Florence Pire

Florence Pire: Équipe souriante, entreprise gagnante – Podcast #489 hrmeetup. ©
Attention avec Florence Pire! Émotions terroristes en vue, les entreprises vont trembler…. de sourires et de joies.
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Dans ce podcast :
Et des équipes souriantes feront une entreprise gagnante... pam ta dam, pa dam…
Chantez ce « pam ta dam, pa dam » sur le rythme qui vous convient, mais oui, allez, laissez déjà une touche de joie s’emparer de vous, un sourire naître sur le coin de la lèvre ! Oui, oui, là ! Si, si, je le vois à cet instant, il est naissant, allez, avouez-le, c’est tentant, non ?
Est-ce si dangereux de laisser place aux émotions dans une entreprise ?
Et si on y ramenait la joie, les sourires, n’aurions-nous pas des équipes souriantes et donc une entreprise gagnante ?
C’est la question centrale de ce podcast, et avec Florence Pire et Daisy Croquette au micro, nous élargirons le débat ! Daisy Croquette (quel drôle de nom, hein, vous ne trouvez pas ?)
Mais ne vous y trompez pas, dans ce podcast, nous abordons un sujet très sérieux. Florence Pire, sociologue systémicienne, coach, spécialiste de l’impro aussi, forte d’une longue expérience et de ses observations lors de ses interventions en entreprise, avec ou sans Daisy, a repensé ses services et elle vient nous en parler dans ce podcast.
Par conséquent, quand on parle du travail, mais aussi de l’humain, à quel point estimez-vous être ouvert d’esprit ?
N’ayez pas peur ! Daisy ou Florence sont des professionnelles qui vont respecter vos valeurs en entreprise et votre sensibilité, mais elles vont aussi vous questionner, questionner vos croyances… Êtes-vous prêt ?
Liens :
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Séquençage du podcast avec Florence Pire :
- [00:00:18] Présentation de nos invitées et du contexte
- [00:02:06] Un slogan : « Équipe souriante, entreprise gagnante »
- [00:03:38] Se rencontrer autrement
- [00:05:38] Des émotions qui sont taboues en entreprise
- [00:06:09] Analyser les Soft Skills en premier
- [00:08:07] Pourquoi avoir repensé l’approche et les services ?
- [00:09:06] La relation de confiance boostée par le covid
- [00:10:38] Pour changer, d’abord prendre conscience
- [00:11:45] Combien de temps prendra un accompagnement ?
- [00:12:55] Le spectacle d’improvisation
- [00:14:52] Questionner les valeurs chez les individus
- [00:15:52] Le jeu et son importance dans l’entreprise !
- [00:17:29] Daisy Croquette !
- [00:19:46] Témoignage vécu chez Uniwan
- [00:20:09] « Passer d’une somme d’individus à un collectif ».
- [00:21:51] Comment contacter Florence et Daisy ?
- [00:22:28] La question RH de clôture
- [00:24:07] Séparation vie privée vs vie professionnelle
- [00:26:13] Clôture du podcast
Le transcript du podcast avec Florence Pire :
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Michel Godart: [00:00:00] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org » avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground » et vous retrouverez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story .be ».
Jingle Intro: [00:00:13] Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».
Michel Godart: [00:00:18] Bienvenue pour un nouvel épisode hrmeetup, votre podcast sur les passions au travail et les ressources humaines. J’ai la joie et le plaisir de retrouver aussi une invitée que je connais déjà, qui est venue plusieurs fois à notre micro, donc les fidèles qui nous suivent la connaissent sous deux noms: soit Florence Pire, qui est son vrai nom, bonjour Florence
Florence Pire: [00:00:36] Bonjour
Michel Godart: [00:00:36] Merci de me faire confiance et de revenir à mon micro. Et puis on a Daisy Croquette, mais on en parlera tout à l’heure, qui est cet étrange personnage ? Alors, ceux qui ont écouté les épisodes précédents savent déjà qui tu es et savent déjà qui est Daisy Croquette. Mais ceux qui nous rejoignent pour la première fois, on va leur faire plaisir, on va faire un petit rappel: Daisy Croquette, ou Florence Pire, qui êtes-vous?
