Où est la richesse du podcast ? De Rien à PodBXL 2026

Romain Oger présente le podcast « De Rien » à PodBXL Live 2026 | Podcast #040 PodBXL
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Qu’est-ce qu’un podcast peut réellement construire dans une vie ?
La richesse créée par un podcast ne se mesure pas seulement en écoutes, en abonnés ou en revenus.
Et à PodBXL, Romain Oger raconte comment « De Rien », son podcast consacré à l’investissement, au business et à la réussite, s’est inscrit dans un changement de vie beaucoup plus large.
Après 18 ans dans la grande distribution, il quitte un univers professionnel qu’il connaît parfaitement et se retrouve à apprendre un nouveau métier : créer, interviewer, produire, publier, communiquer… et recommencer. Avec les réussites, mais aussi les nuits de montage, les trains pris à l’aube, les invités qui ne viennent pas et cette nécessité de continuer même lorsque tout n’est pas encore parfaitement en place.
Romain partage, face au public, ce que ses premiers mois de podcast lui ont appris sur la patience, le passage à l’action, les rencontres, la manière de choisir ses invités et la nécessité de ne pas toujours lutter contre ce qui nous attire profondément.
Puis la conversation se poursuit avec le public de PodBXL : croissance d’une audience, place grandissante de YouTube, préparation des interviews, choix des formats, monétisation et relation avec les marques.
Une intervention sur le podcast, et surtout sur ce qui peut arriver quand on accepte de commencer… en partant de rien.
Et ça tombe bien car le nom de son podcast se colle parfaitement à plusieurs lecture…
Vous êtes prêt.es? Vous saurez tout, tout, tout sur le podcast… ou en tout cas les questions que beaucoup découvrent trop tard
- Intervenant : Romain Oger
- Podcast présenté : De Rien
- Événement : PodBXL Live
- Sous-titres disponibles pour la version youtube : Français • English • Español • Deutsch • Nederlands
- Quiz interactif disponible
- Photographies : Nico Hawk Photography
- Production éditoriale pour cet épisode enregistré à PodBXL : #PodiBUZ — The Podcast Factory Org (asbl)
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PodBXL ne s’arrête pas là : en septembre 2026 le festival devient mensuel le temps de tester cette formule. Et la communauté continue de se tisser lors de soirées #podMeetup, venez échanger, créer du lien entre podcasteurices engagé·es, autour de valeurs d’inclusion, d’environnement et de solidarité. Plus nombreux nous serons, plus loin nous pourrons porter les voix de celles et ceux qu’on n’entend pas assez, plus puissant sera le média podcast et plus belle, plus riche sera notre communauté. Car, pour rappel, PodBXL est le festival POUR, PAR et AVEC les podcasteurices.
Un podcast proposé par The Podcast Factory Org (asbl), avec le soutien de transforma bxl & Plugin Company.
Merci à tous nos partenaires : Love Health Center et son équipe qui ont régalé les participants ( tout au long de la journée, MT Production BE (Anton Vodenitcharov et son équipe) pour la captation vidéo, Pyxis Belgique pour le prêt de matériel, The POD et Info-lux.com pour leur soutien et leur relais.
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Espagnol : La transcripción completa de este pódcast está disponible como subtítulos del vídeo en cinco idiomas : francés, neerlandés, alemán, inglés, español.
Séquençage du podcast Où est la richesse du podcast ? De Rien à PodBXL 2026 :
- [00:01:54] Introduction de Romain Oger et du podcast De Rien
- [00:02:05] De l’argent à la vraie richesse du podcast
- [00:03:31] Changer de métier : qui en a envie ?
- [00:03:56] Et si vous lanciez votre propre podcast ?
- [00:04:32] 18 ans de grande distribution avant de changer de vie
- [00:11:12] Le podcast pour apprendre et rencontrer des personnes inaccessibles
- [00:11:54] Derrière le podcast, une réalité moins idyllique
- [00:12:15] Qu’est-ce qui est le plus difficile quand on crée un podcast ?
- [00:13:01] Produire régulièrement : le défi du montage et de la postproduction
- [00:15:50] De 300 à 6 000 abonnés : l’inertie et la patience finissent par payer
- [00:16:33] Ne pas rêver sa vie : passer à l’action
- [00:17:09] Lancer, apprendre, écouter les retours et améliorer
- [00:17:44] Ne jamais se limiter dans le choix de ses invités
- [00:23:08] La réussite passe aussi par les autres
- [00:23:51] L’humain au cœur de l’aventure De Rien
- [00:24:12] Finalement, où est la vraie richesse du podcast ?
- [00:24:28] Questions du public
- [00:24:41] Construire une communauté et le basculement vers YouTube
- [00:26:22] Peut-on vivre de son podcast ?
- [00:28:32] Marques, entreprises et modèle de monétisation
- [00:30:00] Comment préparer une interview sans perdre la conversation ?
- [00:33:36] Interviews, solo, livres : comment choisir ses formats ?
- [00:39:49] Podcast Lovers et la force d’une communauté de podcasteurs
- [00:40:28] Faut-il facturer ses émissions ?
- [00:40:47] Conclusion et clôture de l’intervention
La transcription du podcast Où est la richesse du podcast ? De Rien à PodBXL 2026 :
Télécharger la transcription du podcast.
[00:00:00] Alison Picalausa: On peut faire un petit sondage, qui ici estime avoir des petits soucis avec l’argent, pas être à l’aise. Oui, oui, il y en a d’autres, non? Vos finances vont bien hein? Ok. Oui, oui, j’allais le dire. Valérie, elle est experte sur le sujet de l’argent peut-être? Du coup, en attendant Valérie, est-ce que tu veux nous parler, toi, de ce que tu fais par rapport à l’argent? Et ainsi on pourra mettre, enfin faire le parallèle avec avec Romain et ce qu’il nous raconte.
[00:00:33] Michel Godart: Elle a été sur le podium il y a quelques années!
[00:00:36] Valérie Delande: Oui. Donc je vais plutôt parler de mon podcast alors, parce que je l’ai lancé ici effectivement il y a trois ans maintenant je crois, et il s’appelle « Happy Pod Cash ». Donc c’est un concept en fait autour du bonheur rentable. Donc je pars de l’idée que, évidemment que c’est l’humain qui est au centre et qu’il faut trouver sa connexion avec les trois capitaux. Je parle des trois capitaux qui sont le capital identitaire, donc quel parcours d’apprentissage finalement on a fait tout au long de notre vie. Pour avoir un croisement avec un capital humanitaire, c’est-à-dire je suis motivé par quoi? Comment je contribue à améliorer la société? Et puis hein le capital monétaire, qui pour moi est aussi une prédisposition liée à la personnalité et aux motivations en termes de comportement, en termes de posture vis-à-vis de l’argent, en termes de relation à l’argent. Donc ça ne fait pas tout, mais quand on croise ces trois choses-là et qu’on est en observateur, et qu’on arrive à devenir un peu plus conscient de qui l’on est et comment on se comporte à l’argent, après on peut regarder évidemment l’argent différemment, la relation à l’argent différemment, et puis monter aussi en compétences pour pouvoir aller vers le bonheur rentable.
Introduction de Romain Oger et du podcast De Rien
[00:01:54] Alison Picalausa: Voilà, c’est de l’impro, mais c’est pour ça aussi qu’on est là, c’est pour les synergies entre podcasteurs, podcasteurices. Romain, c’est à toi avec ton podcast. De rien.
