Les Chroniques Nébuleuses à PodBXL 2025

Les Chroniques Nébuleuses, proposé par Thomas Pelosse, Alexandre Schorderet, sera à PodBXL à 11h le 05 juillet 2025 ! – Podcast #028 PodBXL
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Plongez dans l’univers vivant du podcast : quand la passion rencontre la création sonore
Imaginez… Une lumière vacille sur la mer, un phare se dresse, mystérieux, entre ciel et flots. Deux voix s’élèvent, portées par la passion du récit et l’amour du détail. Dès les premières secondes, l’auditeur est embarqué dans une aventure où chaque question, chaque silence, chaque rire dessine les contours d’un monde à part.
Dans cet épisode PodBXL, Thomas Pelosse et Alexandre Schorderet, artisans de la fiction sonore, nous ouvrent les portes de leur univers. Ici, la créativité n’est pas un simple mot : c’est une matière vivante, un souffle qui anime chaque minute de leur podcast.
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Pourquoi ce format ?
- Quelles histoires veulent-ils transmettre ?
- Comment transforment-ils le réel en voyage sensoriel ?
Autant de questions qui jalonnent cet entretien rythmé par la curiosité, l’humour et une authenticité contagieuse.
Ce que vous allez découvrir :
- Des coulisses inédites : Comment naît une fiction sonore ?
- Quels secrets se cachent derrière la création d’un univers immersif ?
- Des parcours inspirants : De la passion médiévale à la magie du montage audio, plongez dans les trajectoires uniques de Thomas et Alexandre.
Pourquoi écouter cet épisode ?
Parce qu’ici, chaque minute compte. Parce que la voix de nos invités résonne avec sincérité, créativité et engagement. Parce que la fiction sonore, loin d’être un simple divertissement, devient un outil puissant pour transmettre, sensibiliser, fédérer.
Rejoignez-nous le 05 juillet chez transforma bxl et venez rencontrer deux passionnés pour en savoir plus encore sur leurs nébuleuses chroniques, et parce qu’ils ont promis des surprises ! Que dis-je ? De l’inédit !
Venez vivre l’expérience unique du podcast en direct et partagez votre passion avec nous !
À écouter, à partager, à vivre :
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- Venez rencontrer Thomas et Alexandre le 5 juillet à #PodBXL, festival de podcast à Bruxelles, inscriptions requises : http://podbxl2025.eventbrite.be/
- Tous les épisodes : https://whatsyourstory.be ou sur : https://www.podbxl.be/programmation/
Un podcast proposé par The Podcast Factory Org, avec le soutien de transforma bxl & Plugin Company. Nous sommes membre de la coalition KAYA – Écopreneur·es, et partenaires du Love Health Center.
Liens utiles :
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Séquençage du podcast sur les Chroniques Nébuleuses :
- [00:00:01] Les Chroniques Nébuleuses: Introduction et contexte
- [00:00:27] Présentation de Thomas Pelosse
- [00:01:14] Présentation d’Alexandre Schorderet
- [00:02:19] Pourquoi ce podcast « Les Chroniques Nébuleuses » ?
- [00:06:15] Un musicien parmi vous ?
- [00:06:39] Pourquoi le choix d’une fiction sonore pour « Les Chroniques Nébuleuses » ?
- [00:09:10] Deux épisodes « Les Chroniques Nébuleuses » à écouter avant de venir
- [00:09:44] L’épisode du contrepoids dans « Les Chroniques Nébuleuses »
- [00:10:36] Que souhaitez-vous dévoiler déjà ?
- [00:11:02] Pourquoi venir vous rencontrer le 5 juillet ?
- [00:12:21] Combien de temps pour réaliser un épisode « Les Chroniques Nébuleuses » ?
- [00:15:16] Les Chroniques Nébuleuses : une œuvre d’art, une préparation à la hauteur
- [00:16:16] Les Chroniques Nébuleuses: un travail d’équipe
- [00:18:21] Une énorme gratitude et clôture de l’épisode
La transcription du podcast sur les Chroniques Nébuleuses :
Jingle Intro: [00:00:00] Your listening to « The Podcast Factory Org »!
Michel: [00:00:01] Bienvenue pour un nouvel épisode PODBXL, j’ai deux personnes qui sont à mon micro depuis orange si je ne me trompe. Alors il s’agit de Thomas et Alexandre, alors Thomas, Alexandre, merci d’abord de m’accorder votre temps.
