Géraldine Blanchet – « Handi’Cape & Cinéma » à PodBXL 2025

Handi’Cape & Cinéma, proposé par Géraldine Blanchet, sera à PodBXL à 18h le 05 juillet 2025 ! – Podcast #027 PodBXL
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Et si le cinéma avait le pouvoir de transformer notre regard sur le handicap ?
C’est avec cette question que s’ouvre Handi’Cape & Cinéma, un podcast unique en son genre.
Le seul en France et en Francophonie à croiser deux univers rarement explorés ensemble : le handicap et le cinéma.
Handi’Cape & Cinéma, c’est bien plus qu’un podcast : c’est une passerelle entre l’image et la réalité. À chaque épisode, une voix, un regard, un récit.
Cinéastes, acteur·ices, bénéficiaires de chiens d’assistance, aidant·es et proches… Tous partagent ce qu’ils vivent, ce qu’ils voient, ou aimeraient voir dans nos fictions.
Aux commandes de ce podcast : Géraldine Blanchet, intervenante cinéma, famille d’accueil pour l’association Handi’Chiens et militante du quotidien pour une culture plus inclusive.
Elle crée ce podcast parce que les images façonnent les imaginaires, et que le handicap y est trop souvent invisibilisé, caricaturé ou héroïsé.
Parce qu’elle veut déconstruire les récits dominants, micro après micro, et placer la vulnérabilité au cœur de nouveaux récits qui poussent à la réflexion.
Avec chacun·e de ses invité·es, elle met en lumière des initiatives, des projets novateurs et des personnalités engagées pour faire avancer l’accessibilité et l’inclusion dans l’univers du cinéma !
Parce que chaque histoire racontée peut devenir un levier de changement.
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Pour les personnes sourdes, malentendantes ou rencontrant des difficultés d’audition, nous proposons une transcription intégrale en fin d’article.
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Attention les messages vocaux seront partagés en public, si vous ne souhaitez pas rendre public votre intervention, mentionnez le dans votre message.
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Vivez une journée immersive où podcasts, valeurs et émotions s’entremêlent, avec des créateur·ices qui parlent vrai.
Rencontrez Handi’Cape & Cinéma et d’autres voix qui changent la donne : échangez, partagez… Et faites partie d’une communauté passionnée.
Partie de zéro il y a quelques mois, Géraldine a tout appris en un temps record et elle produit seule ses épisodes.
Et ce 5 juillet à 18h, au festival PodBXL, elle franchit une nouvelle étape ! Son podcast Handi’Cape & Cinéma vous invite à un enregistrement live exceptionnel.
Le public sera invité à poser ses questions, à faire entendre sa voix. Oui, votre voix peut faire partie de cet enregistrement.
Rendez-vous le 5 juillet à Transforma BXL pour le festival PodBXL.
Liens utiles :
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Français : La transcription intégrale de ce podcast est proposée en sous-titrage de la vidéo en cinq langues : français, néerlandais, allemand, anglais et espagnol.
Néerlandais : De volledige transcriptie van deze podcast is beschikbaar als ondertiteling van de video in vijf talen: Frans, Nederlands, Duits, Engels en Spaans.
Allemand : Die vollständige Transkription dieses Podcasts ist als Untertitel des Videos in fünf Sprachen verfügbar: Französisch, Niederländisch, Deutsch, Englisch und Spanisch.
Anglais : The full transcript of this podcast is available as video subtitles in five languages: French, Dutch, German, English, and Spanish.
Espagnol : La transcripción completa de este pódcast está disponible como subtítulos del vídeo en cinco idiomas: francés, neerlandais, allemand, anglais et espagnol
Séquençage du podcast avec Géraldine Blanchet :
- [00:00:02] Introduction, présentation de Géraldine Banchet
- [00:01:25] Présentation du podcast Handi’Cap & Cinéma
- [00:05:14] Pourquoi une cape ?
- [00:06:29] Comédien·nes en situation de handicap
- [00:09:42] Partir de zéro et tout lancer en à peine quelques mois
- [00:11:08] Premier podium
- [00:11:50] Ce que Géraldine prévoit pour PodBXL
- [00:14:15] Des échanges avec le public ?
- [00:14:50] L’intention et le sujet de l’accessibilité en salle
- [00:15:45] Une approche inclusive aussi pour le podcast
- [00:16:51] La question du financement
- [00:18:11] Pourquoi venir au festival ?
