Emeline Haqueberge : Beija Flor NC

Emeline Haqueberge

Emeline Haqueberge : Beija Flor NC. Podcast #176.

Nous sommes heureux, chez Midoricast, de vous présenter notre invitée : Emeline Haqueberge.

Elle nous parle de son activité « Beija Flor NC » qui propose des ateliers « DIY » (Do it yourself), la fabrication et la vente de produits locaux, naturels, écologiques, à zéro déchet, et même des bougies faites à base de noix de coco vides récupérées. Ces bougies et ces cosmétiques naturels sont fabriqués à partir de plantes et de produits principalement locaux.

Au cours de cette interview passionnante, Emeline nous partage son parcours et ce qui l’a conduite à cette initiative positive en faveur de l’environnement.

Originaire de Nouvelle-Calédonie, elle a fait un voyage de 22 000 km pour se perfectionner en France avant de remonter en Belgique spécialement pour cette interview.

En tant qu’invitée spéciale, Emeline apportera un regard unique sur le thème des produits à faire soi-même et nos auditeurs pourront découvrir les idées et les perspectives de cette innovatrice de l’industrie écologique.

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Restez à l’écoute et partagez, commentez, likez ce podcast pour l’aider à être plus visible et ainsi encourager notre invitée dans son activité et sa démarche.

Pour toute personne sourde ou malentendante, une transcription intégrale est disponible dans l’article de ce podcast.

Envie de laisser un message vocal pour Emeline Haqueberge ? Un encouragement, une gratitude, une question ? C’est en suivant ce lien : on lui transmettra vos messages (mentionnez juste bien, dès le début, à qui il est destiné et précisez si nous pouvons utiliser votre voix pour répondre dans une prochaine capsule podcast)

Séquençage de l’épisode podcast :

Pour les personnes malentendantes ou ayant des troubles de l’audition nous proposons une transcription en fin d’article.

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Séquençage du podcast avec Emeline Haqueberge :

  • 00:18 Introduction
  • 01:52 La raison de ton séjour en France ?
  • 02:54 Quel est ton parcours ?
  • 05:07 Concrètement en quoi consiste l’activité ?
  • 05:40 Des connaissances en herboristerie ?
  • 06:38 Local c’est moins évident si on vit sur une île non ?
  • 07:13 Quel est le second volet de ton activité ?
  • 07:53 Comment séparer le bon grain de l’ivraie ?
  • 10:14 Un exemple de matières naturelles que tu utilises pour faire des bougies ?
  • 11:06 Des précautions à prendre pour les huiles essentielles !
  • 11:38 Les parfums de France, à Grasse, les parfums d’Hugo !
  • 12:36 Le futur idéal de Beija Flor ?
  • 13:15 Aimer partager ses connaissances !
  • 14:37 Le radar de l’âme
  • 15:06 Pour te contacter ?
  • 15:42 Un mot de la fin pour nos auditeur.ice.s ?
  • 17:01 Clôture de l’épisode

Le transcript du podcast avec Emeline Haqueberge :

Michel : 00:00 Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org » avec le sponsor des transforma bxl – Innovation Playground. Et vous retrouvez tous les épisodes sur le site« What’s Your Story .be »

Jingle intro : 00:16 Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».

Michel : 00:18 Bienvenue pour un nouvel enregistrement Midoricast, votre podcast sur la transition et les initiatives positives en faveur de l’environnement. Midori, Vert en japonais – Cast pour Broadcast. Et mon invitée aujourd’hui est Émeline Haqueberge. Bonjour !

Emeline Haqueberge : 00:31 Bonjour Michel 

Michel : 00:32 On a fait connaissance d’une façon tout à fait différente de ce que j’ai l’habitude de faire, c’est à dire que c’est via un ami commun qui s’appelle Matthieu Pesesse, qui est parti dans le sud de la France avec sa Tesla pour faire un Tesla road trip avec un nouveau concept dont on parlera peut être un jour. Il a fait ta connaissance d’abord et puis il a fait une vidéo où il illustrait ce que tu fais, ton activité et d’où tu viens. Parce que ça aussi, ça fait partie du « wow » de cet enregistrement. Sachant qu’avec tout ce qu’on va vous dire après chers auditeurs, Emeline a fait le trajet du sud de la France jusque en Belgique, à Bruxelles pour me rencontrer, quel honneur ! Merci !