De l’argent à la vraie richesse du podcast
[00:02:05] Romain Oger: Salut! Salut tout le monde! Merci de m’avoir introduit. Il s’avère que je ne vais pas totalement parler que d’argent, alors tu pouvais pas le savoir puisque j’ai rendu ma copie hier soir à minuit comme bon procrastineur qu’il se doit. Et effectivement, je m’appelle Romain Oger, j’ai un podcast autour de l’investissement, du business et de la réussite. Il s’appelle donc « De rien », l’idée c’est de, quelqu’un qui n’a pas eu d’héritage ou en tout cas qui n’a pas de gros patrimoine, comment faire pour aspirer à une sérénité financière avec ses propres moyens, avec humilité. Mais en tout cas construire quelque chose et se rendre un peu plus indépendant. Donc, j’aurais pu vous passer un podcast sur la gestion du patrimoine, sur l’éducation financière, et puis j’ai réfléchi et je me suis dit que c’était « PodBXL » donc on était là dans un écosystème podcast, indépendant. Et moi je vais vous présenter, mais j’ai changé totalement de vie pour le podcast, et donc je voulais vous montrer en quoi le podcast, c’était finalement je pense ma vraie richesse et en quoi ça avait changé ma vie. Alors peut-être pour commencer ben un jeu qui est lié aussi un petit peu à l’argent, il faut se le dire. Qui veut répondre à la première question? Je ne sais pas s’il y a un micro, donc question, ah celle-là c’est à 1 000 € je crois cette question-là. Qui écoute des podcasts aujourd’hui? Qui veut prendre le micro pour répondre? Allez-y, faites pas les timides.
[00:03:24] Public 1: Passionnément. Passionnellement, carrément.
[00:03:27] Romain Oger: Le C, c’est votre dernier mot?
[00:03:29] Public 1: Ce sera mon dernier mot.
Changer de métier : qui en a envie ?
[00:03:31] Romain Oger: Votre ultime bafouille? Super! Est-ce que il y a… J’espère que tout le monde écoute des podcasts? Sinon c’est éliminatoire? Deuxième question c’était : qui veut changer de job ou qui n’est pas forcément à l’aise dans le job actuel et aspire peut-être à d’autres choses? Question un peu plus intime.
[00:03:48] Public 2: Mais carrément.
[00:03:49] Romain Oger: Carrément (Public 2: Moi aussi) – Rires.
[00:03:51] Romain Oger: Elle n’a pas attendu le 50/50 ni l’appel à un ami…
[00:03:53] Public 2: Ah non
[00:03:53] Romain Oger: C’était direct.
Et si vous lanciez votre propre podcast ?
[00:03:56] Romain Oger: Et donc la troisième question, mais c’est, et celle peut-être à 1 million. Alors je vais vous ai demandé qui serait tenté pour lancer un podcast, et j’ai mis entre parenthèses nouveau, puisque je me doute que dans l’assemblée il y a déjà pas mal de personnes qui ont lancé le leur.
[00:04:12] Alison Picalausa: Sortez du bois, qui n’a pas encore son podcast et qui aimerait lancer?
[00:04:14] Romain Oger: L’un peut être lié à l’autre donc…
[00:04:17] Public 3: Je réponds aussi « yes à fond », mais après je sais pas si…Yes
[00:04:21] Romain Oger: Eh ben super. En fait c’est un petit peu le but de mon histoire, c’est de vous montrer en quoi ben finalement le questionnement qu’on peut avoir autour de sa vie, le podcast peut y répondre finalement, et peut souligner tout ça.
18 ans de grande distribution avant de changer de vie
[00:04:32] Romain Oger: Alors je vais revenir un petit peu à la Genèse et à qui je suis, qui j’ai été. Moi en fait j’ai travaillé 18 ans en grande distribution, donc j’ai fait deux enseignes particulières qui sont Leroy Merlin, dans le bricolage, et un petit peu aussi Norauto donc dans le centre automobile de réparation. Et j’ai toujours été salarié, donc voilà je faisais du commerce vraiment sur le terrain, je servais les clients, je montais des rayons, j’ai eu la chance de transférer des magasins. Et, je le précise parce qu’en fait quand on est salarié on a aussi un cadre, on est habitué à quelque chose et on rentre quelque part dans une routine, une espèce de ce qu’on appelle en France et partout ailleurs d’ailleurs une rat race : Métro, boulot, dodo. Avec forcément dans le commerce, des horaires qui sont sur des plages très étendues. On doit se rendre très agile, où ben quand il y a des besoins il ne faut pas rechigner à venir au boulot et à lâcher sa journée de repos. Voilà, en tout cas j’étais hyper animé par ça, moi ça m’a passionné, et j’ai quand même fait ça pendant 18 ans. Mais voilà, il y a une nouveauté entre deux, c’est que j’ai eu mon premier enfant, et puis un deuxième. Donc aujourd’hui, ils ont un petit peu grandi, ils ont quatre et sept ans. Mais toujours est-il que quand le premier est arrivé, ça a suscité pas mal de questions, et je me suis vu en fait, ne pas pouvoir participer activement à la vie de famille, et finalement à suivre mon enfant. Donc ça commence par une kermesse raté un samedi, parce qu’en tant que commerçant on travaille le week-end, mais c’est parfois rentrer trop tard pour le dîner ou pour lire l’histoire avec lui. Et donc forcément, ça a commencé à beaucoup me questionner sur « Est-ce que c’est ça que je voulais vraiment? ». Il y a déjà une petite graine qui s’est plantée?
[00:06:07] Romain Oger: Et puis ben je ne sais pas si c’est le facteur déclencheur qui a été mes enfants, ou si c’est un ras le bol des 18 ans, mais il y a plein de choses qui sont devenues un peu plus insupportables pour moi. Alors là, je vous ai fait une chouette allégorie des clients mécontents. Mais c’est vrai que les clients montent en exigence de plus en plus, dans une époque où on veut tout dans l’immédiateté, peut-être parfois égocentrée, c’était de plus en plus dur pour moi de gérer émotionnellement des clients qui, eux, du coup lâchaient les chevaux en termes d’émotions. Aussi des équipes qui n’étaient pas simples, puisqu’à travers les équipes il y a des humains, j’ai managé jusqu’à 60 personnes dans un magasin et c’est vrai que il faut réussir à répondre à tout le monde. Et on ne peut pas tout le temps faire plaisir à tous et à toutes, et donc des fois c’est compliqué. Et puis forcément, ça renvoie aussi à des propres enjeux humains, à des valeurs, à des vécus, et parfois ça va à l’encontre des décisions de la boîte. Et ça donc je l’ai imagé avec le boss qui me fouettait. Alors j’exagère sûrement, peut-être une petite rancœur de ma part. Toujours est-il que ça illustre bien le fait que j’avais la pression des équipes, la pression des clients et la pression incessante de la direction sur les chiffres, voilà, et mon dernier boss m’a totalement achevé puisque voilà, il est venu rajouter la dernière goutte d’eau qui a fait déborder mon vase. Donc arriva ce qui devait arriver.
[00:07:23] Romain Oger: J’ai finalement décidé de me barrer. Alors là je fais le fou, bien évidemment j’étais un peu plus sensé quand je suis parti hein? Je ne lui ai pas dit « Au revoir, au revoir président » comme dans la pub. Toujours est-il que ben je suis parti, sauf que ça a été un petit peu une cocotte-minute pour moi. C’est-à-dire que c’était pas forcément, alors j’y pensais déjà mais le après n’était pas encore très réfléchi. Mais je suis quand même parti parce que j’arrivais à un moment de ma vie où voilà, c’était trop, il fallait que j’y aille. Donc là je rigole, je rigole avec les doigts d’honneur, mais je ressemblais plus à ça en fait.
