Catherine Ceuppens – Le Relais pour la Vie

Catherine Ceuppens - Le Relais pour la Vie

Catherine Ceuppens – Le Relais pour la Vie. Midoricast Spécial Podcasthon : Podcast #206

​Laissez un message vocal à Catherine Ceuppens ou pour tou.te.s les volontaires et organisateur.ice.s du relais pour la vie sur le répondeur du Podcast!

Le Podcasthon revient du 15 au 21 mars 2025 et les podcasts de The Podcast Factory Org (asbl-vzw) sont cette année encore fidèles au rendez-vous lancé par Altruwe ! Cette mobilisation mondiale de milliers de podcasteur·euses met à l’honneur des associations engagées et encourage les dons.

Cette année, nous proposerons nos 4 podcasts avec un épisode dédié au Podcasthon autour du thème du cancer. Nous lançons le premier temps de cette symphonie avec « Midoricast » – le podcast des initiatives positives pour l’environnement – où nous vous présentons une cause qui nous touche toutes et tous :

Le Relais pour la Vie de Braine-l’Alleud.

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Dans cet épisode, nous recevons Catherine Ceuppens, engagée depuis plus de dix ans dans ce mouvement porté par la Fondation contre le Cancer. Nous reviendrons sur les valeurs de solidarité du Relais pour la Vie : 24h d’efforts collectifs en hommage aux personnes touchées par la maladie, une marche qui ne s’arrête pas, comme le combat quotidien des malades.

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Au programme : découvrons ensemble les coulisses d’un événement à fort impact, où chaque euro collecté finance la recherche, la prévention et l’accompagnement des malades. Découvrez comment la communauté se mobilise, les témoignages poignants et les nombreux moyens de soutenir cette cause essentielle.

Rendez-vous les 4 et 5 octobre 2025 pour participer au Relais pour la Vie de Braine-l’Alleud ! Écoutez, partagez, faites un don ! Chaque geste compte.

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Séquençage du podcast avec Catherine Ceuppens :

  • [00:00:18] Présentation du Podcasthon et son impact
  • [00:01:35] Le parcours de Catherine Ceuppens
  • [00:02:05] Engagement associatif et motivation personnelle
  • [00:03:07] Le Relais pour la Vie : objectif et format
  • [00:05:25] Fonctionnement des dons et financements
  • [00:06:11] Historique et symbolique du Relais
  • [000:08:21] Cérémonie des bougies et hommage
  • [00:10:57] Répartition des fonds collectés
  • [00:15:52] Impact croissant du cancer dans nos vies
  • [00:17:35] Rôle des bénévoles et équipes organisatrices
  • [00:19:26] Événements et initiatives pour collecter des fonds
  • [00:24:30] Impact environnemental et mesures prises
  • [00:26:50] Distinction entre Relais et Fondation contre le Cancer
  • [00:28:03] Défis actuels et besoins du Relais
  • [00:29:52] Trouver des bénévoles
  • [00:31:19] Clôture du podcast
  • [00:32:23] Sites Internet et réseaux sociaux
  • [00:32:41] Agir même sans moyens par de simples gestes!

La transcription du podcast avec Catherine Ceuppens :

Michel Godart: [00:00:00] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground ». Depuis janvier 2025, et pour cinq années, nous sommes aussi sponsorisés par « Plugin Company », notre opérateur de bornes et de cartes de recharge privilégié. « The Podcast Factory Org » est très fier d’être membre de « KAYA », coalition des écopreneurs et écopreneuses, et de collaborer avec le « Love Health Center ». Vous retrouvez tous les épisodes de tous nos podcasts sur le site « What’s Your Story point be ».

Jingle Intro : [00:00:30] You are listening « The Podcast Factory Org »

Michel Godart: [00:00:32] Bienvenue pour un nouvel enregistrement de « Midoricast », votre podcast sur les initiatives positives en faveur de l’environnement. Nous allons rejoindre cette année à nouveau le mouvement du Podcasthon, alors le Podcasthon, pour ceux qui ne le savent pas, c’est une initiative sans but lucratif qui s’étale du 15 au 21 mars 2025, nous nous sommes inscrits pour présenter une association. Donc pendant sept jours, des milliers de podcasteurs et de podcasteurices, pour cet événement caritatif mondial, vont présenter des associations, des organisations qui, avec des gens dans l’ombre parfois, font plein de bien dans la société. Et le but de ce mouvement, c’est de les mettre à l’honneur et de surtout, surtout, j’insiste, faire des appels aux dons. Donc, mesdames, messieurs, auditeurs, auditrices, quel que soit votre genre, votre mode de pensée et qui que vous soyez, le but de cet épisode, c’est de vous parler de gens qui sont super, d’une organisation qui est super et de vous rappeler que si vous ne leur donnez pas des dons, ben leur mission, elle est quand même plus difficile à réaliser. Aujourd’hui, je reçois Cathy Ceuppens, qui en plus est une amie, donc j’ai encore plus de plaisir Cathy à te recevoir parmi nous aujourd’hui. On va commencer par un petit mot de présentation, c’est quoi ton parcours, donc qu’est-ce que tu fais dans ton métier tous les jours, dans ta vie de tous les jours? Qui tu es? Comment tu te définirais? Et puis on va poursuivre par présenter l’association que tu représentes aujourd’hui. Alors on commence par toi…

Catherine Ceuppens: [00:01:35] Bonjour, mon nom c’est Catherine Ceuppens, ou Cathy pour les intimes, dans la vie de tous les jours je suis directrice d’une école de promotion sociale qui est située à Anderlecht, et nous formons les gens aux métiers de bouche et de la chimie. Alors j’ai un parcours études jusqu’au master de spécialisation dans le domaine des sciences humaines, et plus particulièrement de la pédagogie et du soutien à l’étude et aux apprentissages. Donc je suis directrice depuis 2009, et avant ça j’ai été enseignante pendant pas mal d’années.

Michel Godart: [00:02:05] J’ai les petites infos que tu es quelqu’un qui partage beaucoup, qui a envie de te dévouer aux autres. Je le vis, je le sais au quotidien parce que voilà, via mon frérot qui est avec nous ici, qu’on n’entend pas, qui est silencieux, qui est mon meilleur ami, je te connais un peu, on sait que tu es pas mal active beaucoup de Week-End. Donc tu as un boulot « Full-time » et en plus tu œuvres pour des associations, alors on va justement nommer l’association pour qui tu œuvres aujourd’hui.

Catherine Ceuppens: [00:02:26] Donc en fait, moi je fais partie du « Relais pour la Vie » de Braine-l’alleud depuis 2013. C’est une des activités proposées par la Fondation contre le cancer en Belgique. Et donc ce que nous mettons en place, ce sont des levées de fonds, mais on le fait de manière un petit peu particulière parce que contrairement à d’autres associations qui lèvent des fonds contre le cancer, et bien nous en fait, notre objectif, c’est de mettre à l’honneur plutôt les malades, les anciens malades, en tout cas les gens qui ont été confrontés au cancer en fait. Et l’initiative principale, c’est le « Relais pour la Vie » qui dure 24 h. Alors il faut savoir qu’en Belgique actuellement il y en a 34, et que ceux de Braine-l’alleud et Waterloo sont nés tous les deux en 2011, donc ça fait quand même pas mal d’années qu’on est là. C’est 24 h de marche, de sport, de vente de produits, de goodies, d’activités sportives qui sont proposés.