Emeline Haqueberge : 01:03 Ben merci à toi de m’avoir invitée, je suis vraiment très ravie d’être là.

Michel : 01:08 Alors pourquoi est-ce que je t’ai invitée ? Parce que, moi ce que j’ai vu, je sais que tu fais plus que ça. Tu vas me répondre « je fais beaucoup plus », je sais que tu fais des bougies avec des produits naturels et en plus dans des noix de coco. (Emeline Haqueberge : Oui), mais avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerais qu’on contextualise un peu mieux. Alors 1 : Tu nous viens d’où ? Parce que là, c’est aussi un effet waouh !

Emeline Haqueberge : 01:26 Alors je viens d’une île française qui est située dans le Pacifique Sud et qui s’appelle la Nouvelle Calédonie.

Michel : 01:32 Combien de kilomètres tu as dit dans la vidéo de Matthieu?

Emeline Haqueberge : 01:34 Alors il faut à peu près compter 22000 kilomètres pour venir jusqu’en métropole.

Michel : 01:38 Combien d’heures d’avion pour venir?

Emeline Haqueberge : 01:39 J’ai mis à peu près 26 h d’avion pour venir… En comptant 2 h d’escale : j’ai fait Nouméa, Tokyo – Tokyo, Helsinki – Helsinki, Amsterdam – Amsterdam, Paris.

Michel : 01:52 Et bien (Emeline Haqueberge : Rires). Et bien Émeline, alors ça ne fait que me rendre très, très, stressée parce que du coup je ne peux pas me rater avec autant de trajets pour venir à mon micro. Je crois que c’est une première chez Midoricast. Alors trêve de plaisanterie, je vais te laisser maintenant nous dire bah, qu’est-ce que tu faisais en France d’abord ?

Emeline Haqueberge : 02:07 Je suis venue pour faire des formations, notamment, voir de la famille, revoir mes amis, ça faisait très longtemps que je n’avais pas voyagé et donc c’était l’occasion de venir afin de perfectionner mon art, faire des découvertes, rencontrer des gens qui sont dans le même état d’esprit que moi et surtout me former à la distillation, la transformation de plantes et trouver des méthodes pour faire des cosmétiques le plus naturel possible et en essayant de cultiver mes propres plantes moi-même. Je viens tellement de loin que il ne faut pas non plus que je vienne juste pour des vacances. Là c’était vraiment formation, travail, et après revoir un peu les amis. Et me voilà ici en Belgique.

Michel : 02:49 À cause de moi.

Emeline Haqueberge : 02:50 Rires – C’est superbe, c’est la vie qui fait ça et franchement et c’est génial ! 

Michel : 02:54 Alors maintenant qu’on comprend bien un peu le contexte de la rencontre, moi j’aimerais qu’on commence par te présenter avec une approche aussi qui est peut être différent par rapport à un podcast sur l’environnement c’est : qui es-tu Emeline, qu’est-ce qui t’a animée dans ton parcours ? Qu’est-ce que tu as fait comme études ? Tu te destinait à quels métiers ?

Emeline Haqueberge : 03:07 En fait, je me suis toujours posée des questions de qu’est-ce que j’allais faire? J’ai fait une licence d’histoire géographie, à la faculté de Nouvelle-Calédonie. Parce que passionné d’histoire et aussi ne sachant pas trop vers quelle direction aller après le bac. J’ai fait un bac STG marketing, donc c’est vrai que je suis un peu ouverte à tout. Je m’intéresse à beaucoup de choses et donc je vais là où le vent me mène. Et j’ai ensuite fait un master à Montpellier dans la valorisation et la médiation du patrimoine naturel et culturel. J’ai étudié les sciences humaines, la géographie, notre petite place dans ce monde, comment nous on fonctionnait, comment on en est arrivé là. Et c’est vrai qu’après je me suis posé les questions que faire après ? Et donc l’idée de sortir de la Nouvelle Calédonie, m’ouvrir l’esprit, voyager et en faisant un master qui me correspondait mieux que…

Michel : 4:00 Qui va dans ton sens (Emeline Haqueberge : Ouais) et dans tes valeurs et dans (Emeline Haqueberge : Ouais) ce qui te motive et te « drive », c’est ton « Why » en fait !

