Alexandre Auquier, de l’agilité à la neurodiversité.

De l’agilité à la neurodiversité | Alexandre Auquier – Podcast RH hrmeetup.© #543
À notre micro dans cet épisode : Alexandre Auquier. Chez hrmeetup.©, nous parlons de ressources humaines, de passions au travail, de parcours d’entrepreneur·es, mais aussi de transformation.
Plus largement, nous explorons tout ce qui place l’humain au cœur du monde du travail.
Dans cette capsule, nous recevons Alexandre Auquier.
Nous parlons de reprise d’études universitaires, de neurodiversité, d’accompagnement humain et d’un parcours qui semble changer de direction alors qu’il suit le même fil rouge depuis le début.
Diplômé de l’UMONS en informatique, Alexandre entre dans le monde de l’Extreme Programming (avec un coucou à Pierre-Emmanuel Dautreppe, Norman Deschauwe et les Journées Agiles au passage).
Très vite, un fil rouge apparaît et s’ancre durablement : écouter, comprendre et prendre en compte l’humain.
Car il ne suffit pas de programmer, il faut surtout écouter, entendre et comprendre les besoins pour obtenir le bon résultat.
Un code de qualité ne suffit pas à lui seul à satisfaire les utilisateurs d’un logiciel.
Au fil des rencontres et des prises de conscience qu’elles suscitent, Alexandre poursuit ce chemin avec une remarquable cohérence.
Il s’intéresse aussi à ce qui souffle parfois différemment dans les voiles, à ce qui peut sembler être un frein pour certains et devenir une force pour celles et ceux qui prennent le temps de regarder davantage l’horizon que la proue du bateau.
Nous arrivons ainsi naturellement au sujet de la neurodiversité, avec, pour ma part, un clin d’œil à Isabelle Deliège.
Sa route n’est pas une simple traversée, c’est plutôt un tour du globe.
Alexandre sait qu’il approchera de la cinquantaine lorsqu’il pourra exercer son nouveau métier, mais il garde le cap.
Son parcours est jalonné d’escales, à chaque port d’attache, il prend le temps de se poser.
Il ne débogue plus seulement des logiciels ; il met à profit son expérience et ses apprentissages pour, selon sa propre expression, « déboguer les gens » et accompagner celles et ceux qui cherchent à mieux se comprendre.
Puis il hisse à nouveau les voiles vers la prochaine étape, emportant avec lui de nouveaux apprentissages et laissant derrière lui des personnes, des équipes et des rencontres enrichies par son écoute, son expérience et son regard sur l’humain.
« L’important est ce qu’il y a devant soi, sans oublier d’où l’on vient. »
Lorsqu’on lui demande quel paysage l’a le plus marqué ou quelle a été sa plus belle rencontre, Alexandre cite Timothée Pourbaix.
Il nous parle alors de gestion humaine et de leadership inspirant.
Il revient également sur une prise de conscience importante : l’intérêt des tests et la capacité à transformer ce qui paraît être une corvée en véritable valeur ajoutée.
Parce que, oui, hisser les voiles demande un effort, mais la sensation est belle et la route devient plus fluide lorsque les vents sont favorables.
« Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va« , disait Sénèque.
Nous ne pouvons que vous souhaiter de croiser la route d’Alexandre, et nous sommes impatients de le voir revenir de ce nouveau périple, riche d’énergie et de sagesse, toujours guidé par ce même fil rouge.
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N’hésitez pas.
Alexandre a lui-même testé le répondeur du podcast « Pyxis – Le Podcast » par Pyxis Belgique pour laisser un message vocal à Charles-Louis de Maere, et il a trouvé l’expérience particulièrement sympathique.
Rassurez-vous : il est toujours vivant, n’a pas été traumatisé par l’expérience et serait ravi d’entendre vos voix.
Entrez à votre tour dans un épisode participatif, et si les projecteurs vous effraient vous pourrez même rester anonyme.
Merci à vous et bonne écoute.
Podcast produit par The Podcast Factory Org asbl-vzw
Épisode enregistré à transforma bxl à Bruxelles, lieu d’innovation et d’expérimentation.
Épisode disponible avec transcription complète et traductions (sous titres sur Youtube @thepodcastfactoryorg FR/NL/DE/EN/ES)
#PodiBUZ, la marque éditoriale de The Podcast Factory Org asbl-vzw
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Espagnol : La transcripción completa de este pódcast está disponible como subtítulos del vídeo en cinco idiomas: français, neerlandais, allemand, anglais y español
Séquençage du podcast avec Alexandre Auquier « De l’agilité à la neurodiversité » :
- [00:00:05] Introduction au podcast
- [00:00:23] Alignement avec le rêve d’adolescent
- [00:02:29] Premières expériences professionnelles
- [00:03:23] Le coaching d’équipe
- [00:03:35] Comment l’agilité a replacé l’humain au centre
- [00:04:55] Reprendre des études
- [00:05:40] La neurodiversité en entreprise
- [00:06:22] La déconstruction masculine
- [00:07:54] Green IT et prise de conscience écologique
- [00:09:15] Observer les inégalités pour mieux les comprendre
- [00:10:13] L’injustice et la cohérence des individus
- [00:11:10] La transition professionnelle
- [00:12:29] Le bien-être au travail
- [00:12:49] Pyxis, Pierre-Emmanuel Dautreppe, Norman Deschauwer et la Journée Agile
- [00:13:55] La mentalité agile au-delà de l’IT
- [00:14:14] Son activité actuelle entre coaching et études
- [00:15:30] Mettre le curseur au bon endroit
- [00:16:25] Recherche de sens au travail
- [00:16:39] Les valeurs en entreprise
- [00:18:09] La relation de confiance
- [00:19:10] Le coach comme facilitateur
- [00:19:59] De la vision à la pratique terrain
- [00:20:49] Savoir se positionner quand on est encore en chemin
- [00:22:07] Le futur dans 5 ou 6 ans
- [00:22:26] Les utopistes et les fous seuls changent le monde
- [00:23:10] Contacter Alexandre
- [00:24:11] Définition d’un bon RH
- [00:24:38] Les rencontres et méthodes qui inspirent
- [00:25:16] Timothée Pourbaix
- [00:25:48] Écrire des tests avant de développer
- [00:26:34] Un message aux DRH, patrons d’entreprise…
- [00:27:07] Laissez un message vocal à Alexandre
- [00:27:49] Charles-Louis de Maere
- [00:28:05] Clôture de l’épisode
Dans cet épisode du podcast RH hrmeetup.©, Michel Godart reçoit Alexandre Auquier pour échanger autour de la neurodiversité, de l’agilité, du coaching et de la transition professionnelle. Une production #PodiBUZ par The Podcast Factory Org asbl-vzw enregistrée à transforma bxl à Bruxelles.
La transcription du podcast avec Alexandre Auquier « De l’agilité à la neurodiversité » :
Télécharger la transcription du podcast.
[00:00:03] Jingle Intro: Your are listening to « The Podcast Factory Org ».
Introduction au podcast avec Alexandre Auquier
[00:00:05] Michel Godart: Bienvenue pour un nouvel épisode hrmeetup.©, votre podcast sur les passions au travail et les ressources humaines. Et dans notre podcast, on parle aussi d’entrepreneuriat, de parcours de vie, de bien-être en entreprise. Et aujourd’hui, j’ai la fierté de recevoir une personne avec qui j’ai échangé sur LinkedIn mais je me suis rappelé par la suite qu’on se connaissait déjà d’avant. Et cette personne c’est Alexandre, bonjour Alexandre
Alignement avec le rêve d’adolescent
[00:00:23] Alexandre Auquier: Bonjour Michel
[00:00:23] Michel Godart: On a une question brise-glace, qui est un rituel chez hrmeetup.© c’est le fameux rêve d’adolescent. Quel était ton rêve d’adolescent? Puis surtout, le but de la question c’est de voir est-ce que maintenant, actuellement, est-ce que tu es aligné avec ce rêve d’adolescent?
