Relayer les initiatives positives avec Benoît Georges

Relayer les initiatives positives avec Benoît Georges

Relayer les initiatives positives avec Benoît Georges – Podcast #011 Au Cœur du Relais

Relayer les initiatives positives est bien plus qu’un simple slogan. Dans cet épisode d’Au cœur du Relais, Michel Godart reçoit Benoît Georges, responsable d’édition d’Info BW et partenaire de longue date du Relais pour la Vie de Braine-l’Alleud. Il explique pourquoi relayer les initiatives positives est une véritable forme d’engagement citoyen…

Écoutez l’interview podcast de Benoît Georges, partagez, et si vous le souhaitez, laissez un message vocal à Benoît via ce lien.

Relayer les initiatives positives avec Benoît Georges

Benoît Georges, responsable d’édition d’Info BW et partenaire de longue date du Relais pour la Vie de Braine-l’Alleud, explique pourquoi relayer les initiatives positives est une véritable forme d’engagement citoyen. Il revient sur le rôle de son média, sur OSE ton potentiel ASBL, sur le festival Happy Family et sur les nombreuses façons d’agir concrètement pour les autres.

Comment un média local peut-il devenir un véritable acteur de la solidarité ?

Dans cet épisode d’Au cœur du Relais, Michel Godart reçoit Benoît Georges, responsable d’édition d’Info BW et relayeur engagé des initiatives positives en Brabant wallon. Depuis plus de dix ans, son média accompagne le Relais pour la Vie de Braine-l’Alleud en mettant en lumière ses actions, ses événements et les nombreuses initiatives solidaires qui l’entourent.

À travers son engagement, Benoît partage sa conviction qu’une information positive peut rassembler, inspirer et donner envie d’agir. Il revient sur le rôle des médias de proximité, l’importance de valoriser les initiatives locales et la façon dont chacun peut contribuer, à son échelle, à renforcer la solidarité.

La conversation aborde également son engagement associatif avec OSE ton potentiel ASBL, créée avec son épouse. L’association accompagne des enfants présentant différents troubles du développement ou du comportement et soutient les familles afin qu’elles puissent bénéficier d’un accompagnement régulier, quelles que soient leurs difficultés financières.

Benoît présente aussi le festival Happy Family, trois journées d’activités entièrement gratuites organisées chaque été à Braine-l’Alleud. Pensé pour être accessible à tous, cet événement offre aux familles un moment de convivialité, de découvertes et de partage, sans que le coût ne soit un frein à leur participation.

Au fil de cet échange, il rappelle qu’aider ne passe pas uniquement par un don financier. Donner un peu de son temps, partager une information, soutenir un événement, devenir bénévole ou simplement relayer une initiative sont autant de façons de faire vivre la solidarité.

Un épisode inspirant qui montre que chaque geste compte et que relayer les initiatives positives est déjà une manière de changer les choses.

Ce podcast a été enregistré dans notre studio mobile, présent à l’événement : le PodiBUZ
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Note Importante :

Ce podcast se veut un espace de parole libre et bienveillant, où tous et toutes, bénévoles, participants et participantes, battants et battantes peuvent se déposer, partager, transmettre leurs expériences, leurs espoirs, leurs vécus et leurs épreuves. Un tel espace nécessite, de la part de chaque auditeur et auditrice, une écoute empathique, ouverte, sans jugement. Il est également essentiel que cette parole déposée ne soit pas freinée par la crainte d’une censure. La confiance est au cœur de ce projet : aucun passage ne sera coupé du simple fait qu’il contient une critique, un ressenti ou un constat vécu. Les histoires et les visions appartiennent à celles et ceux qui les partagent.
Notre intention, et cela se reflète dans la manière dont nous posons nos questions, est de créer un espace sans tabous, où tout peut être exprimé avec sincérité et aussi questionné. Nous n’avons aucune volonté de dénoncer ni d’accuser qui que ce soit, et certainement pas les médecins ou les soignants. Bien au contraire, nous souhaitons mettre en lumière les réalités, les émotions et les questionnements pour permettre un dialogue plus juste et humain.
Si certaines paroles peuvent paraître dérangeantes, il est important de se rappeler que toute critique exprimée avec sincérité peut devenir une formidable occasion de réflexion, d’évolution et d’amélioration.
D’autre part, le répondeur mis en place permet à chacun et chacune d’exercer un droit de réponse libre, pour autant que les propos restent respectueux et bienveillants. Merci à toutes et tous pour votre humanité, votre ouverture et votre compréhension.
Les acteurs et actrices qui pourraient se sentir concernés par cette note ne le sont jamais à titre personnel. C’est d’un système dans son ensemble dont il est question, un système qui, pour évoluer, a besoin d’écoute, de dialogue et de prises de conscience.

Liens Utiles :

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Séquençage du podcast Relayer les initiatives positives avec Benoît Georges :

  • [00:00:00] Présentation de Benoît Georges
  • [00:01:05] Info BW et les informations positives
  • [00:01:35] Dix ans aux côtés du Relais pour la Vie
  • [00:02:42] Un réseau de médias en pleine évolution
  • [00:05:03] Pourquoi choisir l’information positive
  • [00:06:08] OSE ton potentiel ASBL
  • [00:07:41] Rendre les accompagnements accessibles
  • [00:09:31] Quel lien avec le Relais pour la Vie ?
  • [00:10:45] Happy Family, un festival gratuit pour tous
  • [00:12:15] Pourquoi la gratuité est un choix
  • [00:14:28] L’engagement des bénévoles
  • [00:15:32] Un message pour les personnes malades
  • [00:16:10] Être présent pour ses proches
  • [00:17:49] Chacun peut soutenir le Relais
  • [00:20:50] Donner de l’argent, du temps ou des idées
  • [00:22:29] Dix années de fidélité au Relais
  • [00:22:55] Conclusion

La transcription du podcast Relayer les initiatives positives avec Benoît Georges :

Télécharger la transcription du podcast.