[00:07:57] Romain Oger: C’est vrai que ça a mis beaucoup, beaucoup de temps à cogiter, à itérer, à me dire ce que j’allais faire de ma vie finalement. Parce que ben je ne voulais plus d’équipe, je ne voulais plus de clients, pour autant je voulais plus de management non plus. Et pour autant, j’avais fait ça 18 ans de ma vie et j’avais connu que ça, j’avais jamais entrepris, je n’avais jamais fait autre chose, et d’ailleurs j’avais plutôt une culture, une famille, une éducation autour du salariat. Donc compliqué d’entreprendre.
[00:08:22] Romain Oger: J’ai réfléchi et j’ai réfléchi, et je suis allée dans la littérature de ce qui se faisait en terme de marketing. Voilà, un peu dans mon milieu finalement. Et pour ceux qui ont la ref. donc notre cher Simon Sinek, en marketing, qui a posé un peu les bases de : avant de se dire ce qu’on va faire, et comment on va le faire, ce sur quoi on réfléchit souvent par raccourci, ben il faut se reposer les questions, les bonnes questions du coup du pourquoi? Alors le pourquoi? Pour moi c’était évident la cause, ben toutes les problématiques et les choses que je ne voulais plus reproduire, mais aussi l’humain. C’est pour ça que j’avais fait du commerce à la base, c’était, même si ça s’est dégradé avec le temps, c’était de rencontrer les gens, la qualité de l’échange, la différence dans les personnalités, les cultures que je pouvais rencontrer. Et d’ailleurs, j’ai eu plusieurs occasions dans ma carrière d’aller au siège, dans des bureaux et j’ai toujours refusé pour rester sur le parquet, sur le vif, et sur l’instant présent avec les gens. Et puis, au-delà du pourquoi, il y a le « pour », plus loin « quoi », qui vient un peu plus interroger non pas les causes mais plutôt les objectifs. Et là il était plutôt clair, c’était les enfants. Alors bien sûr, il n’y avait pas que ça, il y avait aussi de moi : qu’est-ce que je faisais de mon temps? Et là, il y a un exercice très, très, simple que je vous invite à faire si vous vous posez des questions. C’est dire ben si demain en fait on a une feuille blanche, un agenda vide avec une semaine, qu’on n’a aucune limite d’argent, etc. aucune contrainte, comment on remplirait ces cases-là et qu’est-ce qu’on ferait de notre temps? Et moi, forcément, il y a plein de choses qui se sont remplies là-dedans, mais c’était forcément de profiter d’avoir de mes enfants, de les emmener à l’école, d’aller les rechercher, d’avoir des temps de qualité avec eux. Et puis c’était aussi de retrouver d’autres choses, comme mon côté créatif, j’ai fait un bac littéraire à la base, donc rien à voir avec le commerce. La lecture, reprendre du temps pour lire, et voilà il y a plein de choses qui ont émergé de ça. Vous me direz Romain c’est bien gentil, tu as des bonnes envies, mais en fait ça ne fait pas un métier ça, ça ne nourrit pas les gens, et tu ne mettras pas des choses dans ton assiette grâce à ça. C’est pour ça qu’après je l’ai réfléchi un petit peu plus en Ikigaï, pour ceux qui connaissent, ça permet de venir croiser ces différents éléments entre ce qu’on aime, ce qu’on peut aimer mais par exemple ne pas être doué, donc il faut aussi être doué pour le faire. Mais derrière aussi, pour pas que ça reste un hobby, eh ben il faut que ça réponde à un besoin particulier, que ça réponde à une gêne qu’ont les gens, à une attente qu’ont les gens, et que du coup on puisse le monnayer si j’ose dire.
[00:10:37] Romain Oger: Alors vous allez me dire « Pourquoi le podcast? ». Parce que finalement, pareil, il y a plein de médias, il y a plein de choses, il y aurait eu, il y a infinies possibilités. Mais il se trouve qu’à ce moment-là moi j’écoutais énormément de podcasts déjà, parce que justement j’aspirais en fait déjà à autre chose, à changer de métier et pourquoi pas avoir quelque chose de plutôt passif où je mets des choses en place, j’investis dans l’immobilier. Alors ça doit parler aux Belges, parce qu’on dit souvent que vous avez une brique dans le ventre, mais aussi voilà de la bourse, la cryptomonnaie, et j’ai étudié un petit peu tout ça et me dire « Voilà, comment au fur et à mesure, je peux aspirer à quelque chose, je sais que ça ne viendra pas du jour au lendemain, mais peut-être qu’un jour je pourrais me soulager et profiter de mon temps ».
Le podcast pour apprendre et rencontrer des personnes inaccessibles
[00:11:12] Romain Oger: Et puis ben, petit à petit c’est devenu une évidence, c’est de me dire que, maintenant le podcast il y a 99 % des podcasts, j’exagère peut être un peu mais, d’interview. Et finalement c’est très bien parce que ça me permet de me placer non pas comme sachant, je n’y connais rien à la finance, je suis en pleine phase de construction, mais du coup je vais me poser les bonnes questions. Et donc je vais pouvoir me placer en tant qu’apprenant, et aller rencontrer les experts sur le sujet, ceux qui ont une vraie réussite, un vrai vécu, ce pour quoi j’ai choisi investissement, business, mais aussi réussite. Et puis ce qui m’a sauté aux yeux aussi, et ce que j’entendais dire des gens qui étaient déjà dans l’écosystème podcast, c’est que le podcast, c’est la meilleure excuse pour rencontrer les gens qui ne sont habituellement inaccessibles. Et ça s’est d’ailleurs confirmé, je vais vous le montrer après, à maintes reprises dans mon cas.
Derrière le podcast, une réalité moins idyllique
[00:11:54] Romain Oger: Alors, on va dire Romain le podcast c’est bien, et les créateurs de contenu en général, on les imagine comme ça, avec une petite coppa à la main, soit à Bali, soit à Dubaï, Comme vous voulez. Mais c’est peut-être l’image que je pouvais me faire aussi du métier. Et on se rend pas compte en fait tout le travail qu’il y a derrière. Et en fait, ben il y a plein de choses sur lesquelles je me suis heurtée qui sont assez dures!
Qu’est-ce qui est le plus difficile quand on crée un podcast ?
[00:12:15] Romain Oger: Donc ça me permet de vous poser la question, en plus il y a plein de podcasteurices dans l’assemblée, dans l’audimat. Est-ce que, c’est quoi pour vous en fait le point le plus dur que vous ayez rencontré dans vos podcasts? Je ne sais pas si les micros sont toujours dispo? Si, non elle est partie. On peut peut-être le faire à voix haute? Est-ce que quelqu’un a envie de partager là-dessus?
[00:12:39] Public 4: La promotion.
[00:12:40] Romain Oger: La promotion. On en parlait ce midi à table, c’est clair que c’est pas évident.
[00:12:45] Public 5: Je pense que c’est le montage non ?
[00:12:47] Romain Oger: Le montage ouais. Bien joué, tu vas voir j’ai eu les mêmes problèmes que toi. Je pense qu’on a tous en fait eu des phases différentes, de la création, au pendant, et aussi ben l’après, le côté marketing, où on rencontre plus ou moins des difficultés.
