Arabelle Willems – À Rire Ensemble

Arabelle Willems

Arabelle Willems, le Yoga du rire – Podcast #492 hrmeetup. ©.

Écoutez cet épisode d’hrmeetup. © où nous explorons le monde du bien-être en entreprise avec Arabelle Willems, une experte en Yoga du rire. Dans cette conversation, Arabelle partage sa vision unique sur l’intégration du rire dans le milieu professionnel pour favoriser le bien-être des équipes.
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Michel questionne Arabelle sur son parcours, sa méthode et son approche du rire en entreprise. Arabelle dévoile les défis et les bienfaits de sa pratique, mettant en lumière l’importance du lâcher-prise et de la convivialité dans un environnement professionnel.

Au fil de l’interview, Arabelle révèle comment elle saupoudre de la magie dans les entreprises en utilisant le rire comme outil de connexion et de détente. Elle partage également des anecdotes sur ses expériences avec les équipes et les réactions surprenantes qu’elle a pu observer.

À travers cette discussion vivante et authentique, les auditeurs découvrent l’impact positif du Yoga du rire sur le bien-être mental et émotionnel en milieu professionnel.

Arabelle invite les DRH, patrons et managers à embrasser les émotions et à créer des espaces de convivialité pour favoriser le bien-être de leurs équipes.

Et figurez-vous que lors d’une formation pour « Professionnal Scrum Master », proposée par Pyxis Belgique et dispensée par Christian Lapointe (Coach Agile), où Michel était présent, 4 personnes sur 7 connaissaient la pratique du Yoga du Rire et c’était l’une des idées proposées pour un exercice de mise en situation face à une équipe où des tensions se seraient installées. Ce feedback ayant eu lieu la veille de la publication de ce podcast, nous avons trouvé intéressant de vous partager cette anecdote véridique et qui illustre à quel point la vie connecte les personnes et les évènements…

Ne manquez pas cet épisode riche en enseignements et en émotions, où le rire se révèle être un puissant levier pour renforcer la cohésion d’équipe et stimuler la productivité.

Rejoignez Michel et Arabelle dans une conversation inspirante qui vous donnera envie de rire et de créer un environnement de travail plus positif.

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Séquençage du podcast avec Arabelle Willems :

  • [00:00:18] Introduction
  • [00:00:31] Du rêve d’adolescente à ce jour
  • [00:01:54] Qu’est-ce qui a conduit au Yoga du rire ?
  • [00:02:46] Faut-il se former au rire ?
  • [00:03:54] Pourquoi cette pratique en particulier ?
  • [00:05:38] Les premiers exercices du rire
  • [00:06:17] La confiance et le lâcher-prise
  • [00:06:25] Francophones et néerlandophones ensemble
  • [00:07:14] Comment lâcher prise en tant qu’animatrice ?
  • [00:08:51] Un lien avec les neurosciences ?
  • [00:10:37] Un positionnement dans la prévention du burnout ?
  • [00:11:29] Un public féminin plus réceptif (Réf. à Olivier Mageren)
  • [00:12:51] Les bienfaits pour le corps
  • [00:13:29] Prévention consciente ou pas ?
  • [00:14:23] Face aux préjugés
  • [00:14:37] Le premier contact avec les DRH
  • [00:15:17] « On » ou « Nous avons bien ri » (Réf. à Éric Decossaux) ?
  • [00:16:23] Comment mesure-t-on les succès ?
  • [00:17:13] Un local adapté
  • [00:18:24] Les sessions
  • [00:18:40] Comment ça se déroule ?
  • [00:19:30] Le rire convient-il pour tous et toutes ?
  • [00:20:40] La magicienne qui fait des liens
  • [00:20:53] Le rire est international
  • [00:22:02] Comment contacter Arabelle Willems ?
  • [00:22:25] Définir un bon RH ?
  • [00:23:12] Un effet « Waouh » ?
  • [00:24:14] Un message à tous les DRH et patrons d’entreprise ?
  • [00:24:36] Clôture du podcast

La transcription du podcast avec Arabelle Willems :

Michel Godart: [00:00:00] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org » avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground » et vous retrouverez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story .be ».

Michel Godart: [00:00:18] Bienvenue pour un nouvel épisode « hrmeetup. © », votre podcast sur les passions au travail et les ressources humaines, nous sommes chez « transforma bxl » comme d’habitude, un dimanche, et je reçois Arabelle Willems à mon micro ce jour. Bonjour Arabelle

Arabelle Willems: [00:00:31] Bonjour Michel

Michel Godart: [00:00:31] On est déjà en train de rire, on l’entend dans notre voix, avant l’interview. À mon avis, ça va continuer comme ça parce que figurez-vous, chers auditeurs et auditrices, que le sujet d’aujourd’hui, et bien il a un lien très fort avec le rire. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerais savoir Arabelle, quand tu étais adolescente, quel était le rêve que tu poursuivais? Et finalement, l’idée, c’est de savoir aujourd’hui est-ce que tu es alignée avec ce rêve?