Présentation de Benoît Georges

[00:00:00] Michel Godart: Bienvenue pour un nouvel épisode « Au cœur du relais », et de quel relais parlons-nous? Nous parlons du Relais de Braine-l’Alleud, le Relais pour la vie. Dans cette nouvelle capsule, j’étais en train d’attendre mes prochains intervenants au micro et puis je croise un monsieur très souriant et très sympa qui s’appelle Ben. On papote un peu, et je me dis écoute, c’est pas forcément un sujet propre au cancer dont on a parlé, mais il a toute sa place parce que le Relais pour la vie, c’est un événement où on met en avant la solidarité, et le mot relais est un mot-clé important parce qu’on relais vers d’autres choses. Et quand on a une histoire de famille, un cancer, une maladie, souvent il n’y a pas une chose isolée, il y a tout un microcosme, un environnement familial. Et dans cet environnement familial, il y a d’autres choses qui sont touchantes. Et c’est peut-être ce dont on va parler aujourd’hui, mais je ne vais pas en dire trop maintenant. Avant de commencer l’interview, je voudrais rappeler, chers auditeurs et auditrices, que ce podcast a une particularité. Dans le texte descriptif, il y a un lien qui vous permet, même si vous êtes à l’hôpital, de déposer votre témoignage et votre vécu. Vous mettez votre email et vous faites envoyer. Je le reçois, je monte, je coupe s’il y a des blancs, des bruits, etc. et puis je mets comme épisode public votre témoignage, votre intervention. Mais ça peut être aussi une question, une félicitation, un encouragement, et même une question à nos invités donc n’hésitez pas. Ben, bonjour!

Info BW et les informations positives

[00:01:05] Benoît Georges: Bonjour

[00:01:05] Michel Godart: Tu es dans les médias m’as-tu dis?

[00:01:08] Benoît Georges: Alors effectivement, je suis le responsable d’édition d’un magazine internet qui s’appelle info-bw.com – infos tiret bw point com, et qui est un magazine d’infos culturelles positives uniquement.

[00:01:20] Michel Godart: J’ai bien aimé le mot positive uniquement parce que c’est aussi la vibe que j’essaie de donner aussi à travers ces capsules, même si on est réaliste, on peut parler de choses de façon très réaliste. Ici, la première question que j’ai pour toi ben c’est : en quel honneur viens-tu dans le Relais pour la vie aujourd’hui? Sur quelle démarche?

Dix ans aux côtés du Relais pour la Vie

[00:01:35] Benoît Georges: Elle est double puisque j’ai une double casquette. La première, ben je viens en tant que relayeur de l’information puisque info-bw.com est un partenaire de la première heure du Relais pour la vie. Alors non seulement ici en Brabant wallon, puisque la maison mère, elle s’appelle Info Lux – info tiret lux point com et, en ces 4 et 5 octobre, c’est également le relais pour la vie d’Arlon.

[00:01:56] Michel Godart: Exact.

[00:01:56] Benoît Georges: Et donc un petit coucou aux relayeurs d’Arlon parce que c’est plein de potes, les musiciens qui ont joué hier c’est des super potes à moi, et donc ils se reconnaitront, Albert Blues Band si vous ne les avez pas encore vus, ils ont joué hier sous la flotte, c’était le déluge, mais ils ont joué et il y avait plein de relayeurs. Je pense qu’il y avait même 55 équipes si mes souvenirs (Michel Godart: Wouah) sont bons, un gros relais et beaucoup de solidarité là-bas aussi. Mais ici, donc voilà c’est, on est ici sur le relais de Braine-l’Alleud. Depuis le début je relaye toutes les activités du relais, que ce soit des concerts pendant l’année, des activités, des soupers, des ventes différentes ou ici même le relais avec des articles d’annonces sur les réseaux sociaux, et bien sûr sur notre site internet.

[00:02:31] Michel Godart: Durbuy aussi? Parce que je te parle de Durbuy, parce que récemment il y a eu le Relais pour la vie de Durbuy, et Johan qui est là-bas responsable a lancé aussi une chaîne de podcasts. Il m’avait demandé une formation podcast et il a aussi lancé un podcast là-bas. Donc Durbuy, c’est aussi dans la sphère où tu agis?

Un réseau de médias en pleine évolution

[00:02:42] Benoît Georges: Info Lux, Info BW, Info Liège, Info en plus, annuaire (Michel Godart: Durbuy est compris dedans aussi?) point be. On est, bien sur la zone de nos auditeurs elle va, en gros elle va de Bruxelles, toute la Belgique francophone. Bruxelles, toute la Wallonie, on déborde sur le Luxembourg puisque on a également un site qui s’appelle Info Lux point lu (Michel Godart: Oui) et on a un site qui s’appelle info lux point fr. Donc on déborde sur tous l’est…

[00:03:00] Michel Godart: Sur le nord de la France, de la France.

[00:03:02] Benoît Georges: Le nord, l’est de la France jusque Paris. On a des partenariats incroyables avec le Festival de Cannes, avec des grandes salles de Paris, à Bordeaux. On a eu la chance d’avoir une de nos photographes, Audrey, qui a fait des photos pour la comédie musicale de Pascal Obispo. Ces photos ont été reprises comme les photos officielles de la tournée de la comédie musicale. On commence à faire notre petit trou.

[00:03:21] Michel Godart: Petit cocorico.

[00:03:21] Benoît Georges: Voilà, donc ça c’est bien. On a Gims aussi hein? C’est quand même des grands noms, Gims qui nous a fait rentrer, via sa maison de disques Sony Music, qui nous a fait rentrer dans plusieurs salles à Paris. Et donc on commence à avoir une équipe de photographes. On est au nombre de 180 quand même hein!.

