Carole Tchanmene – Buddy Créatif

Carole Tchanmene

Carole Tchanmene, Buddy Créatif – Podcast #496 hrmeetup. ©

Découvrez pour notre 500ᵉ épisode depuis 2013, du podcast hrmeetup. ©, créé par l’ASBL « The Podcast Factory Org », où Carole Tchanmene partage des insights sur l’importance de la créativité et de la motivation en entreprise. Elle nous explique comment « Buddy Créatif » aide les équipes à s’épanouir grâce à des ateliers immersifs, en mettant en avant les talents individuels.

Ne manquez pas son événement le jeudi 20 juin au Cook & Book à Woluwé, où Carole présentera le cadre CSAM et échangera sur l’optimisation du potentiel créatif de vos équipes.

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Détails de l’événement « L’apéro des Leaders RE-Créatifs »:

  • Date : 20 juin 2024
  • Heure : 18h
  • Lieu : Cook&Book – Place du Temps Libre 1, 1200 Woluwe-Saint-Lambert

Liens pour vous inscrire à la soirée du jeudi 20 Juin 2024 :

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Séquençage du podcast avec Carole Tchanmene :

  • [00:00:18] Introduction
  • [00:00:30] Du rêve d’adolescente à ce jour
  • [00:02:02] Le burnout, une opportunité aussi !
  • [00:02:28] Les études
  • [00:04:15] Début de carrière, premier métier
  • [00:04:41] « Buddy Créatif »
  • [00:05:49] Vie privée, vie professionnelle
  • [00:07:57] Résistance aux changements
  • [00:08:46] Dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit, ça coince parfois
  • [00:10:09] L’équipe « Buddy Créatif » et les 4 piliers de l’approche
  • [00:12:18] Le talent management pas encore assez appliqué ?
  • [00:13:35] Une déconnexion ou un suivi après l’onboarding
  • [00:14:51] La longue préparation du projet
  • [00:15:09] Localisation des activités
  • [00:16:34] Diversité culturelle et « Belgium Entreprenoires »
  • [00:17:36] Tenir compte de son audience
  • [00:18:27] Les challenges dans un contexte multiculturel
  • [00:19:25] Comment ça se passe ?
  • [00:20:32] À quoi s’attendre ?
  • [00:21:48] Apprentissage et formation, ma boîte à outils !
  • [00:22:11] Un partenaire créatif plutôt qu’un coach
  • [00:22:32] Site Internet
  • [00:22:59] Qu’est-ce qu’un bon RH ?
  • [00:24:53] Un effet Waouh
  • [00:25:59] Un message aux DRH, patrons ou managers ?
  • [00:27:38] Le rendez-vous proposé par Carole Tchanmene
  • [00:28:02] Clôture du podcast

La transcription du podcast avec Carole Tchanmene :

Télécharger ( Click droit : « Télécharger le fichier lié ») ou suit ce lien vers un nouvel onglet pour lire la transcription du podcast (sans les times codes pour les assistants de lecture).

Michel Godart: [00:00:00] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org » avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground » et vous retrouverez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story point be.

Michel Godart: [00:00:18] Bienvenue pour un nouvel épisode « hrmeetup. ©», votre podcast sur les passions au travail et les ressources humaines. Et j’ai avec moi une véritable passionnée, Carole, bonjour Carole!

Carole Tchanmene: [00:00:29] Bonjour Michel

Michel Godart: [00:00:30] Ça Fait longtemps qu’on se connaît (Carole Tchanmene: Oui) mais il y a une question que je t’ai jamais posée: c’est de ton rêve d’adolescente à ce jour, Carole, que s’est-il passé, et surtout, es-tu alignée avec ton rêve?

