Sebastien De Grauwe : HeronTrack

HeronTrack - Sebastien De Grauwe

Sebastien De Grauwe – HeronTrack, Plug & Play Trackers. Podcast #005 Le Podcast High Tech

À notre micro, pour cet épisode « Le Podcast High Tech » Belgique, nous recevions Sebastien De Grauwe fondateur et CEO de HeronTrack pour nous parler Tech et particulièrement d’IoT.

Écoutez ce podcast et abonnez-vous, merci !

Pour t’abonner, choisi ton App favorite via le bouton « See All » dans la liste proposée sur notre Linktree.

 
 

Si vous êtes sourds ou malentendants, nous commençons aussi, quand nous avons les ressources nécessaires, à retranscrire nos podcasts en textes. Vous retrouvez le texte en fin d’article.

On parle de plus en plus de IoT (l’Internet des objets) et plus encore au moment du déploiement de la 5G. Mais contrairement à ce qu’on peut imaginer, l’internet des objets n’est pas exclusivement lié à la 5G ou du moins il y a d’autres modes de connexions avant. On parle d’interactions de plusieurs technologies possibles et de plusieurs protocoles.

Dans ce podcast on présente notre invité puis on cadre le sujet, de quels objets parlons-nous ? Ensuite on se penche sur les aspects techniques et la transmission data avec bien entendu quelques arrêts sur ce qui nous tient à coeur : l’éthique et la Tech.

Nous documenterons aussi le podcast, dans son texte descriptif, avec des liens vers des sites qui vous en disent plus sur les technologies abordées.

Sebastien vise un public niche et place son expertise au service du secteur de la construction… Son ambition ? Grandir à l’international et démontrer ses talents, son expertise bien au-delà de nos frontières.

Vous lirez sur le site Internet d’HeronTrack ceci :

Imaginez un capteur efficace et discret, capable de géolocaliser vos outils de valeur, d’en assurer la sécurité et d’en planifier la maintenance… pour moins de €3 par mois.

HeronTrack propose une solution globale et un accompagnement personnalisé pour vous permettre de gérer à distance le matériel de vos chantiers internes et externes, et de réduire vos coûts. En deux temps, trois mouvements : ouvrez l’app, posez le tag, c’est parti !

HeronTrack s’est installé dans les locaux de Digital Station à Charleroi et nous tenons à remercier Bernard Hansen qui nous a permis de rencontrer Sebastien et de l’inviter à notre micro pour ce partage.

Vous venez envie de remercier Sebastien pour le temps qu’il vous accorde ici à expliquer ces technologies ?

Le meilleur moyen au regard de ce podcast est de partager, liker, commenter et pourquoi pas : nous laisser une question ou un commentaire sous forme de message vocal ? Pour ce faire suivez ce lien et retrouvez l’épisode sur notre hébergeur pour ce projet : VODIO (une solution gratuite d’hébergement de podcast proposée par l’association BadGeek).

Liens utiles et/ou jargons utilisé :

Ecoutez cet épisode via notre chaîne Youtube :

Note: dans le texte de description de l’épisode sur Vodio (un outil de BadGeek), vous avez aussi ces raccourcis du séquençage vers l’audio seulement (les liens ne vous conduisent alors pas sur Youtube pour écouter une partie spécifique).

Le séquençage de l’épisode sur le matériel :

  • 00:20 : Introduction, contexte de l’invitation et présentation de Sebastien
  • 01:48 : Qu’est-ce que tu entends par « télématique »
  • 02:12 : Qu’est-ce qu’on arrive à connecter comme objet ?
  • 03:35 : Quel est l’intérêt de connecter une foreuse, une perceuse, avec son smartphone ?
  • 04:06 : Jusqu’où est-ce qu’on peut aller ?
  • 05:20 : Déjà une touche éthique, un contrôle de ses employés ?
  • 06:12 : Présentation de HeronTrack
  • 06:43 : Quelle est l’expertise ?
  • 08:03 : Détecter par présence des objets via le smartphone de l’ouvrier
  • 08:44 : La taille des outils
  • 09:23 : Une batterie pour 10 ans ?
  • 09:48 : Un opérateur GSM dans la boucle ?
  • 10:03 : Pourquoi une connexion Bluetooth ?
  • 10:48 : Une antenne à placer sur le chantier ?
  • 11:29 : Le GSM va envoyer données vers qui et comment ?
  • 12:14 : Jusqu’où vous allez dans l’assistance de gestion ?
  • 13:13 : Le smartphone est en panne de batterie… que ce passe-t-il ?
  • 13:56 : connexion perdue : quels sont les moyens mis en place pour conserver les datas ?
  • 15:45 : Quels sont les retours de vos clients par rapport à l’usage ?
  • 16:44 : La gestion des mises à jour des OS sur smartphone : c’est compliqué ?
  • 17:57 : Comment est-ce qu’on gère la sécurité sur un OS moins regardant sur les App des développeurs ?
  • 19:06 : Gestion du droit à la vie privée
  • 20:32 : L’IMEI d’un GSM
  • 21:06 : Par rapport à la concurrence elle est acharnée dans ce secteur ? Elle est difficile à gérer ?
  • 22:42 : Adresse du site Internet
  • 22:51 : Clôture du podcast

La transcription de cet échange avec Sebastien De Grauwe :

Si tu apprécies notre démarche de transcrire les podcasts : parle de ce podcast à ton entourage

Nous pouvons allouer des ressources aux transcription grâce aux donations reçues vers notre association The Podcast Factory Org.