[00:03:34] Michel Godart: Je vais me retrouver gêné de t’accueillir dans la petite camionnette (Benoît Georges: 180 parce que…) ici moi.

[00:03:38] Benoît Georges: On a vraiment des collaborations avec plein d’artistes, avec Katia Mahieu, Cat’s Eyes, qui a dans son portefeuille d’agent de presse, elle a toutes les plus grandes stars françaises.

[00:03:48] Michel Godart: C’est sympa d’entendre (Benoît Georges: Et d’un autre côté…) ce succès quoi

[00:03:49] Benoît Georges: Aussi des collaborations avec Olivier Biron qui a en gros toutes les autres stars anglo-saxonnes dans son agenda de concerts et de festivals. Donc vraiment des grosses collaborations avec les Francofolies, avec tous les festivals. Ça c’est la première casquette : relayeurs de l’information positive et tous les relais. Le relais de Nivelles qui a eu lieu il y a quelques jours, il y a aussi des relais ici à Waterloo, il y en a à Rixensart, il y en a à Louvain-la-Neuve donc.

[00:04:10] Michel Godart: On les salue tous et on les félicite tous.

[00:04:11] Benoît Georges: Oui, bien sûr. Il y en a plusieurs qui ont lieu ce week-end. La maison Mère Info Lux et qui se décline en onze sites internet différents (Michel Godart: Ah ouais quand même, ouais), un gros entonnoir. Ouais, ça fait en gros entre 55 000 et 60 000 vues jour. Et on est un site de photos, mais d’infos positives aussi, avec 180 reporters et photographes dont ici Pierre-Olivier Tulkens qui est sur le site, tu l’as vu hier.

[00:04:33] Michel Godart: Je l’ai vu, j’ai échangé avec lui ouais.

[00:04:34] Benoît Georges: P.O. est un de nos photographes très, très, très professionnel. Et donc si vous avez l’occasion d’aller sur un de nos sites, et bien vous tapez son nom et vous allez voir tous les articles où il nous a fourni les photos, notamment les reconstitutions de la bataille de Waterloo, on a ici le relais pour la vie, on a…

[00:04:49] Michel Godart: Le PodiBUZ va être sur les photos là?

[00:04:50] Benoît Georges: Ouais. Bien sûr, bien sûr, bien sûr.

[00:04:53] Michel Godart: Rires – Incroyable!

[00:04:54] Benoît Georges: On travaille avec des passionnés de photo, et aussi des gens très, très, professionnels, qui ont du matos incroyable et qui peuvent nous fournir des photos de concert de très, très, grande qualité.

Pourquoi choisir l’information positive

[00:05:03] Michel Godart: Deux mots clés que je retiens du début de l’interview ici : c’est déjà relais, le relais c’est important, tu relais l’information c’est primordial. Et alors ce qui me plaît beaucoup c’est que tu as tenu, et répété plusieurs fois, le mot positif et ça je surkiffe.

[00:05:13] Benoît Georges: C’est hyper important l’info positive parce que sur nos sites, il n’y a absolument pas d’information politique.

[00:05:19] Michel Godart: Et pas d’information anxiogène?

[00:05:20] Benoît Georges: Pas d’informations politiques, pas d’informations du monde entier. On n’est que sur du culturel, donc pas de faits divers, pas de chien crevé, pas ce genre de choses.

[00:05:28] Michel Godart: On n’est pas là pour faire peur aux gens?

[00:05:29] Benoît Georges: On ne diffuse que des choses qui sont susceptibles d’intéresser les gens, donc concert, festival, carnaval, parcours d’artistes, portraits d’artistes, sorties d’EP, de cd, de single, de concert. Là, je suis en train de préparer une battle, un article sur une battle de jeunes belges qui font du rap et du slam en live. Ça se passe à Nivelles dans une semaine, j’ai rencontré complètement par hasard le responsable de l’organisation qui est lui-même rappeur-slameur, et je lui dis envoie moi vite de l’info, ça m’intéresse parce que c’est la première fois que j’entends parler de ça, ici dans Brabant wallon, on va diffuser.

[00:06:04] Michel Godart: Ben, je vais résumer ça par : tu es là pour donner le sourire banane aux gens?

[00:06:07] Benoît Georges: Entre autres oui.

OSE ton potentiel ASBL

[00:06:08] Michel Godart: Ok, alors la deuxième casquette. On va parler de ton asso avec ton épouse, et ça je crois que c’est important aussi (Benoît Georges: Alors…). Parce que là on touche à quelque chose qui est primordial, je l’ai dit, une famille, même si le sujet ici c’est des gens qui ont parfois un cancer et qui doivent se soigner, et la recherche sur le cancer, et l’appel aux dons. Il y a à côté aussi : l’environnement de la personne qui souffre d’un cancer c’est sa famille, ça reprend tout. Et d’autres histoires aussi de souffrance.

[00:06:27] Benoît Georges: Oui bien sûr. Ma compagne, suite à des problèmes à son travail qui ont mené vers un burnout, comme beaucoup mais c’était vraiment un down complet pendant un an et donc elle ne voulait plus retourner travailler chez son employeur, on ne va pas le citer mais : merde quoi! On est des acteurs sociaux et socio-culturels, et donc on a, avec elle en 2020, juste avant le Covid malheureusement, on a monté notre asso qui s’appelle « OSE ton potentiel » ASBL.

[00:06:49] Michel Godart: Ose ton potentiel, c’est parlant ça.

[00:06:51] Benoît Georges: Et donc Véro, qui est la présidente de l’asbl, elle est psychomotricienne relationnelle. On vient en aide aux enfants et aux familles des enfants qui ont des problèmes : troubles du comportement, TDA, TDAH, anxiété, phobies, troubles du détachement, autisme.

