie sa maison, mais m’appelle pour faire toutes ces petits trucs que eux n’ont pas…
[00:06:52] Michel Godart: La touche « +1 » ( Nicolas Peroger: Voilà) auxquels on ne pense pas (Nicolas Peroger: Voilà), c’est ça en fait.
[00:06:54] Nicolas Pegorer: Tout ce que eux ne font pas et ne pensent pas régulièrement. Et on est là pour faire ça.
[00:06:59] Michel Godart: Mais ça ne s’apprend pas dans une école ça?
[00:07:01] Nicolas Pegorer: Ah non. C’est la volonté de faire vraiment quelque chose de top quoi. Et ce qu’on aime bien, c’est prendre des villas neuves et essayer que après deux-trois ans, quand le propriétaire arrive, il voit toujours sa villa qui est neuve. Il n’y a pas de taches sur les murs, il n’y a pas de traces de valises, on frotte tout à l’éponge magique. On essaye de garder le bien dans l’état dans lequel le client nous le confie.
Apprendre sur le terrain et vérifier son travail
[00:07:19] Michel Godart: Nico, je ne veux pas casser ton truc mais, on n’arrive pas à un résultat pareil en un jour, il y a forcément un apprentissage. Donc ça veut dire qu’au début, on fait peut-être des gaffes, des petits oublis, il y a des leçons que tu as appris sur le terrain où tu t’es dit « Ah maintenant je ferai attention à ça » ou… Ça arrive encore maintenant même après toutes ces années?
[00:07:34] Nicolas Pegorer: Oui, oui, oui parce que, ce qu’il faut surtout pas oublier en fait quand on fait le nettoyage, moi ce qui me sauve je vais dire en général, c’est que quand j’ai terminé de tout nettoyer, je prends 10 à 15 minutes et je refais un check complet de la maison en fait. Pour – Rires de Michel – tu vois je me penche un peu, je regarde si j’ai pas fait des traces sur les vitres…
[00:07:51] Michel Godart: Je ris parce que j’ai déjà vu le résultat, je me dis « Mais c’est pas possible qu’il fait ça en plus »
[00:07:53] Nicolas Pegorer: Tu vois, si tu fais juste ton nettoyage et que quand tu as terminé, tu sors avec tes affaires, tu rentres chez toi, mais il est possible que tu aies oublié ci ou ça (Michel Godart: Ah comme ça?). Que quand tu reprends ton, allez on va dire dix minutes, dix ou quinze minutes grand maximum. Tu repasses partout, tu relèves ta lunette de WC, tu regardes si tu n’as pas oublié une petite tache, tu regardes si sur tes vitres t’as pas fait trace, les miroirs, les bouchons, les bouchons d’évier et d’autres choses. Mais je pense que c’est comme ça qu’on peut arriver à un résultat vraiment professionnel pour moi.
[00:08:18] Michel Godart: Et optimal quoi.
[00:08:18] Nicolas Pegorer: Et optimal pour le client.
Du nettoyage à la conciergerie, avec Danido Immo
[00:08:20] Michel Godart: Au départ, tu as fait le nettoyage et puis tu es arrivé, parce que tu as mis en place une collaboration avec Daniele Langer, Danido Immo (Nicolas Peroger: Oui) tu es arrivé à faire de la conciergerie, comment ça arrive la conciergerie? Est-ce que c’est toi qui as vu le besoin? Ou est-ce que ce sont les clients qui sont venus te dire « Tu sais Nico tu peux pas faire ça en plus? », comment ça se passe?
[00:08:35] Nicolas Pegorer: C’est pas que nous on en avait spécialement besoin, c’est la demande du client en fait qui, au fur et à mesure, est-ce que ça t’intéresserait de gérer ma villa, de faire le check-in, check-out, gérer les clients?
[00:08:46] Michel Godart: Mais ça rajoute une couche ça?
[00:08:48] Nicolas Pegorer: Oui, ça rajoute du travail mais comme tu dis, on s’est associé avec Danido Immo qui est vraiment une personne exceptionnelle Michel Godart: Oui). Elle fait un super travail point de vue tout ce qui est contrat, même, elle fait tout aussi, elle n’a pas peur, elle est agent immobilier mais si on a besoin d’elle aussi pour nettoyer, c’est pas quelqu’un qui va rechigner, dire non, c’est un couteau suisse Daniele.
