fbpx

Podcast : préparer son projet

Podcast
Subscribe

Préparer un projet podcast : partage d’expérience. Podcast #003

Nous vous avons fait un peu attendre mais voici le troisième épisode de notre podcast (rubrique France) animé par Sylvain Ratton depuis Nantes.

Au micro, son invité Michel Godart, président de l’association « The Podcast Factory Org », depuis la Belgique à Hoegaarden. En attendant de recréer des équipes en Belgique et en France, Michel va nous proposer de partager humblement son expérience.

Si vous êtes sourds ou malentendants, nous commençons aussi, quand nous avons les ressources nécessaires, à retranscrire nos podcasts en textes. Vous retrouvez le texte en fin d’article.

Michel propose de partager avec vous ce qu’il a appris depuis qu’il s’est lancé dans le format depuis 2007, comment il voit les choses et de quelle manière il partage ses acquis avec les nombreuses personnes qui le contactent pour des formations.

Michel nous expliquera que, pour lui, aller vite pour se lancer dans ce type de projet n’est pas forcément la meilleure idée ou manière de faire et il nous propose une réflexion sur ce qu’il identifie comme les 3 piliers d’un projet podcast et pourquoi ?

  • Project Management
  • Approche Lean
  • UX User eXpérience

Ecoutez cet épisode via notre chaîne Youtube :

Note: dans le texte de description de l’épisode, sur la page pour cet épisode Vodio (un outil de BadGeek), vous avez aussi ces raccourcis du séquençage vers l’audio seulement (les liens ne vous conduisent alors pas sur Youtube pour écouter une partie spécifique).

Le séquençage de l’épisode :

  • 00:13 Introduction
  • 01:20 Qu’est-ce que le Podcast ?
  • 05:03 Pourquoi un format audio ?
  • 09:47 Est-ce que tu peux nous en dire plus sur ces 3 piliers que tu mentionnes ?
  • 14:25 Pourquoi insister sur ces aspects alors que d’autres te proposent des formations où on peut démarrer rapidement ?
  • 16:18 La ligne éditoriale
  • 19:02 J’achète mon matériel et c’est parti, je me lance ?
  • 19:47 Identifier toutes les étapes et l’implémentation.
  • 23:15 Faut-il publier et présenter ses capsules en format vidéo ?
  • 26:54 Clôture

Ou écoutez ce podcast via InstagramTV :

La transcription de cet échange

00:00 Sylvain Ratton : Ce podcast est une initiative de l’association The Podcast Factory Org avec le sponsor de transforma bxl innovation playground.

00:08 Jingle intro : recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements ), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory »

00:13 Sylvain Ratton : Bonjour à tous et à toutes et bienvenue pour ce nouveau podcast high-tech, aujourd’hui en compagnie de Michel Godart. Bonjour à toi Michel !

00:20 Michel Godart :  Bonjour à tous, heureux de te retrouver Sylvain

00:23 Sylvain Ratton : Et oui c’est avec plaisir qu’on se retrouve pour ce nouveau podcast. Alors je tenais, en introduction à ce podcast, tout d’abord à présenter mes excuses à nos auditeurs à qui nous avons promis d’enregistrer un podcast au moins une fois par mois… mais les aléas de la vie professionnelle et personnelle ne nous ont pas permis des enregistrements. Et C’est pourquoi d’ailleurs nous lançons aujourd’hui un appel : si vous êtes motivé pour rejoindre notre équipe de bénévoles du podcast et bien n’hésitez pas à nous contacter via notre plateforme ou tout simplement via notre site internet.

00:56 Michel Godart :  On a des agendas de ministre Sylvain  

00:59 Sylvain Ratton : Alors ça tombe très bien d’ailleurs puisque c’est bientôt prochainement les élections en France mais nous ne rentrerons pas dans des débats politiques.  

01:05 Michel Godart : Non, je ne les aime pas trop donc on va éviter. On avait prévenu, on avait été honnête : on avait dit un podcast par mois mais le début ça va être un peu clopin-clopant parce-que, effectivement, il faut refaire des équipes et c’est d’ailleurs pour ça qu’on va proposer des séries de podcasts, un peu en attente, sur un sujet qui tourne autour du podcast…

01:20 Sylvain Ratton :  Alors exactement Michel, ça tombe très bien puisque aujourd’hui en sommaire en sujet de ce podcast et bien on va parler du podcast. Michel je te propose de nous expliquer un peu les bases du podcast : qu’est-ce que le Podcast ?

01:32 Michel Godart :  J’insiste avant de commencer, j’aimerais attirer un point d’attention sur quelque chose de très important, je crois que je l’ai déjà dit dans un précédent épisode : nous n’avons pas la prétention de nous placer, de nous positionner en tant qu’expert incontournable, ni même expert tout simplement. On a 15 ans d’expérience point, on partage nos connaissances point, on a aucune prétention. On a créé une école à Bruxelles à Evere mais ça reste un partage de connaissance, avec notre vision, notre expérience et au départ nous ne sommes ni ingénieur son, ni informaticien, ni journaliste. Donc c’est important de bien prendre conscience de ça et que ce qu’on va vous partager ici ce sont nos observations, nos apprentissages. Et maintenant, s’il y a un point où on fait erreur, où on se serait trompé, n’hésitez pas à nous le signaler : on est tout à fait humble et capable de prendre un feedback. J’espère que cette introduction, tu peux comprendre qu’elle est importante à signaler.