Produire régulièrement : le défi du montage et de la postproduction
[00:13:01] Romain Oger: Moi je voulais vous le partager parce que je trouve que c’est bien de le partager pour que ceux qui veulent se lancer, mais aussi pour ceux qui le vivent, ça permet aussi d’avoir un acte de réassurance. Moi j’ai relevé trois points qui m’ont profondément marqué. Le premier, c’était comme tu disais, en fait tout ce qui était montage, ben j’avais aucune, et il m’en manque encore beaucoup, mais de compétences sur la production et la postproduction. Et en fait, vous le savez, mais un podcast il faut délivrer de manière régulière parce qu’il y a des gens au bout qui nous écoutent et qui sont habitués. Et donc c’est un espèce de rouleau compresseur qui fait que on est obligé de délivrer, toutes les semaines, toutes les deux semaines selon le rythme qu’on a choisi. Et moi, je me suis retrouvé comme sur l’image à 2h du mat avec mon podcast qui devait ressortir le lendemain et pas y arriver, avoir envie de claquer mon ordinateur contre le mur. Et pour autant, ça nous apprend la résilience, en tout cas moi ça m’a appris la résilience de dire « Il ne faut pas lâcher, il y a des gens au bout et quoi qu’il arrive, si tu sors pas ton podcast, ton épisode demain, ça sera une faute grave, tu auras raté quelque chose ».
[00:13:58] Romain Oger: La deuxième photo c’est montrer que en fait ben il n’y a pas que des cocktails sirotés sur la plage, il y a aussi des grosses journées de travail. Et pareil, un rythme, on croit qu’on est indépendant et podcasteurice qu’on est libre. Non, il y a aussi des choses auxquelles on doit répondre et notamment les interviews. Moi je suis rouennais, j’habite en Normandie, et régulièrement ben je dois me lever à 5h du mat pour prendre un train, être à peu près à l’heure dans les bonnes conditions pour recevoir mon invité, souvent sur Paris.
[00:14:24] Romain Oger: Et puis bah, par télescopage, un truc qui peut arriver de temps en temps, je touche de la peau de singe et du bois ça m’est arrivé peu, mais parfois on prend le train à 5h et demie, on va à Paris plein d’ambitions, plein d’envies, et puis le siège de l’invité reste vide. On a ce qu’on appelle une carotte dans le milieu, et on doit en fait rebondir sur cet échec, sur cette déception. Et pour autant on doit se dire qu’en fait c’est un invité parmi peut-être 80 et peut-être 100 encore à venir, et donc il ne faut pas rester là-dessus.
[00:14:55] Romain Oger: Voilà, je voulais vous partager ça. Alors bien évidemment, le but n’est pas de vous décourager à relancer un podcast ou en lancer un tout court. Et puis on est à PodBXL donc voilà, moi je voulais remettre aussi à l’inverse en quoi ça a été ma richesse et qu’est-ce que ça a changé dans ma vie, qu’est-ce que ça m’a réellement apporté? Et pourquoi pas vous donner aussi mes enseignements là-dedans, et ce que j’en ai retenu.
[00:15:17] Romain Oger: Le premier point que je retiens très, très fort, c’est que pour moi, le podcast ce n’est pas un sprint, c’est un marathon. Mais Valérie tu en parlais tout à l’heure, c’est pareil finalement dans les investissements. Je pense que c’est aussi une leçon que j’ai retenue avec les investisseurs et investisseuses que j’ai interrogées, c’est que, en fait on ne peut pas avoir tout du jour au lendemain, les choses se construisent en fait avec le temps et prennent de la valeur avec le temps. C’est le cas du podcast, moi ça fait huit mois que je suis lancé et je m’aperçois seulement au bout de huit mois l’impact et ce que je peux faire de mon podcast derrière, donc voilà il faut patienter.
De 300 à 6 000 abonnés : l’inertie et la patience finissent par payer
[00:15:50] Romain Oger: Aujourd’hui, donc a huit mois je suis à peu près, allez, à 79 si on veut être précis, épisode. Donc c’est à peu près 1000 écoutes mensuelles et c’est 6000 abonnés LinkedIn. Alors on fait ce qu’on veut avec ces chiffres-là hein? Il y en a pour lesquels ça va être petit, il y en a pour lesquels ça va être grand, le but ce n’est pas de montrer des chiffres, c’est juste de vous montrer ce que j’étais en train de vous expliquer avant que l’inertie et la patience payent. Dans mon ancien métier je n’avais pas besoin d’avoir d’abonnés LinkedIn, les clients venaient vers moi, j’avais un point de vente physique. Aujourd’hui, je dois, comme on disait, marketer, apporter aux autres. Et donc on voit qu’en partant de 300 abonnés, en partant de rien, ce qui est aussi encore le titre de mon podcast, eh bien on peut construire quelque chose. Voilà il faut juste se donner les moyens, l’envie et encore une fois ne pas lâcher.
Ne pas rêver sa vie : passer à l’action
[00:16:33] Romain Oger: Deuxième chose que j’ai retenue très, très fort c’est: ne pas rêver sa vie, mais vraiment la vivre. Je pense que j’ai attendu longtemps en grande distribution qu’il se passe quelque chose, qu’on vienne me présenter quelque chose sur un plateau d’argent. Or pas du tout, en fait je pense qu’à un moment il faut vraiment être dans le passage à l’action, et on peut être le plus perfectionniste possible, que ce soit dans notre projet vie, mais aussi dans le podcast finalement, parfois on pense très, très, loin sur ce qu’on veut mettre en place, comment on va le faire, avec quel matériel? Et finalement la valeur du podcast, l’actif, ne prend effet uniquement que quand on va le lancer et qu’on va voir les premiers retours et les premières itérations.
Lancer, apprendre, écouter les retours et améliorer
[00:17:09] Romain Oger: A ce titre, si moi je l’avais fait, vous n’auriez jamais vu la vignette de droite, la verte, vous auriez, vous serez peut-être resté à la vignette dégoûtante en rouge. Voilà, je n’avais pas de zone de génie sur Canva, sur les logiciels graphiques, mais dans tous les cas je l’ai lancé. Et on voit que ben il y a eu énormément d’itérations de pochettes, de vignettes, parce que en fait je l’ai lancé et les retours sont venus petit à petit. On m’a dit que c’était moche, on m’a dit que ça ne servait à rien de mettre une onde sonore pour ma thématique, on m’a dit plein de choses, ma communauté m’a alimenté et on a construit ce que je suis aujourd’hui.
Ne jamais se limiter dans le choix de ses invités
[00:17:44] Romain Oger: Autre chose aussi hyper important, c’est ne jamais se limiter dans ses invitations. Alors ça parlera peut-être pas à tout le monde parce que vraiment dans le cadre des interviews, mais finalement on peut le projeter dans le cadre plus large de ses objectifs. Je pense que si vous connaissez l’adage si on veut toucher les étoiles, il faut au moins viser la lune. Et en fait, ça s’est rendu très, très, vrais moi dans mes invitations, puisqu’en fait je ne me suis pas mis du tout de freins, tout de suite en fait j’ai été chercher les invités que je voulais. Alors il y a plusieurs canaux, je pense qu’il faut enfoncer plusieurs portes, voire passer par la fenêtre parfois. Et je vous prends l’exemple de : j’ai eu la chance d’interroger le maire de ma ville, de Rouen, qui est quand même une personnalité publique assez chargée, assez prise. Et pour autant voilà j’ai écrit au cabinet du maire qui dans les dix minutes m’a répondu, il m’a dit « Non » – Rires. Et je ne suis pas resté là-dessus, j’ai vu qu’il gérait, qu’il avait un LinkedIn, je me suis dit peut-être qu’il est derrière, qu’il est en maîtrise. Je lui ai écrit sur LinkedIn et il s’avère que sur LinkedIn, il m’a donné l’accord et que ça c’est fait derrière. Donc croyez en vos rêves, en vos ambitions et ne lâchez pas parce qu’il y a de très belles choses qui se produisent.