[00:07:06] Michel Godart: On a le sentiment qu’il y a une explosion de ces phénomènes.

[00:07:08] Benoît Georges: Perso, je lis énormément de choses, beaucoup de papiers, d’études médicales. Et il y a quand même beaucoup de choses qui découlent de ça, mais qui sont dues à la bouffe, à la malbouffe, à la bouffe industrielle.

[00:07:18] Michel Godart: C’est ça, c’est un contexte total.

[00:07:19] Benoît Georges: Et donc nous, on a intégré en plus dans notre mode de vie, on peut toujours dire « Oui, c’est bobo ». Non mais, on a un maximum de choses où on part sur de la bouffe naturelle. Dès qu’on peut, on achète du bio ou on achète du local ou vraiment des choses où on est à peu près sûr de ce qu’on a dans l’assiette, parce qu’il y a beaucoup, beaucoup de choses qui sont dues à ça. Les mères enceintes qui malheureusement…

Rendre les accompagnements accessibles

[00:07:41] Michel Godart: Il n’y a pas que l’assiette hein? Il y a les produits cosmétiques (Benoît Georges: Ouais il y a tout. Bien sûr, oui, oui. Oui, oui, oui) à l’hygiène de vie, enfin je veux dire, tout y passe. Tu peux un peu plus nous expliquer ce que vous faites concrètement, parce que tu as déjà dit de quoi on parle, par contre tu m’as dit off-line que vous avez de très belles actions, vous êtes très dans le social aussi.

[00:07:54] Benoît Georges: On est effectivement dans le social puisque, étant psychomotricienne, elle organise des séances de psychomotricité, un peu comme les enfants vont chez un psychologue quand ils ont un problème, les enfants sont accompagnés au travers de la psychomotricité relationnelle. Certaines familles ont des bonnes mutuelles, sont très aisées et donc ils ont la capacité financière de payer les consultations et les séances à leurs enfants, donc là pas de problème. Problème à la base et puis on essaie de le résoudre, on les accompagne et…

[00:08:19] Michel Godart: Au moins il y a les finances pour faire derrière, ouais.

[00:08:20] Benoît Georges: Et il y a les finances. La problématique vient avec des familles qui sont un peu plus dans la dèche, où il y en a vraiment, elles y sont complètement. Et donc là, l’ASBL au travers de ses activités génère un peu de bénéfices. Et, ces bénéfices servent à suppléer un peu les problèmes financiers des parents pour que l’accompagnement psychomotricité relationnelle soit continu. On a au minimum une séance par semaine, pour certains enfants deux, mais que cette séance par semaine puissent avoir lieu pendant les quatre semaines du mois, ça c’est le plus important. On voit quand même pas mal de familles où la première semaine ça va, la deuxième semaine ça va, et la troisième et la quatrième semaine ils annulent parce qu’il faut de la thune pour manger, il faut de la thune pour mettre du carburant dans la voiture pour aller travailler.

[00:08:57] Michel Godart: Mais c’est plus que ça, c’est de l’inclusion. Parce que vous vous rendez d’abord accessible le soin (Benoît Georges: Bien sûr), avant la continuité et l’accessibilité.

[00:09:02] Benoît Georges: Notre pari depuis le départ c’est de récolter des fonds au travers de nos activités, on va y venir parce qu’on organise pas mal de choses. Mais c’est surtout : on ne donne pas de l’argent aux familles, on leur offre un service, on leur offre un suivi qui est financé par l’ASBL. Et donc on leur offre la séance ou les séances qu’ils ne peuvent pas payer. Ça, c’est le plus important pour nous c’est que, quand un gamin ou une gamine est suivi par Véro, et bien si le traitement doit durer six mois, et ben pendant six mois, toutes les semaines, le gamin ou la gamine peut bénéficier des soins.

Quel lien avec le Relais pour la Vie ?

[00:09:31] Michel Godart: Ici on est dans un week-end où on parle du cancer. Est-ce qu’il arrive que ces profils d’enfants aient aussi en même temps, en plus, un statut où ils se battent contre le cancer, ils ont une maladie grave à côté?

[00:09:42] Benoît Georges: Il y a quand même un secret médical qui est là derrière donc je ne connais pas l’histoire de tous les enfants, mais j’en connais quelques-uns. Et on a des familles où les deux parents ont été à l’arrêt à cause d’un accident de voiture par exemple, donc les deux parents étaient gravement blessés.

[00:09:57] Michel Godart: Les gens pourraient se dire en nous écoutant mais quel rapport avec le relais pour la vie? Pour moi il est évident mais je me dis « Peut-être qu’il n’est pas encore assez évident pour tout le monde ». Alors j’en touche un mot.

[00:10:03] Benoît Georges: C’est quelque chose qui nous touche. On a tous quelqu’un dans la famille qui a été touché par le cancer, un voisin, une connaissance, un collègue. Je parlais encore, notamment avec une de mes belles-filles qui est venue hier nous dire « Ah mais tu sais, il y a une fille qui a été soignée d’un cancer, la gamine, elle a seize ans quoi ». D’une de ses copines de classe, donc seize ans, ben voilà ça touche tout le monde, on connaît tous quelqu’un qui connaît (Michel Godart: Ouais c’est ça) ou quelqu’un de proche, ou un voisin ou quelqu’un, un collègue hein? Qui a un enfant qui a une leucémie, il y a plein de cas comme ça, il n’y a pas. Alors, le cancer c’est une des causes. Effectivement, la Fondation contre le cancer a des moyens avec des mécènes énormes et ils peuvent faire des campagnes à la télévision, ils mettent en place les relais un peu partout et ça c’est génial. Et d’un autre côté, moi perso je relaye parce que j’ai un média qui est fort suivi et donc on relaye, on essaie de faire…

Happy Family, un festival gratuit pour tous

[00:10:45] Michel Godart: Tu mets ta pierre à l’édifice?