02:21 Sylvain Ratton :  Exactement, oui, puisque comme tu le dis, nous on est juste là de manière, entre guillemets, bénévoles, on a notre vision du podcast, on a notre définition que tu vas d’ailleurs nous expliquer très rapidement. Pour des gens qui ont envie de se lancer via différentes plateformes pour tout simplement parler de leur passion. Et toi je crois que tu as une définition particulière du podcast notamment et j’aimerais bien t’entendre sur ce sujet d’ailleurs !

02:44 Michel Godart :  OK, bon elle est pas elle est pas particulière… en fait elle essaie d’être précise et d’englober certaines choses. Alors pourquoi est-ce que j’insiste sur la définition de ce podcast de cette manière ? Parce qu’en fait on va y trouver des éléments qui vont nous aider et nous guider dans la création d’un projet podcasts et on va revenir sur ceci plus tard.  Pour rappel le podcast, avant tout, c’est un ensemble de technologies qui existait et qui sont revenues au goût du jour au moment on parlait de ce qu’on a appelle le web 2. 0. C’est un journaliste pour « The Guardian » qui la première fois a utilisé un peu ce terme podcasts, ce mot-valise, pour essayer de définir ce dont il parlait. Et quelque part il a semé une petite graine dans nos esprits. Alors je vais t’expliquer : il a proposé le terme qui contractaient, à partir de iPod, donc qui reprend le « Pod » et broadcast : « cast » ;   donc podcast !  

03:33 Sylvain Ratton :  C’est pas mal ça !

03:34 Michel Godart :   iPod tout le monde connais…(Sylvain Ratton : oui à peu près). C’est le petit baladeur avant les iPhones où on écoutait de la musique en se baladant, ce qui fait que les Canadiens, eux, ils ont utilisé le mot « Baladodiffusion ».

03:44 Sylvain Ratton :  Que les jeunes générations connaissent un petit peu moins parce qu’ils sont tombé directement dans l’ère iPhone. Pour citer notamment la marque Apple.

03:51 Michel Godart :  Oui, Tout à fait. Ca c’est important de bien comprendre que déjà ici  on sème une idée de son alors qu’en fait, derrière, c’est que c’est un ensemble de technologies dont la principale est ce qu’on appelle le flux RSS.

04:03 Sylvain Ratton :  D’ailleurs je me rappelle très bien, à l’époque du podcast high-tech, qu’on disait souvent à nos auditeurs « n’hésitez pas à vous abonner via notre flux RSS »

04:11 Michel Godart :  RSS c’est « Really Simple Syndication » c’est quelque chose qui a été créé, pour la première fois, si mes souvenirs sont bons, dans les années 1999 : donc tu vois que c’était pas récent. Il faut savoir que ça a été mis au goût du jour en 2002 en 3e version et que le journaliste en question si je ne me trompe pas c’était en 2004 qu’il a commencé à parler du terme podcast… donc tu vois qu’il y a eu quand même quelques années qui se sont écoulées. Ce flux RSS c’est en fait un fichier XML, qui est souvent utilisé pour mettre à jour les actualités des blogs. En fait c’est un fichier qui se met à jour automatiquement avec le contenu, qui notifient les personnes qui s’y abonnent qu’un nouveau contenu est apparu et donc le flux RSS permet de s’abonner à de l’audio, à de la vidéo, à un article de blog, à un pdf, à n’importe quel type de média. Donc, en soit, un podcast c’est un type de média auquel on s’abonne.

05:03 Sylvain Ratton :  Ah oui, effectivement. Pourquoi justement on ne garde à l’esprit que le format audio du podcast ?

05:08 Michel Godart : Mon interprétation elle se base sur deux aspects. Le côté « histoire » et aussi « l’usage ». Alors au niveau de l’histoire, en 1999, on crée le premier « Rich Site Summary » : RSS 0.91 ; puis ça a évolué en 2000 vers le RSS 0.90 et 1.0. Et au moment du web 2.  0 est apparu le « Really Simple Syndication » RSS 2.0 : en 2002.

05:31 Sylvain Ratton : Oui, ça c’était un peu l’année de mes études d’ailleurs !

05:33 Michel Godart : L’histoire du podcast elle commence d’ailleurs entre 2001 et 2003 avec ce qu’on appelle les 3 « Pod-Fathers ».

05:39 Sylvain Ratton : C’est quoi des « Pod-Father » ?