Alexandre Schorderet: [00:00:15] Ben avec plaisir. Déjà merci beaucoup! Bienvenue aussi.
Michel: [00:00:18] On va commencer à vous présenter. Qui êtes-vous, quels sont vos métiers, quelles sont vos passions? Pour en arriver à la seconde question qui sera : mais pourquoi avoir lancé ce podcast et cette aventure?
Thomas Pelosse: [00:00:27] Je commencerai, donc Thomas, salut à tous les auditrices et à toutes les auditeurs. Je suis comédien, depuis quelques années déjà. J’ai plein de passions et c’est essentiellement les passions qui motivent mon métier de comédien, la plus prenante on va dire, et ma passion pour l’histoire et le Moyen-Âge qui me lance sur des voies assez folles comme comédien pour des visites théâtralisées dans des châteaux, ou autres forteresses, ou autres lieux culturels, ou faire de la médiation culturelle sur le Moyen-Âge auprès d’enfants, ou à monter des spectacles de théâtre notamment, surtout le théâtre de rue, ayant rapport au Moyen-Âge. Voilà, j’ai de grandes passions pour le sport aussi, mais qui guide un peu moins mon parcours professionnel. Une grande passion pour les histoires, moi j’ai commencé humblement mes débuts dans le spectacle en étant conteur, et donc une grande passion pour les histoires et toutes ces choses qui se transmettent par la voix.
Alexandre Schorderet: [00:01:14] Alors moi c’est Alexandre Schorderet, je suis comédien aussi, au risque de faire quelques redites mais je trempe aussi beaucoup dans l’histoire et des passions médiévistes. On s’est aussi beaucoup retrouvé avec Thomas dans nos parcours respectifs autour de ça. Je fais aussi de l’animation dans des sites patrimoine mondial de l’UNESCO comme le Théâtre antique d’Orange, ici, et ou la forteresse de Mornas. Et l’idée, c’est toujours amener le jeu au centre des prestations, comme ça, pour éviter que ça soit un rapport trop institutionnel quoi, avec le public. Moi j’aime beaucoup casser les codes, c’est vraiment aussi pareil: le thème de l’oralité et du rapport au public qui m’anime dans tout ce que je fais théâtralement parlant. Je me suis lancé dans beaucoup de projets, que ce soit d’écriture, de contes, d’interprétations aussi, et sur beaucoup de formats. Dernièrement, je me suis lancée dans le doublage, aussi. Et puis sinon, oui autant du théâtre de rue que du théâtre en salle, et aussi de la radio. Et c’est là que, au travers de lectures à la radio, j’en arrive au podcast. Avec Thomas, on a décidé il y a quelques années déjà de se lancer dans l’écriture de cette fiction sonore qu’est « Les Chroniques Nébuleuses ».
Michel: [00:02:19] J’entends que j’ai deux professionnels de la prise de parole, de la voix et du spectacle, ça promet d’être haut en couleur au festival et je vous remercie pour cette confiance que vous m’accordez. L’histoire moi qui m’intéresse maintenant, c’est celle du podcast. Est-ce qu’il y avait un besoin, un constat? Quelle était l’intention du podcast? Quelle est sa genèse?
Alexandre Schorderet: [00:02:36] L’histoire de la genèse du podcast elle est un peu chaotique parce que on a commencé par se dire, ben un peu comme tout ce qu’on fait d’ailleurs, on se renvoie souvent la balle, et c’est autant du jeu en commun que du jeu l’un contre l’autre des fois, tel un match de tennis bien mené, avec des suspens. Et des redirections de balle. Et là, on a commencé à envoyer notre balle côté légende. On avait très envie de parler des légendes marines parce qu’on venait du conte, ça faisait plusieurs années qu’on travaillait sur des légendes scandinaves en commun aussi (Michel Godart: Wouaw). On racontait notamment l’Edda de Snorri Sturluson, qui est un moine du XIIᵉ siècle qui écrivait sur les Vikings. Et à partir de là, du coup, on s’est dit on a envie d’aller chercher quelque chose dans l’origine des légendes, et on s’est dit quel était l’endroit le plus propice aux légendes, et c’est là qu’on s’est dit ben il y a un endroit qui s’appelle la fin de la terre sur les côtes françaises, donc le Finistère. Et on est assez attiré par l’univers breton, même si nous ne sommes pas bretons.