- [00:20:23] Clôture du podcast
Transcription intégrale en Français :
Jingle Intro: [00:00:00] You are listening to The Podcast Factory Org.
Michel: [00:00:02] Bienvenue pour un nouvel épisode PodBxl, votre podcast, je dis éphémère parce qu’on ne garantit pas tout le temps qu’on publie des épisodes. Je suis extrêmement fier, ben en fait je dis ça à chaque fois mais c’est vrai je le pense avec mon cœur, les neuf sont géniaux, mais il y a des gens qui touchent, et toi tu m’as touché beaucoup Géraldine, c’est une belle histoire ce qui s’est passé entre nous. Et donc je suis tellement heureux que tu te déplaces d’aussi loin pour venir à Bruxelles présenter ton podcast qui est unique. On va commencer par te présenter, en trois minutes si tu devais dire à quelqu’un qui tu es Géraldine ?
Géraldine Blanchet: [00:00:31] Alors, ben moi aussi je suis très heureuse Michel, de ce petit moment-là qu’on partage. Donc je suis Géraldine, je viens de loin puisque j’arrive de Marseille, dans le sud de la France, et je suis intervenante cinéma avec une forte dimension de responsabilité sociétale et environnementale. Je suis médiatrice culturelle cinéma, et je suis en parallèle famille d’accueil pour l’association Handi-chiens et donc je rééduque des futurs chiens d’assistance. J’en ai un là, à l’instant, qui a sept mois, qui est à mes pieds, qui est super tranquille, qu’on ne devrait pas entendre, normalement, qui s’appelle Vinci. Et donc qui sera un futur chien pour des personnes en situation de handicap, pas un chien guide, mais un chien pour les personnes PMR, pour les personnes autistes ou épileptiques. Et j’ai eu envie de mixer ces deux centres d’intérêt très, très, forts dans un podcast aussi parce que je suis la petite sœur d’une personne handicapée et la maman d’un enfant qui est aussi en situation de handicap.
Michel: [00:01:25] Et tu sais quoi ? La vie est bien faite parce que, transforma où se déroule à Evere PodBXL, il se situe dans un zoning qui s’appelle Da Vinci, et ton chien c’est Vinci (Géraldine Blanchet: Ah, il n’y a pas de hasard), petite anecdote. La deuxième question que j’ai envie de te poser, tu as brièvement un peu présenté le podcast, mais voilà je voudrais qu’on en dise un peu plus, j’ai envie qu’on dise aux auditeurs pourquoi ce podcast est important, pourquoi il devrait d’abord aller l’écouter avant le festival pour encore mieux interagir avec toi. Puisqu’on le rappelle, le festival, tu vas être sur un podium, tu vas faire un épisode en live et le public pourra intervenir, le public sera enregistré aussi, donc on entendra l’intervention du public donc ça va être une expérience assez unique. Ils pourront intervenir, poser des questions, enfin si tu le souhaites en tout cas, (Géraldine Blanchet: Bien sûr). Donc moi j’ai envie de dire aux auditeurs « Allez d’abord écouter le podcast de Géraldine », on va dire son nom et on va dire de quoi ça parle, et on va expliquer les éléments motivant pour le faire. Parce que si vous venez voir Géraldine en live faire son épisode, sur le podium, ben ce serait génial que vous ayez un peu déjà de connaissance de ce qui a déjà été dit dans d’autres épisodes pour encore mieux intervenir et enrichir l’échange. Qu’est-ce que ce podcast ? Pourquoi il est important ? Quel est le message majeur ? Quelles sont les valeurs que tu veux faire passer ?
