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L’ail des ours – Allium ursinum : Julie Bernard

L'ail des ours
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Julie Bernard – L’ail des ours. Midoricast : Podcast #139.

L’ail des ours : Attention nous vous recommandons de lire attentivement notre avertissement en suivant ce lien.

Texte: Julie Bernard

L’ail des ours, tout le monde en entend parler, c’est LA plante sauvage à la mode. Outre son intérêt gustatif, il y a plein de choses à savoir sur l’ail des ours.

Partez à la découverte de cette plante magique dans ce podcast.

La pandémie est passée par là, notre ASBL a été impactée mais nos partenaires aussi. C’est donc avec qu’une grande joie que j’accueille le retour de l’une d’elles : Julie Bernard (L’Antre 2 Herbes)

Herboriste, aromathérapeute, gemmothérapeute, diplômée mais aussi enseignante, Julie Bernard propose aussi ses services pour de la cuisine sauvage et des cosmétiques naturels.

Visitez son site pour découvrir ses nombreuses offres de service et les ateliers qu’elle propose aux particuliers.

Dans ce premier épisode parmi les quatre premiers enregistrements fait récemment, et qui seront diffusé bientôt, Julie nous pare donc de l’ail des ours…

Les recettes :

Recette Glaçons ail des ours

Recette Pesto Ail des ours

Recette Câpres boutons Ail des ours

 

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à suivre l’actualité de Julie Bernard sur les réseaux sociaux, sur son site et à vous inscrire à ses ateliers. Vous pouvez également la contacter pour un atelier privé sur mesure.

Un nouvel épisode de notre rubrique L’Antre 2 Herbes. Julie Bernard nous rejoint, enregistre quelques capsules d’un maximum de 10 à 15 minutes et vous propose trucs et astuces naturels pour votre quotidien. Des moyens pratiques pour consommer responsable, durablement, de préserver au mieux votre santé, de vivre d’une manière plus saine et au final de même faire de sérieuses économies..

Si un passage en particulier vous intéresse nous vous proposons un séquençage de l’épisode ci-dessous.

Pour les personnes malentendantes ou ayant des troubles de l’audition nous proposons une transcription en fin d’article.

Nous avons besoin de vos dons pour assurer les ressources nécessaires à ces productions… c’est par ici. Merci !

Liens utiles:

Écoutez ce podcast via notre chaîne Youtube (abonnez-vous : merci! ) :

Séquençage du podcast « L’ail des ours »:

  • 00:14 Introduction
  • 01:31 Qui est Julie (pour rappel) et son activité
  • 04:37 Pourquoi parler de l’ail des ours
  • 05:08 Qu’est-ce que c’est : la plante, le goût ?
  • 05:38 Mais pourquoi on l’appelle l’ail des ours ?
  • 06:39 L’identification : le nom binomial.
  • 07:38 Quand est-ce qu’elle pousse ?
  • 09:32 Comment est-ce qu’on peut reconnaître l’ail des ours ?
  • 10:46 Ses particularités, spécificités
  • 11:28 Et qu’est-ce qui fait qu’elle est à la mode maintenant ?
  • 12:37 Recette de Pesto (pignons de pin Vs graines de tournesol)
  • 13:11 Consommer ses fleurs
  • 13:55 Ce procédé de conservation fonctionne pour toutes les plantes ?
  • 14:22 L’accessibilité de l’information
  • 14:56 L’aspect médicinal et ses contre-indications
  • 17:35 Règles à respecter quand on est un bon cueilleur!
  • 19:07 MISE EN GARDE
  • 19:46 Ne confondez pas avec le muguet (très toxique voire mortel)
  • 20:17 Autre confusion dangereuse possible : le colchique
  • 21:46 Rappel : hypotenseur, fluidifiant sanguin, attention aussi à l’estomac
  • 22:25 Recette : une préparation mode « câpres »
  • 23:03 En salade
  • 23:18 Site Internet de L’antre 2 Herbes
  • 23:45 Clôture

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Le transcript du podcast « L’ail des ours » :

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Début du podcast :

00:00 Michel : Ce projet podcast est un projet créé par l’ASBL The Podcast Factory Org et sponsorisé par transforma bxl innovation playground.

00:09 Jingle intro : Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory »

00:14 Michel : Bienvenue chers auditeurs et auditrices pour le retour, enfin me direz-vous, du podcast Midoricast, je rappelle Midori c’est vert en japonais, cast pour podcast : un mot-valise. Notre projet s’est mis en suspens bien qu’il ne s’est pas arrêté puisque le flux RSS est resté actif et en ligne, vous l’avez remarqué, d’ailleurs les écoutes n’ont jamais cessé, c’est ça qui est un beau compliment pour nous. Il a été suspendu parce que manque de temps pour faire des interviews avec les artisans et les personnes qui sont actives dans le milieu éco, sollicités pendant cette crise. Manque de temps et manque de capacité parce que finalement mes partenaires avaient les mains déboires que moi et étaient fort occupés. Et parmi les partenaires je retrouve Julie Bernard, « L’Antre 2 Herbes »

00:52 Julie Bernard : Bonjour 

00:53 Michel : Bonjour Julie, alors ça fait six mois je crois qu’on essaie d’aligner nos agendas de ministre…(Julie Bernard : Oui ça fait longtemps). Plus que six mois je pense même, et donc on n’est pas au studio chez transforma aujourd’hui, on est chez moi, à mon domicile, avec du matériel portable donc le son sera peut-être un peu différent. Mais en tout cas on est fier et heureux de Redémarrer nos rubriques Midoricast par la rubrique « L’Antre 2 Herbes » avec tes petits trucs et astuces pour faire les choses vous-mêmes. On s’intéresse aussi aux herbes médicinales, aux plantes, puisqu’on le rappelle pour ceux qui n’auraient pas écouté une capsule précédente : tu es herboriste.

