Patrick & Nicolas de Funds For Good

Patrick & Nicolas - Funds For Good - Kaya

Patrick Somerhausen & Nicolas Crochet de Funds For Good – Et si les rêves durables justifiaient les moyens ? – Parole d’écopreneur.e – Rubrique Kaya. Midoricast : Podcast #239

Laissez un message vocal à Patrick Somerhausen & Nicolas Crochet avec une question, un commentaire, un encouragement ou un remerciement ici

Et si l’on cessait, pour une fois, d’opposer idéal et réalisme économique ?
Et si entreprendre pouvait rester rentable… tout en changeant concrètement des trajectoires de vie ?

Dans cet épisode de Parole d’écopreneur·e, deux cofondateurs de Funds For Good interrogent une idée rarement posée aussi frontalement : le profit est-il une fin… ou un moyen ?

Leur parcours traverse la finance, l’entrepreneuriat, l’engagement associatif, mais surtout une conviction mise à l’épreuve du réel : donner de la valeur à l’argent autrement, sans demander plus à l’épargnant·e, sans exclure, sans moraliser.

Au fil de la conversation, il est question de confiance, d’écosystème, de microfinance, de gouvernance partagée, de bénévolat, mais aussi d’un mot rarement assumé dans l’économie : l’amour, non comme slogan, mais comme moteur collectif.

Un échange qui ne cherche pas à convaincre mais à déplacer le regard, et qui laisse une question ouverte longtemps après l’écoute : qu’est-ce qu’on choisit vraiment de faire de ce que l’on gagne ?

Écoutez ce podcast et abonnez-vous, merci !

Pour vous abonner, choisissez votre App favorite via le bouton « See All » dans la liste proposée sur notre Linktree.

Pour les personnes sourdes, malentendantes ou rencontrant des difficultés d’audition, nous proposons une transcription intégrale en fin d’article.
Faites un don pour soutenir notre démarche : Triodos — IBAN : BE73 5230 8097 4160 — BIC : TRIOBEBB

Abonnez-vous à la série Kaya pour rencontrer d’autres acteurs et actrices du changement.

Appel à l’Action pour les Écopreneur·e·s :

  • Êtes-vous un·e entrepreneur·e engagé·e pour l’environnement ?
  • Rejoignez la coalition Kaya et faites partie d’un réseau dynamique qui soutient et promeut des initiatives écologiques.
  • Ensemble, nous pouvons faire une différence significative.
  • Rejoindre la communauté « Kaya » : https://www.kaya-ecopreneurs.be/devenez-membre

Liens Utiles :

Vous pouvez également avoir un impact positif :

  • Consommez différemment et préférez les produits locaux, durables, en vrac ou avec consignes !
  • Partagez, aimez et/ou commentez ce podcast pour lui donner plus de visibilité et permettre à nos invité.e.s de se retrouver sous les projecteurs autant que possible.

Écoutez ce podcast Funds For Good avec Patrick et Nicolas via notre chaîne Youtube (abonnez-vous : merci! ):

Français : La transcription intégrale de ce podcast est proposée en sous-titrage de la vidéo en cinq langues : français, néerlandais, allemand, anglais et espagnol.
Néerlandais : De volledige transcriptie van deze podcast is beschikbaar als ondertiteling van de video in vijf talen: Frans, Nederlands, Duits, Engels en Spaans.
Allemand : Die vollständige Transkription dieses Podcasts ist als Untertitel des Videos in fünf Sprachen verfügbar: Französisch, Niederländisch, Deutsch, Englisch und Spanisch.
Anglais : The full transcript of this podcast is available as video subtitles in five languages: French, Dutch, German, English, and Spanish.
Espagnol : La transcripción completa de este pódcast está disponible como subtítulos del vídeo en cinco idiomas: francés, neerlandais, allemand, anglais et espagnol

Séquençage du podcast Funds For Good avec Patrick et Nicolas :

  • [00:00:00] Introduction du podcast Kaya et de la rubrique Parole d’écopreneur·e
  • [00:00:10] Présentation des invité·es au micro
  • [00:00:15] Parcours et formations des cofondateurs
  • [00:00:58] Double structure : finance durable et impact sociétal
  • [00:02:09] Le “pourquoi” fondateur de Funds For Good
  • [00:02:35] Le déclic personnel et l’engagement
  • [00:03:15] Expériences de terrain et naissance du projet
  • [00:04:35] Fonctionnement concret pour les entrepreneur·es accompagné·es
  • [00:05:30] Le prêt d’honneur et la logique de confiance
  • [00:06:16] Choix stratégique de la coopération plutôt que la concurrence
  • [00:06:46] Rôle de l’épargne et responsabilité des acteur·rices financier·es
  • [00:09:07] Engagement statutaire et audit indépendant
  • [00:10:08] Entreprendre autrement : vision et philosophie
  • [00:11:14] Gouvernance, bénévoles et communauté
  • [00:14:19] B-Corp, gouvernance élargie et inclusion
  • [00:16:19] Ouverture du capital et partage de l’ownership
  • [00:16:33] Leviers politiques pour généraliser ces modèles
  • [00:18:33] Apport et sens de l’appartenance à Kaya
  • [00:19:08] Question utopique et rêves d’avenir
  • [00:19:39] Conclusion et invitation à interagir

La transcription du podcast Funds For Good avec Patrick et Nicolas :

Introduction du podcast Kaya et de la rubrique Parole d’écopreneur·e

[00:00:00] Michel Godart: Bienvenue sur « Parole d’écopreneur », les parcours inspirants de celles et ceux qui entreprennent autrement. Un podcast « Kaya », avec le soutien de la « Loterie Nationale ».