Arabelle Willems: [00:00:52] Quand j’étais petite, je voulais être médecin, je voulais soigner mon entourage. J’aimais que les gens soient bien dans leur tête, bien dans leur peau et donc du coup, j’ai fait mes études, mais je me suis vite rendue compte que je n’avais pas le niveau pour être médecin. Donc j’ai fait des études de communication pour être en lien avec les gens, parce que pour moi ma passion c’est le lien. Et puis dans l’expérience de ma vie, je suis devenue prof où là je suis à nouveau en lien avec mon public qui est constitué d’élèves qui ont entre seize et 23 ans.

Michel Godart: [00:01:30] Alors Arabelle, si je t’écoute bien, tu es pleinement alignée avec ton rêve.

Arabelle Willems: [00:01:34] Ah clairement parce que je ne regrette absolument pas de ne pas être devenue journaliste, parce que ce sont mes études, mais je suis en communion. Pas sacrée, mais en tout cas, je suis présente dans les yeux de mes élèves, c’est clair

Michel Godart: [00:01:50] Tu as travaillé dans le milieu professionnel où ça n’a pas été le cas?

Arabelle Willems: [00:01:52] Alors j’ai commencé comme attachée de presse.

Michel Godart: [00:01:54] Tu as quand même tenté la chose?

Arabelle Willems: [00:01:56] Oui, parce que je me sentais plus en confort dans le contenu, on appelait ça le journalisme de contenu. Donc j’ai travaillé dans une agence de communication, et puis la vie a fait que je me suis tournée vers l’enseignement. Et, dans cette expérience de l’enseignement, j’avais besoin de me vider la tête, parce que je me prenais la tête avec mes élèves. Je suis un professeur qui tourne autour de mes élèves et qui ne lâche pas, je suis comme une mouche qui tourne autour d’eux, c’est assez nerveusement prenant. Donc j’avais besoin de me trouver un échappatoire, une espèce de de lieu ou d’activité qui me sorte, me vide la tête, clairement, au sens propre comme au sens figuré. Et j’ai trouvé une formation en Belgique qui est l’Académie du rire.

Michel Godart: [00:02:44] Voilà, on y est

Arabelle Willems: [00:02:45] Voilà.

Michel Godart: [00:02:46] On y est, on a prononcé le mot: l’Académie du rire

Arabelle Willems: [00:02:49] L’académie du rire! Faut-il se former au rire? Oui, oui, parce que c’est du sérieux, rire ensemble c’est du sérieux.

Michel Godart: [00:02:57] Il y a un paradoxe entre les deux mots !

Arabelle Willems: [00:02:58] Oui, oui, et c’est peut-être même oxymore. Mais en fait, le rire sans raison procède comme dans l’enseignement, on a une conduite, on n’approche pas les gens n’importe comment, on les prend d’abord un peu par la main, on les rassure. Et puis comme chaque élève, comme chaque être humain en fait, c’est pourquoi, de ma classe, j’ai ouvert mon atelier au Centre culturel du Rœulx. Où je rends grâce à la directrice qui m’a donné l’occasion, suite à, tout de suite ma formation à l’Académie belge, j’ai ouvert un atelier. D’abord très modestement, une fois par mois, la sauce a pris, et d’une fois par mois c’est devenu deux fois par mois, où les personnes qui ont commencé avec moi il y a dix ans, me suivent encore.

Michel Godart: [00:03:41] Donc si j’ai bien écouté, au départ c’est une intention qui est de lâcher la pression, de libérer l’esprit d’une surcharge mentale, c’est quelque part comme ça que je l’entends.

Arabelle Willems: [00:03:49] Tout à fait. C’est vraiment mon objectif: c’est surtout ne pas se prendre la tête.

Michel Godart: [00:03:54] Pourquoi cet aspect-là plutôt que de la Mindfulness, du yoga tout simplement, ou du tai chi? Pourquoi spécifiquement cette approche-là t’as parlée à toi, commençons par ça?

Arabelle Willems: [00:04:04] Je me suis inscrite à cette formation, et étant assez cérébrale, les formateurs se sont dit mais cette bonne femme, elle y arrivera jamais parce qu’elle est trop dans son cerveau, elle lâche pas prise quoi, et j’avais vraiment besoin de lâcher prise. Et c’est pourquoi j’ai surtout été tenace, j’ai tenu bon, parce que le rire sans raison apparente, comme ça, ça ne va pas de soi tout de suite.

Michel Godart: [00:04:26] Et c’est ça qui t’a attirée?

Arabelle Willems: [00:04:27] Ce qui m’a attiré, c’est ne pas réfléchir (Michel Godart: Ah oui). C’est là pour moi, en tant qu’animateur de yoga du rire, le but du jeu, c’est de lâcher prise, mais tout doucement, de ne pas réfléchir à lâcher prise. Justement, on occupe le cerveau, on prend la tête d’une autre façon que d’un point de vue cérébral, on vient par le corps.

