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Pierre Van Steenberghe – Student for Monday

Pierre Van Steenberghe
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hrmeetup.© podcast #475 – Pierre Van Steenberghe – Student for Monday

D’un rêve de liberté à l’adolescence, à une plateforme pour aider les jeunes : c’est tout un chemin et c’est celui que Pierre van Steenberghe a suivi.

Il a accepté de venir partager son parcours à notre micro alors qu’il est déjà fort sollicité pour ce projet à succès. Envie d’en savoir plus ? C’est en écoutant ce podcast de 28 minutes !

Avec Pierre van Steenberghe, nous parlerons aussi valeurs en entreprises, sens et bons sens dirais-je même. 

Sans compter qu’après nous avoir expliqué comment la plateforme « Student For Monday » fonctionne, il a accepté de répondre à nos 3 questions traditionnelles sur le thème RH !

Avec sa vision et son projet c’était un feedback qu’on ne pouvait se passer de demander à un tel passionné.

  • Pierre vous expliquera comment il définit un RH et pourquoi.
  • Il nous confiera quel a été son effet wouah (et la réponse nous à faire bien plaisir : vous comprendrez pourquoi)
  • Il terminera avec un message pour tous les patrons et DRH qui nous écoutent !

Si vous êtes sourds ou malentendants, nous commençons aussi, quand nous avons les ressources nécessaires, à retranscrire nos podcasts en textes. Vous retrouvez le texte en fin d’article.

Remerciez Pierre pour son partage et pour le temps qu’il nous a consacré avec un like, un partage ou un commentaire sur ce podcast : merci !

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Note : Si vous précisez que vous nous y autorisez, nous pouvons utiliser votre message (votre voix) et l’inclure dans un prochain épisode pour y répondre !

Écoutez ce podcast via notre chaîne Youtube (abonnez-vous : merci! ) :

Séquençage du podcast avec Pierre Van Steenberghe :

  • 00:14 Introduction
  • 00:34 Le rêve d’adolescent
  • 02:28 À quels besoins répondait ton projet ?
  • 03:40 Pourquoi c’est difficile de trouver un stage ?
  • 05:03 Le rôle de l’école
  • 07:46 Le véritable « why »
  • 08:26 Une concurrence ?
  • 08:48 Depuis quand la plateforme existe ?
  • 10:00 Le Valuewashing ou prétendre à des valeurs qu’on n’incarne pas !
  • 11:51 Comment ça marche pour le recruteur ?
  • 14:40 Comment ça marhce pour l’annonce ?
  • 15:39 Comment ça marche pour l’étudiant ?
  • 16:51 L’authenticité
  • 18:32 L’objectif de carrière
  • 19:50 Les exigences sur-réalistes
  • 21:14 Où : Les langues de la plateforme
  • 22:03 Où : Le site web, son url
  • 22:15 Où : L’international ?
  • 23:03 Qu’est-ce qu’un Rh pour toi ?
  • 23:58 Ton effet Wouah !
  • 25:23 Ton message aux patrons et DRH ?
  • 26:32 Clôture du podcast

Ou écoutez ce podcast via InstagramTV :

Le transcript du podcast de Pierre Van Steenberghe :

 

00:00 Michel Godart : Ce projet podcast est une initiative proposée par l’ASBL The Podcast Factory Org avec le sponsor de transforma bxl Innovation playground.

00:09 Jingle intro : Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory »

00:14 Michel Godart : Bienvenue pour un nouvel épisode hrmeetup, votre podcast sur les relations au travail et les passions au travail. On parle de parcours entrepreneur, on parle de sujets RH et aujourd’hui je pense que ça va être un sujet purement RH mais je vous laisse un peu la surprise. Je reçois devant moi Pierre que je vais laisser se présenter avec son nom et son prénom.

00:29 Pierre Van Steenberghe : Bonjour Michel, moi c’est Pierre, Pierre Van Steenberghe, et je suis cofondateur de « Student for Monday »

00:34 Michel Godart : Première question : c’est ton rêve d’adolescent Pierre, à ce jour que s’est-il passé et puis surtout est-ce que tu es au final aligné avec ce rêve ?

00:42 Pierre Van Steenberghe : Effectivement j’étais un peu préparé mais ma réponse je l’avais déjà. En fait, mon rêve d’adolescent est simple et il se résume à un mot : c’est liberté. Je suis un jeune qui ai toujours eu envie de liberté, je suis parti assez tôt de chez moi, j’ai commencé à travailler très jeune. J’ai commencé à faire l’université, pour être tout à fait franc j’ai tenu que 6 mois. J’ai directement arrêté parce que j’avais besoin de déjà bouger, j’avais besoin de déjà travailler, d’être indépendant, de pouvoir avoir cette liberté, c’est vraiment le terme « liberté ». Ce qui fait que je n’ai pas fait d’études supérieures et entre-temps je suis cofondateur d’une société de marketing et cofondateur de « Student for Monday » dont on va parler aujourd’hui.

01:17 Michel Godart : Tu as eu quelques années de carrière en entreprise ou tu as directement démarré ? 

01:20 Pierre Van Steenberghe : J’ai commencé en entreprise, après mes 6 mois d’université, dans une entreprise où mon cousin travaillait. Dès mes 18 ans j’étais déjà derrière un bureau, j’ai changé d’entreprise, je suis passé commercial, dans une entreprise, j’avais de nouveau besoin de cette liberté donc ça permettait de pouvoir voyager de client en client. Ensuite j’ai continué à évoluer, on a lancé une start-up avec mon frère, qui était dans tout ce qui était marketing durable, et tout doucement je me suis dirigé vers du pur marketing. Et par la suite, et je vous expliquerai pourquoi sûrement après (Michel Godart : sur ton projet) on est parti sur le nouveau projet « Student for Monday ».