[00:09:04] Michel Godart: On la salue!
[00:09:05] Nicolas Pegorer: Elle est vraiment exceptionnelle. Pour moi je suis vraiment en tout cas heureux de travailler avec cette personne-là qui est vraiment, en plus d’être un couteau suisse, qui est vraiment quelqu’un de très honnête et de très humain (Michel Godart: Ouais). Et c’est vraiment ce que je recherche. Dans mes collaborateurs en tout cas, c’est le même avec les filles avec lesquelles on travaille.
S’entourer de partenaires et de collaboratrices indépendantes
[00:09:20] Michel Godart: Alors ici c’est même pas qu’elle travaille pour toi, c’est une collaboration (Nicolas Peroger: Oui, oui) donc ça veut dire que tu t’entoures des bons partenaires (Nicolas Peroger: Oui, oui c’est ça), tu as d’autres partenaires?
[00:09:26] Nicolas Pegorer: Ben moi j’aime bien travailler avec des filles qui sont surtout en autonomo, donc qui sont déclarées.
[00:09:30] Michel Godart: Indépendantes?
[00:09:31] Nicolas Pegorer: Que je peux payer en faisant des factures, et qui m’envoient chaque semaine leurs factures.
[00:09:35] Michel Godart: C’est un modèle plus efficace?
[00:09:36] Nicolas Pegorer: Je pense que c’est, oui.
[00:09:38] Michel Godart: Il y a une responsabilisation?
[00:09:39] Nicolas Pegorer: Voilà, une responsabilisation. C’est bien que les gens qui travaillent, ils sont en ordre, il n’y a pas de souci, et on évite ainsi je pense pas mal de problèmes.
Devenir la personne de référence pour un logement
[00:09:46] Michel Godart: A partir de quel moment est-ce qu’on cesse d’être simplement un prestataire pour devenir la personne qui va gérer la propriété, le bien de quelqu’un? C’est une nuance hein? Tu vois on est juste prestataire, on vend un service, puis tout d’un coup on devient la personne de référence (Nicolas Peroger: Oui, oui). tu es la personne de référence pour un bien, pour un lieu en Espagne (Nicolas Peroger: Oui, oui. Oui, oui). Ça se passe comment, c’est quoi le moment où ça devient ça?
[00:10:05] Nicolas Pegorer: C’est la confiance que le client arrive à avoir vis-à-vis de nous, en fonction du travail et de la sincérité qu’on a vis-à-vis d’eux. Ça se fait petit à petit, on a commencé la première année avec dix quinze maisons en gestion. Puis la deuxième année, on en avait 30-40, et puis maintenant on a une cinquantaine de propriétaires en gestion.
[00:10:21] Michel Godart: Combien d’années tu as d’expérience ici?
[00:10:22] Nicolas Pegorer: Ici c’est la troisième année.
[00:10:23] Michel Godart: Troisième année quand même.
[00:10:24] Nicolas Pegorer: On est sur trois ans. On a une cinquantaine de propriétaires (Michel Godart: Waouh) qui sont en gestion (Michel Godart: Oui). Et on a une vingtaine de biens qui sont sur la location avec des villas qui sont un peu pour tout type de portefeuille. Donc, on peut aller de la villa de luxe à 300 € la nuit à la Villa Standard typée espagnole (Michel Godart: J’ai vu, j’ai vu sur ton site) où vous êtes à 120 ou 130 € la nuit ou vous avez des piscines privées et…
[00:10:44] Michel Godart: On a même un monsieur de Mons qui est venu, un policier (Nicolas Peroger: Oui c’est ça, oui), qui a dit qu’il était heureux.
[00:10:48] Nicolas Pegorer: C’est la deuxième fois qu’il réserve chez nous et qui est à chaque fois très content de ses vacances (Michel Godart: Oui) et qui nous a fait un petit message de remerciement totalement gratuitement, ce qui se fait vraiment…
[00:10:56] Michel Godart: Sans être sollicité en plus!
[00:10:58] Nicolas Pegorer: Voilà. Sans être sollicité.
[00:10:59] Michel Godart: Avec son cœur!
[00:11:00] Nicolas Pegorer: Voilà ouais. Vraiment pour tout dire, j’étais à la maison un soir et j’ai reçu la vidéo que lui m’a faite, sans rien lui avoir demandé. Et c’est vrai que j’ai quand même été extrêmement touché que cette personne-là me fasse ça.