01:24 Julie Bernard : Tout à fait, herboriste, aromathérapeute, gemmothérapeute et je fais aussi de la cuisine sauvage et des cosmétiques naturels

01:31 Michel : Et on rappelle que tu es diplômé, c’est important, parce que on n’est pas en train de faire ici des choses genre « Marabou », sur un coin de table. (Julie Bernard :  Oui). On est vraiment dans du sérieux. 

01:39 Julie Bernard : Ca pourra faire d’ailleurs l’objet d’un podcast future parce que effectivement c’est un sujet qui est très sensible pour moi (Rires)

01:45 Michel : D’accord, mais je le sais, c’est pour ça un peu que je te lance mon petit clin d’œil. Alors pour fêter nos retrouvailles on va commencer, chose n’est pas coutume, en général on fait des annonces en fin de podcast, mais comme les gens nous ont manqué et t’ont manqué aussi : on va quand même faire un petit mot sur ton évolution depuis ces deux ou trois années. On a mis en suspens notre collaboration deux ans trois ans presque (Julie Bernard : oui, à peu près, c’est ça, à peu près 3 ans l’âge de mon fils aîné à peu près). Alors à l’époque tu proposais déjà des ateliers, est-ce que tu peux nous toucher un petit peu un mot sur comment a évoluée ton activité ? J’imagine qu’elle a d’abord été impacté par le COVID comme tout le monde ?

02:13 Julie Bernard : Tout à fait, effectivement, j’ai dû arrêter mes ateliers collectifs et mes formations donc j’ai un petit peu re-réfléchi ma manière de travailler et donc j’ai un petit peu plus booster les choses individuelles et à la carte. (Michel : D’autant que les gouvernements nous ont oubliés pour ce genre d’activité). Clairement et donc je continue aujourd’hui les ateliers collectifs et les formations collectives, mais je mets un petit peu plus l’accent sur les consultations individuelles. Donc j’ai commencé ça il y a quelques temps et je fais aussi de plus en plus de formation et d’ateliers à la carte. Et donc là c’est vraiment en fonction des besoins et des envies des personnes, qui forment parfois un petit groupe, parfois pas, et je crée des ateliers, des formations pour ces personnes-là voilà.

02:51 Michel : A la carte, c’est vraiment du VIP quoi ! Wouah !

02:53 Julie Bernard : Oui, tout à fait.

02:54 Michel : Alors si je veux te consulter pour une consultation, comme tu dis, privée : c’est dans quel contexte ? C’est dans quel cadre on contacte ? C’est pour nous aider à se mettre à la permaculture ou c’est pour nous aider à nous…

03:03 Julie Bernard : Non, c’est vraiment dans le cadre de soins de santé au naturel ou de compléter des traitements qui pourraient exister en allopathie. Et donc mon objectif c’est vraiment de soutenir les personnes qui sont dans une démarche de soins naturels et de voir avec ces personnes-là comment intégrer des soins naturels à leur mode de vie ou à des problèmes de santé tout simplement. 

03:21 Michel : On est bien d’accord que tu leur apprends à être autonome dans le secteur (Julie Bernard : Oui, tout à fait, tout à fait) Tu ne viens pas faire, comme un pharmacien après, faire ces préparations à domicile à chaque demande.

03:36 Julie Bernard : Non tout à fait, donc ici l’objectif c’est : généralement il y a une voir deux consultations. Pendant la première consultation on fait un petit peu le point sur les besoins, les envies, s’il y a des problèmes de santé existants, s’il faut travailler sur ses problèmes de santé existants. Et parfois une deuxième consultation est nécessaire pour ajuster les pistes de traitement qu’on pourrait avoir et donc l’objectif c’est que les personnes puissent s’en sortir toute seule en fait ! Ça c’est vraiment le but.

03:48 Michel : Un très beau projet, moi j’ai vraiment envie d’en savoir plus mais on va faire ça au fur et à mesure des différents podcasts qui vont revenir, on fera des rappels réguliers, on fera peut-être aussi un podcast sur ce sujet-là précisément. Dernier rappel avant de commencer le sujet, certains auditeurs vont nous découvrir dans cette première émission depuis à un moment. Donc certains ne t’ont pas écouté avant : on les invite à aller voir les précédents podcasts qui expliquent comment faire sa mousse à raser soi-même, son shampoing soi-même, son dentifrice soi-même, que faire de son Marc de café… Enfin j’ai encore en tête pas mal de nos échanges (Julie Bernard : Oui). Alors certains pourraient se dire mais qu’est-ce que ça fait dans un podcast sur les causes environnementales et la transition ? Mais justement de repasser à des habitudes de vie qui sont propres à ce que nos grands-mères et nos ancêtres faisaient, respectueux de la nature et de l’environnement, faire les choses soi-même, ne pas faire appel aux grands circuits de consommation, c’est aussi une démarche de transition, une démarche écologique ! Et Voilà pourquoi on met cette rubrique en avant avec beaucoup de fierté. 

04:36 Julie Bernard : Oui, exactement 

04:37 Michel : Aujourd’hui tu vas nous parler d’aïe, aïe, aïe,…

04:39 Julie Bernard : L’ail des ours

04:40 Michel : Ah c’est pas d’aïe, aïe, aïe (Rires

04:41 Julie Bernard : C’est presque aïe, aïe, aïe ; ail des ours !

04:44 Michel : Alors bête et honte…Mais je ne connaissais pas l’ail des ours et tu me dis que c’est connu alors là je me sens comme un idiot. 

