Relais pour la Vie : comment une édition a été sauvée en 24 heures

Olivier Debus, quand tout semblait compromis, le Relais a refusé d’abandonner – Podcast #008 Au Cœur du Relais
Relais pour la Vie : comment une édition a été sauvée en 24 heures. Écoutez, partagez, et si vous le souhaitez, laissez un message vocal à Olivier Debus, au relais pour la vie, via le lien en description.
Relais pour la Vie : comment une édition a été sauvée en 24 heures
Dans cet épisode du podcast Au Cœur du Relais, Michel Godart reçoit Olivier Debus, membre du comité organisateur du Relais pour la Vie de Braine-l’Alleud.
L’échange revient sur un moment particulier de l’histoire récente du Relais. Alors que l’événement semblait sérieusement compromis, les bénévoles, les partenaires et les membres du comité ont dû se mobiliser pour permettre au projet de continuer.
Mais cette conversation dépasse largement l’organisation d’un événement.
Au fil du dialogue, Olivier Debus partage les raisons qui l’ont conduit à s’engager il y a plus de dix ans aux côtés du Relais pour la Vie. Il évoque également le rôle de la Fondation contre le Cancer, l’importance de la prévention, la place des proches aidants et la nécessité de maintenir des espaces de solidarité accessibles aux personnes touchées par la maladie.
Cet épisode permet aussi de découvrir ce qui se passe entre deux éditions du Relais. Car derrière les heures visibles du week-end se cache un engagement qui mobilise des bénévoles tout au long de l’année.
Une conversation sur l’engagement collectif, la résilience et la capacité d’une communauté à se mobiliser lorsque les circonstances deviennent plus difficiles.
Le Relais pour la Vie rappelle qu’il existe de nombreuses façons d’agir : participer, soutenir, témoigner, partager ou simplement être présent. Bonne écoute.
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Note Importante :
Ce podcast se veut un espace de parole libre et bienveillant, où tous et toutes, bénévoles, participants et participantes, battants et battantes peuvent se déposer, partager, transmettre leurs expériences, leurs espoirs, leurs vécus et leurs épreuves. Un tel espace nécessite, de la part de chaque auditeur et auditrice, une écoute empathique, ouverte, sans jugement. Il est également essentiel que cette parole déposée ne soit pas freinée par la crainte d’une censure. La confiance est au cœur de ce projet : aucun passage ne sera coupé du simple fait qu’il contient une critique, un ressenti ou un constat vécu. Les histoires et les visions appartiennent à celles et ceux qui les partagent.
Notre intention, et cela se reflète dans la manière dont nous posons nos questions, est de créer un espace sans tabous, où tout peut être exprimé avec sincérité et aussi questionné. Nous n’avons aucune volonté de dénoncer ni d’accuser qui que ce soit, et certainement pas les médecins ou les soignants. Bien au contraire, nous souhaitons mettre en lumière les réalités, les émotions et les questionnements pour permettre un dialogue plus juste et humain.
Si certaines paroles peuvent paraître dérangeantes, il est important de se rappeler que toute critique exprimée avec sincérité peut devenir une formidable occasion de réflexion, d’évolution et d’amélioration.
D’autre part, le répondeur mis en place permet à chacun et chacune d’exercer un droit de réponse libre, pour autant que les propos restent respectueux et bienveillants. Merci à toutes et tous pour votre humanité, votre ouverture et votre compréhension.
Les acteurs et actrices qui pourraient se sentir concernés par cette note ne le sont jamais à titre personnel. C’est d’un système dans son ensemble dont il est question, un système qui, pour évoluer, a besoin d’écoute, de dialogue et de prises de conscience.