[00:10:46] Benoît Georges: Oui bien sûr, c’est quelque chose qui se fait tout naturellement. Et puis d’un autre côté, ben nos activités aussi sont également relayées par le Relais pour la vie, parce qu’une de nos sources de financement, c’est un festival qu’on organise maintenant depuis deux ans, qui s’appelle le festival Happy Family donc (Michel Godart: J’aime bien le nom) encore une fois très positif. Ce festival, le concept est très simple, c’est trois jours d’activités gratuites pour toutes les familles. Ça permet à des familles qui ne vont pas en vacances, qui ne peuvent pas aller à la kermesse, qui ne peuvent pas aller à Walibi, qui ne peuvent pas aller à ce genre de truc parce que ça leur coûte 200 balles par jour. Et d’où ben nous ils ont une grande kermesse avec plein d’activités, des châteaux gonflables, des spectacles, des concerts, des jeux, du mime, des contes. Enfin bref, ces trois jours d’activités où les parents, à part s’ils veulent manger et boire, mais ils peuvent venir complètement gratuitement et avoir trois jours de fête complètement gratuite.

[00:11:29] Michel Godart: Tu connais déjà la date de cet événement?

[00:11:31] Benoît Georges: C’est chaque fois au mois d’août. L’année dernière en 2024, première édition on a réuni 4000 personnes quand même (Michel Godart: Ah ouais) qui sont venus. Cette année-ci on a dépassé les 5000.

[00:11:39] Michel Godart: Tu connais déjà l’endroit où il aura lieu?

[00:11:40] Benoît Georges: Parc Château du Cheneau à Braine-l’Alleud. Et ça se déroulera les 7, 8 et 9 août 2026.

[00:11:45] Michel Godart: Notez la date chers auditeurs et auditrices, dans vos agendas! C’est gratuit, il y a une entrée payante, comment ça marche.

[00:11:50] Benoît Georges: Non, non, non. C’est 100 % entrée gratuite, activités gratuites, pas d’inscription, pas de préinscription.

[00:11:55] Michel Godart: Dit Ben qu’est-ce que tu en dirais si le PodiBUZ venait s’installer là-bas pour faire une activité podcast? Pour faire des témoignages, démocratie, discours ou parole du citoyen?

[00:12:02] Benoît Georges: Non peut-être (Rires).

[00:12:04] Michel Godart: Allez on en parle (Benoît Georges: Comme on dit à Evere), Non peut-être!

[00:12:07] Benoît Georges: Ce festival génère un peu de bénéfice et ce bénéfice sert à subsidier des familles qui…

[00:12:13] Michel Godart: Des dossiers dans le cas où il y a besoin (Benoît Georges: Ouais, ouais) d’une aide.

Pourquoi la gratuité est un choix

[00:12:15] Benoît Georges: Là il n’y a pas photo quoi donc heu…

[00:12:15] Michel Godart: Là tu vous rend fier. De parler de sujets comme celui-là qui sont hyper importants parce que la solidarité est un phénomène qui doit prendre plus de place dans notre société je trouve.

[00:12:23] Benoît Georges: Les gens disent « Oui mais si vous avez besoin d’argent, comment est -e que vous pouvez faire des activités gratuites? ». On a ce double rôle social, et sociétal, de se dire « Mais si maintenant on met une entrée à 20 €? ». Oui, ok ben les familles vont venir, mais la famille qui peut pas offrir à ses enfants Walibi ne va pas venir chez nous payer 20 € non plus parce que, s’ils viennent à quatre ça fait 80 boules, 80 boules ben pour ces familles-là c’est déjà énormément d’argent. Et nous on a fait le pari, et ça a été une grosse discussion au départ, on dit « La première fois on la fait gratuite, et puis on fera payer la deuxième ». Je dis « Non, on fait pas payer la deuxième non plus et on fera » (Michel Godart: Alors). Et ça restera comme ça parce que le concept il est ultra simple, c’est trois jours d’activités 100 % gratuite, pour toute la famille. Le vendredi il y a un apéro, il y a des activités pour les enfants, il y a des contes, il y a un blind test, inscription gratuite, animation. Un blind test chantant on avait plus de 300 personnes au blind test le vendredi soir (Michel Godart: C’est génial quoi en fait), avec une ambiance de feu. Les gens dansaient sur les chaises et les tables, donc ça c’était génial. Le lendemain il a plu, mais on a des activités sous chapiteau et on avait des comptes au château et…

[00:13:19] Michel Godart: Donc ça allait quoi!

[00:13:20] Benoît Georges: Il n’y a pas eu de monde, au premier rayon de soleil on pensait que les gens étaient cachés derrière les arbres et tout puis ils sont arrivés, il y a eu tout de suite quatre 500 personnes qui sont arrivées en un quart d’heure. C’était, les gens attendaient vraiment ça, on sait que…

[00:13:30] Michel Godart: Est-ce qu’il y a la force du média derrière qui fait que (Benoît Georges: Bien sûr) ça attire du monde? Ouais

[00:13:33] Benoît Georges: Bien sûr. Les seules rentrées en fait c’est les sponsors, les foodtrucks parce qu’on n’a pas envie de s’occuper de tout ce qui est nourriture. Les foodtrucks qui viennent, ils payent leur emplacement pour le week-end, ils nous sponsorisent et ils vendent leur nourriture. On a par exemple Gaspard, Gaspard c’est un de mes voisins, il a un foodtruck super sympa, il fait des frites et des burgers, il fait un peu de tout, il est traiteur, un peu de pub aussi ça fait du bien. C’est mon premier partenaire de la première heure, il m’a dit « Je viens », et avant que je lui demande quoi que ce soit, il m’a dit « Tu fais des tickets et tout est bénévole mangent gratos chez moi » (Michel Godart: Wouah, hey Gaspard) pendant tout le, pendant trois jours.