04:50 Julie Bernard : Mais non, mais non, tu vas apprendre c’est ça qui est bien. C’est vraiment, c’est la plante comestible à la mode et c’est pour ça que j’avais un petit peu envie d’en parler parce que justement quand c’est à la mode parfois il y a un peu dérivé. Donc c’est bien de remettre un petit peu un cadre sur le fait que c’est aussi une plante médicinale, qu’elle a des indications, mais donc aussi des contre-indications et de faire un peu le point sur tout ça.

05:08 Michel : je me rappelle un prof de bio au Nursing de Mons, dans mes études paramédicales, qui nous a raconté une anecdote du genre. Un docteur qui disait à une vieille dame « mangez une pomme par jour, c’est bon pour le cholestérol » et puis elle en avait tellement mangé que c’était posé des problèmes d’estomac (Julie Bernard : Exactement). Voilà, pour illustrer c’est un peu ça ! (Julie Bernard : c’est tout à fait ça) L’ail des ours qu’est-ce que chè que cha ?

05:24 Julie Bernard : C’est une plante en fait qui, outre avoir un intérêt gustatif (Michel : Ca a le goût d’ail ?) Oui c’est un petit goût qui est proche de l’ail mais aussi je dirais du cresson par exemple, une plante un peu verte. C’est vraiment un subtil mélange entre les deux.

05:37 Michel : Entre cressonnette et ail

05:38 Julie Bernard : Oui c’est ça, à peu près. Il y a plusieurs plantes que je situerai là mais l’ail des ours c’est vraiment une plante qui a vraiment un très, très, bon goût, qu’on retrouve ailleurs dans beaucoup de choses maintenant même au niveau industriel. Tu vas dans un supermarché acheter un morceau de fromage à l’ail des ours ça devient courant, j’en ai trouvé dans un supermarché il n’y a pas plus tard qu’il y a deux jours (Michel : On ne va pas les citer, on ne va pas leur faire leur pub). Non, c’est pour ça que je dis supermarché, que je ne donne pas de nom. Mais dans le magasin bio tu vas en trouver beaucoup, tu vas trouver du pesto à l’ail des ours. Ça c’est, là je dirais, la méthode la plus classique de travailler et de conserver l’ail des ours en fait, c’est vraiment le plus connu. Mais pourquoi déjà on l’appelle l’ail des ours ? Tu te demandes ?

06:13 Michel : Peut-être que les ours adorent cette plante et grattent pour la bouffer ?

06:16 Julie Bernard : Il y a une légende en fait qui raconte que, à la sortie de l’hibernation, les ours allait manger de l’ail des ours pour se purger et se réveiller. 

06:23 Michel : Je pensais qu’ils disaient « je pue de la gueule, j’ai dormi pendant trois mois » !

06:26 Julie Bernard : Mais ça c’est bien. On ne se sent pas de la bouche avec l’ail des ours pour le dire poliment. Mais donc, non : il n’y a pas, il n’y a pas cette haleine qu’on peut avoir avec l’ail classique. Donc ça c’est déjà un point positif pour l’ail des ours !

06:37 Michel : Il y a eu un premier apprentissage pour moi. 

06:39 Julie Bernard : Pour faire un petit peu quand même de cadres, donc son nom latin c’est Allium ursinum. Je rappelle pourquoi c’est important (Michel : Ca ne ressemble presque pas au nom) Je rappelle juste pourquoi c’est important les noms latins, c’est qu’en fait, dans les plantes et dans le langage courant, on peut donner plein de noms à une plante. 

06:52 Michel : Ca je l’avais retenu d’un ancien podcast 

06:54 Julie Bernard : C’est vrai, je l’avais déjà dit. Et donc tu peux trouver le même nom pour différentes plantes, où plein de noms pour une seule plante. Et donc la seule manière de pouvoir être sûr de savoir de laquelle des plantes on parle c’est d’utiliser le nom latin qu’on appelle le nom binomial. C’est le nom botanique en fait, qui est universel, et on utilise le même nom partout dans le monde. Donc ça c’est vraiment (Michel : Une bonne façon de faire un distinguo). Exactement, elle fait partie de la famille des alliacées, en fait elle a été reclassée récemment. Elle faisait partie de la famille des liliacées dont font partie tous les ails en fait : les ails sauvages et cetera. Mais maintenant ils ont vraiment recentré un peu plus, il y a une famille qui est consacrée rien qu’aux allium. Donc aux ails, donc elle fait partie de cette famille-là.

07:31 Michel : Deuxième chose apprise aujourd’hui, tu vois, ça va vite déjà !  

07:33 Julie Bernard : Je vais t’en apprendre beaucoup je crois. Et c’est une plante en fait qu’on va commencer à récolter maintenant, donc c’est une plante qui a…

07:38 Michel :  On est de saison, alors maintenant, tu sais : il y a deux ou trois semaines avant la mise en ligne du podcasts 

07:41 Julie Bernard : Oui mais c’est, ça collera (Michel : D’accord, ça collera, parfait) c’est une plante qu’on trouve généralement de mars à mai, à peu près. 

07:46 Michel :  Ah oui, on est début mars donc on est dans les temps !

07:48 Julie Bernard : elle commence à pointer le bout de son nez. Le mien commence à sortir ses petites feuilles dans mon jardin. Et c’est une plante en fait, quand elle se plaît quelque part, elle pousse, elle y va quoi, c’est en colonie !

07:57 Michel : Oui mais, quoi, on est envahi ? Ou…

07:58 Julie Bernard : C’est presque ça oui

07:59 Michel : C’est presque envahissant, d’accord.

08:00 Julie Bernard : Si elle se plaît à un endroit, elle va envahir l’endroit. D’ailleurs c’est comme ça qu’on la retrouve, c’est par colonie. Vraiment parfois sur des hectares complets mais il faut chercher l’endroit effectivement où elle va se trouver. C’est une plante qui aime bien les sous-bois, les forêts, les sols un peu humides. Et en fait elle aime bien les sous-bois et les forêts parce qu’elle n’aime pas trop le soleil direct. Mais elle a besoin d’un petit peu de lumière quand même pour se développer. Et à cette saison-ci, dans les forêts, il n’y a pas encore de feuilles. Et donc elle profite vraiment du soleil qui traverse les branches des arbres pour lancer son cycle végétatif et commencer sa vie au printemps.

