Katrien Dosogne – La TPV
Katrien Dosogne: Régulation du système nerveux & experte en Théorie PolyVagale

Katrien Dosogne – La TPV. Podcast #526 hrmeetup.©
Et si c’était votre système nerveux qui dirigeait votre vie pro ? Katrien Dosogne & la Théorie PolyVagale
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Comprendre la régulation du système nerveux au travail – Théorie PolyVagale & burnout
Dans cet épisode hrmeetup.©, Katrien Dosogne nous invite à découvrir une approche puissante, encore trop méconnue: la régulation du système nerveux grâce à la Théorie PolyVagale.
Une conversation essentielle pour comprendre pourquoi, en entreprise comme dans la sphère privée, nos réactions sont souvent dictées par nos mécanismes de survie. Burnout, stress, conflits, relations : et si la clé passait par une meilleure connaissance de soi… et de son système nerveux autonome ?
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Séquençage du podcast avec Katrien Dosogne :
- [00:00:02] Introduction & contexte
- [00:00:27] Du rêve d’adolescente à ce jour : alignée ?
- [00:01:25] Quel choix d’études au départ ?
- [00:01:55] Coach certifiée ?
- [00:02:35] La théorie polyvagale
- [00:05:15] Une approche holistique ?
- [00:06:29] La légende du cerveau reptilien et nos croyances
- [00:07:49] L’effet miroir des autres
- [00:10:48] Pourquoi la TPV ?
- [00:11:29] Cinq années à apprendre
- [00:12:13] La posture du coach
- [00:12:50] L’envie de partager
- [00:13:26] Public cible
- [00:13:54] La co-régulation
- [00:15:07] Et si la régulation personnelle était le premier acte de leadership ?
- [00:17:08] Intervenir avec l’humain !
- [00:18:01] Derrière nos objectifs, des blessures invisibles
- [00:18:54] Créer une boucle vertueuse
- [00:19:21] Et pour les profils atypiques ?
- [00:21:15] Burnout : quand le corps dit stop… et que le mental nie encore
- [00:22:58] La régulation du système nerveux : clé de voûte d’une équipe saine
- [00:23:52] Comment contacter Katrien Dosogne ?
- [00:24:49] Comment définir un·e bon·ne RH ?
- [00:26:03] Ton effet waouh
- [00:26:59] Un dernier message aux auditeurs et auditrices ?
- [00:27:13] Clôture du podcast
La transcription du podcast:
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Jingle Intro: [00:00:00] Your are listening to « The Podcast Factory Org ».
Michel: [00:00:02] Bienvenue pour un nouvel épisode hrmeetup.©, votre podcast sur les passions au travail et les ressources humaines. Et aujourd’hui je suis très heureux, parce que j’ai fait une rencontre chez « transforma bxl » où nous sommes, qui est un coworking, donc on rencontre forcément d’autres entrepreneurs et entrepreneures. Et j’ai rencontré Katrien Dosogne et on a eu l’occasion de parler un peu, et je me suis dit « Mais Katrien, je vais t’inviter au micro de mon podcast ». D’abord bonjour.
Katrien Dosogne: [00:00:25] Bonjour Michel et merci de me recevoir.
Michel: [00:00:27] Avec joie. J’ai une question classique d’accueil de mes invités qui est: de ton rêve d’adolescente à ce jour, que s’est-il passé Katrien? Et le but de cette question, c’est de savoir est-ce que finalement tu es alignée avec ton rêve?
Katrien Dosogne: [00:00:38] Je suis alignée avec mon rêve, en tout cas aujourd’hui, et je l’ai été plusieurs fois dans ma vie. En fait, quand j’étais adolescente, j’avais vraiment envie de changer le monde, j’étais vraiment une idéaliste, j’ai milité à SOS-Racisme et après je suis allée travailler comme travailleuse sociale, donc j’étais vraiment dans le cœur de mes valeurs. J’ai travaillé avec des jeunes dans des quartiers défavorisés, avec des personnes âgées, enfin bref, jusqu’au jour où un burnout est arrivé et je me suis retrouvée complètement coincée, mais c’était ok, c’est une expérience de vie que j’ai faite. Et jusqu’au jour où je rencontre la neurobiologie et la théorie polyvagale, j’aurai l’occasion de vous expliquer. Et en fait je suis devenue coach en régulation du système nerveux, donc c’est vraiment mon activité aujourd’hui. Mais en fait j’ai pas quitté mes valeurs, je suis toujours dans l’accompagnement de l’humain, ça me passionne, l’humain me passionne vraiment profondément.
Michel: [00:01:25] Ça avait guidé un choix d’études au départ?
Katrien Dosogne: [00:01:26] En fait j’ai fait des études secondaires, puis j’ai quitté la maison parce que j’étais quand même dans une famille qui n’était pas évidente, assez toxique. Donc je suis partie, j’ai travaillé comme secrétaire, j’ai été secrétaire d’avocat, j’ai vraiment beaucoup travaillé dans l’administratif, mais ça ne me plaisait pas, je sentais que j’étais appelée par autre chose. Et c’est à la trentaine que j’ai fait des études en horaires décalés pour devenir travailleuse sociale, donc vraiment pour aller vers l’alignement de mes valeurs et tout ça.
Michel: [00:01:50] Le Burnout est venu après?
Katrien Dosogne: [00:01:51] Le burnout est arrivé longtemps après. Parce que, les auditeurs ne le savent pas mais j’ai 62 ans bientôt.
Michel: [00:01:55] Est-ce que tu es certifiée coach?