01:51 Michel Godart : Est-ce que finalement tu es aligné avec ton rêve d’adolescent de liberté ?

01:54 Pierre Van Steenberghe : Oui, je suis aligné avec mon rêve d’adolescence. Alors évidemment je suis toujours en recherche de plus de liberté (Rires de Michel et Pierre), j’aimerais pouvoir voyager plus, ou en tous les cas, être moins dépendants des aléas de la vie. Mais voilà je pense qu’après il y a aussi un minimum requis, mais c’est clair que j’ai ma liberté, je sens que j’ai une certaine liberté, je sens qu’il y a un certain objectif qui a été atteint mais j’aimerais aller plus loin. Ma compagne me parle, par exemple, de temps en temps de quitter le pays et d’aller voir d’autres pays. Je suis toujours un peu réticent parce qu’il y a d’autres projets ici en Belgique mais en même temps j’ai ce côté de liberté qui me donnent envie d’y aller, voilà je pense que ça c’est le prochain objectif !

02:28 Michel Godart : Tu as dit de quoi on parlais, pourquoi avoir créé ce projet ? Il répondait à un besoin, il y avait un constat ?  

02:33 Pierre Van Steenberghe : Oui, en fait, il répond à un constat. Et alors un constat du marché global autant pour les étudiants que les entreprises et les écoles, mais c’est ce qui est très chouette, c’est que ça vient d’un vécu personnel aussi. Avec notre société de marketing on avait pour but de devenir vraiment un centre de formation pour jeunes et de former les jeunes au marketing et donc d’avoir une approche vraiment très spécifique où le stagiaire in fine était presque la pièce maîtresse de l’entreprise. Avec une approche très spécifiques, on a un peu poussé évidemment ce concept, et on recevait 300 à 400 demandes de stage par an, ce qui est évidemment un gros paquet !

03:06 Michel Godart : Et ingérable ! 

03:07 Pierre Van Steenberghe : Et assez ingérable, mais quand on a des convictions et qu’on met le stagiaire en avant, c’est clair qu’on doit répondre à tout le monde et on doit prendre le temps pour tout stagiaire. Alors, vous vous en doutez, évidemment on n’a pas engagé 300 à 400 étudiants par an, parce que ça ce n’était pas possible mais ce qui est bien c’est que des ces 300 à 400 étudiants qui postulaient chez nos parents il y avait systématiquement les mêmes problématiques qui revenait. Et pour après être allé voir aussi les autres entreprises c’était systématiquement la même problématique aussi. Pour ça on a essayé d’apporter une solution et en fait le projet est né d’une expérience personnelle et aussi une expérience du marché.

03:40 Michel Godart : Il y a des points qui ont étés identifiés, est-ce qu’on peut les citer, mettre en avant ses problèmes auxquels sont confrontés ces étudiants qui cherchent un stage ?

03:46 Pierre Van Steenberghe : Oui, en fait l’étudiant, à l’heure actuelle, a beaucoup de mal à savoir où chercher un stage, même savoir où postuler. Et ses étudiants reçoivent, et c’est une statistique qui est une bonne moyenne, qui correspond assez bien à la réalité, apparemment on serait dans les environs de 20% de taux de réponse pour les candidatures des étudiants ce qui est évidemment très, très, faibles…

04:06 Michel Godart : C’est même limite irrespectueux je trouve !  

04:08 Pierre Van Steenberghe : C’est effectivement un peu limite (Michel Godart : Parlons clair quoi) alors, effectivement c’est un peu limite. Ca répond à une autre problématique de l’entreprise par contre, évidemment. Donc c’est un bon cercle vicieux qu’on est occupé de résoudre justement avec « Student for Monday ». C’est qu’en fait les entreprises reçoivent, dans leur cas, beaucoup de candidatures qui sont non pertinentes. Et en fait le problème c’est que quand des entreprises reçoivent des candidatures « non pertinentes », alors si c’est deux candidatures, ce n’est pas bien grave, quand ça en devient 20 – 30 évidemment ça commence à prendre un peu de temps. Les entreprises commencent à laisser tomber les réponses et à juste ne pas répondre aux étudiants et c’est juste… ça donne évidemment la conséquence que l’étudiant reçoit une réponse pour 20% seulement de ses candidatures. Une autre problématique du côté de l’entreprise c’est le simple fait qu’elle essaie d’identifier des futurs collaborateurs aussi et que ce n’est pas chose aisée, on verra par la suite justement notre concept est basé sur le fait qu’on fasse un matching donc une correspondance entre offres de stage et étudiants, basés sur les compétences et la personnalité. 

05:03 Michel Godart : Il est clair que là tu parles de deux intervenants. Tu parles de l’étudiant, tu parles de l’entreprise, pour moi il est très clair qu’il y a un autre intervenant qui est primordial et qui peut être un peu quelque part responsable de la situation actuellement c’est l’enseignement. L’enseignement c’est l’université, c’est l’école, qui va te donner une liste d’entreprises cibles par rapport… parce-qu’eux sont les professionnels d’un métier, ils enseignent, ils devraient être en mesure de fournir une liste pertinente de stages possibles. Et j’ai deux questions : un, est-ce qu’ils sont toujours à jours de ce qui est nouveau ? Est-ce qu’ils arrivent à suivre les nouveautés et toutes les initiatives qui se créent sur le marché, je pense qu’ils sont débordés aussi à ce niveau-là, donc un peu à leur décharge, mais d’un autre côté c’est quand même leur rôle clé de conseiller l’étudiant. Et j’ai même entendu des étudiants qui sont dans un secteur où c’est plus vaste, un peu comme des ingénieurs par exemple, et ce n’est pas toujours très clair de voir quels sont les débouchés précis. Et comme le marché du travail évolue (alors j’aborde plusieurs thèmes, tu prendras le temps de me répondre) quand le marché du travail évolue très vite, que des nouveaux métiers apparaissent plus vite que certains disparaissent à la limite, ça complexifie les choses parce que les opportunités ne font qu’être exponentielle !