[00:11:09] Michel Godart: J’ai vu, c’est un beau compliment ça hein je crois?
[00:11:11] Nicolas Pegorer: Ouais. Franchement c’est une belle reconnaissance.
Ce que représente la confiance d’un propriétaire
[00:11:14] Michel Godart: Dans l’idée de la reconnaissance, quand un client il te remet ses clés pour gérer son bien, ça représente quoi pour toi? (Nicolas Peroger: Ah pour nous c’est…) Qu’est-ce que tu ressens comme un sentiment?
[00:11:21] Nicolas Pegorer: Une sensation de confiance et de professionnalisme. Parce que ce n’est, je veux dire c’est pas toujours facile, même point de vue du propriétaire, de donner ses clés il faut vraiment qu’il se sente en confiance (Michel Godart: Oui) et qu’il ait vraiment une personne. Je veux dire, on est plusieurs conciergeries et je vois que les conciergeries qui tournent, ce sont souvent de très bonnes personnes et des gens qui sont quand même assez humains donc il faut, je pense qu’il faut être assez humain pour gérer ces villa, ne pas avoir peur de…
[00:11:44] Michel Godart: Mais tu as dit le mot-clé, c’est la relation de confiance qui doit être forte surtout!
[00:11:46] Nicolas Pegorer: Ouais.
[00:11:48] Michel Godart: Non?
[00:11:49] Nicolas Pegorer: Ouais, ouais. Faut que le client puisse avoir confiance en toi les yeux fermés.
Les difficultés du métier et la gestion des imprévus
[00:11:51] Michel Godart: Ça doit être aligné sur les valeurs, savoir reconnaitre la personne en soi, un effet miroir quelque part non? (Nicolas Peroger: Oui, oui). Qu’est-ce qui est difficile dans ton métier? C’est quoi le plus dur?
[00:11:59] Nicolas Pegorer: En fait pour nous, le plus difficile c’est toujours, on va dire que quand le propriétaire revient chez lui après six mois, huit mois, un an, qu’il puisse retrouver sa maison dans le même état qui l’a laissée il y a un an, alors qu’il y a eu quinze, 20, 30 locations qui sont passées par là. Pour nous le but, c’est que le propriétaire arrive et qu’il se dise « Il y a eu personne chez moi pendant un an ». Nous, c’est vraiment notre but c’est ça.
[00:12:21] Michel Godart: Quand tout va bien, personne ne t’appelle – Rires de Nicolas – mais quand il y a un couac, on t’appelle (Nicolas Peroger: Oui, oui ça c’est …). t’as déjà eu la situation? Il y a déjà eu des anecdotes difficiles à gérer?
[00:12:31] Nicolas Pegorer: Oui, oui. On a déjà eu quelques anecdotes assez compliquées à gérer.
[00:12:34] Michel Godart: Un manque de compréhension de votre réalité, il y a des choses qui sont systématiquement plus dures?
[00:12:38] Nicolas Pegorer: Le plus important pour nous, c’est quand même que quand ils ont des soucis vis-à-vis des clients, ben c’est quand même de pouvoir être là pour les entourer, encadrer le client, que s’il a un problème ben pouvoir aller le dépanner.
[00:12:48] Michel Godart: Ça c’est le vrai challenge?
[00:12:49] Nicolas Pegorer: Oui, c’est le vrai challenge, c’est de toujours savoir satisfaire tout le monde je vais dire. Parce que…
[00:12:53] Michel Godart: Alors que tout le monde est différent, avec des attentes différentes, ouais.
[00:12:55] Nicolas Pegorer: Je peux me lever le matin, et 1h après on va me téléphoner en me disant « Ben j’ai mon compteur d’eau qui a pété, toute la cave en bas est inondée, il faut trouver quelque chose, il faut faire quelque chose ». Puis 2h après, je peux avoir quelqu’un qui me dit « Ben on est dans une villa, on a poussé la baie vitrée, elle s’est fendue ». Et puis le soir un troisième « On a la climatisation qui coule, il faut nous envoyer un plombier ». Et donc tu vois en fait c’est ce système, en fait on n’arrête jamais parce que, on va dire la journée on fait les nettoyages, le matin on fait les check-in et les… On fait le check-out le matin, puis la journée est destinée pour les nettoyages. Et à partir de 15-16h, on reprend les check-in et les entrées des clients. Ou les…
[00:13:31] Michel Godart: Ou les sorties aussi.