[00:00:34] Alexandre Auquier: Waouh! Déjà quel était mon rêve d’ado? Je pense qu’à l’époque j’étais quand même assez geek, donc beaucoup dans l’informatique (Michel Godart: Techno), ouais. Technologie, tout ce qui est ben plutôt logiciel et aussi matériel à l’époque. Et finalement c’est vrai que ça a guidé ben mon parcours, en tout cas professionnel, dans une première (Michel Godart: Tu as étudié l’informatique) partie de carrière, exactement. Ben une licence en informatique, qui est devenue en effet un master entre temps. Ça m’a beaucoup plu parce que ça m’a permis de faire, entre autre, du génie logiciel, donc de pouvoir concevoir en effet des logiciels dans tous les domaines, mais aussi toucher un peu à tout, tout ce qui est base de données, tout ce qui est infographie, etc. Et donc ça m’a permis d’avoir une palette assez générale, ce qui était le but en effet d’une licence à l’époque quoi!
[00:01:11] Michel Godart: Et donc tu étais aligné avec ton rêve déjà dans les études? (Alexandre Auquier: Oui), déjà dans l’objectif carrière.
[00:01:16] Alexandre Auquier: Oui, c’était clairement une continuité. Surtout que mon père, quand j’étais tout petit en fait, lui faisait un graduat en commande machine sur Commodore 64 (Michel Godart: Wouah). Donc un menuisier en effet, ben justement, qui allait un peu au-delà du bois en tant que tel mais plutôt du côté industriel. Et donc j’ai eu l’occasion, entre guillemets, de tomber dedans comme ça, oui c’était pour moi une continuité. Le style d’étude en fait aussi était assez chouette parce que très général, et aussi quand même assez pratique, malgré que ce soit l’université. Ça m’a beaucoup plu, c’était de très chouettes années, oui.
[00:01:41] Michel Godart: Alors là, il y a une question qui m’interpelle toujours c’est, tu sais quand on commence des études, universitaires ou non, on a toujours un idéal. On idéalise un job, enfin toi tu avais l’exemple de ton père peut-être, ça change peut-être la donne. On a un idéal, puis on se rend compte sur le terrain « Ah bah tiens, c’est pas vraiment comme je pensais ». Est-ce qu’il y a eu ce genre de constat?
[00:01:56] Alexandre Auquier: Oui. Intéressant comme question. Je ne pense pas que j’avais d’idéal au niveau de job au début, parce que je me suis vite rendu compte que c’était tellement généraliste, qu’en fait on pouvait faire beaucoup, beaucoup de choses. Que ce soit de la gestion de projet, que ce soit en effet, comme je le disais, la construction de logiciels, donc du développement, de la gestion des bases de données, etc. Et en fait, je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire. J’ai testé, via différentes missions et différents domaines, pour trouver ce qui me plaisait en tout cas, au début.
[00:02:17] Michel Godart: Tu es un créatif?
[00:02:18] Alexandre Auquier: Alors c’est pas ce que j’aurais dit de moi à l’époque, mais en fait si, je crois. Rires – Je crois que ouais, je crois que maintenant je peux le dire. Parce qu’en effet, j’ai souvent des idées un peu « out of the box », ce genre de choses, en tous cas pas forcément comme tout le monde. Donc oui, je crois que c’est quelque chose que je dirais oui.
Premières expériences professionnelles d’Alexandre Auquier
[00:02:29] Michel Godart: Tu as travaillé plutôt dans quel type de fonction?
[00:02:31] Alexandre Auquier: Alors moi je pense que j’ai changé un peu tous les deux ans (Michel Godart: C’est vrai?). C’est un peu quelque chose qui est assez récurrent entre guillemets chez moi, ce besoin de changer, de faire le tour des choses. Et donc j’ai commencé simplement par du développement, pour tout ce qui est un peu bancaire ici à Bruxelles. Et ce qui me plaisait à l’époque, c’était un peu le côté challenge intellectuel, optimisation, comprendre en effet ce que voulaient faire les gens. Et j’ai eu la grande chance de tomber dans les méthodes agiles déjà assez vite en fait, en début de carrière (Michel Godart: Ouais, on y arrive), donc autour de 2006-2007, ça a complètement bouleversé ma façon de penser et de collaborer, mais ça on pourra y revenir. Et donc de fil en aiguille j’ai continué à me rapprocher de l’humain, avec des rôles de plus en plus rapprochés des différents métiers. Donc pour comprendre de plus en plus les besoins, et finalement de faire l’interface avec les gens qui développaient, avec des rôles d’analyse plutôt métiers comme on peut appeler ça maintenant. Et pour continuer ensuite à faire plutôt la gestion de projets, donc plus de la coordination, facilitation et ce genre de choses, pour continuer encore, plus loin, à finalement faire du coaching d’équipe, d’arriver à accompagner les équipes dans leurs objectifs.
Le coaching d’équipe avec Alexandre Auquier
[00:03:23] Michel Godart: Le mot est lâché (Alexandre Auquier: Exactement), coaching d’équipe.
[00:03:25] Alexandre Auquier: Voilà, on y vient. Et de fil en aiguille je me suis aussi intéressé à tout ce qui est plutôt personnel, dans l’humain. Jusqu’à plus tard, enfin il y a trois ans, reprendre mes études en psychologie.
Comment l’agilité a replacé l’humain au centre
[00:03:35] Michel Godart: Alors on va revenir là-dessus. Parce que tu as dit quelque chose de très important. On va commencer à expliquer pourquoi j’ai voulu aussi discuter de ça avec toi, parce que l’agile c’est pour moi un élément clé. L’agilité qui était une méthodologie de travail au départ, ça se manifeste surtout par une question de changer ces mentalités, son approche, et donc on va être très, très vite et très, très rapidement confronté au mindset et à l’humain. Et je me rends compte qu’en fait, une méthode agile qui est censé faciliter le monde de l’informatique dans la collaboration, devient un vecteur mais super puissant de transformation de carrière. Je vois plein de gens dans l’agilité devenir coach agile, et on met très vite en fait l’humain dans un métier qui est à la fin, tu sais le vieux geek qu’on reprochait d’être solitaire dans sa chambre avec son paquet de chips, les ccc tu vois: chips, cola et chocolat, tu vois?
[00:04:16] Alexandre Auquier: Rires – Excellent, ça me parle.
[00:04:18] Michel Godart: Les petits clichés comme ça bien durs, où tu as le geek isolé, à un monde où le geek devient, en entreprise, un être hyper social et sociabilisé par la force des choses pour l’organisation de travail agile (Alexandre Auquier: Oui). Et c’est marrant que ça mène à des prises de conscience sur la gestion de la relation humaine.
[00:04:32] Alexandre Auquier: Oui, en fait c’est grâce, comme tu dis, à un peu cette mentalité agile. On comprend très vite finalement comment on arrive à se compléter, comment on arrive à collaborer.
[00:04:39] Michel Godart: Les forces du ensemble?
