Sabrina Dewever – Express Immo Prestige – Partie 2

Sabrina Dewever
 

Sabrina Dewever – Express Immo Prestige (Partie 2). Podcast #505 hrmeetup.©

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Vie d’entrepreneurs et vie de couple : les secrets de Sabrina Dewever pour une alchimie réussie

Dans ce second épisode du podcast hrmeetup.© consacré à Express Immo Prestige, Sabrina Dewever nous invite à découvrir son quotidien d’entrepreneure et de partenaire en affaires, tout en partageant les valeurs et les principes qui guident son agence immobilière.

À travers son expérience, Sabrina répond sans détour à nos questions sur les défis uniques du travail en couple et nous livre sa « recette » pour que cette collaboration soit aussi harmonieuse que durable. L’intention partagée et une communication de qualité sont deux éléments essentiels qu’elle met en avant.

Sabrina partage avec authenticité les secrets d’une alchimie qui permet non seulement à son entreprise, mais aussi à sa relation de couple, de prospérer dans un secteur exigeant.

Écoutez cette vision humaine et inspirante de l’entrepreneuriat en duo.

Dans les trois prochains épisodes, nous recevrons au micro l’agence immobilière partenaire en Espagne : Jumilo Immo.

Steve Toordor et Danièle Langer viendront nous parler de ce marché bien spécifique sous le soleil, à proximité de belles plages, et pour conclure cette série, nous vous partagerons même le témoignage d’une cliente.

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Séquençage du podcast avec Sabrina Dewever :

  • [00:00:18] Du rêve d’adolescente à ce jour…
  • [00:01:29] Un lien avec les études ?
  • [00:02:29] D’où est venue l’étincelle pour entreprendre ?
  • [00:03:24] Un alignement avec les motivations profondes
  • [00:03:36] Des formations spécifiques ?
  • [00:03:49] Travailler en couple : un challenge ?
  • [00:04:29] Chacun son rôle
  • 00:04:36] Se fixer des objectifs
  • [00:05:12] Avoir une très bonne communication
  • [00:06:14] La parité garantie
  • [00:07:09] S’adapter aux exigences variées des clients
  • [00:08:02] Plus que de la réactivité, la proactivité
  • [00:08:57] Les côtés fun
  • [00:09:08] Avoir un impact et du sens au travail
  • [00:09:55] Que dire à un-e jeune qui se lance dans ce métier ?
  • [00:10:46] L’importance du réseau
  • [00:10:59] Est-ce qu’on gagne bien sa vie dans ce secteur ?
  • [00:11:31] Les valeurs
  • [00:12:18] « Prestige » dans le nom
  • [00:12:36] Pourquoi la valeur famille ?
  • [00:12:50] Le partenariat avec Jumilo Immo
  • [00:13:21] Un message aux auditeur-rice-s
  • [00:13:36] Clôture de l’épisode

La transcription du podcast avec Sabrina Dewever :

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Michel Godart: [00:00:00] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground », et vous retrouvez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story point be ».

Michel Godart: [00:00:18] Bienvenue pour un nouvel épisode hrmeetup. ©, votre podcast sur les passions au travail et les ressources humaines. Sabrina, j’ai une question classique, c’est de ton rêve d’adolescente à ce jour, qu’est-ce qui s’est passé, est-ce que tu es alignée avec ce rêve? Ça va permettre à nos auditeurs et auditrices de comprendre qu’est-ce qui t’a dirigé vers quel type d’études et quel est ton expertise de départ par rapport au sujet d’agent immobilier?

Sabrina Dewever: [00:00:38] Oui Michel, en fait moi j’ai toujours été, depuis que je suis petite, dans le partage mais aussi, les deux grands thèmes qui m’animait c’est vraiment: l’immobilier et la finance, depuis que je suis toute petite, ça m’intéresse. L’immobilier, pourquoi? Parce que ça brasse très, très, large. En fait on va aussi bien au niveau technique, qu’au niveau du droit. Et chaque bâtiment a une histoire, mais chaque propriétaire a une histoire, chaque locataire. Et du coup, ça nous permet à nous de rencontrer tous les jours des gens différents, des immeubles différents, des histoires forcément différentes, ce qui fait que moi, ça m’apporte beaucoup de diversité dans mon travail. Donc ça, c’est une partie que j’aime bien.