Présentation de Patrick et Nicolas au micro

[00:00:10] Michel Godart: En face de moi, au micro, j’ai Nicolas (Nicolas Crochet: Oui) et Patrick.

[00:00:13] Patrick Somerhausen: Absolument.

[00:00:14] Michel Godart: Je vais vous demander de vous présenter en quelques mots.

Parcours et formations des cofondateurs Patrick & Nicolas

[00:00:15] Nicolas Crochet: Je m’appelle Nicolas Crochet, j’ai aujourd’hui 49 ans et je suis co-fondateur de la société « Funds For Good » avec Patrick, qui va se présenter, animé par plein de passion et de croyances qu’on va expliquer dans les prochaines minutes.

[00:00:27] Michel Godart: Ta formation d’origine?

[00:00:28] Nicolas Crochet: J’ai fait des études d’économie appliquées (Michel Godart: D’accord), à Louvain-la-Neuve.

[00:00:32] Michel Godart: Profil économique.

[00:00:32] Nicolas Crochet: Un profil économique.

[00:00:33] Michel Godart: Patrick, même question?

[00:00:35] Nicolas Crochet: He bien je ne vais pas être très original, je m’appelle Patrick Somerhausen, j’ai 49 ans, comme Nicolas, je suis cofondateur avec lui de la société « Funds For Good »

[00:00:41] Michel Godart: Donc ça c’est en commun

[00:00:42] Patrick Somerhausen: Ça c’est en commun.

[00:00:42] Michel Godart: Par contre le parcours ?

[00:00:44] Patrick Somerhausen: Alors, le parcours est pas mal quand même le même, dans le sens où au niveau des études ben j’ai fait des études d’ingénieur commercial, Profil plutôt économique aussi. Je dirais que ce qui a marqué ma carrière, moi, c’est plutôt le goût pour l’entrepreneuriat. Et en fait l’admiration que j’ai pour les gens qui créent quelque chose qui donne vie à leurs rêves, moi ça m’a toujours fasciné.

Double structure : finance durable et impact sociétal

[00:00:58] Michel Godart: Le secteur dans lequel ton entreprise agit?

[00:00:59] Patrick Somerhausen: Il y a deux entités en fait dans « Funds For Good », il y en a une qui est for profit qui s’appelle « Funds For Good Invest », la finance durable. Et puis « Funds For Good Impact » est une ASBL qui est active dans le support à l’entrepreneuriat, donc là on rejoint un peu ma sensibilité, mais celle de Nico aussi. Et on essaie d’utiliser l’entrepreneuriat comme un moyen d’avoir un impact positif sur la société. Donc en aidant des personnes qui se créent leur propre job et qui s’insèrent sur le marché de l’emploi, avec des profils très, très, divers et variés, et qui n’ont pas accès aux financements, donc on les aide comme ça. Et puis également des entrepreneurs à impact, donc des gens, je dirais peut-être comme nous, qui ont décidé de mettre leur énergie au service de la société

[00:01:32] Nicolas Crochet: Au niveau de la mission principale de l’entreprise qui est de nouveau duale hein? Ce qui nous anime, et ce qui nous a permis de lancer cette entreprise, c’est cette volonté, justement, de pouvoir permettre à un public d’entrepreneurs qui avaient en fait beaucoup plus d’idées que de moyens, de pouvoir se lancer dans leur projet entrepreneurial. Donc l’idée ici est de pouvoir faire en sorte que quiconque a un projet entrepreneurial, et désire le lancer, puisse avoir les moyens de le faire et l’accompagnement également pour rendre sa réalité. Donc ici, l’idée finale, c’est que personne ne puisse rester sur le carreau en ayant un projet qui lui permettra de se déployer tant professionnellement que personnellement.

Le “pourquoi” fondateur de Funds For Good

[00:02:09] Michel Godart: Parce qu’il y a deux actions.

[00:02:10] Nicolas Crochet: Voilà, tout à fait. Mais c’est le volet central, c’est le pourquoi (Michel Godart: Voilà) de la société « Funds For Good ».

[00:02:14] Michel Godart: Et il y a d’autres choses par rapport à ça où c’est l’essentiel ?

[00:02:17] Patrick Somerhausen: C’est le principal. Mais finalement, pour nous, en tant qu’entrepreneur, c’est un moyen, cette espèce de business model un peu hybride où on fait de l’argent pour le donner à une ASBL qui va aider un projet sociétal.

[00:02:26] Michel Godart: D’où l’insistance de ma question, parce que je cerne bien (Patrick Somerhausen: Oui) qu’il y a une dualité dans votre démarche, ouais.

[00:02:29] Patrick Somerhausen: Ben en fait, nous, on s’est rendu compte de ça, et c’est Nico qui m’a embarqué là-dedans, qu’en fait en donnant aux autres on reçoit beaucoup.