08:35 Michel : Ben moi je trouve qu’elle ne porte pas bien son nom, elle devrait s’appeler l’ail des fainéant parce qu’il n’y a pas à jardiner. Bon j’arrête de lancer mes vannes.

08:42 Julie Bernard : Mais elle pousse toute seule, c’est bien (Michel : Ben oui, c’est ça quoi !). Mais tu me connais, moi je suis un peu, dans mon travail comme ça, je suis un peu partisane de la loi du moindre effort. Tout ce qui demande trop de travail (Michel : C’est vrai), les gens ne le feront pas chez eux.

08:51 Michel : C’est respecter la nature. La nature ne nécessite pas d’efforts. Normalement on n’a pas à bêcher son jardin (Julie Bernard : Voilà), dans la nature, pour manger.

08:57 Julie Bernard : Il faut accepter la lenteur de la nature et aussi la périodicité. Et moi c’est ça que j’aime bien avec l’ail des ours, c’est que c’est une période définie dans l’année, mais moi je ne vais pas en consommer en dehors. Alors il y a des méthodes de conservation, j’en parlerai un peu plus tard, pour ma part j’en consomme au moment où elle est disponible et c’est ça que je trouve ça intéressant. Parce qu’il y a tellement de plantes intéressantes qui sont comestibles qu’à un moment donné en fait on peut avoir tellement de diversité qu’on n’est pas obligé d’avoir la même plante toute l’année et ça c’est bien. Parce qu’on trouve plein de produits à base d’ail des ours, toute l’année dans les magasins, mais moi je trouve que ça a un côté pas intéressant dans la consommation. Ça c’est…

09:30 Michel : Puis moi je pense que chaque plante à son moment dans l’année. 

09:32 Julie Bernard : Exactement, c’est ça, tout à fait. Alors comment est-ce qu’on peut reconnaître l’ail des ours ? Mais déjà l’odeur caractéristique : si tu arrives dans un spot de cueillette d’ail des ours ça va sentir l’ail tu vas le sentir tout de suite.

09:43 Michel :  Mais ça sent l’ail classique ?

09:44 Julie Bernard : Oui, ça sent l’ail. Ça sent l’ail, entre l’ail et la ciboulette j’ai envie de dire (Michel : Encore une fois, entre deux choses oui) Tu es vraiment, au niveau saveur et odeur, tu te situes entre ail, cressonnette, ciboulette, enfin, vraiment dans ses odeurs-là. Un peu piquant comme ça, mais vraiment très intéressant. Les feuilles en fait sont, on appelle ça « en forme de fer de lance » donc, ce sont vraiment des feuilles qui sont assez longues, pas trop larges, qui ont vraiment des nervures parallèles, donc c’est vraiment tout dans le sens vertical. Les feuilles sont assez fines de consistance, un peu comme la laitue et elles ont alors ce qu’on appelle un pétiole. C’est quoi un pétiole, c’est une espèce de longue tige donc qui sort du sol, et du bulbe en fait, de l’ail des ours, et qui va donner la feuille un peu plus loin. Donc on dit qu’elle a un long pétiole en fait, donc une espèce de tige qui est de forme triangulaire. Donc si on sent la tige entre les doigts, on va sentir qu’elle est triangulaire.

10:32 Michel :  Ah oui ? D’accord, bon (Julie Bernard : Quelques tips) Du coup on a eu un rappel pour les étudiants en secondaire, pétiole, pour la biologie, hein ? 

10:38 Julie Bernard : Oui, puis c’est important (Michel : Exact) et ça j’y reviendrai quand on récolte une plante d’être sûr de ce qu’on récolte (Michel : Oui) Donc d’avoir des petits tips pour la reconnaître ça c’est vraiment hyper important.

10:46 Michel : Tu vas me parler de cette plante parce qu’elle a des particularités j’imagine ? (Julie Bernard : Oui) Spécificités d’ailleurs !

10:51 Julie Bernard : Tout à fait. Alors déjà en cuisine on l’utilise énormément ! Pourquoi ? Parce qu’elle a une saveur très intéressante, très fraîche, qui va vraiment rehausser beaucoup, beaucoup de choses.

11:00 Michel : Plus que de l’ail classique ? C’est ça ?

11:01 Julie Bernard : C’est très différent en fait parce que t’as le côté plus vert. L’ail a vraiment ce côté caractéristique de l’ail, ce goût inimitable quelque part. Il n’y a pas autre chose qui goutte l’ail. L’ail des ours à ce petit côté aillé mais ce côté ciboulette, cressonnette qui apporte de la fraîcheur. Ça rapporte de la fraîcheur que tu n’as pas avec l’ail classique en fait, c’est un petit peu différent. 

11:18 Michel : Donc les grands chefs de cuisine apprécient cet ail, en particulier ? 

11:21 Julie Bernard : Il est énormément utilisé en cuisine, je te dis c’est vraiment la plante comestible à la mode. On la voit partout, tu la verras dans plein de restaurants, tu…

11:28 Michel : Et qu’est ce qui fait qu’elle est à la mode maintenant.