Michel Godart: [00:04:49] Et ça répond clairement à ma question de pourquoi ça te fera plus qu’autre chose. Parce que effectivement, de ce que j’écoute, c’est la Mindfulness, le tai chi, d’autres approches sont plus un peu sur le mental qu’ici il n’y a pas de mental à mettre du tout dès le départ. C’est un peu ça que je dois comprendre?

Arabelle Willems: [00:05:02] Tout à fait, pour moi ça coule de source, et donc c’est un peu comme la personne qui est le nez dans le guidon, on n’a pas toujours la conscience de ce que l’autre peut voir. Mais donc moi mon travail c’est de prendre par surprise, les personnes, parce que forcément les personnes qui viennent à l’atelier, et lorsque je fais des teambuilding, il y a ce juge intérieur. Il y a ce juge qui observe un peu ce côté ridicule de rire sans raison. Il n’y a pas vraiment de raison à rire. Sauf que la demande, comme on lève la jambe dans la salle de sport, là, à trois, on se met à rire quoi!

Michel Godart: [00:05:38] Est-ce que, quand tu revois les nouveaux apprenants arriver vers toi dans ton atelier, est-ce que tu te reconnais en eux à tes débuts, quand tu es arrivé à l’Académie du rire en te disant « J’ai une petite appréhension, je suis aussi dans le mental, je n’ai pas encore réussi à m’en décrocher ». Tu te reconnais en eux (Arabelle Willems: Bien sûr), tu peux les aider grâce à ça du coup?

Arabelle Willems: [00:05:53] Bien sûr, parce qu’il faut quelque part, un peu c’est comme le jogging hein? Au début, ça fait mal, ça fait mal de changer…

Michel Godart: [00:06:01] De démarrer la machine

Arabelle Willems: [00:06:01] De démarrer la machine, et de changer de fusil d’épaule aussi, parce que lorsqu’on a été habitué à réfléchir à ce qu’on fait, aux tâches, à être dans son mental, à préparer, à anticiper, là, être pris comme ça par la main et de ne pas savoir vers quoi on va surtout!

Michel Godart: [00:06:17] Et, est-ce qu’il ne faut pas aussi une notion de faire confiance déjà (Arabelle Willems: Voilà) dès le départ?

Arabelle Willems: [00:06:19] Absolument. Et surtout d’accepter de lâcher prise, de lâcher les amarres et de se laisser les guider.

Michel Godart: [00:06:25] Et d’aller dans l’inconnu.

Arabelle Willems: [00:06:26] Et d’aller dans l’inconnu, avec d’autres qu’on ne connaît pas. Alors moi, ce qui m’a bluffée, dans ma formation en yoga du rire, c’est que les personnes, en plus à l’académie belge c’est fédéral, donc c’est dans les deux langues (Michel Godart: Ensemble?), ensemble. Une fois on entend en néerlandais, une fois on entend en français, mais le rire il est international!

Michel Godart: [00:06:44] Ouais, on s’en fout de la langue, c’est génial ça comme message.

Arabelle Willems: [00:06:47] C’est ça qui est extraordinaire (Michel Godart: Wouaw), c’est que tout le monde est capable de rire (Michel Godart: Ah j’adore), quelle que soit sa langue, on est tous des êtres humains. La seule chose qui différencie, c’est pourquoi on n’en fait pas, on ne fait pas d’humour, on ne raconte pas de sketchs, je ne raconte pas d’histoires drôles, même si moi-même je suis un sketch (Michel Godart: C’est vrai??) ah oui, oui (Michel: J’ai remarqué ça, je te rassure Arabelle) Les personnes qui viennent, si tu vas voir mon atelier, les participants de mon atelier me disent mais t’es un sketch en toi même hein!

Michel Godart: [00:07:14] Tu es rentré à l’académie, mais là tu allais pour toi au départ (Arabelle Willems: Oui). Et puis là, maintenant, tout d’un coup tu me dis « Mais moi je le partage ». Qu’est-ce qui a fait que tu es passée du « Je vais d’abord pour moi » à « Hum, j’aime bien, je vais le prôner, je vais le faire autour de moi, je vais le faire vivre à d’autres ». Quel est l’élément qui a fait switcher de l’un vers l’autre?

Arabelle Willems: [00:07:30] Je tiens à préciser que je ne forme pas aux rires, il y a plusieurs gradations dans l’univers du rire intentionnel, moi je me limite et je veux, c’est une volonté de ma part, de me limiter d’être animateur de rire, ou animatrice de rire, parce que je suis déjà professeur dans la journée.

Michel Godart: [00:07:48] Tu veux pas refaire ça une deuxième fois, sinon ça tourne en rond.

Arabelle Willems: [00:07:51] Exactement. Je veux entrer dans un autre univers, je veux partager cette expérience du lâcher prise, de libérer sa charge mentale.

Michel Godart: [00:08:00] Pourquoi? Parce qu’elle t’a fait du bien?