Michel Godart: [00:01:07] L’histoire des humains, donc c’est le lien humain!

Sabrina Dewever: [00:01:09] Le lien humain (Michel Godart: C’est très fort apparemment) est très fort pour moi. Quoi qu’il se passe, quoi qu’on fasse, il y aura toujours des bâtiments à vendre et à louer, même si c’est du troc ou autre et ça existe depuis la nuit des temps. Pareil pour la finance, et c’est pour ça que les deux sont, pour moi liés, en tout cas dans ma vie à moi. Il nous faut aussi de l’argent pour pouvoir acheter un bien ou pouvoir en profiter, ou pour vivre tout simplement. Et donc c’est vrai que ces deux parties qui m’animent depuis toujours en fait.

Michel Godart: [00:01:29] Et ça a guidé un choix d’études spécifiques?

Sabrina Dewever: [00:01:31] Alors pas du tout, comme chez beaucoup de personnes, parce que moi à la base, quand j’étais vraiment plus jeune, j’ai commencé le tennis quand j’avais douze ans, je me voyais plus être joueuse de tennis. Et c’est vrai que c’était plutôt sur ça, et puis après je me suis rendue compte, parce que ça je l’ai fait jusqu’à mes 18/19 ans je vais dire, ça j’étais vraiment focus que sur le tennis. Après, ben forcément on doit se trouver un peu qu’est-ce qu’on a envie de faire plus tard, parce que ça ne s’arrête pas qu’au sport. Ça se rapprochait pas mal parce que j’avais deux écoles de tennis. Du coup, la vente me plaisait bien (Michel Godart: Mmm). Parce qu’indirectement on ne le voit pas, il faut se valoriser, il faut se mettre en avant par rapport aux autres professeurs, par rapport aux autres écoles de tennis, etc etc. Et ça, ça me plaisait beaucoup. Et donc je me suis dirigée plutôt dans la vente, bien que j’ai fait pour être forte au tennis, j’avais fait mes études en tant qu’institutrice primaire, donc rien à voir.

Michel Godart: [00:02:09] Le côté pédagogue, enseigner, (Sabrina Dewever: Aussi, oui) ce qui est une force dans le contact, la relation humain (Sabrina Dewever: Exactement). Et ça te sert aussi dans ton métier maintenant? (Sabrina Dewever: Toujours) Parce que quand tu dois expliquer les choses, et vulgariser (Sabrina Dewever: Oui) les choses bien techniques et bien administratives parfois, ça c’est une forte.

Sabrina Dewever: [00:02:21] Ça aide (Michel Godart: Ah j’imagine). Voilà, ça aide, ça aide, ça aide. Et donc voilà mon parcours, en gros, c’était ça. Mais les deux secteurs que j’aimais vraiment beaucoup, beaucoup, à part le sport, c’était ça.

Michel Godart: [00:02:29] C’est une rencontre, c’est ton mari, ou c’est toi d’abord?

Sabrina Dewever: [00:02:32] C’est plutôt David parce que je viens d’une famille très les pieds sur terre, et je veux dire maman travaille, papa travaille, on a des objectifs simples (Michel Godart: On ne prend pas trop de risques). Non, pas trop de risques, des bonnes valeurs. Du coup, je pense que j’aurais pu être employée quelque part toute ma vie sans plus que ça, par contre David il vient d’une famille plutôt, c’est à le côté indépendant. Et, par rapport à ça ben, lui m’a ouvert cette porte, où je l’aimais bien mais peut-être que je n’aurais pas franchi le pas toute seule, c’est vraiment ça. Parce que quelque part, quand j’étais au tennis, j’étais aussi indépendante (Michel Godart: Oui), donc je l’avais presque fait on va dire. Mais ce n’était pas l’image de ma famille, dans ma famille ils sont vraiment tous plutôt employés.

Michel Godart: [00:03:00] David a ajouté la cerise sur le gâteau (Sabrina Dewever: Voilà) et la motivation supplémentaire!