Emeline Haqueberge : 04:05 J’ai d’abord fait ça, je suis rentré en Nouvelle Calédonie après deux ans, j’ai essayé de chercher du travail du coup dans mon domaine, par exemple dans la conservation, dans les musées, dans la gestion d’un parc national, j’avais un large choix de possibilités et je n’ai pas trouvé.

Michel : 04:21 C’est pas le plus simple non plus à trouver !

Emeline Haqueberge : 04:22 Non. C’est vrai que dans le domaine de la culture, il est un peu des fois sous (Michel : Sous les priorités, ouais) voilà. Donc c’est vrai que bon j’ai cherché, j’ai cherché, et après j’ai fini par postuler dans une banque locale. J’y suis restée trois ans, c’était très bien, j’ai appris beaucoup de choses sur le fonctionnement de la société, de l’entreprise…

Michel : 04:39 Et là, la petite graine entrepreneuriat s’est semée ?

Emeline Haqueberge : 04:41 Je savais que j’allais pas y rester longtemps et que j’avais vite fait le tour au bout de trois ans, je travaillais bien mais je me suis dit c’est pas ça que je veux faire. Donc on va essayer de planter une petite graine – Rire.

Michel : 04:54 Tant qu’on y est (Emeline Haqueberge : Voilà), en parlant de petite graine…

Emeline Haqueberge : 04:56 Et du coup c’est comme ça que m’est venue l’idée, avec une amie, de créer des produits artisanaux (Michel : Naturels) naturels (Michel : Wouaw !). C’est parti de là un peu, voilà mon parcours en gros.

Michel : 05:07 Alors Mathieu il nous a montré une vidéo où j’ai découvert en fait tu récupérais les cocos et puis tu faisais des bougies au naturel (Emeline Haqueberge : Oui). Mais j’ai envie de dire, tu m’as dit toi-même « je ne fais pas que ça ». Donc moi j’ai plus envie de te demander de nous expliquer concrètement, tu fais quoi ?

Emeline Haqueberge : 05:19 J’ai deux activités principales. L’une, c’est de fabriquer des produits cosmétiques, des produits ménagers, écologiques et des bougies…

Michel : 05:29 Donc on parle de cosmétiques, aussi (Emeline Haqueberge : Voilà). Et les bougies n’est qu’un pan parmi tous ce que tu fais.

Emeline Haqueberge : 05:33 Voilà, je suis très créative, j’adore fabriquer, c’est vraiment, enfin, je me suis découverte une passion pour ça.

Michel : 05:40 Est-ce que ça t’as amenée à l’envie de dire « je vais peut-être étudier l’herboristerie pour justement mieux (Emeline Haqueberge : Oui) peaufiner mon approche, aller dans ce sens ? »

Emeline Haqueberge : 05:47 C’est vrai qu’au fur et à mesure des années qui passent, là ça fait maintenant trois ans, je me spécialise mais je m’ouvre aussi à… (Michel : Ouais). Mais il y a tellement un panel de possibilités heu… Et aussi on apprend énormément de choses sur, comme vous le dites, les plantes. C’est vrai que je me spécialise de plus en plus vers quelque chose. On va dire que les produits vraiment c’est les cosmétiques c’est à dire les produits du quotidien comme le savon, comme par exemple les dentifrices à base d’argile, je fais aussi des petits déodorants. On commence à les retrouver pas mal maintenant ces produit, à base d’huile végétale, principalement, de cire végétale ou de cire animale comme la cire d’abeille. Voilà mes matières premières, principalement des huiles essentielles, j’ai créé des formules 100 % naturelles, le plus biodégradable possible, et je me base principalement sur des matières premières locales ! 

Michel : 06:38 Wow, local c’est important aussi quoi !

Emeline Haqueberge : 06:40 Quand je ne trouve pas en local, je prends en métropole, je les fais venir de métropole. Vous allez me dire bon, c’est pas très écologique, mais c’est vrai que sur ma petite île, on est à peine 300000 habitants. Par exemple là j’étais en Provence, j’ai acheté de l’huile essentielle de lavande par exemple pour les transformer dans des huiles relaxants de massage. Enfin voilà, j’essaie de faire des produits qui plaisent, qui sont abordables aussi. Je souhaite pas que mes produits (Michel : Soient hors de prix) soient hors de prix parce que je me dis qu’un produit écologique n’est pas forcément un produit excessivement cher.