Arabelle Willems: [00:08:01] Parce que forcément, moi, j’en ai été le premier bénéficiaire. Et puis le fait d’être en lien avec d’autres êtres humains. Parce que, effectivement, quand j’ai proposé cet atelier, qui est toujours une expérience humaine, où même si je le prépare et ça suit une conduite bien précise, il y a toujours un imprévu et c’est ça que j’adore. Il y a accueillir l’imprévu, justement l’imprévu que j’ai vécu, la personne s’inscrit pour rire, elle vient pleurer. Et là ça bouleverse tout le monde parce qu’elle est là, elle pleure, elle vient décharger ses émotions. Parce que le rire, c’est ce qu’il y a de fabuleux, c’est qu’il ouvre une boîte de Pandore, c’est une soupape de décompression et les émotions, elles nous submergent. Et donc du coup, on s’inscrit à rire et en fait on vient pleurer.

Michel Godart: [00:08:51] Alors Arabelle, tu m’as dit aussi Je suis quelqu’un qui réfléchit beaucoup. J’ai l’impression que tu as dû t’intéresser aux neurosciences pour comprendre le phénomène derrière, ou aller voir ce qu’on peut encore puiser comme tips and tricks comme on dit, basé sur les neurosciences, pour améliorer encore plus l’expérience. Est-ce que je me trompe?

Arabelle Willems: [00:09:05] Pas du tout. La neurosciences nous montre et nous prouve que nous fonctionnons en neurones miroirs. Et que le cerveau ne fait pas la différence entre le réel et le suggéré. Donc moi je propose un rire qui est un peu mécanique, ou intentionnel, effectivement la personne qui rit avec moi, il n’y a pas de raison à rire, mais elle rit. Et donc lorsque la personne rit, elle fabrique elle-même, et c’est ça qui moi m’a intéressé et m’a plu, et j’en ai bénéficié moi-même, quand tu ris, et bien tu produis ta dose de dopamine, d’ocytocine, de sérotonine et d’endorphine. Donc tu es ton propre acteur de ton bien-être et tu n’as pas besoin de prendre des cachets.

Michel Godart: [00:09:52] Pas d’antidépresseurs.

Arabelle Willems: [00:09:53] Et tu es ton propre producteur de bien-être, d’hormones de bien-être. Et non seulement tu te fais du bien, mais surtout tu le fais avec l’autre.

Michel Godart: [00:10:02] Donc dans ta réponse, je dois comprendre que finalement, même si tu prépares, ça te fait tellement vivre de nouvelles expériences que tu finis quand même par rester dans le lâcher prise, dans le bonheur.

Arabelle Willems: [00:10:11] Ah oui, oui, clairement. Et justement, j’ai aussi ma conduite dans ma poche, malheureusement ou heureusement, en tant que professeur on a toujours une conduite, je reviens à cette conduite. J’ai toujours mon petit copion dans ma poche parce que…

Michel Godart: [00:10:23] T’as ton schéma mental de fonctionnement.

Arabelle Willems: [00:10:25] J’ai mon schéma et puis surtout, quand je ris, je lâche prise moi-même, en tant qu’animateur. Parce que le cerveau quand il ris, il ne sait pas faire autre chose que de rire. Et donc on oublie les pensées, on se décharge la tête.

Michel Godart: [00:10:37] Quel est le public qui vient vers toi? Est-ce que c’est un public déjà, par exemple en burnout, est-ce que c’est Monsieur tout le monde qui est juste curieux? Est-ce que c’est un public qui est en prévention burnout? Et puis, par rapport à cette question, toi, qu’est-ce que tu prônes? Est-ce que tu te positionnes plus dans la prévention, ou plus dans le soin thérapeutique, ou dans juste le partage?

Arabelle Willems: [00:10:56] Alors d’abord, un, en priorité c’est le partage

Michel Godart: [00:10:58] Ça on l’a bien compris dès le départ.

Arabelle Willems: [00:11:00] Voilà. Alors ensuite, pour affiner je vais dire ma proposition, c’est pour déconstruire ce que le stress a abîmé. Le stress est assez vicieux, il s’insinue dans notre corps et dans notre mental de façon insidieuse, et qui prend du temps et qu’on ne voit pas arriver. Et le rire, par contre, là, il casse, il détruit, c’est un petit peu le bulldozer, le marteau piqueur qui vient taper, le calcaire qui s’est un petit peu solidifié, constitué.

Michel Godart: [00:11:26] Pour faire une image: le stress construit un petit mur, et toi avec le rire tu l’explose.

Arabelle Willems: [00:11:29] Exact. Évidemment, plus le stress c’est barricadé, c’est solidifié, plus il va falloir taper dedans comme on dit. Mais donc, mon public, c’est beaucoup de femmes, d’abord, parce que je pense que les femmes sont plus ouvertes à découvrir des expériences inhabituelles.