05:41 Michel Godart : Les 3 pères du podcast Sylvain ! (Sylvain Ratton : Ah d’accord). Dave winer qui est un entrepreneur et développeur informatique : il a contribué au développement du flux RSS et c’est lui qui, la première fois, à insérer un fichier son et c’était en 2001… Tu vois, il y a déjà un préliminaire ici aussi sur le son. Ensuite il y a Christopher Lydon, si je me trompe pas, qui était journaliste et puis blogueur : qui diffuse une série audio en 2003 via un RSS (parce qu’il a été convaincu par le premier qu’on vient de citer : Dave  Winer) et il crée officiellement le premier podcast jamais enregistré en juillet 2003 (Sylvain Ratton : D’accord). Adam Curry, la 3e personne considérée comme père fondateur des podcasts : c’est un animateur de MTV, si je ne me trompe pas, et il lance le premier vrai podcast diffusé largement en 2004 : c’est le « Daily Source Code » et il travaille par ailleurs sur la diffusion sur iPod puisque c’est à lui qu’on doit cet aspect-là. Et c’est en 2004, comme je l’ai dit tout à l’heure, donc juste après… que ce fameux journaliste, je me rappelle plus très bien son nom… (Sylvain Rattton : Ben Hammersley) Ah ouais, voilà. Le journaliste qui parle dans sa définition, sa structure de construction du podcast, Pod – iPod – Musique ; le fait qu’on ait mi la première fois un fichier son ; tu vois tout ça prédispose déjà à ce qu’on parle de plus en plus de sons. Et alors, au départ, dans l’interface de Garageband chez Apple ( quand ils ont d’abord inclus, en premiers, le logo du podcast… et puis que plus tard ils ont utilisé Garageband pour proposer aux utilisateurs de Mac de faire leur propre podcast). Quand tu ouvrais Garageband, tu avais une piste son, une piste image pour pouvoir mettre des hyperliens et donc tu avais quand même quelque chose qui ressemblait fort à un montage vidéo au départ, donc ce n’était pas que du son. Le fichier qui sortait de là c’était un format propre à Apple et très vite on a dû passer au MP3. Alors, qu’est ce qui s’est passé en gros pour qu’on passe au MP3 ? Tout simplement quand on faisait un podcast, et qu’on sortait un fichier, on le mettait sur son serveur et on créait soi-même son flux RSS. Le flux RSS voyait la mise à jour d’un nouveau contenu, hop il notifiait les abonnés, d’accord ? (Sylvain Ratton : OK) Mais il y a plusieurs questions qui se posent ici, donc ça c’est maintenant la partie de l’usage dont je voulais parler tout à l’heure…

07:44 Sylvain Ratton : Ouais, c’est ça, j’allais te demander cela. En fait là on a bien compris la partie historique, un peu l’histoire, l’origine du podcast. Et du coup, dans l’usage, qu’est-ce que ça nous apporte en fait ?

07:53 Michel Godart : Ben, ce qui se passe de façon pratico-pratiques c’est qu’au départ, le podcast, on met le fichier sur son serveur. Donc le flux RSS se met à jour, ils notifient les abonnés… mais tu te rends bien compte que si tu as ton espace disque pour ton site web ; (Sylvain Ratton : Oui) tu mets ces fichiers qui ont une certaine taille sur ton serveur… hors tu sais que la plupart des fournisseurs te font payer aussi l’espace disque d’un hébergement (Sylvain Ratton : Ah oui, tout à fait) Ensuite si ton podcast est hyper populaire et que, du jour au lendemain, tu ramasses des 10.000.000 de visites… On va parler aussi de capacité de répondre aux requêtes, sur le site internet. Et donc de bande passante et de capacité du site internet, et de réactivité, de rapidité. Un site qui va en plus s’alourdir au fur et à mesure qu’il va être rempli par des fichiers, des fichiers, des fichiers… rappelle-toi je crois qu’en fait, au total, on a fait plus de 1000 podcasts…

08:34 Sylvain Ratton :  Oui et ça prenait beaucoup de place sur nos disques durs, sur nos ordinateurs.

08:37 Michel Godart : Et puis sont apparues des plateformes de musique qui se sont dit : «  tiens, on pourrait inclure les podcasts ». Ils ont proposé aux internautes, aux personnes qui produisait des podcasts, de créer leurs podcasts et de les mettre sur leur plateforme de musique, on pense par exemple à Soundcloud, il y a Mixcloud, il y a Simplecast… et ce sont ce qu’on appelle des hôtes. Les hôtes qui hébergent les fichiers MP3.

08:54 Sylvain Ratton :  Ah oui c’est de là qu’est né le cloud en fait, tout simplement. C’était pouvoir externaliser sur une plateforme.

08:59 Michel Godart : Ca réglait pas de problème… ça règle les problèmes d’espace, de bande passante puisqu’en général ils ont des serveurs avec la structure nécessaire. Et du coup ils proposaient la création automatique du flux RSS qui n’était pas non plus quelque chose de facilement faisable sans avoir un outil, ou s’y connaître un petit peu, ou de débuger tu vois. Donc on répondait à des besoins et les besoins sont devenus, ce que moi j’appelle du Cloudcast. Mais on pourrait dire que le podcast est mort, en fait, depuis qu’on fait du Cloudcast…. On va garder le terme podcast, ça sera beaucoup plus parlant. Alors évidemment ces plateformes elles ne voulaient que du MP3 et parfois d’autres formats mais souvent des formats standards… donc pas les formats propres à Apple. Je crois qu’ils ont compris qu’à un moment donné il fallait faire un choix et d’ailleurs Garageband à évolué vers une version où il n’y a plus cette interface où tu crées ton podcast avec de l’image, des hyperliens, et cetera. Et de plus en plus d’internautes, même sous Mac, exportent le podcast en MP3, tout simplement.  

09:47 Sylvain Ratton :  On a bien compris l’usage et l’histoire du podcast, mais toi je sais que dans tes formations tu as tendance vraiment à parler de 3 piliers du podcast pour réussir son projet. Alors est ce que justement tu peux nous en dire plus sur ces 3 piliers ?  