06:01 Pierre Van Steenberghe : Oui effectivement, les écoles j’allais y venir aussi parce qu’effectivement elles ont aussi des problématiques. Alors l’école c’est clair que son job à elle, c’est réellement de former. Donc on est sur du théorique et alors évidemment c’est de pousser l’étudiant à passer vers du pratique en les poussant vers des stages par exemple ou en faisant des formations pratiques en interne. L’école consacrent beaucoup de temps à ces formations, mais n’a pas le temps spécialement pour aller rechercher des entreprises et cetera et cetera qui pourraient avoir de l’intérêt pour leurs étudiants. Et encore plus difficile évidemment faire la même mise en relation, que nous on fait avec « Student for Monday », basé sur la personnalité ça leur demanderait un temps dingue et c’est juste ingérable pour eux. Donc je dirais que ce n’est pas leur métier premier même s’il devrait le pousser. Alors il y a cependant une autre problématique et qui, de nouveau, est un cercle vicieux pour les entreprises c’est que chaque école veut effectivement aussi avoir ses offres de stages propres à elles. Qu’est ce qui se passe c’est que les entreprises, si elles veulent publier leurs offres de stage et toucher un maximum d’étudiants, elles doivent publier dans chaque école leur offre de stages qui est exactement identique. Ce qui a juste strictement aucun sens parce que les entreprises disent « au lieu que ça me prenne 30 min, comme je le ferai par exemple sur Student for Monday, moi ça va me prendre une demi-journée, voire une journée complète à juste publier une offre de stage » ; pire encore s’ils doivent après aller vérifier les candidatures ils doivent aller de plateformes en plateformes dans chaque école. Ce qui est du non-sens absolu et c’est pour ça que nous on propose une plateforme centralisée qui regroupe toutes les écoles, tous les étudiants, peu importe d’où ils viennent pour qu’il n’y ait qu’une offre qui soit postée et qu’après l’entreprise puisse simplement aller filtrer les étudiants et puissent aussi voire évidemment de quelle école ils proviennent. Mais au moins il y a un endroit où tout se fait !

07:35 Michel Godart : Vous vous positionnez clairement au centre de la problématique.

07:37 Pierre Van Steenberghe : Effectivement, c’est clairement notre job : l’idée c’est de pouvoir aider les partis en question et faire en sorte que il y ait une plateforme centralisée qui permettent de faciliter le travail de tout le monde.

07:46 Michel Godart : Le milieu associatif est sensible à ce que vous faites ? Vous avez déjà été contacté par des associations qui aident les gens, les étudiants, par exemple des étudiants en décrochage scolaire qui ont aussi cette problématique ?

07:53 Pierre Van Steenberghe : On a un vrai « WHY » qui est assez fort et on a vraiment pour ambition de vouloir aider la jeunesse, et les jeunes, alors à trouver un emploi mais ça peut être sûr plein d’autres plans, donc on fait effectivement beaucoup de collaboration avec d’autres acteurs qui aident les jeunes. C’est vraiment dans l’idée de, si nous on peut leur donner une visibilité, tant mieux et si ces associations-là peuvent montrer qu’il y a une solution concrète qui va permettre aux jeunes de trouver son futur job ou son futur stage qui lui correspond et pour lequel il va se former mieux évidemment que s’il est dans une mauvaise entreprise, tout le monde est gagnant. Donc effectivement on collabore pas mal avec les associations.

08:26 Michel Godart : Les agence de recrutement, les recruteurs, les chasseurs de têtes et mêmes les agences intérim, parfois, proposent des stages : est-ce qu’il vous voit comme un concurrent ?

08:32 Pierre Van Steenberghe : A l’heure actuelle on n’a pas la réponse à ce niveau-là. Si moi je devais la donner, je dirais que ça n’a pas de sens. La réponse pour moi est catégorique, c’est non, on n’est pas concurrent, on est par contre un moyen pour eux de trouver des bons stagiaires (Michel Godart : Avec les bons profils) oui, avec les bons profils pour eux, ou pour leurs clients.

08:48 Michel Godart : Depuis quand ça existe ? Il y a quand même quelques temps que tu commences à communiquer sur les médias… 

08:51 Pierre Van Steenberghe : La plateforme est officiellement lancée depuis début de l’année 2022. Mais effectivement ça fait quand même quelques mois de travail avec quelques nuits blanches aussi. Je ne vous cache pas que ma compagne, mes amis et tous ceux qui m’entourent, ne m’ont pas vu souvent pendant quelques mois. Mais après je pense que ça en valait la peine, si c’est une personne ou plutôt une équipe de 3-4 personnes qui se sacrifient pour des milliers de jeunes, je pense qu’on a gagné !

09:14 Michel Godart : C’est un bon raisonnement et c’est la vraie vie d’entrepreneur en fait hein ? C’est vraiment le cœur même ! C’est une liberté mais…. Mais une liberté qui a un poids aussi quelque part… Si on reprend le questionnement de la liberté là…(Rires).  