Le déclic personnel et l’engagement

[00:02:35] Michel Godart: Et ça allait être ma question hein? Quel est le déclic qui a provoqué tout ça?

[00:02:38] Patrick Somerhausen: C’était de dire on veut mettre notre énergie au service de personnes qui ont peut-être eu moins de chance que nous, on veut aider les autres. Et en fait, en aidant, celui qui donne c’est celui qui reçoit le plus. C’est très théorique, mais en fait quand on le vit (Michel Godart: Non), c’est autre chose.

[00:02:48] Michel Godart: On reçoit plus quand on donne, ça c’est évident.

[00:02:50] Patrick Somerhausen: Et il y a un effet positif qui est arrivé dans le cadre de notre activité, puisqu’on est actif aussi dans le monde de la finance, c’est qu’en fait, sans le vouloir de nouveaux, on a embarqué de plus en plus de gens dans notre projet avec nous. Donc des gens qui rendent tout ça possible en étant du côté for profit, en fait de participer au côté non fort profit. Et c’est là que la magie de « Funds For Good » opère, c’est qu’on se retrouve ensemble en fait, à s’impliquer dans ce projet sociétal. Et donc c’est vraiment une espèce de grande soupe, dans laquelle il y a beaucoup d’ingrédients qui sont tous nécessaires, pour qu’on arrive à réaliser ce projet social ensemble et se faire plaisir aussi.

Expériences de terrain et naissance du projet

[00:03:15] Nicolas Crochet: Tout à l’heure tu nous questionnais sur nos études et sur notre expérience, je souligne ce que Pat. viens de dire, c’est que : on a tous les deux eu une double expérience, c’est-à-dire que on a eu cette expérience académique, universitaire (Michel Godart: C’est ça, voilà) pratico-pratique dans le secteur privé. Dans lequel on a appris un métier, on a appris les différentes ficelles et, en fait, comment gagner de l’argent, comment générer du profit, c’était assez central dans ses études. Après, la question, c’est très bien de faire du profit mais pour en faire quoi? Et en parallèle de ça, on a eu des expériences personnelles, par exemple en tant que bénévole dans diverses associations, ça a pu être à travers une asbl qui s’occupait d’apporter des repas chauds gratuitement aux sans-abris à Bruxelles. Ensuite, on s’est lancé tous les deux en tant que professeur de FLE français langue étrangère dans un centre de demandeurs d’asile, c’était une expérience absolument incroyable qu’on a partagée, et qui nous a fait vibrer. Et on s’est rendu compte également, ça c’est cette deuxième expérience que, en parlant de ça, ce qui nous animait, eh bien ça se transmettait très bien. C’est-à-dire que, dans un repas le soir quand on se retrouve à côté de quelqu’un qu’on ne connaît pas et qui dit « Tiens, qu’est-ce que tu fais? ». En général, la conversation se développe plus quand on parle de cette expérience-là que quand on parle de produits financiers, ce qui était une de nos expériences également professionnelles. Et c’est finalement l’ensemble de ces expériences qui a donné naissance à « Funds For Good », à savoir qu’il y a le pourquoi, et il y a le comment.

[00:04:26] Michel Godart: Il y a la légitimité de l’expertise parce que l’Académie a apporté ça, et puis il y a votre vécu, vos valeurs et ce qui vous anime aussi, qui se mélange qui fait la magie en fait, c’est le liant.

[00:04:34] Nicolas Crochet: C’est tout à fait ça.

Fonctionnement concret pour les entrepreneur·es accompagné·es

[00:04:35] Michel Godart: J’ai bien compris, et ça me parle beaucoup ce que vous êtes en train de dire. Comment ça se passe au quotidien? Pour les gens qui vous contactent. Qu’est-ce qui se passe? Moi, j’ai un projet, j’ai des idées et je viens vous voir!

[00:04:44] Patrick Somerhausen: Il y a plusieurs options. En général, et c’était le cas certainement au début, c’est nos partenaires, puisqu’on est en fait très collaboratif dans notre ASBL (Michel Godart: D’accord) ça c’est un trait particulier.

[00:04:52] Michel Godart: C’est une communauté en fait.

[00:04:53] Patrick Somerhausen: C’est une communauté. Et donc quand on a commencé à travailler, et à aider les entrepreneurs, la première chose qu’on a fait c’est rencontrer l’écosystème et en particulier ce qu’on appelle la microfinance. Donc il y a un acteur en Belgique qui s’appelle « Microstart », qui octroie des microcrédits à des entrepreneurs qui veulent se lancer et qui n’ont pas accès au crédit bancaire. Et en fait, ce qu’on a décidé avec « Microstart », c’était de lancer ce qu’on appelle le prêt d’honneur, en fait un prêt de quasi-fonds propres. On a été remplir un besoin insatisfait sur le marché belge. Ça consiste en quoi? Ben ce sont des prêts à taux zéro, ce qu’on appelle subordonnés, on les rembourse que quand on a remboursé tout le reste, si on les rembourse. Et il n’y a pas de garanties qui sont prises. Pour autant les entrepreneurs remboursent très bien, on le voit, c’est juste une question de confiance (Michel Godart: Ah ouais!), le système ne fait pas confiance.