Carole Tchanmene: [00:00:41] Rho, Michel, je rêvais d’être princesse, l’alignement il est par où là, dis-moi. Non mais pour être un peu plus sérieuse, je pense que les rêves, on en a tous eu hein? Étant adolescente, mon rêve principal était en fait d’obtenir mon bac. Je m’étais tracé dans ma tête dès l’âge de 25 ans je suis ingénieure, j’ai mon premier enfant, donc je suis ingénieure cadre dans une entreprise, première voiture, premier enfant, voilà, c’était un peu ça. Mon rêve a complètement changé, j’ai mûri et puis j’ai appris aussi surtout à me connaître, parce que je pense que ces rêves que j’avais, ce n’était pas les miens, c’était les rêves de mes copines qui étaient dans la même classe que moi forcément, mais ce n’était pas les miens. Et ce n’est que récemment, on va dire, il y a à peu près neuf ans maintenant, que j’ai vraiment compris en fait ce que moi je voulais pour moi. Depuis j’y travaille et j’y suis presque, mais c’est du travail, on continue. Donc, ce qui fait qu’aujourd’hui mon rêve, c’est de pouvoir vivre de mon talent. Et j’ai découvert que mon talent, en fait, c’était de réveiller les potentiels qu’il y avait dans d’autres personnes. J’ai dû passer par une étape quand même assez difficile qui est le burnout, pour pouvoir m’en rendre compte et voilà, aujourd’hui je suis où je suis.

Michel Godart: [00:02:02] Ça revient souvent au micro que un burnout n’est pas une fatalité, c’est aussi une opportunité, l’opportunité de retrouver du sens dans sa vie (Carole Tchanmene: Ouais), de retrouver sa voix. Et tu le manifestes très bien comme beaucoup de gens à mon micro, ce burnout a été, oui, une révélation pour toi et qui tu es.

Carole Tchanmene: [00:02:16] Franchement, je dis merci parce que si je ne l’avais pas eu, je pense que je serais resté celle que j’étais avant, et avec beaucoup de recul, hum je les mets pas (Michel Godart: T’était pas heureuse) franchement, non, non, non, je n’aime pas cette Carole d’avant…

Michel Godart: [00:02:28] Tu as fait quoi comme études?

Carole Tchanmene: [00:02:29] J’ai eu un baccalauréat scientifique avec mention, quand je partais du Gabon, c’est mon pays, j’ai obtenu une bourse d’études. Mais la difficulté était en fait que j’ai été mal orientée. Déjà en fait ils ont tout un service conseiller d’orientation mais orientation zéro, excuse-moi mais c’est vraiment ça. C’est pas pour dire mais c’est la réalité en fait. Parce que nous avons plein d’étudiants qui sont voués peut-être à des avenirs brillants ou pas. Parce que moi, premièrement, j’ai fait des études scientifiques encore par suivisme, c’était pas parce que je voulais, à l’origine je voulais être dans l’art, je voulais faire tout ce qui était lié à la créativité. En fait tout ce qui n’était pas ennuyeux, voilà, c’est pour… Oui, franchement, parce qu’à l’école ma mère était convoquée tout le temps, je passais mon temps à m’amuser. À un moment donné, j’ai dû réaliser que: si je ne suivais pas les bancs de l’école comme tout le monde, si je n’entrais pas dans le moule, je n’avais aucune autre opportunité, parce que c’était clairement ça. « Oui, tu veux dessiner, oui mais, ça t’emmène où? Tu veux être dans les arts créatifs, oui, ça va t’emmener où? », donc du coup j’ai dû suivre le pas comme tout le monde. Et, là où je m’étais déjà rendu compte que ce n’était pas fait pour moi, c’est parce que je pouvais travailler, étudier tous les jours, mais j’étais jamais première de ma classe, j’étais toujours parmi les cinq premiers, la deuxième, la troisième, mais jamais la première. Et à la fin, tu te demandes oui mais est-ce que c’est vraiment mon talent ou bien voilà, tu fais du forcing en fait, dans un domaine dans lequel tu n’es pas, tu n’es pas pour. Et puis, après ça, il y a aussi, tu réfléchis pas comme tout le monde en fait, tu as une façon de réfléchir qui est différente des autres. Et combien de fois je me suis sentie à côté de la plaque. Oui, mon baccalauréat je l’ai eu, mais quand on me demande « Oui mais qu’est-ce que tu en as fait? » Je dis « Mais franchement, j’aurais pu le mettre à la poubelle, ça n’aurait rien changé », tu vois?