Michel : 07:13 Mais ça tu m’as dit que c’était ton premier volet, tu as dit qu’il y avait (Emeline Haqueberge : Ouais) deux volets. C’est quoi le second volet alors ?

Emeline Haqueberge : 07:17 Alors le second volet c’est d’animer des ateliers pour apprendre à faire soi-même ses produits. Ça peut être du coup les produits cosmétiques, par exemple, fabriquer sa crème de jour. Ca peut être des produits ménagers. Ca peut être par exemple la lessive à base de savon de Marseille ou à base de cendres ou bien… Il y a énormément de recettes maintenant qui sont des alternatives aux produits du commerce. Je peux faire des ateliers pour apprendre à faire par exemple des éponges naturelles, des taswashis, enfin… (Michel : Ouais, très connu aussi !). Tout ce qui peut être, on va dire, une alternative aux produits du magasin pour protéger notre belle planète.

Michel : 07:53 Emeline, je vais te faire un aveu : moi, quand je t’ais invitée ici j’avais envie que tu découvrir les lieux ! Parce que j’ai vraiment envie de proposer à Anis Bedda, qui nous écoute peut être, de te recevoir un jour chez transforma pour proposer ces ateliers parce que ça irait vraiment bien avec le lieu qui est un coworking écoresponsable, qui a reçu un « Green label ». Et je crois que ce serait un endroit parfait pour proposer ce genre d’atelier. Donc quand tu es de passage à nouveau par ici, on va planifier ça longtemps à l’avance, et on va proposer, si Anis est d’accord, de faire ce genre d’atelier chez nous. Alors moi maintenant il y a des questions très pratico pratiques qui vont venir et je vais jouer un peu l’avocat du diable. Est-ce que quelque part tu es confrontée, comme beaucoup de gens, aux contradictions d’informations et sociétales ? On va te dire un jour que « Ah ceci c’est bien » et puis le lendemain t’as des arguments, des études qui vont te démontrer que finalement, non, c’était pas si bien que ça. Et finalement moi ce que je constate c’est que, dans la société, les gens sont un peu de plus en plus perdus, ça devient difficile de faire la part des choses. A un moment il y a eu une grande vague, si on prend les bougies, des bougies comme ça qui sont parfumées, qui sont pour se relaxer, pour faire de la Mindfulness, qu’on met chez soi et tout… Donc on aurait envie de dire tout va dans le sens du bien être mental et de la santé. Et puis plus tard on apprend que ces bougies sont faites avec des composants chimiques qui sont des perturbateurs endocriniens, voire cancérigènes. Quand ce n’est pas le produit lui-même c’est son conteneur qui a un impact carbone écologique catastrophique alors que c’est à la mode et qu’on est en plein dans un mouvement d’écologie, de prise de conscience, de transition, tu comprends l’idée ? (Emeline Haqueberge : Oui, oui). C’est que, vraiment, on a tout le temps « tout et son contraire », j’imagine que quand tu t’es lancée tu as dû te dire « Ouïe, on commence par quel côté ? »

Emeline Haqueberge : 09:17 Oui, c’est vrai. Alors du coup je me suis intéressée, quand j’ai commencé mes formulations de produits, j’ai été beaucoup me renseigner dans les livres (Michel : Tu t’es documentée), dans tout ce qui était existant.

Michel : 09:29 C’est pas Facebook et des posts Facebook, c’est déjà bien – Rires. 

Emeline Haqueberge : 09:32 Oui, on trouve de tout (Michel : C’est une boutade) sur internet alors (Michel :C’est une boutade) il faut faire du tri heu… Après avec mes formations je sais trier mes sources quoi. Et donc en fait, tout est dans la nature, tout est dans la nature, rien ne se perd, tout se transforme comme on dit. Et donc c’est vrai que je cherche à aller vers le plus simple. Et le plus simple au final c’est facile à trouver, on n’a pas besoin d’aller transformer des matières synthétiques comme les parfums et les cires à base de paraffine qu’on retrouve dans les bougies du commerce. Donc maintenant c’est vrai que si on veut faire des bougies par exemple, comme on en parle, naturelle : c’est assez simple à trouver au final. Ces matières premières sont des matières premières végétales plutôt que des matières premières issues de la transformation du pétrole.