Le lien pour faire un don :Triodos — IBAN : BE73 5230 8097 4160 — BIC : TRIOBEBB

00:00 Michel : Ce projet podcast est une initiative de l’ASBL The Podcast Factory Org avec le sponsor de transforma bxl innovations playground et vous retrouvez tous les épisodes sur le site what’s your story.be

00:15 Jingle intro : recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements ), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory »

00:20 Michel : Bienvenue pour un nouvel épisode « le podcast high tech » – Belgique. Aujourd’hui, face à moi, je reçois Sebastien De Grauwe

00:26 Sebastien De Grauwe : Bonjour

00:27 Michel : Alors on va dire un petit mot de « comment ça se fait que tu te retrouves face à moi ? » : on a fait des podcasts dans un autre projet qui s’appelle « Work and Meet », où on présentait les espaces coworking qui s’associent pour un abonnement partagé entre eux. Et on a fait l’interview de Bernard Hansen, qui est à « Digital Station », tu as écouté l’interview et tu as dit « ouais, ça me plairait bien aussi de faire un podcast ». Sauf que moi, par rapport à ce que tu fais, je ne t’ai pas repris dans les thèmes RH et autres, on a plusieurs projets en cours, j’ai pensé que c’était vraiment très bien de t’inviter pour notre projet qu’on redémarre après une longue pause, puisqu’on a commencé le podcast high tech en 2007, on a fait quelques années de pause et on le reprend en 2022. Tu vas être l’un de mes premiers invités « Le Podcast High Tech » Belgique (Sebastien De Grauwe : Super) : cocorico, merci Sebastien. On va faire un petit mot de présentation sur qui tu es, sur ton parcours, que les gens sachent un peu qui ils ont au micro avec nous, qu’est-ce que tu as fait comme études ? C’est quoi ton rêve d’ado, à la limite, et puis on va passer directement dans le corps du sujet tech, la technologie les objets connectés. On va en parler aujourd’hui avec aussi une petite touche éthique à un moment donné, je ne veux pas tout dévoiler maintenant, je vais te laisser la parole pour te présenter en quelques mots d’abord.

01:22 Sebastien De Grauwe : Merci Michel et merci Bernard pour l’introduction. Je suis un papa passionné avec un petit garçon, une petite fille et une super maman. Mon background est plutôt vente, vente dans la télématique, j’ai fait 15 ans de Tracking « machine-to-machine » pour tracer les véhicules pour le secteur de la construction. Avec les études dans le commercial, économie, bon c’était un peu logique de rentrer dans l’IT, l’informatique et de cette façon-là je suis arrivé dans les objets connectés et de là, la création de HeronTrack, peut être un sujet aujourd’hui.

01:48 Michel : Et ce sera le sujet d‘aujourd’hui mais avant, comme c’est un sujet hightech certes mais on essaie de vulgariser l’informatique, on va peut-être reprendre la définition de qu’est-ce que tu entends par « télématique ». Les gens qui ne connaissent pas ce mot, si on leur explique en deux phrases ce que c’est ?

01:59 Sebastien De Grauwe : C’est prendre des données à distance qui sont liées typiquement à un petit boîtier avec des coordonnées GPS, des temps, avec une carte SIM dedans et qui communique. Donc typiquement on peut mettre ça dans un véhicule ou d’autres types d’engins pour savoir où ils se trouvent.

02:12 Michel : Alors moi je connaissais un peu parce que j’ai eu la chance de travailler dans les télécoms pendant 15 ans et j’ai d’ailleurs fait du support, à une époque, pour le « machine to machine ». C’était un opérateur où on parlait des frigos connectés par carte SIM pour donner une alarme : le frigo est tombé en panne, il faut réagir, et c’est logique en fait parce que dedans il y a plein de produits qui peuvent être des grosses pertes sèches pour l’entreprise. Mais depuis, ça a beaucoup évolué, on parle maintenant de l’arrivée de la 5G avec encore plus d’objets connectés. Où est-ce qu’on en est maintenant ? Alors, du frigo connecté aux camions, il y a des choses qui paraissent logiques pour monsieur et madame tout-le-monde… Qu’est-ce qui est un peu plus surprenant maintenant ? Qu’est-ce qu’on arrive à connecter comme objet ? On a vu les parkings aussi récemment avec des petites lampiottes qui s’allument quand la place est occupée… (Sebastien De Grauwe : Ouais) mais on n’est peut-être pas forcément connecté là encore, si ?

02:50 Sebastien De Grauwe : Ben c’est filaire encore. Quand on fait du INDOOR on peut faire avec du wifi comme vous avez à la maison (Michel : Voilà) et vous pouvez connecter facilement. Ou du type du Mesh, que le wifi se passe entre wifi. Mais donc typiquement ce qu’on remarque sur les années c’est que tout devient plus petit, les données on les mets aussi plus petit, et en même temps au niveau de la communication – et donc la bande passante – on essaie d’être aussi plus petit. Justement pour pouvoir connecter plus et typiquement, dans ce que nous on fait, on connecte des foreuses, des visseuses, et cetera. Donc avec une petite pastille, une pièce de 2€, qui permet donc de communiquer avec des smartphones par exemple, typiquement. Quand on prend le passé, il y a 10, 15 ans, on avait besoin d’une batterie externe, on avait besoin d’un module plus gros, un gros GPS et cetera et aujourd’hui on peut, avec une petite batterie CR32 – donc ce qu’on met dans les télécommandes, ben pouvoir connecter du petit matériel !