Florence Pire: [00:00:58] Merci Michel. Donc en fait voilà je m’appelle Florence Pire, je suis sociologue, systémicienne, je suis également improvisatrice et clown. Et effectivement, Daisy Croquette c’est le nom de ma clown, mais je ne suis pas « que » clown. Et donc moi mon truc, ben déjà quand j’étais jeune, par les mouvements de jeunesse etc., j’ai toujours aimé le groupe, être avec d’autres personnes, dynamiser, animer, j’étais chef louveteaux tout ça. Puis j’ai fait des études d’assistante sociale à la base, donc tout ce qui est contact humain, et puis j’ai fait la sociologie qui m’a permis de mieux comprendre finalement, de manière un peu plus macro, les phénomènes sociétaux et donc, derrière ça, ben aussi comment fonctionnent les gens. La systémique, ça a été vraiment révélateur, de mieux comprendre finalement les dynamiques des systèmes, les dynamiques des groupes. L’impro…, bientôt 30 ans que je fais de l’impro et l’impro ça a été vraiment un outil pour agir dans les systèmes humains, pour redynamiser, pour recréer du lien. Et le clown, voilà c’est encore un petit peu différent, mais le clown, ce qui m’intéresse dans le clown, c’est vraiment son regard décalé et qui va permettre de donner un autre regard, justement sur le fonctionnement des systèmes humains. En résumé…
Michel Godart: [00:02:06] J’aimerais souligner, et d’ailleurs je le pense sincèrement, ce n’est pas un faux compliment, quand on écoute ce que tu viens de dire pour te présenter, n’importe quel DRH, patron d’entreprise ou manager va directement « tilter » sur « Ici, on a une sociologue, avec une approche systémique » et ça c’est une vraie valeur ajoutée quand on conseille au niveau stratégie d’entreprise, je trouve. Et le clown, le côté rire, on sait que beaucoup d’entreprises fuient le sentiment au travail, c’est un peu tabou le sentiment au travail… Et le côté rires, Le côté clown, je trouve que ça apporte encore une plus-value aussi. Et les deux ensemble, ma foi, je peux comprendre que tu as beaucoup de succès auprès des entreprises. D’ailleurs j’ai travaillé pour l’une d’elles, qui a fait appel à tes services, qui était Uniwan et on les salue au passage (Florence Pire: Oui), Jean-Marc, un petit coucou à toi. Maintenant qu’on t’a présentée, cette fois-ci on se retrouve parce que, il y a deux ans, si je ne me trompe pas, tu as décidé de distinguer spécifiquement trois services. Comme slogan « Équipe souriante, entreprise gagnante » (Florence Pire: Oui), je « surkiffe » ce slogan, je l’adore, je trouve qu’il est vraiment parlant et ça correspond aussi à l’approche sociologue. Je vais te laisser nous dire un petit mot sur le sujet d’aujourd’hui.
Florence Pire: [00:03:07] Je pense, il me semble, qu’il manque un peu dans les entreprises, dans le monde du travail au sens large, le relationnel. Se rencontrer, la convivialité, vraiment la convivialité, se rencontrer autrement, parfois un peu rigoler de ce qui se passe, des difficultés qu’on peut vivre, et pas toujours avoir le nez dans le guidon. Et donc avec, effectivement, ce slogan « Équipe souriante, entreprise gagnante », ce que je veux vraiment mettre en avant, c’est que prendre du temps pour sourire, pour rire, pour éclater de rire, il y a plein de degrés hein ?
Michel Godart: [00:03:38] Ça s’appelle avoir des émotions d’ailleurs.
Florence Pire: [00:03:40] Tout à fait, et ça joue vraiment, et c’est prouvé hein, les neurosciences l’ont prouvé, ça joue vraiment sur le fonctionnement du cerveau. On passe avec le sourire, le rire, la convivialité, on passe du mode mental automatique vers le mode mental préfrontal, adaptatif, créatif. Et donc ça permet vraiment une ouverture et, donc ça c’est au niveau des neurosciences, et par rapport à la systémique, c’est vraiment développer les interactions, justement. Et moi j’aime beaucoup ça, j’aime bien me définir comme étant facilitatrice d’interaction. Mais c’est pas seulement avec le clown hein? Parce que je propose des team building, par exemple, où là justement on apprend à improviser, et en apprenant à improviser mais les personnes apprennent aussi à se rencontrer autrement, à se voir autrement. Moi ça m’est déjà arrivé, dans une équipe, la petite secrétaire, enfin je fais la grosse caricature hein, la petite secrétaire qui ne dit rien, mais elle a amené des trucs super parce qu’elle était, par exemple, beaucoup dans l’écoute et beaucoup dans la co-construction avec l’autre.
Michel Godart: [00:04:33] Et elle est surtout, à son niveau et à sa fonction, très observatrice parce que c’est la personne qui voit tout, entend tout et ne dit rien. Et c’est le « Et ne dit rien » qui était de trop, je trouve. Et quand tu disais tantôt « Je pense, en tout cas c’est mon sentiment », les chiffres te confirment que tu es totalement dans le vrai. Ne sous-estime pas tes compétences de sociologue, les chiffres des burnout, hélas, sont toujours en expansion. On en parle depuis le début de ce projet en 2013, on en parle toujours en 2023, on est dix ans plus tard, on en parle toujours!
Florence Pire: [00:05:01] Avec des team building, qui sont des ateliers où effectivement les personnes apprennent à improviser, mais justement ça va aider, comme tu dis, à mettre de la convivialité, à mettre de la respiration, à mettre de l’oxygène, à se rencontrer autrement. Et on ne parle pas boulot, mais on travaille sur le relationnel, on travaille sur l’interaction, on travaille sur les règles collaboratives dans une équipe aussi. On va travailler aussi sur « Ouvrir les frontières », c’est aussi un concept systémique ça! Les personnes qui ne se connaissent pas trop, ben voilà il y a peut-être effectivement, entre guillemets, des frontières entre leurs sous-systèmes, eh bien, dans les ateliers moi je fais travailler tout le monde avec tout le monde, et bien, ben il y a vraiment des découvertes quoi, entre eux.
Michel Godart: [00:05:38] Je suis très attentif et réactif aux mots, aussi, et quand tu me dis on ne va pas parler boulot, oui et non. « Oui » parce que on ne va pas parler de leurs tâches, « Non » parce que, en fait, le boulot c’est, on l’oublie trop souvent, et je l’ai dit tout à l’heure quand on parlait des émotions qui sont tabous en entreprise: ben le boulot c’est des avant tout des échanges humains, il n’y a pas de boulot (Florence Pire: Tout à fait) sans l’échange humain.