Michel Godart: [00:04:15] Et t’as exercé quoi comme métier d’abord?

Carole Tchanmene: [00:04:17] Alors j’ai travaillé dans les services à la clientèle, c’était mon premier emploi. Tu fais un bac plus cinq, tu t’arraches les cheveux à la fac, t’as un master (Michel Godart: Carole en ligne, comment puis-je vous être utile?), ouais, voilà. Tu te retrouves là à faire du service à la clientèle, moi je l’ai fait par dépit, vraiment par dépit, et honnêtement, j’étais pas fière en fait de le faire ce boulot. Mais je l’ai pris parce que c’était la première entreprise qui avait accepté de me donner ma chance.

Michel Godart: [00:04:41] Aujourd’hui Carole, tu vas nous parler au micro de quoi? Quel est (Carole Tchanmene: Alors…) le sujet avec lequel tu viens nous voir aujourd’hui?

Carole Tchanmene: [00:04:45] Voilà, moi je voulais vous parler de « Buddy Créatif » en fait, la startup que je suis en train de monter en ce moment, qui s’est spécialisée dans la gestion de la créativité. C’est un terme, je pense, qui n’existe pas beaucoup dans les entreprises, on ne sait même pas ce que c’est, moi j’essaie de le mettre en avant, mais bon, c’est difficile de faire comprendre en fait, aussi bien aux éducateurs donc les gens qui travaillent avec les jeunes, que les gens qui travaillent en entreprise, que, dans chaque employé ou dans chaque étudiant, il y a une personne créative qui pense différemment d’une autre personne. Mais que quand on les met ensemble, et si on arrive à bien gérer cette créativité, on a en face de nous en fait une force étonnante parce que les gens viennent avec leurs idées… Les gens ont des idées, quand ils sortent de la maison pour venir à l’école ou bien même pour venir au travail, il y a une motivation intrinsèque en eux, et ils sont bourrés d’idées, mais s’ils n’ont pas en face d’eux un système, un cadre, qui permet justement de tirer ces idées de leur tête, bah ça reste en fait, ça meurt.

Michel Godart: [00:05:49] Là j’ai envie de réagir, parce qu’il y a deux réflexions qui me viennent en t’écoutant. La première, c’est si je vais dans une entreprise en tant qu’employé et que je constate que l’émotion n’a pas sa place en entreprise (Carole Tchanmene: Voilà), si je me dis que même l’émotion n’a pas sa place, que va-t-on faire de ma créativité? (Carole Tchanmene: Exactement). Et donc j’ai un frein par mes perception de la réalité de l’entreprise. La deuxième réflexion que je fais, je pense à mon ami Lucas Béguin dont j’ai entendu le podcast récemment, salut Lucas si tu nous écoutes à Liège, qui faisait une remarque très pertinente… En fait, on se raconte tous une histoire, on veut séparer notre vie professionnelle et vie privée, ça n’a pas de sens parce que qu’on le veuille ou non, notre vie privée on l’amène au boulot, et notre vie professionnelle la ramène à la maison. C’est peut-être ça qui mène certains burnout d’ailleurs à naître, parce qu’on veut absolument faire cette espèce de split, mais on n’est même plus authentique. Comme disait Lucas c’est vrai, on n’est plus authentique, on n’est plus véritable, pourquoi dois-je absolument masquer, cacher? Alors oui, il ne faut pas se dévoiler sur tout, mais on est une entité, il faut arrêter de spliter les gens. Et donc du coup, cette créativité, j’ai l’impression qu’elle est refoulée par cet aspect, c’est juste?