Katrien Dosogne: [00:01:57] Je suis coach certifiée en régulation du système nerveux par Ludovic Leroux, vous pouvez le retrouver d’ailleurs sur les réseaux sociaux, mais ça reste une certification du domaine du privé donc on n’est pas dans une certification comme si j’avais fait l’unif, il faut aussi être correct avec tout le monde et transparent. Mais pour moi ça n’enlève en rien ma légitimité puisque de toute façon c’est même pas la certification qui donne la légitimité du domaine dans lequel on est, c’est aussi notre expérience, notre expertise, il y a des gens qui n’ont pas de certification et qui sont des excellents coachs. Et je te rejoins totalement Michel quand tu dis, que de toute façon d’une manière ou d’une autre, ça doit matcher, et souvent les matchs sont énergétiques finalement, on se choisit parce qu’on sent que cette personne peut nous aider.
Michel: [00:02:35] On va parler aujourd’hui de ton métier, de ton activité. Tu nous parles d’un coaching spécifique, tu peux donner les bons termes, les acronymes nécessaires pour l’identifier, mais surtout nous les expliquer, les vulgariser parce que je suis persuadé qu’il y a une partie du public qui n’aura pas connaissance de cette approche.
Katrien Dosogne: [00:02:50] Absolument. Donc je suis coach en régulation du système nerveux et j’utilise la théorie polyvagale qui a été inventée par Stephen Porges, résultats de recherche en neurobiologie. J’utilise la Somatique Experiencing de Peter Levine qui était aussi un chercheur qui a beaucoup observé le monde sauvage et les mécanismes de survie. Et j’utilise l’enquête de compassion de Gabor Maté, ça ce sont vraiment mes trois grandes grilles de lecture que j’utilise dans mes accompagnements. Mais c’est quoi finalement un coach en régulation du système nerveux? Ben la première chose que j’ai envie de vous dire c’est qu’on a tous un système nerveux, et qui est autonome, et j’insiste sur le mot autonome. C’est-à-dire que c’est comme si on avait un GPS intégré, au quotidien tout le temps, avec ce système nerveux autonome qui est en train de regarder si je suis en sécurité ou pas. Suis-je en sécurité ou pas? Suis-je en sécurité ou pas? Et donc nous avons ce système nerveux qui nous accompagne en permanence, et parfois, on peut avoir ce système nerveux qui est dérégulé parce que on a vécu des expériences traumatiques dont on n’a pas nécessairement conscience. Mais c’est ce qui fait que, par exemple, vous pouvez vous retrouver dans des situations où vous vous dites « Mais c’est incroyable, chaque fois que je me retrouve face à telle personne, je ne sais pas comment réagir. C’est plus fort que moi », quand on sent ces situations où on est coincé, où c’est plus fort que nous, où on est vraiment pris par des émotions, des sensations assez désagréables, où on se sent complètement coincé. Ça veut dire simplement qu’on a basculé dans un état de notre système nerveux autonome, et qu’on ne sait pas nécessairement comment en sortir. Donc moi ce que je fais, c’est que je fais du coaching éducatif, j’accompagne les gens pour comprendre leur système nerveux, savoir comment ils fonctionnent, leur faire prendre conscience aussi que comme ce système nerveux est autonome, il y a des situations où c’est pas de leur faute. Je donne un exemple quelqu’un qui procrastine, il a tendance à culpabiliser, or, la procrastination est juste un mécanisme de survie. Donc on va aller travailler là-dessus, et on va faire comprendre à la personne que c’est un mécanisme de survie. Mais on va surtout aller travailler au niveau de ses sensations corporelles avec des outils, dont ici je ne vais pas donner les détails, mais pour pouvoir faire en sorte que les gens se libèrent de ça. Parce que finalement, si on en reste au niveau comportemental, on ne va rien changer. Si on en reste au niveau mental, on ne va rien changer non plus. Beaucoup de coaching sont au niveau mental, et je ne dis pas que c’est pas bon, mais on ne modifie pas et on ne change pas un certain nombre de choses quand on reste au niveau du mental, on ne solutionne pas un certain nombre de choses quand on reste au niveau de la survie.
Michel: [00:05:15] Quand je t’écoute, j’ai l’impression qu’on est ici dans une approche qui va avoir un côté holistique, un recul, une prise globale de conscience, avec une incorporation d’un élément qu’on oublie trop souvent, c’est le biologique et le corporel.
Katrien Dosogne: [00:05:26] Très, très, juste Michel, là tu m’as vraiment compris, on est sur la même longueur d’onde, et c’est vraiment ça. Si vous voulez, tout ce que vous avez vécu, vous avez des souvenirs dans votre tête, ok, les souvenirs sont dans la tête mais les mémoires sont dans le corps. Quand il y a du trauma ou quand il y a un blocage d’une situation, on va aller vraiment travailler sur les ressentis corporels, et on va, j’ai des outils spécifiques pour ça, pour aller pouvoir libérer ces sensations. Et donc du coup, avoir des gens qui, en bout de parcours, en général donc je fais des accompagnements sur dix séances, et moi je vois vraiment les gens que j’accompagne se libérer petit à petit par ce coaching éducatif, mais aussi entre les séances, il y a des observations à faire et des choses comme ça. Je vois vraiment les gens au bout de la septième, huitième séance, complètement changé. Mais alors ce qui est très chouette c’est que le changement est naturel. C’est pas un truc qu’on s’est…
Michel: [00:06:11] Martelé dans la tête.