Géraldine Blanchet: [00:02:29] Alors ce podcast, il s’appelle Handi’Cap et Cinéma. Et handi’Cap je l’ai écrit en deux mots, j’ai écrit handi, une petite apostrophe, et puis je fais un petit clin d’œil à la cape du chien d’assistance et du chien guide. C’est le seul podcast en France, et en francophonie, qui mêle le sujet du handicap et du cinéma. Et j’ai sorti six épisodes, le sixième est sorti ce matin, voilà, c’est tout frais, il est récent, je sors un épisode chaque mois dans lequel j’invite soit des bénéficiaires de chien guide et chien d’assistance, soit des professionnels du cinéma qui ont réalisé un film qui touche le handicap. Dans chaque épisode, je demande à mon invité quel est le rapport qu’il entretient, d’abord, au handicap. Qu’il soit handicapé ou non, voilà, on a tous des proches en situation de handicap autour de nous, on a tous des questionnements par rapport à ça. Ensuite, je lui demande quelle est son expérience du chien-guide et du chien d’assistance, alors ça selon l’invité c’est une partie qui peut-être plus ou moins longue. Si c’est un bénéficiaire, bien sûr il aura plein de choses à nous raconter et plein d’histoires qui seront très inspirantes. Si c’est un professionnel du cinéma, il connaîtra peut-être moins le chien guide et chien d’assistance, mais l’objectif c’est justement de le rendre mieux connu, en particulier le chien d’assistance puisque, trop souvent, quand je me promène avec Vinci, on me dit « Ah oui, c’est un chien pour les aveugles ». Alors que pas du tout, on remet aussi des chiens d’assistance pour plein d’autres problématiques, plein d’autres handicaps possibles et ils font un travail remarquable. Et ces histoires qu’ils partagent avec leurs bénéficiaires, j’avais envie de les transmettre au grand public pour changer le regard sur le handicap. J’avais envie aussi qu’elle parvienne aux professionnels du cinéma pour que, elle vienne nourrir d’autres imaginaires sur le handicap et qu’on ait des films plus inspirants, où, ces histoires viennent vraiment raconter des liens qui sont incroyables, en fait. Et elles viennent, à la fois transformer le bénéficiaire, mais transformer tous ses proches aussi. Ces chiens d’assistance, ces chiens guides, ils ont vraiment un effet sur les proches des personnes handicapées, notamment chez les aidants qui sont souvent d’ailleurs des aidantes. Donc là, c’est la petite dimension féministe de mon podcast, c’est de soutenir aussi les aidantes. Je suis moi-même aidante, donc voilà à quoi ça vient faire écho. Voilà, inspiré des professionnels du cinéma pour créer de nouveaux récits sur le handicap. Et les deux dernières parties, c’est : je demande à mon invité quelle est sa pratique, où est-ce qu’il va au cinéma, comment, etc. Et enfin, quel est son film coup de cœur qui aborde la question du handicap ? Parce que beaucoup d’entre nous connaissent « Un petit truc en plus » qui a fait 11 millions d’entrées, c’est un énorme succès. Mais il existait déjà depuis bien longtemps plein d’autres films, et ces films-là, là c’est la médiatrice culturelle qui parle, et j’ai envie de les mettre en avant et j’ai envie qu’on soit pas tout seul en salle à les voir, et qu’ils soient partagés.
Michel: [00:05:14] Handi’Cap, tu as parlé du nom mais cap, c’est comme la cape du super héros. J’ai cru comprendre que c’est un peu aussi ce que tu veux montrer, c’est que les chiens, ce sont les super héros.
Géraldine Blanchet: [00:05:22] Voilà. Alors la cape, c’est surtout pas celle de la personne handicapée, parce qu’on n’a pas envie non plus de représentation où on demande aux personnes handicapées d’être des gens exceptionnels qui relèvent des défis incroyables. Non, on va les laisser tranquilles, faire leur cheminement. Par contre, c’est vrai que dans les histoires que j’ai recueillies, que j’ai entendues entre ces chiens et leurs bénéficiaires, ben j’ai entendu des chiens d’assistance, par exemple, qui ont sauvé leur bénéficiaire épileptique de la piscine et de la noyade en fait, pendant une petite absence dans l’eau. C’est des chiens qui ne sont pas formés à aller récupérer une personne dans la piscine, mais le lien est tellement fort qu’ils peuvent le faire. J’ai entendu aussi, je le raconte dans mon premier épisode avec Anaïs, enfin c’est elle qui le raconte d’ailleurs, sa chienne Snow est venue prévenir les pompiers qu’Anaïs faisait un malaise, voilà. Les gens ne réagissaient pas aux aboiements de Snow, elle a compris qu’Anaïs avait besoin d’aide et elle est allée, j’en ai encore les poils quand j’en parle de cette histoire, voilà, donc c’est ce côté incroyable des liens que peuvent partager ces bénéficiaires handicapés et leurs chiens. Et j’ai vraiment envie que ces histoires-là, elles soient connues du grand public.