Florence Pire: [00:05:55] Et donc, quand je dis qu’on ne travaille pas sur le boulot, c’est-à-dire qu’on ne parle pas du boulot mais on travaille sur (Michel Godart: C’est ça) les personnes et sur, moi ce que je vais appeler le contenant, le contenant c’est les personnes, leurs savoir-être. En fait, avec ces ateliers de teambuilding, on travaille sur les « Soft skills », vraiment!
Michel Godart: [00:06:09] J’allais le dire, pour les termes (Florence Pire: Tout à fait) RH, (Florence Pire: Oui, tout à fait) c’est des soft skills. Donc on va, concrètement, pour les gens qui connaissent ce milieu, on ne parle pas « Hard skills », on va parler « Soft skills » (Florence Pire: Ouais) et c’est sur ça que tu pointes (Florence Pire: Oui). Et, c’est aussi un bon signe, les entreprises, pour l’instant, on fait un gros revirement! Il y a une époque, que j’ai connue, pas si lointaine, où le recrutement c’était avant tout les « Hard skills ». On parlait des « Soft skills » mais c’était avant les « Hard skills ». Cette tendance, elle s’est inversée (Florence Pire: Oui), maintenant, on parle d’abord des « Soft skills » parce qu’il faut s’intégrer, il faut évoluer, il faut être adaptable, et puis après seulement viennent les « Hard skills » (Michel fait ici une erreur et répète « Soft Skills » dans l’audio).
Florence Pire: [00:06:38] Et alors dans, justement les « Soft skills » que moi je travaille via ces ateliers, c’est entre-autres l’adaptabilité. L’adaptabilité, on est quand même d’accord que c’est une sacrée compétence que le monde du travail demande et je ne sais pas quelles sont d’autres moyens, que ce que moi je fais avec l’impro-théâtre, je me lance des fleurs… Franchement je ne sais pas qu’est-ce qu’il y a comme autres techniques pour, ou outils, pour développer les compétences d’adaptabilité. C’est vraiment pas facile, et l’impro est un outil magique pour ça, parce que comme tout est à créer avec son partenaire, on doit vraiment apprendre à faire le « Oui, j’écoute, et je propose » et donc on est dans le « Oui et » et dans le « Pourquoi pas », moi je travaille aussi beaucoup ça. Pourquoi pas cette histoire qui a une autre suite que celle à laquelle je pensais au départ quoi? Par exemple.
Michel Godart: [00:07:23] Pour répondre à ton questionnement, moi en entreprise, j’ai été témoin de deux situations où il y avait un travail sur cet aspect. Le premier témoignage, c’était sur les mots, c’est à dire que c’est une entreprise où je travaillais que je ne vais pas citer, où on te répétait constamment « La seule constance, c’est le changement » et je trouvais ça bien. Mais c’était un peu limité hein, une phrase ne suffit pas pour changer une culture et l’ADN de l’entreprise, et surtout ne suffit pas pour changer les comportements des gens. On leur disait plutôt ça genre: « Tais-toi, accepte le changement parce que c’est la seule constante », c’était plutôt la phrase de compensation de la frustration, tu vois. Et le deuxième cas de figure où j’ai entendu parler quelques entreprises, et là elles ont agi, c’est les entreprises qui ont instauré ce qu’on appelle l’intelligence collective, et puisque je parle de ce thème ça tombe bien, parce que dans les trois services que tu vas proposer tantôt, on en parlera dans le « comment », tu as cette approche.
Florence Pire: [00:08:06] Oui, tout à fait.
Michel Godart: [00:08:07] Il y a deux ans que tu as commencé à instaurer ça, j’ai envie de te demander pourquoi tu as commencé à te dire « Ben on va un peu restructurer mon offre de service et je vais la présenter autrement parce qu’il y a des éléments importants clés » et c’est ce changement là que je vais essayer de comprendre.
Florence Pire: [00:08:17] Effectivement j’ai regroupé trois services sous ce label, entre guillemets « Équipe souriante, entreprise gagnante ». Le changement, c’est de préciser, de mettre un focus sur cet argument, le sourire qui va effectivement être gagnant. Ben quand je dis simplement Daisy Croquette, clown sociologue d’entreprise, pour certains c’est pas clair quoi, par exemple. En fait ça m’est venu à la sortie du covid, ok ? Je me suis dit « Bon, mais moi je faisais déjà toute une série de choses avant le covid », bon le covid, j’avoue que ça a été un peu compliqué pour moi. Je me suis dit « Mais à la sortie du Covid, les gens ils ont besoin de se revoir, ils ont besoin de convivialité, ils ont besoin un peu de se dérider, ils ont besoin de faire des rencontres, de rigoler autour de la tasse de café, etc ». Et pourquoi pas justement proposer des services qui activent, finalement, cette démarche de convivialité, de sourires, d’entente, de solidarité, etc. Et donc c’est ça que je me suis dit, voilà il y a un truc que j’ai envie de communiquer, avec mon petit slogan.
Michel Godart: [00:09:06] Ce qui m’interpelle immédiatement ici, c’est quand tu dis « Ben, il y a eu le covid », le gros changement qu’a apporté le Covid aussi, c’est le changement sur la relation de confiance, sur la notion de confiance. Avant on avait énormément de mal à faire confiance à quelqu’un qui te disait « Je vais travailler en télétravail » et maintenant ça a changé grâce au Covid. On est en train de faire une marche arrière malheureusement dans certaines entreprises, mais malgré tout on a des systèmes hybrides où Full télétravail qui existent, qui n’aurait pas pu exister avant la crise pandémique. La confiance, c’est aussi un sujet sur lequel tu vas travailler!