09:24 Pierre Van Steenberghe : Mais c’est clair que ça assez excitant de se dire « on développe et on a un impact vraiment positif » et qu’on apporte une réelle plus-value et c’est, je dirais, de l’innovation sur le marché. Le secteur du recrutement met de plus en plus d’importance sur la personnalité, donc le terme plus exact disons ce sont les « Soft-skills », et il n’y a pas encore de solution à ce niveau-là, et ici on en apporte une. Si on peut effectivement permettre aux entreprises de recruter des stagiaires, et de potentiels futurs collaborateurs, à travers la personnalité, les compétences et donc les « hard skills » aussi, évidemment, mais aussi en mettant en avant les valeurs de l’entreprise pour faire en sorte que l’étudiant soit en accord avec les valeurs de l’entreprise, je pense que…

10:00 Michel Godart : Mais là tu touches à un sujet sensible pour moi. Parce que moi je constate malheureusement que c’est un peu comme le « greenwashing », tu as aussi ce qui existe maintenant, et qui comment on ça prend beaucoup d’ampleur, c’est le « valuewashing ». Ce sont des sociétés qui malheureusement, pour moi, n’assument pas leurs valeurs et je dirais même qu’ils savent que c’est leur défaut et leur Pierre angulaire problématique et communiquent là-dessus pour rattraper le coup en disant « notre valeur c’est l’humain », mais en fait ils sont tout sauf humain. Alors je ne lance de pierres à personne, je ne dénonce personne, ce n’est pas le but ici, ce n’est pas d’être négatif… mais il y a un phénomène de « valuewashing ». Est-ce que tu le ressens aussi ou ce n’est pas encore très marqué ? Moi j’ai eu le sentiment que ça commençait à naître, que ça commence à exister, j’entends beaucoup de gens qui me disent « ouais, j’ai cru à ses valeurs et finalement je n’y suis pas du tout » et ils sont un peu désabusés, désenchantés…

10:38 Pierre Van Steenberghe : Je le confirme à 100%. En fait les valeurs ce n’est pas quelque chose à prendre à la légère, ça crée de la cohérence dans l’entreprise mais ça créé aussi de l’attachement à l’entreprise. Vous pourrez regarder, et dans tous les cas de figure ça va se confirmer, que les entreprises dans lesquelles il y a un gros turn-over, dans lesquelles les employés quittent l’entreprise, où ne restent pas longtemps, bizarrement les valeurs qui se prônaient vers l’extérieur de l’entreprise ne correspondent pas aux valeurs qui sont en interne et ça, c’est la plus grosse erreur que l’entreprise puisse faire. Je pense que justement, l’entreprise doit vraiment se focus sur ses valeurs quitte à les réadapter. D’ailleurs c’est un sujet tellement important pour nous qu’on a même mis en place un système où, à la fin du stage, l’étudiant va pouvoir réagir par rapport aux valeurs que l’entreprise prône ! Je précise bien évidemment que c’est 100% secrets, il y a que le recruteur qui aura accès à ces commentaires par rapport aux valeurs. Mais ça permet aussi à l’entreprise de pouvoir évaluer « tiens le stagiaire qui a passé un mois 2 mois, 3 mois, un an, peu importe, chez moi : comment est-ce qu’il juge les valeurs de notre entreprise ? ». Et c’est un super indicateur aussi pour l’entreprise : est-ce que nos valeurs matchent avec la réalité, oui ou non, et si ce n’est pas le cas ça permettrait aussi à l’entreprise de pouvoir se dire « en fait, ici, on est face à un problème, remettons-nous en question, revoyons un peu nos valeurs ou alors faisons en sorte de les respecter quoi » !

11:51 Michel Godart : Comment ça fonctionne pratiquement ? J’entends parler de toi, je vais sur ta plateforme, je crée un compte avec la société, déjà ce n’est pas un compte personnel ?

11:57 Pierre Van Steenberghe : Le recruteur principal évidemment s’inscrit, après il y a toujours moyen de changer recruteur principal s’il faut, et donc du coup il crée ce qu’on appelle un profil d’entreprise attractif. C’est à dire qu’on est plus sur un site avec, disons, des visuels un peu has-been ; ici on est vraiment avec un profil type Facebook ou Instagram, un peu dans quelque chose de très visuel et très moderne pour justement moderniser l’image de marque de l’entreprise. On fait très attention à l’employeur branding et alors une fois que ce profil est complet il y a possibilité évidemment de poster des offres.

12:25 Michel Godart : Mais on doit mettre justement les valeurs de l’entreprise, les objectifs et des choses comme ça ? Il y a des choses comme ça qui sont demandées ou pas encore ?

12:30 Pierre Van Steenberghe : Oui, en fait les valeurs de l’entreprise, évidemment, correspondent au profil de l’entreprise et quand l’étudiant va sur le profil de l’entreprise c’est la première chose qui va apparaître. Donc il y aura une photo de couverture, une photo de profil, généralement avec le logo de l’entreprise, et en dessous apparaissent directement les valeurs parce que on veut vraiment les mettre en avant pour augmenter justement le sentiment d’appartenance de l’étudiant. Et que l’étudiant sache « Ok, je vais dans je postulé pour telle entreprise qui a telle valeur et elles me correspondent.

12:54 Michel Godart : J’imagine que le recruteur peut encoder des mots-clés pour qu’on trouve dans le moteur de recherche plus spécifiquement son entreprise ? 

12:59 Pierre Van Steenberghe : Effectivement après l’entreprise va vouloir mentionner le nombre de collaborateurs, par exemple, mentionner aussi le secteur d’activité dans lequel elle travaille, mais aussi le secteur d’activité dans lequel elle travaille et cetera et cetera. Et ça, on va jouer avec un système de filtrage par la suite. Donc si l’étudiant veut absolument être dans un secteur spécifique, il va pouvoir filtrer dans ses offres de stage et tomber sur toutes les entreprises qui correspondent aux secteurs qu’il recherchent, ou si l’étudiant veut plutôt être dans une petite entreprise il va pouvoir filtrer au niveau du nombre de collaborateurs… il y a tout un système d’affinage de recherche qui est possible.