[00:04:40] Alexandre Auquier: Exactement, le côté collaboratif en fait, et le fait qu’on se complète aussi. Et à partir du moment où on se respecte, on s’écoute, et justement on tient compte des avis des uns des autres, ou qu’on construit des choses qui sont vraiment intéressantes, et qui finalement arrivent à des résultats très intéressants et très vite, et aussi de, à priori de très bonne qualité.
Reprendre des études
[00:04:55] Michel Godart: Du coup, je ne suis pas surpris de ton passage vers le coaching. Par contre, moi ce qui m’a surpris chez toi, c’est que tu as voulu aller beaucoup plus loin, jusqu’au point où tu reprends des études. Tu peux en parler?
[00:05:05] Alexandre Auquier: Oui, c’est vrai que ça fait toujours sourire aussi les gens quand je dis que je passe de l’informatique à la psychologie, ça peut paraître grand écart. Mais c’est en effet, comme je dis, une évolution au niveau d’un fil rouge humain. Avec les rôles, comme j’ai dit, de me rapprocher des gens, de comprendre leurs besoins, les questionner, de les écouter. Donc c’est déjà en effet des compétences, je pense de base, qui sont super importants au niveau de la psychologie. Et, en fait c’est une amie qui m’a conseillé un jour de dire « Ok, toi qui justement… », j’étais en Suisse à l’époque, « Toi qui t’ennuie entre guillemets, intellectuellement, qui cherche un peu un challenge, pourquoi tu ne reprends pas les études? Parce qu’en fait ce serait très intéressant qu’on ait des gens qui s’intéressent à ce que tu t’intéresses actuellement », à savoir tout ce qui est neurodiversité. Et qui…
La neurodiversité en entreprise
[00:05:40] Michel Godart: Tu as lâché le deuxième mot clé que je voulais voir sortir dans cette émission. On a déjà fait quelques podcasts, et je fais un petit coucou à Isabelle Deliége qui accompagne la neurodiversité en entreprise (Alexandre Auquier: Bonjour Isabelle), petit clin d’œil à elle.
[00:05:49] Alexandre Auquier: Et donc en fait elle m’a dit « Oui ben, ne serait-ce que les quelques cours que tu as suivis en ligne de l’Université de Genève, et les façons dont tu l’expliques et dont tu m’écoutes, ça m’apporte beaucoup plus que mes discussions avec ma psychologue actuelle. Et donc, qu’est-ce que tu fais? T’as pas envie en effet de te lancer dans un cursus en effet de psycho? Et tiens, regarde, il y a une université à distance qui permet de faire du temps partiel avec des diplômes reconnus universitaires. Essaie un semestre, tu verras ce que ça donne ». Et puis, comme je disais, j’étais à une époque où j’avais beaucoup levé le pied sur le côté, travailler beaucoup pour gagner beaucoup etc. Et donc c’est vrai que j’avais du temps, et, c’était aussi une occasion en fait d’apprendre des choses, et ça j’adore ça donc ouais.
La déconstruction masculine
[00:06:22] Michel Godart: Alors je t’avoue que je ne sais pas comment je vais le glisser dans cette émission, mais on a découvert aussi une chose qui était en commun, entre toi et moi, c’est qu’on est, et là je vais peut-être faire l’écart hein? C’est une parenthèse, mais elle est hyper importante à mes yeux parce qu’elle me rend fier de te recevoir aujourd’hui au micro, on a parlé de déconstruction masculine et de féminisme. Est-ce que c’est venu avant, pendant, ça a toujours été dans ton chemin? Dans le relationnel humain, il y a le genre, les couples, et donc quelque part je suis peut-être même presque pas surpris que tu fasses ce chemin-là pour les gens qui ont l’intelligence de le faire. Et d’un autre côté, c’est surprenant dans le sens où tout le monde ne fait pas le déclic.
[00:06:51] Alexandre Auquier: Je pense qu’on en revient à cette notion d’écoute et de respect, aussi qui sont propres à l’agilité de façon plus générale. J’ai pas commencé en effet par ces questionnements, moi j’ai plus commencé par des questionnements autour de la nutrition. Donc le fait de tout ce qu’on mange etc. Et c’est dans une mission, avec qui je discutais justement avec une collègue, où en fait elle a commencé à critiquer ce que je mangeais, à savoir des plats préparés le midi. Parce que c’était plus facile, parce qu’en effet c’était pas cher et en fait, bah voilà, solution de facilité, tu le prends en effet dans le sac à dos le matin et puis tu réchauffes le midi. Et puis elle a commencé à me conscientiser sur le contenu en fait de cette nutrition en termes de sucre et en termes de sel. Et ça j’avoue, j’étais complètement passé à côté, je n’avais aucune notion de nutrition à l’époque. Ce qui m’a amené de fil en aiguille à un niveau sportif relativement élevé aussi à une autre époque. En fait, elle a ouvert une porte. Rires – Où, comme on pourrait le dire aussi, elle m’a placé sur le nez une paire de lunettes que j’ai jamais pu enlever en fait, c’est vraiment cette conscientisation de choses qu’on nous fait faire, ou qu’on nous fait manger, ou qu’on nous fait acheter, qui en fait ne sont pas forcément bénéfiques, mais qui permet juste de gagner du temps mais tu le payes en fait autrement. Donc ça a commencé en effet par les questionnements au niveau de la nutrition. Ensuite ça suivi plutôt questionnement au niveau de l’écologie, donc en termes de consumérisme, pollution, etc. Limites planétaires ou…, peu importe.
Green IT et prise de conscience écologique
[00:07:54] Michel Godart: Et ça, c’est dur l’électrochoc pour un informaticien, non? Quand on gère des data Server et qu’on parle de GreenIT si peu, encore même en 2026 quand (Alexandre Auquier: Oui) il y a une urgence climatique, on ne parle pas encore assez de GreenIT je trouve.
[00:08:04] Alexandre Auquier: Oui et puis, pour être franc j’ai pris quelques claques en effet en conscientisant tout ça. Et là aussi, ce sont des choses une fois que tu apprends, soit tu nies en disant « De toute façon personne ne bouge », ou soit tu fais ce que tu peux à ton niveau. Comme je l’ai dit, j’ai eu des années geek où en fait ça m’amusait d’acheter en ligne des pièces les moins chères possibles et de les faire venir (Michel Godart: De monter toi-même tes PC) de partout, en Europe. J’ai refait, oui ce délire là quand j’avais, je ne sais plus à quel âge, peut-être une… 30 ans ou que sais-je, c’était juste un plaisir de retomber dans l’enfance. Mais en fait, je ne me rendais pas compte…
[00:08:28] Michel Godart: De l’impact.
[00:08:29] Alexandre Auquier: Qu’en commandant en un endroit, ça partait d’un autre dépôt, puis ça venait, et en fait c’était des colis dans tous les sens, exactement, je ne me rendais pas compte de l’impact. Et de tout ce que qu’on pouvait nous changer pour faire les choses. Et donc j’ai changé en effet cette façon de faire pour essayer de privilégier certaines choses comme par exemple, en commençant à combiner les questionnements, d’aller plus tôt au marché pour soutenir ton producteur local et d’aller acheter des légumes, bios ou non ça c’est encore d’autres questions, mais qui sont produites localement pour finalement soutenir ton voisin en fait. Et tu parlais de recréer aussi du tissu social, mais c’est exactement ça, de pouvoir discuter avec mon maraîcher. Et quand j’habitais à Lausanne, c’était exactement ça, je connaissais par cœur le gars et puis c’était toujours un plaisir d’aller le voir et en fait acheter (Michel Godart: D’échanger) des légumes chez lui, et de super qualité aussi donc… Tu conscientise aussi dans ces questionnements, par exemple nutritionnel, que ce que tu manges aujourd’hui qui est peu cher, en fait c’est vide, c’est vide de nutriments et autres, et donc ça n’a strictement aucun intérêt.