[00:14:01] Michel Godart: Gaspard, si tu nous entends? Chapeau! Rappelle le nom de ta boîte?

[00:14:05] Benoît Georges: Chez Gaspard.

[00:14:05] Michel Godart: Chez Gaspard, franchement

[00:14:06] Benoît Georges: À Braine L’alleud, food-truck

[00:14:07] Michel Godart: Les amis et amies, auditeurs et auditrices, ça c’est le genre d’initiative, c’est le genre de gars qu’il faut soutenir.

[00:14:12] Benoît Georges: C’est des partenariats comme ça qui sont incroyables. Et puis des partenaires, des entrepreneurs, des commerçants locaux aussi qui nous soutiennent avec du sponsoring. Voilà, ça permet de générer entre 8 et 10000 € de bénéfice sur le week-end. Notre bar, on a une équipe de guerriers, de bénévoles au bar c’est des fous. Ils sont là de 11h du matin jusqu’à minuit pendant trois jours.

L’engagement des bénévoles

[00:14:28] Michel Godart: C’est difficile de trouver des bénévoles?

[00:14:30] Benoît Georges: Je ne cherche jamais de bénévoles, j’ai une équipe de base qui est super. Et puis les gens, en fait se rattachent à un projet. Ça ne sert à rien de, ça sert à rien de convaincre avec des mots, faut convaincre avec des actes. C’est comme les parents, les gens se disent « Ah il y a une bonne ambiance. Tiens, ben j’ai 2h de temps, je vais venir » et puis finalement les 2h se transforment en 12 et puis, (Michel Godart: On est dans le moove quoi) ça se transforme en trois fois douze et puis l’équipe du bar il dit « Lui, lui, lui, lui, lui, lui, lui reviennent tous. Donc nous tu peux nous booker au bar pour l’année prochaine ». Donc mon bar est déjà complet, full bénévoles (Michel Godart: Top quoi, top) et donc je sais que c’est… C’est ma rentrée principale, donc il faut des gens efficaces, il faut des gens qui ne gaspillent pas, il faut des gens qui savent brancher un fût, remplir un frigo, servir du vin, servir du champagne, servir tout ce qui est à servir dans un bar, il faut que ça roule. Tout le monde m’a dit « Oh bah il y a du monde, mais on attend pas ». Et ben voilà, ça c’est le, c’est une équipe comme ça que je veux et je sais que ben de A à Z ils gèrent, j’ai pas besoin de m’en occuper. Je peux pas dire c’est une épine du pied mais j’ai assez de problèmes à gérer sur une organisation comme ça et puis.

[00:15:24] Michel Godart: Super projet et super intéressant. Donc retenez bien la date, rappelle-nous encore?

[00:15:28] Benoît Georges: 7, 8, 9 août Château du Cheneaut à Braine-l’Alleud donc.

[00:15:31] Michel Godart: À ne pas manquer.

[00:15:31] Benoît Georges: C’est le château communal.

Un message pour les personnes malades

[00:15:32] Michel Godart: On va revenir sur les cas des personnes qui souffrent d’un cancer et qui sont confrontées au cancer. Qu’est-ce que tu aurais envie de dire comme mot d’espoir, d’encouragement à ces personnes qui sont dans la maladie? Tu dirais quoi ces gens toi, qui en plus a connu des gens aussi dans le cas.

[00:15:45] Benoît Georges: La première chose c’est le mental.

[00:15:46] Michel Godart: Bah oui

[00:15:46] Benoît Georges: La première chose c’est le mental hein?

[00:15:48] Michel Godart: Mais c’est pas toujours facile.

[00:15:49] Benoît Georges: Je suis quelqu’un de très positif donc je ne suis pas quelqu’un qui va envoyer des messages, Je préfère être là moi en fait.

[00:15:54] Michel Godart: Et comment on fait pour être positif alors? Comment on fait (Benoît Georges: Ben faut être là, faut être là) pour rester positif?

[00:15:57] Benoît Georges: Moi j’ai quelqu’un qui était malade dans ma famille, j’étais : « Il faut te conduire quelque part? Ok, je suis là ».

[00:16:01] Michel Godart: C’est ta recette pour être positif, pour rester positif?

[00:16:03] Benoît Georges: Il y a des aides. Il y a un moment, le financier est important, le moral est très important, mais à un moment il faut être là. Ces gens ils…

Être présent pour ses proches

[00:16:10] Michel Godart: C’est l’humain.

[00:16:10] Benoît Georges: Ils ne peuvent pas conduire ben ok, j’avais une de mes cousines qui était gravement malade, qui a pu être en partie soignée, on a pu atténuer sa maladie. Ben il fallait la conduire à l’hôpital, il fallait faire Arlon-UCL, donc c’est 2 h de route quoi.

[00:16:23] Michel Godart: Ah oui.

[00:16:24] Benoît Georges: Donc c’est 2h, plus le traitement, plus revenir. Donc on est parti pour toute la journée mais on se relayait, on était toute une bande à se relayer. Donc c’était… Et ça permet en 2h de temps de discuter de plein de choses, de 1000 choses, c’est ça qui est positif quoi.

[00:16:34] Michel Godart: Tu sais que ce rôle, ça s’appelle Aidants proches. Parce que c’est pas forcément tout le temps au quotidien Aidant Proche, ça peut être un moment.

[00:16:39] Benoît Georges: Ouais mais voilà, moi j’ai jamais demandé à plein de bagnoles ni rien quoi. On s’est tous, tout le monde, on est plein de cousins germains dans la famille, une fois c’était toi, une fois c’était moi, une fois c’était lui.