Carole Tchanmene: [00:06:42] Tu mets vraiment le pied dans le plat parce que en fait, comme tu dis, ça vient vraiment de mon expérience personnelle. On dépose ses valises personnelles à l’entrée de l’entreprise, mais moi je pensais comme ça avant, quand je sortais de l’université c’est comme ça que je pensais. Et pour moi c’était inconcevable qu’un de mes collègues puisse avoir un état d’âme, par exemple au travail. Mais quand je suis passé par les mêmes émotions, par les mêmes expériences, en étant, en devenant maman, en passant moi… D’abord en passant chef d’équipe, team leader, ensuite en devenant maman et après en poursuivant un rêve que je pensais être le mien, c’est à dire « Oui, je veux être carriériste, je veux augmenter ». Et puis après, en ayant moi aussi eu des managers qui ne comprenaient pas du tout où je voulais aller, qui me mettaient plus les bâtons dans les roues qu’autre chose, je me suis retrouvée en fait dans cette configuration où je me suis dit « Mais je porte un masque, je porte un masque ou je suis obligée de faire des jeux politiques, déjà un. Et puis deux, de refouler mes émotions parce qu’elles n’ont pas de place. Et trois j’ai des idées d’améliorer les choses, mais en face de toi tu as trois ou quatre niveaux hiérarchiques. Tu as des jeux politiques qui t’empêchent de pouvoir mettre en œuvre tes idées. Ou alors on dénigre ta vision »

Michel Godart: [00:07:57] Et t’as des collègues pour qui la résistance au changement c’est Dieu, et forcément tu es un changement (Carole Tchanmene: Voilà), ils vont te bloquer (Carole Tchanmene: C’est ça), il vont faire les réfractaires à toute idée (Carole Tchanmene: C’est ça). Et donc la créativité elle est… Noyée.

Carole Tchanmene: [00:08:08] Oui, elle est noyée. Et moi je me rappelle que j’ai eu une fois une situation où on avait un projet d’implémentation, une nouvelle façon de travailler, et j’étais gestionnaire de la performance, et j’ai eu quelqu’un sur le plateau, l’un des utilisateurs, qui était énervé contre moi et qui m’a dit « Ouais, mais c’est toujours toi qui vient avec ces changements ». Mais il m’a agressé sérieusement et je me suis dit « Mais putain, c’est pas ma faute, les changements, c’est le management qui décide. Moi tout ce que je fais, c’est mettre en place les choses pour que ça se passe ». Et à la fin, j’ai compris que, même l’environnement dans lequel on voulait mettre ce changement n’était pas configuré pour créer ce genre de mouvement.

Michel Godart: [00:08:46] Mais ça va très loin. Moi, j’ai même travaillé pour une boîte dans laquelle on disait « La seule constante, c’est le changement ». Tu dis « Waouh » (Carole Tchanmene: Oui), une boîte avec un slogan pareil, ça va bouger. Mais il s’est avéré que dans la réalité, c’est un mastodonte qui met beaucoup de temps à changer, qu’on est confronté au quotidien dans les équipes, à des résistances aux changements (Carole Tchanmene: Exact) et qu’il y a des jeux politiques, mais des jeux aussi de jalousie (Carole Tchanmene: Exact). Par exemple, tu as des gens qui ont un diplôme d’ingénieur, si quelqu’un n’a pas ce diplôme d’ingénieur, qu’il gagne un peu plus qu’eux, c’est tout un scandale, on va te saboter, on va…. Enfin, il y a des trucs, c’est complètement fou, dans cette même entreprise tu peux avoir un manager qui rend une équipe heureuse et épanouie, on change juste le manager parce que le premier fait carrière et qu’il évolue, un autre arrive et le remplace, et une équipe qui était cohésion, qui était entente, qui était amitié, qui était belle, devient un véritable enfer de vie. Je peux témoigner de choses comme ça que j’ai vu en entreprise, c’est complètement fou. Heureusement, je fais une parenthèse, l’agilité est en train de passer par là, et avec des équipes autogérées et du « Servant leadership », on arrive quand même à des choses beaucoup plus agréables et constructives. Et là, on retrouve du sens. Et d’ailleurs, tu as fait une formation de Scrum Master.