11:30 Julie Bernard : Parce que c’est une des plantes comestibles la plus facilement reconnaissable aussi par son odeur, par sa forme, par vraiment ce qu’elle est en fait. Elle est vraiment très facilement reconnaissable et donc c’est souvent une des premières par lesquelles on commence la cuisine sauvage. C’est vrai qu’elle a des côtés médicinaux, ça je vais y revenir aussi, mais en cuisine ce qui est intéressant c’est de l’utiliser comme je disais à ce moment-ci. Pourquoi ? Parce qu’au niveau conservation il n’y a pas beaucoup de méthodes efficaces. Le séchage, qu’on pourrait utiliser pour les plantes aromatiques classiques, ce n’est pas intéressant pourquoi : parce qu’elle perd toute sa saveur au séchage et en plus elle va perdre une partie des propriétés médicinales, donc là ce n’est pas une bonne chose. La congélation classique non plus. Elle perd toute sa saveur, elle a plus aucun intérêt une fois qu’elle est congelée, donc ce n’est pas une bonne solution. La méthode la plus classique c’est d’en faire un pesto, alors là il y a plein de recettes différentes.

12:19 Michel : Mmmm, j’aime bien moi le pesto !

12:20 Julie Bernard : C’est délicieux. Moi je travaille avec… (Michel : Je vais t’inviter pour en faire un atelier pesto ici hein ! Je te le dis déjà) mais je fais ça (Michel : Mais je sais !) Je fait des ateliers de cuisine, ça j’adore. On cuisine, on va cueillir, on mange, mmm. Dès qu’on parle de manger moi c’est foutu ! 

12:31 Michel : Bon ça y est t’as mis l’appétit à la bouche à tout le monde, quand on nous écoute maintenant ils vont tous se ruer dans le frigo : « où est ce qu’il est mon ail d’ours ? ».

12:37 Julie Bernard : Exactement, donc le pesto c’est vraiment le truc le plus classique. Alors souvent on voit des recettes à base de pignons de pin ou de graines de tournesol, moi j’aime bien travailler la graine de tournesol. D’abord parce qu’elle est plus économique que le pignon de pin et puis c’est un truc qui vient chez nous (Michel : Exactement) donc c’est facile à trouver. Je mélange des feuilles d’ail des ours avec des graines de tournesol, avec de l’huile d’olive et du parmesan et là j’en fais un pesto. Alors il existe plein de concentrations différentes disponibles, je pourrais vous mettre la recette sur mon site ou même la mettre en lien avec le podcast.

13:08 Michel : En dessous du podcast, on mettra une recette pesto (Julie Bernard : Voilà), une bonne idée !

13:11 Julie Bernard : C’est une recette classiques, je crois que je l’ai déjà partagé maintes et maintes fois sur ma page Facebook, c’est vraiment le truc le plus évident. Un autre truc : c’est principalement les feuilles qu’on consomme mais on peut consommer les fleurs aussi ! Un autre truc que j’aime bien faire c’est ciseler l’ail des ours, le mettre dans des bacs à glaçons et mettre de l’huile dessus, de l’huile d’olive. Et tu congèles l’huile d’olive et ça te fait des glaçons d’huile d’olive à l’ail des ours. Et donc tu cuisines, tu utilises ça dans ta préparation et ça rajoute ce goût d’ail des ours.

13:38 Michel : Trop fort, mais là ça conserve du coup !

13:40 Julie Bernard : Et là ça conserve bien, mais parce qu’elle est enfermée (Michel : Dans l’huime) dans le gras (Michel : oui dans le gras) c’est le gras qui va réussir à garder (Michel : Les arômes) les saveurs et les arômes, exactement. Qu’une congélation classique va détruire ça, c’est beaucoup trop agressif pour la feuille, qui est trop fragile donc elle perd tout ça. 

13:55 Michel : J’imagine que ce procédé il fonctionne pour plein de plantes ?

13:57 Julie Bernard : Pour toutes les plantes aromatiques ça c’est un bon truc, si vous vous faites pousser vos plantes aromatiques chez vous, pour les conserver c’est un super bon truc ! Et moi ce que je fais c’est que je les mets dans le bac à glaçon, une fois que les glaçons sont faits je mets dans des boîtes et donc j’ai des boîtes de glaçons dans mon congélateur (Michel : Par arôme) avec toutes les plantes aromatiques, oui. Le thym, le romarin…

14:14 Michel : Alors celui qui me dit qu’il n’a pas appris un truc en écoutant ce podcast, c’est qu’il n’a rien écouté !

14:18 Julie Bernard : J’adore ça, donner des petits trucs ça c’est, tu sais bien : j’aime bien ça !

14:22 Michel : Et tu sais que, petite parenthèse. On sort du sujet une minute pour une parenthèse, il y a une nouveauté dans nos projets c’est qu’on vient de se mettre à faire des transcriptions des podcasts. C’est à dire que les personnes avec des problèmes de surdité ou malentendants pourront avoir le contenu du podcast en lecture (Julie Bernard : Ca c’est génial) et on pourra choisir des passages du podcast avec une ligne de temps.

14:39 Julie Bernard : Tu sais ce qui serait sympa aussi ? Mais là je sors du cadre, mais c’est de le faire en langue des signes à un moment donné !

14:44 Michel : Oui, avec la vidéo, on va y penser. C’est une très bonne remarque ! (Julie Bernard : J’ai suivi des cours de langue des signes et je trouve ça…) Bon ben revois tes bases, revois tes bases, (Julie Bernard : Oui, il va falloir) tu m’as chalengé je vais relever le chalenge… (Julie Bernard : Mais je connais une interprète, super sympa) Ok, on va fixer ça. Allez, on revient, on revient à notre sujet.

14:56 Julie Bernard : Oui, donc au niveau médicinal, elle a aussi un intérêt, elle a beaucoup de propriétés en fait. Je vous les donne un peu en package comme ça mais : c’est une plante qui est antiseptique au niveau intestinal et pulmonaire, c’est une plante qui a un côté préventif des infections.

15:10 Michel : En usage externe ? 