03:35 Michel : Quel est l’intérêt, vont me dire certains auditeurs, de connecter une foreuse, une perceuse, avec son smartphone ? Je fais l’idiot volontairement hein ? Je connais un peu la réponse mais… (Sebastien De Grauwe : Et tu as bien raison).

03:44 Sebastien De Grauwe : L’intérêt dans ce que nous on fait, on est très axé sur un secteur qui est la construction. C’est pour mieux gérer, plus facilement gérer, d’une part l’inventaire. Mais également il faut inspecter ces outils-là pour la bienfaisance de l’ouvrier, pour la sécurité, et naturellement pour éviter le vol (Michel : Voilà) dans cette optique-là l’intérêt de connecter son petit matériel, ben c’est une valeur. Puisque ça se remplace, ça coûte de l’argent !

04:06 Michel : Jusqu’où est-ce qu’on peut aller ? Parce que j’imagine très bien, voilà, clairement, on localise une perceuse qu’on a oublié sur un chantier, on peut la retrouver facilement grâce à votre solution, donc ça c’est une valeur ajoutée évidente déjà en termes de coûts de matériel pour la société qui gère des stocks de matériel, parfois dans le bâtiment, très conséquent, on le sait. On peut imaginer même qu’on peut optimaliser le temps de travail ? Parce qu’on peut se dire, tiens, l’ouvrier est en train de travailler X heures sur son matériel, on voit que la batterie est encore a autant de % en durée vie, il faut lui envoyer une alerte pour lui dire « va charger parce que tu vas être en panne dans 10 min » ! On anticipe, on évite les arrêts de travail pour des bêtises de ce type ?

04:36 Sebastien De Grauwe : C’est, je pense aujourd’hui encore, une étape trop loin dans le sens où il faut se connecter à ce moment-là pour détecter la batterie. L’effort d’installer devrait être au niveau des fabricants qui le font par défaut, qui pourrait le connecter quand ils construisent l’outil.

04:48 Michel : D’où ma question où est la limite tu vois ? C’est un peu l’idée.

04:50 Sebastien De Grauwe : Oui, on va arriver à ça, certainement, sachant que les fabricants essayent déjà de venir avec des solutions. Et on le voit typiquement dans les plus grosses grues et cetera, des Caterpillar et autres, là tout est géré directement de l’usine et donc on peut voir le niveau d’huile et faire la maintenance à distance et cetera. Donc au niveau de la foreuse on peut détecter le temps d’utilisation, on peut voir si on utilise de façon optimale, … Si on l’utilise, si on ne la laisse pas dans la camionnette pendant 5 jours sans l’utiliser. On ne va pas contrôler l’ouvrier où optimiser l’ouvrier mais c’est vraiment pour être sûr qu’on rentabilise son investissement au niveau du matériel.

05:20 Michel : Là on est déjà sur la touche éthique hein. Parce que forcément quand on transmet des données, à un moment ou l’autre, se posera la question de qu’est-ce qu’on peut…. Parce que j’imagine que le patron a une tentation de contrôler et de se dire tiens est-ce qu’il a bossé avec sa foreuse aujourd’hui ? Et peut-être un peu à l’excès d’aller faire réprimander ses employés : ce n’est pas le but en fait, à l’initial, il faut quand même bien le préciser !

05:38 Sebastien De Grauwe : Oui. Non tu as tout à fait raison Michel et pour les patrons ce n’est pas le but non plus parce qu’aujourd’hui de toute façon (Michel : Il n’y a pas de valeur ajoutée) voilà, et ils font confiance. S’ils ne savent pas faire confiance ça ne sert à rien d’être avec les gens (Michel : Oui, il ne faut pas les engager alors). Ici c’est vraiment pour rentabiliser le matériel, pour faire de sorte que, au lieu d’en acheter deux par an, ben si l’on achète une fois par an c’est déjà un bon effort et aussi écologique puisque la perte des outils et cetera… A un moment donné (Michel : Nécessite un ré achat. Ouais, pas mal !) ça à un impact aussi, on est d’accord. Donc c’est surtout pour vraiment tracer l’outil et pas nécessairement suivre. De toute façon dans ces sociétés-là ils ont déjà du tracing ou du télématique sur les véhicules, cette partie-là c’est déjà dans les mœurs, l’outillage c’est que bénéfique.

06:12 Michel : Alors maintenant on va vraiment se pencher un peu plus sur la société pour laquelle tu travailles, rappelle moi le nom ?

06:16 Sebastien De Grauwe : HeronTrack : Heron en ancien Grec veut dire outils, et donc on track l’outil.

06:20 Michel : Elle existe depuis combien de temps ?

06:21 Sebastien De Grauwe : On existe depuis début 2019. Donc une jeune start-up, on est basé à Charleroi, on a une équipe huit personnes qui bossent dont une grosse partie dans l’informatique et des développer.

06:29 Michel : Et vous êtes chez Digital Station ?

06:30 Sebastien De Grauwe : Et on est chez Digital ! (Michel : Ah voilà !). Re coucou Bernard, on fait partie de la communauté puisque bon voilà l’esprit coworking hein Michel, je ne vais pas te l’expliquer (Michel : Non, non. Je suis convaincu en premier oui !) tu es dedans à 100% donc c’est chouette. Et il y a l’interaction avec les autres sociétés, ça, ça fit bien dans la jeune entreprise qu’on est.