Sabrina Dewever: [00:03:04] Exact. C’est arrivé sur le fait que, David venant d’une famille d’indépendants, lui a toujours été dans ce côté-là, et lui connaissait très bien le métier d’entrepreneur en fait, puisque son grand-père l’était déjà. On a mis ça en place et puis on s’est dit « Ben plutôt qu’une entreprise générale où c’est difficile », enfin je trouve qu’à l’heure actuelle l’entreprise générale c’était vraiment compliqué. On s’est dit « L’immobilier » en fait, et ça s’y mettent vraiment bien.

Michel Godart: [00:03:24] Parce qu’en plus ça rejoignait ta passion et ton intérêt.

Sabrina Dewever: [00:03:26] Exact. Et donc il m’a appris plein de choses qui étaient plus sa partie à lui. Lui, il aime vraiment bien expliquer le bâtiment, l’origine du bâtiment, l’enveloppe du bâtiment. Et moi je suis vraiment plus dans la partie juridique ou dans la partie administrative.

Michel Godart: [00:03:36] Est-ce que tu t’es formée par la suite sur ces domaines? (Sabrina Dewerver: Oui) Parce que c’est quand même assez complexe, c’est pas mal de matières à assimiler et à maîtriser.

Sabrina Dewever: [00:03:42] Oui, j’ai fait les trois ans à L’IFAPME pour vraiment avoir tous les cours. Et puis j’ai fait mon année de stage en EPI, et donc maintenant je suis agent immobilier EPI depuis quelques années.

Michel Godart: [00:03:49] J’ai souvent entendu des gens dire « Oh moi travailler dans la même boite en couple? Impossible » (Sabrina Dewever: C’est vrai). Et là vous êtes un couple, marié, avec des enfants, on peut le signaler, et vous travaillez ensemble! Donc vous êtes tout le temps à la maison ensemble, vous êtes tout le temps au travail ensemble, et j’ai envie de dire « Waouh! Le gros challenge » – Rires de Sabrina  – Parce que toutes les familles, tous les couples vont me comprendre, on a tous des petites tensions, des hauts et des bas. C’est pas toujours facile à gérer quand il y a des enfants en plus, il y a des tensions supplémentaires qui s’ajoutent parce qu’on peut être des divergences sur l’éducation. Il y a plein de choses qui rentrent en ligne de compte (Sabrina Dewever: Oui), travailler ensemble en plus.

Sabrina Dewever: [00:04:21] Alors c’est tout à fait juste. Mais je pense que nous, on a su trouver quand même notre bon équilibre. On est deux personnalités fortes, et ça, ça aide parce qu’il n’y en a pas un qui est écrasé par l’autre.

Michel Godart: [00:04:29] Chacun prend sa place.

Sabrina Dewever: [00:04:31] Exactement. Ce qui est aussi vraiment bien chez nous, c’est qu’on est vraiment complémentaires dans beaucoup, beaucoup, beaucoup de domaines.

Michel Godart: [00:04:36] Ah ouais ça aide beaucoup du coup.

Sabrina Dewever: [00:04:37] Oui. Et on sait reconnaître quand on a fait une erreur, alors on ne va pas le dire directement parce qu’on est tous les deux des gros égos, je vais dire un peu mais, on sait le dire. On va reconnaître que c’est l’autre qui a raison ou que nous on s’est trompé, peu importe. Et on est surtout aussi fort alignés avec David sur où on veut arriver. Et ça c’est aussi, je pense, notre force parce qu’on met les moyens en place, on détermine un but. Chaque année on fait ça, en décembre on établit où on veut être à la fin de l’année suivante, on fait ça même avec les enfants donc c’est vraiment chouette. C’est vraiment quelque chose de la famille. On met ça et on met tous les moyens pour y arriver. Et le but, c’est pas qu’il y en ait un qui fait mieux que l’autre, c’est le but c’est qu’on y soit et qu’on y arrive.

Michel Godart: [00:05:09] C’est un travail d’équipe.

Sabrina Dewever: [00:05:10] Oui, vraiment. C’est ça qui fait que ça marche.