Michel: [00:03:25] Un petit coucou aux Bretons quand même hein?
Alexandre Schorderet: [00:03:27] Nous le sommes peut-être de cœur, mais…
Thomas Pelosse: [00:03:29] Aléatoirement. On vient tous les deux de zone assez montagneuse et assez reculée de la mer. Mais c’est peut-être ce facteur qui alimente chez nous une passion pour cet univers marin qui nous est totalement inconnu du coup, à la base. Et qui nous fait peut-être un peu rêver particulièrement, ce qui fait qu’on a eu envie de s’en rapprocher, ben notamment par cette fiction.
Alexandre Schorderet: [00:03:45] On s’est dit « Au Finistère quel est l’endroit le plus propice à ça? » Et on s’est dit « Il faut que ça soit un endroit isolé, peut-être au milieu de l’eau ». Et là, on a trouvé le phare le plus éloigné des côtes bretonnes qui se trouve être « Ar-Men », qui veut dire le rocher, parce qu’il est sur un rocher, un petit phare de 33 mètres de haut où pour vivre à l’intérieur, c’est vraiment six mètres carrés empilés sur, il y a six étages.
Thomas Pelosse: [00:04:09] 32 mètres.
Michel: [00:04:10] C’est celui qu’on voit sur la photo? Du podcast?
Alexandre Schorderet: [00:04:12] C’est celui qui est illustré, oui.
Michel: [00:04:13] Sympa.
Alexandre Schorderet: [00:04:14] On s’est aperçu du coup de ce phare qui nous faisait beaucoup rêvé, d’abord pour sa localité. Et là où on a redirigé un peu notre balle, c’est qu’on s’est lancé vraiment dans les légendes en ayant ce lieu-là. Et on a inventé des choses un peu acadabrantesque là, avec une façon de communiquer très… On pourrait se rapprocher presque de l’univers steampunk dans ce qu’on imaginait quoi.
Thomas Pelosse: [00:04:33] Disons que on avait envie que ce soit dans un phare, sans connaître spécialement ce que c’est qu’un phare alors on l’avait vraiment modelé à notre manière, pour qu’il y ait une patte un peu fantastique et que nos personnages puissent évoluer dans ce milieu, ben de manière un peu fantasque et qu’ils puissent explorer les légendes et tout cet univers marin qui nous intéressait.
Michel: [00:04:47] J’adore!
Thomas Pelosse: [00:04:47] Et au final, cette passion pour les légendes, en s’intéressant un peu au fonctionnement du phare, on trouvait ça bien qu’il soit un peu sourcé, ben on s’y intéresse un petit peu. Et au plus on poussait notre travail de recherche sur le phare, au plus ce qui nous a paru fascinant, et c’est ça avec les passionnés qui est un peu dangereuse et que ça peut aller dans toutes les directions. Et on s’est passionné pour le phare au final, et on s’est dit « Mais quand même incroyable les conditions de vie des gardiens de phare, le métier, cette routine, cette rigueur, les choses incroyables que ce gardien vivait. Il faut absolument que dans notre podcast.. ».
Michel: [00:05:15] On en parle.
Thomas Pelosse: [00:05:16] On parle du phare (Michel Godart: Oui, oui), il faut qu’on aille à fond, le phare, les gardiens de phare. Et du coup, ce qui devait être au début un léger tournant est parti genre une bonne épingle à cheveux, on a parlé du phare, du phare, du phare et de ses gardiens et tout cet univers.
Alexandre Schorderet: [00:05:27] Mais surtout, on a fait la rencontre d’ancien gardien de phare qui ont beaucoup, par la suite, nourri notre écriture, qui nous ont bien remis face à notre condition de montagnard très éloigné de la moindre vague. Et le premier retour que notre cher ami Louis Cozan aujourd’hui, qui était gardien de phare à Kéréon notamment, nous a fait c’est que, ben c’était peut-être une jolie histoire, mais que ça parlait pas de gardien de phare ni de phare quoi. Et du coup, on s’est intéressé à lui, quel a été son témoignage de vie dans ce phare et en tant que gardien de phare? Et là, on a été quand même scotchés de se dire que sa vie à lui dépassait largement notre fiction en terme de fantastique. C’était quelque chose d’assez incroyable, et du coup on a voulu mêler les deux. Alors au début, on s’est lancé vraiment dans le phare, le phare, le phare et on s’est rappelé en cours de route qu’on avait dit qu’on parlait des légendes quand même. Et voilà qui débute la suite de notre écriture.