Katrien Dosogne: [00:06:12] Martelé dans la tête. Parce que c’est pas au niveau du mental qu’on travaille. Il faut savoir, contrairement à ce qu’on croit, c’est pas nos pensées qui modifient nos comportements, c’est l’inverse en fait, c’est notre biologie qui va vraiment influencer nos pensées, nos émotions, notre système de croyances.
Michel: [00:06:29] Cette légende du cerveau reptilien qu’on a démontée heureusement depuis belle lurette, cette illustration avait comme force de symboliser un rappel à l’humain: c’est que nous sommes encore et toujours dans notre cœur animal, on reste des animaux avec une méthode qui est simple, qui est la survie, les craintes et les peurs. Quand tu vas apprendre ton approche, on va reconnecter le biologique et l’humain, et son mental, puisque c’est de ça dont on parle. Est-ce que malgré tout ce genre de vérité reste, où est-ce qu’au contraire on va faire sombrer quelque croyance?
Katrien Dosogne: [00:06:57] J’ai envie de dire que les croyances qui vont s’effondrer, vont s’effondrer de manière complètement naturelle. Parce que moi, quand j’accompagne les personnes, je ne peux pas aller plus vite que leur système nerveux. Même si on va aller travailler au niveau de croyance et des choses à modifier, si quelqu’un ne peut pas, au stade où elle est, lâcher cette croyance, c’est que son système nerveux n’est pas prêt. Et c’est ça qui est très beau dans cette approche de la régulation du système nerveux, c’est qu’on est dans le respect de la biologie et qu’on va vraiment, petit à petit, amener les personnes à accompagner leur propre système nerveux, à devenir… Souvent, parce qu’on va se rendre compte, quand on travaille avec les personnes, qu’il y a du trauma derrière, à devenir des bons parents pour eux-mêmes, là où ils n’ont pas peut-être toujours été dans la bienveillance vis à vis d’eux-mêmes. On ne gagne pas contre la biologie, c’est toujours la biologie qui gagne, et c’est pour ça qu’on doit parfois y aller par petites touches sans brusquer.
Michel: [00:07:49] Alors je vais prendre une métaphore hein, pour qu’on nous comprenne bien, tu es en train de m’expliquer que beaucoup de gens, pendant longtemps, se sont focalisés sur apprendre à conduire une voiture, et puis ils ont oublié qu’il fallait apprendre à mettre de l’essence dans la voiture ou le moteur et l’énergie dans la voiture pour qu’elle roule. Et qui plus est les quatre roues, et comprendre que la voiture, comment elle fonctionne. Parce que sans ça, le permis de conduire ne sert pas à grand-chose. La question est: c’est que quand on prend la route, si on reste dans cette métaphore, on est certes libre de ce qu’on fait de sa conduite et de sa connaissance de la conduite et de son véhicule, mais à un moment donné on va être en interaction avec l’humain. On dit toujours hein, le danger c’est pas toujours soi, c’est parfois les autres et leur façon de tenir le volant. On est ici dans le relationnel humain, dans la même métaphore, si l’autre nous fait réagir, c’est parce que ça fait miroir envers soi, comment est-ce qu’on va gérer plutôt ce qui dépend de la part des autres, est-ce qu’il y a une part des autres qui joue?
Katrien Dosogne: [00:08:31] Je pense qu’on est dans la relation et dans l’interdépendance, ce qui n’est pas du tout la même chose (Michel Godart: D’accord). Donc ça veut dire que si je suis, si je reprends la métaphore de la voiture, « Ok, je suis dans ma voiture, je conduis, j’ai mis l’essence, j’ai tout ce qu’il faut, je prends soin, je connais tout, les roues, le moteur, tout ça. J’avance sur la route et puis bardaf, l’embardée. Il y a quelqu’un qui arrive et qui vient vraiment (Michel Godart: Me percuter) m’agresser à la limite ». Et donc, qu’est ce qui se passe? C’est que si je travaille, si j’ai un système nerveux bien régulé, où je suis en lien, je vais pouvoir me dire « Quoi qu’il arrive, je suis là pour moi d’abord, je vais essayer de rester calme, je vais me réguler, je vais… », même si je suis en insécurité, je vais aller mettre de la sécurité dans cet état d’insécurité, pour pouvoir répondre à la situation. Imagine si, bardaf l’embardée, je régule pas et je suis complètement figé (Michel Godart: Ou en Panique) je vais dans le décor, tu vois? J’ai envie de dire que la TPV, et toute forme de coaching quand c’est bien mené et bien accompagné, quelle que soit finalement la méthode, c’est apprendre vraiment aux gens à danser avec la vie. Et donc danser avec la vie, danser aussi avec les autres, et ne pas nécessairement voir l’autre comme un potentiel danger. Maintenant, je ne suis pas en train de dire qu’il n’y a pas de danger hein? Il y a des moments où nos instincts de survie, heureusement qu’ils sont là. Il faut aussi rendre hommage à notre système nerveux autonome et à nos instincts de survie. Si nous sommes là, c’est parce que notre système nerveux autonome prend bien soin de nous, soyons aussi en gratitude vis à vis de nos instincts de survie. Mais la TPV va vraiment consister à quitter ses instincts de survie, pas du tout pour les nier, quand ils sont adaptés, je dis il y a des situations, il y a un incendie qui se déclare, c’est peut-être l’occasion de fuir hein? Donc c’est un instinct de survie, on ne va pas rester en lien avec l’incendie en le regardant, en disant « Oh, il est joli cet incendie ». Mais par contre, pour un certain nombre de situations, au lieu de les subir et de pouvoir choisir, on va vraiment aller développer notre flexibilité vagale, ce fameux de Nerf vague dont on entend souvent parler ces derniers temps, qui est quand même un nerf très important dans notre système nerveux, qui active notre système parasympathique. Mais bon, en une demi-heure, je ne vais pas vous raconter, c’est assez complexe, donc je vais pas vous raconter tout, mais voilà. Quand on développe cette flexibilité vagale, on va avoir beaucoup plus facile à choisir quelle est la meilleure option finalement, en fonction de la situation qui se présente à nous.