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Séquençage du podcast Ollivier Debus, quand tout semblait compromis, le Relais a refusé d’abandonner :
- [00:00:00] Introduction et présentation d’Olivier Debus
- [00:01:02] Un engagement né d’une expérience personnelle
- [00:02:24] Cancer, prévention et évolution de la société
- [00:03:14] Hygiène de vie et responsabilité collective
- [00:03:55] Les choix individuels face aux facteurs de risque
- [00:04:25] Ce que représente aujourd’hui le Relais pour la Vie
- [00:04:56] Le Relais pour la Vie tout au long de l’année
- [00:05:35] Inégalités de santé et discriminations
- [00:06:09] Lutter contre toutes les formes d’inégalités
- [00:07:09] Les objectifs pour les prochaines éditions
- [00:07:38] Sauver le Relais et retrouver l’envie de se battre
- [00:08:13] Le rôle du podcast et du numérique
- [00:08:37] Les actions menées tout au long de l’année
- [00:09:33] Le digital au service du terrain
- [00:09:38] L’esprit de communauté des Relais pour la Vie
- [00:10:58] Un message aux personnes touchées par le cancer
- [00:12:24] Faire le relais entre les initiatives et les patients
- [00:13:15] Bienveillance et soutien aux familles
- [00:13:41] Comment participer et soutenir le Relais pour la Vie
- [00:14:34] Clôture du podcast
La transcription du podcast Ollivier Debus, quand tout semblait compromis, le Relais a refusé d’abandonner :
Télécharger la transcription du podcast.
Introduction et présentation d’Olivier Debus
[00:00:00] Michel Godart: Bienvenue pour un nouvel épisode « Au cœur du relais ». Et de quel relais parlons-nous? Nous parlons du Relais pour la vie de Braine-l’Alleud. Aujourd’hui, nous sommes le 5 octobre, la deuxième journée du relais et le but de ce podcast est de prolonger l’événement à travers le temps sur toute l’année et de faire des appels aux dons. Et sachez, chers auditeurs et auditrices, que dans le descriptif texte du podcast, je vous le rappelle, vous avez un lien. Et si vous cliquez sur ce lien, vous pouvez laisser un message vocal en réaction à l’intervention de mon invité de ce jour, mais vous pouvez aussi déposer votre témoignage. Vous êtes à l’hôpital, vous souffrez d’un cancer, Vous êtes malade, Vous êtes dans l’incapacité de vous déplacer, bien ce podcast vous pouvez y participer et laisser votre voix par le lien de ce voice mail. Maintenant que les choses sont claires et dites, j’ai à côté de moi Olivier, qui fait partie du Comité organisationnel de Braine-l’Alleud. Alors on va d’abord présenter qui est Olivier. Alors, bonjour Olivier.
[00:00:47] Olivier Debus: Bonjour Michel.
[00:00:48] Michel Godart: Ancien journaliste?
[00:00:49] Olivier Debus: Oui, presse écrite hein? (Michel Godart: Presse écrite). Chez Sudinfo, Sudpresse, fin des années nonante jusque 2019.
[00:00:55] Michel Godart: C’est une passion alors?
[00:00:56] Olivier Debus: Oui, vraiment une passion, une vocation. Et puis après je me suis tourné vers d’autres choses, je suis collaborateur au Parlement fédéral depuis quelques années.
Un engagement né d’une expérience personnelle
[00:01:02] Michel Godart: Qu’est-ce qui était l’élément déclencheur dans ton parcours de vie de te dire, à un moment donné, ben voilà, le relais pour la vie c’est quelque chose que je vais créer ou cocréer.
[00:01:10] Olivier Debus: Je crois aux singes et en 2011 dans la même semaine, le mardi, il y a la maman de mes enfants qui me dit « Écoute on doit se voir » mais d’une voix vraiment très drôle, bizarre, alors que ce n’était pas l’habitude « Parce que j’ai un cancer, et peut-être que je m’en sortirai pas. Et si je m’en sors pas ben on doit réorganiser la garde des enfants », qui à l’époque avaient six et sept ans. Et donc ça a été une vraie claque. Et donc le mardi, il y a cette nouvelle-là. ça c’est vraiment, j’appelle ça des claques de la vie parce que ça remet tous les compteurs à zéro. Et dans la même semaine, le jeudi, le président des Castors de Braine, le club de basket, où j’étais vice-président, me dit « Olivier, je cherche un vice-président pour le relais pour la vie et ce sera toi ». Je ne savais pas ce que c’était, mais quand il m’a dit que c’était pour la Fondation contre le cancer, j’ai dit « Oui, et puis tu m’expliques ». Voilà, et ça c’était en 2011, année de la création du premier relais pour la vie en Belgique, et c’était à Braine-l’Alleud donc, à l’époque, en 2011, il y en avait trois, maintenant, je crois qu’il y en a une soixantaine quand tu comptes les relais de ville et les relais d’entreprise. Mais Braine a été vraiment pionnier en s’appuyant encore une fois sur le club de basket, parce qu’il y avait cette capacité à mobiliser des gens, à monter des tentes, à faire un barbecue. Et la première année, on était 19 équipes et ça a rapporté 25 000 € à la Fondation le Cancer, et cet engagement-là n’a jamais cessé.