Michel: [00:06:29] Les animaux, il n’y a pas de comparaison possible, c’est l’amour pur quoi. Et savoir qu’un chien qui n’a même pas été dressé pour ça est capable de faire un truc pareil, c’est là que tu te rends compte à quel point on a des leçons à apprendre de nos animaux de compagnie, donc ça, ça m’a beaucoup touché. Ce qui m’a touché aussi beaucoup, c’est que, oui, tu es engagée dans le combat féministe, ce qui me plaît. Et alors ce que j’ai retenu de ce que tu m’avais partagé, tu apportes une attention particulière à des films où la personne qui joue le rôle de la personne handicapée, c’est vraiment une personne handicapée. Ça me fait penser à un film que j’ai vu qui est « Le huitième jour » (Géraldine Blanchet: Oui), ça change tout. C’est la personne, et là tu te connectes, et ça c’est touchant.
Géraldine Blanchet: [00:07:04] Ouais. C’est vrai que c’est aussi le but de ce podcast, c’est faire connaître ces films qui sont interprétés par des comédiens eux-mêmes en situation de handicap. C’est porter aussi leur voix, je vais enregistrer, bientôt justement, en arrivant sur Bruxelles je vais m’arrêter à Lille et je vais enregistrer avec Candy Ming, qui est une comédienne en situation de handicap qui avait joué dans un film de Yolande Moreau qui s’appelle Henry. Où elle jouait une petite serveuse, un papillon comme on les appelle là, qui venait seconder Pippo Delbono, qui vient de perdre sa femme. Voilà Candy elle revendique ben le droit à jouer, le droit à jouer ces rôles-là, le droit à plus de diversité aussi sur les écrans, et c’est aussi tout ça que je viens porter avec ce podcast. Il est vraiment engagé parce que je crois que on a tous à y gagner, à laisser… Voilà, là tu as, tu as laissé couler quelques larmes, c’est, c’est de la vulnérabilité et c’est super, et c’est ok, et tout le monde a intérêt à moins jouer les super héros, à moins être dans une idée de performance, la nature n’est pas performante, nous n’avons pas à l’être non plus, en fait. Et puis, on a tous à y gagner aussi, à aller dans plus de diversité en fait, il y a plein de comédiens extraordinaires qui sont capables d’interpréter des choses incroyables, de nous surprendre. Et c’est vrai que, ben quand on regarde un film parfois , on a l’impression de scénario qu’on a un peu vu, et revu, et revu, mais parce qu’on se limite. Et plus on va ouvrir à des comédiens qui ont des univers complètement… Enfin Candy Ming elle a un univers qui est complètement à elle, qui est unique à proposer. Après ça, il existe aussi des comédiens qui interprètent les personnes handicapées. Pour moi c’est OK aussi, c’est juste une question de dosage. C’est à dire que il faut que chacun puisse jouer, handicapé ou pas handicapé, et il faut qu’il y ait des personnes handicapées qui puissent jouer d’ailleurs, c’est le cas de Candy qui joue dans le film mon inséparable dont on a parlé dans l’épisode cinq avec Anne-Sophie Bailly, qui en est la réalisatrice. Et elle ne pouvait pas donner le rôle principal à Candy parce que ça ne collait pas avec son personnage, et elle lui a donné un rôle qui était un peu plus secondaire de serveuse, mais pas du tout un rôle de personne handicapée. Et c’est ça qui m’intéresse en fait, c’est que vraiment, on puisse, on peut aussi jouer un rôle et un rôle de composition. Et il y en a certains qui sont magnifiques, je pense à un film qui s’appelle « Marche ou crève », où il y a une comédienne qui joue, une jeune femme qui est polyhandicapée et puis avec un handicap très lourd, ben cette femme finit dans l’eau à un moment donné, je suis assez contente qu’on n’impose pas une scène comme ça à une personne en situation de handicap. Et c’est bien pour ça qu’effectivement, là il y a quelqu’un qui fasse un travail, et puis c’est du jeu aussi, voilà, le jeu d’acteur c’est aussi, voilà, se mettre dans la peau de personnages différents. Et pour moi c’est ok de se mettre dans la peau d’une personne handicapée, à condition qu’on puisse aussi proposer aux personnes handicapées d’interpréter, elles aussi, leurs propres rôles. Enfin voilà, qu’on ait vraiment de la diversité.