Michel: [00:10:48] On va rappeler encore une fois T.P.V., les trois lettres pour…
Katrien Dosogne: [00:10:50] La Théorie PolyVagale.
Michel: [00:10:53] Il y a plein d’outils dans le coaching, pourquoi est-ce que toi Katrien, tu t’es dit « Non, c’est cette voie là que je veux prendre et c’est ça qui me paraît plus efficace ». Quelle est l’identification du besoin qui fait que c’est ça que tu choisis?
Katrien Dosogne: [00:11:03] Alors il faut savoir que quand j’ai eu mon burnout, je ne savais absolument pas ce que je voulais faire de la suite de ma vie, donc je me sentais inutile. J’ai commencé à consommer énormément de formations, de podcasts, la pleine conscience, enfin plein, plein, plein, plein d’approches, plein d’outils qui m’ont fait du bien hein, je dois le dire, donc c’est… Mais il y avait toujours quelque chose qui manquait, il y avait comme un chaînon manquant, il y avait comme une pièce du puzzle qui était pas là. Et je me disais « Non, c’est pas bon, c’est pas bon, c’est pas bon » jusque…
Michel: [00:11:29] Combien de temps ce parcours?
Katrien Dosogne: [00:11:30] Ça a pris cinq ans. Et j’ai fait beaucoup de recherches, j’ai suivi des coachs en manifestation, j’ai fait de la pleine conscience intégrative, j’ai fait vraiment plein, plein, plein, d’outils, et vraiment ils m’ont fait avancer. Mais il y avait quelque chose qui manquait. Et je tombe sur Ludovic Leroux qui parle de la théorie polyvagale, qui parle de la pleine confiance et… J’ai un flash. Et d’abord, il faut dire que quand j’ai pris la formation, il y avait deux parcours de formation. Le premier parcours, c’était pour soi-même, ça s’appelait Explore. La deuxième partie, c’était pour devenir expert et pouvoir en faire son métier. Mais moi quand j’ai pris, j’ai pris les deux formations, mais pas du tout pour accompagner les gens, vraiment en disant « Moi je veux aller jusqu’au bout, à l’intérieur de moi (Michel Godart: Tu veux te guérir toi), travailler avec tous ces outils, guérir c’est vraiment important pour moi.
Michel: [00:12:13] Il y a un ami coach qui m’a dit « Tu sais, la majorité des coachs, s’ils sont devenus coachs, c’est d’abord pour eux. Ils ont ce biais cognitif de mettre en pratique des conseils vers les autres parce que ça leur parle et que c’est chez eux qu’ils veulent régler un problème, certains »
Katrien Dosogne: [00:12:24] Oui, je confirme. Mais en tout cas, mon job n’est pas de régler mes problèmes à travers mes clients (Michel Godart: Voilà). En revanche, je partage le terrain que moi je marche, et ça c’est pas la même chose, et ça c’est super important parce que là…
Michel: [00:12:36] C’est ce qui a motivé ton envie…
Katrien Dosogne: [00:12:37] Voilà, la posture du coach elle est quand même très importante (Michel Godart: Exactement). Je ne peux pas régler (Michel Godart: Et c’est pour cela que j’en parle, voilà, voilà) mon problème à travers mon client. Donc moi j’ai fait tout ça pour moi, et c’est seulement, ayant traversé tout le chemin que j’ai dit « Mais ce truc est génial », et j’ai…
Michel: [00:12:50] Il faut le partager!
Katrien Dosogne: [00:12:51] Et j’ai commencé à comprendre, et j’ai commencé à retrouver de l’énergie, 10 %, 15 %, et je sortais vraiment de cet état de fatigue permanent qui était lié au burnout. Mais ça j’y reviendrai parce qu’on pourrait faire carrément.
Michel: [00:13:03] Un podcast complet là-dessus.
Katrien Dosogne: [00:13:04] Un Podcast sur le burnout (Michel Godart: Oui). Mais en tout cas j’ai compris comment je fonctionnais, et donc j’ai eu des clés concrètes. Et donc je me suis dit mais moi je dois partager ça, je peux pas garder ça pour moi. Donc c’est la raison pour laquelle j’ai mis autant de temps avant de devenir coach dans mon domaine, parce que j’ai beaucoup travaillé (Michel Godart: Expérimenté, vécu, d’accord) avec moi. Et pas sur moi, parce que ça aussi j’ai envie qu’on change de langage, on ne travaille pas sur soi, on travaille avec soi.
Michel: [00:13:26] Ben oui évidemment, c’est l’inclusion de l’être complet (Katrien Dosogne: Exactement), son physique, son biologique et son mental (Katrien Dosogne: Exactement), ok. Le public cible c’est: des personnes individuelles, c’est le B2C, mais c’est aussi en entreprise que tu accompagnes?