Cancer, prévention et évolution de la société
[00:02:24] Michel Godart: Waouh! Il y a beaucoup d’émotions que je ressens. Les auditeurs ne le voient pas et je les ressens donc je le partage, parce que ça fait partie aussi de la réalité d’un podcast, on est authentique. Moi, ça déclenche aussi beaucoup d’émotions chez moi, ça me parle. C’est des sujets qui interpellent beaucoup de gens, je crois qu’il y a de plus en plus de monde qui sont concernés par le cancer, il touche de plus en plus de familles. Quel est ton regard sur cette évolution de la société et de ce qui se passe en société sur la santé?
[00:02:45] Olivier Debus: Je trouve ça paradoxal parce, que plus la science évolue, plus la recherche évolue, plus la prévention évolue, plus on trouve des cancers, et plus on arrive aussi à les soigner, ça c’est une bonne nouvelle. Mais finalement je suis partagée parce qu’on entend autant de bonnes nouvelles, de prévention et de cas pris à temps, que de mauvaises. C’est-à-dire : voilà, on a encore trouvé un nouveau cancer qui tue encore des gens, de ce côté-là c’est un peu lassant parce que c’est un peu l’histoire sans fin mais bon, quand on veut la regarder positivement, on se dira qu’un jour on pourra soigner tous les cancers, voilà. C’est un peu…
Hygiène de vie et responsabilité collective
[00:03:14] Michel Godart: Alors je suis de ton avis, mais j’ai aussi une analyse très réaliste et très terre à terre. Je compare ça et je fais une métaphore avec un peu les pompiers. On éteint des feux: ça c’est les soins, on fait de la prévention: on informe les citoyens de faire attention, de mettre un extincteur, de mettre une alarme incendie, des choses comme ça. Mais je pense que dans le combat du cancer, il y a une phase on devrait tous se pencher plus, qui est le cadre de vie et l’hygiène de vie. Qu’est-ce qu’on mange, qu’est-ce qu’on ingère, qu’est-ce qu’on autorise sur le marché, qu’est-ce qu’on autorise aux pharmas et aux entreprises agroalimentaires de faire? Et là, je pense qu’on va peut être arrêter un peu les vannes grandes ouvertes, ces flots de cancer qui arrivent, parce que finalement là on joue aux pompiers quoi. Ça c’est ma vision tu vois.
[00:03:49] Olivier Debus: Oui, oui ben je la respecte. Une vision est égale à une vision. De ce point de vue-là, il y a tellement à faire aussi d’un point de vue politique, il y a beaucoup de décisions à prendre.
Les choix individuels face aux facteurs de risque
[00:03:55] Michel Godart: Que fait le monde politique?
[00:03:56] Olivier Debus: Ce que je pense aussi, c’est que… Je suis quelqu’un aussi qui est responsable, et j’espère, et donc je pense d’abord qu’est-ce que moi je peux faire? Et donc tu as parlé d’hygiène de vie, on doit parler alimentation, on doit parler tout ce qu’on mange, on mange beaucoup de crasses, beaucoup trop de crasses sans se demander ce qu’on mange. Moi ça m’a fait évoluer sur ce point-là en me disant « Qu’est-ce que je mange finalement? ». Et essayer d’abord de limiter les crasses et puis limiter aussi l’alcool, l’alcool tue, fumer tue. Voilà, je suis un ancien fumeur, je bois encore aussi une bière de temps en temps, tout ça n’est pas bon du tout pour la santé et souvent pas loin des cancers.
Ce que représente aujourd’hui le Relais pour la Vie
[00:04:25] Michel Godart: Tu peux m’expliquer un peu l’importance que le relais a pour toi actuellement? J’imagine qu’à un moment donné, ça a pris encore plus d’ampleur, plus de sens.