Observer les inégalités pour mieux les comprendre
[00:09:15] Michel Godart: Tu te poses quand même des questions sur ce que tu manges (Alexandre Auquier: Oui), on est bien d’accord. On va continuer dans l’élaboration de cette réponse. Donc tu me dis c’est d’abord un switch alimentaire (Alexandre Auquier: Oui), ça ne m’explique pas encore comment tu en arrives à la déconstruction masculine par exemple?
[00:09:27] Alexandre Auquier: C’est, ouais, marrant à dire mais en fait dans le milieu de l’écologie il y a beaucoup de femmes (Michel Godart: Oui), je trouve, certainement plus que d’hommes. À force de pouvoir, comme tu dis, côté social, échanger, ça a ouvert d’autres portes sur d’autres problématiques, et donc en effet sur les inégalités simplement. D’une façon assez générale, je me suis rendu compte que on parle beaucoup de salaire ou genre de choses mais ce n’est qu’une partie du problème, et je me suis amusé à un moment en réunion, à compter le nombre d’interruptions que pouvaient faire certains hommes par rapport à ce que disaient certaines femmes, j’y croyais pas forcément au début. Et c’est comme, comme pour tout.
[00:09:53] Michel Godart: Tu mets en doute pour comprendre?
[00:09:53] Alexandre Auquier: Conscientiser les choses, il faut que tu le vois toi-même ou que tu le vives. C’est facile en tant qu’homme, en plus blanc, de nier ou ne pas croire certaines choses, mais quand tu les vis ou tu prends.
[00:10:01] Michel Godart: Ou tu les observes.
[00:10:02] Alexandre Auquier: Le temps de les observer vraiment, et de façon objective, de vraiment prendre note, et noter, à la limite faire des stats pour garder le côté geek. Tu te rends compte très vite qu’il y a des choses que tu ne voyais pas forcément, et une fois que tu commences à les voir, c’est compliqué de fermer les yeux quoi!
L’injustice et la cohérence des individus
[00:10:13] Michel Godart: Des échanges que j’ai avec toi, j’ai vraiment l’impression d’avoir une personne, alors j’aime pas les étiquettes, j’aime pas les clichés. Tu as parlé de toute façon toi-même de neuro-atypisme, de TDAH et des choses comme ça offline. Une des caractéristiques de ces gens-là, c’est qu’ils ne supporte pas l’injustice aussi. Est-ce que ça ne t’a pas guidé aussi ce côté de ta personnalité où tu es curieux, tu as envie d’apprendre. J’entends ta sensibilité, ton émotivité que j’ai appris à découvrir en échangeant avec toi, et puis j’entends que, ben voilà, l’injustice elle te révolte quelque part.
[00:10:38] Alexandre Auquier: Oui, comme tu le dis par rapport à l’injustice, avec le temps ce que je vois, ce qui m’anime, c’est surtout la quête de cohérence, évidemment l’injustice aussi, mais là on peut parler des symptômes et en effet, tout ce qui est neuroatypie parce qu’en effet je me suis posé des questions, par rapport à ça il y a quelques années, je m’en pose entre guillemets encore, comme beaucoup de gens. Et c’est vrai que ça a été fort médiatisé, donc il y a aussi à boire et à manger là-dedans. C’est plutôt cette quête de sens, cette quête de cohérence dans ce qu’on dit, dans ce qu’on fait, dans les actions, les paroles. Et je pense que c’est aussi très fortement lié au bien-être en entreprise, et que ça a toujours été quelque chose qui m’anime, d’essayer de comprendre, beaucoup écouter, observer. Et justement de chercher cette cohérence.
La transition professionnelle
[00:11:10] Michel Godart: Tu es actuellement en transition professionnelle, je pense que je peux le décrire comme ça?
[00:11:13] Alexandre Auquier: Oui bien sûr.
[00:11:14] Michel Godart: Tu me dis que tu es encore aux études?
[00:11:15] Alexandre Auquier: Oui
[00:11:15] Michel Godart: Tu en es où?
[00:11:16] Alexandre Auquier: Pour encore quelques années hein!
[00:11:18] Michel Godart: J’imagine bien. Surtout que c’est en alternance c’est ça?
[00:11:20] Alexandre Auquier: Actuellement, oui. Là je vois le début. J’essaie de voir une étape à la fois, j’ai repris des études en psychologie qui n’ont rien à voir avec l’informatique, donc évidemment il y a pas de passerelles, surtout à 20 ans d’écart. J’ai repris à zéro, un Bachelor que j’ai entamé à temps partiel, donc normalement c’est quatre ans juste pour le Bachelor. Après un master en deux ou trois ans, et je m’étais dit que je visais peut-être un postgrade de trois ans encore en psychothérapie mais je pense qu’il y a d’autres voies possibles. Je suis en train de me questionner, revenu en fait en Belgique et ayant commencé ces études auprès d’une fac suisse, de pouvoir peut-être rejoindre une université locale. Ce qui va peut-être intensifier les choses mais qui va permettre de fluidifier la suite du parcours. Je pense que je serai diplômée avant mes 50 ans. Sincèrement il y a au moins cinq ou six ans devant donc c’est ça, c’est vraiment un marathon, il faut pouvoir vraiment aussi se préserver.
[00:12:05] Michel Godart: Et tu gardes la motivation en plus.
[00:12:06] Alexandre Auquier: En tout cas j’apprends beaucoup, énormément. Je désapprends aussi beaucoup, ça c’est intéressant, et je trouve ça, oui, vraiment utile. Et je pense que la mission qui est derrière, qui actuellement est d’accompagner en effet des gens qui ont connu des problématiques de harcèlement, ou d’abus, ou de manque de soins liés à cette diversité ou cette divergence, comme certains l’appellent. Je pense que oui ça reste clairement un objectif qui motive en fait. Et il y a tellement de choses à apprendre, et c’est quand même un domaine qui est bien bordélique je trouve.
Le bien-être au travail
[00:12:29] Michel Godart: La raison de nos échanges dans ce podcast aujourd’hui c’est le bien-être au travail, tu interviens en entreprise, déjà, malgré que tu sois encore aux études?
[00:12:36] Alexandre Auquier: Oui. Ben oui, oui. Mais en fait j’ai eu la chance comme je disais de tomber très vite, toi tu parlais de Scrum, la méthode agile la plus connue, merci le marketing, pas toujours la plus simple au contraire. Moi j’ai eu la chance de commencer avec l’extrême Programming, méthode cousine des années nonante de Scrum.
Pyxis, Pierre-Emmanuel Dautreppe, Norman Deschauwer et la Journée Agile
[00:12:49] Michel Godart: Je fais un petit coucou à Pierre-Emmanuel Dautreppe qui est formateur aussi, et qui fait les formations chez Pyxis Belgique d’ailleurs.
[00:12:54] Alexandre Auquier: Pierre-Emmanuel au plaisir
[00:12:54] Michel Godart: Tu le connais?
[00:12:56] Alexandre Auquier: Mais oui bien sûr, on s’est croisé beaucoup (Michel Godart: Tu l’a croisé à la Journée Agile) aux journées Agiles, ben oui évidemment.
[00:12:59] Michel Godart: Qu’ils organisent, avec Norman.