09:58 Michel Godart : Tu t’es bien renseigné Sylvain (Sylvain Ratton : Oui mais bon, après j’ai des indicateurs) Du bouche à oreilles ; oui c’est ça! Toute la durée du projet podcasts il faut garder à l’esprit trois caps en permanence. Et pourquoi j’insiste sur ces trois piliers comme je les appelle ? Parce que je trouve qu’ils sont un garant pour réussir son projet podcast. Il faut bien comprendre qu’il y a plusieurs façons de faire des podcasts et je dirais qu’il y a autant de façons de faire des podcasts qu’il pourrait y avoir d’auditeurs, il y a plusieurs types de projets différents… mais tout ça va être très important à mûrir en termes de réflexion. Et moi je fais appel, dans mes formations, au premier pilier qui est le «Project management». Je pense qu’il faut avoir des notions de « Project Management » en permanence, je l’ai dit, et c’est à revoir si nécessaire pendant le parcours et pendant le trajet en fonction du second, dont on parlera tout à l’heure, qui est l’approche Lean. Je vais d’abord les citer peut-être. Donc je propose aux gens de s’intéresser au « Project Management » : savoir où on va, qu’est-ce qu’on fait, quel budget on a (Sylvain Ratton :  Donc ça c’est le point numéro un). Ça c’est le point numéro 1 (Sylvain Ratton : Point numéro 2). Point numéro 2 : l’approche « Lean » (Sylvain Ratton : Ok). Une approche qui consiste à y aller par paliers, évaluer chaque étape et valider avant de passer à l’étape suivante. Donc on a besoin de statistiques et de valider chaque étape. Mais ce qui est intéressant dans l’approche « Lean » : on fait une fiche « persona » ou plusieurs fiches « persona » pour définir la cible de notre démarche. Par exemple : je m’adresse à des jeunes de 7 à 77 ans, homme ou femme. Ou, au contraire, mon podcast ne s’adresse qu’à des femmes. (Sylvain Ratton : D’accord) Ou mon podcast ne s’adresse qu’à des adolescents… Tu vas me dire « mais quelle est l’importance de faire un truc pareil ? ». Tout simplement, quand on a une vue claire sur le public qu’on cible. Ou les publics qu’on cible, parce que je l’ai dit : on peut avoir plusieurs fiches « persona » et bien on va préparer pour chacune des mots-clés, une liste de mots-clés. Et ces mots-clés, quand on va devoir cataloguer notre podcast dans une rubrique sur le répertoire, ou sur les hôtes qui nous demandent dans quelle catégorie voulez-vous placer votre podcast… Eh bien, on va peut-être mieux le classer par rapport aux mots clés qu’on a consciemment identifiée en tête, déjà. Pour le classement du podcast je trouve ça important parce qu’être mal classé et se classer dans business alors qu’en fait ton podcast n’est pas du tout lié au business… pour ta cible… (Sylvain Ratton : Ouais, bien sûr). En plus, quand on crée un podcast, souvent tu mets des mots clés, des # tags pour définir où permettre de trouver facilement ton podcast. Ça t’aide aussi à déjà préparer le terrain sur cet aspect-là. Alors le troisième pilier Sylvain c’est l’expérience utilisateur, c’est ce qu’on appelle le « UX », l’User eXpérience et c’est parce que le podcast va être disponible sur, je crois qu’il y a une soixantaine de répertoires et une dizaine d’hôtes. Donc, tu es disponible un peu partout, tu as un site web généralement avec ton projet podcasts, tu as un beau logo…c’est important, comme on est sur plein d’endroits différents, qu’on te reconnaisse de façon systématique et sans équivoque, qu’on reconnaisse ton logo, ton visuel, c’est déjà un premier point. Et puis je pense qu’en termes de ligne éditoriale, c’est important d’avoir une unicité. Alors la ligne éditoriale, on en parlera peut-être plus tard, mais c’est un des points clés. Alors par rapport aux trois piliers ici, ils sont tous importants à des degrés différents. Par exemple quand je parle de « Project Management », si je sais où je vais, ce que je veux faire, si mon podcast il est prévu qu’il me rapporte de l’argent ou pas, ou si j’ai du budget de départ ou pas (et quel budget j’ai) va faire que je vais choisir si je vais me positionner sur un seul hôte ou plusieurs. Quelle quantité d’énergie je vais mettre dans le projet tu vois ? Si dans mon « Projet Management » j’estime que je n’ai que 10h par mois de travail et que je sais qu’un podcast, quand je vais prendre le son c’est déjà 1h, et puis je vais faire le montage… Alors, en fonction de la qualité de montage que je vais avoir, je vais en faire entre 5, 6 voire 10h de montage ; puis encore 1h00 pour publier, puis encore 1h pour diffuser sur les réseaux…ben tu as compté, on est déjà à près de plus de 10h, 12h, 13h, 14h, 15h parfois… (Sylvain Ratton : Oui, ça passe vite hein !). Ça passe très vite, alors si je n’ai que 10h libres par mois parce que j’ai approché le projet avec une pensée « Project Management » et que j’ai identifié mon nombre disponible d’heure… je ne vais pas aller faire une promesse à mes auditeurs de faire un podcast par semaine. Parce que ça voudrait dire que sur mon mois je vais utiliser plus de 40 h… Voilà pourquoi le « Project Management » est important, il va permettre de tenir ta promesse éditoriale, ça fait partie de la ligne éditoriale. Ensuite tu as l’approche « Lean », je l’ai dit, ça c’est pour voir si : toi tu as une idée, tu vas faire un podcast sur le high-tech : OK… et peut être ta vision du high-tech c’est 3 ou 4 points, ou une certaine vision. Et puis tu fais les 5 premiers épisodes et tu vois les statistiques elles ne décollent pas ! Est-ce qu’il n’est pas, à un moment donné, opportun de te dire « peut-être que ma perception n’est peut-être pas celle que mon public attend » et d’interroger le public pour savoir ce que, lui, il veut (Sylvain Ratton : Ah bah oui) ou de ce qu’il lui manque. Ça c’est l’approche « Lean » et le « persona » j’en ai parlé par rapport aux mots-clés, par rapport aux rubriques dans lequel on classe son podcast… et l’expérience utilisateur bah c’est la ligne éditoriale.  