Michel: [00:09:42] Tu sais que dans notre association, on est hyper engagé sur l’inclusion quoi. Donc, franchement, moi, quand tu m’as parlé de ton projet j’avais qu’une envie, c’est de tout faire pour t’aider. Et du coup ça m’a permis de découvrir une Géraldine… Alors c’est peut être un truc qui va peut-être moins intéresser ceux qui s’intéressent aux podcasts purs, mais moi j’ai envie de le souligner parce que c’est quand même quelque chose d’incroyable quoi ! Tu n’y connaissais rien, on s’est parlé, je t’ai expliqué, et tu fais tes montages seule et t’as appris… Je crois que j’ai formé je ne sais combien de personnes, t’es la première personne à avoir appris aussi vite, et tu fais des montages de qualité de ouf. Donc j’invite vraiment les auditeurs à penser un instant, quand ils vont écouter tes capsules que, c’est toi-même qui fait tes montages, tu fais tout de A à Z, mais tu es une femme orchestre, tu es une femme talentueuse, tu as plein de talents, c’est incroyable! Tu m’as bluffé sur ce coup-là Géraldine !!
Géraldine Blanchet: [00:10:25] Je sais pas, mais en tout cas, je crois que ça vient chercher quelque chose d’hyper profond chez moi, et je crois que, à partir du moment où j’ai lancé ce podcast, je l’ai pitché à PodParis et en le piquant j’avais pas d’hébergeur, j’avais pas de matériel, j’avais pas de formation pour monter sur Reaper. Mais j’avais envie de le faire et puis ça venait vraiment toucher quelque chose de très fort. Et après c’est vrai qu’il y a quelque chose de l’ordre de l’alignement des étoiles sur ce podcast, c’est heu voilà. Et toi, tu fais partie des étoiles qui étaient sur ma route, et je t’en remercie infiniment parce que, voilà, ça m’a énormément aidé aussi : à ne pas me décourager et à aller au bout de mon projet et là, voilà je viens de sortir mon sixième épisode, je suis hyper heureuse aussi d’être là et merci, mais tellement merci.
Michel: [00:11:08] Merci surtout à Podcastics, parce que ça franchement, il t’aident bien aussi je pense. Donc voilà (Géraldine Blanchet: Ouais) les remerciements étant fait, ce n’était pas l’objectif mais je voulais signaler ton talent parce que tu m’as vraiment, mais scotchée quoi. Alors maintenant on va revenir au festival, tu vas être sur un podium, pas trop le trac, ça va ?
Géraldine Blanchet: [00:11:22] Je n’ai jamais enregistré un podcast en live, mais ça fait six mois que je fais des choses que je n’ai jamais faites. Je dis toujours en blaguant « Je suis tellement loin de ma zone de confort que, si vous la retrouvez s’il vous plaît, ne la piétinez pas, ne marchez pas dessus, ramenez-là moi, je ne sais pas où elle est ». Et donc je me dis « Tu dis que je vais savoir-faire, donc je te fais confiance, c’est que je vais savoir-faire » (Michel Godart: Mais j’en suis…) mais je crois qu’il y a une bienveillance dans ce festival aussi.
Michel: [00:11:47] J’en suis mais (Géraldine Blanchet: Qui est très sécurisante) plus que convaincu.
Géraldine Blanchet: [00:11:49] Voilà, donc je ne suis pas très inquiète.
Michel: [00:11:50] Je suis plus que convaincu. Qu’est-ce que tu as prévu pour ce jour-là ? Tu peux déjà en parler ou tu préfères garder un peu de secret ? Ou il y a encore des choses non figées.