Le prêt d’honneur et la logique de confiance

[00:05:30] Michel Godart: Ici il y a une touche qui vous distingue fortement des autres!

[00:05:32] Patrick Somerhausen: Oui, et on vient vraiment… C’est ce bloc qui manquait peut-être de fonds propres ou quasi fonds propres pour ces entrepreneurs, et donc ça vient en complément du microcrédit. Et le travail que font les acteurs du microcrédit, comme « Microstart », mais il y a également « Crédal » qui est actif sur ce secteur (Michel Godart: J’avais parlé de Créal, je les ai déjà reçu au micro aussi, ouais), absolument, qui est un partenaire de longue date et qui font un travail formidable sur le terrain (Michel Godart: Exact). Il y a également Brusoc à Bruxelles qui dépend (Michel Godart: Exact) de « Finance Invest Brussels », qui fait aussi un super travail. Et puis « Hefboom » également en Flandre (Michel Godart: Oui), et donc nous, en fait, on vient aider et supporter cet écosystème-là. Alors du coup, ben pour répondre à ta question que je n’ai pas répondue, beaucoup de dossiers ne sont venus par nos partenaires au début, et c’est très bien. Et puis, eh bien au fur et à mesure du temps on commence à être un peu connu, donc on a aussi des demandes en direct. On essaye pour autant de ne pas faire ce fameux prêt d’honneur en direct, pourquoi? Parce qu’on ne veut pas faire concurrence à ceux que je viens de citer, on veut être en collaboration avec eux, on veut soutenir tout cet écosystème-là.

Choix stratégique de la coopération plutôt que la concurrence

[00:06:16] Michel Godart: Ce positionnement a posé des questionnements?

[00:06:17] Patrick Somerhausen: En tout cas nous on s’est très rapidement mis dans cette posture-là, c’est de dire : « Il est hors de question qu’on devienne un concurrent de gens qui font un super travail sur le terrain ». Si on nuit à leur démarche, en fait on détruit (Michel Godart: On est contradictoire sur ses valeurs) en fait l’écosystème, voilà. Nous on veut intervenir là où on est utile, mais si à un moment il n’y a plus d’utilité là où il y a quelqu’un d’autre qui le fait mieux que nous, ben on va aller faire autre chose. N’oublions pas que notre asbl elle est là pour générer de l’impact sociétal. Autant que notre énergie, c’est peut-être notre côté un peu économique traditionnel, c’est-à-dire on est dans une certaine forme, je n’aime pas ce terme-là mais, c’est d’efficacité dans l’action en tous cas. En tous cas, on veut que ce qu’on fasse fonctionne.

Rôle de l’épargne et responsabilité des acteur·rices financier·es

[00:06:46] Nicolas Crochet: L’asbl est financée par l’entreprise commerciale. Et au niveau de l’entreprise commerciale, il y a aussi des personnes qui sont intéressées. Pourquoi? C’est à dire que : Quelle est l’activité de l’entreprise commerciale? C’est quelque chose d’assez simple, c’est là où on s’était développé une expérience professionnelle, nous développons et nous distribuons des fonds d’investissement. C’est finalement ce dans quoi, tout un chacun qui a de la chance de pouvoir collecter une petite épargne, a la possibilité de l’investir pour la faire fructifier.

[00:07:09] Michel Godart: Mais c’est super important parce qu’il y a trop de gens qui oublient que leur épargne, elle a un impact énorme.

[00:07:13] Nicolas Crochet: Et ben c’est exactement ça.

[00:07:14] Michel Godart: Parce que si on fait quelque chose de mal avec votre argent… Pour vous il dort sur un compte et soi-disant il grandit, quand il grandit un peu (Nicolas Crochet: Ouais), et on peut dire qu’on est un peu pessimiste là sur le coup en Belgique (Nicolas Crochet: Mm), mais ce que les gens ne voient pas c’est justement ce qui est fait derrière avec leur argent.

[00:07:27] Nicolas Crochet: Tu as tout à fait raison. Et au niveau de ce système, de la manière de faire fructifier l’épargne, c’est assez opaque (Michel Godart: Oui). C’est assez difficile à comprendre ce secteur, il y a eu beaucoup d’exagération aussi hein!

[00:07:37] Michel Godart: Il y a un acteur qui est « NewB » qui essaie de donner de la transparence aussi sur ça (Nicolas Crochet: Absolument). Vous travaillez aussi avec eux?

[00:07:41] Nicolas Crochet: On a des partenariats avec, aujourd’hui ce qu’est devenu « NewB », avec la banque « Vdk » qui est super partenaire de « Funds For Good » déjà depuis de nombreuses années.

[00:07:49] Michel Godart: J’ai bien fait d’en parler alors!