[00:13:32] Nicolas Pegorer: Ou les sorties. Et entre tout ça on essaye de gérer les problèmes d’autres clients (Michel Godart: Oh là là). Donc c’est, on ne peut pas dire c’est le métier le plus facile du monde, c’est facile quand tout va bien.
[00:13:42] Michel Godart: Mais c’est pas tranquille et détendu (Accent marseillais mimé).
[00:13:43] Nicolas Pegorer: Oui, voilà c’est ça. Ça peut être, il y a des journées qui sont tranquilles et détendues, mais ça commence à devenir rare parce que plus on a de clients, évidemment plus on a de problèmes et…
Construire la confiance avec des propriétaires à distance
[00:13:51] Michel Godart: Le succès amène l’ampleur des challenges en fait (Nicolas Pegorer: Ouais voilà, tout à fait). Alors moi il y a une question qui me travaille beaucoup depuis que je te connais c’est : comment est-ce qu’on construit une relation de confiance avec quelqu’un qui est parfois de l’autre côté de l’Europe, en Belgique, ou même plus loin parfois, et il faut construire une relation de confiance?
[00:14:05] Nicolas Pegorer: Oui, ben ça, ça marche un petit peu à la façon d’être. Les clients qui travaillent avec moi, bien souvent me connaissent, ou ont eu mon numéro par d’autres amis à eux pour qui (Michel Godart: Oui) je gère déjà leur bien. Donc cette relation de confiance existe déjà un petit peu à la base, puisque je travaille souvent avec des amis à eux, et eux vont me recommander en me disant que je suis une personne ben qui est correcte, et voilà ils peuvent travailler avec moi les yeux fermés. On va dire que je ne fais pas ça pour être millionnaire donc, je le fais vraiment par passion et le plaisir de garder vos villas neuves, votre villa Propres.
[00:14:35] Michel Godart: Ta satisfaction c’est de voir le client heureux en fait?
[00:14:37] Nicolas Pegorer: Voilà (Michel Godart: Ouais), ma satisfaction à moi c’est vraiment ça (Michel Godart: Alors…), c’est que le client me fasse confiance et soit content de mon travail. Et pour moi, ça vaut tout l’or du monde.
Les recommandations qui font décoller l’activité
[00:14:43] Michel Godart: Quand tu as commencé en Espagne, tu sais le challenge quand tu commences ton activité d’indépendant c’est trouver les premiers clients, et puis après ça va crescendo, et puis à un moment donné il y a un truc qui se passe et boum, ça y est, ça démarre (Nicolas Peroger: Ouais, ouais). Tu as eu ce type de moment, il y a un moment clé dans ton parcours qui a provoqué ça?
[00:14:56] Nicolas Pegorer: Entre…
[00:14:57] Michel Godart: Un client clé peut-être?
[00:14:59] Nicolas Pegorer: Un client clé? Oui, j’ai eu un client clé qui a vraiment été extrêmement content de notre travail, et qui grâce à elle m’a recommandé à deux ou trois de ses amis. Et maintenant on va dire, pour ce groupe de trois-quatre personnes-là, ils ont au moins, allez une petite, sept ou huit villas. On gère tout ça et au fur et à mesure ben on fait, on parle avec les clients, on fait des petits brunchs pour justement se rendre compte que tout est bien. Chaque fin de saison, on rencontre les clients, on met un petit peu les poings sur la table et on se dit « Ça, ça a été. Ça, ça n’a pas été, il y a ça a changé. Ce serait bien d’améliorer ça ou ce serait bien d’apporter ça ».
[00:15:31] Michel Godart: Donc une amélioration continue.
[00:15:32] Nicolas Pegorer: Voilà (Michel Godart: Waouh), c’est ça. C’est comme on a un super client qui est sur Benijófar, qui a une magnifique villa, quatre chambres, trois salles de bain. Et il avait tout un espace au sous-sol qui ne servait pas. Et donc cette année-ci on lui a demandé de faire une cinquième chambre, donc d’aménager un fauteuil, d’aménager une télévision pour les jeunes, de mettre un kicker.
[00:15:49] Michel Godart: Ils vous écoutent?