06:43 Michel : On sait que par le nom on parle d’outils connectés, mais l’outil c’est un mot qui peut être pris au sens très large aussi. Pour moi une voiture électrique c’est un outil, un outil de déplacement, et il y a des cartes SIM dans les voitures électriques pour te localiser la voiture, pour te dire aussi où en est la charge de ta batterie, des tas de choses comme ça. Alors c’est pas le sujet de ce podcast, mais de nouveau la même question, où est la limite dans ce que vous proposez à vos clients ? Qu’est-ce que vous focalisez ? Vous focalisez vraiment sur le pur outillage dans le bâtiment comme tu l’as dit au début ? Ou vous êtes amené à parfois avoir des demandes qui vous arrivent, à vous dire bon on va élargir le champ du possible, se documenter… où vous préférez rester sur une expertise qui vous est propre ? Comment vous vous positionnez par rapport à un marché qui est quand même très évolutif avec beaucoup de concurrents je pense.

07:20 Sebastien De Grauwe : Oui, tout à fait, c’est une très bonne question Michel. On est très, très, niche puisqu’on a l’expertise hein, donc ça fait plus de 15 ans qu’on est dans la construction. On va tracer des outils à partir de 200€ : des petites foreuses jusqu’à des groupes, des compresseurs et cetera, des containers. La philosophie c’est vraiment pour aider l’entreprise à mieux gérer les outils, qui sont effectivement l’équipement quand ils ont besoin pour livrer leurs services. Et pour faire de sorte qu’ils soient plus efficaces au niveau opérationnel, de pas avoir des pertes. Genre ils ont une carotteuse qu’ils ne mettent pas dans toutes les camionnettes, ils doivent la demander. Et puis y’a une équipe qui la prend et puis il y a une autre équipe qui passe : « Ah t’as la carotteuse, passe là moi » et puis un autre qui passe… et donc le magasinier il ne sait plus qui l’a ! Et puis à un moment donné on a besoin d’une carotteuse : « Ah mais elle doit être chez Pierre », ils appellent Pierre mais non c’est Michel et cetera…

08:03 Michel : Et on ne sait que l’humain n’est pas forcément le plus discipliné pour encoder les fichier Excel ou les tools online pour dire où est (Sebastien De Grauwe : Voilà) la foreuse à tel jour et tel heure !

08:09 Sebastien De Grauwe : On a tout à fait automatisé ça. Et justement, basé sur l’expérience, on voyait que les gens ne voulaient pas badger dans les véhicules pour leur mobilité et pour les payes. C’est là qu’on a développé le fait de pouvoir détecter par présence des objets via le smartphone de l’ouvrier avec l’application et avec les petites puces qui sont sur les outils. Et sans qu’on doive demander, un peu comme le « main libre » dans votre véhicule. Vous rentrez dans votre véhicule, Bluetooth est allumé et vous pouvez téléphoner. C’est un peu la même philosophie : Bluetooth est allumé, vous passez à côté d’un outil, HeronTrack détecte et envoie l’info. Et pour cette façon-là on ne doit pas demander à l’ouvrier de scanner et de remplir des Excel comme tu dis bien.

08:44 Michel : Je voudrais quand même revenir sur les objets et la taille des outils, est- ce qu’on imagine aussi des outils, alors je ne connais pas tous les outils du bâtiment mais je sais qu’il y a quand même des grosses machines, genre les bétonneuses, des choses comme ça, est-ce qu’on connecte aussi ce genre d’objet où ça n’a pas de plus-value ?

08:56 Sebastien De Grauwe : Ils sont déjà connectés souvent. Ou le fabricant l’a fait, quand on prend des bulls et autres, donc le fabricant met à l’usine tout de suite et alors il met ce service à la disposition de ses clients. Ou on met une petite puce dedans via des sociétés de tracking qui font les véhicules aussi donc, quand il y a une batterie, c’est facile puisqu’on peut connecter à la batterie, on a une ressource externe. Quand il n’y a pas de batterie alors c’est HeronTrack. Puisque là, nous on gère les batteries avec nos puces, nos traceurs, et ils ont une durée de vie entre 5 et 10 ans : ils suivent le matériel sans problème.

09:23 Michel : Il y a une batterie incorporée traceurs en fait (Sebastien De Grauwe : Oui). Je suis un peu étonné qu’une batterie puisse tenir aussi longtemps mais c’est parce qu’on a un petit format ?

09:29 Sebastien De Grauwe : Parce que on a utilisé la technologie Sigfox pour envoyer des petits paquages et donc la plupart du temps le traceur dort, il envoie quelques données par jour. Et via Bluetooth il envoie en continu, et donc s’il y a un smartphone ou une gateway dans les parages, on va détecter tout le temps. Mais s’il n’y a rien et on est tout seul au chantier par exemple, alors on fait des positions de contrôle pour éviter le vol.

09:48 Michel : On a parlé tantôt de carte SIM, évidemment là il faut qu’il y ait du réseau. Or, dans le bâtiment, quand on construit des bâtiments, il n’y a pas forcément un opérateur qui couvre toutes les zones. Bien qu’on soit bien couvert en Belgique il reste quand même des possibilités où on a « un moins bon réseau », travailler avec les 3 opérateurs ce n’est peut-être pas forcément quelque chose que vous faites ou c’est le cas ?

10:02 Sebastien De Grauwe : Il n’y a pas de carte SIM

10:03 Michel : On élimine déjà ce paquet-là. Ensuite il y a, on l’a dit, la connexion via filaire : de nouveau le filaire n’est pas encore toujours présent, ce sont des choses qui arrivent en fin de travaux. Le wifi pareil, donc là tu as répondu à la question en fait : c’est la connexion Bluetooth.