Michel Godart: [00:11:47] C’est vrai. J’ai un autre podcast qu’on appelle « Entr’Nous », avec Olivier Mageren qui est sexologue, c’est le Love Health Center qui produit ce podcast avec moi, et on a fait un constat: il fait des ateliers sur la sexo qu’il propose aux femmes et aux hommes, et son public, c’est majoritairement des femmes. À un tel point qu’il s’est posé la question « Mais pourquoi les hommes ne se questionne pas sur leur vie au plus profond? ». Quand même, la sexualité, c’est quelque chose qui te touche personnellement, très fort, au quotidien, dans ta vie, de tous les jours et c’est interpellant. Et effectivement, il me donne le même témoignage que toi, les femmes sont beaucoup plus dans la réflexion et l’analyse, alors je te laisse continuer.

Arabelle Willems: [00:12:16] Oui, et si j’oserais, je pourrais faire un parallèle avec l’expérience sexuelle hein ? Parce qu’il y a, dans un atelier de rire, comment, qu’est-ce qu’il vous propose ? Ben d’abord, il y a une phase d’échauffement, des préliminaires et puis on rentre dans le vif du sujet qui est le rire, et on peut faire l’analyse et le parallèle avec l’expérience dont on parle. Et puis il y a une espèce de relâchement, d’apaisement où il y a toute une série de remises en connexion avec soi (Michel Godart: Un alignement) et avec l’autre, un alignement avec la réalité et on reprend le cours de sa vie.

Michel Godart: [00:12:51] Et en fait, c’est simplement l’effet des hormones qui agit (Arabelle Willems: Tout à fait), c’est ça la magie. Et on se rend trop peu compte, et on oublie trop souvent je pense, que nous sommes des êtres animaux, comme les autres, et qu’on est dirigés par nos hormones. Et le rire fait partie du cerveau reptilien.

Arabelle Willems: [00:13:06] Tout à fait. Et puis dans le rire, il y a aussi des zones de contact, évidemment, à cause du covid, on a vachement freiné ça, et les gens ont peur maintenant du contact. Mais être en contact, être en lien, c’est aussi se toucher, de façon tout à fait respectueuse, mais se toucher les mains, les doigts, il y a déjà un toucher. Se regarder dans les yeux, c’est déjà un travail en soi.

Michel Godart: [00:13:29] Mais entre ton attention que tu viens d’écrire très, très, bien et la réalité finalement que tu observes, dans ton public, est-ce qu’il y a assez de gens qui ont l’intelligence de venir en amont en se disant « Je vais être préventif dans mon approche » ou est-ce que c’est pas encore assez répandu.

Arabelle Willems: [00:13:42] C’est, je pense, pas suffisamment répandu parce qu’on en voit dans les vidéos, dans les reportages et à la télé, mais surtout ce qui, je veux dire questionne, les personnes, les participants, c’est qu’est-ce que ça va me faire à moi (Michel Godart: Ouais), comment ça va me transformer? Et donc elles sont vraiment en attente de « Qu’est-ce que ça va me faire? ». Et aussi bien dans le monde de l’entreprise, comment va-t-on pouvoir faire évoluer notre équipe de collaborateurs grâce à ces séances de team building ? Et j’ai quand même des témoignages très positifs qui me disent « Oui, une fois qu’on a ri ensemble, on a quand même déjà pu se rapprocher ».

Michel Godart: [00:14:23] Est-ce que, quand on vient vers un DRH, avec l’approche de « Yoga du rire », est-ce qu’on est pris au sérieux suffisamment? Est-ce qu’il y a déjà pas un frein qui est un cliché et un préjugé persistant?

Arabelle Willems: [00:14:34] Clairement, on doit démonter le cliché

Michel Godart: [00:14:37] Mais pour ça il faut un premier contact déjà… Et le mot prête à problématique ou pas ?

Arabelle Willems: [00:14:40] Oui, parce que le rire, c’est tellement intime, que: qu’est-ce qu’on va faire ? (Michel Godart: Et puis les émotions en entreprise, tu imagines? C’est tabou ça) c’est pour rire quoi! Oui, clairement. Et en plus, dans un team building, toute la hiérarchie de l’entreprise s’y retrouve, le directeur va se retrouver dans la même posture que la personne qui fait l’accueil, etc. Donc les personnes qui ne se croisent jamais dans le monde de l’entreprise va, soudainement, de but en blanc, se retrouver en proximité et ça c’est désarçonnant. Mais heureusement la situation un petit peu burlesque, anachronique, du rire ensemble, casse les barrières.

Michel Godart: [00:15:17] Je pense à un ami qui s’appelle Éric Decossaux, il me dit, souvent, « Il y a une différence entre le nous et le on, en terme de responsabilité ». Moi j’ai envie de te poser la question: est-ce que quand on fait les ateliers du rire à la fin on dit: « J’ai bien ri », on dit « On a bien ri » ou on dit « Nous avons bien ri ».

Arabelle Willems: [00:15:30] Les réponses sont « Nous avons bien ri’, il y a le phénomène miroir. En fait, là, dans mes team building, comme dans les ateliers, il se rend compte qu’on rit ensemble et non pas des autres. Il y a quand même un moment dans, on ne sait pas à quel moment, mais lors du team building ou de l’atelier, il y a un moment où on se dit mais qu’est-ce qu’on fait ici avec cette bande de dingues ici ? On est tous à la masse, et puis ça passe.