Florence Pire: [00:09:31] Oui, c’est ça. Donc ça c’est effectivement dans les ateliers: Teambuilding hein! J’ai un exemple, donc c’est une équipe qui travaille ce qu’on appelle la Co intervention, donc qui travaille à deux face à un système. Ils avaient déjà beaucoup travaillé en accompagnement, supervision, la question de la Co-intervention et ils avaient entendu parler de moi, que je faisais des choses un petit peu différentes et ils étaient prêts à faire quelque chose d’un peu différent. Et donc ils m’avaient contacté, et, j’ai fait un accompagnement de cinq séances, cinq demi-jours. À la fin des cinq demi-jours, donc pendant lesquels, parce que les gens se demandent qu’est-ce qu’ils font pendant cinq demi-jours, eh bien pendant ce temps-là, moi j’apprends aux personnes à improviser, voilà. On fait des exercices progressifs pour apprendre à improviser tout ce qui est verbal, non verbal, etc. Et, à la fin, des cinq séances, là vraiment l’équipe était unanime: ils avaient confiance les uns entre les autres!
Michel Godart: [00:10:19] Ce qui n’était pas le cas avant ?
Florence Pire: [00:10:20] En fait, ils n’avaient pas senti qu’il n’y avait pas la confiance. Enfin, il y en avait quand même hein, pour pouvoir travailler il y a quand même un minimum. Mais, là ils étaient visiblement arrivés à un stade où c’était une vraie confiance, que tous les exercices qu’on avait faits avaient permis. Avoir confiance, c’est accepter et se dire que ce que l’autre apporte, ben c’est aussi intéressant.
Michel Godart: [00:10:38] Est-ce qu’on peut dire que c’est une prise, avant tout, une prise de conscience ? Parce qu’en fait, tu sais comme les comportements humains, quand on veut les changer, pour le changer il faut d’abord en prendre conscience. Ce que tu me dis là, j’ai le sentiment que, ce qui leur est arrivé c’est d’avoir pris conscience que leur confiance était peut-être plus haut qu’ils ne le croyaient au départ déjà.
Florence Pire: [00:10:52] Et ça a permis d’aller encore plus loin dans la confiance. Et alors, vraiment, les ateliers d’impro que j’anime depuis plus de 20 ans, pour rebondir sur ce que tu dis, c’est que ça joue vraiment sur le mindset, clairement. Et pour qu’un mindset s’assouplisse, s’ouvrent, s’élargissent, c’est pas en une petite séance d’atelier quoi, donc ça demande un peu plus de séances. Et c’est ce que j’appelle, parce que tu parlais de prise de conscience, c’est ce que j’appelle aussi la prise de conscience comportementale. Donc ce n’est pas seulement la prise de conscience cognitive « Ah j’ai compris » c’est aussi, concrètement, dans mes comportements, qu’est-ce que je vais mettre en place d’autre que ce que je faisais avant? Pour pouvoir atteindre ce stade-là, il faut plusieurs séances qu’une demi-journée. Une demi-journée, je fais hein, les team building d’une demi-journée, ou d’une journée, mais là on est vraiment sur: on se rencontre autrement, on rigole, on se rencontre. Et puis si on veut effectivement aller plus loin, mais déjà avec une demi-journée il y a un côté sympa hein, mais pour aller plus loin ça demande effectivement plus de séances quoi.
Michel Godart: [00:11:45] Alors un DRH qui nous écoute va te demander: « Mais Florence, combien de temps alors ? »
Florence Pire: [00:11:49] Je propose des processus de cinq demi-jours, comme je disais là, parce que j’ai remarqué, par expérience, que cinq demi-jours ça permettait… Mais après on peut faire plus hein !
Michel Godart: [00:11:56] Je reformule ma question autrement, est-ce qu’on peut aller plus loin, est-ce qu’il y a un accompagnement? (Florence Pire: Oui) Parce que cinq demi-jours c’est un standard, mais des entreprises avec des spécificités, peut-être que chez eux c’est pas suffisant ?
Florence Pire: [00:12:03] Je ne vais pas faire peur aux entreprises, cinq demi-jours c’est une forme de coaching, c’est à dire qu’entre les séances ben il y a des choses qui se passent, il y a des choses qui sont (Michel Godart: Évidemment)… Finalement l’impro c’est l’outil pour activer des prises de conscience, pour mettre des choses en place entre les séances quoi, tu vois. Alors j’ai une formule, là où je propose dix séances, je propose à la fin, si l’entreprise le souhaite et si les membres de l’équipe le souhaitent, c’est de faire un spectacle d’impro. Donc faire un spectacle d’impro avec les participants, moi je suis maître des cérémonies, bon moi des spectacles d’impro, je vais en parler après, hein? Quelle belle transition! Je l’ai fait il y a longtemps, c’était une équipe de plusieurs services qui étaient regroupés et on a fait un spectacle après dix séances. C’est un spectacle d’impro, voilà, moi j’ai des petites combines pour faire vraiment apprendre (Michel Godart: Des trucs et astuces), trucs et astuces. Après dix séances on peut faire un spectacle d’impro, où ben le public, l’assemblée, qui peuvent être les collègues évidemment, qui peuvent être d’autres gens, mais c’est des spectacles d’impro basique mais qui sont très sympas.