Géraldine Blanchet: [00:11:57] Alors ce n’est pas complètement, complètement, bouclé mais je suis encore en train d’accomplir un autre de mes rêves. C’est à dire que : le film qui a aussi inspiré ce podcast, c’est un film que j’ai vu en 2011, qui s’appelle « Hasta la Vista » (Michel Godart: Ouais), qui est un film de Geoffrey Enthoven, qui est un film belge (Michel Godart: En plus). Alors ça me parle beaucoup aussi, parce que tu ne l’as pas dit tout à l’heure mais ma maman était belge avant d’être, d’épouser mon papa et d’être française. Donc voilà, j’ai quand même un attachement à la Belgique qui est assez fort. Et ce film, donc, c’est l’histoire pour pitcher rapidement, c’est trois jeunes gens de 20 ans, trois jeunes hommes, tous les trois en situation de handicap. Il y en a un qui est tétraplégique, l’autre qui a un cancer et qui est en fauteuil, Manuel, et le troisième qui est aveugle. Et ces trois jeunes gars qui respire la vie, qui sont joyeux, entendent parler de l’existence d’un bordel en Espagne dans lesquels les personnes en situation de handicap peuvent y avoir accès. Je suis très, très, fan des Road-movie, donc il décident, évidemment sans prévenir leurs parents de l’objet exact de leurs (Michel Godart: Sans blagues) de leurs voyages, d’organiser… ils ont des parents tous les trois très protecteurs. Ils décident d’organiser ce voyage et ils partent tous les trois à l’aventure pour aller découvrir leur sexualité. Donc, c’est un film qui remplit un double tabou, puisqu’il parle du handicap, et il parle aussi de la question de la sexualité. Et c’est aussi un film incroyable sur l’amitié qui est extrêmement touchant. Si certains d’entre vous ont vu quelque chose comme « Little Miss Sunshine » par exemple, qui est beaucoup plus connu, c’est un peu la même énergie, c’est un peu la même, c’est la même poésie dans l’écriture, des personnages aussi qui sont merveilleusement incarnés, là justement, qui sont joués par des comédiens qui ne sont pas en situation de handicap, mais alors qui sont brillants dans leur interprétation. Et Geoffrey Enthoven n’est pas en Belgique le 5 juillet, donc il m’a renvoyé sur son scénariste qui lui est pété de trouille et me dit « Oh là là, mais c’est trop vieux! Je ne sais plus, je ne saurais rien vous dire ». Et donc il m’a donné les contacts des trois comédiens, je vais les contacter et j’aurai peut-être d’ailleurs une ou deux personnes, peut-être trois au micro donc… Si c’est le cas ça va faire encore un challenge parce que je n’ai pas fait de podcast encore avec plus qu’un seul invité, donc voilà. Mais je viens remplir un grand rêve parce que c’est vraiment un film qui m’avait bouleversée, qui m’avait fait rire, qui m’avait touchée, c’est un film très, très, fort pour moi. Et j’ai vraiment envie qu’il soit mieux connu, il avait été défendu, porté par Claude Lelouch mais je trouve que quand on en parle autour de nous, il y a trop de gens qui ne le connaissent pas.
Michel: [00:14:15] C’est vrai. Moi je trouve ça génial parce que tu vas faire un déplacement de dingue pour venir parler d’une cause, d’un sujet mais qui est hyper important dans notre société, qu’on oublie trop souvent avec l’actualité en Belgique et en France, c’est plus que jamais le moment d’en parler. J’invite vraiment les auditeurs à venir te voir, à te supporter par leur présence, à échanger avec toi, à peut-être que t’as prévu des moments où ils pourraient poser des questions ?
Géraldine Blanchet: [00:14:37] Alors ça, j’ai pas encore réfléchi, parce que si j’ai plusieurs invités, on va voir.
Michel: [00:14:40] On va voir !
Géraldine Blanchet: [00:14:41] On va y aller mollo, quand même. Si j’ai plusieurs invités, on verra puis le podcast ne doit pas non plus durer 2h et demie, donc il faut que je trouve le temps.
Michel: [00:14:48] T’as 45 minutes, 50 minutes hein, donc voilà.
Géraldine Blanchet: [00:14:50] Je voulais dire une chose aussi, dans ce podcast je parle beaucoup d’accessibilité en salle, (Michel Godart: Oui) c’est le cas dans l’épisode que je viens de sortir. Et je voudrais redire une chose, c’est que je ne fais pas ce podcast uniquement pour le public handicapé parce que, les questions d’accessibilité, bien sûr que les personnes handicapées le réclament et ont envie d’accéder aux salles de cinéma et de pouvoir voir des films et d’avoir l’audiodescription, d’avoir les sous titres SME, sourds et malentendants, d’avoir un ascenseur pour accéder à la salle, etc. Et des plateformes avec des places PMR et des places accompagnateurs. Mais tous les aménagements qui ont été faits dans notre société, pour les personnes handicapées, se sont tous révélés utiles pour tout le monde. Voilà, donc moi ce que j’ai envie de dire, c’est tous ces aménagements, arrêtons de les voir comme une contrainte. Finalement, ce sont des choses qui vont tous nous faciliter la vie. On pense aux rampes qui sont utilisées par les jeunes parents, on pense aux SMS qui a été fait pour les personnes sourdes, voilà, ça vient apporter un confort pour tout le monde.