Michel Godart: [00:15:55] Et puis c’est communicatif le rire (Arabelle Willems: Voilà), le fou rire fait rire.

Arabelle Willems: [00:15:58] Et donc on est pris dans cette vague, dans ce tourment positif. Et en fin de compte, heureusement, on arrive à se lâcher, et c’est ça qui est jouissif. Et alors là, quand on entend rire, quand on voit l’autre rire, et d’autant plus quand à un moment donné on est en phase sur le sol, le dos sur le sol et donc on ne regarde plus, on entend les rires de chacun et on se laisse rire soi-même.

Michel Godart: [00:16:23] Moi tu viens de me donner une lueur de magie dans mes yeux, tu le vois! (Arabelle Willems: Oui) Parce que ce que les auditeurs ne voient pas, c’est que tu es occupé à faire des gestes et tu vis au plus profond de toi ta passion. Et ça, pour moi, c’est le plus beau cadeau que tu pouvais me faire aujourd’hui. Je suis en joie parce que ça c’est « Waouh » quoi. Dommage qu’il n’y a pas l’image, là franchement c’est un moment unique, et on sent ici toute ta passion, je vais dire: chapeau, Respect! Après avoir été convaincu, je fais tomber le préjugé, je m’intéresse à ce que tu me proposes, je comprends la pertinence et l’approche des neurosciences, et les effets je veux bien comprendre et entendre les feedbacks que tu en reçois. Donc voilà, potentiellement je suis intéressé, mais combien de temps ça dure et qu’est-ce que ça coûte ? Et comment on mesure le succès qu’on a atteint ?

Arabelle Willems: [00:17:00] Il y a un sondage hein, je propose une enquête de satisfaction, elle mesure dans quel état on se trouve chacun, avant, dans le in et le out.

Michel Godart: [00:17:11] Des questions du genre « Est-ce que tu te sens mieux maintenant ? »

Arabelle Willems: [00:17:13] Ce sont des questions de niveaux d’énergie, de niveaux de ruminations, dans lesquelles chacun est pris ou pas. Ça, c’est quelque chose qui est réfléchi avant et après. Parce que pendant, forcément, on n’est pas dans la réflexion, on est dans le vivre, dans le vivre l’expérience. Et, en fait, tout dépend, moi je me déplace en entreprise, évidemment on a besoin d’un espace où on peut évoluer dans la complicité. Parce que justement c’est une activité tellement hors norme qu’on vit les choses, il n’y a pas de spectateur, on est tous acteur. Et donc du coup, je demande à ce qu’il n’y ait pas d’activité dans un open-space où d’autres personnes pourraient nous regarder comme un aquarium (Michel Godart: Oui). Parce que forcément, si déjà notre regard est un frein, celui des autres encore pire. Donc ça c’est un peu l’exigence que j’ai, c’est de se retrouver.

Michel Godart: [00:18:06] C’est toujours cette notion d’inquiétude, du paraître hein? Qu’est-ce que je vais avoir l’air de…

Arabelle Willems: [00:18:09] Exactement.

Michel Godart: [00:18:10] Un local avec des fenêtres partout où on voit, quand on passe dans le couloir, ce qui se passe à l’intérieur c’est niet.

Arabelle Willems: [00:18:13] C’est pas possible, (Michel Godart: C’est important de préciser) parce qu’on a besoin de complicité. Il y a quand même un moment de bienveillance où, justement, cette bienveillance elle existe, mais au départ elle n’y est pas, mais elle se construit, la bienveillance se construit.

Michel Godart: [00:18:24] Mais t’as entendu la question du DRH hein ? Madame Willems, combien de temps ça dure ?

Arabelle Willems: [00:18:28] Moi je propose des séances d’une heure 30.

Michel Godart: [00:18:30] Ok, mais il faut plusieurs sessions, ou on a un résultat immédiat ?

Arabelle Willems: [00:18:33] On a un résultat immédiat parce que c’est ça qui est fabuleux, la charge mentale peut justement se vider au bout d’une heure et demie.

Michel Godart: [00:18:40] Comment ça se passe, sans donner tous les détails pratiques, sans donner tous tes secrets, mais comment ça se passe ? Donc on arrive dans l’entreprise, tu es présentée au groupe de personnes, à une équipe j’imagine. On se rend dans le local, on se met pieds nus, on se met sans les chaussures, il y a des exercices préparatoires ? Comment ça se déroule cette heure et demie, en gros, dans les grandes lignes ?

Arabelle Willems: [00:18:57] Effectivement, je suis accueilli, généralement c’est souvent avant un repas, donc les gens ont plus envie de se nourrir et donc c’est un petit peu… Généralement aussi le DRH n’a pas prévenu les participants, donc j’arrive comme un cheveu dans la soupe.

Michel Godart: [00:19:13] C’est mieux, c’est moins bien?

Arabelle Willems: [00:19:14] C’est challengeant pour moi (Michel Godart: Ah oui, ça j’imagine) parce que je dois capter leur attention et leur expliquer que ce sera en toute sécurité, que je ne leur veux pas de choses exceptionnelles, que c’est tout à fait accessible et efficace dès la première fois.