15:11 Julie Bernard : Même le fait de la consommer en alimentaire va être préventif des infections (Michel : D’accord) c’est ça qui est intéressant. C’est un hypotenseur donc là ça donne une indication aussi. (Michel : Ça descend la tension artérielle…) sur ses… voilà, ça donne une indication sur ses contre-indications aussi. Donc il ne faut pas donner ça à quelqu’un qui (Michel : Qui fais de l’hypotension ou qui a des soucis de tension artérielle) qui fait déjà de l’hypotension, exactement (Michel : On est bien d’accord). C’est un fluidifiant sanguin, donc attention aussi. Toutes les personnes qui prennent des fluidifiants sanguin où toutes les personnes qui ont déjà un sang trop liquide ne peuvent pas trop consommer ce genre de produit.

15:38 Michel : Et on va le déconseiller aux hémophiles donc !

15:40 Julie Bernard : Exactement, tout à fait.

15:41 Michel : Hémophiles sont ceux qui ont un problème de sang qui ne se coagulent pas en cas de blessure, ils continuent de saigner (Julie Bernard : Exactement) Pour vulgariser un petit peu le terme.

15:47 Julie Bernard : Alors c’est aussi un bon dissolvant de l’acide urique. Alors l’acide urique c’est quoi ? C’est quelque chose qui peut apparaître au niveau du corps quand on a un problème d’équilibre de l’acidité et qui va former des petits cristaux principalement au niveau des articulations et qui va gripper les articulations. Et ça peut avoir pleins d’autres conséquences négatives au niveau des reins aussi. Mais donc c’est intéressant parce que ça va dissoudre un petit peu ces cristaux d’acide urique. Donc ça c’est chouette aussi au niveau de ses propriétés. C’est un tonique et un stimulant général, et même sexuel ! (Michel : Ah ah !) Petit clin d’œil au podcast sur les aphrodisiaques naturels.

16:20 Michel : Mais j’ai pensé à toi parce que récemment, j’ai un partenaire de l’ASBL qui s’appelle le Love Health Center à Bruxelles. Et ils font des podcasts sur la sexualité, ils ont fait récemment un podcast avec Claudia Kaiser qui conseillent sur l’alimentation et qui fait le lien entre l’alimentation et la sexualité. Et c’est aussi un petit clin d’œil qu’on a fait, il y a certains aliments qui ont un effet, non seulement aphrodisiaque, mais surtout sur les hormones. (Julie Bernard : Tout à fait) Parce qu’en fait l’aphrodisiaque c’est un effet, mais ce qui est derrière en fait, l’alimentation, c’est que dans tout ce qu’on mange, dans tout ce qu’on boit, dans tout ce qu’on consomme, il y a à un moment ou l’autre un effet dans le tube digestif, dans le système digestif, qui aura un impact au niveau de la sécrétion des hormones (Julie Bernard : Oui) Et tout ça est lié : donc un petit rappel utile !

16:57 Julie Bernard : Oui, tout à fait. Alors qu’est-ce qui a encore comme autres propriétés, donc c’est un bon vermifuge et contre les parasites intestinaux : donc on va pouvoir aussi le consommer pour un bon équilibre à ce niveau-là.

17:06 Michel : Par exemple on a mangé une viande un peu mal cuites, viande de porc mal cuite, ça peut aider ?

17:10 Julie Bernard : Ca peut aider si jamais il y a, allez, un prémices de parasites qui pourraient s’y trouver. Ca pourrait aider en tout cas à ce que ça ne se développe pas, ça c’est certain (Michel : D’accord) et alors une chose intéressante aussi, c’est un anti vieillissement parce qu’il contient en fait des antioxydants, très sympas. Donc en fait il y a plein de trucs intéressants sur l’ail des ours

17:25 Michel : Je vais rester beau gosse ! (Rires)

17:27 Julie Bernard : Il y a plein de trucs intéressants qu’on ne soupçonne pas et on le consomme parce que c’est la plante à la mode mais en fait on sait même pas ce qu’elle fait au niveau médicinal, et donc je trouve ça intéressant. 

17:34 Michel :  Pour une fois la mode a du bon !

17:35 Julie Bernard : Oui, Ah oui, franchement c’est une plante extraordinaire. Par contre elle est un peu victime de son succès et c’est là aussi où je pense que c’était important de remettre un peu un cadre quand on travaille avec les plantes sauvages en cuisine, il ne faut pas faire ça n’importe comment. Il y a plusieurs règles à respecter quand on est un bon cueilleur. C’est d’abord de respecter le spot de cueillette comme on dit, donc l’endroit où on va prélever la plante. De déjà s’imaginer que il faut, on peut en consommer, mais dans le respect de l’endroit où on cueille aussi ! Il faut assurer la pérennité de la plante !

18:02 Michel :  Oui il s’agit pas de saccager les lieux (Julie Bernard : Voilà) pour que finalement elle ne puisse plus pousser.

18:05 Julie Bernard : Exactement donc on va commencer… (Michel : C’est un peu comme une pêche excessive) oui, tout à fait. On ne va pas commencer à arracher les plants, déjà on va couper la tige où la pincer entre les doigts pour pouvoir couper la feuille, mais on ne va certainement pas commencer à arracher les feuilles et retirez du coup tous les bulbes qui garantissent (Michel : La pérennité de la plante, oui tout à fait, bonne remarque) la reproduction de la plante, voilà. Il y a ce côté-là, il y a aussi le côté : on ne va pas non plus cueillir à outrance et ne pas consommer tout ce qu’on cueille (Michel : Pour jeter finalement, oui, la culture du gaspillage) tout à fait (Michel : Qui a trop duré chez nous) Il faut cueillir de manière raisonnée et ne cueillir que ce dont on a besoin, d’où l’intérêt de trouver un spot de cueillette où on peut retourner quand on en a besoin en fait (Michel :  Parfait ça) ça c’est vraiment intéressant. Ce qui est important, c’est d’être sûr de soi parce qu’en matière de cuisine avec les plantes sauvages, il y a toujours le danger de se tromper. Et quand on se trompe ça peut être très grave, les confusions possibles avec l’ail des ours ce sont des plantes qui sont toxiques, voire mortelles et donc il faut faire super attention ! Ça, c’est dans tous les cas où on travaille avec des plantes sauvages. Que ce soit pour la cuisine, ou pour le médicinale, il faut faire super attention et on ne cueille pas si on n’est pas totalement sûr de soi à 100% !