Michel Godart: [00:05:12] J’ai remarqué qu’il y a une très bonne communication entre vous, effectivement. Et j’ai surtout remarqué qu’il y a du respect, de la bienveillance et de belles valeurs qui sont présentes, qu’on respire, qu’on sent avec vous, c’est sincère à ce que je dis. Et je me dis « Ben tiens, ça serait l’occasion de dire », bon tout le monde n’a pas votre caractère, mais si tu devais donner un conseil à un couple qui se dit « Je vais me lancer comme entrepreneur ou entrepreneuse avec mon compagnon ou ma compagne », qu’est-ce que tu aurais envie de dire comme conseil le plus pertinent, qui pourrait vraiment les aider à ne pas se casser la figure? Même si tout va bien, c’est quand même parfois des tensions aussi, il faut le dire!

Sabrina Dewever: [00:05:38] Oui, bien sûr. Mais la clé en fait de ça, c’est comme tu l’as dit en fait, c’est la communication. On ne va jamais se coucher en étant fâché, c’est cliché mais c’est vraiment vrai. On essaye toujours de dire si ça n’a pas été ou si quelque chose n’a pas été comme l’autre l’aurait voulu, ou si on ne s’est pas compris, en fait on en discute toujours. Et le but, c’est vraiment de se dire, de dire les choses simplement et humainement, et de pouvoir se dire parce que ça peut arriver que je dise quelque chose et qu’il interprète mal ou inversement. Et de dire « Ben là, t’aurais pas dû parler comme ça ou tu n’aurais pas dû le dire », et on ne va pas le faire en public, en général on fait vraiment ça dans l’intimité. On a aussi cette valeur de ne pas laver le linge sale devant tout le monde, et ça, c’est aussi important. En tout cas, on sait aussi que si l’un ou l’autre dit quelque chose, ce n’est jamais pour faire du mal à l’autre.

Michel Godart: [00:06:14] Quand tu dis on fait un bilan, une fois de temps en temps, et on dit où on veut aller. Moi ce que j’entends surtout là-dedans, c’est qu’en fait vous manifestez vos intentions respectives chacun (Sabrina Dewever: Exact). Et je pense que quand on dit à l’autre quelle est mon intention, ça clarifie beaucoup de choses de la communication. Parce que la communication est un élément essentiel, mais sans spécifier une intention, il y a l’interprétation (Sabrina Dewever: Exacte) et là les dangers de conflits apparaissent (Sabrina Dewever: Exact). Alors ça donne un autre aspect à votre entreprise, c’est que du coup elle est extrêmement paritaire. C’est une petite structure (Sabrina Dewever: Oui), vous n’êtes que deux, et là clairement, 50 % – 50 % femmes (Sabrina Dewever: Oui), on ne peut pas faire mieux. (Sabrina Dewever: Non), c’est quelque chose qui, où tu te dis parfois « Ça c’est important ». D’avoir un équilibre homme-femme, dans une entreprise, maintenant que tu le vis?

Sabrina Dewever: [00:06:50] Alors je pense que oui, parce que chacun va amener ses opinions et son côté masculin ou féminin, et je trouve qu’il faut une parité des deux pour avoir une bonne entreprise et savoir où on veut aller. On a en perspective de recruter d’autres agents immobiliers, mais c’est sûr qu’on respectera la parité, et je ne veux pas que des femmes, et on ne veut pas que des hommes en fait (Michel Godart: Mm). Donc ça devrait être un bon mixte aussi, pour avoir cette parité.

Michel Godart: [00:07:09] Alors on va parler maintenant des personnes concernées par votre travail, ce sont vos clients (Sabriuna Dewever: Oui), c’est le plus important. Je sais que vous y mettez beaucoup de cœur et que vous êtes très attentif aux besoins de vos clients, j’en ai été témoin donc je peux parler clairement dans ce sens. Quelles sont les tâches les plus difficiles? Quels sont les vrais challenges quand on a comme ça un profil de clients très variés? Ça varie très fort, je me trompe?

Sabrina Dewever: [00:07:28] Non, c’est tout à fait exact aussi. Moi je dirais simplement que, aujourd’hui ce que les gens attendent c’est d’avoir quelqu’un d’humain, qui comprenne, qui les écoute, déjà c’est une première chose, parce que si on écoute, on va pouvoir comprendre leurs demandes. Et derrière qui soit réactif. Aujourd’hui, dans l’immobilier, je vais le dire vraiment aussi plus comme ça, tout est très lent en Belgique. Donc parfois on attend des réponses de la commune, de la part du syndic. si on veut un appartement, de la part d’autres. Il y a des délais et souvent ces délais sont longs, et tout le monde attend la dernière minute pour pouvoir répondre. Donc tout le monde répond dans les temps, pas de problème, mais si c’est 30 jours, on va avoir la réponse au bout de 30 jours. Si c’est quinze, on va avoir la réponse au bout de quinze!