[00:04:32] Olivier Debus: On connaît tous quelqu’un autour de nous qui peut nous donner la motivation ou enclencher le fait de dire « Moi je veux m’engager plus, je veux militer dans tel comité, dans telle fondation » parce qu’il y a des fondations pour toutes les maladies. Je suis aussi très proche de tout ce qui est maladie génétique, mais c’est un autre débat. Non, c’est toujours énorme, la place n’a pas varié, mon engagement mais, je pense qu’il restera intact donc, peu importe le rôle que je joue ici, que ce soit monter des tentes, trouver des partenaires, trouver des équipes.
Le Relais pour la Vie tout au long de l’année
[00:04:56] Michel Godart: Quelle est ta mission principale au relais au-delà de l’événement des 24h parce que, les gens l’oublient souvent, le relais, c’est pas 24h ou 48h, c’est toute l’année.
[00:05:03] Olivier Debus: Ça n’arrête pas. Là, on prépare déjà l’année prochaine évidemment, on essaie toujours d’améliorer. Mais pour résumer, Michel, je peux pas mieux dire, en fait je mets ma disposition d’ancien président à la disposition du ou de la nouvelle présidence de tout le comité. Si je peux être utile pour trouver un camion pour aller chercher des tables avec Fred, et ben on fera ça. Si je peux être utile pour mettre en contact avec quelqu’un plus, bon c’est un réseau politique, je le ferai. Tout ce qui est utile ils peuvent me demander, ils savent très bien que par contre bricoler c’est pas mon truc, monter des tentes c’est pas trop mon truc. Mais je vais essayer mais bon, c’est la catastrophe.
Inégalités de santé et discriminations
[00:05:35] Michel Godart: Dans tes talents, et ce qui te motive, et ce qui fait sens pour toi, il y a aussi un curseur, j’explique. Quand on est engagé comme moi sur des causes, à un moment donné, il y en a tellement des causes, il y a tellement de choses qui sont à faire dans la société qu’on doit mettre un curseur et un équilibre sur les priorités. Une des causes qui me tient à cœur, c’est la cause féminine, le féminisme. Et je trouve que, quand j’entends une journaliste qui m’explique que la femme on dépiste beaucoup moins vite les pathologies et les maladies graves parce qu’on a tendance à dire aux femmes dans le monde médical « Prenez un antidépresseur, ça ne va pas bien la maison madame? », et qu’un homme on le prend plus vite au sérieux et qu’on le soigne plus vite. Il y a aussi déjà une discrimination là, est-ce que ce genre de sujet te touche aussi et jusqu’où tu t’engages? Dans quoi?
Lutter contre toutes les formes d’inégalités
[00:06:09] Olivier Debus: J’ai lu ça, j’ai entendu ça, je vois ça et, si on peut faire un lien avec mon travail au Parlement fédéral, je suis collaborateur notamment en matière de santé, pour deux députées de mobilité.
[00:06:18] Michel Godart: C’est la bonne personne?
[00:06:19] Olivier Debus: Oui, mais pas spécialiste. Donc je suis toujours un généraliste Michel, mais ce que je veux te dire c’est que je suis un peu éclairé, et informé sur le sujet, pas plus que ça. Par contre, peu importe la cause, ce qui me touche toujours c’est les inégalités, donc une inégalité homme-femme, pour moi c’est insupportable.
[00:06:33] Michel Godart: On a ça en commun.
[00:06:33] Olivier Debus: Mais, je la mets sur le même pied qu’une égalité: la couleur doit pas jouer non plus, le genre non plus. C’est pour te dire que je n’en fais pas un combat de tous les jours chez moi, mais je trouve ça horrible, je trouve ça discriminant. Et si je sais faire quelque chose contre, je le ferai, mais, c’est toutes les inégalités qui m’insupportent en fait hein?
[00:06:50] Michel Godart: Ouais, je suis assez comme toi. Moi je dis toujours on est des citoyens de la planète, faut pas l’oublier. Et si on ne focalisait que sur ça, quand le changement climatique arrivera avec des ouragans et des choses comme ça (Olivier Debus: Oui) en Europe, un ouragan ne va pas s’arrêter aux frontières en disant « Ah, ici c’est la Flandre » hein?