Michel: [00:06:15] J’ai vu qu’il y en a un de vous qui a une guitare. D’ailleurs elle est prévue au festival, il y a un musicien parmi vous alors.
Thomas Pelosse: [00:06:20] Oui, modestement, je pourrais dire que c’est moi le musicien de l’équipe.
Alexandre Schorderet: [00:06:25] Comment???
Michel: [00:06:25] C’est Thomas le musicien
Thomas Pelosse: [00:06:26] C’est Thomas. Même si Alexandre a de nombreux talents et une voix incroyable que les auditeurs pourront entendre du coup, lors du festival.
Michel: [00:06:33] Vous allez créer un univers sonore, on appelle ça une fiction sonore concrètement
Alexandre Schorderet: [00:06:38] Oui, oui, ah vraiment !
Michel: [00:06:39] Pourquoi ce choix?
Thomas Pelosse: [00:06:40] Tout simplement, c’est ce qui nous passionnait le plus. J’étais un peu personnellement bercé par les fictions sonores au début, et il y a vraiment tout un jeu qui me passionne de : Qu’est-ce qu’on fait voir avec juste du son?
Michel: [00:06:50] Waouh! J’aime bien l’expression : Qu’est-ce qu’on fait voir juste avec du son?
Thomas Pelosse: [00:06:54] C’est un univers fou qui s’offre à nous. Par quel petit bruit, par quel petit mécanisme? On a eu la chance d’avoir un super ingé son qui a joué le jeu à fond et on peut essayer de faire vivre l’expérience de ces deux grains de phares aux auditeurs, puisque des fictions il nous est propre de notre pratique aussi théâtrale où ben c’est du jeu de personnages, de créer quelque chose qui nous plaît et qui nous anime, tandis qu’avoir juste des dialogues ou des interviews c’était beaucoup moins notre façon de fonctionner ça. Nous on cherche vraiment le côté créatif.
Alexandre Schorderet: [00:07:20] Puis on voulait faire rêver.
Michel: [00:07:21] Clairement, la fiction sonore ça fait rêver, ça c’est sûr et certain. Je suis enthousiaste de vous recevoir hein !
Alexandre Schorderet: [00:07:25] On est aussi extrêmement enthousiastes de ce format-là, parce que ça va être la première fois d’ailleurs, que le public ou nos auditeurs vont nous voir plus que nous écouter, pour le coup. Parce que du coup, on va tester pour la première fois un format un peu live, mais on n’a pas envie de rogner sur le rêve et sur ce que peut susciter le travail sonore qu’on a mis en place. Parce que quand bien même on va vous voir, on sera en face de vous sur une magnifique estrade dont on a l’honneur de fouler du pied. On ne sera pas dans notre phare, et on ne pourra pas vous amener concrètement à comprendre ce qu’est ce phare d’Ar-Men. Par exemple, les premières fois qu’on a imaginé ce phare, on imaginait un phare comme bon, une pièce de notre salon (Michel Godart: Oui), voilà. Et puis, assez vite, on s’est aperçu qu’il y a six mètres carrés habitables dans Ar-Men, à chaque étage.
Michel: [00:08:05] Ça change les choses.
Alexandre Schorderet: [00:08:06] Et à cela, il faut rajouter aussi tous les meubles. Donc vraiment, ça change des choses. On est passé par diverses expériences pour voir ce que ça changeait, donc on s’est enfermé dans des poulaillers parce que nos premières résidences étaient dans le Berry. On a essayé de tester la solitude dans un endroit carré, dans un endroit rond, on a essayé plein de choses comme ça.
Michel: [00:08:23] Drôle de sonorité !
Alexandre Schorderet: [00:08:24] Oui. Et puis même, on ne tourne pas en rond de la même manière dans un endroit carré. Mais du coup, ça, c’est des choses qui nous est possible de transmettre par le son. Et c’est là où il y a vraiment un travail qui est très pointilleux au niveau de l’univers sonore, parce qu’il y a huit étages dans Ar-Men et on voulait leur donner une identité propre.
Michel: [00:08:41] À chaque étage?