Michel Godart: [00:08:02] Donc si on rajoute à ça le fait que l’agent ou l’agence immobilière n’est elle-même pas réactive non plus, ben on a un cumul, on a un client qui se sent abandonné si je comprends bien (Sabrina Dewever: Exactement). C’est ce que j’ai entendu hein? J’ai eu des retours à la sortie ici, et des gens, je les ai questionnais un peu parce que je suis curieux tu vois? (Sabrina Dewever: Oui). Je voulais savoir « Tiens qu’est-ce que vous avez apprécié? ». Et il me disait: c’est le premier point qu’ils ont apprécié avec vous.

Sabrina Dewever: [00:08:20] Un de nos points forts, c’est d’être super réactif, même proactif. Mais en tout cas, si c’est « Express », c’est aussi parce qu’on vend vite, ça c’est sûr, mais c’est aussi parce qu’on répond vite. Et c’est peut-être même plus le fait qu’on traite vite les demandes et qu’on réponde vite, que le vendre. Parce que la vente vient du fait que tout ça en amont est fait. Et aujourd’hui on suit les personnes, on ne laisse jamais quelqu’un sans réponse. D’ailleurs on dit même à nos clients que s’ils n’ont pas de nos nouvelles dans les 24h, c’est qu’on n’a pas vu leur mail. Parce que c’est pas normal (Michel Godart: C’est pas vos habitudes). Et même, quand on dit 24h on est vraiment large, mais on aime bien de se donner un peu du temps et de large, parce que 24h aujourd’hui c’est quand même pas grand-chose. Mais en général on est réactif dans les 2h (Michel Godart: Pas mal). Maintenant, on peut être en rendez-vous et donc c’est pour ça que je me laisse cette latitude de 24h.

Michel Godart: [00:08:57] C’est quoi les super points où tu te dis « Bah ça je m’y attendais pas, mais c’est quand même top fun ce métier ».

Sabrina Dewever: [00:09:01] Alors, on crée beaucoup de contacts, avec des chouettes personnes, et parfois en fait, on ne sait pas sur qui on tombe, sur ce qu’elle va pouvoir nous apporter. Aujourd’hui…

Michel Godart: [00:09:08] Vous sentez un impact sur la vie des autres? Que vous créez et que vous générez (Sabrina Dewever: Oui, ça…), parce qu’il y en a un, clairement!

Sabrina Dewever: [00:09:12] Oui, ça c’est clair, quand on peut aider quelqu’un à acheter son premier bien, c’est différent que quand on travaille avec des investisseurs où ils sont là juste pour faire fructifier leurs gains. Mais c’est sûr qu’aujourd’hui, depuis qu’on a ouvert, on a eu pas mal de personnes qui achetaient leurs premiers biens, et c’est toute une aventure en fait pour eux. Et nous on dit toujours « Ok, nous on vend des maisons tous les jours, mais eux c’est leur premier achat ». Et donc on essaie toujours de (Michel Godart: Il y a les yeux qui brillent – Rires), exact, et on essaie toujours de rendre ça aussi unique pour eux. Donc on fait venir au bureau, on fait signer les compromis au bureau, on ouvre une petite bouteille avec eux pour les féliciter, ou du soft s’ils ne boivent pas, peu importe. On fait les choses bien pour qu’ils puissent se rencontrer et essayer que ça rende ça un peu unique parce que, aujourd’hui on se rend compte aussi que depuis le covid, chez les notaires en général, il y en a beaucoup maintenant qui ne font plus les actes chez le notaire acquéreur, mais qui font chacun chez eux en visio et je trouve que ça perd ce côté un peu (Michel Godart: Le côté humain) authentique. Oui, oui.

Michel Godart: [00:09:55] Et le côté humain s’enlève quoi (Sabrina Dewever: Oui), pas mal. Si tu devais faire une overview rapide du secteur de l’immobilier, qu’est-ce que tu aurais envie d’en dire? C’est un secteur difficile? Quelqu’un veut se lancer dans ce métier, un jeune, 17 ans, 18 ans, tu lui dirais quoi? Vas-y, go? (Sabrina Dewever: Oui) mais fais attention à ça.