10:15 Sebastien De Grauwe : Bluetooth, oui, et donc on a aussi une longue portée qui est Sigfox. C’est un peu comme les LoRa, une sorte de radiofréquences qui peut communiquer sur une distance de 30 km et donc il y a des antennes un peu partout en Europe. On a une assez bonne couverture via cette bande passante, l’avantage c’est qu’elle ne consomme quasi pas de batterie. Le problème avec la carte SIM c’est que c’est la connectivité c’est top mais ça consomme énormément de batterie donc on ne tiendra jamais.

10:36 Michel : parce qu’il y a une connexion permanente en fait ! (Sebastien De Grauwe : Oui)

10:38 Sebastien De Grauwe : Le problème, effectivement, c’est que le boitier même si on le fait dormir. Le temps que la carte SIM se connecte avec le réseau et envoie son package, puisqu’on peut envoyer des données plus importantes, ça consomme trop de batterie.

10:48 Michel : Oui et puis mêmeelle fait des « location update » donc elle se localise systématiquement sur les réseaux pour dire à l’antenne «  je suis ici, je suis ici, je suis ici » et tout ça (Sebastien De Grauwe : Oui) on ne le voit pas, on ne l’entend pas. C’est comme le GSM quand on l’a en main, on croit qu’on ne communique pas mais en fait il y a la communication qui se fait (Sebastien De Grauwe : Oui) en permanence. On géolocalise le téléphone pour faire le « handover » quand on passe d’une antenne à l’autre par exemple, ben ça se passera aussi que les objets connectés. Ça implique quoi dans un chantier comme implémentation alors ? Bon, on a compris, il y a une puce avec une batterie autonome sur les objets, sur les appareils, mais ça veut dire aussi qu’il y a une antenne à placer sur le chantier ?

11:14 Sebastien De Grauwe : Les antennes c’est les smartphones.

11:15 Michel : Donc c’est les smartphones qui font fonction « de »

11:17 Sebastien De Grauwe : La facilité du déploiement c’est que tout le monde a un smartphone aujourd’hui en poche. On met l’application, ça fonctionne tout seul. C’est ce que Apple vient de lancer ici il y a un an, on va dire qu’ils ont (Michel : Anticipé) suivi le bon exemple, c’est le GSM qui est fait office d’antenne.

11:29 Michel : Ce GSM lui par contre il est connecté aussi au data avec sa carte SIM, est-ce qu’il va envoyer quand même des données ? Vers qui et comment ?

11:35 Sebastien De Grauwe : Oui, ça c’est l’application qui pilote.

11:37 Michel : Ce sera via l’applicatifs en fait ? (Sebastien De Grauwe : Oui tout à fait)

11:39 Sebastien De Grauwe : On a donc développé notre propre protocole en Bluetooth. Le BLE donc le Bluetooth Low Energy, industriel. Quand on est dans un périmètre du smartphone, on détecte les capteurs, le smartphone via l’application va envoyer sa position GPS plus le fait d’avoir vu ses capteurs. Et donc de cette façon-là on pourra donc localiser le capteur en soi.

11:57 Michel : Le téléphone il reçoit une première communication vers lui en disant « je référence tel foreuse, tel perceuse, tel outil à tel distance » géolocalisée, je mets tout dans mon application puis il fait un deuxième type de connexion via l’opérateur, via le réseau, par l’application, en données data, pour dire « voilà le résultat de mon champ de travail d’application »

12:13 Sebastien De Grauwe : Exactement

12:14 Michel : Qui monitore ça ? Donc ce sont directement vos clients qui ont accès à une application web j’imagine ? Ou un outil local, il se connecte (Sebastien De Grauwe : Oui), ils utilisent ces données. Alors est-ce qu’ils ont des outils d’assistance pour cette gestion de données ? Jusqu’où vous allez dans l’assistance de gestion ? Ou est-ce que vous vous intervenez plutôt avec un service à part que vous facturez ?

12:29 Sebastien De Grauwe : On a freemium, les clients peuvent télécharger et équiper eux-mêmes, c’est tellement facile, c’est comme mettre un autocollant sur un outil et puis connecter ça se fait automatiquement. On a effectivement une plateforme web avec un login / mot de passe puisque bon, pour identifier les outils, identifier le client, ben il lui faut son login bien sûr, pour sécuriser aussi ses données à lui (Michel : bien sûr, oui). Et cette façon-là donc il peut avoir une vue sur une carte où ça se trouve, avec des rapports. Et alors ce qui est aussi intéressant justement avec l’outil c’est que tout le monde scan pour tout le monde, même des propriétaires qui n’ont pas de capteur à eux vont aussi donner des infos. Mais ces infos seront anonymisées, sont cachées. Le propriétaire du capteur ne saura pas qui l’a envoyé, il n’aura que la position GPS pour justement être encore plus fin au niveau des données et pouvoir mieux suivre encore son outil.

13:13 Michel : Parce qu’en fait si l’ouvrier à son smartphone qui est en panne de batterie, qui n’est plus apte à recevoir ces informations, il faudra un autre appareil prenne le relais. Tout doit être regroupé, trié, rendu cohérent en fait dans le rapport.