[00:15:50] Nicolas Pegorer: Oui, oui. Et de faire un lit sur le côté, ce qui va nous permettre d’avoir une cinquième chambre, de pouvoir augmenter le prix des locations, de pouvoir recevoir plus de gens dans cette villa (Michel Godart: Ben ils sont demandeurs évidemment). Et on va dire (Michel Godart: Un win-win), c’est gagnant pour tout le monde (Michel Godart: Tout le monde, ouais c’est ça), c’est gagnant pour nous, c’est gagnant pour le propriétaire et c’est gagnant pour les clients qui recherchent des villas pour dix ou quinze personnes.
Gérer un logement à distance : présence locale et dégradations
[00:16:07] Michel Godart: Ça, ça allait rejoindre ma dernière question. La dernière question que j’avais pour toi avant qu’on passe au thème des ressources humaines c’est : ben tu sais quand tu gères un bien à distance, les gens pourraient s’imaginer « Ben moi je vais acheter un bien en Espagne et je vais tout faire moi-même à distance », c’est ingérable?
[00:16:19] Nicolas Pegorer: Ouais, c’est ingérable.
[00:16:19] Michel Godart: On a besoin de quelqu’un.
[00:16:20] Nicolas Pegorer: Mais le problème c’est que vous allez louer, vous allez mettre une boîte à clés, le client peut arriver, récupérer les clés, faire ce qu’il veut de l’appartement. Vous avez une caution mais bien souvent qui varie entre 300 et 500 €.
[00:16:31] Michel Godart: Ça ne compense pas des dégâts (Nicolas Peroger: Non, non) ou des choses. Il t’est déjà arrivé de récupérer un bien avec des dégâts ou il faut ben oui, malheureusement annoncer au propriétaire (Nicolas Peroger: Oui, oui ben…) il y a eu de la casse?
[00:16:37] Nicolas Pegorer: Oui, oui ben. On avait une villa qu’on gérait sur Cabo Roig où la propriétaire ne demandait jamais de caution. Après cinq ou six fois à avoir retrouvé la villa vraiment dans un état lamentable, on a préféré arrêter avec ce client parce que la cliente nous disait « Oui, je vais demander une caution, oui je vais demander une caution ». Au final, à chaque fois, elle ne la demandait pas, et à chaque fois nous on retrouvait la maison dans un état lamentable. Donc on va dire qu’il faut un bon 4h à deux pour faire une villa comme nous on la fait, et on se retrouvait dans cette villa et on en avait pour 2h en plus par personne.
[00:17:10] Michel Godart: Ah ouais carrément!
[00:17:10] Nicolas Pegorer: Ouais, ouais, on en est à 6h à deux pour nettoyer.
[00:17:13] Michel Godart: Est-ce qu’on en est dans des cas, des situations où parfois les gens n’ont pas de respect de ceux qui passent après dans le nettoyage (Nicolas Peroger: Oui, oui, oui, tout à fait) et on sent qu’il y a un manque de respect, vraiment?
[00:17:18] Nicolas Pegorer: Tout à fait.
[00:17:19] Michel Godart: Ça augmente de plus en plus ou c’est quelque chose qui reste stable?
[00:17:21] Nicolas Pegorer: Non ça reste stable, on va dire c’est quand même assez rare (Michel Godart: Ouais), mais il arrive quand même que des gens viennent ici et n’aient aucun respect pour les villas. Heureusement qu’on est là pour passer après et refaire la villa comme si de rien…
[00:17:33] Michel Godart: Mais vous communiquez avec ces clients (Nicolas Peroger: Oui, oui hein) quand vous lui faites un check-in vous faites attention, voilà il y a une…
[00:17:36] Nicolas Pegorer: Oui, tout est prévu. À chaque fois dans chaque villa, il y a un règlement, tout est mis en ordre pour qu’ils respectent le bien. On va dire qu’il suffit qu’ils soient jeunes ou qu’ils viennent pour faire la fête, et voilà, ils savent bien les biens qu’il faut louer ou il n’y a pas de caution avec Airbnb. Et quand c’est comme ça, on sait bien ce qu’ils viennent faire ici donc voilà.
Les avis clients pour progresser et rendre le travail visible
[00:17:53] Michel Godart: Et on a mis en place un QR code que tu pourras bientôt mettre dans les villas ou les endroits que tu nettoies pour dire « Évaluez-nous sur Google » (Nicolas Peroger: Voilà), ça va être sympa.