[00:07:01] Olivier Debus: Et j’ai profondément moi aussi Michel, Le sens de l’égalité. Une personne égale une personne, un avis égal un avis. Ton humour égal mon humour. Voilà, je suis comme ça donc heu…
Les objectifs pour les prochaines éditions du Relais pour la vie
[00:07:09] Michel Godart: Quels sont les objectifs pour les prochaines éditions? Parce que tu es quand même dans une position où tu as une vision long terme.
[00:07:15] Olivier Debus: Oui, il y avait un objectif immédiat, c’était carrément de le sauver parce que les deux dernières éditions n’étaient pas bonnes en participation, en engouement. Il faut aussi revoir parfois les modèles hein, ça c’est une autre question, à voir avec la Fondation. Mais là, avec le comité qu’on a, l’esprit de combat qu’on a dû dégager, un peu toute l’année et surtout ces dernières semaines, et vendredi quand on s’est dit « Ben il va être annulé », ça, ça nous a boosté.
Sauver le Relais pour la vie et retrouver l’envie de se battre
[00:07:38] Michel Godart: Ça a redonné la rage de se battre.
[00:07:39] Olivier Debus: Exactement. Tu utilises un mot important pour moi, j’ai redit à Catherine, la Présidente: « On a retrouvé le goût de soulever des montagnes ».
[00:07:47] Michel Godart: Ouais (Olivier Debus: Et ça…), c’est vrai, on le ressent.
[00:07:48] Olivier Debus: On l’avait perdu, pour dire la vérité c’est pas grave, c’est une usure un peu naturelle des choses. Mais on a retrouvé le goût de soulever des montagnes, et donc je suis très optimiste pour la suite des relais. On peut fixer un peu des objectifs, on est de nouveau à 31 équipes, pourquoi pas viser les 35, les 40 l’année prochaine? On avait 30 000 € avant de commencer le relais, je ne sais pas si on va doubler la somme pendant le week-end, mais pourquoi pas viser les 100 000 € l’année prochaine? Voilà, il faut un peu…
Le rôle du podcast et du numérique
[00:08:13] Michel Godart: Tu manifestais l’observation que moi je résumerai en un changement de paradigme de la société qui évolue et les attitudes et les habitudes des gens changent. C’est peut-être aussi pour ça que Catherine et moi on a eu l’idée de venir avec ce #PodiBUZ et de mettre le podcast en place, et de créer cette chaîne podcast, pour aller aussi toucher les gens dans le digital et puis prolonger le relais sur toute l’année. Je sais que vous avez pris aussi déjà d’autres initiatives sur le terrain toute l’année, il y a d’autres actions sur le terrain toute l’année, tu peux en parler rapidement?
Les actions menées tout au long de l’année
[00:08:37] Olivier Debus: Oui, oui. C’est beaucoup d’actions de proximité, et de nouveau, Catherine l’a bien dit hier, on fait un retour aux sources. On a beaucoup de contacts au sein du comité avec des gens qui travaillent en hôpitaux ou qui ont été dans le service onco, où on nous ouvre aussi les portes facilement. C’est beaucoup de la présence sur le terrain pour expliquer ce que la fondation fait, et pourquoi c’est important de participer au relais pour la vie. Qu’est-ce qu’on fait avec les bénéfices? Et bien on alimente des projets. Cette année la Fondation a alimenté 24 projets, je n’ai pas le détail mais tous évidemment des projets de recherche liés au cancer, ça sert à ça. Et ça, on va beaucoup, on a beaucoup de rhumes avec le Relais pour la vie parce qu’on est beaucoup dans les halls d’hôpitaux tu vois? Ça, on a fait beaucoup sur toute l’année, on a été accueillis dans des clubs sportifs. Les Castors de Braine, il faut leur dire un grand coup de chapeau, parce que c’est quand même des championnes de Belgique, toi qui est sensible aussi, c’est génial. On a fait salle ouverte pour vendre nos produits, pour faire la promotion du week-end du 4-5 octobre, c’est la capitaine qui est marraine du relais, la boucle était bouclée. On va dans les clubs, le local et la proximité sont nécessaires hein?
Le digital au service du terrain
[00:09:33] Michel Godart: Est-ce que le digital peut malgré tout aider le local d’après toi?