[00:18:45] Romain Oger: Autre chose, c’est ne lutte pas à contre-courant. Ça, je l’ai remarqué en fait parce que moi j’ai un podcast sur l’investissement, le business réussite qui est assez large finalement, mais qui est quand même très relatif à la finance. Et donc je me suis quand même tenu sur une ligne de conduite pendant longtemps. Et en fait ben j’avais des désirs profonds, je vous ai parlé tout à l’heure du fait que j’aime bien la lecture, et voilà je me suis toujours un peu privé par rapport à ça. Mais voilà, il y a une petite gêne et puis, c’est ce qu’on appelle le pod feeding, c’est-à-dire qu’après dans le temps, peut-être qu’on relâche un peu, qu’on en a un petit peu marre de traiter les mêmes sujets, il faut quand même garder cette énergie en tête.
[00:19:19] Romain Oger: Et c’est pour ça que je pense qu’il faut savoir s’écouter, ce que moi j’ai fait finalement. Et je voulais vraiment vous en parler parce que c’est quelque chose qui a été dur pour moi, et finalement quand j’ai lâché prise, quand j’ai été vers là où j’aimais, et bien j’ai réussi pas mal de choses et donc je voulais vous donner quelques exemples. Alors j’en aurai énormément, parce que j’ai eu beaucoup de réussite grâce à la littérature, mais je vais vous en citer quelques-unes. Donc la première chose, comment ça s’est passé, c’est que ben en aimant la lecture je me suis dit « Romain, tu lis énormément, tu lis notamment pour préparer tes interviews, parce que souvent tu interroges des auteurs, des autrices. Qu’est-ce que tu peux en faire en fait de ça? Tu lis, Il y a peut-être des gens qui aimeraient partager et qui aiment autant que toi la lecture ». Et là, j’ai commencé par en faire des revues de lecture le dimanche, où je présentais le livre que j’avais lu, et au lieu de faire un résumé je disais surtout ce que j’en avais retenu moi, ce que j’en pensais. Et c’est mon avis mais au moins ça peut ouvrir un débat, donc ça a commencé comme ça avec quelques revues de lecture le dimanche.
[00:20:13] Romain Oger: Et puis de fil en aiguille, ben il fallait que je lise beaucoup de livres. Donc je suis allé dans les librairies, dans mes librairies préférées, et je suis allé prendre en photo les livres pour me donner un peu des idées. Puis arrivé au bout d’un moment, une revue de lecture, deux revues de lecture, ça commençait à coûter cher aussi en livres parce que il fallait prendre les ouvrages pour voilà les consulter. En plus, je les offrais à ma communauté à la fin, comme ça ça crée du lien avec ma communauté. Et je me suis dit ben « Revue de lecture ça a du sens pour les maisons d’édition. Est-ce que je ne me trouverais pas une maison d’édition qui pourrait me sponsoriser? ». Donc voilà j’ai fait mes petites recherches, j’ai commencé à contacter les maisons d’édition. Bien évidemment, je n’ai pas trouvé puisque les maisons d’édition ont aussi un budget. Néanmoins, je suis tombée sur une dame très charmante qui m’a dit « En fait nous on n’a pas de budget, mais ce que je peux vous proposer, c’est de vous mettre en relation presse. Comme ça je vous envoie les livres gratuitement, et puis potentiellement demain vous pouvez inviter les auteurs plus facilement ». Bon ce que je me suis rendu compte après, et c’est tant mieux pour moi, c’est que les maisons d’édition ont tout intérêt à faire ça puisque du coup il ne marquait pas et n’ont pas de budget pour leurs propres auteurs. Et donc ça permet aussi de créer des liens avec des médias qui vont parler de leurs ouvrages et qui vont aider aux ventes des livres.
[00:21:17] Romain Oger: Donc ça a commencé comme ça, j’ai pu recevoir plus de livres gratuitement, ce qui est quelque part un budget en moins. Et puis surtout, j’ai pu accéder à de très beaux auteurs et autrices. Notamment, alors j’aurais pu en citer beaucoup, mais celle que j’avais envie de vous citer parce que peut-être que vous la connaîtrez Florence Servan-Schreiber qui est très connue dans le milieu de l’audace, du développement personnel, etc. Voilà. Et donc sur mon podcast, je pense que ça, ça n’aura pas été possible. Et la deuxième photo, ben de fil en aiguille, à force d’inviter des auteurs, ce qui s’est produit c’est que maintenant c’est beaucoup d’auteurs qui m’appellent d’eux-mêmes justement pour faire parler de leurs ouvrages. Donc vous voyez, on parlait d’inertie tout à l’heure, ça a peut-être mis six mois, sept mois, mais en fait, Michel dit souvent en fait « On ne voit que 30 %, les stats c’est que 30 % de l’aura, de l’inertie de notre podcast ». Et il a totalement raison, je l’ai vécu, puisqu’en fait ben au-delà des écoutes, j’ai vu des gens qui me contactaient d’eux-mêmes pour dire « J’ai vu ton style, j’ai vu ton tons, et j’aimerais trop faire un épisode avec toi pour parler de mon livre », donc ça c’est fait. Et la magie des choses fait que une maison d’édition indépendante aussi est tombée sur mes podcasts, et la personne qui est chargée de la maison d’édition ne se sentait pas de faire des interviews pour ces auteurs, et donc elle m’a contacté, elle m’a dit « Romain, je t’adore, je trouve ton podcast top, est-ce que tu peux faire les interviews pour moi? ». Je me suis retrouvé à Paris sur une journée à faire huit interviews d’auteurs d’affilée et c’était hyper enrichissant parce qu’en plus c’était des thématiques qui n’étaient pas tout le temps proches de la mienne, donc en plus je me suis offert une vision à 360.
[00:22:45] Romain Oger: Et donc l’étape d’après, alors je suis désolé j’ai fait jouer L’IA Michel, tu vois j’ai bien travaillé. Mais parce que pourquoi, c’est une projection mais demain je pense que ça va m’ouvrir aussi des portes puisque je souhaite publier mon propre livre, j’ai une histoire à raconter. Et donc ça sera peut-être, je ne pense pas la dernière étape, mais ça sera encore une nouvelle étape dans mon amour avec la littérature et de ce que m’a offert le podcast.
La réussite passe aussi par les autres
[00:23:08] Romain Oger: Enfin je voulais finir c’est que, pour moi, la réussite elle passe à travers les autres. En fait je vous l’ai expliqué déjà à travers les rencontres que j’ai fait, à travers la dame de relations de presse qui m’a saisi, qui m’a offert une opportunité. Et puis à travers tous les invités que j’ai vus, moi régulièrement en fait, les opportunités elles se créent grâce à mes invités qui pensent à moi. Le fait de se déplacer, rencontrer physiquement ses invités, ça crée un lien très, très, fort. Et c’est après les premiers ambassadeurs finalement pour marketer son podcast et ses épisodes. Déjà, ils le font avec leur propre communauté qui est parfois assez importante. Et puis en plus de ça, ben quand ils voient quelque chose passer, ça m’arrive très régulièrement, ils pensent à moi et m’envoient un petit message, il m’envoie un lien et finalement c’est un cercle hyper vertueux.
L’humain au cœur de l’aventure De Rien
[00:23:51] Romain Oger: Et donc voilà, je vous ai fait un petit patchwork qui me tenait à cœur, avec Michel au centre, pour vous montrer qu’il y a vraiment de l’humain et que on reboucle avec ce que je vous ai dit au tout début vous voyez, j’ai réussi avec le pourquoi, l’humain, et la littérature à aller vraiment sur quoi je voulais. Et donc tout est possible, même quand on part « De Rien »
Finalement, où est la vraie richesse du podcast ?
[00:24:12] Romain Oger: Finalement financièrement aujourd’hui je suis peut-être pas plus riche, mais ma vraie richesse je pense, c’est d’être ici présent aujourd’hui avec vous. Alors merci Bruxelles.