Michel Godart: [00:03:14] De spectacles!

Catherine Ceuppens: [00:03:15] De spectacles, tout à fait, avec sur scène différents groupes qui se succèdent. Ça peut aller du chant à la danse en passant par des groupes plus pop, plus rock. C’est vivre 24h au rythme des malades, au rythme de la vie des malades. Ben le cancer il ne s’arrête pas la nuit, il ne s’arrête pas le Week-End, et donc la Symbolique, qui pour moi est très, très, importante, c’est que ben on doit tenir le coup 24 h comme les malades doivent tenir le coup 24h en fait.

Michel Godart: [00:03:38] Donc quoi? Ça démarre la nuit où ça démarre le soir?

Catherine Ceuppens: [00:03:40] Alors ça démarre en général entre 14h30 et 15h, le samedi, et on termine entre 14h 30 et 15h le lendemain.

Michel Godart: [00:03:49] Et quand les gens viennent la nuit et tout?

Catherine Ceuppens: [00:03:50] Oui, les gens viennent la nuit marcher, courir, boire des verres, parce que il y a des choses qui restent ouvertes, grignoter un petit quelque chose, lire un livre.

Michel Godart: [00:03:57] Il y a un côté festif?

Catherine Ceuppens: [00:03:59] Il y a un côté festif. Il faut savoir qu’un « Relais pour la Vie » est, je dirais dirigé, encadré par trois moments clés hyper importants. Il y a d’abord la cérémonie d’ouverture, on présente les gens, on présente les objectifs de l’année, on dit un petit peu qui fait quoi. Il y a des témoignages de médecins qui, de chercheurs parfois, qui viennent un petit peu expliquer ce qu’ils font, et ce que l’argent récolté via la Fondation contre le cancer leur permet de faire. Et puis on fait un premier tour de l’endroit où on va marcher. Avant, c’était dans un stade, maintenant c’est dans un parc, c’est plus cosy, c’est plus chaud, même si bon, les coureurs préfèrent la piste d’athlétisme du stade Gaston Reiff de Braine-l’alleud, donc on marche autour du parc. Et le premier tour en fait, ce sont les battants et les battantes, donc les battants, les battantes, c’est comme ça qu’on appelle nos invités d’honneur, nos invités VIP comme on les appelle, donc qui sont les malades et anciens malades. Et une fois qu’eux ont fait le tour, on lance les 24h de marche. Alors il faut savoir que sur le site, on a ce qu’on appelle des équipes. Donc une équipe, ça peut être des gens d’une école qui se mettent ensemble, des gens d’un bureau, d’une société, d’un groupe, donc des clubs sportifs aussi. Et on marche autour de stands où on peut avoir à boire, à manger, faire des activités et des jeux pour les enfants, des grimages, des jeux de société et des grands jeux en bois. Et en fait en participant à ça, chaque euro qui est dépensé dans ces équipes, dans ces stands, est reversé sur le compteur du Relais en fait.

Michel Godart: [00:05:25] Alors moi j’y ai participé une fois mais j’avais pas remarqué que c’était la nuit parce que je n’étais pas resté aussi longtemps. Honte à moi, bon, maintenant je le sais, faudra que je corrige ça, mais je me rappelle qu’on nous avait offert un bracelet qu’on met autour du bras (Catherine Ceuppens: Tout à fait) sur lequel on charge de l’argent.

Catherine Ceuppens: [00:05:37] Tout à fait.

Michel Godart: [00:05:37] Et puis à chaque fois qu’on va dans les comptoirs, on paye avec son bracelet.

Catherine Ceuppens: [00:05:41] C’est ça (Michel Godart: C’est bien ça?). On a ce qu’on appelle maintenant de plus en plus sur les Relais des bornes, c’est une simple borne Bancontact, Mastercard ou tout ce qu’on veut. On reçoit un bracelet, on le charge avec une carte de banque en fait, et puis on peut aller le déposer dans les différentes équipes.

Michel Godart: [00:05:55] Et si je me rappelle bien, s’il reste un solde à la fin, les gens peuvent choisir, soit ils reprennent le solde, non?

Catherine Ceuppens: [00:06:01] C’est ça, (Michel Godart: Ou ils font un don) ou alors ils le laissent comme ça et l’argent est automatiquement déchargé après sur le compteur du Relais en question.

Michel Godart: [00:06:08] Est-ce qu’on peut te demander si les gens sont généreux finalement?

Catherine Ceuppens: [00:06:11] Oui, les gens qui sont très généreux. Mais en fait il faut en revenir, pour bien comprendre le mécanisme, à la base du « Relais pour la Vie ». Donc en fait il faut savoir qu’il existe dans 40 pays, c’est une initiative qui est née d’un médecin américain qui était oncologue, qui est toujours oncologue d’ailleurs. Le but, c’est non seulement de vivre le rythme de 24h comme les malades le vivent au niveau de la maladie, mais c’est aussi la solidarité, se serrer les coudes, et c’est de le faire face ensemble. Comme je le disais tout à l’heure, c’est vivre au rythme des malades. Il faut savoir en fait que quand un « Relais pour la Vie » a fini son année, puisque maintenant on ouvre le compteur le 1ᵉʳ janvier et on le termine le 31 décembre, il y a le relais à un moment de l’année. Cette année-ci, pour l’année 2025 à Braine-l’alleud, ce sera le 4 et le 5 octobre (Michel Godart: D’accord), mais il y a plein d’autres activités qui se déroulent autour du Relais. C’est à dire que pour éviter de prendre dans l’argent qu’on amoncèle pour faire les activités, on fait des activités qui nous permettent de ramasser des fonds et de payer les matières premières qui vont nous permettre de faire un repas.

Michel Godart: [00:07:09] D’accord (Catherine Ceuppens: Voilà), les événements et tous…

Catherine Ceuppens: [00:07:10] Les événements et tout ça, qu’on travaille vraiment en boucle fermée. Et alors, tout ce qui est versé par les gens sur le compteur pendant le relais, ou pendant l’année, ça peut être des levées de fonds, ça peut être des ventes de produits, ça peut être des activités. Je pense notamment à une troupe de scouts qui avait fait un 24h vélo, il y avait quelques euros à payer par enfant qui participait, ben au bout du week end, ils ont versé 2100 € sur le compteur, ça passe même pas par les comités en fait, ça va directement sur le compte auquel le Relais est lié et il n’y a pas de manipulation d’argent. On a beaucoup de paperasse, on a beaucoup de papiers, on a beaucoup de choses à encoder, mais on n’a pas de contact avec l’argent.

Michel Godart: [00:07:47] Mais ça veut dire quoi? Les frais? Ils sont à votre charge alors?