[00:07:50] Nicolas Crochet: ce qu’on a mis en place à travers ce qu’on propose chez « Funds For Good » est quelque chose d’assez simple. Les produits financiers qui sont distribués au grand public, en réalité, sont gérés en contrepartie de frais de gestion, c’est normal, le travail doit être rémunéré. Et nous, c’est là-dedans de nouveau que nous nous insérons, on ne cherche à faire concurrence à personne, on cherche à faire en sorte que tout le monde puisse s’y retrouver dans le secteur afin de donner l’envie au secteur, à savoir les acteurs, les distributeurs de produits financiers, qu’il s’agisse de banques comme « Vdk » et d’autres partenaires ou bien des compagnies d’assurance, il faut qu’ils aient envie, qu’ils trouvent un intérêt à pouvoir proposer les produits de « Funds For Good ». Donc, nous sommes un acteur dans le secteur financier, et, ce que nous avons décidé de faire, en tant qu’acteur, c’est de nous séparer d’une grosse partie de nos propres revenus en tant qu’acteur. Donc ce qui est très important à comprendre, c’est que pour tout investisseur, tout épargnant qui investirait dans des produits de « Funds For Good », il n’a pas le moindre désavantage au niveau financier d’investir dans les produits « Funds For Good » que dans ceux du voisin. Ça lui coûte la même chose, ça lui rapporte la même chose, à produit financier égal. C’est simplement nous, en tant qu’acteur du secteur, qui avons pris la décision de gagner moins en nous séparant d’une partie substantielle de nos revenus. J’anticipe la question en tant qu’entreprise (Michel Godart: Il commence à me connaître) commerciale, la décision que nous avons prise c’est de faire don de la moitié de nos propres profits avec un minimum de 10 % de notre chiffre d’affaires, ce qui est conséquent.

Engagement statutaire et audit indépendant

[00:09:07] Michel Godart: C’est un courage énorme.

[00:09:08] Nicolas Crochet: C’est un engagement en tout cas, que nous tenons depuis 2011 en fait, depuis l’année où on s’est lancé.

[00:09:11] Michel Godart: Là tu anticipes ma question sur la gouvernance et ce qui te rend fier en termes de gouvernance.

[00:09:15] Nicolas Crochet: On a vraiment décidé d’inscrire ça dans nos statuts, on s’est engagé depuis qu’on s’est lancé en 2011 de faire auditer ce processus chaque année, par un organisme indépendant qui s’appelle « Forum Ethibel » qui est bien connu ici en Belgique, et qui effectivement est venu nous auditer chaque année depuis lors pour bien prouver que nous faisons ce que nous disons. Pour terminer en fait la question précédente, tu avais posé la question à Patrick de « Tiens, comment on fait pour obtenir un financement? » (Michel Godart: C’est ça). Ben il y a l’autre côté, ce sont tous les autres citoyens, qui travaillent ou qui ne travaillent pas mais qui ont de l’épargne et qui désirent l’investir, il y a beaucoup de gens qui se posent ces questions de se dire « Et comment est-ce que je pourrais rendre mon épargne utile? »

[00:09:49] Michel Godart: Utile et plus responsable!

[00:09:50] Nicolas Crochet: Et c’est vraiment là que nous nous inscrivons. Et comme, au même titre qu’on disait tout à l’heure « Ben voilà dans un dîner, quand on parle de nos activités, etc ». Et bien nous, ici, on met en place des produits financiers qui parlent et qui permettent d’agir. Et nous invitons évidemment tous ces citoyens et épargnants à se joindre, par exemple en tant que bénévole, dans notre ASBL, donc on crée le lien avec l’écosystème.

Entreprendre autrement : vision et philosophie

[00:10:08] Michel Godart: Entreprendre autrement, tu en as parlé? On a bien compris comment tu le fais, mais ça signifie quoi pour chacun de vous, entreprendre autrement?

[00:10:14] Patrick Somerhausen: Entreprendre autrement, ici, la philosophie était vraiment de challenger un peu le système économique et le système capitaliste actuel. On se retrouve dans un monde où finalement la seule boussole, c’est le profit, c’est l’argent. Et on a un petit peu oublié que ce qui était central, c’était plutôt l’humain. Et donc philosophiquement, qu’est-ce qu’on essaye de développer ici et de démontrer? C’est qu’une entreprise qui se sépare d’une partie de la valeur financière qu’elle crée pour elle-même et pour ses actionnaires, et bien elle peut survivre, elle peut grandir (Michel Godart: Ben évidemment), voire peut être même se développer mieux qu’une autre, parce que (Michel Godart: Et prospérer) elle va attirer des talents, parce que elle va attirer des clients, parce qu’elle va créer des partenariats. Et c’est en fait, c’est complètement un petit peu changer la philosophie du capitalisme, j’utilise ce mot-là mais, de le faire évoluer. On est dans un modèle qui doit un peu se réinventer. Ici, on utilise un modèle qui est aussi proche de, je ne sais pas si tu as entendu parler du steward ownership? Ce sont des modèles où en fait, finalement, le profit est un moyen de réaliser quelque chose plutôt qu’une fin en soi. Et si à la fin on a réussi à démontrer que, en ayant ce sens-là, on a réussi à se développer… Et bien on espère aussi que ça va en (Michel Godart: En motiver d’autres) inspirer d’autres en fait, clairement. D’ailleurs maintenant on a une approche un peu particulière, c’est qu’on cherche à être copié, on cherche à être un peu open-source.

Gouvernance, bénévoles et communauté

[00:11:14] Michel Godart: C’est joli.