Questions du public
[00:24:28] Michel Godart: Est-ce qu’il y a des questions? Est-ce qu’il y a des questions du public? Oui, Amandine, qui nous vient de Marseille.
[00:24:35] Amandine Barles: Bonjour, alors je suis désolée, comme je viens de Marseille j’ai raté le début.
[00:24:39] Romain Oger: Tu étais à « La claque », c’est pour ça t’es en retard du coup?
Construire une communauté et le basculement vers YouTube
[00:24:41] Amandine Barles: J’étais à la claque effectivement, mon train a eu du retard, bref, longue histoire. Moi j’ai une question justement sur ton début, tu nous montrais des chiffres en huit mois d’existence qui étaient assez impressionnants, 1000 écoutes par mois, 6000 abonnés sur LinkedIn. Est-ce que tu te souviens quelle était la taille de ta communauté au tout, tout début? Le premier mois?
[00:25:01] Romain Oger: Ouais, je m’en souviens très bien j’ai même pris des screenshot dans mon téléphone portable pour me rappeler d’où je viens, et que je suis partie de rien. Comme je t’ai dit, moi dans mon ancien métier, je n’avais pas du tout besoin des réseaux, les clients venaient à moi. Donc tu vois, sur LinkedIn, je devais être à 200 ou 300 abonnés, je n’avais pas de compte Insta et j’ai toujours pas de compte Tik Tok ou autre. Et effectivement les écoutes, alors je tournais beaucoup autour d’une vingtaine d’écoutes en audio. J’ai pas forcément mis l’écoute que sur de l’audio et tu vois, moi qui était très attaché à l’audio natif pendant longtemps, en fait je me suis aperçu d’un switch il y a trois-quatre mois, et je pense que ça va être dans la mouvance des choses, où YouTube effectivement prend énormément le pas. Et j’ai mis en fait mes vidéos, mes épisodes qui sont vidéo et audio, sur YouTube mais à la base c’était plus : je faisais de la vidéo pour me préparer à du short, du reals, à avoir des moyens de communication et je travaille pas ma chaîne YouTube plus que ça. Et pour autant, il y a, je dirais au bout de cinq mois d’existence de podcast, j’ai vu un vrai Switch où maintenant ça y est, je fais plus de vues sur YouTube seul que sur le total de mes plateformes d’écoutes audio. Donc ben ça me ça me parle en fait pour la saison prochaine, à me dire en fait, là il se passe vraiment quelque chose, finalement de culturel, où les gens vont avoir ce réflexe-là. Et donc bah, même si l’audio ça m’est cher, il va falloir que je prenne en compte fortement YouTube et pas que je le délaisse quoi. J’espère que ça répond à ta question.
Peut-on vivre de son podcast ?
[00:26:22] Public 6: Moi je voudrais savoir comment tu vis en fait. Parce que est-ce que tu as des rentes, enfin pas des rentes mais des retours pubs (Romain Oger: Ouais), c’est ça?
[00:26:33] Romain Oger: Alors pas du tout. Aujourd’hui j’en vis pas, j’en survis pour tout te dire. J’ai eu, en fait, pareil, un peu comme YouTube j’ai pas forcément une démarche pro commerciale jusqu’à présent. Pourquoi est-ce que j’avais déjà une démarche commerciale? C’était d’aller chercher des bons invités. Et c’est pas facile quand tu pars avec 200 abonnés parce que les gens, ben en fait ça se comprend, les personnes ils mettent aussi en avant leur image de marque, leur personal branding, ils ont peut-être mis eux quinze ans à le construire, à en arriver là. Donc ils veulent pas le dégrader dans un podcast qui va, qui va peut-être pas être assez technique ou en tout cas assez propre. Et en fait j’ai eu beaucoup de mal au début à aller chercher des personnes. Alors heureusement, je suis tombé sur beaucoup de gens hyper altruiste qui veut vraiment m’aider, notamment Monsieur le Maire, je crois que c’est mon troisième épisode. Il n’avait aucune raison de venir me voir et de se prêter au jeu du micro, mais il l’a fait. Et en fait, au fur et à mesure que je demandais aux gens, ils allaient voir mes épisodes de podcast et ça les rassuraient. Et ça a été beaucoup le cas pour les auteurs en fait, à partir du moment où j’ai eu Florence Servan-Schreiber, j’ai beaucoup d’auteurs qui m’ont contacté d’eux-mêmes parce qu’ils avaient vu Florence et ils étaient un peu rassurés sur la qualité. Et pour répondre à ta question ben, l’avantage c’est que j’ai eu un petit sursis puisqu’en partant j’ai réussi à négocier une enveloppe, donc ça m’a aidé en fait à construire. Mais tu vois, je devrais le refaire, je pense que j’essaierai peut être d’anticiper un peu en side-business, en gardant quand même un boulot pour lancer la machine. Et puis aujourd’hui, ça y est je commence à avoir des contacts sous forme de sponsoring. Par contre, ce que je remarque énormément, c’est que en fait, de moins en moins les marques acceptent du sponsoring publicitaire bêtement, c’est-à-dire le pré et post rôle, ça se fait très peu. Et en fait elle réclame beaucoup de l’épisode entier, ce sur quoi je fuis un peu parce que moi je trouve que ça peut bouger ta ligne éditoriale et quelquefois ça te force à aller là où il y a du pognon finalement. Mais à la fois si tu verrouilles bien, je les comprends aussi du fait que, en prenant leurs lunettes, que c’est un vrai temps pour eux d’expliquer correctement, avec pédagogie qui ils sont et ce qu’ils font, ce qu’ils n’auraient pas le temps sur de la pub. Et donc voilà je comprends pourquoi ça se fait comme ça et donc je vais y aller un peu plus sérieusement.
Marques, entreprises et modèle de monétisation
[00:28:32] Public 6: Et est-ce que tu as imaginé que tu allais pouvoir vendre le concept et de fidéliser avec une entreprise, et de vendre une série?
[00:28:41] Romain Oger: Je ne l’ai pas encore…Mais si aujourd’hui il y a une entreprise qui m’entend et qui est partante, Let’s go! Non, après bien évidemment j’aimerais beaucoup, l’avantage c’est que moi c’est business, donc ça peut être de la finance, de l’immobilier, ça peut être beaucoup de choses. Donc j’aimerais, et je tisse des liens notamment avec des banques, j’aimerais beaucoup qu’elles m’accompagnent sur trois, six mois, de faire un truc assez large, mais voilà. Et je pense, en fait je pense maintenant, avec le recul je vois plutôt la monétisation du podcast comme un gros écosystème. Je ne pense pas que tu peux en faire sur une seule façon, notamment le sponsoring et faire que c’est pendant trois ans tu marches que à ça, avec la même entreprise. Je pense que en tant qu’indépendant, il faut que j’arrive à être agile et à me dire peut être à un moment ça va être un one shot, faire un talk-show pour des auteurs sur une intervention. Peut-être que ça va être plusieurs marques de manière plus sporadique, peut-être que demain ça va être avec mon bouquin, par contre ce que je suis sûr c’est que tout ce que tu construis depuis le début, en fait tout vient se lier et cimenter un tout qui fait qu’en fait après tu as plein de tunnels entre les différentes façons de monétiser.
[00:29:40] Public 7: Déjà, merci beaucoup pour la présentation, enfin c’était cool d’avoir un peu ce côté décomplexé et de montrer aussi que ce n’est pas magique, il y a beaucoup de boulot derrière et tout (Romain Oger: Merci à toi). Et moi j’ai un bébé podcast qui a quatre mois, donc que je co-anime.
[00:29:58] Romain Oger: Tu n’a pas encore accouché encore, il te reste quelques mois.