Carole Tchanmene: [00:09:41] J’ai fait la formation de Scrum. Honnêtement, ça m’a permis en fait aussi de confirmer que ce vers quoi je tends avait aussi sa place. Parce que moi, quand je parle de gestion de la créativité, ici je veux vraiment apporter une approche holistique, une approche où on prend en considération déjà l’humain, en tant qu’être, en tant qu’être qui réfléchit, qui a des idées, qui a des émotions. Et donc du coup, nous, il n’y a pas que moi parce qu’on est trois là-dedans…

Michel Godart: [00:10:09] On va citer tes collègues, cite-les, on va leur faire plaisir.

Carole Tchanmene: [00:10:11] Fenosoa Zafimahova et Grégor Nicolas. Donc Fanzu c’est mon associé (Michel Godart: On les salues) qui est à Madagascar, d’ailleurs qui arrive demain. Gregor Nicolas aussi, qui travaille à Anvers, et c’est le champion en fait en gestion de projet quoi. Et donc du coup, tous les trois on a développé le cadre de travail « CSAM ». Pour revenir sur ce que je disais, ça permet vraiment d’avoir une approche holistique sur la gestion du changement, aussi bien chez les individus, tout seul, que dans les groupes. Et là on s’est dit « Mais on va se focaliser sur quatre piliers » qu’on a vu, qui pour nous en fait manquaient beaucoup dans l’entreprise, dans le monde de l’entreprise et aussi dans le monde éducatif. C’est à dire, d’abord on le fait à deux niveaux, au niveau stratégique, en haut, et au niveau opérationnel pour les gens qui sont sur le terrain. Parce que c’est surtout eux qui sont affectés par tout ce qui se passe au-dessus, et l’idée en fait c’est que, les gens qui sont dans les opérations puissent continuer à faire ce qu’ils ont à faire, à livrer des résultats, voilà, et à résoudre leurs problèmes sans avoir à attendre que la stratégie, forcément s’aligne à ce qu’ils sont en train de faire. Et donc là, on s’est dit « On va sur quatre blocs, on a la compréhension, donc comprendre qui on est, comprendre qui on est en tant qu’individu et qui on est en tant qu’équipe. Ensuite, on passe à la partie solution, on trouve des solutions ensemble. Et ensuite on passe à l’action, parce que souvent c’est ça qui nous manque. On doit passer à l’action pour solutionner les problèmes qu’on a. Et ensuite, comment est-ce qu’on fait pour maintenir cette culture-là qu’on a déjà fait? Et là c’est la partie motivation ». Moi, de mon expérience, les entreprises sont très, très, très, bonnes dans tout ce qui est recherche de solutions, la preuve c’est qu’il y a énormément de consultants dans les boîtes. Je ne sais pas, mais il y a des boîtes où il n’y a que des consultants, il n’y a que ça, parce qu’on recherche, on cherche à trouver des solutions. Et là où on est moins bien, c’est dans la partie compréhension, connaissance de soi, parce que bien sûr, les managers n’ont pas le temps. Voilà, il n’y a pas souvent le temps de consacrer pour comprendre et pour développer les talents dans les équipes, du fait de toutes les problématiques qu’il y a, de tous les problèmes qu’il y a à résoudre.