[00:13:00] Alexandre Auquier: De nombreuses années. Et Normand aussi, bonjour Normand. Donc ouais, non, non, c’est vraiment intéressant. Et donc ces méthodes agiles finalement te permettent, comme je disais, de travailler très différemment et moi ça m’a beaucoup orienté dans le début de ma carrière. Et comme je l’ai dit, j’ai d’abord pratiqué moi en tant que développeur, je pense que c’est quelque chose d’assez important de le vivre. Je ne comprenais pas l’intérêt au début, et au contraire ça m’ennuyait d’être à deux derrière un clavier, justement le côté extrême programming. Et très vite, j’ai compris qu’en étant à côté de quelqu’un qui a beaucoup de bagage, en fait tu apprends énormément avec ce duo, même très, très vite, et que tu gagnes aussi en qualité puisqu’en fait il y a deux cerveaux qui tournent derrière un objectif, et ça c’est vraiment intéressant parce que y a du challenge en permanence. Par rapport à ça, de fil en aiguille, comme je dis, une des valeurs agiles aussi c’est le fait de travailler ensemble avec toutes les personnes parties prenantes d’un projet ou d’un produit. Le fait d’avoir très vite aussi autour de la table des gens qui décident, des gens qui financent, des gens qui vont utiliser le produit que tu développes. En fait ça crée une proximité et ça crée aussi, comme je disais, écoute, questionnement, donc toujours des choses de base. J’ai d’ailleurs un chef qui disait « Ben l’agilité c’est juste du bon sens en fait, rien de plus » (Michel Godart: Oui clairement) ça a juste bien été packagé.
La mentalité agile au-delà de l’IT
[00:13:55] Michel Godart: Et c’est pas limité à l’IT, ça peut être plus globale!
[00:13:58] Alexandre Auquier: Oui, exactement. De plus en plus, parce que comme on l’a dit, finalement c’est surtout une mentalité. C’est mettre les bonnes personnes autour de la table, faire en sorte qu’elles soient motivées, de faire en sorte qu’il y ait de l’autonomie, de faire en sorte que… Ben voilà, elles puissent décider eux-mêmes au quotidien, par rapport à un cadre défini ensemble, je pense que ça donne beaucoup de sens aussi au travail en fait.
Son activité actuelle entre coaching et études
[00:14:14] Michel Godart: Alors comment tu te présentes alors maintenant? Imagine je suis DRH et tu dis « Ben voilà, moi je vais venir intervenir dans ton entreprise, elle me plaît, elle a des belles valeurs », on parlera des valeurs plus tard aussi d’ailleurs. Comment tu présentes ton approche? Parce que tu te situes encore entre deux eaux, si je peux le définir comme ça (Alexandre Auquier: Exactement). C’est difficile de se positionner ou pas?
[00:14:28] Alexandre Auquier: Exactement, et c’est pour ça. C’est, oui difficile de se positionner, et c’est pour ça que j’ai fait le choix finalement de redevenir employée à temps partiel. Ce qui me laisse en effet le temps de continuer les études, parce que ça reste un projet très important pour moi, et très long terme comme tu l’as compris. Actuellement, je suis revenue entre guillemets dans le domaine de gestion de projet, de la collaboration, de la coordination, de la facilitation. En entreprise, dans le secteur de la santé mentale, psychiatrie plus précisément, tout en faisant des coachings à côté mais plus individuel. Donc c’est vraiment là-dessus que j’interviens aujourd’hui, plus pour accompagner des gens qui se posent des questions par rapport à leur carrière, par rapport à leur fonctionnement, etc. Je fais de moins en moins d’interventions en entreprise, parce que c’est vrai que c’est assez chronophage en fait aussi par rapport à ça.
[00:15:03] Michel Godart: Donc c’est plus dans le privé, en individuel.
[00:15:05] Alexandre Auquier: Oui, exactement oui. Mais, comme je disais par rapport à ça précédemment, avant ici de venir, je faisais des missions en entreprise pour clarifier parfois les rôles et responsabilités justement, pour fluidifier les échanges et éviter d’avoir des zones grises et des attentes entre les gens. J’ai pu aussi travailler dans la facilitation de réunions de travail. Encore une fois, au niveau de la division du travail, de comment est-ce qu’on va livrer un produit, quelle partie d’abord, etc. Donc vraiment, entre guillemets, faire parler les gens, et les challenger au bon moment en fait. Et c’est typiquement ça le travail de coach, oui.
Mettre le curseur au bon endroit
[00:15:30] Michel Godart: Où est la tentation, à la limite de la tentation, parce que tu sais quand tu fais des prises de conscience si forte, c’est quand même tentant d’avoir envie de se dire aux gens « Hey les gars, je vois aussi d’autres choses que tu pourrais conscientiser ». Ça t’arrive de devoir dire à quelqu’un « On n’irait pas un peu plus loin, finalement? »
[00:15:42] Alexandre Auquier: Alors ça m’arrive mais pas en coaching. Pourquoi? Parce qu’en coaching tu es là pour accompagner les gens dans leur objectif, tu n’es pas là pour les influencer (Michel Godart: Voilà). Mais plus en effet pour les questionner et aider à atteindre cet objectif. Ça m’arrive en effet plus avec des amis ou dans des échanges plus informels, de poser des questions ou bien, ben évidemment de questionner dans le sens où: pourquoi est-ce que tu fais les choses? Et pourquoi est-ce que tu ne ferais pas d’une autre façon? Mais quand je disais pas avec la casquette de coach, là c’est super important, et je le vois de plus en plus en psychologie de….
[00:16:04] Michel Godart: On ne mélange pas les rôles.
[00:16:05] Alexandre Auquier: Voilà, de garder sa posture. Et c’est une des choses aussi que moi j’avais apprécié, que j’avais apprise, ici dans le cursus de coaching que j’avais suivi à Bruxelles. C’est en fait de changer de posture, de passer de la posture du consultant qui fait de l’audit, qui parle de produit et qui est dans la solution, à quelqu’un qui n’est pas du tout dans la solution, qui est plus là en effet pour la conscientiser et aider, accompagner les gens, mais sans influencer. Oui, ça c’est super important.
Recherche de sens au travail
[00:16:25] Michel Godart: Et est-ce qui t’arrives, par contre, d’avoir des gens qui, au départ te contactent pour un accompagnement, font des prises de conscience sur leur sens au travail, pour finalement en arriver à ces sujets. Et je parle notamment des gens (Alexandre Auquier: Oui) qui ont un burnout.
[00:16:35] Alexandre Auquier: Oui, oui. Parce qu’en effet il y a les valeurs derrière (Michel Godart: Ben oui, c’est ça), les valeurs, la cohérence, l’alignement.
Les valeurs en entreprise
[00:16:39] Michel Godart: J’avais dit qu’on parlerait de valeurs en entreprise. On y est.
[00:16:40] Alexandre Auquier: Belle transition. Non, Je pense que c’est sûr que, et le Covid a été un accélérateur, un déclencheur pour énormément de gens. Et il y a beaucoup de burn-out aussi derrière. C’est à partir du moment où tu n’es pas aligné par rapport aux choses dans lesquelles tu crois et qui finalement te font lever le matin, ben un jour tu as du mal à te lever. Et donc c’est sûr qu’il y a des questionnements, qui à un moment, elles vont arriver sur ces valeurs et sur le fait qu’on les vit ou les vit pas. Bon, maintenant tout le monde n’a pas le choix ou l’opportunité de changer ou quoi que ce soit, il y a quand même des réalités évidemment quotidiennes dont il faut tenir compte.