[00:09:36] Olivier Debus: Ah ben ils sont indissociables pour moi aujourd’hui, il faut les deux hein?
L’esprit de communauté des Relais pour la Vie
[00:09:38] Michel Godart: On a ici quelque chose qui se crée, qui est magique, c’est qu’on a le sentiment d’être dans une famille. Je l’ai vécu très fort, j’ai la première année déjà découvert le relais avec beaucoup d’émotion, j’ai senti cette communauté, cette famille forte. Et aujourd’hui je le vis encore plus parce que je passe plus de temps parmi vous. Est-ce qu’il y a aussi cet esprit de communauté entre les différents relais sur le territoire?
[00:09:55] Olivier Debus: Alors je vais te dire oui, mais finalement on a très peu de contact. Une fois par an, on se voit à la fondation, mais en fait, tu es tellement le nez dans le guidon que…
[00:10:03] Michel Godart: C’est la course tout le temps?
[00:10:04] Olivier Debus: Tout le temps (Michel Godart: Oui). Et en fait, je te dis, il y a, je crois, 39 relais de ville, peut-être autant des relais d’entreprise.
[00:10:09] Michel Godart: Je fais un petit coucou à Johann de Durbuy (Olivier Debus: Oui), Johann qui a créé aussi une chaîne podcast dans la même idée parce qu’il était formé chez moi et il s’est dit « Je vais faire ça pour le relais ».
[00:10:18] Olivier Debus: Il n’est pas passé hier?
[00:10:19] Michel Godart: Je ne l’ai pas vu en tout cas hier.
[00:10:20] Olivier Debus: Ben salut à Johann, continue dans ce que tu fais. Mais en fait il y a certainement pas de rivalité, à Braine, on était le premier, on était un peu tout seul en Belgique en 2011. Et ben on est content qu’il y en a un qui s’est créé à Nivelles pour la première fois cette année (Michel Godart: Waouh) et plus ils vont récolter, plus ils vont avoir. Pour la première année il y en a un qui a eu lieu à Rixensart. Rixensart était présent hier, sans qu’ils viennent nous présenter, ils ont publié un magnifique message de soutien au comité en disant « Bravo pour ce que vous avez fait ». Moi je l’ai vu que très tard parce que c’est des week-end on est très déconnecté Michel, et ça fait du bien aussi. J’ai découvert le message au soir et je montrais à Catherine, la présidente, et c’était émouvant. Il y a une solidarité, ils sont contents qu’on est, on ne va pas le dire trop vite, mais on est en train de sauver le relais à Braine-l’Alleud.
Un message aux personnes touchées par le cancer
[00:10:58] Michel Godart: Moi je vois ton sourire. Et ça, la magie du podcast ne le permet pas de le transmettre mais, je vois ton sourire, je le partage et c’est agréable de ressentir cette émotion que tu partages avec moi, et merci pour ça. Ma petite question pour la fin, elle va être super importante parce que tu es concernée en plus, si toi tu devais passer aujourd’hui au micro, un message à toutes les personnes: d’une part, qui souffrent d’un cancer et qui sont dans la lutte pour la survie et, ou soigner leur santé, mais aussi un message pour les gens qui accompagnent ces malades avec les personnes aidantes. Deux messages, lesquels passeraient tu à l’un et à l’autre?
[00:11:27] Olivier Debus: J’ai envie de rejoindre les messages en disant « Mais vous n’êtes pas seuls » à la fois les battant, donc c’est les personnes qui se battent ou qui se sont battues contre un cancer, qui reviendra peut-être. Vous n’êtes pas seuls parce que il y a les aidants proches qui sont autour de vous, mais souvent, quand même, ils se retrouvent bien démunis face à des questions administratives, financières et ils se retrouvent un peu dans leur coin. Mon message c’est: ensemble, venez à un relais pour la vie, on prendra soin de vous, il y a des espaces spécialement dédiés aux battants et à leurs accompagnants pour que vous puissiez souffler, que vous pouvez avoir des massages, des soins, des conseils. Et surtout on est en permanence, on peut vous mettre en communication, en relais, avec la fondation. Parce que c’est pas toujours évident, la Fondation contre le cancer c’est peut-être abstrait alors que bon pas du tout, mais c’est un premier pas vers la fondation donc: aussi bien pour les accompagnants, que pour les personnes qui ont un cancer, il y a les canaux, on va dire habituels, votre médecin, votre service à l’hôpital mais… Un relais c’est une bonne transition peut-être vers la fondation, voilà le conseil peut-être vaut pour tout le monde c’est: ben venez au Relais pour la vie, voilà.