Michel Godart: [00:12:18] Je côtoie beaucoup de RH et c’est vrai qu’à un moment donné, on engageait un profil sur description de Job (Carole Tchanmene: Exact) arrêté à l’instant T, on prend la personne dans la recrute et on se dit « Voilà, on la met dans sa place ». On a fait un switch à un moment donné, qui est en cours mais malheureusement toutes les entreprises n’y sont pas encore, qui sont plutôt orientées vers le « Talent management ». C’est à dire que quand on recrute la personne, on l’écoute, mais on anticipe déjà, et on analyse l’ensemble de ses compétences, et on fait un mapping de toutes les opportunités qui pourront s’ouvrir à lui pour son évolution de carrière, on y réfléchit déjà en amont, c’est à dire qu’on dit déjà voilà, « Si on devait faire disparaître ce job dans cinq, trois à quatre ans, six ans, ou six mois, il a telle compétence qui pourra nous servir à tel endroit ». Donc on préfèrera ce candidat-là plutôt qu’un autre, parce qu’en terme de développement, au sein de l’entreprise on le vois mieux évoluer qu’un autre. Et ça rentre dans les critères de recrutement, maintenant c’est peut-être le côté pratico-pratique (Carole Tchanmene: Voilà) qui manque à être cultivé. C’est comme un jardinier, il a un joli jardin de fleurs, il a mis les bonnes graines, les fleurs fleurissent, il faut encore les maintenir et les entretenir.

Carole Tchanmene: [00:13:10] Voilà, et c’est là où nous on vient en fait parce que ça te permet vraiment, toi en tant que manager, de pouvoir le mettre en pratique en sollicitant l’aide de ton équipe en fait, tu vois, tu ne le fais pas tout seul. Tu le fais vraiment en sollicitant l’aide de ton équipe dans l’objectif d’avoir une équipe qui s’autogère. Et où, moi, si je suis manager, ben mon rôle c’est d’être sûr qu’ils ont tous les moyens pour pouvoir mettre tout ça en place.

Michel Godart: [00:13:35] On dit voilà, on a fait un switch, on s’intéresse aux compétences dès le recrutement, mais je veux dire qu’après le recruteur ne voit plus la personne évoluer, il est dans son équipe, donc il ne voit plus la suite. Donc il a encore une fois, même s’il le veut plus, qu’il a anticipé, et qu’il s’est imaginé l’instant Z, il est quand même encore resté dans l’instant T avec une vision sur l’instant Z, mais il ne voit pas toutes les lettres entre eux (Carole Tchanmene: Non). En équipe, si c’est géré en équipe, et que ton approche intervient, si je comprends bien, on va s’occuper de toute lettre intermédiaire et on va avoir une historique de l’évolution des compétences de la personne, de son mindset, et surtout de sa cohésion et de ses relations dans l’équipe (Carole Tchanmene: Exact), c’est comme ça qu’on doit comprendre?

Carole Tchanmene: [00:14:07] Ouais, c’est vraiment ça, exactement. Nous en fait, on pousse encore ça un peu plus loin parce qu’on se dit : pour chaque phase en fait, il devrait y avoir un lead. Et un lead, il n’est pas forcément le team leader, parce que le team leader dans ton équipe, il y a des talents… Et l’idée c’est de sortir ces talents de ton équipe et de leur donner la possibilité de leader dans chaque étape. Et ce ne sont pas des étapes qui doivent forcément aller de la compréhension vers la motivation, mais tu peux te focaliser sur peu importe l’étape au moment où tu en as besoin.

Michel Godart: [00:14:38] Si on fait la métaphore d’un jeu de cartes, c’est sortir du paquet de cartes la bonne carte au bon moment (Carole Tchanmene: Exactement) pour le bon impact.

Carole Tchanmene: [00:14:43] Merci, c’est ça!

Michel Godart: [00:14:44] C’est un vrai coup de poker.

Carole Tchanmene: [00:14:45] Voilà, c’est vraiment ça. C’est vraiment ça, c’est un coup de poker sauf que tu connais le cadre dans lequel tu évolues en fait.

Michel Godart: [00:14:51] Mais ça fait quand même pas mal de temps que tu réfléchis à ton projet.

Carole Tchanmene: [00:14:53] Oui, oui, je réfléchis dessus depuis avant le Covid, il a pris plusieurs formes ce projet. Il y a des gens que j’ai commencé avec eux au début, après ils sont partis, moi j’ai évolué dans une autre direction. Donc en fait, il s’est vraiment enrichi de toutes les rencontres que j’ai faites.

Michel Godart: [00:15:09] Le où, raconte-nous: uniquement en Belgique, ailleurs?