Katrien Dosogne: [00:13:37] Oui, les deux. Mais pour le moment je suis plus en B2C, et j’ai très envie d’accompagner des entrepreneurs, j’en accompagne déjà en B2C. Et ça c’est quand même intéressant; parce que l’entrepreneur il a aussi un système nerveux hein, le directeur ou le chef d’une équipe, il a aussi un système nerveux, et il. peut aussi être challengé par ses collaborateurs.
Michel: [00:13:54] Pire, il influence les autres (Katrien Dosogne: Voilà). Pire ou mieux hein?
Katrien Dosogne: [00:13:56] Exactement. Et il y a une base en TPV, c’est que on parle de la Co régulation, c’est à dire d’un système nerveux ils se régulent ou ils se dérégulent. Toi et moi, on est en train de parler et nos systèmes nerveux là sont en Co régulation, on est paisible, on est en lien, on s’écoute l’un l’autre. En plus, on s’est rendu compte qu’on avait des valeurs communes. On est joyeux, donc ça montre bien qu’on est (Michel Godart: En harmonie) dans la Co régulation et que c’est plutôt notre nerf vague qui est bien régulé là, c’est très, très, chouette. C’est super important, mais comme on peut aussi se déréguler. Je te donne un exemple, si moi je suis trop en insécurité, tu vas le sentir et ton système nerveux va le capter, et ça va te déréguler. On a d’ailleurs ça parfois dans l’un des situations comme ça, où il y a des gens qui nous attirent, ça c’est souvent parce qu’ils sont très en sécurité.
Michel: [00:14:40] Et puis ceux qui nous agacent Katrien! (Katrien Dosogne: Et alors ceux, exactement) qui nous agacent (Katrien Dososgne: À l’inverse…), vraiment, ho!
Katrien Dosogne: [00:14:44] Où on se sent comme ça, donc ils nous dérégulent. Donc imagine un chef d’entreprise, qui est complètement dérégulé, ben il dérégule son équipe (Michel Godart: Ses équipes). Et c’est Ok, moi je ne suis pas en train de le juger hein? Mais le problème c’est qu’il va souvent se plaindre de situations qui sont liées à sa propre dérégulation. Donc c’est intéressant de pouvoir aller travailler sur cette régulation du système nerveux, parce que ça va permettre de mettre les changements en entreprise en place.
Michel: [00:15:07] Je pense que ta place, elle est vraiment nécessaire en entreprise parce qu’on vient de le démontrer déjà, c’est venu spontanément de ta part, le manager, le chef d’équipe, le DRH, le patron s’il ne gère déjà pas, lui, son propre système nerveux et ne tient pas compte de son véhicule pour reprendre notre métaphore, il va un peu conduire avec son bateau et son équipe et son camion, son bus un peu dans n’importe quoi, n’importe où, et les accidents seront au rendez-vous, ça c’est déjà un point acquis. J’entends beaucoup de gens venir à mon micro, que ce soit des coachs, des philosophes, des gens qui me parlent du livre comme Reinventing Organisation, et plein de théories qui ont toutes été accueillies avec beaucoup de bon sens, de joie et de bienveillance, qu’on essayait d’être mises en pratique. Et souvent, il y a quand même pas mal de choses qui, malgré les efforts, la volonté humaine forte, on est face à des murs, on a vraiment des difficultés. Alors il y a plein de thèmes qui sont derrière: le fait qu’on n’interroge pas suffisamment la base avant de prendre la décision dans la hiérarchie, il y a plein de paramètres comme ceux-là qui jouent, mais il y a toujours un paramètre qui, moi je me suis dit, est quand même frappant, en tout cas dans mon point de vue, tu me diras ce que tu en penses. On veut changer l’entreprise, mais l’entreprise c’est des individus auxquels on dit « Il faut faire un split vie privée, vie professionnelle » donc déjà, c’est contre nature. On ne tient pas compte que l’un et l’autre sont ensemble et pourtant ils ont une interaction puisque quand on va pas bien au boulot, on fait un burnout, on n’impacte sa famille et quand on ne va pas bien dans sa famille, on ne travaille pas de façon efficiente au boulot. Et je vais aller plus loin, si l’entreprise c’était le conducteur, elle ne tient pas compte de la voiture, ben le fait que les humains ont des vies privées. Et les humains dans leur vie privée ne tiennent pas compte que si leur vie sexuelle épanouie de couple, leur relation et leur identité homme-femme n’est pas clairement assise dans un équilibre juste, ben il n’y a rien qui peut marcher. Parce qu’il y a, dans toute la chaîne de lien, il y a un couac. Je pense que si ça ne marche pas de s’en prendre aux entreprises, je me dis « Et si on changeait d’abord les gens, leurs relations jusque dans les familles, dans les valeurs, pour que ça transpire dans la société, qu’on réinvente le contrat social, qui alors à partir de ce moment-là pourra ré influencer une autre façon de gérer une entreprise ».
Katrien Dosogne: [00:17:01] Je suis complètement raccord avec ce que tu dis hein?
Michel: [00:17:03] Quand tu m’en as parlé, voilà le mécanisme qui s’est mis dans ma tête en t’entendant en parler.
Katrien Dosogne: [00:17:07] C’est chouette.
Michel: [00:17:08] C’est exactement ça, tu vas intervenir chez l’humain!