Catherine Ceuppens: [00:07:49] Oui et non parce que ce qu’on appelle les frais éligibles et les frais non éligibles. Une équipe qui va louer un frigo, un congélateur et que sais-je, ben ça, il ne pourra pas récupérer l’argent. Par contre, il va vendre des mojitos sans alcool, ben le prix des matières premières qu’il a acheté, ben il pourra demander à être remboursé. Alors il faut savoir qu’à Braine-l’alleud, il y a très peu d’équipes qui le font parce que, ben nos équipes ont l’habitude de collecter des fonds elles-mêmes pour pouvoir participer au relais.

Michel Godart: [00:08:15] Oui, iels sont déjà tellement impliquées (Catherine Ceuppens: Voilà) qu’en fait pour eux-elles (Michel Godart: Tout à fait), c’est un sacrifice humain normal.

Catherine Ceuppens: [00:08:19] Voilà, tout à fait.

Michel Godart: [00:08:19] Et on encourage ce genre de relation!

Catherine Ceuppens: [00:08:21] Tout à fait. J’en reviens à ce que je disais tout à l’heure, donc trois grands moments c’est le tour de départ, où tout le monde marche, les stands ouvrent, vendent leurs produits. Et puis on va jusque, quand il commence à faire noir, la cérémonie des bougies, donc là on est plus dans l’hommage, on est plus dans l’écoute, donc un ou deux témoignages, de jolies musiques…

Michel Godart: [00:08:39] Aussi, des pensées pour les personnes disparues?

Catherine Ceuppens: [00:08:41] Des pensées pour les personnes disparues, tout à fait. On l’appelle en fait la cérémonie des bougies parce que, on a des sacs à bougies que l’on vend au prix de 5 €, et que les gens peuvent décorer, dessiner, mettre des photos, mettre des petits mots. Et en fait, c’est ces petites bougies qui éclairent toute la piste pendant la nuit.

Michel Godart: [00:08:58] Ouais c’est très beau quoi!

Catherine Ceuppens: [00:08:59] C’est très beau, et c’est surtout très, très, émouvant. Et puis, à Braine-l’alleud, on a une tradition, c’est que chaque année, on met en avant un mot, qui pour nous reflète un petit peu qui on est, ce qu’on fait au niveau des comités, des « Relais pour la Vie », parce que chaque « Relais pour la Vie » est composé de tout un comité de gens qui s’occupent de différentes choses. C’est vraiment le moment le plus poignant qui soit, c’est vraiment le moment où on dévoile le mot. Chez nous, ça va de soutien à espoir, une année on a eu envie, puis écoute, puis patient, patience. Et en fait, les gens peuvent signer, mettre un mot sur ces plaques, qu’au fur et à mesure des années on ressort et qu’on mène sur le parcours en fait des gens qui viennent…

Michel Godart: [00:09:38] Pour commémorer…

Catherine Ceuppens: [00:09:39] Commémorer (Michel Godart: Les sessions passées), tout à fait. Oui, la session passée, les gens qui s’en sont sortis, parce qu’il ne faut pas les oublier non plus. Et la troisième grande étape du week-end, c’est la clôture, donc on fait un dernier tour, le comité, les battants, les gens qui sont là. Et, après sur le podium, bien on dévoile le chèque qui a été relayé, enfin gagné sur le Week-End.

Michel Godart: [00:09:58] Ah vous avez immédiatement le montant (Catherine Ceuppens: Tout à fait) qui a réussi à être récolté?

Catherine Ceuppens: [00:10:01] Notre service finance est sur le pont tout le week-end. Et donc ils font les décomptes au fur et à mesure. Mais l’avantage, côté positif du Covid, c’est que, depuis le Covid on a vu naître l’initiative 365 for life, et donc on commence à mettre de l’argent sur le compteur du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre. Donc ça va bien au-delà maintenant du week-end.

Michel Godart: [00:10:22] Et du momentum.

Catherine Ceuppens: [00:10:23] C’est ça. En 2020, il n’y a pas eu de relais nulle part. Nous, on avait fait une vidéo avec des petites phrases et une musique qu’on envoyait à nos battants pour leur dire « C’est pas gai pour vous, vous êtes encore plus en danger que nous. Vous sortez plus de chez vous pour beaucoup… Mais vous êtes là, vous êtes dans notre cœur, on pense à vous ». Et donc, moi c’est ce qui m’a vraiment permis d’accrocher en 2013 au « Relais pour la Vie », c’est, ben il y a plein d’initiatives partout dans le monde, qui rassemblent de l’argent, qui lèvent des fonds pour la Fondation contre le cancer, et beaucoup de ces sommes vont à la recherche, ce qui est logique, sans ça on n’avancera pas.

Michel Godart: [00:10:57] Et ici, ce n’est pas le cas?

Catherine Ceuppens: [00:10:57] Ce n’est pas le cas. Cette année-ci tous les relais belges, tant francophones que néerlandophones que germanophone, on a récolté en fait un peu plus de 3 millions d’euros. Chaque année la somme est divisée en trois, donc il y a un tiers qui va à la recherche, un tiers qui va à la prévention, alors (Michel Godart: Ça c’est bien) quand on dit prévention, ben c’est les spots qu’on voit régulièrement « Faites-vous tester », pour les différents types de concerts. C’est sur les relais d’été et de printemps, les bornes avec les crèmes solaires où on tape sur le clou en disant « Faites attention, protégez-vous du soleil, etc ». C’est toutes les initiatives tabac stop et tous les tabacologues qui tournent autour.

Michel Godart: [00:11:33] Et vous insistez aussi sur, par exemple, pour l’instant les cancers les plus récurrents en Belgique, dans notre situation géographique et sociale, ce serait plutôt le cancer du sein, de la prostate, du poumon. Et ça varie d’une année à l’autre?

Catherine Ceuppens: [00:11:45] On ne s’arrête pas sur ce constat en fait, pour nous l’important c’est « tout cancer confondu ». Donc il y a des moments dans l’année où Octobre rose, puis un peu plus tard, il y a des initiatives contre les cancers des enfants, contre le cancer de la prostate, etc. Nous, un malade, c’est un malade, peu importe.

Michel Godart: [00:12:01] L’origine de la maladie (Catherine Ceuppens: Du type de, de maladie), ou le type de cancer, oui.

Catherine Ceuppens: [00:12:03] Moi ce qui m’a fort attiré dans tout ça, c’est que le troisième tiers, il va bien justement aux initiatives pour aider les malades et les accompagnants (Michel : Pendant leurs souffrances et leurs parcours) à vivre au quotidien. Qui est-ce qu’on appelle les grands? Chaque hôpitaux peut rentrer un projet en disant « Nous on a le projet de mettre ça en place pour accompagner les malades ou pour les aider ». Ça peut partir dans tous les sens hein? Ça peut être une esthéticienne sociale, ça peut être tout ce qui touche autour des perruques, des prothèses, ça peut aussi être des initiatives où on va encadrer les gens qui vont tout doucement recommencer à travailler, ça peut vraiment partir dans tous les sens. Et ça a aussi permis à des hôpitaux d’avoir ce qu’on appelle des maisons, donc le plus bel exemple, celui que je trouve vraiment génial, c’est la Vie là, à Ottignies, c’est un jeu de mot hein, la Vie là. Et en fait, tout au long de la semaine, il y a des soins, des assistantes sociales, vraiment toute l’aide dont une personne peut avoir besoin pendant le cancer, et aussi après. Et je trouve ça très rassurant, très englobant, et c’est vraiment important pour nous. Et alors aussi pendant le Week-End, pendant ces 24h, beh les battants reçoivent plein de petits cadeaux, ils ont accès à des soins tout à fait gratuit : massage, pédicure, manucure, des soins sonores, des petits cours de méditation, pour moi c’est ça qui est important et c’est vraiment cette partie-là.