Comment préparer une interview sans perdre la conversation ?
[00:30:00] Public 7: Si, si. Si, si il est en train de grandir, il se développe – Rires. Mais, là pour l’instant on est en format duo où, voilà on a des discussions mais on va accueillir bientôt des premiers invités. Et ce que je me demande c’est comment est-ce que toi tu prépares tes épisodes avec des invités pour leur poser des questions qui sont pertinentes et que en même temps tu sois pas juste là à poser des questions. Et que tu puisses aussi, toi, comme tu as dit, briller par la réussite de l’autre et rebondir un peu comme il faut et avoir une discussion plutôt que juste une interview classique, donc voilà.
[00:30:39] Romain Oger: Ben Ouais. Je vais avoir du mal à répondre à ta question de manière construite parce qu’il y a tellement de choses qui me viennent. Voilà en pop-corn ce que je peux te partager, moi, quelque chose que j’ai eu du mal c’est. Alors je prépare toujours une trame d’interview, de toute manière. Il y a des gens qui font ça très bien au talent, sauf que moi en fait, dans les premières interviews, bon déjà tu as toujours, selon la personnalité, un peu le stress du moment présent. D’autant plus que moi, au début, j’ai interviewé, j’allais dans les salons privés, dans les lobbys d’hôtels et je ramenais mon matos, donc je me rajoutais une pression supplémentaire et je ne profitais pas, j’étais pas à fond dans l’interview, donc ça j’ai arrêté. Quand je fais des invités, je vais plutôt en studio faire ça pour être soulagé là-dessus. Finalement il n’y a pas une différence de coût énorme quand tu cherches bien, et ça permet d’être soulagée sur cet aspect. Et donc j’ai ma trame d’interview, pourquoi? Parce que sur les toutes premières interviews, maintenant ça va déjà un peu mieux, mais en fait tu as des profils totalement différents. Et je pense que la meilleure interview c’est celle qui s’adapte le plus à son invité. Et en fait, j’ai eu des invités qui parlaient énormément, donc genre tu poses deux questions ils vont mettre dix minutes à te répondre, ce qui peut être très bien mais, pour le coup, ils vont aussi s’écarter vachement du sujet. Et on sait aussi que ben un épisode pour qu’il soit écouté et qu’il plaise au plus grand nombre ben il faut quand même tenir une ligne éditoriale et avoir des réponses percutantes. Donc ça des fois, c’était bien d’avoir la trame sous les yeux pour ramener au sujet principal parce que toi tu peux être happé par la discussion aussi et partir dedans. Et j’ai eu l’inverse, le total opposé, c’est-à-dire que la personne tu vas lui poser une question et là va dire « Oui ». Et « Oui, mais développe… » – Rire nerveux, et là c’est embêtant. Donc ce que je fais généralement, moi j’ai un format de 1h, je vais me marquer à peu près 18 questions, les plus pertinentes possibles, je sais que j’en poserai grosso modo que onze ou douze, dont peut-être ça se trouve que cinq que j’aurais noté parce que les cinq autres ça sera des questions de rebond dans la passion de la discussion. Mais voilà, en tout cas je sais que, contrairement aux autres, moi j’ai toujours mon PC sur les genoux pour suivre l’interview. Et pour le travail préparatoire, moi il y a deux choses que j’aime bien faire c’est : la première c’est je regarde si la personne a déjà été sur des podcasts. Moi ça m’est arrivé, j’ai mon premier épisode Emeline Siron, qui a réussi en immobilier, elle a dû faire une douzaine de podcasts dans des grands podcasts. Et en fait, moi ça me saoule en tant qu’auditeur d’entendre toujours la même chose. Souvent même c’est le même titre. La Émeline c’était elle a plus de, à 26 ans elle a plus de 50 locataires et génère tant d’euros. En fait je trouve que c’est pas, ben je vais écouter l’autre podcast, pourquoi écouter le nouveau? Et donc là Émeline j’ai eu à cœur d’écouter les quinze podcasts, donc tu as 15 h potentiellement d’écoute, mais au moins j’ai été sur les questions qu’on lui avait jamais posées et donc j’espère un angle un peu plus singulier. Et la deuxième chose que je voulais dire, je l’ai perdue donc elle reviendra en off.
[00:33:18] Véronique Bosschaert: Mais Bonjour, merci. Alors désolé, j’ai pas encore écouté ton podcast.
[00:33:22] Romain Oger: Alors je vous ai mis des flyers à l’entrée. Abonnez-vous en masse, c’est le nerf de la guerre – Rires.
[00:33:26] Michel Godart: Et donnez des étoiles sur les plateformes d’écoute.
[00:33:28] Véronique Bosschaert: Mais je l’ai, je l’ai trouvé mais j’ai pas encore écouté, je suis honnête (Romain Oger: Pas de souci). Est-ce que tu peux remettre le slide où on voit toutes les petites vignettes?
[00:33:35] Romain Oger: Ouais.
Interviews, solo, livres : comment choisir ses formats ?
[00:33:36] Véronique Bosschaert: La question que je me posais c’était… Donc il y a des podcasts qui sont que des interviews, toujours des interviews (Romain Oger: Ouais), il y a des podcasts qui sont que des revues de livres, etc (Romain Oger: Ouais). Ce que je crois comprendre (Romain Oger: C’est que tu as très bien compris) de ce que j’ai compris du tien c’est que c’est plutôt un mélange. Et comment, enfin voilà comment tu fais? Qu’est-ce qui fait que tu choisis ça pour celui-là? Est-ce que c’est une question d’opportunité? Voilà, j’ai l’interview maintenant je le sors dans la semaine ou est-ce que c’est une régularité, un cycle? Enfin voilà, qu’est-ce qui fait que tu décides que c’est comme ça qui s’enchaînent.
[00:34:10] Romain Oger: En fait, au tout début, moi je voulais faire un podcast et parler que tout seul, faire des capsules solo uniquement. Parce que j’avais des choses à dire et je voulais faire parler cet esprit créatif en fait, et j’avais envie de, voilà, m’exprimer, de créer. Sauf que je me suis dit « Voilà, j’ai 200 abonnés sur LinkedIn, je suis personne entre guillemets. Il va falloir quand même que des gens portent un petit peu des communautés, amènent des gens vers moi et des écoutes ». Et donc c’est pour ça, j’ai décidé de faire un rythme de deux épisodes par semaine où le mercredi je faisais une interview et le dimanche je faisais ma capsule solo qui m’animait un peu plus. Ce que je te dis, ça s’est un peu vérifié, j’ai des invités qui m’ont vraiment amené en fait des écoutes et qui m’aident en fait dans la notoriété globale. Ce que j’ai découvert, c’est que je prends énormément de plaisir dans les deux, c’est un plaisir totalement différent. L’interview, c’est peut-être un peu plus dur d’en amener, parce qu’il ne faut pas se rater, des fois il y a les invités ils sont exigeants parce qu’encore une fois ils mettent en jeu leur image. Mais à la fois la capsule solo, même si tu es plus libre de parler, c’est plus dur parce que tu parles tout seul, c’est toi qui parle plutôt que l’invité. Donc pendant 1h ou une demie heure, il faut avoir des choses à dire et surtout ne pas dire de bêtises parce que maintenant avec le fact checking sur internet, on a vite à te corriger. Et puis mon travail préparatoire sur les capsules solo il est plus important et je dois plus scripter, enfin voilà réfléchir à ce que je vais dire. Et donc ça c’est quand même bien vérifié mais, maintenant, avec le temps, je m’aperçois que par contre, c’est pas tout le temps vrai qu’une personne connue, reconnue, avec une grosse notoriété fasse beaucoup d’écoute. Ça va beaucoup jouer dans la façon dont elle va le relayer déjà. Et puis on s’aperçoit aussi que le public qui s’attache à toi, et en fait j’ai pas mal de capsules solo qui font plus d’écoutes que les interviews. Et j’ai eu surtout des retours sur des formats qui plaisent énormément, donc ça, ça m’a rassuré. J’ai notamment un format, donc le dimanche je suis un peu brouillon, ça peut être capsule solo et j’ai un autre format qui s’appelle « Rien qu’entre nous » où en fait, dans les coulisses, j’explique justement les aventures de mon podcast, les difficultés, les réussites, les échecs. Et en fait j’ai plein d’amis dans l’écosystème qui sont venus vers moi en me disant « Ouais j’adore cet épisode-là, ce format-là, et je pense qu’il faut bien écouter en fait ce qui remonte des écoutes pour peut-être pour pousser le curseur plus loin et aller dans ce sens-là.