Michel Godart: [00:19:30] Tu as déjà eu des malaises où quelqu’un dit « Non, ça il est hors de question, je sors! »

Arabelle Willems: [00:19:33] Alors Oui, mais c’est très exceptionnel, il m’est arrivé.

Michel Godart: [00:19:36] Des gens qui ont des traumas peut-être ?

Arabelle Willems: [00:19:38] Oui, parce que lorsque je propose de rire, et que c’est vraiment trop loin de leur univers, là ça passe pas. Parce que justement, dans l’entreprise on n’est pas là pour rigoler quoi hein ?

Michel Godart: [00:19:48] Est-ce que quelque part ton atelier ne finit pas, indirectement, et ça c’est un point, une valeur ajoutée pour le DRH comme pour toi, et pour le coaching dans une discussion, est-ce que finalement l’approche de cet atelier n’est pas aussi un détecteur de problématiques ? Parce qu’effectivement une personne comme ça, qui a un gros trauma, ou qui vit peut être une expérience de stress tellement forte qu’elle est complètement incapable de rentrer dans cette expérience, ce n’est déjà pas un signal d’alarme en se disant « Là il y a, là il y a une détresse ».

Arabelle Willems: [00:20:10] Oui, bien sûr, il y a une détresse, mais qui s’adresse surtout à la personne elle-même. Parce que bon, l’entreprise n’est pas là pour soigner son personnel (Michel Godart: Non…) je pense.

Michel Godart: [00:20:19] Mais si c’est elle qui gère le stress, ou cette situation sans s’en rendre compte, ça peut lui permettre de se remettre en question.

Arabelle Willems: [00:20:23] Voilà. Mais ça, libre à elle. Chacun est libre de sa vie, et de gérer sa vie comme elle l’entend. Moi je suis juste là pour proposer une détente, un bien-être, et surtout un moment de convivialité entre les collaborateurs.

Michel Godart: [00:20:40] Moi j’ai envie de t’appeler: la magicienne qui fait des liens.

Arabelle Willems: [00:20:42] Ben effectivement, moi je saupoudre la magie de la dopamine (Michel Godart: Oui), je suis un petit peu comme le marchand de sable qui souppoudre de dopamine aux personnes qui le veulent.

Michel Godart: [00:20:53] Où est-ce que tu exerces, quelle entreprise peut faire appel à toi ? Parce que tu sais qu’en Belgique, on n’a pas un pays simple, il y a trois langues nationales: il y a l’allemand, le français, le néerlandais, on oublie trop souvent l’allemand d’ailleurs, la langue parlée c’est souvent l’anglais. Tu as dit le rire, il est international, il n’a pas besoin de langue, cependant pour te présenter et commencer l’atelier, il faut quand même communiquer dans une langue. Tu parles l’anglais ?

Arabelle Willems: [00:21:10] Alors je parle l’anglais.

Michel Godart: [00:21:12] Voilà, donc le problème est réglé pour l’internationalité

Arabelle Willems: [00:21:14] Oui, et on ne rit pas de la même façon, d’un coin à l’autre du pays. Donc moi j’ai plus une orientation francophone, formée à ce qu’on appelle le rire bien-être. Et donc ça c’est plutôt les français qui proposent cette formation rire bien être que j’ai fait dans les années qui ont précédé. Et donc moi effectivement, c’est pour ça que tu m’entends parler beaucoup de détente et de bien-être, parce que c’est plus mon axe de fonctionnement, parce qu’il y a d’autres animateurs qui proposent de la danse (Michel Godart: Oui). Moi je ne propose pas de danse parce que dans la danse, tu comptes les pas et moi tout ce qui est comptage, forcément c’est cérébral et moi c’est aux antipodes de ma recherche.

Michel Godart: [00:21:49] Oui, tu veux une réelle, un réel lâché prose…

Arabelle Willems: [00:21:50] Lâcher prise. Toute ma réflexion est de trouver les astuces pour lâcher le mental, et donc je propose du rire en français, en anglais, je peux me débrouiller en néerlandais, mais le néerlandais n’est pas mon fort!

Michel Godart: [00:22:02] Mais c’est déjà pas mal Arabelle, écoute c’est fantastique. Dernier morceau de la question du où: où est-ce que je te trouve Arabelle ? Je viens d’écouter en tant que DRH, ou patron d’entreprise, ou manager, ton interview, je me dis « Mais finalement elle a totalement raison, elle m’a ouvert l’esprit. Je fais tomber les préjugés, les barrières et je veux essayer ». Comment est-ce que je te contacte ?

Arabelle Willems: [00:22:18] J’ai un site qui s’appelle « à rire ensemble .be » pour être en lien (Michel Godart: Il porte bien son nom), ça veut dire ce que ça veut dire.