[00:16:47] Michel Godart: Et qu’est-ce que tu auras envie de dire aux gens qui, eux par exemple, ont un proche qui est malade et qui se disent « Ben je mets ma carrière en pause et j’aide ». Tu sais ces fameux aidants-proches qui se dévouent totalement pour l’autre?

[00:16:54] Benoît Georges: J’en connais (Michel Godart: C’est vrai?). Oui, oui, bien sûr. Il y a des gens qui ont soit un époux, ou un mari qui, ou une épouse qui est en phase terminale et on sait qu’il y a rien à faire et qui mettent leur carrière en pause et qui le font, chapeau. Je sais pas si je pourrais le faire, je ne suis pas dans le cas mais à un moment je pense qu’il n’y a pas 36 choix. Je suis un peu plus mitigé au niveau conscience par rapport à quelqu’un qui n’a plus toute sa tête, quelqu’un qui a Alzheimer en phase terminale et qui se souvient de rien. Je pense qu’à un moment ça devient très lourd et donc il y a des équipes qui doivent prendre le relais. Et puis ça n’empêche pas d’aller visiter mais ça, ça peut devenir très lourd puisqu’il n’y a plus de reconnaissance. C’est juste un accompagnement de fin de vie, où là c’est un peu différent. Quelqu’un qui est en train d’être diminué physiquement petit à petit, mais qui a encore toute sa tête, ça, ça doit être terrible. Je n’ai jamais vécu ça de près et ça doit être terrible de vivre ça, de se dire je… Mon corps me lâche et j’en suis 100 % conscient et je voudrais faire 1000 choses et je peux, physiquement je ne peux plus, donc c’est un peu différent.

Chacun peut soutenir le Relais

[00:17:49] Michel Godart: Est-ce que tu as un dernier message pour clôturer cette interview à nos invités, auditeurs et auditrices?

[00:17:53] Benoît Georges: Moi je suis quelqu’un qui bouge beaucoup.

[00:17:55] Michel Godart: Je le vois !

[00:17:55] Benoît Georges: Je parle beaucoup aussi. C’est de dire ben voilà, quand il y a un relais ben, même si vous n’êtes pas actif dans une association qui marche, qui organise des choses, parce que l’organisation ce n’est pas donné à tout le monde. Mais je dis tout le monde peut aller prendre son petit repas sur place, tout le monde peut aller prendre un verre, assister à un concert, boire un verre. Mais tout ça c’est des petits euros et des petits gestes, c’est ça qui font aussi. Si chacun vient et dépense 5€, je prends l’exemple ici à Braine-l’Alleud, si on a un quart de la population, ça fait 10 000 personnes, qui viennent mettre 5€ ça fait 50 000 boules quoi.

[00:18:23] Michel Godart: Ouais, pas mal hein?

[00:18:23] Benoît Georges: Les calculs vont vite. Ça c’est seulement si un quart des gens viennent.

[00:18:27] Michel Godart: Tu imagines si tout le monde venait?

[00:18:28] Benoît Georges: Alors si plein de monde vient et si tout le monde… Vous ne pouvait pas venir? Faites un don, faites cinq balles (Michel Godart: Ouais, clairement), même les gamins, allez on fait un geste, on est cinq, ouais. Chacun met 1€ dans la caisse, on fait un virement de cinq balles, ça nous empêche pas de vivre. Celui qui vient boire un verre ben il vient boire un verre, celui qui vient manger il vient manger, celui qui vient marcher il marche. Celui qui organise un repas et qui génère 1 000€ de bénef ben c’est bingo voilà c’est…

[00:18:47] Michel Godart: Et c’est pour ça que cette année le Relais pour la vie et notre association on s’est associée pour faire la chaîne podcast. Parce qu’avec le lien Voicemail, on peut être sensibilisé, on peut agir en restant chez soi. Parce qu’il y a des personnes qui sont souffrantes à l’hôpital, il y a les personnes à mobilité réduite, et donc on a pensé à eux, on s’est dit en faisant une chaîne podcast avec un lien de voicemail on peut impliquer ces gens-là aussi. Et on peut faire un rappel aussi de faire le don, parce que finalement tous ces événements ils ont un but c’est d’avoir des dons, pour faire la recherche pour le cancer, pour faire des actions positives. Puisque toi qui aime bien le positif, c’est quand même l’idée de garder ça en tête.

[00:19:15] Benoît Georges: Je dis toujours, même si vous faites un don de 40 balles, il y a 40 pour 100 qui sont déductible. C’est toujours ça, le gouvernement et l’état permet de défalquer pour ceux qui payent un peu d’impôt, permet d’en défalquer un peu donc ça c’est très positif. Pour les entreprises, vous envoyez votre don, c’est défalquable à 100 %, donc vous recevez une facture de sponsoring ou de mécénat, mettez ça dans vos frais c’est des câbles à 100 %. Si toutes les entreprises… À Braine-l’Alleud il y a pas loin de 600 entreprises.

[00:19:38] Michel Godart: Si chaque entreprise faisait ça.

[00:19:39] Benoît Georges: Si chaque entreprise met 100 balles, fois 600, ça fait 60 000 €.

[00:19:43] Michel Godart: On les invite.

[00:19:43] Benoît Georges: 100 €.

[00:19:44] Michel Godart: Vous nous entendez? 600 patrons et patronnes d’entreprise à Braine-l’Alleud, voilà, il y a un geste-là qui pourrait, sympa, que vous pouvez faire et c’est facile alors… Pour conclure cet épisode, sauf si tu as encore des choses à dire?