19:07 Michel : Et tant qu’on est au Conseil de sécurité on va rappeler que sur le site tu as rédigé un texte qui met en garde en disant : voilà, je donne des conseils, je ne suis pas médecin (Julie Bernard : Oui), en cas de problème de santé, toujours consulter son médecin (Julie Bernard : Tout à fait), faire appel à la médecine traditionnelle d’abord (Julie Bernard : Oui) et puis le reste c’est de la curiosité, du plus, du fun, du plaisir et une transition intellectuelle et pratico-pratiques. 

19:25 Julie Bernard : Tout à fait donc c’est hyper important avoir conscience de ça. Alors au niveau des confusions possibles on pourrait la confondre avec le muguet, mais je pense que dans nos régions on connaît quand même bien le muguet. La grande différence c’est que le muguet n’apparait pas exactement au même moment, il est plus tard, il est plus vers le mois de mai, donc là on est un petit peu décalé par rapport au moment de la sortie de la plante et de la floraison. 

19:45 Michel : Dame nature a bien fait ça !

19:46 Julie Bernard : Oui c’est ça. Et souvent quand le muguet sort, l’ail des ours est en fleur et on ne peut pas confondre la fleur des deux. La fleur de l’ail des ours c’est une espèce de boule d’étoiles comme ça, c’est très joli d’ailleurs, c’est une magnifique fleur et qui est comestible et donc très intéressante pour décorer les plats, si on a envie de faire une jolie assiette, on peut utiliser la feuille, la fleur.

20:02 Michel : Bon ceci dit je ne pense pas qu’on peut être très malade en mangeant des fleurs de muguet.

20:05 Julie Bernard : Et Ben si figures-toi ! (Michel : Si, c’est vrai ?) C’est très, très, très, toxiques voire mortels. Donc c’est très dangereux de consommer du muguet.

20:10 Michel : Bon ben je fais l’idiot mais finalement c’est bien je le fasse !

20:12 Julie Bernard : Oui c’est bien, oui. Non, tout à fait et beaucoup de gens ne savent pas ce genre de choses.

20:16 Michel : quel est le danger du muguet, donc carrément la mort ?

20:17 Julie Bernard : C’est mortel oui. Ça peut être mortel (Michel : Ah oui !) tout à fait. La grande différence c’est qu’aussi, la feuille est beaucoup plus épaisse, beaucoup plus large en son centre et elle est ce qu’on appelle « Engainante ». Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’en fait la feuille va entourer un petit peu la tige, le pétiole. Tandis que dans l’ail des ours, pas du tout, la feuille n’est pas du tout engainante, elle commence… La base de la feuille commence le long de la tige, et la feuille commence : il n’y a pas d’endroit où ça se confond. Tandis que dans le muguet on a vraiment cette feuille qui entourent la tige en fait à un moment donné. Ca c’est la grande différence et c’est aussi une grande différence avec la colchique qui est aussi une plante avec laquelle on pourrait confondre l’ail des ours mais qui est aussi très toxique, voire mortelle, donc là il faut faire très attention.

20:54 Michel : Donc oubliez la chanson colchique dans les près.

20:57 Julie Bernard : Ce sont les deux plus grosses confusions possibles (Michel : Mais les plus dangereuses) voilà, les plus dangereuses. Quoi que quand on connaît bien l’ail des ours, c’est difficile de se tromper, déjà il y a l’odeur qui est caractéristiques (Michel : Ben oui) Mais le danger, c’est qu’au moment où on récolte, nos doigts commencent à sentir l’ail des ours et donc on ne sent plus la différence. Donc c’est vraiment important d’observer chaque feuille qu’on cueille et de ne pas se tromper à ce moment-là. La dernière confusion possible c’est avec les arounes, c’est une famille plante qui pourrait ressembler vaguement mais c’est très vague donc je pense que si on se trompe c’est qu’on est vraiment une quiche…(Michel : Shuuuuut) Pour le dire gentiment, c’est pour rire que je dis ça mais voilà quand on s’est un petit peu intéressé à l’ail des ours je pense qu’on peut pas se tromper. Donc si on a vu une photo d’ail des ours, si on a déjà vu la feuille, à quoi elle ressemble, on ne peut pas se tromper.

21:40 Michel :  On mettra des photos de toute façon avec l’article (Julie Bernard : Oui) Ça aidera les auditeurs (Julie Bernard : Tout à fait, exactement) à reconnaître l’ail des ours (Julie Bernard : Exactement)

21:46 Julie Bernard : Qu’est-ce que je pourrais vous dire d’autre, oui, peut être simplement au niveau de ses contre-indications (Michel : Oui !) Donc je rappelle comme elle est hypotenseur on va faire attention si on a des problèmes au niveau de la tension. Fluidifiant sanguin, donc de nouveau aussi faire attention si on a des problèmes, soit si on est sous fluidifiant, soit si on a des problèmes de coagulation, donc ça on (Michel : Ou hémophilie et autres) voilà, exactement. Et on va faire attention si on a une hypersensibilité de l’estomac, elle peut être mauvaise si on a une hyper sensibilité de l’estomac ou si on en consomme en grande quantité mais ça de toute façon, on va éviter. Et on évite pour toute plante en fait, l’excès nuit en tout. Mais dans les bonnes plantes comestibles et médicinales, aussi, ça peut nuire d’avoir un excès là-dedans !