Michel Godart: [00:13:24] C’est ce qui t’a marquée?

Catherine Ceuppens: [00:13:24] C’est ce qui m’a marquée, et c’est vraiment la partie que je trouve la plus importante. Il y a aussi des gens qui ont écrit des ouvrages, il y a le malade, oui, mais il y a aussi l’accompagnant. Ben lui aussi peut avoir besoin d’un moment, de se déposer, et de se poser et de se dire « Ouf, je passe la main à quelqu’un d’autre quelques jours », et donc là, j’en arrive au camp Tournesol. Alors le camp tournesol c’est quoi? C’est des enfants qui sont atteints de cancers divers et variés, et qui partent pendant 4 à 5 jours avec des équipes hyper médicalisé, infirmière, médecin, oncologue, tout ce qu’on veut, et c’est un camp, un camp de vacances si ce n’est que c’est un camp de vacances médicalisé. Donc ils sont vraiment très entourés, chouchoutés, dorlotés. Et ça permet aussi aux parents de souffler pendant quelques jours en toute confiance.

Michel Godart: [00:14:07] Et bien moi je vais proposer, si tu me le permets, de la part de notre association, à ce camp, de faire appel à nos services gratuitement pour qu’on leur crée un podcast témoignage du moment qui passe dans ces camps (Catherine Ceuppens : Ah ben super!). On pourrait faire une capsule, et de temps en temps un témoignage des enfants dont on analyserait le nom, il n’y aurait que la voix (Catherine Ceuppens: Bien sûr) qu’on pourrait potentiellement reconnaître, et encore, uniquement les proches. Ils pourraient témoigner: « Moi j’ai passé un super moment dans ce camp parce que j’ai fait ça aujourd’hui, etc », et nous on ferait des petites capsules de podcasts qu’on partagerait, et on vous l’offrira, ce sera notre façon de contribuer à nous…

Catherine Ceuppens: [00:14:36] Ah ben Génial! (Michel Godart: À cette action) Merci beaucoup.

Michel Godart: [00:14:38] Moi je vais faire une parenthèse, je sais pas si on peut rentrer dans cette voie, tu me dis clairement si tu es à l’aise de le faire ou pas. J’ai envie de te demander, à toi ou à d’autres, qu’est-ce qui motive quand on rejoint ce genre de mouvement et d’association? Est-ce que c’est parce qu’on était soi-même concerné? Est-ce que parce qu’on a perdu un proche, est-ce que parce que simplement on est solidaire? Qu’est ce qui revient le plus souvent? Tu n’es pas obligé de parler de toi spécialement.

Catherine Ceuppens: [00:14:59] Ah non, non mais en fait, on a un petit peu tous le même parcours hein?

Michel Godart: [00:15:02] C’est une question que je me posais, je vais t’avouer.

Catherine Ceuppens: [00:15:04] Oui, il y a ben les familles comme la mienne, ou les familles qu’on sert entre guillemets, où on sait qu’il y a un gros problème génétique.

Michel Godart: [00:15:10] Potentiellement à risque.

Catherine Ceuppens: [00:15:11] Il y a une épée au-dessus de nos têtes. Et puis il y a les gens qui ont vraiment été malades, et qui ont envie de rendre ce qu’on leur a donné en fait, quelque part…

Michel Godart: [00:15:18] Et puis ils conscientisent l’importance (Catherine Ceuppens: Voilà) que ça a!

Catherine Ceuppens: [00:15:20] De conscientiser. Ben l’autre partie des gens en fait, c’est des gens qui ont connu ça, parfois moins directement, plus par personne interposée, mais qui se rendent compte que la cause est importante. C’est leur manière à eux aussi de dire merci et de rendre quelque chose. Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que des cancers ben il y en a de plus en plus, de différentes types…

Michel Godart: [00:15:39] Cela allait être ma question suivante! Est-ce que finalement le fait que les cancers, j’ai l’impression que je n’entends plus jamais une seule famille qui n’est pas concernée (Catherine Ceuppens: Tout à fait) par le cancer de (Catherine Ceuppens: Tout à fait) dans mon entourage (Catherine Ceuppens: Oui, oui, oui). Quand j’en parle autour de moi plus personne ne peut me dire « Non, je ne connais pas une personne qui a un cancer » (Catherine Ceuppens: Mm). Est-ce qu’on a des chiffres officiels?

Catherine Ceuppens: [00:15:52] Il y a une brochure qui est éditée très, très, très, régulièrement par la Fondation contre le Cancer justement. Et où ils parlent un petit peu de tout ça, de l’avancée des recherches, des nouvelles choses qu’on trouve, des nouveaux traitements, des nouveaux essais, quelque part, les choses sur lesquelles les chercheurs belges travaillent. Ben oui, on se rend bien compte que ça s’aggrave et que parfois, quand on arrive à trouver des solutions, pour un cancer, ben il y a une mutation, quelque chose qui change. Tous les organismes ne réagissent pas de la même manière aux traitements, donc parfois il faut chercher. C’est parfois que des ajustements, mais parfois ce sont des ajustements qui prennent du temps.

Michel Godart: [00:16:24] Mais le fait qu’il y ait de plus en plus de familles concernées, directement ou indirectement, et c’est surtout l’indirectement que je vis ici, est-ce que finalement ça ne vous amène pas de l’eau au moulin entre guillemets, dans le sens d’avoir plus de bénévoles, d’avoir plus d’implication des gens, plus de dons? Est-ce qu’il y a un résultat qui est parallèlement proportionnel ou ce n’est pas le cas? Est-ce qu’il y a encore un manque de prise de conscience parce que (Catherine Ceuppens: Non, je pense…), avant que tu répondes j’ai envie de dire ici que je rappelle aux gens: si, dans votre entourage il y a forcément au moins une personne qui a un cancern si vous posez la question pourquoi faire un don à cette asso dont on défend la cause aujourd’hui dans ce podcast, ben la réponse, vous l’avez déjà. Ça concerne tellement de personnes (Catherine Ceuppens: Tout à fait) que s’il vous plaît, faites des dons quoi! C’est le moment de le rappeler (Catherine Ceuppens: Tout à fait) encore au milieu de cet épisode.

Catherine Ceuppens: [00:17:00] Oui, exactement.

Michel Godart: [00:17:01] Donc je te laisse répondre – Rires.