[00:11:15] Patrick Somerhausen: En tout cas, Ce serait chouette que d’autres secteurs, par exemple nous copient ou que d’autres entreprises nous approchent en disant « Tiens, comment est-ce qu’on pourrait le faire? ». Ben on va accompagner ça, évidemment. Et d’ailleurs notre a.s.b.l, on veut qu’elle soit un peu plus open source, donc on veut permettre, à peut-être certaines entreprises d’utiliser leurs profits au travers de notre outil pour faire elle-même un impact sociétal et puis mettre un petit peu le pied là-dedans, et puis y prendre goût, etc. Donc ce serait ça, ce serait super d’être copié en fait.

[00:11:34] Michel Godart: Et pour toi, entreprendre autrement ?

[00:11:35] Nicolas Crochet: C’est une vraie réalisation personnelle ce qu’on est occupé à faire, avec « Funds For Good ». C’est que je m’épanouis, à travers mon entreprise, au même rythme que d’autres personnes que je ne connaissais pas, qui peuvent se joindre à nous. Je crois qu’il y a beaucoup d’altruisme dans ce qu’on fait.

[00:11:48] Michel Godart: C’est votre point commun ?

[00:11:49] Nicolas Crochet: C’est le point commun, et c’est un vrai plaisir de pouvoir voir, d’une part une équipe qui se constitue, qui devient une deuxième famille, avec effectivement des talents qui s’adresse à nous spontanément, des gens qui sont beaucoup plus intelligents que nous, qui viennent et qui nous demandent de travailler avec nous. Déjà c’est (Michel Godart: C’est un compliment), c’est un énorme compliment et donc… Et c’est tellement difficile, en tant que petite entreprise, de fédérer les talents mais de devoir en refuser parce qu’on n’a pas les moyens de pouvoir accueillir tout le monde, ça c’est une chose. C’est également de pouvoir voir, et c’est là que bon, on est, bien entendu, rempli d’espoir quand on voit les candidats entrepreneurs qu’on a eu la possibilité de financer, les partenaires dans le secteur de la microfinance avec lesquels on travaille au quotidien, les bénévoles (Patrick Somerhausen: Les bénévoles), toute cette communauté qui s’est jointe à nous, spontanément. Qui vient au quotidien, qui vient nous aider dans la sélection de projets, dans l’accompagnement d’entrepreneurs, dans le conseil, ne fut-ce que pour nous deux, des bénévoles qui viennent nous aider parce : que ben oui, on se fait coacher en tant qu’entrepreneur, on a tellement de choses à apprendre, et on commet tellement d’erreurs, ben c’est chouette de pouvoir réfléchir encore avec d’autres. Et également, je tiens à le dire, un secteur financier qui souvent est décrié, mais qui est en fait constitué de milliers d’individualités qui ont également envie de rajouter du sens à leur métier. Et sans eux, ben on n’en serait pas là aujourd’hui.

[00:12:59] Michel Godart: Ce n’est pas vraiment l’argent le problème, c’est ce que l’humain en fait, et comment il le fait.

[00:13:02] Nicolas Crochet: Absolument.

[00:13:02] Michel Godart: Voilà, c’est ça le vrai problème (Nicolas Crochet: Oui). C’est des choix de vie en fait, c’est des choix, c’est des décisions qu’on prend.

[00:13:06] Patrick Somerhausen: J’aime beaucoup ce qu’a dit Nico. Et pour moi c’est vraiment quelque chose de fondamental dans notre approche, c’est qu’on prend les gens avec nous, on est englobant (Michel Godart: Ouais), on ne juge pas. Alors, il faut évidemment certains acteurs qui vont dénoncer des malversations, etc. donc rien contre ça. Mais notre point de départ et notre posture, c’est d’embarquer tout le monde avec nous parce qu’on est sûr qu’en fait, finalement, là je parle personnellement, mais que l’humain est bon en fait (Michel Godart: Bien sûr, bien sûr), mais juste il faut lui donner goût, au fait de faire des choses positives, ça déclenche quelque chose. Et je fais juste un lien avec une rencontre que Nico et moi avons fait il y a quelques années, d’un monsieur que certains peut-être des auditeurs reconnaitront qui est Satish Kumar, qui est un peu un sage pour nous, en tous cas quelqu’un qui a une vraie sagesse. Et en fait, il nous a inspiré des livres qu’on a pu lire de lui, ou quand on l’a écouté parler, ou les discussions qu’on a avec lui. Et on a fait un livre qu’on a distribué à notre écosystème, qui raconte six parcours de vie d’entrepreneurs formidables que nous avons eu la chance d’accompagner. Et ça s’appelle Business with Love. On ose mettre ce mot dessus parce que fondamentalement, on est tous drivée par l’amour. Alors c’est pas l’amour physique, mais c’est l’amitié, c’est les relations. Je veux dire, Nico a cité tous les gens qu’on a autour de nous, nous on a un job où on fédère plein de gens autour de quelque chose de positif. Mais c’est extraordinaire en termes d’énergie, et ces bénévoles qui sont à nos côtés, on a 200 bénévoles, ils sont incroyables quoi! Ils investissent du temps, et les entrepreneurs qu’on rencontre sont incroyables. En fait, nous, notre métier, c’est de rencontrer des gens incroyables, et de les aider, voilà, on ne peut pas rêver mieux quoi hein?