Katrien Dosogne: [00:17:11] Oui, et puis je pense que, tu vois, au plus de gens, quand tu sais qu’il y a cette Co régulation ou cette dérégulation, mais au plus je vais m’occuper de mon système nerveux, au plus je deviens un humain régulateur. Si je deviens un humain régulateur, Co régulateur avec mon système nerveux, partout où j’arrive c’était Nils Donald Walsh qui disait ça: « Heal the place », « I Heal, in the place ». Soyez celui qui, quand il arrive dans un espace, guérit l’espace ou guérit dans l’espace (Michel Godart: Ah oui voilà) et c’est super important. Enfin moi, pour moi c’est des valeurs hyper importantes. Pour moi, je l’ai dit, un jour j’ai posté sur mon réseau social, j’avais mis « L’argent, c’est le nerf de la guerre. Le nerf vague, c’est le nerf de la paix », et je ne peux pas m’en empêcher quand je vois les guerres qu’il y a, les comportements de certains politiques, ce sont des dirigeants qui sont en insécurité, qui sont tout le temps en sympathique agressif. C’est à dire la lutte, la psychologie du mérite, etc.
Michel: [00:18:01] Ben c’est survivre sur cinq ans ou une courte période!
Katrien Dosogne: [00:18:02] Et on est vraiment dans des stratégies de survie, et non dans des stratégies de vie et de liens. Et comme tu le dis, dans la chaîne du lien, il y a des couacs. Pour moi, m’occuper, parce que moi j’ai longtemps cru qu’il fallait faire du travail communautaire, de groupe, j’ai fait ça quand j’étais travailleuse sociale, et ça a marché hein, ça a impacté. Mais on ne peut pas faire que du groupe, on doit aussi travailler en individuel parce que, quand moi j’accompagne en tout cas au niveau de la régulation du système nerveux, on va très loin. On va creuser sur les messages d’autorité du passé que les gens portent en eux, qui sont les fameux drivers inconscients qui nous guident et qui font que parfois on a un objectif de vie, mais on n’arrive pas à l’atteindre parce que on a des objectifs de survie qui se cachent derrière. Je peux vouloir développer mon activité, mais si en dessous de « Je veux développer mon activité », il y a un objectif de survie du genre « Je ne suis pas assez », comment je développe mon activité?
Michel: [00:18:52] Ouais c’est exactement ça.
Katrien Dosogne: [00:18:52] Et on peut trouver ça dans différentes sphères hein?
Michel: [00:18:54] En fait c’est une boucle, c’est à dire que tu vas propager le message de remise en question chez l’individu, dans son privé, qui lui va faire, en parle à ses voisins, etc. Et finalement tu crées une boucle vertueuse. C’est un cercle en fait (Katrien Dosogne: Exactement) qu’il faut voir, et ça j’y crois très profondément aussi.
Katrien Dosogne: [00:19:08] C’est un cercle vertueux. On quitte le cercle vicieux pour rentrer dans le cercle vertueux, mais pour rentrer dans le cercle vertueux, on doit chacun prendre aussi la responsabilité de cette régulation de notre système nerveux, quels que soient les traumas qu’on ait vécu.
Michel: [00:19:21] Tu as des gens qui sont parfois un peu plus atypiques, qui vont avoir plus de difficultés à s’insérer dans une entreprise ou une société, globalement même, où dans la vie de tous les jours, parce qu’ils sont justement neuro atypiques. Est-ce que pour ton approche, dans ta spécialité, il est plus facile, comme on s’adresse d’abord au corporel et aux neurosciences finalement, de placer correctement le curseur au bon endroit pour avoir une approche qui fonctionne avec tout le monde. Est-ce que ton approche peut fonctionner quel que soit le profil de l’individu?
Katrien Dosogne: [00:19:49] Absolument, absolument. Pourquoi? Parce qu’on a un système nerveux, et qu’on soit neurotypique, qu’on soit bipolaire, qu’on soit HPI, parce qu’on entend tous ces trucs-là hein? Je suis pas en train de dire ça n’existe pas, ce ne sont que, entre guillemets, des symptômes d’un système nerveux (Michel Godart: Et on revient à la même chose). Et est-ce qu’on va travailler sur les symptômes, où est-ce qu’on va travailler sur une meilleure connaissance de soi, et surtout, une meilleure compréhension du fonctionnement humain sur un niveau neurobiologique. Et je le rappelle toujours, on peut faire ce qu’on veut, être dans la volonté à tout prix, à tout prix, à tout prix, n’oublions jamais qu’on a un système nerveux autonome et lui, quand il décide que c’est ça qu’il faut faire, malgré ta volonté, il va te faire aller là où lui il croit que c’est important. Donc il faut aussi de temps en temps lâcher ce côté volontaire, coach à casquette comme je dis « Ouais tu vas y arriver, tu vas y arriver ». Non, de temps en temps il faut aussi aller se rebrancher, écouter ce corps, écouter ce système nerveux. Quelque chose très important, c’est aussi que quand on se reconnecte et qu’on développe cette flexibilité vagale, on revient où aussi? Dans l’espace du cœur. Quand on revient dans l’espace du cœur, on n’est plus dans la peur, et donc on peut réaliser nos rêves. Donc au plus il y a des gens qui se réalisent, qui se comprennent, pas juste se comprendre de manière psychologique, mais vraiment neurobiologique, au plus on a des gens qui se corégule, qui régule etc, Ben au plus on contribue à un monde beaucoup plus paisible.