Michel Godart: [00:22:25] On peut te contacter sur LinkedIn aussi ? (Arabelle Willems: Oui), la porte est ouverte, on n’a plus qu’à te contacter et faire appel à toi. Alors on va clôturer cette interview par trois questions fétiches aussi, c’est quoi pour toi Arabelle, maintenant que tu as une expérience en entreprise, un bon RH ? Parce que tu as dû en côtoyer quelques-uns.

Arabelle Willems: [00:22:38] Un bon RH, c’est celui qui a un regard sur les événements que vivent les collaborateurs de leur entreprise et qui est réactif à leurs événements de vie. Et qui peut comprendre qu’il y a des moments où on arrive un peu plus fatigué, qu’il y a des moments où on est un peu plus, ou moins présent, dans la tête et dans le mental. Et justement, c’est à ce moment-là qu’ils sont des faisceaux lumineux, et que c’est le moment de réagir et de proposer des team building de bien-être

Michel Godart: [00:23:12] Une écoute et une ouverture d’esprit plus grande j’ai l’impression (Arabelle Willems: Oui), c’est ce qui te parle (Arabelle Willems: Oui). Est-ce que tu as déjà connu un effet waouh, un endroit où tu vas, que ce soit les gens, le mobilier, les lieux, l’ambiance, il se passe de la magie dans ta tête, tu t’y attendais pas et le mot qui te vient en tête c’est « Wow! On a juste envie d’y être ». Et si ça ne t’est jamais arrivé, qu’est-ce qui te donnerait cet effet de petite lumière « Waouh »!

Arabelle Willems: [00:23:30] Alors ça m’est déjà arrivé régulièrement, et c’est ça qui est quelque part un peu difficile (Michel Godart: C’est une bonne nouvelle) à vendre, parce que c’est tellement magique, il y a un espèce de rayonnement, je ne vais pas dire lumineux, mais il y a une onde, il y a une onde positive qui rayonne à travers le groupe, qui est captable dans la sensation, dans le sensoriel, mais qui est difficilement visionnable par un reportage. Mais les personnes ressentent cette onde positive qui les traverse.

Michel Godart: [00:24:03] Donc si tu as une attention et que tu écoutes tes émotions, tu l’observes ?

Arabelle Willems: [00:24:07] Absolument, c’est palpable, et les gens me reviennent avec un visage qui est rayonnant. Et ça, ça c’est magique.

Michel Godart: [00:24:14] Un message à tous les DRH et tous les patrons d’entreprise qui nous écoutent, ou tous les managers qui nous écoutent aujourd’hui, lequel aurais-tu envie de donner ?

Arabelle Willems: [00:24:20] Ben le message, c’est de ne pas avoir peur de contacter les émotions. Parce qu’effectivement le rire fait partie de l’intime, mais on est dans une époque, où justement, l’intime a une conséquence sur notre vie professionnelle.

Michel Godart: [00:24:36] Dans ces émissions, les auditeurs auront dans le texte descriptif du podcast, ils auront un lien, et s’ils cliquent sur ce lien, ils auront la possibilité, en activant le micro de leur ordinateur, de s’enregistrer, ils peuvent te laisser un message. S’ils veulent mentionner dans ce message qu’ils autorisent le partage sur les réseaux sociaux, et qu’ils te laissent un message vocal, je partage ce lien en commentaire du podcast sur les réseaux quand on diffusera, tu pourras les découvrir de cette manière-là et y répondre de la même manière. S’ils ne le veulent pas, s’ils ne le précise pas, je t’enverrai le lien, t’écoute en privé, tu réponds en privé si bon te semble. Mais là où ça peut être très sympa, c’est que j’aimerais inviter quelques auditeurs courageux à se dire « Et si je prenais ce lien, et que je me tape un bon fou rire au micro, que je l’enregistre et que je l’envoie ? ». Et j’aimerais bien qu’il y ait quatre ou cinq clients au moins qu’on puisse mettre un commentaire avec des rires différents. Parce qu’à la limite, même sans ta présence, là on pourrait avoir un bon fou rire en écoutant les rires des autres et ça ferait un bien fou. Et une petite préparation avant de prendre contact avec toi, que penses-tu de l’idée ?

Arabelle Willems: [00:25:30] Ben ça serait formidable parce que, justement, entendre rire, ça fait un bien fou et ça donne envie de rire.

Michel Godart: [00:25:35] Alors quel que soit votre âge, vous avez envie de faire un fou rire, là, et de le partager ? Allez-y, go! Il y a un lien dans le podcast. Merci pour votre écoute et votre attention, merci Arabelle de te déplacer, de m’avoir accordé ton temps précieux. J’ai ressenti ta passion, c’est le plus beau cadeau de ma journée aujourd’hui, tu as fait ma journée donc merci déjà. J’ai même ri aussi, tu as vu ? Et on se retrouve quand tu le souhaites à notre micro, à très bientôt.

Arabelle Willems: [00:25:55] Avec grand plaisir, merci.

Michel Godart: [00:25:59] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’asbl « The Podcast Factory Org » avec le sponsor de « transforma bxl  -Innovation Playground », et vous retrouverez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story .be ».

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