[00:17:06] Michel Godart: Puis il y a un échelon au-dessus aussi, parce que… Je m’explique: à un moment donné, malheureusement il y a l’effet marketing, il y a des boîtes qui sont très conscientes qu’elles ont un branding à soigner. Et dans le branding à soigner, il est très à la mode pour l’instant de mettre une valeur sur un mur. Et moi ce que j’ai constaté, alors je ne suis pas négatif hein mais je suis désolé c’est un constat objectif de mon vécu, de mon expérience. J’ai bossé dans beaucoup de boîtes où la valeur qui était sur le mur et celle qu’il n’y avait pas, qui n’existait pas et qu’on aurait bien aimé avoir. Genre on est pour l’humain, et j’ai vu des licenciements inhumains se faire, mais à tomber de sa chaise, c’est quand même un petit électrochoc de conscience et de moral.
[00:17:37] Alexandre Auquier: Oui. Et ça j’en ai vu aussi malheureusement des entreprises, où comme tu dis, les valeurs sont en murs mais on ne les constate pas en fait au quotidien.
[00:17:42] Michel Godart: On ne les vit pas du tout
[00:17:42] Alexandre Auquier: Non. Et ça c’est peut-être le risque entre guillemets, de demander qu’est ce qui ferait sens pour les gens, mais pas comment. Le côté plutôt en effet opérationnel et qu’est-ce que ça veut dire pour vous, entre guillemets, être professionnel? Qu’est-ce que ça veut dire pour vous de collaborer et ce genre de choses? De définir ce que veulent dire les valeurs et comment est-ce qu’elles sont vécues au quotidien, souvent cette étape-là en fait elle reste là. Et après je pense qu’il faut aussi pouvoir avoir la sécurité psychologique qui permet aux gens de dire qu’on est en train de bafouer entre guillemets ces valeurs, de pouvoir changer les choses aussi et ça c’est pas toujours évident quoi!
La relation de confiance
[00:18:09] Michel Godart: Alors quand on parle de: libérer la parole, parce que c’est de ça dont on parle maintenant, ça veut dire qu’il faut instaurer un siège et une relation de « safe place », de sécurité, et donc de relation de confiance. Est-ce que la confiance est un sujet sur lequel tu te rends compte que il y a forcément un lien avec la psychologie, la psychiatrie, on peut aller très loin dans l’analyse. Mais la confiance c’est quelque chose qui se gagne, mais ça marche dans les deux sens et ça doit se construire, et puis je dirais même plus loin ça doit se cultiver (Alexandre Auquier: Oui). Est-ce que dans ton travail tu réfléchis là-dessus?
[00:18:35] Alexandre Auquier: Oui, oui. Et puis la confiance ça se perd aussi très vite. Et après, ben généralement quand c’est perdu c’est compliqué. Je pense que ça commence avec de l’empathie et de l’écoute. Et c’est comme je disais, la posture en effet plutôt basse qui permet de faire du coaching, et de recevoir finalement, sans juger ce que peuvent amener les gens, ça fait partie de cette construction de confiance, et le fait de pouvoir entre guillemets suivre, questionner, s’intéresser à la personne aussi. Et comme on disait, d’avoir une cohérence entre les actes et la parole, je pense que c’est ça qui fait aussi en sorte que les gens ont confiance en toi et qu’ils vont revenir vers toi. Et le fait qu’ils reviennent, pour moi c’est le meilleur des feedback que tu puisses avoir en entreprise (Alexandre Auquier: Ah oui clairement). Et ça vient souvent des collègues directs plutôt que la hiérarchie ou quoi que ce soit qui ne travaille pas forcément avec toi. Donc oui la confiance, pour moi, c’est la base de tout.
Le coach comme facilitateur
[00:19:10] Michel Godart: Ça te choque si je dis « Moi, j’ai l’impression que les entreprises ont tellement du mal de créer un environnement de confiance, que c’est certainement la raison majeure pour laquelle ils passent par des coachs ». Parce que finalement quand tu fais appel à un coach, tu crées cette relation de confiance et quelque part tu combles (Alexandre Auquier: Oui) un manque que tu as dans ta boîte (Alexandre Auquier: Oui). Tu peux me corriger!
[00:19:25] Alexandre Auquier: Non, non, non. Non, non, je pense que, on l’a dit aussi souvent, par exemple au niveau de Scrum, c’est qu’en fait un très bon Scrum Master, donc un responsable de la méthodologie qui va aider, qui va coacher. Mais en fait, à un moment il s’en va, parce qu’il a fait son boulot, il a aidé l’équipe à grandir, à comprendre comment faire les choses et pourquoi on les faisait comme ça. Et à un moment on n’a plus besoin de lui. Donc je pense que c’est aussi le rôle du coach de venir à un moment en particulier pour aider certainement une direction ou quoi que ce soit.
[00:19:47] Michel Godart: Faciliter. C’est le facilitateur hein?
[00:19:48] Alexandre Auquier: À faciliter les choses pour passer certainement un cap, remettre en effet la communication ou même de la confiance, au niveau de l’équipe, au niveau des communications et au niveau des objectifs, oui, je pense c’est très important.
De la vision à la pratique terrain
[00:19:59] Michel Godart: Maintenant que tu es en switch de carrière, c’est quoi le plus gros challenge que tu vois face à toi? Parce qu’on a une vision qui change hein? On a une posture, on évolue, on fait un switch, on transite vers autre chose et puis… On observe des choses, et le regard avec lequel on observe (Alexandre Auquier: Voilà) varie très fort avec notre posture et ce qu’on fait (Alexandre Auquier: Oui). Et je me dis que maintenant, là où tu en es, il y a certainement des constats qui t’interpellent ou tu te dis « Waouh, le challenge est plus grand que je pensais, ou moins grand que je pensais (Alexandre Auquier: Oui), ou différent de ce que je pensais ».
[00:20:21] Alexandre Auquier: Oui, oui. C’est ça que c’est intéressant de parfois être un peu impulsif et pas trop réfléchir. Rires – Ce qui est assez paradoxal chez moi parce que j’ai tendance aussi à beaucoup réfléchir dans d’autres cas. Le plus dur je pense, c’est de se dire « Ok, comment est-ce que je peux transiter vers ce nouveau domaine, sans diplôme et donc vraiment de légitimité, tout en me rendant utile en fait? ». Et ça c’est vraiment une question qui m’a longtemps habité, comment arriver, petit à petit, étape par étape, en étant un peu agile justement vers cette nouvelle carrière, à se rendre utile dans un domaine où tu vas quand même pouvoir apprendre, mais sans encore exercer en tant que tel en fait.
Savoir se positionner quand on est encore en chemin
[00:20:49] Michel Godart: Oui parce qu’il y a le diplôme, mais après il y a la pratique aussi (Alexandre Auquier: Exactement, oui). Et tant que t’as pas la pratique et l’expérience, tu as toujours pas de légitimité alors?
[00:20:53] Alexandre Auquier: Exactement. D’où l’idée de continuer entre guillemets le coaching individuel, plus sur des objectifs du quotidien ou de carrière, qui sont loin des sujets comme des traumas, au genre de choses qui sont beaucoup plus complexes. Et de rentrer dans le domaine avec une casquette qui est plus la coordination, de la facilitation, et d’apprendre aussi finalement des métiers petit à petit par rapport à ça. Donc c’était vraiment « Ok, je dois garder un poste à temps partiel, sinon en effet je n’arriverai jamais au niveau des études. Mais comment je fais? ». Et j’ai cherché longtemps, avant de revenir en Belgique, et que j’étais encore en Suisse.
[00:21:19] Michel Godart: Et ta réponse maintenant c’est quoi alors? C’est une envie que tu as ou tu te dis « Bon bah c’est confortable, on fait les deux ».