14:25 Sylvain Ratton : Pourquoi tu insistes sur ces aspects contrairement à d’autres personnes qui te proposeraient des formations où on peut démarrer des projets un peu à la va vite en fait ?

14:32 Michel Godart : Selon moi, vite, à moins d’être extrêmement talentueux, créatifs et résiliant, c’est souvent bâclé… Et c’est souvent bâcler les éléments qui garantissent la pérennité, le succès de ton format, j’ai pris des exemples tout à l’heure. Or, notre ASBL, si tu te rappelles le second podcast quand j’ai mentionné ses objectifs, elle se mobilisent pour que ce format il soit populaire, le plus populaire possible. Si on s’apprête à être déçu parce qu’on a grillé des étapes et bien, en fait, ça ne nous avance pas, ça ne nous favorise pas notre objectif. Quelqu’un qui va se lancer dans un podcast trop vite et parce qu’il a négligé certains aspects voit les statistiques qui ne vont pas monter, au bout de 6 mois il s’épuise et il arrête son projet : ce n’est pas favorable à l’image du média podcast. Donc nous ça ne nous arrange pas que les gens abandonnent, nous ce qu’on veut c’est que les gens ils aillent jusqu’au bout de leur idée, de leur projet podcast. On n’est pas trop pour le fait de bâcler et d’aller vite, vite, vite. Je pense que préparer bien quelque chose garantit quand même en général qu’on fait mieux les choses. Ce que je constate moi, bon ce n’est que mon interprétation, mon observation : c’est que souvent, justement, ils négligent les aspects techniques comme les mots-clés, les paramètres à mettre correctement, choisir la bonne rubrique mais finalement ça fait toute la différence dans la popularité d’un podcast. Alors certes le contenu est important, ça fait partie aussi de la ligne éditoriale, le « qui », « quoi », « quand », « où », « comment » mais t’as beau avoir une superbe pièce de théâtre, si tu ne fais pas attention d’avoir du public dans la salle… tu ne vas pas réussir à toucher beaucoup de monde. Et avoir du public dans la salle ce n’est pas seulement faire la pub, c’est aussi s’assurer que les sièges sont confortables, que la salle est bien ventilée… enfin tu vois je prends une métaphore un peu pour expliquer qu’il faut prendre : on dit en anglais « Take Care » tu vois ? Il faut vraiment prendre soin des choses pour le faire correctement et ça garantit le confort d’écoute, le confort du spectateur et finalement ça donne plus de chance d’avoir un succès.

16:18 Sylvain Ratton : Je t’entends beaucoup parler de ligne éditoriale, si tu pouvais nous détailler un petit peu ce que c’est ? Ca veut dire quoi, plus en profondeur le mot « ligne éditoriale » ?    

16:28 Michel Godart : La ligne éditoriale c’est quelque chose dont on parle pour les journalistes, pour le web comme tu le dis, pour les sites, pour ceux qui s’en préoccupent et pour les magazines effectivement. Mais en ligne éditoriale web on va mettre un focus sur le design, donc la police de caractère, le nombre de couleurs, comme…c’est une image en fait, c’est son image. Je pense qu’en podcast on doit aller plus loin. Il y a le design comme pour le site et pour le marketing, mais il y a le contenu du podcast et sa structure. Parler d’un sujet intéressant mais sans structure, ça peut parfois moins plaire. Donc moi je suggère quand même d’essayer d’avoir une structure préparée. Dans le podcast hrmeetup on y parle des passions au travail, je vais donner un exemple de structure, c’est toujours la même : on pose une question pour faire connaissance avec l’invité qui est « de ton réel d’adolescents à ce jour que s’est-il passé ?», puis on apporte le sujet avec le « qui », « quoi », « pourquoi », « quand », « où » et « comment ». Avec ces questions je crois qu’on est quand même en mesure de déterminer correctement un sujet de discussion. Et comme les sujets varient très forts d’un invité à l’autre mais que ça doit rester autour du thème RH, et bien à la fin du podcast on a 3 questions typiquement pur ressources humaines. Qu’est-ce qu’un RH pour l’invité, un effet « waouh » et un message au DRH tu vois ? Et donc on a une structure qui est standard, ça c’est notre ligne éditoriale du contenu. On a un logo, des couleurs qu’on utilise systématiquement, c’est notre ligne éditoriale visuelle. On a des sites internet qui sont dédicacés, des plateformes où on se trouve, partout, c’est notre ligne éditoriale globale, tu vois ? En tout cas la ligne éditoriale elle peut même aller jusqu’à une communication claire ! Moi je revendique aussi ça, c’est quand on fait un projet podcasts : ce serait sympa, même si on doit faire des correctifs comme on l’a fait tout à l’heure, de dire à l’auditeur à quoi s’attendre. Vous allez retrouver un podcast tous les x temps, une fois par mois, une fois par semaine, voilà dans quelle direction on va, peut-être qu’après 6 ou 10 podcasts on changera d’orientation… mais communiquer avec le public c’est aussi une forme et une façon de faire une ligne éditoriale et je pense que c’est très important d’y songer.

18:15 Sylvain Ratton : Ca sacrés une fidélisation surtout, parce que ça te dit, ben voilà, tous les mois je sais qu’à telle date à peu près sort le podcast, je vais aller écouter l’épisode (Michel Godart : Voilà), je me connecte et ça permet d’avoir une fidélisation auprès de son audimat si j’ose dire.  