13:23 Sebastien De Grauwe : Oui, et puis on garde toujours la dernière position visible sur la carte avec un temps, à quel moment ça a été pris. Sur cette base-là il y a toutes des fonctionnalités, des alertes, des notifications, qui se font aussi. Un outil par exemple oublié sur un chantier, on envoie une alerte pour dire « voilà, il y a 2h ou 2 jours que personne ne s’est connecté avec l’appareil, vous l’avez peut-être oublié ? » et donc on peut aller chercher quelqu’un. Ça c’est un point important parce que dans la durée de vie, puisque des choses qu’on amène c’est qu’on augmente la durée de vie de l’outillage, naturellement, via l’effet psychologique, on sait qui l’a utilisé en dernier. Mais également parce qu’on a moins de pertes où d’oublis puisqu’on notifie les gens « attention, vous avez oublié la foreuse sur chantier ».

13:56 Michel : Quand on fait du support on ne voit pas forcément… C’est un peu comme l’infirmier qui ne voit que des malades, il voit ce qui se passe mal et il ne voit pas forcément ce qui se passe bien tout le temps. Et quand on fait du support technique, souvent, comme j’en ai fait, on voit plutôt ce qui se passe mal en général. Un exemple de ce qui peut se passer mal… C’est une pointeuse où les ouvriers badgent dans un bâtiment, la pointeuse perd sa connectique pour une raison x ou y, on perd des Datas. Et donc, idéalement, ces types d’appareils stockent des informations locales pour que, quand ils récupèrent la connexion internet, ils puissent renvoyer les données, qu’elles ne soient pas perdues. Parce que ces données, on l’a bien compris ici dans ce que tu nous expliques, elles sont hyper pertinentes et hyper importantes pour l’employeur, et pour l’utilisateur, pour la société qui a décidé de gérer sa flotte comme ça. Quels sont les moyens que vous avez mis en place ? C’est local, dans le GSM que les données se mettent en mémoire ? Ou déjà dans l’appareil lui-même, dans le traceur, il y a une mémoire ?

14:42 Sebastien De Grauwe : On a effectivement un traceur au niveau de la mesure du temps, de l’usage, qui garde dans la mémoire le nombre d’heures qu’il a été utilisé

14:49 Michel : Déjà dans le traceur même ?

14:50 Sebastien De Grauwe : Oui, parce que le problème c’est qu’il n’y a pas tout le temps des Bluetooth qui vont passer, pas tout le temps des smartphones qui vont passer, donc à un moment donné il faut avoir l’info disponible quand il y a justement quelqu’un qui passe.

14:58 Michel : Voilà, un minimum de stockage, je me doutais un peu.

15:00 Sebastien De Grauwe : Et derrière l’application elle travaille aussi à hors-ligne, elle peut aussi stocker une partie. Bon aujourd’hui on a, au niveau data, quand même un réseau qui couvre bien pour les GSM, c’est rare que… Il y a des trous quand vous roulez, mais quand vous êtes à l’arrêt souvent ça va !

15:11 Michel : L’application stocke en mémoire du téléphone aussi ?

15:13 Sebastien De Grauwe : Oui, s’il n’a pas de connectivité il va stocker aussi un minimum. Justement, on appelle ça du « caching », pour pouvoir aussi être plus réactif quand on utilise l’application. Mais d’un autre côté, on n’a pas besoin d’avoir une traçabilité comme si on doit gérer des heures et cetera. Puisque en fait, ce qu’on veut c’est savoir est-ce que l’outil a été sur chantier, et surtout où est le dernier endroit où l’outil a été ? Au cas où, si on a oublié ou perdu. Parce qu’on va nettoyer les rapports d’une telle façon pour pas montrer 1000 positions si c’est 1000 fois au même endroit, on va montrer une position pour que ce soit justement (Michel : Et c’est la dernière mise à jour du temps et de l’heure qui seront importante dans l’histoire !)Voilà.

15:45 Michel : Quels sont les retours de vos clients par rapport à l’usage ? Est-ce qu’ils ont des demandes nouvelles ? Des demandes en plus ? Ils veulent aller plus loin ? Vous avez des retours sur leur satisfaction de comment ils fonctionnent avec les applications, comment ça se passe ?

15:55 Sebastien De Grauwe : Justement, historiquement j’avais commencé à faire un outil de retour sur investissement donc un « ROI », pour justement essayer de comprendre où seront les gains. J’ai dû le refaire après 2 ans d’utilisation chez les clients mais en positif. Puisque c’est eux-mêmes qui étaient revenus avec des notions que les ouvriers étaient enchantés. Puisque, typiquement, on en a un qui est « bon père de famille » avec ses outils, il gravait ses initiales dessus pour être sûrs qu’on n’allait pas prendre son outil puisqu’il le bichonne bien, maintenant avec l’application il n’a pas besoin de le faire puisqu’il a une vue et ça a eu un effet bénéfique. C’est surtout le retour qu’il voit bien que la durée de vie de l’outil augmente, ce qui est bénéfique pour le boss puisqu’il ne va pas sortir chaque année un budget important.

16:30 Michel : Et comme on l’a dit pour l’environnement en terme de rachat (Sebastien De Grauwe : Et pour l’environnement exactement).

16:33 Sebastien De Grauwe : Et aussi pour la sécurité puisqu’on fait des alertes quand l’outil n’est pas inspecté dans les temps, pour être aussi en règle avec (Michel : Tout ce qui est maintenance) les inspections trimestriel et annuel. On facilite fortement la vie pour un outil qui est abordable à tout le monde

16:44 Michel : Le Bluetooth, vous avez défini une norme qui est à vous. Évidemment, tu es bien conscient que les GSM, les smartphones évoluent mais en permanence. Les systèmes d’exploitation évoluent en permanence. Il y a des mises à jour de sécurité, des mises à jour à gauche, des mises à jour à droite… Est-ce que c’est facile à gérer tout ça ? Est-ce que ça nécessite développement permanent et de la remise en question permanente, où vous avez choisi justement un protocole qui est quand même assez standard et finalement peut faire du long terme avant de devoir nécessiter une mise à jour, ou une adaptation de mise à jour ?