Catherine Ceuppens: [00:17:03] Alors oui, on trouve de plus en plus de solutions mais il y a aussi de plus en plus de mutations, de plus en plus de nouvelles maladies qui arrivent. Et puis il y a toujours ce qu’on appelle les effets secondaires. Il faut savoir que dans un « Relais pour la Vie », il y a plusieurs commissions, il y a la commission des battants qui va prendre en charge tout ce qui concerne nos invités d’honneur. Il y a la commission logistique qui met tout le terrain en place et puis qui range après, et qui gère tous les problèmes techniques pendant le Week-End. Il y a la commission des bénévoles, donc ce sont les gens qui cherchent des bénévoles pour venir nous aider.

Michel Godart: [00:17:35] On parlera d’eux après (Catherine Ceuppens: Voilà, tout à fait) parce qu’il faut leur rendre aussi l’honneur qu’ils méritent (Catherine Ceuppens: Exactement), parce qu’il y a beaucoup de gens impliqués, dont le monsieur ici! Rires

Catherine Ceuppens: [00:17:40] Tout à fait. Et puis il y a ce qu’on appelle aussi la commission des équipes, il y a la commission animation. C’est l’ensemble d’une équipe qui fait qu’un relais peut exister, mais ce n’est pas que les membres du comité, c’est aussi la Fondation contre le cancer qui est derrière, ce sont les bénévoles qui nous rejoignent. Nous, à Braine-l’alleud on a une chance immense c’est qu’on est soutenu par la commune en elle-même.

Michel Godart: [00:18:02] Elle s’implique.

Catherine Ceuppens: [00:18:03] La commune s’implique beaucoup, beaucoup, beaucoup. Et ça, c’est vraiment chouette. Donc on ne se sent pas seul. Mais c’est vrai que si on est douze, quinze, dans le comité toute l’année, ben le Week-End du Relais, c’est 40, 50, 60 bénévoles qui vont arriver. Et du jeudi au lundi j’ai envie de dire, parce que oui, le relais commence le samedi à 14h30, mais avant ça il y a toute la mise en place, le montage des tonnelles, aller chercher toutes les marchandises, équiper les équipes de tout ce qu’elles ont besoin, l’électricité, l’eau, il y a plein plein de choses auxquelles il faut penser. C’est parfois très compliqué par rapport à tout ça, mais franchement je trouve que, on est un relais, c’est un relais très famille quelque part.

Michel Godart: [00:18:40] On le sent. Moi, j’y suis allé deux fois (Rires), même si je ne suis pas resté très longtemps, je l’ai senti immédiatement.

Catherine Ceuppens: [00:18:44] Je pense que c’est un petit peu aussi la commune qui fait ça, donc les habitants de la commune. Alors c’est vrai que Braine-l’alleud, c’est la plus grosse commune du Brabant wallon, on est aux alentours de 45000 maintenant, mais ça reste quelque chose de famille. Et quelque part c’est une ville avec une mentalité de village, et donc les gens ont l’habitude d’être solidaires, de se serrer les coudes. Mais c’est vrai que les gens qui arrivent dans la commune, ben ne sont pas toujours au courant qu’il y a un « Relais pour la Vie » à Braine-l’alleud. Cette année-ci, en tout cas pour 2025, on a décidé de mettre le paquet sur la communication.

Michel Godart: [00:19:12] Ben on va vous aider du coup hein? Rires

Catherine Ceuppens: [00:19:13] Rappeler, rappeler qu’on existe, rappeler qu’on est là, rappeler toutes les initiatives. Exemples d’activités qu’on fait en dehors du relais, ben la semaine passée, on avait un stand au marché de Noël où on a fait un bar à bulles, on a vendu des cougnous, des décos de Noël, (Michel Godart: C’est ça, donc qui est…) des choses comme ça.

Michel Godart: [00:19:26] Si on te comprend bien, il y a un élément clé (Catherine Ceuppens: Qui est le Relais) qui est important, qui est le relais même (Catherine Ceuppens: Tout à fait) en octobre, on le rappelle (Catherine Ceuppens: Oui, oui, oui), à quelle date?

Catherine Ceuppens: [00:19:32] Donc le 4 et le 5 octobre!

Michel Godart: [00:19:34] Voilà, comme ça on ancre bien (Catherine Ceuppens: Voilà) dans le cerveau et on ne l’oublie pas.

Catherine Ceuppens: [00:19:36] Et ça se passe dans le parc du Château Cheneau

Michel Godart: [00:19:38] À Braine-l’alleud.

Catherine Ceuppens: [00:19:38] À Braine-l’alleud (Michel Godart: Voilà), la semaine passée donc on a eu le marché de Noël. Le 15 février, on a une soirée concert et soirée dansante.

Michel Godart: [00:19:45] Le podcast arrivera après (Catherine Ceuppens: Après), donc ce sera du passé.

Catherine Ceuppens: [00:19:48] Mais c’est pas grave. Donc le 21 avril on aura notre brocante annuelle (Michel Godart: Oui). Donc, où là, tous les emplacements qu’on loue sont intégralement reversés sur la cagnotte du relais. On vend aussi des petites choses pour les gens se restaurer, boire les petits café du matin, etc. Parce que la brocante, on commence très tôt. Et puis, ben nous participerons juste avant le relais, on a des idées, on a déjà des pistes donc il y a la braderie, il y a le festival Happy Family, mais on doit encore prendre contact avec tous ces gens. Le Week-End du Cheval, la Journée du Chien, on va essayer de se faire voir au maximum, de manière à ce qu’un maximum de gens à Braine-l’alleud sachent qu’on est là, qu’on existe.

Michel Godart: [00:20:23] Ben il y a des pages Facebook bien actives, j’ai été voir hein?

Catherine Ceuppens: [00:20:25] Oui, oui, il y a des pages FaceBook bien actives (Michel Godart: Elles sont bien gérées). Et en plus (Michel Godart: C’est aussi des bénévoles?), il y a aussi… Oui, oui, c’est des bénévoles, ben bien souvent c’est des membres du comité. Et puis on a aussi des pages fermées, on a une page fermée qui est pour les équipes, nos équipes qui participent, on a une page bénévole, et puis on a la page du comité où on échange énormément sur les contenus de réunions, sur ce à quoi il faut penser, ce qu’il ne faut surtout pas oublier.

Michel Godart: [00:20:47] Oui, c’est ce que les gens oublient, c’est qu’ils voient l’événement mais ils ne se rendent pas compte à quel point (Catherine Ceuppens: De ce qui a derrière, non!) il y a des heures et des heures (Catherine Ceuppens: En nombre de travail, tout à fait). Et je pense à mon frérot là, qui fait oui de la tête mais dont je sais qu’il passe un paquet d’heures, il s’investit beaucoup. On va peut-être switcher justement sur les bénévoles, mais avant je voudrais te poser une dernière question par rapport aux dons: imagine les personnes à mobilité réduite ou les personnes qui sont hospitalisées parce qu’elles même concernées par un cancer ou une autre pathologie, qui se sentent concernés, qui voudraient quand même faire un don, qui voudraient agir, ou des personnes qui sont en fin de vie qui ont peut-être un legs à faire, une donation importante, peut-être un héritage à transmettre au « Relais pour la Vie » pourquoi pas? Est-ce que c’est possible de le faire sans se déplacer?