Michel: [00:21:15] Alors on est dans une société qui fonctionnent beaucoup aux préjugés, aux clichés « bobo écolo », enfin « Développement personnel, c’est n’importe quoi », enfin tu vois, ça part (Katrien Dosogne: Bien sûr) dans tous les sens très vite. Moi j’ai quand même envie de dire justement quelque chose ici, c’est que quand on se rend compte de ce que c’est qu’un burnout, on est dans la preuve et l’évidence scientifique absolue de ce que tu dis est totalement fondé. Parce que finalement, un burnout c’est quoi? C’est ton corps, c’est cette fameuse partie oubliée, c’est ce fameux véhicule dont tu n’as pas tenu compte de l’existence, de son besoin de carburant et de ses quatre roues, qui te dit, excusez-moi le terme, « Merde », tout simplement (Katrien Dosogne: Tout à fait). Et d’ailleurs, le mental, il fait quoi? « Non », c’est le déni, « Je ne suis pas en burnout, je peux continuer ». Et on arrive au stade où on est sur un lit d’hôpital, ou à la maison cloué au sol, avant de se rendre compte « Ah ben non, j’avais tort, c’est le corps qui avait raison ». Et ça c’est peut-être la meilleure preuve scientifique que ce que tu dis a beaucoup de sens.
Katrien Dosogne: [00:22:03] Merci, merci. Mais je suis tout à fait d’accord avec toi, c’est exactement ça qui se passe. De toute façon, le corps aura toujours le dernier mot, c’est pour ça que c’est intéressant de repartir du corps. Et j’ai juste envie de dire une chose encore, par rapport à la théorie Poly vagale, nous sommes avant d’être des êtres de paroles, de réflexion, nous sommes des êtres de sensations. Quand nous sommes nés (Michel Godart: Et social), même quand nous étions dans le ventre. Mais avant, avant, quand je suis dans le ventre de ma maman, quand je n’ai, je ne parle pas, j’ai des sensations corporelles. Donc revenir aux sensations corporelles, c’est hyper important. Et en plus, la première personne avec qui je vais avoir du lien, mes premiers liens d’attachement, c’est avec mes parents. Et donc si là il y a du trauma, bah ça va me poursuivre, donc c’est intéressant d’aller travailler sur la régulation du système nerveux, de comprendre quels étaient mes liens d’attachement pour pouvoir changer le narratif, l’histoire que je me raconte, parce qu’il y a de l’insécurité dans mon corps.
Michel: [00:22:58] Moi je crois que, en t’écoutant, les patrons d’entreprises, DRH et RH, peuvent prendre conscience que ce serait bien de te faire venir en société dans leur entreprise pour accompagner des équipes. Parce que c’est pas forcément à voir comme une approche de coaching uniquement, c’est d’abord voir comme une approche de soins de santé, de bien-être. Un peu comme on ferait de la mindfulness, qui va se permettre de prendre conscience tout en se régulant. Et cette prise de conscience va amener à une évolution positive du système nerveux, qui va être quelque part une prévention au burnout. Est-ce qu’on peut le voir comme ça? (Katrien Dosogne: Absolument) C’est une bonne conclusion?
Katrien Dosogne: [00:23:31] Ah je suis totalement d’accord avec toi. À partir du moment où on a des gens qui commencent à avoir des leviers pour changer ou pour comprendre pourquoi ils fonctionnaient d’une certaine manière, qui peuvent apprendre à se réguler. Évidemment, ça va fluidifier la communication, ça va fluidifier les échanges. Donc oui, mais j’ai envie de dire c’est de la santé, du bien-être, et c’est du coaching. Et c’est ça que je pense qui est chouette, c’est qu’il y a les deux aspects, en même temps.
Michel: [00:23:52] Bon t’écouter des podcasts tu m’as dit, j’ai l’impression qu’il faudrait presque créer une chaîne podcast pour toi tellement il y a des sujets à partager et des connaissances à partager. C’est hyper passionnant, moi j’ai envie de te réinviter, j’ai frustration totale de ne pas pouvoir aller plus loin aujourd’hui sur 30 minutes. On va clôturer tout doucement par nos trois questions rh, Mais avant, j’aimerais dire aux auditeurs-auditrice comment est-ce qu’on peut te contacter Katrien? On est convaincu, on a écouté cet échange et on se dit « Bah oui finalement, il y a plein de bon sens là-dedans ». Comment est-ce qu’on te contacte?
Katrien Dosogne: [00:24:16] Alors vous me trouvez sur Facebook, au nom de Katrien Dosogne et vous me trouvez sur Instagram au nom de « Les marches de Kat ». Et pourquoi « Les marches de Kat » parce que c’était mon premier projet, avant de devenir coach. Mais en fait, c’était prédestiné parce que je faisais des marches…
Michel: [00:24:31] Tu franchissaient déjà quelques marches!
Katrien Dosogne: [00:24:32] Oui, et je faisais des marches de reconnexion en pleine nature avec des personnes pendant le covid (Michel Godart: Ouais d’accord). Parce que les gens étaient en insécurité.
Michel: [00:24:38] Tout fait sens!
Katrien Dosogne: [00:24:38] Donc j’avais déjà ça en moi en fait, c’était déjà là. Et donc quand j’ai rencontré la TPV, c’est venu juste confirmer ce qui était déjà là. Mais donc c’est pour ça que vous me trouverez sur Instagram, sur les marches de Kat qui, Kat s’écrit K.A.T.
Michel: [00:24:49] On a trois questions RH pour clôturer cette émission. La première question, elle est classique, c’est: comment tu définirais un bon RH?
Katrien Dosogne: [00:24:56] Un bon RH, c’est un leader qui sait se leader d’abord lui-même, et parce qu’il sait s’accompagner lui-même, est capable d’accompagner les autres. C’est quelqu’un qui a de l’écoute, qui est dans le non-jugement, et qui permet donc à ses équipes de s’exprimer. Parce que, évidemment quand on a de l’écoute, quand on est dans une posture de non-jugement, on peut être vraiment à l’écoute des besoins de nos équipes pour pouvoir y répondre. Il est pour moi au service de l’entreprise, mais aussi au service de ses équipes.