17:08 Sebastien De Grauwe : L’avantage du protocole c’est qu’effectivement il sera périn puisqu’on formate la façon dont on envoie les données. Sur le même protocole on a déjà 4 versions du Bluetooth, on ne doit pas réadapter. Naturellement, au niveau du smartphone, comme tu dis bien, ça évolue fortement. C’est pour ça qu’on a un développeur en interne, mobile. Et on a aussi bien sûr autant IOS que Android, donc en natif, parce qu’on va très loin dans cette gestion de Bluetooth, là on doit régulièrement mettre des mises à jour, bien sûr, mais ça fait partie du jeu ! Ce sera IOS & Android, et là on couvre on va dire 96% du marché. Mais on veut leur laisser vraiment la liberté totale et souvent il y a le management qui aura peut-être des IOS et le terrain aura peut-être des Android ou vice versa. On veut vraiment laisser la facilité aux gens et surtout… Par exemple en Hollande ils sont déjà fortes occupées avec « bring your own device », donc la possibilité d’acheter leur propre GSM et ils reçoivent un budget, et alors justement si tu veux avoir une application qui tourne aussi pour eux il faut laisser la liberté

17:57 Michel : Evidemment tu connais la différence entre IOS et ce qu’est Android, la politique est très différente ! Les uns sont focalisés, toi qui aimes bien la sécurité, sur la sécurité à tout prix et tu dois montrer patte blanche pour passer, les autres vachement plus souples. Alors là aussi une question qui est à la fois éthique et technique. Comment est-ce qu’on fait pour être sûr qu’on va pouvoir protéger les données quand on sait qu’un smartphone bah si l’ouvrier il y installe des applications un peu…. Comment est-ce qu’on gère la sécurité dans ce niveau-là des infos ?

18:19 Sebastien De Grauwe : Donc je vais dire la sécurité, mis à part l’application, elle est via l’encryption des données, (Michel : Voilà donc elle sont en cryptée) oui, qui sont passée avec le login. Mais je suis tout à fait d’accord avec toi et c’est une de mes frustrations… Que IOS c’est très carré, il faut une mise à jour et donc c’est bien, bien, notifié à l’avance et on peut faire de sorte que l’application soit compatible, et il teste avant que tu puisses la mettre sur le Store. Les autres ils changent des trucs, ils te ne préviennent même pas, et une fois tu dis « zut, il faut vraiment rapidement mettre à jour ». Bon après, avec eux, tu peux vite mettre vite à jour puisqu’il n’y a pas de check, pas de contrôle de leur part et tu mets comme tu veux. Aussi longtemps que tu ne fais pas des méchancetés ils vont te laisser mais naturellement si tu brûles une fois, là, ils vont te blacklister et IOS ils ne te laissent pas passer.

18:55 Michel : On est rassuré, pour les utilisateurs, c’est crypté, ses données sont cryptées donc vraiment la sécurité elle est déjà encrée dès le départ dans le cryptage et forcément dans ce qui est transmission de données c’est aussi cadenassé quoi !

19:05 Sebastien De Grauwe : Tout à fait

19:06 Michel : Le côté éthique de la discussion qu’on va voir aujourd’hui, pour clôturer ce podcast, c’est ce fameux droit à la vie privée. Tu as déjà rassuré pas mal dans cette interview en expliquant qu’on ne trace pas les gens, on n’identifie pas les personnes, c’est déjà un très bon point. Maintenant je vais dire, si on a vraiment l’esprit mal tourné, le patron il a son inventaire, il a son matériel, il sait très bien à qui il a donné tel type d’instrument, il peut très bien même tenir un outil web avec telle référence IMEI de GSM c’est un tel qui l’a, telle référence matérielle c’est un tel qui l’a… Vous faites quoi par rapport à ça ? Par rapport au client, vous leur demandez d’être délicat sur l’approche où vous ne vous en occupez pas ? Parce que vous vous assurez de l’anonymat, oui, mais au-dessus vous n’avez pas de vues.

19:42 Sebastien De Grauwe : Non. Naturellement chaque application, quand elle est lancée, elle doit respecter en Europe des règles comme le GDPR où RGTP. L’utilisateur valide qu’on peut utiliser la localisation de son smartphone et qu’on peut avoir des données via Bluetooth, donc ça c’est pour être en règle. Mais après ce qui est important c’est qu’on va donner des positions à l’outil. On peut avoir un outil qui est vu par 10 personnes, on ne va pas donner l’IMEI du smartphone et cetera (Michel : Voilà) tout ça est caché. C’est uniquement : elle a 10 positions dans le même endroit et on pourra voir effectivement, si c’est un ouvrier qui fait partie de la société, on pourra voir que lui il a aussi, entre ces 10, fait cette position-là. Le but n’étant pas de suivre qu’est-ce qu’il a fait, qu’est-ce qu’il a mangé le midi, à quelle heure est rentré le soir et cetera. Puisque c’est quelque part l’outil qui peut être parfaitement vu par d’autres collègues, par un contremaître qui passe, par une autre personne, une autre société, la mise à jour de la dernière position peut être une position qui n’est pas la sienne !