Michel Godart: [00:12:55] Avant de faire la transition que tu as tendue, juste à l’instant, intelligemment, j’ai quand même envie de te demander de confirmer si je te comprends bien. En fait, moi je vois les choses comme ceci: ta demi-journée ou ta journée de teambuilding que tu proposais, c’est un audit en fait. Et puis les jours qui suivent, c’est le travail de fond pour changer ce qui ne va pas. Et dix jours, ça c’est le cas où bah on va aller plus loin et on veut pérenniser dans l’entreprise des comportements sur du plus long terme. Là, je crois qu’il faut quand même franchement penser à dix jours, toi qui t’intéresses beaucoup aux neurosciences, on le sait, on a étudié dans les neurosciences qu’un changement ne s’installe qu’au bout d’une certaine période et plus cette période est longue (Florence Pire: Oui), plus elle est idéale pour un vrai changement. Cette parenthèse étant faite, je te laisse faire la transition vers le second service.
Florence Pire: [00:13:30] Voilà, le second service donc, c’est un spectacle d’impro que j’appelle « Si on était… », trois petits points. Et donc en fait, c’est un spectacle d’impro qui revisite tous les sujets, problématiques, thématiques, qu’une entreprise veut partager avec son assemblée.
Michel Godart: [00:13:43] C’est marrant parce que ça me fait penser « Si on était », « Plus tard, je serais… », un peu comme j’ai vu une fois chez Technocité, ça fait vraiment penser aux rêves d’enfants justement, c’est la première question dans le thème RH tu vois ? On n’est pas loin du sujet (Florence Pire: Oui), mais je te laisse continuer, ça m’a fait un petit tilt là.
Florence Pire: [00:13:58] Dans cette idée du « Si on était… », ben nous on est trois, et on revisite des sujets qu’on nous donne à l’avance. Exemple: il y a quelques mois nous avons été sollicités par une entreprise qui a été accompagnée par un coach extérieur, un consultant extérieur, qui les a aidés à redéfinir leurs valeurs. Et derrière chaque valeurs, qui sont comme on le sait abstraites, ils ont défini des comportements concrets. Nous on a reçu la matière, de ces valeurs, de ces comportements, et on a élaboré une structure, et on a joué notre spectacle devant l’équipe. Et de temps en temps on les sollicitait, non pas pour monter sur scène, mais plutôt pour prendre quelques informations qu’on a intégrées dans notre structure. Donc nous on est improvisateurs, mais pour faire passer du contenu c’est pas comme un spectacle d’impro normal on va dire, c’est un spectacle sur lequel on a déjà, à l’avance, une structure pour faire passer les différents points de vue. Par exemple, là en l’occurrence, sur les valeurs, on a fait des impros sur chaque valeur par exemple.
Michel Godart: [00:14:52] Ça, c’est un phénomène que moi j’observe, peut-être c’est subjectif de ma part mais j’ai pas le sentiment de me tromper beaucoup, je vois de plus en plus d’entreprises qui mettent des valeurs en avant, j’en connais certaines à l’intérieur, personnellement je sais très bien que ce n’est pas forcément celles qui existent, c’est plutôt celles qui seraient souhaitées. Et ce que je déplore, c’est que souvent les entreprises qui viennent avec une valeur qui vient de la hiérarchie, elles ont pas – dans des entreprises de grande taille en tout cas – elles n’ont pas forcément questionné le public qui est déjà présent dans l’entreprise. Dans ce que tu proposes là, on y est!
Florence Pire: [00:15:18] On y est à deux niveaux, c’est à dire que les consultants qui avaient accompagné l’équipe, il y a vraiment eu un processus, parce que j’y ai participé en partie. Il y a vraiment eu un processus de consultation et de vote avec l’équipe (Michel Godart: Wouaw). Donc les valeurs n’ont pas été définies par le haut, par tout le monde. Et alors le deuxième niveau, ben c’est le fait de, avec le spectacle, de les partager d’une autre manière, mais c’est renvoyer un peu leur vécu de manière rigolote quoi, on décale, on illustre, on aime bien rire. Bon, c’est pas si facile que ça, par exemple certaines valeurs hein. On va peut-être pas, dans la même entreprise, les comprendre de la même manière, et donc nous on décale, on aime bien ça et ça a été très apprécié, c’était vraiment sympa.
Michel Godart: [00:15:52] J’ai envie de dire que le jeu que tu proposes-là, parce que tu amènes le plaisir, le jeu, la joie, le sourire est un élément clé parce qu’il ne faut pas oublier aussi, on revient encore une fois aux neurosciences, qu’on apprend mieux en jouant. D’ailleurs, c’est pour ça qu’il y a une période des RH où on a connu beaucoup de gamification en entreprise, elle existe toujours d’ailleurs, par exemple en agilité on utilise encore le jeu tu vois ? Ça c’est vraiment important parce que le jeu permet non seulement d’ancrer la connaissance, la conscience encore une fois, de la valeur, mais en plus elle clarifie par le jeu tout quiproquos possibles sur son interprétation, et ça c’est juste Waouh!
Florence Pire: [00:16:23] Alors je vais vraiment rebondir sur ce que tu dis là. Donc je suis systémicien comme je l’ai dit, et un concept en systémique qui illustre ce qu’on dit là, c’est le recadrage. Donc le recadrage c’est quoi ? C’est donner un autre cadre, sortir du cadre, le « Out of the box » Etc.