Sabrina Dewever: [00:10:07] Oui, je dirais « Vas-y, Go » parce que c’est, certainement un des plus beaux métiers, par rapport à ce qu’on peut faire et par rapport à la diversité des choses qu’on peut faire, et qu’on s’y retrouve toujours bien en fonction de si on est plus dans la vente, si on est plus dans l’administratif ou autre, donc la personne va pouvoir se retrouver s’il aime bien. La seule chose que je dirai, c’est de ne pas penser que c’est le côté facile. Quand on arrive, il ne faut pas penser que parce qu’on dit aux gens qu’on est agent immobilier que tout le monde va dire j’ai une maison pour toi. Et aujourd’hui on travaille vraiment que sur son réseau, beaucoup plus que dans le temps, parce qu’à l’époque on pouvait téléphoner, il y avait beaucoup de personnes. Aujourd’hui, les propriétaires qui ne veulent pas travailler avec une agence, ils l’inscrivent clairement sur les sites et il ne faut pas leur téléphoner. Donc aujourd’hui, l’agent immobilier ben il rentre des biens, c’est surtout soit de par sa notoriété vis-à-vis de l’agence, soit par son réseau.

Michel Godart: [00:10:46] Il faut avoir un bon réseau et ce n’est pas un métier facile du coup?

Sabrina Dewever: [00:10:48] Mais sauf qu’avoir un bon réseau, ça se crée. Ça prend du temps, donc si quelqu’un arrive en se disant, je vais prendre vraiment le cliché, « J’ai 18 ans, je vais me lancer comme agent immobilier, je vais gagner de l’or en barre et je vais rouler en Ferrari ». Non, ça ne marche pas comme ça.

Michel Godart: [00:10:59] Ouais, c’est faux quoi! (Sabrina Dewever: Rires- Ouais). Est-ce qu’on gagne bien sa vie dans ce secteur? Sans être indiscret bien sûr.

Sabrina Dewever: [00:11:03] Je pense que si on travaille bien, si on ne compte pas ses heures et qu’on en fait, effectivement on peut (Michel Godart: C’est important de le dire ça hein?) voilà, parce que nous ben on travaille le Week-End, on travaille le soir (Michel Godart: Ben oui, je l’ai vu). Ce n’est pas le métier où on va avoir un horaire 9h – 17h, en tout cas pas si on est dans le courtage. Et si on est du côté syndic non plus parce que ils ont aussi souvent des AG, après journée, bien qu’ils essayent maintenant de remettre de plus en plus mais les gens travaillent. Donc quelque part, il faut se mettre, nos clients ben, comme on l’a dit c’est eux. Et nos clients ben c’est monsieur et madame tout le monde, qui a un travail et qui parfois finit à 17h – 18h, et il faut s’adapter aussi à leurs horaires et c’est…

Michel Godart: [00:11:31] Ça impose des horaires à votre niveau quoi! (Sabrina Dewever: Exactement). J’ai envie de parler un peu des valeurs aussi, parce que la valeur qui est ressortie très fort dans tous les échanges que j’ai eu avec Steve, David et toi maintenant aussi, je l’entends. C’est la valeur famille quand même, c’est important! Ça transpire très fort, est-ce que tu ressens que ça touche vos clients? Est-ce que ça passe cette communication? Est-ce qu’elle est ressentie ou est-ce que vous devez parfois le signaler ou le mentionner?

Sabrina Dewever: [00:11:51] Non, je pense que tout le monde qui nous connaît, qui va pouvoir travailler avec nous, va le ressentir à un moment ou à un autre. Ben déjà le fait que nous on travaille en couple (Michel Godart: Ouais) déjà je vais dire, c’est déjà quelque chose. Après, derrière, tout le monde voit bien qu’on s’en occupe comme si c’était, j’exagère en disant ça, comme si c’était de la famille. Quand je veux dire ça c’est vraiment qu’on va prendre n’importe quel bien et n’importe quelle personne, a la même valeur chez nous. On vend des biens qui sont à moins de 50000 €, jusqu’à des biens à 2,2 millions, 2,4 millions pour le dernier (Michel Godart: Ouais). Mais pour nous, on va le traiter le dossier de la même manière.