[00:17:59] Nicolas Pegorer: Ça c’est magnifique. Ça fera bien plaisir, c’est vrai que ça fait toujours plaisir d’avoir un petit avis sur Google (Michel Godart: Un avis sur Google), qu’il soit positif ou même, je ne vais pas dire négatif mais constructif, que si les gens il y a peut-être eu quoi que ce soit, ben c’est toujours bien de pouvoir le mettre. Et comme ça nous aussi on peut toujours s’améliorer (Michel Godart: Oui), c’est vraiment super Michel.
Grandir ou pérenniser : quel équilibre pour l’activité ?
[00:18:15] Michel Godart: Ça me fait plaisir. Et puis je crois que c’était un truc qu’il fallait un peu pousser parce que moi j’entends plein de compliments sur ton travail, mais je ne les voyais pas sur Google. Et je t’en ai parlé, tu m’as dit « Bonne idée », tu le fais ben merci (Nicolas Peroger: Ouais). C’est un cadeau que tu me fais aussi de (Nicolas Peroger: Oui) suivre une idée. Alors on va clôturer ce podcast avec trois questions simples. Tu es amené à gérer du personnel hein, tu grandis (Nicolas Peroger: Oui, oui). Et tu grandis de plus en plus, et à mon avis tu travailles tellement bien qu’à un moment donné tu vas faire une filiale – Rires de Nicolas – je ne sais pas mais, moi je vois ton futur (Nicolas Peroger: Non c’est pas…) assez positif.
[00:18:37] Nicolas Pegorer: J’ai pas trop envie de grandir et d’en avoir par exemple 100 ou 150 (Michel Godart: Oui), je pense que sur ce qu’on est là maintenant, c’est une très, très bonne lignée, je ne cherche pas à en avoir vraiment plus. Si j’arrive à bien pérenniser ce qu’on a là, pour moi honnêtement, je gagne très, très bien ma vie. Je paye très bien mes employées qui sont payés entre 15 et 20 € de l’heure. Daniele travaille très bien aussi, et en étant à quatre comme ça, pour l’instant…
[00:19:00] Michel Godart: C’est un bon équilibre?
[00:19:01] Nicolas Pegorer: Voilà, je reprendrai peut-être une cinquième personne, peut-être pour l’année prochaine (Michel Godart: Alors justement) pour être sûr.
Recruter une personne qui travaillera dans l’intimité des clients
[00:19:05] Michel Godart: Justement, si tu recrutes quelqu’un qui va parfois travailler dans des biens et de l’intimité de tes clients. Qu’est-ce que tu regardes chez cette personne avant même les compétences techniques?
[00:19:14] Nicolas Pegorer: Pour moi, engager quelqu’un c’est que la personne va venir travailler avec moi, déjà trois ou quatre fois minimum, avant que je puisse me rendre compte si je vais la garder ou pas.
[00:19:22] Michel Godart: Et être en confiance?
[00:19:23] Nicolas Pegorer: Et être en confiance. Elle est bien sûr formée, parce que la plupart des filles qui viennent travailler ben nettoient bien, mais nettoient plus comme elles nettoient chez elles. Il ne faut pas de traces sur toutes les vitres de salle de bain, les miroirs, tous ces trucs-là, ça ne passe pas. Donc elles sont formées pour faire les vitres, elles sont formées (Michel Godart: Et ça s’apprends ça?) pour le nettoyage. Oui, oui
Nettoyage ou conciergerie, le sens du détail peut-il s’apprendre ?
[00:19:40] Michel Godart: Est-ce qu’on peut apprendre à quelqu’un à avoir le sens du détail? Ça s’apprend? (Nicolas Peroger: Oui, oui), même quelqu’un qui l’a pas? (Nicolas Peroger: Ouais, ouais). Ouais, tu as l’air pour faire ça?
[00:19:45] Nicolas Pegorer: Il faut qu’elle l’aies ou sinon je préfère qu’elle travaille pour quelqu’un d’autre que pour moi tu vois? (Michel Godart: Ouais) Parce que… Déjà.
[00:19:51] Michel Godart: Tu es exigent sur cet aspect?