Catherine Ceuppens: [00:21:24] C’est possible de le faire sans se déplacer via la Fondation contre le cancer. Donc il y a plein de services différents qui composent la fondation, il y a des gens qui peuvent tout à fait répondre à ce genre de demande.

Michel Godart: [00:21:34] Voilà, donc on n’est pas obligé d’être sur place (Catherine Ceuppens: Non, on est pas…), c’est toute l’année on le rappelle.

Catherine Ceuppens: [00:21:37] Non, non, non, non. De toute manière, on n’est pas obligé d’être sur place, c’est clair!

Michel Godart: [00:21:40] Et au moment où sortira ce podcast, on vous le rappelle encore une fois, s’il vous plaît soyez généreux, via un lien dans le descriptif de l’épisode, allez faire un don à cette formidable association. Alors on va passer aux autres personnes formidables: on a parlé des formidables personnes courageuses qui se battent pour la vie parce qu’ils sont concernés, ils sont atteints par la maladie. On a parlé des formidables personnes que vous êtes d’organiser ça. Et puis il y a les formidable, et formidable au féminin, volontaires et volontair-e-s qui s’impliquent, mais avec une énergie de dingue. Moi j’ai vu l’organisation, c’est Waouh! Moi j’ai eu mon effet waouh! Je dis « Mais quelle équipe quoi! Il y a une solidarité, il y a des sourires et de la gentillesse ». Comme tu l’as dit, c’est une famille, mais c’est plus qu’une famille. Mais tous ces volontaires, qu’est-ce qui les unit? Comment on peut remercier leur travail Cathy? Qu’est-ce qu’on pourrait dire pour remercier ce travail incroyable qu’ils font?

Catherine Ceuppens: [00:22:21] Ben en fait, on les dorlote un petit peu, nos bénévoles. En fait, il faut savoir que le noyau dur de bénévoles du Relais de Braine-l’alleud, il est là depuis 2011 pour certains.

Michel Godart: [00:22:29] C’est les mêmes bénévoles depuis 2011?

Catherine Ceuppens: [00:22:31] Pas tous, mais oui, il y en a qui sont là (Michel Godart: Wouaw) depuis le premier jour, j’ai envie de dire. Moi je suis arrivée pour le coup en 2013 parce qu’une de mes voisines était déjà dans le comité et fort impliquée, et qu’elle m’a dit « Mais oui, mais viens voir un petit peu ce que c’est pour te rendre compte ». Alors, j’ai été participer au relais de 2013 « en visiteuse », et puis dès 2014 je suis rentrée dans le comité.

Michel Godart: [00:22:52] Tu t’es impliquée!

Catherine Ceuppens: [00:22:52] Je me suis impliquée parce que ça répondait parfaitement à du vécu familial et c’était vraiment, vraiment, important.

Michel Godart: [00:22:59] Ça faisait sens pour toi?

Catherine Ceuppens: [00:23:00] Ça faisait sens pour nous. Oui, oui tout à fait, tout à fait, c’était hyper important. Et en fait, en 2015 mon frère est venu me rejoindre pour me dépanner et il a attrapé le virus aussi j’ai envie de dire.

Michel Godart: [00:23:11] Décidément tu contamines tout le monde, tu as même contaminé Hugues… Rires

Catherine Ceuppens: [00:23:14] Et depuis,…  Et depuis en fait, la première année il a été bénévole, il a aidé un peu partout où on avait besoin. Et puis l’année suivante, ben il s’est impliqué dans la logistique. Alors c’est un petit peu comme Hugues, mon compagnon, c’est quelqu’un qui a de l’or dans les mains et qui est capable de tout faire.

Michel Godart: [00:23:25] Je confirme (Catherine Ceuppens: Et…), et d’ailleurs c’est lui qui a fait ce studio avec moi! (Catherine Ceuppens: Et tout gérer), on le signale hein?

Catherine Ceuppens: [00:23:30] C’est des ressources importantes mais nos bénévoles, qu’ils soient d’hier ou d’aujourd’hui, comme j’ai l’habitude de le dire, ce sont souvent des gens: soit qui ont été touchés de plein fouet (Michel Godart: Mm), qui ont perdu un proche, qui ont accompagné un proche pendant la maladie. Soit ce sont des gens qui font partie d’autres associations pour le bien-être et qui se disent « Ben oui, ben là aussi il y a des choses à faire ».

Michel Godart: [00:23:50] Ça t’arrive d’avoir des gens qui ont fait un burn out simplement, qui ne sont pas concernés par le cancer et qui se disent « Moi je cherche du sens à ma vie et je viens ».

Catherine Ceuppens: [00:23:55] Oui (Michel Godart: D’accord), on en a quelques-uns chaque année. Ben il y a aussi les gens qui travaillent parfois dans le public ou dans le privé, et qui se rendent compte qu’il y a des choses à faire. Et c’est un petit peu, il y a une bénévole qui m’a dit l’année passée, elle m’a trop fait sourire, elle dit « C’est vraiment ma récréation ». Elle dit « Donner du temps au relais » parce que c’est quelqu’un qui nous aide non seulement le week-end du relais, mais régulièrement pendant l’année. Elle dit « C’est ma récréation, c’est ma façon à moi de me sentir utile ».

Michel Godart: [00:24:19] D’avoir son rôle à jouer.

Catherine Ceuppens: [00:24:20] Voilà, tout à fait. Elle dit « Moi, je suis dans mes chiffres toute l’année, mes tableaux comptables et ça », elle dit « Ben c’est un moment de détente, mais en donnant quelque chose aux autres en fait ».

Michel Godart: [00:24:29] Pas mal.

Catherine Ceuppens: [00:24:29] Voilà.

Michel Godart: [00:24:30] J’ai une question qui n’a rien à voir, mais tu sais que le podcast, cette capsule elle est spéciale, c’est podcaston donc c’est tout à fait logique qu’elle sorte de notre ligne éditoriale, cependant, on a quand même un sujet ici qui est l’environnement. Alors il y a deux aspects que j’ai envie de te poser par rapport à ça, je voudrais simplement d’abord rappeler aux auditeurs et auditrices que si nous on aime parler de santé dans un podcast sur l’environnement, c’est parce que tout simplement, quand on prend des médicaments, on fait fonctionner une industrie qui est polluante et que quand on élimine ces médicaments du corps, on pollue l’environnement. Ça fait tout à fait sens d’avoir cet épisode spécial dans Midoricast. Et puis le deuxième point, c’est quand vous faites ces activités, il y a un impact environnemental évident. Est-ce Qu’il y a une conscience par rapport à ça? Est-ce qu’il y a une prise (Catherine Ceuppens: Oui) de décision, qui tient compte de cet aspect?

Catherine Ceuppens: [00:25:07] Donc en fait, il y a, ben depuis quelques années, on n’utilise que des verres et des gobelets réutilisables, donc on a banni le carton, on a banni le plastique. Ce sont des verres qui sont livrés par une société: qui les entretient, qui les nettoie et qui les remet dans le circuit. C’est une entreprise qui travaille pour la Fondation contre le cancer, pour les différents relais.

Michel Godart: [00:25:26] On les salue, on les remercie alors (Catherine Ceuppens: Voilà), chapeau!