22:23 Michel :  On gardera donc la balance au centre.

22:25 Julie Bernard : J’avais envie de terminer par vous donner une petite recette que j’adore (Michel : Aller vas-y, go !) C’est en fait…

22:29 Michel :  Elle va encore nous donner l’eau à la bouche, on va faire du surpoids : il va falloir faire un podcast pour perdre du poids ! 

22:31 Julie Bernard : Ah oui là vous allez avoir faim ! Moi ce que j’aime bien faire, c’est un peu plus tard, c’est juste avant la floraison de l’ail des ours, je vais récolter en fait les boutons floraux et je vais faire une préparation comme des câpres où je vais mettre en bocal avec du vinaigre, du sucre, des aromates, je vais laisser dans le bocal pendant un bon bout de temps et puis je vais le consommer comme des câpres… avec un Américain c’est super bon, c’est délicieux ! Mais avec n’importe quoi c’est super bon ! 

22:56 Michel : Si j’ai bonne mémoire des podcasts précédents, tu as encore une date où tu devais m’inviter chez toi à manger… je vais te mettre ça dans mon agenda (Rires

23:03 Julie Bernard : Très bon aussi simplement dans une salade, faire une salade composée (Michel : Ben ou j’imagine !) avec même des plantes sauvages et rajouter (Michel : Ou des mélanges avec des choses plus fraîches comme des pommes et des choses comme ça) Exactement, c’est…Mais ce petit câpres de bouton floral, c’est vraiment très bon et je vous mettrai aussi la recette comme ça….

23:18 Michel : Ah, bon, je vais avoir du mal de rester sérieux, j’ai faim, tu m’as donné de l’appétit ! (Julie Bernard : C’est pour ça que j’ai mangé avant de venir) Ah oui d’accord, toi tu triches. Ben voilà, écoute, je crois qu’on a fait le tour du sujet (Julie Bernard : Oui) On va quand même rappeler l’adresse de ton site internet, c’est la moindre des choses !

23:33 Julie Bernard : Alors c’est l’antre deux herbes avec un « A » et le chiffre deux « .be ».

23:37 Michel : Voilà,  on rappelle l’antre (Julie Bernard : Tout simplement) comme l’antre des sorcières. 

23:39 Julie Bernard : Et si vous ne trouvez pas, vous tapez juste Julie Bernard Herboriste sur Facebook ou sur Google et vous allez me trouver). 

23:45 Michel : Voilà et sur notre site c’est pareil. Donc de toute façon, on insiste, on va demander aux auditeurs qui découvrent ce premier épisode d’aller écouter les précédents parce qu’en fait il y en a d’autres et vachement intéressant (Julie Bernard : Il y en a plein) Et on ne reviendra pas sur les mêmes sujets donc ça c’est une certitude (Julie Bernard : Oui, c’est sûr, c’est sûr). Voilà si vous avez aimé ce podcast et bien il y a une chose très simple à faire qui est un remerciement pour Julie, mais pour moi aussi, et qui ne coûte absolument rien : c’est un like, un comment, et un partage de ce podcast. C’est super important, c’est vraiment un très beau cadeau que vous nous feriez. S i maintenant vous avez envie d’aller plus loin dans la générosité, sachez qu’on peut faire des dons depuis peu, depuis notre site de l’ASBL donc The Podcast Factory .org ; un onglet « Donation ». Et alors je vous invite à visiter le site de Julie, et de faire aussi un petit tour sur son site, sur les nombreuses activités qu’elle propose et nombreux ateliers, et les consultations individuelles. Voilà, du service VIP, on vous retrouve pour un prochain épisode merci ! (Julie Bernard : Avec plaisir) Au revoir (Julie Bernard : Au revoir)

24:35 Jingle Outro: Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory »

24:40 Michel : Ce projet podcast est un projet créé par l’ASBL The Podcast Factory Org et sponsorisé par transforma bxl innovation playground.

Recettes jointes :

1. Une autre manière de conserver l’ail des ours :

Ciseler les feuilles d’ail des ours

Le répartir dans un bac à glaçons

Couvrir d’huile d’olive

Mettre au congélateur


2. Pesto à l’ail des ours :

Ingrédients :

100 gr de feuilles d’Ail des ours

30 gr de graines de tournesol

40 gr de Parmesan

1 pincée de gros sel

5 CAS d’huile d’olive

1 pincée de poivre

Préparation :

Rincez et épongez les feuilles d’Ail des ours. Râpez le parmesan

Assemblez tous les ingrédients dans un récipient et mixez le tout. Salez et poivrez à votre goût

Conservation : couvrez votre pesto d’huile d’olive, et veillez à ce que celui-ci soit toujours couvert, afin d’éviter le contact avec l’air.

3. Câpres de boutons d’Ail des ours :

Ingrédients :

200 gr de boutons floraux d’Ail des ours

100 ml de vinaigre

baies (poivre, coriandre, moutarde,…)

herbes (laurier, thym,…)

25 gr de sucre

sel

Préparation :

Rincez puis égouttez les boutons floraux. Déposez-les dans un bocal avec les baies, les herbes et le sel

Versez le vinaigre bouillant dans lequel vous aurez dilué le sucre

Refermez le bocal et conservez au moins 1 mois au frais avant de les consommer

 

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Michel Godart

Passionné par la technologie, l'humain, féministe et écoresponsable, Michel Godart a pour objectif de vulgariser un maximum l'information. Dans tous ses projets podcast, il souhaite inspirer par les exemples qu'apportent ses invités au micro. Le podcast est pour Michel un garant de démocratie : c'est un média produit PAR le citoyen POUR le citoyen !

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