Michel: [00:15:45] Mais je vais être peut-être trash, et j’espère que ça ne choque pas trop de monde mais, tu sais, la vie, elle est très particulière. Aujourd’hui, tu es valide, tu es portant et bien portante, et je souhaite à tous ceux qui nous écoutent. Et demain, pour un bête accident, tu peux te retrouver en chaise roulante et toi-même concerné. Donc ça va au-delà. L’empathie doit aller au-delà de ça encore je pense. Et petite parenthèse qui va te faire plaisir, tu sais que cette capsule sera diffusée, puisque nous on le fait, avec des sous titrage pour sourds et malentendants et une transcription de nos échanges intégral, destinée au public pour l’inclusion, et traduit dans plusieurs langues.
Géraldine Blanchet: [00:16:17] Ça c’est super. Je le fais aussi sur chaque épisode, je transcris et ça fait bien plaisir parce que du coup je suis très entourée de beaucoup, beaucoup de monde, de beaucoup de personnes handicapées, donc ils sont très contents pour les copains qui sont sourds et qui veulent accéder aux podcasts, ils sont très contents d’avoir ces aménagements-là. Et c’est bien, il faut continuer, et c’est utile pour tout le monde. Et effectivement, on est tous potentiellement, on peut tous vivre une situation de handicap temporaire ou prolongée. L’idée que le handicap arrive à la naissance est complètement erronée. C’est pas du tout la plus grosse partie du handicap, donc c’est vraiment un sujet qui nous concerne tous et toutes.
Michel: [00:16:51] Je sais, parce qu’on a beaucoup échangé, que tu as besoin de support : et financiers, de trouver des fonds, des financements, des partenaires, et je trouve que : moi j’ai envie de t’aider aussi en passant ce message, déjà maintenant et je le répéterai au festival, tu as besoin d’aide. C’est une cause importante, on ne peut pas l’ignorer et tu ne peux pas indéfiniment travailler gratuitement à l’œil. Tu as besoin de sponsors, tu as besoin d’aide, tu as besoin de partenaires. Donc, messieurs, dames, auditeurs et auditrices, si vous écoutez cette capsule…
Géraldine Blanchet: [00:17:17] Effectivement. Merci de ce petit coup de pouce. Ce matin, j’ai eu un rendez-vous d’ailleurs avec une boite allemande qui fait de l’audiodescription et qui est ok pour soutenir le podcast aussi. Et effectivement pour le pérenniser, l’empathie doit aller, ça va au-delà de moi. C’est à dire que pour que les situations changent vraiment, il faut qu’on arrête de cantonner les questions de handicap au bénévolat. C’est une bonne chose de faire du bénévolat, j’ai toujours une partie de mon travail qui est bénévole et j’ai toujours fait ça, et c’est super, et il faut le faire, c’est bien. Par contre, sur la question du handicap, il faut que ça devienne quelque chose aussi de bankable, simplement, enfin l’idée c’est pas de tirer des fortunes de ces sujets-là. Par contre, il faut que ce soit bankable parce que c’est comme ça qu’on changera les choses au ssi et que l’argent rentre en jeu aussi. Il y a besoin de cette énergie là pour faire changer les choses et faire changer les mentalités et mettre les moyens à disposition. Donc oui, il faut que le podcast soit bankable. Effectivement.
Michel: [00:18:11] Moi j’ai tellement écouté d’épisodes, et je suis tellement impliqué émotivement, émotionnellement, intellectuellement, dans les valeurs, avec ton projet que tu as vu les émotions j’ai vraiment du mal à les garder aujourd’hui (Géraldine Blanchet: Oui). Je suis désolé pour ça, je crois que ça s’entend un petit peu dans ma voix, mais c’est pas si grave comme tu l’as dit tout à l’heure. La dernière question donc : un message pour ceux qui nous écoutent, pourquoi venir au festival, et qu’est-ce que tu aurais envie de leur passer comme message ?