Alexandre Schorderet: [00:08:41] À chaque étage (Michel Godart: Wouaw), pour que chacun puisse comprendre « Bon, là, à l’oreille, ils sont dans la cuisine où ils sont dans la lanterne »
Thomas Pelosse: [00:08:50] Ou dans la salle des moteurs. Le fait d’ajouter la guitare, ça nous permet aussi, dans cette histoire qu’on raconte, d’avoir des rebondissements, des vagues, des choses comme ça. On cherche toujours aussi à surprendre pour pas que ça se transforme en une écoute plate de justes dialogues entre les gardiens. Mais qu’il y ai des… On va mettre des… Enfin vous écouterez ça du coup, des envolées poétiques, des moments de chansons, afin de toujours garder l’auditeur sur la vague, pour le dire ainsi (Alexandre Schorderet: Ah oui).
Michel: [00:09:10] L’idée, c’est qu’on dévoile pas trop, parce que sinon le public il aura plus envie de venir. On va plutôt lui donner envie (Alexandre Schorderet: Ah oui oui) de vous rejoindre. Ce que j’aimerai aussi, c’est que les auditeurs auditrices, qui ne connaîtraient pas encore ce podcast, aillent le découvrir. Je vais vous proposer de me donner, pour vous, deux épisodes qui seraient les plus marquants et les plus illustratifs. Qu’est-ce que vous en pensez? C’est utile ou vous préféreriez justement que les gens viennent sans avoir rien écouté ou découvrent ce jour-là?
Alexandre Schorderet: [00:09:32] Je trouve très intéressant moi, que les gens écoutent, pas forcément tout, mais c’est comme une série, vraiment les épisodes se suivent. Y compris au niveau de l’intrigue. Je ne saurais que vous inviter à commencer par le premier pour voir quel est le début de ce fil.
Michel: [00:09:44] Pour comprendre l’univers, voilà (Thomas Pelosse: Voilà) (Alexande Schorderet: Voilà). Moi j’aurais dit ici, si je devais parler à votre place, tu me diras si j’ai tort, moi j’aurais dit le premier parce que vraiment là on comprend le scénario qui se met en place. Et alors un qui m’a beaucoup marqué, que j’ai beaucoup aimé, c’est le quatrième ou le cinquième.
Thomas Pelosse: [00:09:57] Le contrepoid?
Alexandre Schorderet: [00:09:58] Le contrepoids
Michel: [00:09:59] Le contrepoids, voilà.
Alexandre Schorderet: [00:10:00] Le contrepoids de la solitude. Celui-ci est un très beau reflet.
Thomas Pelosse: [00:10:03] Et très représentatif de ce qu’on veut faire. Il y a du technique, ça parle de phare et du coup il y a du technique sur le phare. On apprend vraiment des choses concrètement sur ce qui se passe. Il y a du poétique parce qu’il y a une très, très, belle envolée poétique de Neb jouée par Alexandre Schorderet donc on a de la poésie, on a de la belle écriture et on s’en régale. On a une ambiance sonore de fou grâce au super travail d’Adrien où ça part d’éléments mécaniques et ça se transforme en une musique incroyable. Et à la fin, on a une graine de folie qui va surprendre tout le monde parce que ça part un peu en cacahuète à la fin. Du coup, il est génial pour ça cet épisode, c’est qu’il mélange un peu tous les éléments qui font les petits rebondissements des Chroniques Nébuleuses.
Michel: [00:10:36] Alors on va pas tout dévoiler mais vous avez prévu quelques surprises pour nos auditeurs et auditrices? Il y a un format spécial, est-ce qu’on dévoile ne fût-ce qu’un élément ou on garde aussi le secret? Qu’est-ce que vous pensez?
Alexandre Schorderet: [00:10:45] On pourrait dire que déjà vous allez nous voir en même temps que nous entendre. Et peut-être, peut-être, sait-on jamais, pourrions-nous vous faire quelque exclusivité? Parce qu’on est vraiment très honoré de venir et on est vraiment impatient de vous rencontrer, aussi. Et de partager avec vous, donc il y aura également un temps qu’on essaiera d’aménager pour répondre à toutes les questions possibles.
Michel: [00:11:02] Pour les auditeurs et éditrice, quel message avez-vous envie de leur dire pour qu’ils nous rejoignent et qu’ils viennent à votre rencontre?