13:27 Michel Godart : Quelqu’un qui visite un site, qui utilise une plateforme : le temps que vous restez en ligne est parfois très courts et donc il faut arriver à matcher (et c’est ce que vous faites, c’est du matching finalement) il faut être très rapide et très efficace parce qu’on risque d’avoir une lassitude de la personne qui se dit « oh trop complexe, trop lourd, je ne le fait pas ». J’imagine que vous surveillez aussi cet aspect-là ?

13:42 Pierre Van Steenberghe : Exactement et en fait l’avantage du matching c’est qu’à l’heure actuelle les étudiants vont sur des sites internet, alors modernes ou pas moderne peu importe, mais il s’y retrouvent face à une centaine, à une centaine de milliers d’offres, mais qui ne leur correspondent pas. Et donc, qu’est ce qui se passe ? Ben l’étudiant s’amuse simplement à passer d’offres à offres, passe 5 min dessus, puis remarque après 5 min qu’en fait ça ne lui correspond pas. Donc il switch sur une autre offre, à la fin il désespère un peu, qu’est-ce qu’il fait ? Et bien il va simplement vous contacter alors qu’il ne correspond pas du tout (Michel Godart : Et c’est la nature du problème que t’a dénoncé au début) L’entreprise reçoit du coup une offre non pertinente et au plus elles vont recevoir, au moins évidemment elle aura envie de répondre.  Grosse problématique mais surtout, en plus, ça va prendre un temps énorme évidemment pour le recrutement. Donc moi, par exemple, je ne conseillerais même plus, avec un système comme on a, par exemple de publier spécialement une offre de stage sur LinkedIn… pourquoi ? C’est de nouveau la même chose, il n’y a aucun matching qui se fait, vous allez recevoir plein de candidatures et de toutes ces candidatures il n’y a peut-être que 10% qui vont correspondre. Et aller identifier dans les 10% de la personnalité qui vous correspond le plus ?

14:40 Michel Godart : Alors comment ça marche pour l’annonce ?

14:42 Pierre Van Steenberghe : Le recruteur va mettre ses annonces. Alors on a quelques spécificités c’est que le recruteur va mettre les compétences qu’elle recherche, donc les « Hard Skills » qu’elle recherches, elle peut en mentionner 6 et elle va aussi mettre le type de personnalité recherchée qu’on a divisé en 6 familles. Dans 6 familles à chaque fois 8 propositions de personnalité ou de traits de personnalité. Et donc l’entreprise va pouvoir du coup chercher une personnalité en fonction, soit d’une équipe pour qu’évidemment ça match avec le reste, soit d’un besoin spécifique de l’entreprise. Le dernier point, évidemment après il y a toutes les descriptions, il y a la durée et cetera et cetera, le grand classique… Mais après on a un autre point sur lequel on veut que l’entreprise s’engage, mais c’est bien parce que ça va pousser l’étudiant à s’engager aussi : c’est que l’entreprise s’engage sur des acquis de stage (ce qui n’existe pas pour le moment) et au moins ça veut dire qu’une fois que…(Michel Godart : C’est un comble que ça n’existe pas d’ailleurs!).Effectivement, c’est assez rare, certaines entreprises le mentionnent naturellement mais ce n’est pas demandé, chez nous c’est demandé, mais l’avantage aussi derrière c’est que l’étudiant sait à quoi s’attendre ou si en venant au stage dans l’entreprise et donc ça va le motiver aussi évidemment 

15:39 Michel Godart : Ce que les auditeurs doivent surtout comprendre, et entendre ici, c’est qu’en faisant cette approche vous êtes en train de monter le niveau qualitatif du stage indirectement par vos attentes et par les exigences, par les « requirements » comme on dit (Pierre Van Steenberghe: Oui) Alors c’est super, donc on a bien compris comment ça marche pour l’entreprise, on va passer côté étudiant. Comment ça marche pour l’étudiant ? Donc lui il se crée son profil, nom, prénom, qu’est-ce qu’il fait comme études, il doit déjà renseigner un peu son parcours estudiantin et ses stages déjà exécutés ? Jusqu’où ça va ? Quelles sont les demandes par rapport à ça ?

16:02 Pierre Van Steenberghe : Donc l’étudiant va se créer un profil, alors à nouveau c’est un profil qui est assez imagé et assez moderne aussi, on a voulu apporter cette touche (Michel Godart : Social Network) Voilà, il y a moyen de mettre ses passions en image par exemple, pour voir tiens qu’est-ce que l’étudiant fait (Michel Godart : En podcast ?) Oui ça pourrait, on pourrait aussi rajouter des liens, mais on peut rajouter des liens podcast par exemple, ou vers son compte Instagram où ver son LinkedIn si l’étudiant à déjà un LinkedIn : qu’on, évidemment, lui suggère de mettre en place le plus vite possible. Il peut mettre pas mal de choses dont aussi annexer un CV, pourquoi parce que de base on ne va pas faire spécialement un CV qui va apparaître, ça va plutôt être une description d’étudiants où on va pouvoir voir « tiens, quelles sont les compétences de l’étudiant », avoir plus de détails sur ses compétences, mais quelle est la personnalité de l’étudiant. L’étudiant la possibilité de mettre un cv en annexe pour que l’entreprise ou le recruteur puisse aller voir plus en détail ce que l’étudiant a déjà comme expérience. 