Michel : 10:14 Tu peux donner un exemple de matières naturelles que tu peux utiliser pour faire de la bougie ?

Emeline Haqueberge : 10:16 Alors ce sont des cire végétale, ou animale. La cire de colza, la cire de soja, la cire d’abeille ! Et autrefois on utilisait du suif animal pour fabriquer les bougies. Et après la bougie, on va dire qu’on retrouve dans les magasins, elle est apparue au XIXᵉ siècle avec l’ère du pétrole. Et donc la paraffine, voilà, c’est ces résidus issus de la transformation du pétrole qui recycle et qui, comme tu l’as très bien dit, est toxique pour l’environnement. Surtout qu’en général quand on brûle une bougie tout est fermé, donc c’est vrai qu’on inhale ces vapeurs toxiques sans s’en rendre compte et ça peut être des perturbateurs endocriniens !

Michel : 10:53 Donc questionnement quand même mais tu as réussi à faire la part des choses.

Emeline Haqueberge : 10:55 Oui voilà, j’ai vraiment essayé de chercher le plus simple.

Michel : 10:58 Ça nous amène vers quoi, tu l’as dit, des huiles essentielles (Emeline Haqueberge : Voilà), des hydrolats…

Emeline Haqueberge : 11:02 De l’hydrolat, des huiles végétales? En fait on trouve vraiment tout heu, tout ce qu’il faut.

Michel : 11:06 Alors tu sais que les huiles essentielles, puisqu’on a une rubrique herboristerie et qu’une herboriste professionnelle qui vient en micro faire des capsules, elle nous a mis aussi en garde ! Les huiles essentielles, il faut quand même utiliser ça avec (Emeline Haqueberge : Ah oui, oui, oui) parcimonie… (Emeline Haqueberge : Parcimonie), en étant informé. Parce que certaines huiles essentielles peuvent aussi avoir des effets néfastes quand on les utilise dans de mauvais contexte, de la mauvaise façon. J’imagine que t’as pris aussi la (Emeline Haqueberge : Oui, oui) précaution de t’informer ?

Emeline Haqueberge : 11:26 Ben il y a tous les livres maintenant (Michel : Qui informent là-dessus) vous pouvez vous informer. Pour chaque huiles essentielles, on vous donne la prescription, la posologie, savoir si on peut la prendre par voie orale, par voie cutanée, enfin : il y a tout.

Michel : 11:38 Alors les parfums ce sont les huiles (Emeline Haqueberge : Voilà), ça se fait à partir de plantes (Emeline Haqueberge : Voilà).

Emeline Haqueberge : 11:42 J’utilise pas d’huiles essentielles pour mes bougies (Michel : D’accord).Moi je me dis que c’est quand même précieux hein, l’huile essentielle, Il faut énormément de plantes pour les distiller. Je me dis que les huiles essentielles, je les réserve pour mes cosmétiques par parcimonie, en petite quantité. Pour les bougies j’utilise des parfums que je trouve en France, à Grasse, les parfums d’Hugo en fait. C’est une petite entreprise artisanale basée à Grasse. Ils produisent des parfums sans produits chimiques et non toxiques, sans produits cancérigènes, avec des matières premières naturelles, donc forcément des extraits de plantes, de l’alcool.

Michel : 12:16 Donc c’est mérité qu’on les mette en avant !

Emeline Haqueberge : 12:18 Et ça fait rêver, c’est la ville du parfum. Moi je suis pour valoriser les artisans et les petites entreprises françaises, donc c’est vrai que j’arrive facilement à trouver des fournisseurs « clean ». Je suis ravie, j’aurais peut-être fait ça il y a 20 ans, j’aurais peut-être eu plus de difficultés. Là j’arrive et tout se passe bien pour l’instant, je suis contente !

Michel : 12:36 C’est quoi le rêve ? J’imagine que comme tout indépendante entrepreneure, tu te lances, ça fait combien de temps que t’es active maintenant ?

Emeline Haqueberge : 12:42 Ça fait trois ans.