18:26 Michel Godart :  Je vais même aller plus loin, on pourrait dire clairement par des mots ce qu’on va proposer aux auditeurs : « dans ce podcast, on va vous parler de… » systématiquement, tu vois. (Sylvain Ratton : OK) On peut aussi aller encore plus loin, on pourrait aussi (et ça bon, les gens qui vont des vidéos Youtube l’ont bien compris : faut pas oublier que ce qu’il faut c’est que les gens réagissent, interagissent, qu’ils s’impliquent pour créer sa communauté à laquelle on destiné une communication) et donc c’est pas plus mal, de temps en temps, de leur dire « pour aider le projet ou le supporter faites un like, un commentaire, où est ce qu’on peut nous trouver… tous ces éléments-là, j’estime qu’ils font partie, en podcast, de la ligne éditoriale. C’est le positionnement, c’est la communication qu’on a vers son public, c’est très, très, important.

19:02 Sylvain Ratton : Ah bien, du coup Michel, là c’est bon, je suis paré donc par rapport à tout ce que tu viens de dire. C’est bon là, je crois que j’ai compris ce que ça voulait dire l’importance de tous ces points. Là je suis prêt, maintenant je peux démarrer, j’achète mon matériel et ça y est c’est parti, je me lance !

19:16 Michel Godart :  Ah non pas du tout !

19:19 Sylvain Ratton : Ah je me suis trompé, j’ai été trop vite.

19:20 Michel Godart : C’est à dire qu’il y a encore un aspect que je voudrais qu’on comprenne bien, je pense que, encore une fois, c’est encore du « Projet Management », c’est : avant de se lancer la tête baissée dans le guidon et de commencer à pédaler et puis de se rendre compte qu’on a pris le mauvais sentier, qu’on est perdu dans le bois, ce serait pas mal non plus d’avoir un aperçu des étapes. C’est quand même important, pour estimer son temps de travail, d’avoir une vue sur quelles étapes on va devoir (Sylvain Ratton : Définir les fameux points clés en quelque sorte) c’est ça : savoir, encore une fois, savoir où on va, qu’est-ce qu’on va faire.

19:46 Sylvain Ratton : OK, je t’écoute.  

19:47 Michel Godart : Comme il faut être sur un maximum d’endroits et de plateformes, moi j’appelle cette partie-là « l’implémentation du podcast ». En fait on va mettre son fichier MP3, quand son podcast est prêt, un épisode du podcast est prêt, sur l’hôte : là où on a pris son abonnement qu’on paye pour héberger ses MP3. Signalons au passage qu’il a un hébergeur gratuit qui se nomme BadGeek et au moment où je mettrais la vidéo en ligne ils vont sortir la nouvelle plateforme « Vodio ». Donc ils vont rester gratuits, ils proposent plusieurs outils, mais il y aura la plateforme « Vodio » de BadGeek, qui sera un des outils BadGeek. c’est l’hébergeur en fait ! Donc ils ne vont plus s’appeler (Sylvain Ratton : Très intéressants, petite dédicace au passage et on tenait à les saluer) Voilà, parce qu’ils ne s’appelleront plus BadGeek, pour la plateforme d’hébergement ce sera « Vodio » mais ça reste un outil de l’association qui aide le podcasteur en France, puisque ça vous concerne donc j’en fais mention, c’est gratuit chez eux. Alors, je reviens donc à l’idée que c’est eux qui, où ton hôte, qui créent le flux RSS ; une fois qu’on a son flux RSS il faut bien te rendre compte que la majorité des gens vont vouloir mettre leur flux RSS et leur podcast sur Spotify, Deezer, enfin tous ces 60 répertoires dont j’avais déjà fait mention. Et pour le faire, comment ça marche ? Eh bien on prend son lien, on va sur la plateforme de Spotify donc podcasters.spotify.com, si je ne me trompe pas d’URL (il faudrait que je la vérifie, je la mettrai dans l’article) ; on dit voilà « je veux soumettre mon podcast chez Spotify, on met le lien du feed RSS, ont fait valider. Spotify va voir dans le feed RSS qu’il y a un e-mail qui à été mentionné…. Et alors là, déjà ici, je fais une petite pause. Quand tu mets ton mail chez ton hte pour dire « ça, c’est le mail pour mon podcast » : si tu mets ton e-mail professionnel ou personnel, je te garantis que tu vas ramasser un paquet de spam… donc déjà moi, ici, techniquement je recommande aux podcasters de se créer un compte mail dédicacé au podcast. Ca permet d’isoler les communications propres aux podcasts, d’avoir une meilleure réactivité face au public et aux auditeurs, de ne pas se faire spammer par toutes les plateformes publicitaires et autres et notamment, lors de l’implémentation, d’obtenir les codes au même endroit unique et de retrouver les informations vers quelle plateforme on est ou pas. Et je vais dire pourquoi après.

21:40 Sylvain Ratton :  Toi tu conseillerais de mettre style contact @le nom de son podcast.com par exemple

21:46 Michel Godart : Le nom du moc.liamg@tsacdop par exemple, oui tout à fait ! (Sylvain Ratton : OK, d’accord) C’est ce que je recommande vraiment et vivement. Il faut savoir qu’il y a des plateformes, tu vas envoyer la demande, il faut envoyer un code, tu réponds au code puis tu dois attendre 6 semaines donc pour faire le suivi ce n’est pas plus mal aussi d’avoir une boîte dédicacée où tu peux trouver facilement les mails pour ça. Et ne pas mélanger avec ton épouse qui t’envoie un mail sur un truc pour ce qu’on mange ce soir, ton patron qui t’envoie un mail sur autre chose, enfin tu comprends ?  

