Les Ptits dons de Pétillons ASBL : Johann Vanherweghem

Les Ptits dons de Pétillons asbl – Johann Vanherweghem. Midoricast : Podcast #144.
Voici Johann qui nous parle de sa donnerie « Les p’tits Dons de Pétillons ASBL« .
L’association propose des boites à dons, de la solidarité, du partage à Durbuy et dans sa région.
Envie de laisser un message vocal à Johann ? Un encouragement, une gratitude, une question? C’est ici : on transmettra vos messages (mentionnez juste bien dès le début que ce message est pour lui).
Nous étions ces 8 & 9 octobre 2022 au salon Hope à l’Arsenal de Namur et, en partenariat, nous vous présentons leurs exposants de ce week-end. Rencontres formidables où ces passionnés nous racontent en quelques minutes leurs projets de coeur.
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Séquençage du podcast Les Ptits dons de Pétillons asbl:
- 00:14 Introduction
- 00:35 Johann, quelle association représentez-vous ?
- 00:45 Pourquoi vous avez créé cette association et quel est le but ?
- 01:32 Que faites-vous concrètement dans la vie de tous les jours ?
- 02:25 Constatez-vous aussi, avec la crise, une diminution des dons ?
- 03:56 Vous proposez une offre plus large : vous pouvez détailler ?
- 06:15 Pourquoi le nom pétillions ?
- 06:38 Encore un dernier petit message à nos auditeurs ?
- 07:12 Clôture
Le transcript du podcast :
00:00 Michel : Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL The Podcast Factory Org avec le sponsor des transforma bxl innovation playground
00:09 Jingle intro: Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».
00:14 Michel : Bienvenue pour le salon Hope à Namur, un week-end dédié aux actions positives, aux associations, aux exposants qui sont ici présents dans ce salon avec un impact positif pour la société. Alors il y a plusieurs thèmes qui sont regroupés et j’ai mon premier exposant devant moi à mon micro. Et devant moi j’ai un monsieur très souriant à qui je vais d’abord demander son prénom, qui êtes-vous ?
00:34 Johann Vanherweghem : Johann
00:35 Michel : Johann. Et vous représentez Johann, quelle association, quelle activité ?
00:39 Johann Vanherweghem : Les Ptits dons de Pétillons, une ASBL de Durbuy et de sa région, le nord de la province du Luxembourg.
00:45 Michel : Pourquoi vous avez créé cette association et quel est le but ?
00:47 Johann Vanherweghem : Ben cette association est née maintenant il y a plus d’une dizaine d’années. Du rêve de 5, 6 personnes, citoyennes, qui voulaient voir le monde autrement, qui voulaient allier l’écologie et la solidarité (Michel : Waouh). Qui voulaient lutter contre les déchets, aider grâce à ces déchets des personnes plus précarisées, faire rencontrer des personnes. Et à partir de là est né un collectif citoyen qui est organisait d’abord des foires, en public, au milieu d’une place que nous avions rebaptisée à l’époque « place citoyenne ». Et maintenant bon s’est un petit peu structuré en ASBL et on a plusieurs branches d’activités mais toujours 100% bénévole.
01:32 Michel : Alors ces activités ont peu à peu énuméré de quoi il s’agit, un peu illustrer aux citoyens ce que vous faites concrètement dans la vie de tous les jours ?
01:37 Johann Vanherweghem : Ah ben je vais commencer par la plus visible, celle que tout le monde connaît, qui est la boîte à dons (Michel : D’accord, donc ce sont des dons) La boîte à dons c’est des dons, voilà. La boîte à dons qui à l’origine était une simple armoire mise sur le côté, contre un mur, sur la place citoyenne.
01:50 Michel : Ca commence à exister partout, il y a des villes qui font ça (Johann Vanherweghem : Oui), voilà.