16:51 Michel Godart : Malheureusement quand on étudiants, qu’on est jeune et qu’on n’a parfois pas les bons conseils, les bons accompagnements, ou pas la bonne maturité, on n’a pas encore compris qu’en fait c’est un peu, quand on bosse pour une entreprise, comme une relation de couple : il faut être authentique et sincère sinon ça marche pas et ça casse très vite. Tant qu’on n’a pas compris qu’il faut être authentique, on peut être amené, parfois hein : je ne dis pas que c’est systématique, mais il y a pas mal de gens qui ont tendance à dire des choses qui ne sont pas vraiment…. On leur a dit « si tu dis que tu as été dans les Scouts, ça fait toujours bien sur un CV » ils vont te mettre qu’ils ont été scout mais ils ne l’ont jamais été tu vois ? Donc là il y a une perte d’authenticité. Est-ce qu’il y a une analyse à votre niveau ou des « pop-up », ou des messages, qui disent aux étudiants soyez authentiques, des conseils ? Est-ce qu’ils sont conseillés pour faire leur profil ? 

17:24 Pierre Van Steenberghe : Les étudiants sont conseillés, du moins on les accompagnent du mieux qu’on peut, après moi j’ai une phrase que j’aime bien c’est que la qualité de matching ou d’un recrutement dépend de l’honnêteté de chaque partie (Michel Godart : C’est important d’en parler hein ?!) Effectivement oui, l’étudiant doit être honnête avec lui-même, mais l’entreprise doit l’être aussi. Et au plus chacune des parties sera honnête avec elle-même, au plus le matching, et du coup le recrutement, sera efficace. Ça c’est ma petite phrase que j’adore et c’est ce qu’on essaie aussi d’apporter évidemment avec la plateforme « Student for Monday ». Alors, oui évidemment, il y a peut-être des étudiants qui se connaissent un peu moins bien et qui pensent avoir tel ou tel Soft Skills alors que ce n’est pas vraiment le cas. Pour avoir fait personnellement l’exercice aussi en m’inscrivant sur la plateforme pour voir, tiens un peu, si je suis étudiant, comment est-ce que je me sentirais… Ce n’est pas si simple, parce que par exemple dans une des familles j’ai hésité entre trois types de personnalités mais le gros avantage là-dedans c’est qu’a un moment il faut bien choisir et que quand on choisit un des traits de personnalité, finalement, c’est le plus fort et c’est celui qu’on veut mettre en avant. Et donc ça aussi affine à nouveau les traits de personnalité et ça nous donne in fine une personnalité qui est très, très, précise et qui permet à l’entreprise de pouvoir identifier clairement « tient ok, la personne qui va venir ou qu’on va engager ici, elle est comme ça, comme ça, comme ça ». 

18:32 Michel Godart : Je pense qu’il y a un deuxième point aussi c’est : beaucoup, beaucoup, de recruteurs attendent d’un candidat (et ça ce n’est pas que pour les étudiants, c’est pour tout le monde) qu’on mette sur son cv quel est mon objectif de carrière, qu’on identifie clairement quel est le but de quelqu’un. Est-ce que, quand on crée son profil en tant qu’étudiant, on peut déjà dire le but que l’on poursuit avant tout ?

18:48 Pierre Van Steenberghe :  Ce n’est pas quelque chose qui est déjà mentionné. Alors, je tiens à préciser quand même qu’on est une plateforme qui se veut être en constante évolution aussi. Dans l’idée où la plateforme veut aller plus loin (Michel Godart : Donc je te donne une bonne suggestion alors ?) et toujours plus loin. Et effectivement toute bonne suggestion est bonne à prendre dans tous les cas. Et justement ça fait partie d’une de nos valeurs, c’est l’écoute, et typiquement c’est effectivement un bon point qu’on va retenir. Et pourquoi on a cette valeur d’écoute par exemple ? Ben ça nous permet évidemment d’apporter des solutions qui sont pertinentes aussi pour le marché et qui répondent aux besoins de chacun, et c’est vraiment ce que nous on veut apporter là maintenant. 

19:19 Michel Godart : Et je rajouterai ouverture d’esprit parce que tu viens dans un podcast alors que tu passes dans les chaînes télé. Donc chapeau, merci, pour cet honneur…

19:25 Pierre Van Steenberghe :  Ou pertinence Hein ? C’était pertinent pour moi dans tous les cas de venir ici. Et ça me fait plaisir de pouvoir justement communiquer sur une nouvelle solution qui s’offre au monde du recrutement. C’est super important de recruter des jeunes, c’est le futur de demain, c’est le futur des entreprises à venir. Les jeunes ont tendance aussi à beaucoup bouger, et à beaucoup bougé d’entreprise, mais une fois qu’elles sont en accord avec les valeurs de l’entreprise et que la personnalité correspond à ce que l’entreprise recherche, je peux vous garantir que les jeunes restent.

19:50 Michel Godart : Et il y a aussi le recruteur qui veut le mouton à 5 pattes et parfois à 6 pattes et 8 pattes tu vois ? Mais on n’a pas 8 pattes quoi, ça n’existe pas un mouton à 8 pattes ! On a tendance sa surenchérir, à vouloir toujours plus, c’est humain, il y a aussi un filtre par rapport à ça ? Il y a des pratiques ou des méthodes pour lutter un peu contre ça ? Pour être un peu plus terre à terre par rapport aux vraies attentes pour le côté recruteur ?