Alexandre Schorderet: [00:11:07] Nous, on a envie de parler des phares parce que on a envie de parler de rêve, d’histoire, mais aussi un petit peu de patrimoine, parce que c’est un patrimoine mine de rien, qui questionne. Parce que bon, c’est toujours au milieu de la mer, franchement désuète depuis l’apparition du GPS. Il y a encore des gens qui se posent beaucoup de questions sur leur utilité. Et pour moi, j’y vois vraiment une utilité de patrimoine, pour le coup, on rejoint un petit peu l’histoire dont on parlait tout à l’heure.
Michel: [00:11:28] Clairement, oui.
Alexandre Schorderet: [00:11:28] C’est toujours intéressant d’en apprendre un peu plus. C’est pour ça que notre podcast vraiment on s’est documenté sur quantité de choses, à savoir comment calculer la pression atmosphérique dans l’océan ou comment marche une radio VHF à l’époque en 90.
Thomas Pelosse: [00:11:41] On est devenus de vrais experts gardien de phare.
Michel: [00:11:43] Allo papa Tango? Allo Papa Tango?
Thomas Pelosse: [00:11:45] Exactement. Ça on a appris comment on interagissait avec la radio, avec les autres bâtiments en mer..
Alexandre Schorderet: [00:11:50] On a appris le vocabulaire marin. Et toutes ces choses ont une valeur, un peu de patrimoine au sens où on essaie de le transmettre encore, de le faire vivre encore un peu. C’est quelque chose qu’on aimerait bien retransmettre aux gens.
Thomas Pelosse: [00:12:00] Et puis moi j’ai envie de dire aux gens venez parce que on a vraiment envie qu’il y ait des gens en face parce qu’on adore l’interaction avec le public. Si vous êtes là, nous, quand on sera là, ça va vraiment nous nourrir. Et on va essayer, et en général quand on essaye parfois on y arrive, on n’est pas à l’abri ben de faire en sorte qu’on passe ensemble tous à un moment qui soit très, très, divertissant et très enrichissant. Donc venez nous voir, et vous allez passer un super moment tout simplement.
Michel: [00:12:21] Combien de temps ça prend pour préparer un épisode? Parce que déjà un podcast classique (Rires) quand on ne fait que parler… Une fiction sonore, mais ça doit être tellement plus de travail, plus la recherche, beaucoup de recherche aussi?
Alexandre Schorderet: [00:12:33] Il y a beaucoup de recherche. Et puis surtout, il y a un élément important, c’est que comme vous l’entendez là et vous le verrez au festival, on est deux. Et c’est ce qui fait toute la richesse de notre duo, mais toute la complexité aussi.
Thomas Pelosse: [00:12:44] On pourrait croire que ça irait donc deux fois plus vite si on est logiques, mais, mais, mais bizarrement, il se trouve que c’est peut-être même deux fois plus long. Et en même temps c’est aussi deux fois deux fois…
Alexandre Schorderet: [00:12:54] Deux fois meilleur
Thomas Pelosse: [00:12:54] Deux fois meilleur et deux fois plus enrichissant. On se complète tellement bien dans l’écriture. Mais oui, dans l’idée, il y a un gros travail d’écriture.
Alexandre Schorderet: [00:13:00] Et de recherche.
Thomas Pelosse: [00:13:01] Ouais, qu’on ne fait jamais d’un coup.
Michel: [00:13:02] Vous avez déjà essayé d’estimer une quantité d’heures sur un épisode?
Alexandre Schorderet: [00:13:06] On a même le temps de le faire. Parce que comme on est beaucoup en recherche de financement pour écrire la suite, et bien on prend de l’avance sur l’écriture.
Michel: [00:13:13] Alors on lance un appel aux éditeurs et auditrices qui voudrait être mécène d’un tel projet? Parce que moi je crois que, franchement, il y a un potentiel énorme, et surtout culturel, avec ce que vous faites. Et c’est primordial de garder cette culture.
Alexandre Schorderet: [00:13:23] On fait un appel à tous, voilà. Parce que, de vous à moi, je peux vous dire qu’on a écrit pour actuellement 3h d’écoute et il n’y a qu’une heure qui est pour l’instant audible. Donc vraiment on en a sous la pédale, mais pour dire comment ça se structure globalement, on a deux résidences de deux semaines d’écriture et de recherche.
Thomas Pelosse: [00:13:40] Suite à laquelle normalement on a le texte fini, si jamais on n’est pas satisfait (on adore être satisfait de ce qu’on fait), et si on n’est pas satisfait tout à fait, on re rajoute deux semaines d’écriture et de recherche pour avoir vraiment…
Michel: [00:13:51] Un petit peu maniaque!