[00:19:51] Nicolas Pegorer: Voilà. Déjà je les fais bosser, à chaque fois qu’elles ont terminée, ben je repasse à chaque fois dans le bien, je refais les petits trucs qui sont pas tout le temps nickel. Mais voilà, pour moi c’est un plaisir aussi, il n’y a pas de soucis de le faire mais, c’est vrai que je suis assez perfectionniste pour mes clients.
[00:20:05] Michel Godart: On l’a bien compris – Rires.
[00:20:06] Nicolas Pegorer: C’est vrai que des fois, même pour moi je ne le suis pas autant, mais pour mes clients c’est (Michel Godart: Ah tu connais…) quelque chose d’extrêmement important quoi.
Que dirait Nicolas à l’adolescent qu’il était ?
[00:20:12] Michel Godart: Tu connais l’expression : « le cordonnier est toujours le moins bien chaussé » – Rires communs. Alors Nico, on va revenir à la question du tout début, tu te rappelles? (Nicolas Peroger: Dis-moi) Je te parlais de ton rêve d’adolescent, et je me dis « Si l’adolescent que tu étais, à 16-17 ans revient aujourd’hui ici, avec un pouvoir surnaturel, et il te voit toi, tu te vois toi, maintenant, avec ton parcours. À cet ado de l’époque, tu lui dirais quoi? »
[00:20:32] Nicolas Pegorer: Ouais, que par rapport à quand j’avais 16-17 ans, on a bien évolué, on a bien grandi, on est devenu bien plus mature et maintenant on sait pourquoi on fait ça. Et voilà quoi!
[00:20:41] Michel Godart: Tu ferais tout pareil?
[00:20:42] Nicolas Pegorer: Non, non, non, non, bien sûr que non hein! Non, non
Partir plus tôt en Espagne ? Son regard sur la vie et l’activité sur place
[00:20:44] Michel Godart: Mais est-ce que tu serais venu en Espagne plus tôt?
[00:20:46] Nicolas Pegorer: Oui, je serais venu en Espagne plus tôt parce que c’est vraiment un pays extrêmement cosmopolite. Il y a énormément de pouvoir d’achat je vais dire, que nous n’avons plus pouvoir d’achat en Belgique en fait.
[00:20:56] Michel Godart: Non, je crois qu’en fait on a ce pouvoir d’achat en Belgique sauf que le problème de la Belgique c’est qu’on est un des pays le plus taxé d’Europe.
[00:21:01] Nicolas Pegorer: Ouais, ça aussi
[00:21:01] Michel Godart: Admettons-le. Alors c’est, on ne va pas faire la politique aujourd’hui mais je pense que (Nicolas Peroger: Oui, oui), autour de moi au quotidien, que ce soit dans cette émission ou en dehors de cette émission, j’entends de plus en plus d’entrepreneurs qui en ont juste marre de payer des taxes (Nicolas Pegorer: Oui hein. Oui, oui). Et qui se disent « Moi je vais tenter ma chance ailleurs, j’en peux plus », et c’est inquiétant quelque part.
[00:21:17] Nicolas Pegorer: Nous on gagne facilement 15 % de taxes en moins par rapport à la Belgique sur une année donc, quand on met le chiffre d’affaires de mon épouse et le mien, ben ce n’est quand même pas négligeable du tout. Et ce qu’on aime bien ici, c’est que c’est quand même un pays assez cosmopolite, où ça avance non-stop, ça construit tout le temps. Il y a des gens qui viennent du monde entier, de l’Europe, mais du monde entier comme les Canadiens, les Américains qui viennent et qui achètent quand même pas mal de biens de ce côté-ci.
Se démarquer face à la concurrence dans le nettoyage et la conciergerie en Espagne
[00:21:40] Michel Godart: Mais du coup il y a une forte concurrence aussi?
[00:21:42] Nicolas Pegorer: Oui, oui, il y a une forte concurrence mais…
[00:21:43] Michel Godart: Il faut savoir se démarquer.
[00:21:45] Nicolas Pegorer: Voilà. Nous on ne s’inquiète pas parce que, comme je te dis, on a fait notre clientèle sur trois ans. Et honnêtement, maintenant tout ce que nous on a à faire c’est juste pérenniser ce qu’on a. Et on va dire, oui il y a des clients qui vendent leur maison, qui vendent leur bien donc qui arrêtent, et on a d’autres clients qui, dans la semaine nous appellent donc, au final on perd un client, on en récupère un ou deux. Pour nous, c’est très stable et… franchement.