Géraldine Blanchet: [00:18:32] Je serai ravi de les rencontrer. Moi je dirais, je vais partager une expérience personnelle, quand mes enfants étaient petites, j’avais envie de leur proposer une société inclusive. Et puis je me suis dit « Mais moi, en fait, est-ce que vraiment j’ai une démarche inclusive dans mon quotidien ? Est-ce que je suis entouré de personnes handicapées, moi, à mon échelle, déjà, je fais partie de la société ». Et à cette époque-là, ben en vrai, je n’avais pas tant de personnes handicapées dans mon entourage, pas tant que ça. Et puis est arrivée l’aventure « Handi-chien », et donc j’ai commencé à rencontrer des bénéficiaires, et puis ma fille est devenue, ça assez énorme aussi, elle est devenue famille d’accueil pour les chiens guides, et elle est devenue moniteur canin pour les chiens guides. Et on s’est mis à rencontrer des tas et des tas de personnes, qui étaient non-voyante, qui étaient sourdes, qui étaient en situation de handicap, en fauteuil, PMR, épileptiques, enfin pleins, je suis entourée de gens qui sont en situation de handicap… Et je fais avec elle aussi des expériences, par exemple, pour découvrir l’audiodescription j’y suis allé avec un copain qui est non-voyant. Et en fait je découvre des gens qui, enfin ils attendaient qu’on ouvre la porte quoi, ils attendent, ils soutiennent le podcast(Michel Godart: Il y a un besoin), avec une ferveur qui est incroyable. Ils sont enthousiastes, ils sont demandeurs, ils sont fiables quand ils me disent « J’aimerais qu’on se voit », Et bien on se voit. Quand ils me disent « Je vais relayer ton podcast », ils le font. Enfin, ils ont envie en fait. Donc; voilà, moi le message à faire passer c’est : « Ouvrez cette petite porte vous; aussi. Allez-vous adresser à votre voisin qui est en situation de handicap ». Anaïs elle, raconte que dans son immeuble il y a un voisin qui ne lui parlait pas depuis cinq ans, et que c’est parce qu’il a, il a vu le film « Un petit truc en plus qu’il est venu la voir ». Ça faisait cinq ans qu’elle habitait là et il lui parlait pas. Donc voilà, faites ce genre d’expérience, osez poser des questions, osez demander comment les gens ont besoin d’être aidés aussi; pour ne pas faire d’impair, il suffit de demander, c’est ok de ne pas faire correctement. Ce qui est dommage, c’est de passer à côté complètement.
Michel: [00:20:23] Je vais préciser; je vais en profiter pour conclure là-dessus : que, chez transforma, les locaux sont accessibles pour les PMR. La salle du spectacle se passe au rez-de-chaussée, il n’y a pas d’escaliers, il n’y a pas de rampe. Et on a des toilettes PMR au rez-de-chaussée également. La cuisine, malheureusement il y a des escaliers mais il y a une deuxième cuisine à l’étage avec un ascenseur, donc on est totalement accessible pour les personnes en situation de handicap donc, vraiment, ces gens peuvent être rassurés et venir te voir s’ils se sentent concernés en Belgique, tout est prévu dans ce sens aussi, et c’est très important. Il y a dans le descriptif du podcast un lien vers un voicemail. Alors, on a parlé de gratitude et d’avoir une reconnaissance qui soit sur le plan financier, partenaire et aide parce que c’est important. Mais il y a une autre chose qu’on peut faire quand on n’a pas de sous, c’est dire « merci », c’est encourager, c’est laisser un message. Il y a un voicemail, laissez un message à Géraldine, s’il vous plaît faites-le, vraiment, ça me ferait plaisir. Voilà, Géraldine, Merci.
Géraldine Blanchet: [00:21:18] Merci à toi Michel, je te sent ému…
Jingle Outro: [00:21:24] You are listening to The Podcast Factory Org.
Michel: [00:21:25] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation playground ». Depuis janvier 2025, et pour cinq années, nous sommes aussi sponsorisé par « Plugin Company », notre opérateur de bornes et de cartes de recharge privilégié. « The Podcast Factory Org » est très fier d’être membre de « KAYA », Coalition des Écopreneur et Écopreneures et de collaborer avec le « Love Health Center ». Vous retrouverez tous les épisodes de tous nos podcasts sur le site « What’s Your Story point be ».
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