[00:19:53] Benoît Georges: J’ai 1000 choses à dire, mais c’est parti pour la journée…

[00:19:55] Michel Godart: Moi j’invite les auditeurs et auditrices aussi à se dire que « Ouais, mais j’ai pas les moyens de faire un don ». Certes, c’est tout à fait possible, c’est vrai qu’on n’est pas dans des temps faciles, mais vous pouvez faire quelque chose, vous pouvez faire un partage, un like et un commentaire de ce podcast parce qu’en le partageant, en le faisant, vous rendez l’épisode visible et ça va permettre aussi à des gens de le découvrir. Et peut-être que ces gens-là ont les moyens de faire un don, et ça aussi c’est important. Et donc relayer, c’est le relais pour la vie, relayer, ben relayer vous pouvez le faire, faites-le. Ça c’est une première chose. Deuxième chose, dans ce lien de répondeur, vous pouvez cliquer, vous pouvez parler à votre micro dans votre ordinateur ou votre smartphone, laisser un message d’encouragement à Ben, un remerciement, un petit mot gentil, ça fait toujours plaisir. Ou simplement témoigner de votre situation et je les lis, je publierai en terme de podcast. Et puis dernier point, je le rappelle, et là c’est pour tous ceux qui ont les moyens, faites un don, même 1€, on vient de le dire, le nombre c’est la force. Même 50 cent, 1€, Faites un don, faites quelque chose, merci. Ben, tu as autre chose à rajouter?

Donner de l’argent, du temps ou des idées

[00:20:50] Benoît Georges: Oui, je voulais juste rajouter une chose. Il y a des gens qui ont pas d’argent, mais il y a des gens qui ont des idées et il y a des gens qui ont du temps (Michel Godart: Ah les bénévoles) les trois servent, les trois servent. Il y a aussi des groupes où ils organisent des choses et il faut donner un coup de main au bar, ils organisent un repas, ils prennent en charge toute l’organisation. Il faut juste qu’il y ait 10 personnes, 15 personnes, 20 personnes qui donnent un coup de main. Il y en a qui fabriquent des choses, il faut aller les vendre, ben on prend 3-4h, on va sur un marché, un marché artisanal ou quoi, on passe 3-4h, on rencontre des gens. Il y a un peu de temps à donner, je sais que c’est pas facile pour tout le monde de donner, même quelques euros, des fois c’est très compliqué. Et par contre, il y a des gens qui ont du temps, tout le monde a 2-3h sur sa semaine ou… Je prends l’exemple du Relais, à Arlon, il y a un stand, ils vont pas marcher, ils vont pas courir, ils sont là, ils sont en train de tricoter et de crocheter. Et chacun peut sponsoriser son petit carré de tricot, et avec ça ils vont faire un grand patchwork comme ça et qui est sponsorisé et puis… Ça va servir à faire des couvertures, ça va servir à faire plein, à faire des décos donc. Ils se sont fait sponsoriser la laine, Voilà

[00:21:51] Michel Godart: Tout est pensé quoi!

[00:21:52] Benoît Georges: T’as bien 1€ pour acheter une pelote de laine, ben tu vois? Ils étaient partenaires avec un magasin de laine et tu prends ton euro, tu vas acheter une pelote de laine et eux ils vont la tricoter, ils vont en faire quelque chose.

[00:22:02] Michel Godart: Super sympa.

[00:22:02] Benoît Georges: Il y a plein d’idées. C’est pas juste courir, marcher, être là, il y a plein d’idées. Il y en a qui font des repas, il y en a qui font de la barbe à papa, il y en a qui font des pop-corn, il y en a qui font des gaufres, il y en a qui…. Mon pote Nico qui fait de la paella espagnole.

[00:22:14] Michel Godart: Ouais, elle a l’air appétissante.

[00:22:16] Benoît Georges: Ah ouais, il a grandi là-bas donc il l’a fait traditionnelle comme là-bas (Michel Godart: Wouah). Enfin bref, on peut faire plein de choses. Et je sais qu’il y a une dame ici dans le comité, quand c’est la saison des fruits en été, elle a vendu des confitures, elle a fait… elle fait ça dans sa casserole à la maison, elle a vendu des pots de confitures.

Dix années de fidélité au Relais

[00:22:29] Michel Godart: C’est la première année que tu viens au Relais pour la vie?

[00:22:30] Benoît Georges: Non, moi ça fait dix ans que je suis à Braine moi.

[00:22:32] Michel Godart: Donc tu connais bien, bien, bien, l’évènement quoi.

[00:22:33] Benoît Georges: Ça fait 10 ans que je viens, c’est le plus vieux ici à Braine. C’est la 14ᵉ année, c’était le premier.

[00:22:37] Michel Godart: Exact.

[00:22:38] Benoît Georges: C’était le premier, donc quatorze ans déjà. Avant ça se faisait au stade, puis ça s’est fait… Ici c’est un peu différent parce qu’avec la tempête ils ont dû bouger un peu.

[00:22:46] Michel Godart: Mais ton sourire et ta good vibe et ton positivisme sont en train de me ramener le soleil. Le soleil est en train de réapparaître rayon par rayon.

[00:22:51] Benoît Georges: Hier je suis venu le matin, je suis venu filer un coup de main hier matin et j’ai amené le soleil, il était 10h.

Conclusion

[00:22:55] Michel Godart: Tu vas refaire ça aujourd’hui on dirait. Alors Ben on échange nos cartes de visite (Benoît Georges: On est à l’abris), on échange nos cartes de visite (Benoît Georges: Avec plaiz) et puis merci. Merci pour ce partage, merci pour tout ce que tu fais et c’est vraiment inspirant d’avoir des gens comme toi avec ce positivisme, cette énergie positive qui déborde.

[00:23:08] Benoît Georges: Bougez-vous.

[00:23:09] Michel Godart: Ça marche, à bientôt.

[00:23:10] Benoît Georges: Ciao!

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