Thomas Pelosse: [00:13:52] Un petit peu. Un petit peu maniaque, oui mais c’est important je pense de…
Michel: [00:13:55] Perfectionniste, voilà. Alors on va plutôt prendre le terme perfectionniste.
Thomas Pelosse: [00:13:58] Puis quitte à mettre autant de temps d’investissement dans quelque chose.
Michel: [00:14:01] Autant faire le faire bien.
Thomas Pelosse: [00:14:02] Autant le faire à fond.
Alexandre Schorderet: [00:14:03] Mais disons que le premier jet, les deux premières semaines, on assemble les idées, on fait la trame de l’épisode. Ensuite, la deuxième semaine…
Thomas Pelosse: [00:14:10] On est dans la structure de l’épisode pur, on écrit, on écrit et normalement on a quelque chose de fini.
Alexandre Schorderet: [00:14:14] C’est vraiment les plus durs parce que c’est là où on tranche dans ce que l’autre a écrit, respectivement, et où on s’accroche à la moindre petite phrase parce qu’on voulait mettre cet alexandrin à cet endroit-là mais personne ne va le comprendre.
Thomas Pelosse: [00:14:24] Ensuite, on laisse toujours un temps de maturation qui peut être assez long pour que tout ça nous sort de la tête pour y revenir plus tard. Et comme ça on a un nouveau recul, on a deux semaines où on finit. On enregistre, nous les voix en deux ou trois jours dans le studio de Raphaël à Paris.
Alexandre Schorderet: [00:14:39] Entre temps, on a corrigé le script et fait toutes les didascalies rapport à l’audio. C’est là où on prévoit aussi comment est-ce qu’on veut que ça soit monté, qu’est-ce qui va être de notre ressort? Qu’est-ce qui va être du ressort du coup du montage sonore propre au phare, etc. Qu’est-ce qui est du ressort de la guitare de Thomas en même temps? Parce que la guitare de Thomas est intégrée à la fiction (Michel Godart: Oui, justement) donc on l’enregistre en même temps que nos paroles. Et après, il y a aussi des moments musicaux qui sont vraiment pensés indépendamment avec un autre artiste aussi. On lui dit « Là, on aimerait un moment nébuleux, lyrique, où on a le temps de rêver… » Et grâce à sa magie, ça donne quelque chose de concret (rire).
Michel: [00:15:16] En gros, c’est pas un podcast où on peut dire on peut faire un épisode chaque semaine, c’est quasi impossible. C’est des épisodes où il faut deux ou trois mois de travail, si pas plus. C’est comme une création d’un album de musique quoi!
Thomas Pelosse: [00:15:26] Oui, il y a aussi deux mois de montage son, effectués par le monteur son, qui viennent se rajouter.
Michel: [00:15:30] Ah ouais quand même.
Thomas Pelosse: [00:15:31] C’est un boulot assez monstre.
Alexandre Schorderet: [00:15:32] Et à la fin, ça donne le découpage des dix épisodes qui sont aujourd’hui disponibles. Enfin ça en fait, parce qu’à la base notre premier projet était de faire un épisode d’une heure, donc là on parle d’un épisode mais en fait tout ce que vous pouvez écouter, c’est ce qui correspondait, nous à notre premier épisode en fait (Michel Godart: Wouaw), on a appelé ça du coup, un chapitre qu’on découpe…
Michel: [00:15:49] Un peu comme un livre.
Alexandre Schorderet: [00:15:50] C’est ça. Et le chapitre un parle moins des légendes parce que c’était un peu le début quoi.
Michel: [00:15:56] Bah oui, on place le décor.
Alexandre Schorderet: [00:15:57] On place le décor, voilà. Mais ce chapitre se découpe en dix épisodes beaucoup plus digestes à déguster un peu sur le format podcast en dix minutes quoi. Parce qu’une heure de but en blanc pour vous emmener au milieu de la mer, dans un phare isolé, dont on parle plus depuis les années 90, c’était peut-être un peu ambitieux.
Thomas Pelosse: [00:16:12] On laisse une porte de sortie quand même, s’il y a besoin d’un peu de repos entre deux là.
Michel: [00:16:16] Alors de ce que je comprends, beaucoup de temps de travail, beaucoup de préparation, mais vous n’êtes pas que deux quand même, rassurez-moi, vous avez une équipe derrière vous? on a parlé de l’ingé son notamment.