B-Corp, gouvernance élargie et inclusion

[00:14:19] Michel Godart: Qu’est-ce qui vous rend fier en termes de gouvernance? On a déjà eu quelques éléments de réponse avec toi, Nicolas. Et puis je vais demander aussi à Patrick.

[00:14:24] Patrick Somerhausen: On est devenu « b-corp », on a fait quand même ce travail aussi, qui nous a aidé à formaliser quand même toute une série d’engagements qu’on prenait. Donc ça, ça a été un travail intéressant et c’est vrai qu’on peut recommander à pas mal d’entreprises de le faire, ça fait avancer, donc c’est quand même déjà assez intéressant. Et maintenant, dans notre gouvernance interne, il y a une chose qu’on a mis en place et qu’on est en train de mettre en place en fait récemment, c’est de faire participer notre écosystème à nos décisions de gouvernance. Donc, c’est assez nouveau, on aurait peut-être déjà dû le faire plus tôt, mais voilà, c’est comme ça. Donc dans le cadre de notre asbl, cette année on fait toute une série de réunions un petit peu comme un board, comme un conseil d’administration. Et on invite des entrepreneurs ou des entrepreneuses, on invite des coachs, enfin des bénévoles, et on les intègre dans les discussions. C’est pour nous quelque chose de très important, de nouveau, d’être englobant et de comprendre les points de vue de chacun. Parce qu’on n’a pas, nous, la capacité de prendre forcément les bonnes décisions, on n’est pas à leur place, quoi. Donc ça, pour moi, la gouvernance joue un rôle très important, c’est que les bénéficiaires, les écosystèmes qui travaillent avec nous là-dessus

[00:15:11] Nicolas Crochet: Ce que je voudrais rajouter, c’est qu’il y a la gouvernance dans son ensemble, il y a aussi, à un niveau un petit peu plus micro, ben c’est que « Funds For Good », en fait on l’a démarré à trois, avec un ex-associé qui s’appelle Marc Verhaegen, avec qui on a fait un bon bout de chemin et qui, pour de bonnes raisons, a décidé de suivre une autre route. Mais toujours est-il que c’était assez facile au début, on n’était que trois pour prendre toutes les décisions. Et puis l’équipe a grandi et il a fallu apprendre à gérer ça aussi. En tout cas pour moi, parce que c’était ma première aventure entrepreneuriale. Et on essaye vraiment de faire au mieux pour avoir une gouvernance partagée de l’entreprise, de pouvoir impliquer chacun dans le processus de décision, et que justement, qu’on soit une entreprise avec le moins de hiérarchie possible et où chacun a la possibilité de s’exprimer, de pouvoir faire évoluer l’entreprise, donc de donner son opinion. Ce qui ajoute énormément de richesse dans les débats et sur l’évolution de l’entreprise. En fait, je trouve ça fondamental et c’est aussi un vrai bien être au niveau de l’âge, on va dire, qu’il y a à peu près un gap d’environ 25 ans entre les plus âgés, nous, et les plus jeunes dans l’équipe. Et je pense que tout le monde s’exprime au même niveau, j’ai cette impression en tout cas, il n’y a pas de retenues…

[00:16:12] Michel Godart: C’est plutôt une fierté, le côté leadership et inclusion de chaque personne (Patrick Somerhausen: Oui) qui s’applique dans le processus (Nicolas Crochet: Oui vraiment) de réflexion et de décision.

Ouverture du capital et partage de l’ownership

[00:16:19] Nicolas Crochet: Et on peut toujours faire mieux.

[00:16:20] Patrick Somerhausen: Ouais. Une chose importante c’est qu’on a aussi décidé d’ouvrir le capital à l’équipe. Donc le but quand même, c’est que, si possible, ceux qui veulent.

[00:16:25] Michel Godart: C’est une tendance qui naît ça hein?

[00:16:26] Patrick Somerhausen: Oui, mais c’est important parce que si on veut finalement qu’il y ait de l’ownership dans l’équipe et que ce soit leur projet, ce qui est le cas hein, ben c’est logique aussi qu’ils deviennent actionnaires avec nous.

Leviers politiques pour généraliser ces modèles

[00:16:33] Michel Godart: Qu’est-ce que vous pensez qu’il serait bon de faire au niveau du politique, pour que ce que vous faites, vous, en fait, ne soit pas une exception ? Mais que ce soit limite la règle, la normalité ?

[00:16:40] Nicolas Crochet: Deux aspects. Le politique devrait obliger, les distributeurs de produits ou services divers, d’inclure dans le bouquet de l’offre des produits ou services provenant d’éco entreprises. Dans notre cas par exemple…

[00:16:52] Michel Godart: On comprend bien, ouais.

[00:16:53] Nicolas Crochet: Dans le cadre de fonds de pension extra-légaux qui sont mis à la disposition de dizaines de milliers de travailleurs en Belgique, et bien il devrait obligatoirement s’y trouver des fonds générant un impact social concret.

[00:17:04] Michel Godart: J’adore cette idée. Et toi, la deuxième chose ?