[00:21:24] Alexandre Auquier: C’est clairement un objectif que d’arriver à avoir une pratique privée ou pluridisciplinaire dans un cabinet, ça c’est sûr. Maintenant je sais que je ne ferai pas que ça non plus. Ce que j’aimerais bien faire c’est faire de la vulgarisation (Michel Godart: Conférencier?), de la formation.
[00:21:35] Michel Godart: Intervenir.
[00:21:36] Alexandre Auquier: Ce genre de choses aussi, ça m’intéresserait beaucoup. Mais pourquoi pas aussi garder un pied dans une institution, et donc, un peu côté slasheur, ou de pouvoir finalement avoir différentes expériences dans différents domaines qui vont s’alimenter les unes les autres, tout simplement. Parce que je ne me vois pas, je ne me vois plus, faire que la même chose 100 % au même endroit. Aussi pour le côté social aussi, pour le côté challenge aussi, pour le côté… Comme je disais apprentissage. Je l’ai vu en tant que consultant, aujourd’hui j’ai une expérience qui est ce qu’elle est, mais parce que j’ai changé tous les deux ans, parce que j’ai fait plusieurs missions, parce que j’ai vu différentes façons de travailler, différentes personnes. C’est ça je pense qu’il donne de la richesse, et donc bouger c’est important.
Le futur dans 5 ou 6 ans
[00:22:07] Michel Godart: Je ressens ton fil conducteur très bien. Comment tu le vois ce fil conducteur dans cinq ans, six ans? Tu te vois où? Tu te vois comment? C’est quoi ton idéal? Là ce qui te donne de l’énergie, c’est d’apprendre, c’est de voir ton évolution, step by step, d’aider les gens j’imagine.
[00:22:19] Alexandre Auquier: Oui, ben je ne pense pas que ça changera. Dans le sens où le fil rouge sera toujours entre guillemets, de se sentir utile, d’aider les gens, de faire la différence aussi entre guillemets dans leur vie.
Les utopistes et les fous seuls changent le monde
[00:22:26] Michel Godart: Et si je te dis les utopistes et les fous seuls changent le monde – Rires – tu te reconnais là-dedans ou pas?
[00:22:31] Alexandre Auquier: On dit souvent « Génie, folie, il n’y a qu’un pas », tu vois ce genre de choses. Je ne sais pas, je pense en effet qu’il faut pouvoir ben parfois s’écouter soi plus que les autres, et aussi de suivre ses envies, qui restent encore un privilège, ça c’est sûr et certain (Michel Godart: On est bien d’accord). Au plus tu avances, au plus tu te rends compte aussi que tout le monde n’a pas la possibilité de claquer la porte et partir quatre ans à l’étranger, ce genre de choses. Mais oui, je pense que quand on a un sujet, en tout cas qui nous motive, il faut pouvoir plonger dedans et se donner les moyens si on peut évidemment le faire, juste de suivre son instinct et puis d’apprendre un maximum.
[00:22:57] Michel Godart: On rejoint un Ikigai.
[00:22:58] Alexandre Auquier: Oui, c’est vraiment ce croisement entre ce qui motive, etc. Et l’envie d’apprendre les valeurs comme on disait précédemment. Et comme on disait, d’arriver à trouver le croisement des moyens et des possibilités qui permettent d’y arriver quoi.
Contacter Alexandre
[00:23:10] Michel Godart: Si on veut faire appel à toi pour du coaching privé pour l’instant, on peut te contacter comment? Tu as un site internet qui est dédié à ton activité ou pas encore?
[00:23:16] Alexandre Auquier: Alors j’en ai un, que je dois mettre à jour, c’est vrai que ça fait longtemps que je n’y ai pas touché.
[00:23:19] Michel Godart: Tu connais l’expression « Les cordonniers sont toujours les moins bien chaussés » (Alexandre Auquier: Oui). Un informaticien, mon Dieu !
[00:23:24] Alexandre Auquier: Non mais, c’est intéressant, c’est qu’aujourd’hui je travaille beaucoup par bouche à oreille parce qu’il y a des gens qui sont contents et qui en parlent à d’autres en fait.
[00:23:30] Michel Godart: C’est la meilleure publicité du monde en fait.
[00:23:31] Alexandre Auquier: Exactement.
[00:23:32] Michel Godart: Au moins tu perds pas ton temps sur LinkedIn pendant 6 h.
[00:23:34] Alexandre Auquier: Ça, c’est déjà le meilleur moyen de me contacter, sans forcément y passer 6h. Ouais, je pense qu’en effet tu attires des gens pour des problématiques, ou un profil ou un style que toi tu as, qui font que le bouche à oreille fonctionne certainement mieux pour ça. Pourquoi? Parce que, ben je veux dire, tu attires des gens qui sont un peu comme toi, qui pensent comme toi. Typiquement la méthode que moi j’utilise, qui est un tableau blanc virtuel où je note énormément de choses, (Michel Godart: Tu utilises Miro tu me disais?) ben ça attire des gens, ouais. Des gens qui sont assez cartésien et qui aiment bien le fait de pouvoir revenir lire. Ben çaa fait partie de moi, ça fait partie des gens qui viennent aussi échanger avec moi. Ça les aide beaucoup, j’ai pas mal de feedback très intéressant sur la méthode. Et donc dans ce cas-là, oui le bouche à oreille est le meilleur mais si vous voulez échanger avec grand plaisir, et LinkedIn est certainement le meilleur moyen oui.
Définition d’un bon RH
[00:24:11] Michel Godart: On a un système de rituel de clôture de ce podcast. On a trois questions de clôture sur le thème RH (Alexandre Auquier: Ok), donc je vais te demander: c’est quoi pour toi un bon RH?
[00:24:17] Alexandre Auquier: Je pense que je vais reprendre ce que je disais précédemment, à savoir quelqu’un surtout qui écoute. Parce que certainement, quand tu vas voir une personne qui est aux ressources humaines, ben c’est généralement pas juste entre guillemets pour boire un café, même si évidemment c’est toujours agréable, mais pour discuter de choses qui te sont propres, de… Que ce soit en termes de carrière, que ce soit en termes d’envie, que ce soit comme on disait en termes de valeurs, ou même de désalignement par rapport aux valeurs, donc je pense que c’est surtout quelqu’un disponible et qui écoute, oui.
Les rencontres et méthodes qui inspirent
[00:24:38] Michel Godart: Deuxième question: est-ce qu’il t’est déjà arrivé un effet « Waouh »? Un effet « Waouh » c’est un endroit où une personne que tu rencontres, dans le milieu professionnel, et tu te dis « Waouh, là, il y a de quoi être inspiré. Il y a quelque chose de différent. Je n’ai pas l’habitude, je suis impressionné ». Et si tu n’as jamais connu ça, qu’est-ce qui te donnerait un petit effet « Waouh » dans ta vie? Le moment où tu as les yeux qui brillent et les étincelles dans les yeux.
[00:24:57] Alexandre Auquier: Je l’ai connu, et même à nombreuses reprises, l’effet « Waouh » il y en a deux qui me viennent. D’une part sur justement la méthode, et d’autre part sur une personne, et c’est lié.
[00:25:03] Michel Godart: On peut les citer, on peut faire signe.
[00:25:05] Alexandre Auquier: Bonjour Timothée en tout cas. Justement qui avait ramené cette extreme programming, je pense d’Angleterre à l’époque, qui est chimiste à la base mais c’est quelqu’un qui avait, qui a certainement encore beaucoup de leadership. Et qui faisait très confiance en effet au niveau de l’équipe, et toujours innovant.