22:07 Sylvain Ratton :  Ca c’est un peu le même lien que, justement, avec la création du podcast où on a tendance à retrouver des podcasts avec des photos perso (Michel Godart : voilà) au lieux d’avoir l’identité, la charte graphique du podcast.  

22:16 Michel Godart : Ici c’est pas une question de charte graphique, c’est plutôt une question de paix d’esprit (Sylvain Ratton : De s’y retrouver) et d’efficacité. Spotify, je reprends mon exemple, va allez voir que dans le flux RSS on trouve l’email de contact. Grâce à cet email de contact qui est dans le flux RSS, Spotify sait à qui envoyer un mail en disant « Hey, tu sais quoi ? Quelqu’un réclame le podcast sur Spotify en ton nom : est-ce que c’est bien toi ? » Alors tu cliques « OK » où ils t’envoient un code, ça dépend, il y a des plateformes qui envoient des codes, il y a des plateformes qui te disent « tu veux bien validé c’est bien toi là ? Que ce n’est pas n’importe qui qui prétend que c’est toi ? » et puis quand tu, soit valide avec un code, soit tu valides avec le bouton que t’as reçu par mail, la plateforme elle sait que c’est bien toi. Au moment où on me demande de mettre le podcast dans ma plateforme, le propriétaire identifié par mail dans le RSS il réagit au mail que je lui envoie immédiatement, il me dit oui c’est moi et dans ce cas-là ils acceptent et donc il mette ton flux RSS dans leur base de données et à partir de ce moment ils vont interroger régulièrement le flux RSS et donc ils vont pouvoir aller récupérer les épisodes et les afficher dans leur plateforme comme si c’était du contenu qui se trouve chez Spotify.

23:15 Sylvain Ratton : Toi t’en penses quoi Michel de publier et présenter son podcast sur des sites notamment en format vidéo ? Est-ce que tu trouves ça intéressant ? Type, je ne sais pas moi, je fais un podcast mais je fais aussi un format vidéo Youtube et le format, je ne sais pas, sur InstagramTV par exemple ?  

23:30 Michel Godart : Je trouve ça intéressant mais pas n’importe comment. Et ce qui me gênait, au début pour, on me disait souvent « mais pourquoi tu ne fais pas de la vidéo mais que du podcast avec du son ? C’est quand même plus commode et plus populaire la vidéo ? » Oui, c’est vrai, mais déjà quand tu fais un projet et que dans ton « Project Management » t’identifie le nombre d’heures que tu as de disponibles pour travailler sur ton projet podcasts et que tu imagines que pour faire la vidéo le temps d’édition va être doublé… parce que tu vas monter le son et tu vas aussi monter l’image et la difficulté que tu auras c’est d’aligner l’image coupée avec le son coupé, au bon endroit, ça commence à devenir très chronophage. Maintenant deuxième aspect, quelle est la valeur ajoutée d’avoir un mec qui parle devant son micro pendant trente minutes s’il ne montre rien, s’il n’y a rien de spécial ? (Sylvain Ratton : Oui, il n’y aura pas d’intérêt, c’est clair) Voilà et le troisième aspect, c’est encore mon troisième pilier « UX design » User eXpérience ; où est-ce que les gens, majoritairement, écoutent les podcasts, enfin moi la plupart des gens que je connais, quand je leur demande où est-ce qu’ils écoutent des podcasts : en faisant du vélo, en allant courir, ou en roulant en voiture, ou dans la salle d’attente chez le toubib (Sylvain Ratton : Oui, ou quand on a une interaction dans son quotidien au finale) Voilà, alors je me vois mal aller faire mon jogging en regardant une vidéo et me « péter la gueule contre les poteaux » (pardonnez-moi l’expression) où aller faire du vélo, regarder la vidéo et me planter avec mon vélo, tandis que le son je peux l’écouter. Voilà pourquoi moi je ne me suis pas orienté vers la vidéo. Maintenant, il faut constater que la vidéo effectivement apporte une meilleure popularité. L’approche va être différente, on va aller faire des formats vidéo pour être accessibles sur les plateformes vidéo aussi, donc c’est un public supplémentaire potentiel d’une part. Et deuxièmement, aller sur les plateformes vidéo c’est aussi trouver un moyen de se faire connaître plus facilement dans son projet. Moi ce que je fais c’est des carrousels diapo qui défilent avec des images qui illustrent le podcast, je trouve ça plus intéressant et j’en fais un format Youtube et Instagram, et je les diffuse, pour répondre à ta question. Maintenant on va reprendre ce que je disais tantôt, avant de se lancer tu me disais « Est-ce que je suis prêt ? » et je dis bah non, il faut identifier les étapes. Donc l’implémentation c’est une chose que je mets à part, c’est la diffusion sur les 60 canaux, donc ça c’est une étape qui va être en parallèle. Alors les étapes, tu t’en doutes, fixer le moment tu vas enregistrer le son avec ton invité, un rendez-vous avec ton invité : je dois avoir un invité et c’est là où nous, on a pêché ici pour se retrouver, (Sylvain Ratton : Ouais). Ensuite il faut prendre le son donc il faut avoir le matériel, les outils, les Software et savoir…Savoir prendre le son et s’exercer. Le son va être édité dans ce qu’on appelle un DAW (Sylvain Ratton : C’est quoi un DAW ?) DAW ce sont les initiales pour D digital, A audio, W Workstation.  