01:53 Johann Vanherweghem : Maintenant nous occupons carrément toute l’ancienne piscine de Barvaux-sur-Ourthe. Vous voyez la superficie d’une piscine ? (Michel : Oui) Avec des vêtements, avec des objets de déco, avec de l’électro avec… Tout vient à 100% de dons de diverses personnes, des personnes qui viennent faire un échange. Mais aussi par exemple l’autre jour, on a eu un curateur. Malheureusement une faillite de magasins, et il est arrivé « Ben tout ce qui reste, je viens vous l’amener’, ben on a dit oui. Et tu es reparti déjà.
02:25 Michel : On constate aussi ce qui se passe dans la société actuelle, la crise qui s’installe tant sur les prix de l’énergie que la crise financière en générale, les citoyens s’appauvrissent, c’est évident. Moi j’ai été témoin d’une chose, c’est qu’il y a sur les réseaux sociaux aussi beaucoup de gens qui faisaient des dons spontanés, par les réseaux sociaux, pas forcément par votre ASBL mais j’imagine qu’il y en a aussi qui le faisait comme ça (Johann Vanherweghem : Oui). Et puis plus on avance dans la crise, plus ces dons commencent à disparaître ou à être plus rare. Est-ce que vous avez le sentiment vous aussi de faire ce constat de « moins de dons » pour l’instant ?
02:52 Johann Vanherweghem : On le constate dans certaines choses, c’est à dire les vêtements, là, il y en a toujours autant. Tout ce qui est déco, tout ce qui est livres, là il y en a toujours autant et je dirais presque de plus en plus. Malheureusement, des personnes qui doivent déménager ou autres et qui (Michel : Et se débarrasser d’affaires, oui) doivent gagner de la place, voilà. A ce niveau-là ça va, maintenant ce qu’on a de plus en plus dur, et je crois que c’est le cas pour beaucoup d’ASBL, c’est tout ce qui est nourriture. (Michel : Oui, voilà) Étant donné que les grandes surfaces, les grandes chaînes, signent des contrats d’exclusivité. D’autres grandes chaînes signent contrat avec des grosses associations et tout ce qui est plus local, tout ce qui n’est pas affilié à une grosse association : « Bah désolé, on s’en passe », c’est comme ça que ça se passe. Voir créent eux-mêmes leur association, enfin pseudo association, pour donner à leurs pauvres, à leur bénéficiaires…
03:45 Michel : La problématique, si je comprends bien, chez vous c’est entre l’offre et la demande : il y a une grosse demande et l’offre est en train de diminuer un petit peu ?
03:51 Johann Vanherweghem : Ah en tout cas en ce qui concerne partie de nourriture, partie fraîche (Michel : Oui), de plus en plus.
03:56 Michel : Alors ça c’était une activité, mais vous avez dit, vous m’avez dit tantôt à votre stand, vous faites plusieurs choses. Alors on va aussi parler des autres choses ! (Johann Vanherweghem : Voilà)
04:03 Johann Vanherweghem : En gros, donc dans ce qu’on fait, c’est qu’on s’est aperçu petit à petit qu’on était un endroit de rencontre, chez nous on ose pousser la porte. On ne fait pas peur comme les institutions. Je suis désolé, ils font du bon boulot mais CPAS ça fait un peu peur. Au secours il y a un dossier, il y a un AS – NDLR : Un assistant social – (Michel : Il y a le côté honte et cetera) voilà (Michel : Qui peut s’installer pour certains, oui) je ne vasi pas y aller. Ben nous il y a des personnes, de plus en plus, qui ont froid… Ben ils viennent se réchauffer, ils viennent boire un petit café, ils viennent papoter, ils viennent donner un petit coup de pouce, c’est très pratique parce que ça permet de faire des choses que nous n’avons pas assez de bénévoles pour faire en tant que tel. (Michel : Waouh, ouais) donc heu… C’est de là qu’on s’occupe maintenant du Repair-café (Michel : Ah oui, je connais. Ben il y en a partout des Repair-café hein ?), voilà. Donc toujours dans la même optique. On a notre bonne vieille camionnette « La pétille », Les Ptits dons de Pétillons la camionnette c’est la « Pétille-mobile ». Qui permet (Michel : Ce n’est pas la Bat-mobile, c’est la Pétille-mobile), non, qui permet… Une vieille camionnette de 17 ans hein, m’enfin elle passe au contrôle technique j’y suis allé la semaine dernière, qui permet justement d’aller chercher, de livrer des dons. De livrer des colis alimentaires parce qu’il y a des associations, on s’entend très bien avec la Saint-Vincent-de-Paul, avec une partie du Resto-du-cœur ou autre… Mais problème c’est qu’ils attendent que les gens viennent chez eux ! Hors des personnes, surtout en région rurale, n’ont pas des moyens de transport nécessairement. Ou un accident de la vie, une jambe cassée hein, ça arrive à tout le monde, et ne savent pas venir et nous on va leur livrer les colis. Ce qui permet justement d’avoir toujours un lien avec eux en tant que tels. On a « Le cœur dans la boîte » qui permet justement aussi, surtout en période de fêtes, de fournir les boîtes avec des cadeaux, avec des petits mots (Michel : Oui) gentils (Michel : Whaouw) avec tout pour les diverses personnes en tant que telles. On a des groupes de paroles citoyennes, on est en train de mettre un club de lecture en place…
05:51 Michel : Mais c’est vaste, c’est énorme (Johann Vanherweghem : Ah oui) ce que vous faites !
05:53 Johann Vanherweghem : Mais ça vient réellement du raisonnement : mais finalement les gens viennent chez nous, il n’y a pas seulement des jeunes qui s’asseyent dans la partie où il y a des livres et ils commencent à lire. Et puis on a un grand qui va lire à un plus petit, ben pourquoi ne pas essayer d’en profiter ? Là aussi on n’est pas la bibliothèque donc la porte est plus facilement ouverte que pour certaines personnes. À tort hein, mais ça fait peur une bibliothèque !
06:15 Michel : Une dernière question : pourquoi ce nom pétillions ? Parce que moi j’ai l’impression d’entendre ici un cœur qui explose, qui pétille. Est-ce que les cœurs pétillent ? Je n’en ai pas la notion…
06:23 Johann Vanherweghem : Ça vient tout à fait de ça. Ça vient ben lorsqu’on a créé, sur la place, c’était l’opération Pétillon. Qui venait de pétiller parce que on va aller pétiller pour un futur meilleur (Michel : Et donner de la joie), pour une ville meilleure donner de la joie et c’est de là que c’est venu : Les Ptits dons de Pétillons !
06:38 Michel : C’est incroyable, c’est : vous avez inventé le cœur qui pétille ! Ce sera le mot de la fin et la conclusion. Encore un dernier petit message à nos auditeurs ? Vous auriez envie de leur dire quoi ?
06:45 Johann Vanherweghem : Ah ben on a envie qu’on fasse des enfants, on a envie que des associations comme nous il y en ait un petit peu partout ! Parce que c’est réellement local, ça touche, enfin local : ça touche réellement des gens proches et une porte ouverte. Et ça répond à beaucoup de besoins, petitement, mais en tout cas (Michel : Certainement) rapidement. L’avantage chez nous, c’est qu’on ne demande aucun papier, on vient, la porte est ouverte, on ne doit pas venir (Michel : Se justifier) envoyé par quelqu’un.
07:12 Michel : On ne doit pas se justifier, c’est ça que vous voulez dire ? (Johann Vanherweghem : C’est ça). Johann, merci de m’avoir fait confiance. Merci de m’avoir octroyé ces quelques 10 min presque. Et puis n’hésitez pas à revenir encore au micro si vous avez encore des messages à faire passer, vous êtes ici dans le salon Hope tout le week-end (Johann Vanherweghem : Oui), on va essayer de mettre votre interview au plus vite en ligne que d’autres aient l’occasion de vous rencontrer aussi, voilà, merci à vous (Johann Vanherweghem : Merci), à très bientôt !
07:32 Jingle outro: Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».
07:36 Michel : Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL The Podcast Factory Org avec le sponsor des transforma bxl innovation playground
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