[00:17:06] Patrick Somerhausen: Je crois qu’il y a des bonnes pratiques à prendre chez nos voisins, notamment en France. Par exemple la France a fait tout un travail de définition en fait de ce qu’est l’économie sociale et solidaire. Et en fait, quand on nomme les choses, quand on les définit, ça permet de pouvoir les supporter et les aider. Et donc les intégrer effectivement, comme dit Nico, dans des appels à projets ou quand on fait appel à des fournisseurs, ben que ce soit un maximum d’écopreneur. Et donc pour ça le travail que fait Kaya est formidable, et on est vraiment fier d’être à leurs côtés. Et puis il y a des choses qui vont aussi toucher peut-être un peu plus à notre métier, notre métier au niveau de l’invest, ben en France il y a des incitants, on va die fiscaux, qui incitent finalement, et qui donnent accès, à un public large, à des produits d’investissement qui vont avoir un impact social, sociétal concret. Alors pas forcément que chez nous, il y a plein de solutions qui existent. Donc ça, c’est assez intéressant. L’état belge avait commencé, au travers de la SFPI qui est donc le bras Investissement Fédéral, mettre en place en fait des investissements d’impact, ce qui est super, il y a eu une très, très belle dynamique avec des gens qui ont vraiment mis beaucoup d’énergie là. Ils ont aussi également contribué à lancer « Impact Finance Belgium », qui est un groupement pour essayer d’inciter les institutionnels, les acteurs de la finance, à aller vers de l’impact. Donc tout ça c’est des initiatives qui sont très, très bonnes. Et alors moi, j’aurais un appel, on sait qu’on est dans une période assez anxiogène où on parle finalement beaucoup plus aujourd’hui d’investir dans l’armement que d’investir dans l’impact, même si on comprend qu’il y ait une pression pour qu’il y ait une partie d’investissement qui soit fait dans la défense, ne pas faire des coups de volant trop importants et ne pas délaisser en fait ce qui a été construit de très, très beau sur l’impact, parce qu’on en a besoin, ça aussi c’est une certitude. Si on regarde sur du plus long terme, c’est bien ça dont on a le plus besoin selon nous. Ça, ce serait l’appel, c’est de dire « Attention hein? Déshabillez pas l’un pour habiller l’autre parce que… »

Apport et sens de l’appartenance à Kaya

[00:18:33] Michel Godart: T’as répondu déjà un peu aussi à la question de qu’est-ce que ça fait d’être membre de Kaya? Tu as aussi parlé de communauté, je crois que le côté communautaire est hyper important. Pour toi, qu’est-ce que ça te fait d’être membre de Kaya? Qu’est-ce que tu vois comme valeur ajoutée ?

[00:18:41] Nicolas Crochet: Je suis tout à fait aligné à ce que Patrick vient d’expliquer. Et quand on a parlé d’écosystème tout à l’heure, on a tous des projets différents, mais on se meut tous par la même volonté, justement, d’améliorer la situation, de… C’est l’altruisme, c’est faire en sorte que, eh ben ensemble on puisse construire un monde dans lequel on se sente bien, on vive bien et dans lequel personne n’est laissé sur le bord de la route. Et le fait de rejoindre cette communauté ben nous rapproche un peu plus et donne encore un petit peu plus l’occasion de cocréer.

Question utopique et rêves d’avenir

[00:19:08] Michel Godart: On va être un peu utopiste… Vous auriez une baguette magique tous les deux? Vous en feriez quoi? En une phrase, chacun?

[00:19:12] Nicolas Crochet: Et bien que toute personne qui dispose d’un projet entrepreneurial trouve facilement les moyens de le financer et de se lancer.

[00:19:18] Michel Godart: C’est un rêve qui me plaît. Patrick ?

[00:19:20] Patrick Somerhausen: Tout à fait d’accord avec le premier rêve. Ce qui serait vachement intéressant, pour en revenir aux aspects philosophiques, c’est que, en fait on change la métrique, que l’amour remplace l’envie simplement du profit, voilà.

[00:19:28] Michel Godart: Super! Je crois que ça sera un très joli mot de conclusion. Je rappelle aux auditeurs et aux auditrices qu’elles et qu’ils peuvent vous faire un message vocal sur ce podcast, avec un lien qui sera dans le texte descriptif. Rappelle moi le lien des sites web ?

Conclusion et invitation à interagir

[00:19:39] Nicolas Crochet: Tout est sur un site web W.W.W. point Funds For Good point eu, donc funds c’est F.U.N.D.S.F.O.R.G.O.O.D.

[00:19:49] Michel Godart: Laissez-leur un message, une question, un commentaire, un encouragement, une gratitude, et puis on la partagera avec beaucoup de joie et on se retrouve pour de prochaines aventures écopreneur, écopreneure, à bientôt.

[00:19:58] Nicolas Crochet: Merci.

[00:19:58] Patrick Somerhausen: Merci.

[00:19:59] Nicolas Crochet: Merci!

[00:19:59] Michel Godart: Vous avez écouté un épisode podcast « Kaya », « Parole d’écopreneur », des parcours inspirants de celles et ceux qui entreprennent autrement. Un podcast « Kaya », avec le soutien de la « Loterie Nationale ».

Tous nos podcast de Midoricast

Play

#PodiBUZ, la marque éditoriale de The Podcast Factory Org ASBL-VZW.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.