20:32 Michel : Alors l’IMEI, pour la petite anecdote, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un numéro unique propre à un matériel un peu comme une Mac Adress pour un PC (Sebastien De Grauwe : Exact), mais pour les smartphones. Et ça suit des règles et en fonction de l’IMEI on peut déterminer avec les premiers chiffres la marque, le modèle, et ensuite un chiffre unique. Voilà, parenthèse étant faite, on va parler du futur, quel est le futur de la société pour laquelle tu travailles ? Vers quoi vous vous penchez comme analyse ? Quels sont vos challenges à venir ?

20:53 Sebastien De Grauwe : On veut sortir de notre petit pays. On a déjà des initiatives en Allemagne, en France et en Hollande mais donc on veut accélérer maintenant, d’aller vraiment prendre l’Europe avec la solution. Et vraiment devenir le leader pour la partie construction et l’outillage

21:06 Michel : C’est tout le bien qu’on vous faites en tout cas et c’est super sympa de m’octroyer ton temps et ton partage. Par rapport à la concurrence elle est acharnée dans ce secteur ? Elle est difficile à gérer ? Ou c’est quelque chose qui est relativement correct, il y a de la collaboration entre les gens… On comprend que c’est plus intéressant de travailler ensemble que l’un contre l’autre ?

21:20 Sebastien De Grauwe : La bonne nouvelle c’est qu’il y a de la concurrence, ça veut dire qu’il y a de l’attraction, il y a une demande du marché. Il y a deux types, il y a les fabricants : les Hilti, Bosch, Dewalt et tout ça, qui ont leur propre solution mais ils ont très focus sur le matériel naturellement et le service autour du matériel. Et puis on a des boîtes comme nous qui proposent, et où on est plus sur « aider » les sociétés, donc nous on est très « niche ». Les autres sont souvent généralistes, tout ce qui est outils ils vont tracer. On veut donner, vraiment aider les sociétés, à être plus efficaces dans ce qu’ils font et pas devoir se soucier pour l’outillage. Mais on ne travaille pas ensemble, ça c’est clair que la collaboration ça ce n’est pas évident. La petite histoire, anecdotes, c’est qu’historiquement moi j’ai une société dans le télématique, tous les sociétés télématiques qui étaient concurrentes dans le passé sont maintenant, la plupart sont partenaires. Donc j’ai trouvé des moyens de collaborer avec eux (Michel : Waouh) et donner une valeur ajoutée vis-à-vis de notre outil qui est très, très spécifique, une couche supérieure à leur proposition. Ça c’est un peu le chemin atypique mais à priori les concurrents il ne se donne pas des bisous…

22:12 Michel : Pour une petite métaphore un peu geek, tu es le 5e élément, c’est ça ?

22:15 Sebastien De Grauwe : Ca serait beau ça oui ! (Rires communs)

22:17 Michel : En tout cas je te remercie infiniment pour ce partage de ta passion qu’on ressent fortement. Merci d’avoir pris le temps d’expliquer à nos éditeurs ce que tu fais, puis que ces solutions existent, parce que je pense que certains n’en ont pas conscience. Est-ce que tes ouvriers ont conscience de ces outils qu’ils ont ? Qu’ils sont connectés ou pas forcément ?

22:32 Sebastien De Grauwe : Quand c’est le pas le patron le dit (Michel : Oui) justement pour avoir l’effet psychologique positif.

22:36 Michel : Ah oui, puis dans l’application sur smartphone donc forcément ils sont au courant ! (Sebastien De Grauwe : Oui)

22:39 Sebastien De Grauwe : Je suis sûr que y a plein de sociétés qui ne savent pas que c’est possible hein !

22:42 Michel : On va donner l’adresse de ton site internet pour qu’on sache comment te contacter.

22:45 Sebastien De Grauwe : Le site web c’est HeronTrack donc : H, E, R, O,N. Track ; T,R,A,C,K, en un mot, .com.

22:51 Michel : Et on invite les auditeurs à aller visiter ton site, et un peu à être curieux, à aller voir ce qui se passe. Parlez-en autour de vous, puisque tu partages tes connaissances, ta passion, gratuitement : je crois que la moindre des choses qu’on peut faire pour toi c’est de partager ce podcast, le commenter et à en parler autour de soi ! Ça fait un peu de pub et c’est toujours quand même bien sympa à prendre !

23:05 Sebastien De Grauwe : Merci, merci beaucoup Michel

23:06 Sebastien De Grauwe : Alors si vous avez des questions sur ce podcast sachez que nous sommes chez Vodio ! Et chez Vodio la particularité c’est que vous pouvez réagir à ce podcast en laissant un message vocal. Et on pourra reprendre votre voix si vous le souhaitez, en répondant à vos questions qu’on pourra soumettre à Sebastien si ça le concerne directement. Merci pour votre attention, on se retrouve pour une prochaine capsule, aventure High Tech très bientôt, au revoir !

23:27 Sebastien De Grauwe : Au revoir

23:27 Jingle intro : recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements ), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory »

23:33 Michel : Ce projet podcast est une initiative de l’ASBL The Podcast Factory Org avec le sponsor de transforma bxl innovations playground et vous retrouvez tous les épisodes sur le site what’s your story.be

👉 Retrouvez nous sur votre plateforme d’écoute favorite, il ne s’y trouve pas ?

Informez-nous et nous prendrons le temps de faire le nécessaire.

Toutes nos capsules Le Podcast High Tech en Français.

Play

#PodiBUZ, la marque éditoriale de The Podcast Factory Org ASBL-VZW.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.