Michel : 12:43 Après trois ans tu as déjà fait ton petit premier petit bilan ! Donc ça veut dire aussi que tu sais où tu aimerais aller. Alors laisse toi rêver, dis-nous quel serait le rêve ultime ? Si tu voyais ton projet avancer avec le plus grand succès ?

Emeline Haqueberge : 12:53 Moi mon but ça serait qu’en Nouvelle-Calédonie en fait, c’est très utopique, mais que tout le monde fabrique soi-même ses produits on va dire.

Michel : 13:01 C’est une île déjà – Rires – donc ça va ! Tout le monde c’est déjà moins conséquent que si on disait toute l’Europe.

Emeline Haqueberge : 13:05 Ouais, donc en fait c’est pour ça que j’ai cette partie animation d’atelier, c’est que j’aime sillonner mon pays, mon île, pour transmettre mes petites connaissances quoi.

Michel : 13:15 T’aimes partager en fait !

Emeline Haqueberge : 13:16 J’adore ça hein, je suis faite pour ça. J’aime faire plaisir aux gens, j’aime partager des choses, créer un moment convivial et faire quelque chose qui a du sens. Et c’est vrai que ben les ateliers « Do It Yourself » on va dire que ça combine un peu tout ce que j’aime : le partage, l’entraide, faire en sorte qu’on fasse notre part et faire notre part, voilà c’est « Beija Flor », ça veut dire le colibri en brésilien. C’est Pierre Rabhi qui a popularisé cette petite (Michel : Tout à fait) légende du colibri qui fait sa part à son humble niveau, pour l’environnement. Et c’est vrai que voilà, j’essaye de faire ça avec mes petits moyens comme je peux, je prends ma voiture, mes matières premières.

Michel : 13:54 T’apportent ta pierre à l’édifice !

Emeline Haqueberge : 13:55 Voilà, ça peut être une école, ça peut être une entreprise qui m’appelle, qui me dit « bah voilà, on aimerai bien heu… » (Michel : Tu es ouverte à tous), voilà. Et c’est vrai que si heu… Moi, j’aimerais qu’on arrête d’acheter les produits cracra du magasin et qu’on fasse nous-même,  voilà. Donc c’est ça mon but, en fait c’est vraiment pas de développer mon entreprise. Je ne sais pas ce que je ferais dans dix ans, parce que j’ai envie de faire plein de choses, mais pour l’instant je fais ça, j’adore ça et voilà, c’est vraiment transmettre. Pour l’instant, je me contente de ça (Michel : Ben tu es dans la bonne voie !), voilà, du bonheur que je reçois des gens qui me disent que de continuer d’aller…

Michel : 14:28 C’est ça, qui est magique (Emeline Haqueberge : Voilà) parce qu’en fait tu viens avec une démarche de partager et de donner mais en fait on se rend très vite compte, quand tu rentres dans ces démarches, que c’est toi qui reçoit autant que tu donnes !

Emeline Haqueberge : 14:34 Ah mais je reçois énormément d’amour (Michel : Exactement !) et c’est vraiment.

Michel : 14:37 Je vais compléter ce que tu disais par une autre théorie que moi je défends qui est : on développe, quand on a un certain « Mindset », ce que j’appelle le radar de l’âme. C’est à dire que sans le savoir, inconsciemment, on attire à soi des gens qui nous ressemblent énormément sur nos valeurs. Et la machine de la vie fait bien le travail parce que sans mots, sans échange, regarde… Juste le hasard des rencontres, tout rentre de façon alignée, dans le bon sens (Emeline Haqueberge : Ouais c’est incroyable !) C’est pas magique ça ? Franchement ! (Emeline Haqueberge : On ne peut que remercier la vie) Merci Matthieu ! On dit merci à Matthieu Pesesse.

Emeline Haqueberge : 15:05 Et merci Mathieu ouais.

Michel : 15:06 Avant qu’on clôture tout doucement, on va commencer par donner l’URL de ton site internet pour que les gens puissent aller voir ton site.