Michel Godart: [00:12:18] Parce qu’il y a le mot prestige hein dans le nom (Sabrina Dewever: Exact), quand même, il ne faut pas que ça fasse peur aux autres.

Sabrina Dewever: [00:12:22] Non mais je ne sais pas si David l’avait dit, on avait choisi « Prestige », parce que pour nous, chaque bien est un prestige pour la personne qui l’achète (Michel Godart: Voilà), quelle que soit sa valeur.

Michel Godart: [00:12:30] C’est pas de l’élitisme (Sabrina Dewever: Non), c’est simplement dire « Tout est important pour nous ».

Sabrina Dewever: [00:12:33] Oui. Et que nous on va les traiter avec le prestige qu’ils se doivent.

Michel Godart: [00:12:36] Et c’est quoi la valeur famille qui est important, pourquoi cette valeur-là?

Sabrina Dewever: [00:12:39] Je pense que c’est par l’histoire de notre couple et le fait qu’on ne veut pas être une multinationale. On peut le faire et c’est des choix de carrière de dire « Demain je peux ouvrir dix franchises et mettre Express Immo Prestige et mettre des personnes », mais ça retire ce côté proche.

Michel Godart: [00:12:50] C’est pour ça que vous avez d’ailleurs privilégié le partenariat avec Steve (Sabrina Dewever: Exact). Plutôt que d’ouvrir une filiale, vous faites un partenariat (Sabrina Dewever: Oui) avec une entreprise qui a les mêmes valeurs que vous?

Sabrina Dewever: [00:12:57] Oui, et qui va pouvoir faire ça là-bas. C’était aussi important pour nous de trouver un partenaire qui partage ces valeurs et dont on est sûr qu’il va aussi bien s’occuper du client. Parce que quelque part, nous quand on lui amène un client belge, ben le client belge il nous a rencontré nous au départ, il connaît nos valeurs, et on voulait que ça continue de l’autre côté. Parce qu’on ne peut pas être toujours parti en Espagne, bien que ce soit chouette, mais on ne peut pas y être tout le temps. Donc voilà.

Michel Godart: [00:13:15] Et petit clin d’œil, il y a la parité qui est respectée là aussi (Sabrina Dewever: Exact, parce qu’il…). Parce qu’il y a Daniel, il y a Steve… Rires.

Sabrina Dewever: [00:13:19] Oui. Exact, exact.

Michel Godart: [00:13:21] Est-ce qu’il y a quelque chose que tu as envie de laisser comme témoignage, comme remarque ou commentaire de fin de cette interview, à nos auditeurs et auditrices, tu leur dirais quoi?

Sabrina Dewever: [00:13:28] Moi je leur dirais que, s’ils ont un bien à vendre, s’ils ont un bien loué, ben qu’ils n’hésitent pas à passer par nous parce qu’ils verront l’immobilier autrement. Et on va leur faire découvrir ça!

Michel Godart: [00:13:36] C’est un beau mot de conclusion (Sabrina Dewever: C’est surtout ça, oui), ça pourrait être un bon slogan sur le site. Je te remercie infiniment pour ta confiance et ta patience, et le fait de m’accorder ton temps surtout (Sabrina Dewever: Merci) et merci pour ces belles valeurs (Sabrina Dewever: Merci à toi) que tu partages. Et je serai très fier d’être l’ambassadeur de ça. Comme je dis toujours hein? Les gens quand ça ne marche pas bien, ils critiquent très vite, mais par contre quand ça va bien, il y a trop peu de gens pour le dire (Sabrina Dewever: C’est vrai). Et aujourd’hui dans cette approche, dans ces interviews que j’ai fait avec vous quatre, ça a pris du temps, il y a plusieurs épisodes, mais je l’ai fait parce que, justement, je voulais qu’on mette un point positif et un spot positif sur cette approche qui est différente de ce que j’observais.

Sabrina Dewever: [00:14:05] Merci à toi

Michel Godart: [00:14:05] À bientôt. Ciao, ciao!

Michel Godart: [00:14:12] Ce projet de podcast est une initiative créée et proposée par l’asbl « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl ) Innovation Playground », et vous retrouvez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story point be ».

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