20:08 Pierre Van Steenberghe : En fait ici ce qui va se passer de toute façon c’est que le recruteur en question va publier son offre et seuls les étudiants qui correspondent au minimum à une compétence en commun et au minimum (Michel Godart : Seront présentés) un trait de personnalité verrons les offres. Après les étudiants vont pouvoir « liker » l’offre de stage, ou ne pas « liker », et évidemment l’entreprise ne voit que les étudiants, les candidats qui ont « liké » leur offre. Après l’entreprise peut filtrer, peut avoir son mouton à 5 pattes ou à 6 pattes si elle le veut, et peut être qu’il y en a dans le tas, mais c’est clair qu’évidemment quand on veut la lune c’est toujours plus compliqué à atteindre donc… 

20:40 Michel Godart : Oui c’est un peu comme ces annonces où on demande 5 ans d’expérience alors que tu sors de l’école, comment je peux avoir 5 ans d’expérience si je sors de l’école quoi ? 

20:45 Pierre Van Steenberghe :  Voilà, c’est exactement ça, effectivement dans les filtres il y a aussi un filtre sur le taux de matching par exemple. Je veux au minimum, par exemple, six Soft Skills en commun ou alors quatre Soft Skills en communs. Evidemment au plus on pousse ce filtre vers le haut, et donc au plus on veut de match ou en tous les cas de points communs, mais au moins il y aura de candidats : ça c’est une évidence, c’est logique. Mais néanmoins ça c’est l’entreprise qui doit aussi voir en interne quelle est l’exigence minimum qu’on va avoir en termes de matching avec le futur stagiaire.

21:14 Michel Godart : Parfait, on va passer au où. Alors le où il est en 3 sous-rubriques, d’abord les langues, vous pouvez gérer j’imagine les entreprises qu’elles soient en français, néerlandais avec l’anglais, international ?

21:20 Pierre Van Steenberghe : Oui, du développement qu’on veut faire, évidemment, au niveau technique pour la plateforme, pour apporter toujours plus de solutions mais on va aussi avoir un développement géographique. Pour pouvoir proposer la solution à un maximum de personnes. Et donc il est dans l’idée de pour fin 2022 d’avoir effectivement la plateforme en néerlandais aussi. On va en créer une application, pour le moment c’est plus une plateforme qui se fait sur un ordinateur parce que le recrutement se fait essentiellement là-dessus, mais pour augmenter aussi le taux de réactivité des jeunes on veut pouvoir (Michel Godart : Sur smartphones !) transformer ça en application. Pour que ça aille plus vite, quitte à ce que les réunions vidéo, enfin, que les entretiens vidéo qui peuvent se faire sur la plateforme se fasse évidemment (et je le recommande aux étudiants) plutôt sur un PC, dans un endroit calme, que dans que dans un métro, c’est toujours mieux, évidemment. 

22:03 Michel Godart : Ca faisait partie de ma troisième rubrique, c’est où dans le sens qu’on va donner l’adresse du site web, et où au niveau applicatif : sur un software, une application mobile, je crois que c’était pertinent. Quelle est l’adresse du site ?

22:12 Pierre Van Steenberghe :  Donc le site c’est « Students for Monday » .com

22:15 Michel Godart : Troisième sous-rubrique de mon « où », c’est où internationalement. Est-ce que c’est juste pour la Belgique ou est-ce qu’il y a des ambitions de s’étendre dans l’Europe ? J’ai entendu parler de la France à un moment donné, je me suis dit tiens ça matcherai bien, les Français ont besoin de ce genre d’outils aussi !

22:25 Pierre Van Steenberghe : Les Français ont beaucoup de demandes. Bon alors déjà : le nombre d’entreprises est nettement plus important qu’en Belgique, le nombre d’étudiants aussi, et il y a un grand nombre d’étudiants qui viennent en Belgique pour faire des stages… donc on touche déjà ces étudiants là pour le moment. 

22:37 Michel Godart : Donc ça ferait sens de s’étendre sur la France ?

22:39 Pierre Van Steenberghe : Oui, effectivement et puis c’est une offre qu’on veut proposer aussi aux entreprises françaises. Les conditions pour recruter un stagiaire ne sont pas les mêmes en France non plus, et disons que là où le stage est gratuit en Belgique il est payant en France et donc du coup il y a un risque qui est plus élevé aussi pour l’entreprises. Si on peut limiter le risque d’un mauvais recrutement en donnant accès à une plateforme comme « Student for Monday », je pense que tout le monde est gagnant aussi.

23:03 Michel Godart : Pierre, on va parler maintenant de nos 3 questions RH. Tu sais qu’on a un rituel de clôture de ce podcast. Alors la première question RH c’est, avec ton expérience justement, et ce que tu es en train de faire comme projet, tu es confronté aux RH régulièrement. Tu sais qu’on a fait bientôt 500 interviews, on n’a jamais eu quasi la même définition d’un RH micro et j’ai envie de te demander : ta définition à toi d’un RH, ce serait quoi ?

23:20 Pierre Van Steenberghe : La question n’est évidemment pas des plus simples…Pour moi le RH c’est quelqu’un qui sait recruter les bonnes personnes mais en en terme de personnalité, qui s’est bien identifier la personnalité de quelqu’un. Les compétences ça s’acquiert, une personnalité fait partie de quelqu’un et donc c’est la partie la plus compliquée dans le recrutement, et donc pour le RH, mais en même temps aussi la plus excitante. Parce que quand le RH recrute correctement en termes de personnalité, on voit directement les performances de l’entreprise qui explosent. Et donc en fait pour moi le RH est responsable aussi des performances de l’entreprise. Un RH et son métier, ou en tous les cas le plus d’un RH, c’est de pouvoir identifier comme il se doit la personnalité des futurs collaborateurs.