Emeline Haqueberge : 15:12 Vous pouvez me contacter sur ma page Facebook. « Beija Flor NC » comme « Nouvelle-calédonie ». Beija : B.E.I.J.A. Flor – Donc c’est F.L.O.R donc on est en portugais, il n’y a pas de E – Beija Flor NC,voilà : sur ma page Facebook. J’ai une petite entreprise en Nouvelle Calédonie, je peux vous envoyer des p’tits produits, pourquoi pas, je n’en sais rien. Si vous voulez déjà suivre mes petites aventures vous pouvez me suivre sur ma page Facebook déjà, ce sera très bien ! Rires.

Michel : 15:42 Mais j’ai un truc très fun à te proposer ! Figure toi que nos podcasts peuvent recevoir, il y aura le lien dans le texte descriptif de cette émission, de ce podcast, de cette capsule. Nos podcasts peuvent recevoir des « Voicemail » grâce à notre partenaire BadGeek avec Vodio, la plateforme d’hébergement de podcasts gratuite. Et donc vous aurez un lien, vous suivez ce lien, vous arrivez dans une page – N’oubliez pas d’autoriser le micro à fonctionner dans le navigateur – et donc vous pouvez laisser un message. Vous vous enregistrez, vous écoutez avant d’envoyer si c’est suffisamment qualitatif, vous encodez votre mail, vous n’oubliez pas de dire dans le message si vous nous autorisez à réutiliser votre voix pour y répondre… Et nous on pourra transmettre vos questions, vos remarques, vos commentaires à notre invitée qui pourra les écouter et nous faire une réponse de son côté. Ce n’est pas magique ? C’est même interactif (Emeline Haqueberge : Ah oui, ben génial). Je pense qu’on a fait quand même le tour de l’essentiel ou est-ce que tu as quelque chose que tu aurais voulu encore signaler avant qu’on clôture cette émission ?

Emeline Haqueberge : 16:28 Ben moi je dirais déjà merci. Un grand merci de m’avoir accueillie, franchement je suis ravie. Merci aux auditeurs, suivez la page – Rires – Suivez, c’est vraiment, c’est vraiment : il y a des émissions incroyables qui se passent ici ! Donc c’est vraiment un honneur d’être là. Je dirais suivez vos rêves, faites ce que vous aimez, choisissez un travail qui vous plaît, vous n’aurez pas l’impression de travailler, je vous le promets. Voilà ce qui vous plaît et surtout, voilà, essayez de faire quelque chose qui a du sens pour vous et pourquoi pas d coup, comme on est dans le thème de l’environnement, faire votre petite part aussi ? Voilà !

Michel : 17:01 J’aime bien ce mot de conclusion, c’est une belle conclusion. Merci pour cette belle clôture de podcast. Alors moi je vous dirai aussi chers auditeurs qu’il y a une très belle façon de remercier notre invitée : contactez-la, aimez sa page, certes achetez ses produits c’est encore mieux. Contactez-la pour des ateliers et ce sera la cerise sur le gâteau, qu’elle partage (Emeline Haqueberge : Complètement), qu’elle puisse encore partager. Mais tout de suite, là, maintenant, vous venez de nous écouter et vous vous dites « Mmm, j’aimerais quand même favoriser un peu cette initiative ». Eh bien, il y a un moyen très simple : un like, un comment, un partage du podcast, vous allez favoriser à ce que cet épisode circule. Et donc, vous participerez à faire connaître le petit colibri que j’ai devant moi, ensemble, tous colibris : on espère changer le monde un jour. Avec ces beaux rêves d’utopie, on vous souhaite une bonne continuation et (Emeline Haqueberge : Merci) tu es toujours la bienvenue à mon micro, sache-le (Emeline Haqueberge : Merci beaucoup). Même à distance hein ? T’es pas obligée de prendre l’avion hein ? A bientôt !

Emeline Haqueberge : 17:44 Avec plaisir, au revoir.

Jingle intro : 17:45 Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».

Michel : 17:50 Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org » avec le sponsor des transforma bxl – Innovation Playground. Et vous retrouvez tous les épisodes sur le site« What’s Your Story .be »

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Michel Godart

Passionné par la technologie, l'humain, féministe et écoresponsable, Michel Godart a pour objectif de vulgariser un maximum l'information. Dans tous ses projets podcast, il souhaite inspirer par les exemples qu'apportent ses invités au micro. Le podcast est pour Michel un garant de démocratie : c'est un média produit PAR le citoyen POUR le citoyen !

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