Thomas Pelosse: [00:16:23] Le montage son était assuré par Julien sur les quatre premiers épisodes, Julien Hé…
Alexandre Schorderet: [00:16:29] Adrien Houssier
Thomas Pelosse: [00:16:30] Sur les derniers épisodes qui ont tous les deux fait un travail assez incroyable, qui sont vraiment immergés dans notre univers et qui ont donné toutes ces couleurs à la radio fiction. On est trois avec la chargée de production qui nous aide, on a le monteur son qui monte tout le son, le camarade à l’enregistrement et le camarade musicien qui fait les musiques.
Alexandre Schorderet: [00:16:46] Et puis après on a du coup notre correctrice chargée de diffusion production aussi, là c’est Eve Banse, c’est un boulot souvent ingrat avec nous, du coup on la remercie grandement
Thomas Pelosse: [00:16:56] Oui. On a le camarade Raphaël Archambault qui a un studio à Paris, qui lui s’occupe ben de nous enregistrer nous, d’enregistrer les voix des personnages, et qui fait un travail remarquable. Et puis d’une gentillesse.
Alexandre Schorderet: [00:17:08] Puis d’un professionnalisme incroyables, c’est le studio 2 Bel-Air, voilà du coup, à Paris. Et puis bien sûr, les moments sonores qui ne relèvent pas de la guitare de Thomas. C’est Ivan Quintero qui nous a fait un super travail et qui arrive à déchiffrer nos envies nébuleuses. Merci à lui du coup.
Thomas Pelosse: [00:17:24] Il y a Louis Cozan qui est le fameux gardien de phare qu’on a rencontré, une personne très importante qui non seulement est venue nous rencontrer, avec une gentillesse incroyable, nous a fait partager tout son savoir, mais qui en plus relit fréquemment nos épisodes. Il assure un gros bout de relecture derrière pour corriger toutes les petites coquilles, les petites choses qui ne nous font pas passer pour des Bretons (Alexandre Schorderet: Oui), et qui fait un travail fou et lui avec, ben avec beaucoup…, enfin qui fait ça bénévolement avec énormément de passion, c’est vraiment énorme de sa part.
Alexandre Schorderet: [00:17:51] Et il y a aussi du coup tous ceux qui ont suivi le projet dès le début, et qui nous ont particulièrement aidés notamment via la dernière campagne Ulule qu’on a fait pour pouvoir monter les épisodes tels que vous pouvez les écouter aujourd’hui. Parce qu’on en a investi de notre poche mais tout ça n’aurait pas été possible sans le soutien moral et financier de tous nos auditeurs qui ont participé aussi à cette campagne Ulule. Et il y a tous ceux qui ont fait partie du projet, notamment dans le montage son, parce que se sont succédés beaucoup de personnes assez incroyables et qui nous ont permis d’affiner ce qu’on voulait pour finalement arriver au travail qu’on vous présente là.
Michel: [00:18:21] J’ai adhéré totalement à votre univers et je voudrais encore vous remercier pour cette passion qu’on sent vraiment très fortement chez vous, et on sent qu’il y a un véritable travail de fond qui mérite qu’une chose, c’est le respect. J’ai presque envie de dire s’il y avait une caméra là, je ferais, tu sais le salut dans les châteaux. Respect messire, on ne le voit pas au micro mais il est fait, vous l’avez vu.
Thomas Pelosse: [00:18:40] Et il nous flatte énormément.
Michel: [00:18:41] C’est sincère surtout.
Thomas Pelosse: [00:18:42] On a hâte de vous voir, on a hâte d’être là, merci beaucoup de nous inviter, merci de prendre ce temps d’échange avec nous qui est hyper enrichissant et qui est très plaisant. Merci à toi
Michel: [00:18:50] Merci.
Thomas Pelosse: [00:18:50] Et on a vraiment hâte d’être là!
Michel: [00:18:51] À bientôt.
Michel: [00:18:54] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation playground ». Depuis janvier 2025, et pour cinq années, nous sommes aussi sponsorisés par « Plugin Company », notre opérateur de bornes et de cartes de recharge privilégié. « The Podcast Factory Org » est très fier d’être membre de « KAYA » – Coalition des Écopreneurs et Écopreneures et de collaborer avec le « Love Health Center ». Vous retrouverez tous les épisodes de tous nos podcasts sur le site « What’s Your Story Point be ».
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