[00:22:05] Michel Godart: Comme on dit, c’est chill.
[00:22:07] Nicolas Pegorer: Ouais voilà, c’est chill on ne peut…
[00:22:08] Michel Godart: Sauf que toi tu sues – Rires.
[00:22:10] Nicolas Pegorer: Ouais c’est, effectivement, je suis arrivé en Espagne avec 80 kilos, il ne m’en reste plus que…(Michel Godart: Ouais là tu as pas 80 kilos), il ne reste plus que 73
[00:22:14] Michel Godart: Il y a la caméra qui filme, t’as pas 80 kilos!
[00:22:16] Nicolas Pegorer: Il m’en reste plus que 73, donc j’ai laissé déjà sept kilos de transpiration sur trois ans mais…
[00:22:21] Michel Godart: Je sais ce que je dois faire maintenant alors, je vais venir t’aider.
[00:22:23] Nicolas Pegorer: Mais c’est pour ça que je viens chez Carmelo, chez Hola Patatas pour…
[00:22:25] Michel Godart: Pour prendre un peu de poids?
[00:22:26] Nicolas Pegorer: Voilà, reprendre un peu de poids chez mes amis et voilà quoi!
Clôture du podcast nettoyage et conciergerie en Espagne
[00:22:29] Michel Godart: Alors merci d’ailleurs à Carmelo et à Hola Patatas de nous recevoir dans ses locaux pour enregistrer (Nicolas Peroger: Oui, oui), il sera un peu bruyant mais ça fait ambiance locale (Nicolas Peroger: Oui, oui), c’est sympa (Nicolas Peroger: Oui, oui c’est des amours). Mais on en a profité pour faire les interviews d’affilée donc c’est : merci de t’être déplacé. Alors j’ai une surprise pour toi Nicolas, ce podcast va être accompagné d’un texte explicatif et dans ce texte il y aura un lien vers un voice-mail. Et donc les gens, sur leur smartphone, Spotify ou autre, ils vont voir il y a un lien, ils clic dessus. Ils arrivent sur un voice-mail, donc ils parlent avec le micro du smartphone. S’ils le font sur PC il faut que le PC aie un micro bien sûr. Ils peuvent te laisser un message (Nicolas Peroger: Ah sympa), donc ils peuvent te dire « Nico, tu as fait ma villa la semaine passée, bravo, super », où « J’ai loué chez toi c’était nickel, propre, chrome. Merci ».
[00:23:03] Nicolas Pegorer: Génial!
[00:23:03] Michel Godart: Ils peuvent te poser une question. Et nous on transmet vers toi et tu peux répondre de la même manière. Et si les gens en plus me disent « Je veux bien qu’on mette ma voix sur internet ». Et bien quand publieras ton podcast, les commentaires, on publiera les messages vocaux aussi. Et donc tu pourras entendre tous ces gens qui t’interpellent.
[00:23:17] Nicolas Pegorer: Ça ferait plaisir. Ça fait toujours plaisir un peu de reconnaissance comme on dit, c’est magnifique. Merci Michel pour ton…
[00:23:22] Michel Godart: Merci pour ta confiance.
[00:23:23] Nicolas Pegorer: Ben Michel merci pour ton travail, franchement, des gens comme toi il n’y en a pas beaucoup
[00:23:25] Michel Godart: Ben c’est réciproque. À bientôt.
[00:23:28] Nicolas Pegorer: Merci Michel. Ciao, ciao!
[00:23:29] Jingle Outro: You’r listening to « The Podcast Factory Org ».
[00:23:31] Michel Godart: Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground », espace de coworking à Evere. Depuis janvier 2025 et pour cinq années, nous sommes aussi sponsorisé par « Plugin Company », notre opérateur de bornes et de cartes de recharge privilégié. « The Podcast Factory Org » est très fier d’être membre de « KAYA » – Coalition des Écopreneur et Écopreneures, et de collaborer avec le « Love Health Center ». Vous retrouverez tous les épisodes de tous nos podcasts sur le site « What’s Your Story point be ». N’oubliez pas de vous abonner à notre chaîne YouTube @thepodcastfactoryorg, nous y proposons le podcast en format vidéo avec la transcription en sous titres en plusieurs langues.
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