Michel Godart: [00:16:36] Pour mieux comprendre.
Florence Pire: [00:16:37] Pour mieux comprendre. Et moi, dans tout ce que je fais, dans mes trois services, c’est vraiment mon dada, c’est mon fil rouge quoi! Parce que, en décalant les choses, en amenant autre chose, on a plus de chance qu’il y ait quelque chose de nouveau qui se passe.
Michel Godart: [00:16:49] Ou un questionnement !
Florence Pire: [00:16:49] Ou un questionnement, une réflexion. Donc il y a la fameuse citation d’Einstein qui dit « La folie, c’est de faire toujours la même chose et s’attendre à un résultat différent » donc ça, les auditeurs connaissent certainement, mais moi c’est ma ligne quoi. Parce que effectivement, si on fait toujours plus de la même chose, ben le risque c’est qu’il n’y ait pas de changement quoi. Et si on veut qu’il y ait des prises de conscience, comme on disait tout à l’heure, qu’il y ait des nouveaux comportements qui se mettent en place, ben il faut faire autrement quoi, il faut essayer des choses. Alors je ne dis pas que grâce à moi, tout le monde va mieux, mais…
Michel Godart: [00:17:18] En tout cas, ceux que tu rencontres, ils vont mieux (Florence Pire: Oui, mais en tout cas) je te le dis parce que moi j’en ai été témoin.
Florence Pire: [00:17:22] En tout cas, vraiment, c’est d’amener de nouvelles impulsions quoi (Michel Godart: Voilà), c’est de redynamiser. Moi c’est vraiment mon truc, c’est de redynamiser tout ça quoi.
Michel Godart: [00:17:29] Ça nous permet de faire la transition avec le troisième service que tu proposes en fait hein ? Donc, c’est quoi ?
Florence Pire: [00:17:32] Daisy Croquette hein!
Michel Godart: [00:17:33] Ben voilà (Florence Pire: Daisy Croquette hein!), parce qu’on parlait de rires, on parlait d’ambiance, ben là avec des croquettes on est en plein dans l’ambiance
Florence Pire: [00:17:37] Voilà, donc Daisy croquettes je la définis, mais je me répète peut-être un petit peu mais (Michel Godart: C’est pas grave) comme clown, sociologue d’entreprise. C’est pas une clown qui fait les anniversaires pour les enfants, c’est pas une clown qui va à l’hôpital, c’est vraiment une clown qui intervient dans le monde du travail, pour donner un autre regard sur des sujets sérieux, de nouveau. Alors c’est un peu différent du spectacle, parce que le spectacle c’est pendant plus ou moins 1 h, on fait plusieurs, on rassemble les différents points de vue. Avec Daisy, ce que je propose, c’est plutôt d’intervenir à différents moments dans un événement. Donc je prends, basiquement, un colloque: il y a plusieurs intervenants qui sont dans le programme, avec le commanditaire, on définit les différents moments où j’interviens. Donc je n’interviens pas de manière sauvage, je dis de nouveau ça pour pas faire peur aux personnes qui nous écoutent. Mais on définit avec le commanditaire les moments opportuns, pour justement mettre, par exemple dans un colloque, un peu de respiration. Alors moi, qu’est-ce que je fais ? Je suis à l’écart, j’écoute, je regarde, je prends des notes. Et, avec ma grille de lecture systémique, et aussi ma subjectivité, je relève ce qui est important, ce qui me semble important, mais pas que pour moi, aussi pour l’assemblée. Qu’est-ce que, à mon avis, pour l’Assemblée, qu’est-ce qui est pertinent, qu’est-ce qui n’est pas compris, qu’est-ce qui est peut-être un peu plus complexe ? Et donc je pars là-dessus et je fais une intervention. Alors, comme tu aimes bien les exemples, donc un exemple: un colloque sur la pluridisciplinarité des équipes, et il y avait le premier intervenant, a mis en avant, parce que c’était important dans une équipe qu’il y ait le bouc émissaire (Michel Godart: Rires). Le bouc émissaire qui va centraliser un peu les frustrations, etc et ça peut être quelqu’un de l’équipe comme ça, peut-être le responsable de l’équipe, le manager. Il a pas dit comme ça hein, mais bon, je me rappelle qu’il avait dit ça, et moi ça m’avait vraiment frappé, je me suis dit « Ben tiens, je pourrais rentrer… », donc Daisy pourrait arriver au moment de son intervention en disant, et je l’ai fait hein: « Voilà, je suis la présidente des boucs émissaires de Belgique (Michel Godart: Rires) et donc, grâce à nous, les équipes vont mieux », voilà, par exemple. Et donc c’est pouvoir choper une info importante et qui permet de dire après plein de choses parce que je n’ai pas dit que ça hein, du coup j’ai rebondi sur ce qui avait été dit. Alors moi j’aime beaucoup utiliser des objets, les objets sont mes partenaires…
Michel Godart: [00:19:46] Ouais, là je peux en témoigner aussi hein, parce que nous on est partis avec l’équipe d’Uniwan dans l’espace, il y avait un décollage d’une capsule dans l’espace, c’était juste magique quoi hein ! On s’est bien amusés en tout cas.