Timothée Pourbaix
[00:25:16] Michel Godart: Timothée comment?
[00:25:16] Alexandre Auquier: Timothée Pourbaix oui, merci Timothée. Et c’était vraiment quelqu’un d’inspirant, justement en termes de gestion humaine, et qui était toujours les mains dans le cambouis avec l’équipe. Et donc pour moi c’était vraiment, ben oui, typiquement un leader inspirant et au service de l’équipe, (Michel Godart: Je cultive la gratitude) j’ai beaucoup apprécié. Oui (Michel Godart: Tu as remarqué), oui je vois ça.
[00:25:31] Michel Godart: Pour moi citer les gens c’est extrêmement important (Alexandre Auquier: Oui) s’ils ont quelque chose de bien (Alexandre Auquier: Oui), qui sont faites bien, il faut les gratifier, je pense que c’est important. On ne dit pas assez les bonnes choses
[00:25:37] Alexandre Auquier: Mais là je pourrais passer 4h à ton micro alors hein? Gratifier énormément de gens même!
[00:25:40] Michel Godart: Ah ben reviens, reviens passer 4h à mon micro (Alexandre Auquier: Avec plaisir). Nous allons faire un podcast, spécial épisode où on gratifie toutes les personnes qui ont des qualités humaines, qui se démarquent et je pense qu’elles le mériteraient tous.
Écrire des tests avant de développer
[00:25:48] Alexandre Auquier: Oui, non mais c’est très chouette. Et puis tu vois l’autre côté « Waouh! » c’était aussi, ben justement dans l’agilité ce côté révélation que j’ai eu. Et ça c’est peut-être un peu technique mais, le fait d’écrire des tests avant de développer à l’époque, donc j’étais quand même assez jeune et je sortais, je sortais de l’école. Et pour moi c’était une torture, je comprenais vraiment pas l’intérêt, jusqu’à ce que j’expose la production parce qu’il y avait des tests qui n’étaient pas fait. Et ensuite ben j’ai compris que, oui, je me suis évité beaucoup de problèmes ultérieurement en ayant essuyé ce path-là. Et donc ça m’a vraiment convaincu en me disant « Ah oui mais ok. Un, ça permet d’arriver à collaborer et d’avoir cette sécurité psychologique mais aussi par rapport au code, qui permet de ne pas tout casser. Et ça c’était tellement important ». Et donc ce switch en disant « Ok, ça ne sert à rien, c’est qu’une corvée » à « Ben non en fait, j’ai compris maintenant l’utilité quoi ». Et c’est comme ça pour plein d’utilité, et quand je disais, quand tous les yeux sur certaines choses tu ne peux pas les refermer, il y a beaucoup d’exemples comme ça oui.
Un message aux DRH, patrons d’entreprise…
[00:26:34] Michel Godart: Tu as tous les DRH, patrons d’entreprises devant toi, en une foule, et tu peux leur passer un message. Tu auras envie de leur demander ou de leur dire quoi?
[00:26:41] Alexandre Auquier: Ben passez du temps sur le terrain en fait. Allez voir, allez voir ce qui se passe, prenez la température, discutez avec les gens. Oui, je pense qu’il faut se balader au niveau des services, des unités.
[00:26:49] Michel Godart: C’est vrai que moi j’ai connu des entreprises où j’ai jamais vu le CEO passer dans les couloirs (Alexandre Auquier: Oui), c’est un peu dommage.
[00:26:52] Alexandre Auquier: Et le DRH? Oui?
[00:26:53] Michel Godart: Non DRH pareil.
[00:26:54] Alexandre Auquier: Ah? Ben voilà
[00:26:54] Michel Godart: Très rare.
[00:26:55] Alexandre Auquier: Donc message important.
[00:26:55] Michel Godart: Très rare aussi.
[00:26:56] Alexandre Auquier: Baladez-vous dans les couloirs. Et en fait juste prendre du temps pour discuter avec les gens, je pense que c’est comme ça qu’on crée de la confiance, et aussi qu’on apprend souvent beaucoup de choses. Parce qu’on est parfois déconnecté entre les haut des entreprises et… (Michel Godart: Un super…) un côté opérationnel.
Laissez un message vocal à Alexandre
[00:27:07] Michel Godart: Bon mot de clôture Alexandre. Je propose ceci (Alexandre Auquier: Merci Michel) aux auditeurs et aux auditrices: je pense que ce témoignage et ce parcours partagé va donner peut-être des envies de réaction. Donc on a sur le podcast un voicemail, dans le texte descriptif on peut cliquer sur le lien. Et on peut y laisser un message vocal, donc on s’enregistre, on réécoute autant de fois qu’on veut, quand on est content du résultat sur la qualité sonore et ce qu’on a dit (Alexandre Auquier: Oui), on fait envoyer, on doit encoder son mail, on le reçoit. Si j’entends que la personne me dit « Ben tu peux partager sur les réseaux », je ne ferai pas de filtre, je vais afficher dans la publication, le jour de la publication de ton podcast, en commentaire le lien, et on entendra la personne avec sa voix réagir sur ton podcast (Alexandre Auquier: Oui). Et si elle ne me dit rien, je prendrai la prudence de t’envoyer le lien en privé (Alexandre Auquier: Excellent). Tu pourras écouter, répondre de la même manière ou répondre par mail (Alexandre Auquier: Oui bien sûr) à la personne.
Charles-Louis de Maere
[00:27:49] Alexandre Auquier: C’est génial, j’adore le concept. Et d’ailleurs ça me rappelle que j’ai réagi au podcast de Charle-Louis (Michel Godart: Exact) à l’époque, en lui envoyant un message vocal.
[00:27:55] Michel Godart: C’est juste.
[00:27:55] Alexandre Auquier: Et que je remercie d’ailleurs aussi au passage, parce que c’était vachement important
[00:27:58] Michel Godart: Pour la Journée Agile!
[00:27:58] Alexandre Auquier: Au niveau de la carrière, oui tout à fait.
[00:27:59] Michel Godart: Un petit coucou à Charles-Louis aussi.
[00:28:01] Alexandre Auquier: Exactement! Merci Charles-Louis, et au plaisir. Et à bientôt Michel.
[00:28:03] Michel Godart: Un mec passionnant d’ailleurs.
[00:28:04] Alexandre Auquier: Oui, exactement!
Clôture de l’épisode
[00:28:05] Michel Godart: Merci à toutes et à tous, à très bientôt pour de nouvelles aventures hrmeetup.©. Et partagez, likez et commentez! C’est aussi faire honneur des invités qu’on reçoit de faire ce geste, qui ne coûte rien, mais qui permet beaucoup de visibilité. À bientôt!
[00:28:15] Alexandre Auquier: Au plaisir.
[00:28:15] Michel Godart: Ce projet podcast est une initiative créé et proposé par l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground », espace de coworking à Evere. Depuis janvier 2025, et pour cinq années, nous sommes aussi sponsorisé par « Plugin Company », notre opérateur de bornes et de cartes de recharge privilégié. « The Podcast Factory Org » est très fier d’être membre de « KAYA » – Coalition des Écopreneur et Écopreneures, et de collaborer avec le « Love Health Center ». Vous retrouverez tous les épisodes de tous nos podcasts sur le site « What’s Your Story point be ». N’oubliez pas de vous abonner à notre chaîne YouTube @thepodcastfactoryorg, nous y proposons le podcast en format vidéo, avec la transcription en sous-titres, en plusieurs langues.
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