[00:36:19] Public 8: Est-ce que tu veux bien nous partager comment tu as fait pour avoir ton accès presse?
[00:36:23] Romain Oger: Ouais bah c’est, en fait c’est très simple c’est, comme ma slide, comme ma slide, je sais plus où je la mettais… Un Spa en sirotant un cocktail, je me suis énervée, c’était ça. En fait, moi l’avantage c’est que, à l’inverse j’étais commerçant donc je n’ai aucun souci dans le relationnel à parler aux gens, au contraire ça m’anime. Et ben comme pour les invités en fait, je me suis fixé, enfin je me suis mis aucune limite. Donc quand je suis allé en librairie voir un petit peu les bouquins qui me plaisaient, j’ai relevé toutes les maisons d’édition qui étaient sur les bouquins, j’ai fait mes recherches. Alors ce qui est intéressant, parce que tu vois que c’est un vrai écosystème avec parfois une maison mère avec plein de branches. Et puis après, ben comme j’ai fait pour mes invités, je me suis mis à les contacter. Par contre, j’ai pas choisi un seul canal. Souvent tu as le mail un peu institutionnel avec un formulaire, moi j’ai été ajouter toutes les personnes sur LinkedIn où je voyais émissions affiliées à telle maison d’édition. Je suis allé les contacter sur Insta, je suis allé contacter par plein de canaux. Et ce qui est assez ouf, c’est qu’encore aujourd’hui, même quatre mois après, j’ai des maisons d’édition par exemple qui me répondent avec un message Insta. Donc tu vois, tu pourrais dire c’est une grosse maison d’édition, et en fait ça dépend du timing, ça dépend sur qui tu tombes. Des fois en fait, c’est la stagiaire qui est dispo et qui va te répondre pour autant, tu vas avoir le même résultat et tu vas avoir la même efficacité, et voilà. Donc, moi c’était maxima donc qui est Duno qui m’a répondu en première sur un peu un coup de chance, parce qu’à la base ça partait d’une intention de sponsoring. Et par contre après je trouve que le côté légitimation ce qui marche beaucoup, c’est-à-dire que quand les personnes ont vu que je commençais à faire des post où je remerciais la maison d’édition, alors je disais jamais que c’était une collaboration parce qu’en fait collaboration les gens vont tout de suite dire collaboration commerciale. Bon ils m’offrent les bouquins mais je suis pas rémunéré. Par contre je les taguais, et je pense que ça rassure les autres maisons d’édition. Et comme ils ont ce besoin vraiment ben de vendre leurs livres et de les communiquer au plus grand nombre, ben maintenant ils sautent sur l’occasion, voilà. Mais c’est très dur quand tu échanges avec les auteurs, en fait ils ont beaucoup de mal à trouver justement des podcasts, des radios, des télés, des journaux pour faire parler d’eux. Et donc finalement, mon positionnement est très, très bon. Et tu vois, ça me mène, on parlait de monétisation tout à l’heure, il y a un truc que j’ai vu qui se fait aux États-Unis, Alexane Philippot qui fait ça, il a créé Podmatch et on ne l’a pas en Europe. C’est finalement il mets les gens qui ont un podcast et qui ont besoin de trouver des invités, en relation avec des gens qui, à l’inverse, ont besoin de parler d’eux, de leur livre, de ce qu’ils font. Et du coup, c’est une application de rencontres, dans l’écosystème podcast. Et lui, je crois qu’il a financé ça un peu comme un Tinder hein finalement, donc il l’a monétiser. Mais tu vois tout le monde est content parce que ça répond à un vrai besoin.
[00:38:49] Michel Godart: Alors tantôt on a cité le festival Podcast « La Claque » à Marseille, on leur fait un petit coucou s’ils nous écoutent (Romain Oger: Grave), c’est un festival qu’on recommande aussi, c’est la même culture et la même mentalité que nous. Et donc voilà, si on nous écoute, bravo! Pourquoi je parle d’eux? Parce qu’il y a une autre communauté, et les communautés sur les groupes comme WhatsApp qui existe pour les podcasteurs et podcasteurices. Et il y a une communauté que je revendique fortement et que je vous conseille fortement de rejoindre, qui est « Podcast Lovers », je crois qu’ici il y a des gens membres? Voilà, rejoignez cette communauté, il y a vraiment beaucoup d’échanges sympas. Et justement Romain, dans cette communauté récemment il y a eu un échange et une vidéo, tu te rappelles? Et le sujet c’était « Peut-on monétiser son interview podcast? » et j’aimerais que tu m’en parles (Romain Oger: Heu j’aurais un peu du mal). Donc l’idée c’est de dire à un invité ben tu peux venir chez moi et tu payes pour que je fasse un podcast avec toi puisque je te produis un contenu média. Savoir que moi, pour ma chaîne hrmeetup, on a un demi-million d’auditeurs en téléchargement, ce qu’on fait c’est que j’offre la prestation, mais si la personne a des retours et souhaite revenir, elle paye. Voilà.
Podcast Lovers et la force d’une communauté de podcasteurs
[00:39:49] Romain Oger: Oui, oui excuse-moi, j’ai pas fait ce qu’en fait Podcast Lovers il est assez actif et c’est vrai qu’on a beaucoup de masterclass et de réunions. Donc ce qui est trop bien dans Podcast Lovers c’est que c’est un groupe en fait d’acteurs et d’actrices qui sont très volontaires finalement, qui ont envie de faire avancer l’écosystème et de rencontrer. D’ailleurs, il y a peut-être beaucoup de Belges, mais on fait pas mal de rencontres aussi sur Paris. J’en programmerais une je pense courant septembre, donc si vous êtes à l’occase de passage et tout, je trouve que c’est chouette en fait de venir échanger, de voir comment les podcasts évoluent et puis parfois de parler de nos problématiques. Même si on n’a pas de réponse des fois c’est juste hyper rassurant de voir que d’autres traversent la même chose que nous quoi.
Faut-il facturer ses émissions ?
[00:40:28] Michel Godart: Donc toi tu vends pas tes émissions pour l’instant (Romain Oger: Comment?). Tu factures pas tes émissions pour l’instant?
[00:40:33] Romain Oger: Bah c’est ce que je disais à Madame en fait, moi aussi, s’il y a des personnes qui ont des entreprises et qui souhaitent le faire, encore une fois dans le respect de ma ligne éditoriale, et c’est ça le plus difficile, de ne pas se… D’aller dans le côté obscur de la force. Mais, mais oui, oui, il va falloir qu’on y vienne.
Conclusion et clôture de l’intervention
[00:40:47] Michel Godart: L’appel est lancé.
[00:40:48] Romain Oger: Merci pour la passe décisive Michel, et merci de votre écoute!
[00:40:55] Alison Picalausa: Merci beaucoup Romain.
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