Florence Pire: [00:19:53] Et c’est ça le recadrage dont je parlais tout à l’heure, c’est vraiment décaler mais pour que ça parle. Et avec Daisy, j’ai une formule de conférence, conférence participative, sur « L’humour au travail c’est sérieux ». Et là j’aimerais bien en faire une que j’appellerai « Passer d’une somme d’individus à un collectif ».
Michel Godart: [00:20:09] J’allais faire la transition, mais tu l’as fait avant moi et c’est pas plus mal, quand tu parlais de conférence etc. ben ça mène vers le mot-clé conférence. Et donc tu m’avais confié ce projet, cette ambition, que je trouve géniale, tu peux un peu rapidement nous expliquer de quoi on parle ?
Florence Pire: [00:20:21] Là on est en plein dans un concept systémique, ben un système donc…
Michel Godart: [00:20:24] Ton métier de source !
Florence Pire: [00:20:24] Ça c’est vraiment ma grille, mes lunettes, mes lunettes c’est la systémique. En deux mots, un système c’est quoi ? Ben c’est un ensemble de membres qui sont en interaction, qui ont un objectif commun, qui obéissent à des règles et qui sont dans un environnement donné, ça c’est vraiment les définitions de base. Mais, pour qu’il y ai un système, c’est pas simplement une somme d’individus, hein ? parce que parfois on a une équipe, entre guillemets, mais il n’y a pas d’équipe… Parce que les gens sont plic-ploc, individualistes, ou dans leur rôle, leur mission individuelle, etc.
Michel Godart: [00:20:51] Ouais, pour prendre une métaphore, si je mets des appareils censés communiquer entre temps en hardware: des routeurs etc., s’il n’y a pas les câbles entre eux et que je n’allume pas les machines, il ne se passe rien.
Florence Pire: [00:20:59] Tout à fait. Et bien c’est le câble, comme tu dis, c’est vraiment les interactions. Et donc pour passer d’une somme d’individus à un collectif, à une équipe ben, entre autres, il y a cette histoire d’interaction. Et donc là, avec ce projet de conférence, que ce serait normalement Daisy qui la donnerait, voilà, ce que je veux faire passer c’est justement tous des concepts systémiques qui ne sont pas très compliqués, en fait, et qui peuvent donner justement une meilleure compréhension aux managers, responsables d’équipe et autres, sur ce qu’est finalement une équipe. Et de réfléchir « Ben finalement, tiens est-ce que j’ai pensé à ça ou ça moi, dans mon équipe? », qu’est-ce que je mets en place, qu’est-ce qu’on met en place dans notre entreprise, par rapport à la manière de faire des liens, de mettre les câblages, justement ? Mon objectif c’est de faire passer une série de notions, pour que, il y ait une réflexion derrière et une mise en pratique de différentes choses quoi. Et ça, je pense que je suis cohérente, avec tout ce que je fais, c’est vraiment ça qui me motive aussi quoi !
Michel Godart: [00:21:51] Dans cette interview, on a beaucoup et on a très vite compris le fil conducteur qui rejoint tous les points. La systémique, l’approche sociologue reste au centre (Florence Pire: Oui), et je pense que c’est la vraie plus-value que tu as, c’est ton étiquette propre, que ce soit avec Daisy ou à titre personnel, c’est clair, le cachet il est là quoi. Comment on fait pour faire appel à tes services ? Le plus facile, c’est quoi ?
Florence Pire: [00:22:06] Le plus facile c’est d’aller voir sur mon site, donc qui porte mon nom, donc c’est trois fois w « . » Florence Pire en une traite, p.i.r.e point be. Et on peut également me trouver sur LinkedIn, ben comme beaucoup d’entre vous certainement, à Florence Pire, simplement. Ou me téléphoner au 0478 80 44 41.
Michel Godart: [00:22:28] On mettra tout ça dans le descriptif du podcast. Et j’ai une petite nouveauté, dans cette chaine podcast, c’est qu’on collabore maintenant avec Vodio.fr, qui est un hébergeur de podcast gratuit, qui offre plein d’outils gratuits à ces podcasteurs et podcastrices, et ce qui est génial c’est qu’ils ont un voicemail. Donc les gens qui t’écoutent aujourd’hui, il y aura un lien dans le podcast, s’ils veulent te laisser un message « vocal », ils cliquent sur un lien, ils arrivent sur une page et ils te laissent un message. Ils s’écoutent avant d’envoyer, que ce soit quand même qualitatif, avoir un bon micro, il faut autoriser le micro à fonctionner bien sûr, c’est les détails pratiques. Et alors moi je reçois un lien, avec le message vocal, et s’ils me disent dans leur témoignage ou dans leur question, « J’autorise quand il fut ça sur les réseaux sociaux », et bien quand je publierai ton podcast, en commentaire, je viendrai après ajouter leurs questions ou leurs remarques par un lien que tu pourras écouter pour réagir de la même manière. Et s’ils me disent rien, je t’enverrai en privé, tu réagis en privé comme bon te semble (Florence Pire: D’accord). Alors, cette petite parenthèse étant faite sur les aspects pratiques du podcast, on va clôturer tout doucement cette interview par nos trois questions RH sauf que toi tu y as déjà répondue. Donc je t’ai préparé un peu une question, une nouveauté, et ça fait relation au dernier point que tu étais en train de mentionner hein, sur les constats en entreprise. Qu’est-ce qu’on constate justement ? Quand tu vas faire ce troisième service en entreprise avec l’approche sociologue, quels sont les points qui chopent systématiquement, quelle-que soit la taille d’entreprise, son business, son milieu, son secteur, le truc qui, systématiquement, ça frappe aux yeux, ça revient tout le temps.