23:58 Michel Godart : Les définitions sont différentes, les mots sont différents, mais le sens va toujours dans la même direction : un focus sur les « Soft Skills », ce qu’on faisait moins avant, et on a compris que les « hard Skills » ça s’acquiert et ça ce n’est pas plus mal. Alors ma deuxième question c’est l’effet waouh : c’est un endroit où tu viens, tu ne t’y attends pas et puis le seul mot qui te vient à l’esprit c’est Waouh, c’est juste magique quoi ! On a tout pensé pour que les gens aient envie d’y bosser. Tu as déjà rencontré ce type d’endroit ? Et sinon quels seraient les éléments qui te donnerait ce petit effet magique, les yeux qui brillent en disant : waouh !

24:24 Pierre Van Steenberghe : Alors je l’ai rencontré ici ce matin évidemment, en parcourant tes bureaux, est-ce que tu m’as entendu plusieurs fois dire waouh justement. Alors, franchement, ici, c’est je pense un des endroits les plus wouah que j’ai jamais vu. Je pense que l’effet wouah, il vient d’une chose. Alors ce n’est pas le fait pour moi qu’il y ait des tables de ping-pong partout et qu’il y ait des toboggans (Michel Godart : Il n’y a pas de tables de ping-pong ici, je précise) et de quoi s’éclater. Je ne pense pas que ce soit ça, mais je pense que l’effet waouh c’est, en fait on parlait des valeurs tantôt, c’est pour moi : c’est l’effet waouh. C’est un endroit où on débarque qui retransmettent l’ADN de l’entreprise, donc même plus loin que les valeurs, vraiment l’ADN de l’entreprise et qui soit cohérente avec ça. Et ça se voit tout de suite, et ici ben ça donne, par exemple quand on circule dans les bureaux, ici ça donne une identité, ça transpire déjà un peu l’ADN du concept dans le bâtiment et c’est exactement ça qu’il faut faire dans n’importe quelle entreprise. Alors il y a des entreprises qui le font très bien et ça personnalise aussi, mais une fois que les valeurs et que l’ADN est vraiment, vraiment, bien fixés ben à priori chaque entreprise est censé être un peu différente. 

25:23 Michel Godart : OK, super, ben merci pour ce wouah. En plus qui nous fait « cocorico » parce qu’on est assez fier d’être partenaires de transforma bxl, on ne le cache pas d’ailleurs ! Alors ma 3e question c’est un message au DRH ou aux patrons d’entreprises qui t’écouteraient, parce que parfois dans les petites structures c’est le patron de l’entreprise qui fait le DRH ; quel message aurais-tu envie de leur passer ? Alors tu en as plein qui t’écoute, vas-y, lâche toi ! 

25:42 Pierre Van Steenberghe :  Je pense que c’est pas une surprise mais je leur dirai évidemment d’investir dans la jeunesse. D’investir dans la jeunesse parce que c’est eux qui seront le moteur de l’entreprise de demain !

25:50 Michel Godart : Et du monde de demain, propriétaires du monde de demain qu’on leur lège ! 

25:53 Pierre Van Steenberghe : Exactement, et donc ça je pense que c’est un gros point et surtout faites après du recrutement efficace. Alors c’est pas pour mettre plus en avant « Student for Monday » .com mais quand même (Michel Godart : Tu peux) Pourquoi, parce qu’il s’agit, pour moi d’un bon recrutement : c’est 2 choses, c’est positif pour l’entreprise évidemment parce qu’elle va bien évoluer, mais c’est aussi positif pour la personne que vous recrutez parce que cette personne-là, en question, va pouvoir se développer professionnellement parlant et sera plus motivée. Voilà c’est de nouveau un cercle, mais il n’est pas vicieux, c’est plutôt un cercle positif, vertueux justement ! Recrutez des jeunes mais recrutez-les sur base, comme on disait, des compétences c’est une chose mais surtout des « Softs Skills ».

26:32 Michel Godart : Super Pierre, je te remercie beaucoup d’avoir accepté de partager ta passion, qu’on ressent très bien, avec moi. De partager ce sujet qui est important pour les ressources humaines et qui est complètement dans le mille avec le but et l’objectif de ce podcast donc merci pour ça (Pierre Van Steenberghe : Merci à toi Michel) Je voudrais, je t’en prie, je voudrais proposer à nos auditeurs et à ceux qui nous écoutent maintenant, de te remercier aussi à leur façon. Parce que je pense que nous accorder du temps, d’expliquer ta plateforme et tout ce que tu fais, et l’objectif même de ce que tu fais pour les jeunes mérite quand même un petit like, un partage ou un commentaire sur ce podcast. Ce serait la moindre des choses et une belle façon de remercier toi, et nous. Et alors si vous êtes aussi envieux de venir partager votre passion de votre métier à notre micro, de parler d’un thème RH, de parler de problématiques de société dans le monde du travail, sachez que vous êtes les bienvenus à mon micro. Il suffit d’envoyer un mail, de me contacter sur la page du site internet The Podcast Factory .org et je me ferai un plaisir de vous recevoir dans cet espace « effet waouh » chez transforma. On boira un café, ce sera très décontracté et on fera de l’impro et on parlera en toute simplicité comme si c’était une conversation normale, il y aura juste des micros entre-nous, et on va les oublier, et on va passer un chouette moment. Donc soyez les bienvenus, n’hésitez pas à me contacter, à très bientôt ! 

27:33 Pierre Van Steenberghe : Merci !

27:34 Jingle Outro : Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory »

27:39 Michel Godart : Ce projet podcast est une initiative proposée par l’ASBL The Podcast Factory Org avec le sponsor de transforma bxl Innovation playground.

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Michel Godart

Passionné par la technologie, l'humain, féministe et écoresponsable, Michel Godart a pour objectif de vulgariser un maximum l'information. Dans tous ses projets podcast, il souhaite inspirer par les exemples qu'apportent ses invités au micro. Le podcast est pour Michel un garant de démocratie : c'est un média produit PAR le citoyen POUR le citoyen !

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