Faire le relais pour la vie, entre les initiatives et les patients
[00:12:24] Michel Godart: Et la magie du podcast, c’est comme je l’ai dit au début, si vous ne savez pas venir parce que, pour raison de santé, c’est impossible pour vous, et bien il y a le Voice mail. Vous pouvez aussi, via le voice mail, non pas seulement témoigner, déposer, mais poser une question. Et nous, on va faire le mot clé, on va relayer. Et d’ailleurs, dans le mot relais, je voudrais signaler aussi que de mon côté, j’avais fait deux interviews lors du podcasthon, qui est aussi à l’origine de ce podcast, parce que c’est l’interview de Catherine au podcasthon qui a déclenché l’idée. On avait fait aussi l’interview de Oncidium Foundation et de Oncia, tu les connais?
[00:12:49] Olivier Debus: Non, je suis désolée.
[00:12:50] Michel Godart: Donc l’un c’est des recherches de fonds pour des traitements de cancer avec une méthodologie qui est plutôt basée sur la radiation (Olivier Debus: Ok). Les autres que j’ai cités, c’est plutôt justement l’accompagnement des patients et des familles en présentant des solutions comme des maisons dédiées (Olivier Debus: Ok) aux soins, aux personnes et accompagnantes. Voilà, il y a plein de choses que j’ignorais moi-même, et quand j’entends que tu dis « On fait le relais », ben je me dis mais oui, mais c’est vrai! En fait, il ne faut pas rester dans son coin, il faut prendre ce mot relais au sérieux.
Bienveillance et soutien aux familles
[00:13:15] Olivier Debus: Exactement. Tu parlais de difficultés, notamment, par exemple, simplement qui va dormir avec souvent un enfant malade à l’hôpital? C’est le papa ou la maman? Parce qu’il y a une personne qui peut rester, il n’y a pas de lit, il y a un lit et parfois il y a zéro lit. Ou il y a un lit, mais pas pendant plus de X jours. Donc c’est bien d’avoir les maisons dont tu parles, ou en tout cas des gens chez qui aller frapper parce que, c’est ça aussi la bonne nouvelle du Relais pour la vie Michel, c’est que il y a beaucoup de bienveillance en dessous de tout ça et ça fait…
[00:13:39] Michel Godart: Et on la ressent.
[00:13:39] Olivier Debus: Oui, et ça fait beaucoup de bien, voilà
Comment participer et soutenir le Relais pour la Vie
[00:13:41] Michel Godart: Merci Olivier, c’est un chouette, chouette témoignage. N’hésite pas à revenir à mon micro, et si jamais tu as une idée ou quelque chose que tu veux partager, je t’enverrai le lien, tu pourras cliquer dessus. Et tu peux chez toi, tranquillement devant un micro et un ordinateur, enregistrer et renvoyer quelque chose, je peux le rajouter, il n’y a aucun souci. On est vraiment ici dans une volonté d’échange, d’interaction, de faire le relais. On est toujours sur ce mot-clé pour conclure cet épisode, Alors je vous invite, auditeurs et auditrices, à faire trois choses. La première, c’est que, que vous ayez les moyens de faire un don ou pas, simplement partager, liker ou commenter ce podcast le rend visible et permettra à quelqu’un qui a peut-être plus de moyens encore de le découvrir et de faire un don, donc votre rôle est clé. Deuxième chose, je vous l’ai dit, vous pouvez laisser un message et participer, donnez votre voix, faites vivre ce relais d’information et de solidarité que nous essayons de créer aujourd’hui, et tous les autres jours de l’année avec le Relais pour la vie. Et le troisième fait, c’est: « faites un don » c’est important, c’est quand même la mission.
[00:14:32] Olivier Debus: Tout est dit.
Clôture du podcast
[00:14:34] Michel Godart: Merci, à très bientôt.
[00:14:35] Olivier Debus: Merci Michel.
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