25:47 Sylvain Ratton : Alors t’aimes pas beaucoup l’anglais mais au final il y a beaucoup d’abréviations comme ça !

25:51 Michel Godart : Malheureusement oui, c’est un Software mais il faudra choisir celui-là avec son matériel et donc là aussi j’ai des conseils à donner, ou des suggestions à donner. Ensuite avec ce DAW on va avoir fini le montage en mettant un jingle d’intro, jingle de sortie, couper les « heu », couper les erreurs, couper les bruits, couper les toux, les répétitions, ça prend du temps. Et quand tu as fini, tu exportes le résultat en format MP3. Et là aussi il y a des paramètres à mettre. Et alors une fois que ça s’est fait, et bien tu vas publier ton podcast sur l’hôte… mais quand tu vas mettre ton podcast sur l’hôte, tu vas y mettre un texte d’introduction que tu vas devoir préparer, une image que t’as dû préparer… tu vois ? Et puis ensuite il faut publier, présenter le podcast sur son site et ailleurs (Sylvain Ratton : et notamment sur les réseaux sociaux). Voilà, et ce travail sur les réseaux sociaux c’est aussi chronophage. Ayez quand même une vue de toutes les étapes dans l’ordre. Moi je fais un petit tableau Excel, en général, avec mes étapes parce que parfois je fais plusieurs projets en même temps et plusieurs clients en même temps, et donc pour savoir encore où j’en suis par rapport à quoi je mets des petites cases à cocher dans le tableau pour chacune des étapes, je coche, met en vert et hop, je passe à la suivante et comme ça je ne suis jamais perdu parce qu’à la fin tu y perds vite tes pinceaux si tu n’as pas qu’un seul projet podcasts à gérer.

26:54 Sylvain Ratton :  Donc là moi je pense Michel que du coup on a la ligne éditoriale, comment aborder le sujet podcast, comment trouver son audimat en quelque sorte. Moi ce que je te propose c’est que, tout simplement, dans un prochain épisode on propose à nos éditeurs de se lancer et quel matériel choisir pour justement faire du podcast. Qu’est-ce que t’en pense ?

27:11 Michel Godart : Avant de se lancer justement faudra d’abord penser au matériel et comme je l’ai dit, les auditeurs nous aurons écouté, ils auront eu le temps de réfléchir à leur projet podcast par rapport à ce qui est « Project Management » : quel budget j’ai. Quel type de format je veux faire, pourquoi, comment, comment est-ce que je vais amener les choses. Et bien à ce moment-là ils vont pouvoir, grâce à ces informations, mieux choisir le type de matériel parce que comme pour le type de podcasts différents, il y a autant de matériels différents qui existent (Sylvain Ratton : exactement) Et il n’y a pas une réponse idéale à « quel matériel choisir ? », il y en a plusieurs possibles et tout dépend de ce qu’on veut faire comme projet.

27:42 Sylvain Ratton :  Bien moi je vous propose tout simplement qu’on va conclure ce podcast. Merci à vous pour votre fidélité, merci à toi Michel pour ces explications claires du podcast. Et puis on se retrouve très prochainement pour, justement, parler côté matériel pour les personnes qui souhaitent se lancer. Que ce soit des budgets onéreux ou des budgets abordables (Michel Godart : Ou pas de budget) Je pense qu’on aura une tendance vers le low cost hein ? Mais, voilà, chacun pourra se lancer avec différents types de matériel. Et ça, ce sera le rendez-vous du prochain épisode (Michel Godart : Tout à fait) A très bientôt.

28:11 Michel Godart : Merci Sylvain à très bientôt j’étais hereux de te retrouver (Sylvain Ratton : Merci à vous ciao, ciao). Alors on invite nos auditeurs à nous supporter avec un like, un partage, ou un commentaire en dessous de ce podcast et petite particularité, puisqu’on est des utilisateurs des outils de BadGeek : on peut nous laisser un message vocal !

28:27 Sylvain Ratton :  Ah bah oui en fait moi, pour moi, c’était déjà acquis… mais c’est vrai que tu as très bien réagi Michel et très bien fait de le rappeler. Effectivement vous pouvez toujours commenter, liker, mettre le petit message audio aussi via effectivement BadGeek (Vodio.fr). En tout cas merci à vous pour votre fidélité si ce n’est pas le cas abonnez-vous ,   suivez-nous et à très bientôt pour de nouveaux épisodes ! (Michel Godart : Au revoir) Au revoir.  

28:47 Jingle outro : recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements ), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory »

28:52 Sylvain Ratton :  Ce podcast est une initiative de l’association The Podcast Factory Org avec le sponsor de transforma bxl innovation playground.

👉 Retrouvez nous sur votre plateforme d’écoute favorite, il ne s’y trouve pas ?

Informez-nous et nous prendrons le temps de faire le nécessaire.

Toutes nos capsules Le Podcast High Tech en Français.

Play

Michel Godart

Passionné par la technologie, l'humain, féministe et écoresponsable, Michel Godart a pour objectif de vulgariser un maximum l'information. Dans tous ses projets podcast, il souhaite inspirer par les exemples qu'apportent ses invités au micro. Le podcast est pour Michel un garant de démocratie : c'est un média produit PAR le citoyen POUR le citoyen !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.