Catherine Ceuppens: [00:25:28] Donc il y a ça. Il y a aussi, maintenant on reçoit de la commune des bennes de tri, qui a des poubelles cartons, des poubelles plastiques.

Michel Godart: [00:25:35] Il y a le triage qui est fait.

Catherine Ceuppens: [00:25:36] Voilà, Et le tout-venant. On fait très attention à ne pas gaspiller l’eau.

Michel Godart: [00:25:40] L’or bleu de la planète.

Catherine Ceuppens: [00:25:41] Et quand tout est rangé le dimanche soir, ben on fait attention de bien nettoyer la pelouse, et de ne rien laisser qui pourrait l’abîmer ou… C’est un parc qui est très familial aussi, où il y a énormément de gens qui viennent avec leurs enfants…

Michel Godart: [00:25:54] Et leurs animaux de compagnie (Catherine Ceuppens: Le chien, voilà et les animaux de compagnies). Je sais que les animaux sont les bienvenus (Catherine Ceuppens: Tout à fait). On avait pris le nôtre aussi!

Catherine Ceuppens: [00:25:59] Pour nous c’est important et ça fait partie intégrante du relais. C’est un mouvement social, donc c’est logique qu’on fasse attention à l’environnement.

Michel Godart: [00:26:06] Tu disais tantôt que vous recevez des sollicitations d’hôpitaux et autres qui voudraient avoir ben justement les bénéfices de ces dons. Il se trouve que moi j’ai un autre podcast qui s’appelle hrmeetup, on on parle des patients au travail, et j’ai fait aussi un épisode Podcasthon pour cette chaîne-là. Il se trouve que je suis resté dans le thème parce que l’épisode qu’on a proposé à nos auditeurs et auditrices, et j’invite les auditeurs de Midoricast et les auditrices de Midoricast à écouter celui-là aussi, c’est sur le thème du cancer encore une fois, et cette fois on a fait l’interview d’oncidium Foundation. C’est un traitement du cancer assez révolutionnaire et nouveau. Est-ce qu’on peut imaginer qu’ils vous contactent et qu’ils vous disent « Nous on voudrait rendre des doses de traitements accessibles, qui sont assez coûteuses, dans des pays à travers le monde pour aider les gens avec des cancers graves ». Est-ce que ce genre d’organisation peut se dire « Ben je peux aussi contacter le Relais pour la Vie ou pas »

Catherine Ceuppens: [00:26:50] Alors, pas le « Relais pour la Vie », mais la « Fondation contre le Cancer », oui!

Michel Godart: [00:26:54] Voilà, c’est ça.

Catherine Ceuppens: [00:26:55] En fait, on est une initiative de la « Fondation contre le Cancer » (Michel Godart: Je voulais parler de cette nuance, justement). La « Fondation contre le cancer » en Belgique, c’est une fondation qui est hyper active, qui fait plein, plein, plein de choses. Et les relais pour la vie ne sont qu’une branche, j’ai envie de dire, de la « Fondation contre le Cancer » belge. Pour moi, c’est une branche hyper importante, et c’est la branche qui me tient à cœur, mais il y a plein d’autres choses heu…

Michel Godart: [00:27:14] Mais je me suis permis de faire l’écart (Catherine Ceuppens: Mais c’est très bien), parce que je crois que c’était important qu’on signale justement cette nuance. Et puis qu’on signale aussi que, ben il ne faudrait pas que les gens qui nous écoutent, qui sont dans des associations, vous contactent en direct alors qu’en fait il y a un ordre logique (Catherine Ceuppens: Tout à fait) d’organisation derrière.

Catherine Ceuppens: [00:27:28] Tout à fait, voilà.

Michel Godart: [00:27:28] Ok, super.

Catherine Ceuppens: [00:27:29] Ce que je trouve important aussi de dire, c’est que ben quelque part, en étant bénévoles pour les « Relais pour la Vie », on est bénévole pour la « Fondation contre le Cancer », on a des contrats de bénévole et de volontaire qui nous lient à eux. Mais je veux dire chacun a ses spécificités et je veux dire il ne faut pas oublier non plus que quand on fait des dons,  ben il y a tout ce qui est déduction fiscale par la suite, ça ce n’est pas à nous de gérer ça, on n’est pas là pour ça. Mais à la Fondation, il y a plein de gens qui prennent le relais par rapport à tout ça.

Michel Godart: [00:27:56] On va arriver tout doucement à la fin de cette émission parce qu’on essaie d’avoir un temps d’écoute qui n’est pas trop long pour l’auditeur, parce que s’il décroche, de toute façon ça ne sert à rien.

Catherine Ceuppens: [00:28:03] Ça ne sert à rien.

Michel Godart: [00:28:03] Alors la question qui va être importante maintenant, c’est: quels sont les challenges du « Relais pour la Vie »? Quelles sont les difficultés? Qu’est-ce qu’on pourrait envoyer comme message aux auditeurs et auditrices qu’ils puissent, vraiment, vous faire la différence, donner un coup de boost, en dehors du fait bien entendu, et je le rappelle, de faire des dons… S’il vous plaît, c’est le but du podcast!

Catherine Ceuppens: [00:28:19] Il faut savoir qu’il y a eu pas mal de changements durant l’année 2024 au niveau du relais de Braine-l’alleud. Donc on repart avec des gens qui étaient déjà là, qui sont restés, avec des nouveaux qui arrivent, avec d’autres qui ont fait un break, on est un petit peu en train de reconstruire tout ça. Mais ce qui est clair, c’est que ça fait quelques années que, ben les années covid, à Post-covid où on a un petit peu plus dur à avoir les sponsorings nécessaires pour investir le moins % d’argent. Là, on va faire un gros travail au niveau des sponsors.

Michel Godart: [00:28:46] On sent le résultat de la crise économique et de l’inflation?

Catherine Ceuppens: [00:28:48] Oui, oui, oui, oui, oui. Il est beaucoup plus difficile qu’avant d’avoir…

Michel Godart: [00:28:52] Et ça vous met en difficulté?

Catherine Ceuppens: [00:28:53] Ça ne vous met pas en difficulté parce qu’on a suffisamment d’adresses dans nos carnets d’adresses…

Michel Godart: [00:28:58] Et vous êtes tellement impliqué que (Catherine Ceuppens: Voilà) vous avez déjà trouvé les trucs et astuces pour tenir au moins les bases.

Catherine Ceuppens: [00:29:01] Exactement. Et on va se mettre de nouveaux défis parce que on aimerait bien, ben on se dit bien « Oui, revenir à 135000 € comme on a eu une année, ça risque d’être compliqué. » Mais en tout cas, on va se fixer des objectifs, et essayer de remonter tout doucement le relais de Braine-l’alleud, là où ils devraient être. On était en tête de pas mal de choses à une époque, c’est pas une compétition, et on se dit tous « Bah oui, tout l’argent qui soit récolté à Braine-l’alleud, à Nivelles, à Waterloo, à Beveren… (Michel Godart: Ça va dans la même cause et même assoc.), Arlon, ça va dans la même caisse et c’est pour la même chose. Mais je veux dire, effectivement, pas par fierté, mais par envie…

Michel Godart: [00:29:35] C’est plutôt la reconnaissance du mérite et de l’implication?