Michel: [00:25:22] Ouais c’est un rôle avec beaucoup d’importance, moi je compare toujours à un psychiatre. Et je suis toujours étonnée qu’un psychiatre, il doit lui-même se faire psychanalyser pour pouvoir continuer d’exercer. Par contre, un DRH qui a presque autant de puissance qu’un psychiatre dans une entreprise, quelque part, j’exagère bien volontiers la métaphore, ben n’est pas supposée s’auto analyser d’abord… Et ça c’est un peu dommage, mais bon parenthèse étant faite.
Katrien Dosogne: [00:25:40] Mais je te rejoins. Les RH, enfin les directeurs RH, feraient bien d’avoir des gens qui les supervisent par rapport à certaines situations. Moi je suis coach en régulation du système nerveux, je me fais superviser tous les mois.
Michel: [00:25:50] Voilà. Ben oui, c’est une bonne pratique en fait.
Katrien Dosogne: [00:25:52] Parce que je peux amener des cas concrets de situations que j’accompagne, où parfois je suis en difficulté, je suis un être humain comme tout le monde.
Michel: [00:25:58] C’est se regarder dans le miroir le matin.
Katrien Dosogne: [00:25:59] Un bon coach, c’est aussi quelqu’un qui est capable de dire « Là je ne sais pas »
Michel: [00:26:03] Ouais, exact, ok. Deuxième question, en effet Waouh, tu as déjà connu un effet waouh!
Katrien Dosogne: [00:26:07] Ah il n’y a pas très longtemps j’ai eu un effet waouh, c’était l’année passée quand je suis partie à Bali (Michel Godart: Ouais?) Ouais
Michel: [00:26:12] Qu’est-ce qui t’a donné cet effet?
Katrien Dosogne: [00:26:12] D’abord, le pays m’a déjà fait un effet waouh parce que je rêvais d’y aller depuis dix ans (Michel Godart: Tu n’es pas la seule à me dire ça) et j’ai enfin concrétisé mon rêve. Mais c’est surtout qu’on a connecté, mon compagnon et moi, avec un jeune entrepreneur très chouette qui nous a emmenés dans son temple, dans une communauté locale. J’ai pu prier avec eux, c’était juste, mais, c’était splendide… J’ai vu les cérémonies mais c’était pas fait pour les touristes en plus, on était les seuls.
Michel: [00:26:35] Un peu privilégié.
Katrien Dosogne: [00:26:35] C’était vraiment privilégié. Et il y avait les enfants, il y avait les personnes âgées, enfin c’était magnifique.
Michel: [00:26:41] C’est quoi, c’est le côté spirituel qui t’a fait l’effet waouh?
Katrien Dosogne: [00:26:43] Ils sont pas juste spirituels, c’est de la spiritualité incarnée, c’est pas fake. Ok, ils font des petites offrandes, mais c’est pas juste des petites offrandes, ils sont dans le lien, ils ont des systèmes nerveux assez bien régulés à Bali, et je crois que c’est pour ça (Michel Godart: Que ça t’a marquée) que ça attire tellement aussi les gens.
Michel: [00:26:59] On quitte cette interview, tu as un dernier message à passer aux auditeurs et auditrices? Qu’est-ce que tu aurais envie de leur dire?
Katrien Dosogne: [00:27:04] Prenez soin de votre nerf vague et de votre système nerveux, pour qu’il soit au service de vos rêves (Michel Godart: Et si vous ne savez pas comment faire…) et ne vous empêchez surtout pas de rêver.
Michel: [00:27:13] Et si vous ne savez pas comment faire, c’est très simple vous contactez Katrien Dosogne, elle nous a dit comment la contacter. Et je vous laisse aussi une autre solution, c’est que dans le texte de ce podcast, je le rappelle, et je sais que c’est difficile et qu’il faut un peu de courage pour le faire, mais il y a un lien vers un Voice mail. On peut cliquer sur ce lien, s’enregistrer, mettre un email pour faire envoyer le message, on peut se réécouter avant d’envoyer si on a peur de faire une bêtise, d’avoir un mauvais son. Et d’ailleurs je vous invite à le faire avant de l’envoyer. Et puis vous envoyez votre message, il arrive chez nous, avec votre mail, et nous on transmet à Katrien. Alors si vous dites qu’on peut le partager en public, on mettra en commentaire du podcast. Si vous ne dites rien, on l’envoie à Katrien, elle pourra répondre de la même manière donc ce podcast est interactif. Vous pouvez poser une question à Katrien, lui faire part d’une gratitude, la remercier ou l’encourager, vos messages sont bienvenus à tous et à toutes, et on se retrouve pour de nouvelles aventures Podcast, à très bientôt, merci de votre écoute!
Katrien Dosogne: [00:28:00] Merci Michel et merci aux auditeurs. Bonne journée.
Michel: [00:28:04] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground ». Depuis janvier 2025, et pour cinq années, nous sommes aussi sponsorisés par « Plugin Company », notre opérateur de bornes et de cartes de recharge privilégié. « The Podcast Factory Org » est très fier d’être membre de « KAYA – Coalition des Écopreneur et Écopreneures », et de collaborer avec le « Love Health Center ». Vous retrouverez tous les épisodes de tous nos podcasts sur le site « What’s Your Story point be ».
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