Florence Pire: [00:23:41] Pour moi, j’ai ces lunettes-là hein, c’est effectivement l’aspect relationnel quoi, vraiment, d’élargir les rencontres. Et en fait certains sont bien étonnés qu’ils ne connaissent pas des collègues, ou avec simplement une vision mais genre « La boule à facettes », une petite facette de la boule à facettes… Alors que ben l’autre, le collègue, il a toutes les facettes d’une boule à facettes. Et donc comment justement donner l’occasion aux personnes de se rencontrer, d’échanger, de discuter, donc ça c’est pour moi un premier élément quoi !
Michel Godart: [00:24:07] Alors, ça mène à une réflexion hein: c’est que, d’un autre côté, si tu te confies un peu trop à des collègues, ils peuvent prendre ce que tu confies comme une arme contre toi, ça peut parfois aussi générer des conflits, l’ego est au centre, on va dire « Voilà, tu travailles sur ton égo ». Enfin tu vois, l’humain parfois, ne voit pas que le positif, il a tendance plutôt à aller voir le négatif. Et toi justement, en entreprise, tu amènes l’inverse comme effet.
Florence Pire: [00:24:26] Oui c’est ça, mais c’est bien que tu m’interpelles par rapport à ça. Quand je dis cette fameuse boule à facettes, on ne doit pas nécessairement parler de qui on est à la maison, dans sa famille, avec ses proches, mais c’est quand même des facettes de nos compétences, des facettes de notre manière de voir les choses !
Michel Godart: [00:24:41] De ce qui nous touche
Florence Pire: [00:24:41] De ce qui nous touche aussi par exemple. Parce qu’effectivement, au niveau professionnel, il faut quand même mettre peu, entre guillemets des barrières comme on dit, des limites, en systémique on dira des frontières entre vie privée et vie professionnelle. Mais il y a peut-être le collègue qui a des compétences qu’on ne connaît pas, et qui pourrait être activée !
Michel Godart: [00:24:58] Un exemple par un hobby. J’ai un hobby (Florence Pire: Par exemple) de faire du podcast (Florence Pire: Voilà), ça pourrait rendre service à la société (Florence Pire: Voilà, oui, oui; oui, oui). D’ailleurs moi je l’ai mis en pratique, avec Pyxis, que je salue au passage (Rires communs).
Florence Pire: [00:25:07] Alors, ce que je remarque aussi, dans le monde du travail, c’est parfois un manque d’ouverture du mindset, donc je reviens sur mon mindset. Donc, là aussi c’est l’ouverture à: penser autrement. Ça manque je pense parfois, l’ouverture à se dire qu’il y a d’autres manières de faire, il y a d’autres possibilités.
Michel Godart: [00:25:25] Pourtant, ce terme « Think out of the box », moi depuis que je travaille, j’ai commencé à travailler, j’avais seize ans, je l’entends… Et on n’y est toujours pas non plus.
Florence Pire: [00:25:33] C’est comme tu disais tout à l’heure, c’est pas parce qu’on est « Out of the box » que du coup dans le concret on l’est. C’est vraiment le mindset quoi ! Et le mindset, plus on l’active, plus il est souple, ben plus il va être souple dans l’ouverture aux idées des autres, à des nouveaux projets qu’on n’a jamais fait, à des nouveaux outils. Je pense qu’il y a des freins parce qu’on se dit « Ah, mais dans le monde du travail, on fait pas ça ». Eh bien moi justement, le sourire au travail, l’humour au travail, on va dire « C’est pas le bon secteur quoi, c’est pas là que ça se fait ». Mais moi justement, vraiment hein, dans mes fil rouge, moi ce qui m’intéresse c’est de dire: dans le monde du travail on pourrait croire que, mais justement amener quelque chose qui, soi-disant, n’est pas du monde du travail mais c’est là qui va se passer quelque chose, c’est là que ça va nourrir en fait !
Michel Godart: [00:26:13] Alors moi j’ai envie de conclure avec une phrase, une métaphore tout simple: Daisy Croquette c’est un peu la magicienne qui vient avec sa baguette magique et qui saupoudre de cette petite poudre de fée l’ensemble de votre entreprise, elle va restaurer l’intelligence émotionnelle qui manque tellement dans les entreprises. En fait, c’est ça le sujet (Florence Pire: Ouais). Un bon mot de conclusion ?
Florence Pire: [00:26:29] Oui, mais merci Michel.
Michel Godart: [00:26:29] Merci à toi Florence ! Reviens à notre micro quand tu le souhaites et puis, surtout, faites-nous plaisir. Florence, elle est venue ici à Evere, elle nous a consacré son temps, elle s’est déplacée de bien loin pour nous rencontrer, la moindre des choses qu’on pourrait faire de votre côté pour la remercier pour ce témoignage et ce partage: c’est un like, un comment et un partage du podcast. Parce qu’en faisant ça, vous allez lui permettre d’être encore plus visible sur les réseaux sociaux et ça lui permettra peut-être d’être en contact avec les bonnes personnes pour proposer ses services, et d’avance merci d’être attentif à cette approche. À très bientôt pour de nouvelles aventures hrmeetup.
Jingle Outro: [00:26:55] Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».
Michel Godart: [00:27:01] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org » avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground » et vous retrouverez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story .be ».
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