Catherine Ceuppens: [00:29:37] Voilà, c’est ça. On a envie de rendre aux gens et de se dire « On va faire plus de choses ». Et ce qui est important aussi, parce que sans équipe, il n’y a pas de relais, c’est les équipes qui viennent participer, qui viennent tenir les stands, qui viennent marcher, qui viennent courir, qui attirent d’autres gens à venir marcher et à venir courir.

Michel Godart: [00:29:52] Et les bénévoles, il y a des difficultés pour en trouver où ça va?

Catherine Ceuppens: [00:29:54] Non, franchement (Michel Godart: Ça, ça va. Il y a assez de motivés). Il y a assez de motivés, on les a parfois pas au moment où on en a vraiment besoin pour le Week-End. C’est vrai que c’est toujours hyper compliqué le dimanche à 3h, après la cérémonie de clôture quand on se dit « Il faut démonter tout le bazar, il faut tout ranger », on se dit souvent….

Michel Godart: [00:30:09] Il y a le côté moins fun du truc!

Catherine Ceuppens: [00:30:11] C’est le côté moins fun du truc mais, on rigole bien quand même à ce moment-là. Et c’est très gai aussi, même si physiquement c’est plus fatigant. Donc. non, non mais nos équipes en fait, il y en a qui sont là depuis 2011, qui ont fait chaque année, qui ont participé chaque année, et on sent que ben certaines de nos anciennes équipes commencent à fatiguer donc il y a tout un travail de mapping qui va être fait.

Michel Godart: [00:30:31] Il faut du sang neuf!

Catherine Ceuppens: [00:30:32] Braine-l’alleud, Lillois, Lillois, Witterzee, Aupin, Bois-seigneur, Isaac Legrand, Braine-l’alleud comme on l’appelle. Et puis on va ben aller voir nos voisins de Wauthier-braine, Braine-le-château parce qu’il n’y a pas de relais par là. Aussi un petit peu voir Ittre, Oisquercq, ces petits coins-là, ces petits villages sympas autour de chez nous. Et voir un petit peu ben s’il n’y a pas d’autres gens qui ont envie de créer des équipes. Alors il faut savoir que chaque personne qui compose une équipe verse 10€ pour marcher et courir, et donc on est un petit peu aussi réfléchi, au niveau de notre comité, à faire des petits concours, pour amuser un peu le truc. Parce que c’est vrai que, ben la nuit c’est pas drôle, c’est compliqué, on est tous fatigués, mais pour nous c’est important de faire renaître la symbolique justement, de remettre les choses au bon endroit. Et donc c’est aussi un point sur lequel on va bosser pour le prochain relais.

Michel Godart: [00:31:19] Alors Cathy, on arrive à la fin de ce podcast qui déborde un petit peu, mais je voulais vraiment laisser le temps et la passion, parce qu’on entend que tu parles de ça avec passion, engagement. Et c’est agréable à entendre, j’ai pas eu beaucoup de questions à poser, tu nous a raconté tout sur un plateau d’argent (Rires) et c’est fantastique, merci pour ça. On va rappeler que dans le texte descriptif du podcast, on rajoutera des informations. Il y aura notamment le lien pour aller sur le site (Catherine Ceuppens: Oui) de la fondation, ainsi que voir partout où il y a des relais dans le monde où ils se trouvent (Catherine Ceuppens: Oui). J’imagine qu’on peut faire ça (Catherine Ceuppens: Oui) et on peut faire des dons partout dans le monde, partout où vous nous écoutez en francophonie, et partout dans le monde ailleurs. Et avec le podcast qui est transcrit, on peut même traduire ce qu’on est en train de se dire dans toutes les langues du monde et donc, n’importe qui dans le monde, quelle que soit sa langue, peut t’écouter, te comprendre, enfin te lire, te comprendre et faire un don. On rappelle aussi aux auditeurs et aux auditrices que dans le texte du podcast se trouve un lien vers un voice mail, un répondeur, et vous pouvez laisser un message vocal, un commentaire, une félicitation, un encouragement, en mémo vocal, via ce lien, je transmettrai à Cathy, c’est promis, on pourra même les publier en commentaire du podcast. Cathy, j’ai envie de te laisser 2h pour parler, je sais que je pourrais le faire, je sais que tu as plein de choses encore, et je suis frustrée parce que je crois qu’il y a plein de choses qu’on n’a pas eu le temps de dévoiler, ou d’aller en profondeur mais, on rappelle il y a le site internet (Catherine Ceuppens: Tout à fait), on peut te contacter (Catherine Ceuppens: Oui, oui. Tout à fait), donc n’hésitons pas!

Catherine Ceuppens: [00:32:23] Donc il y a la page, donc il suffit d’aller sur le net, « Relais pour la Vie » de Braine-l’alleud et l’année. Donc, pour le moment c’est toujours « Relais pour la Vie 2024 », et il y a toutes nos coordonnées. Il y a aussi toutes les coordonnées des chefs de commission, si vous avez des questions à poser, ben vous pouvez y aller, il n’y a pas de souci, il y a des adresses mails et des numéros de GSM.

Michel Godart: [00:32:41] Et vu qu’on sait que dans beaucoup de peuples en Europe, il y a des difficultés pour finir les fins de mois, on pourrait comprendre que bon, je crois que c’est toujours possible de mettre 1 ou 2€ en dons. Ne négligez pas que les petites sommes font des grosses sommes multipliées, mais si vraiment vous n’avez pas les moyens de ne fut-ce que de mettre 1€, il y a un geste tout simple que vous pouvez faire, et qui va être très facile et zéro coût, à part votre connexion internet, c’est de faire un like avec un pouce (Catherine Ceuppens: Tout à fait), un comment, de partager le podcast autour de vous. Parce que si vous ne savez pas donner, quelqu’un d’autre qui va écouter cette interview sera certainement motivé à entendre le cœur de Cathy dévoiler toute sa passion pour ce qu’elle fait aujourd’hui, et ça donnera certainement envie de faire un don à quelqu’un d’autre. Donc soyez pas radin sur le like et le partage, je pense que ça peut aider, au-delà du don aussi si vous n’avez pas les moyens. 1000 mercis pour votre écoute auditeurs et auditrices, et à très bientôt. Cathy, 1000 mercis.

Catherine Ceuppens: [00:33:24] Merci.

Michel Godart: [00:33:25] À bientôt!

Jingle Outro : [00:33:26] (Grésillement d’une recherche de fréquence radio pirate qui se stabilisent sur) You are listening « The Podcast Factory Org » 

Michel Godart: [00:33:32] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground ». Depuis janvier 2025, et pour cinq années, nous sommes aussi sponsorisés par « Plugin Company », notre opérateur de bornes et de cartes de recharge privilégié. « The Podcast Factory Org » est très fier d’être membre de « KAYA », coalition des écopreneurs et écopreneuses, et de collaborer avec le « Love Health Center ». Vous retrouvez tous les épisodes de tous nos podcasts sur le site « What’s Your Story point be ».

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