Carole Tchanmene: [00:15:12] Nous visons en fait l’Europe. Pour l’instant on se focalise sur l’Europe francophone, mais ça ne m’empêche pas en fait, si jamais quelqu’un est intéressé au niveau de la partie néerlandophone, ou la partie anglophone, ils peuvent toujours venir vers moi. Et aussi, on va au niveau de l’Afrique, l’Afrique et l’océan Indien, plus précisément Madagascar. Bon Madagascar c’est l’Afrique aussi mais bon, c’est plutôt du côté de l’océan Indien, là on a commencé avec des actions bénévoles, parce qu’au mois de mars on a organisé tout un parcours pour les jeunes, au niveau bac et première, deuxième, troisième année d’université, où on a fait le parcours Horizon Réussite. Et pendant trois jours, ils avaient la possibilité, des jeunes de plusieurs établissements de la place, de venir rencontrer des professionnels qui travaillent déjà, poser des questions sur ce qu’ils font, dans la vie, et comment faire en fait pour aller dans ces emplois-là. Moi j’y étais donc je devais expliquer ce que je faisais, c’était un peu difficile, parce qu’ils me disaient « Oui, mais qu’est-ce que vous faites, madame? » Je dis « Mais je ne sais pas comment me définir. Allez, on va dire quoi? Je suis mentor en créativité, coach en créativité ». J’ai expliqué un peu ce que je faisais avec « Buddy Créatif » et ils étaient tous là, les yeux pétillants. « Oui madame, ça a l’air intéressant, mais est-ce que c’est un métier qui va durer? », Je dis « Mais ça durera le temps que tu voudras que ça dure, parce qu’il y a un besoin, et l’idée c’est de le rendre accessible, et de le rendre populaire, c’est surtout ça ».

Michel Godart: [00:16:34] Tu m’intrigues sur un aspect, c’est que comme tu me dis que tu t’adresses à l’Europe, en Afrique et en Asie, je me dis il y a un facteur très important qui va rentrer en compte ici, c’est l’aspect culturel…(Carole Tchanmene: Oui) J’imagine que les constats de mentalité en entreprise (Carole Tchanmene: Oui) sont très diamétralement opposés, voire très différents (Carole Tchanmene: Oui) entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie (Carole Tchanmene: Oui). C’est un challenge, c’est une confrontation, c’est une facilité, ça te rend encore plus créative?

Carole Tchanmene: [00:16:57] Ça me rend encore plus créatif parce que ça permet d’aborder les choses différemment. Je vais te donner un exemple, j’ai été invité la semaine passée à animer justement un atelier sur la gestion de la créativité par l’ASBL « Entreprenoires », « Belgium Entreprenoires ».

Michel Godart: [00:17:10] On les salue alors!

Carole Tchanmene: [00:17:11] Voilà, on les salue. Donc Aurélie Mulowa merci beaucoup. J’y suis allé, j’avais fait tout un truc carré « Ouais, je vais partir un peu comme on le fait en entreprise et tout, PowerPoint, tout, tout, tout était bien carré ». Et puis j’arrive, je me rends compte en fait que mon audience est complètement différente. Mon audience c’est une audience en fait « terre à terre », c’est dix femmes, dix femmes qui sont issues de la diaspora, qui ont d’autres problèmes que ceux qu’on rencontre en entreprise. Et là j’ai dû switcher mon message.

Michel Godart: [00:17:36] Ça me fait penser à mes formations en podcast, quand je dis attention « Émetteur-récepteur (Carole Tchanmene: Exactement), si vous ne tenez pas compte du récepteur on se plante.

Carole Tchanmene: [00:17:42] Exactement. Donc j’ai tout, j’ai dû changer sur le jour même, et puis ça s’est super bien passé. Pour revenir sur ce que tu disais, oui, en Europe, en fonction de la cible vers laquelle on est tourné, le format est aussi différent. Le concept reste le même, mais la manière dont on va présenter le message est différent. Par exemple, moi je suis plutôt une adepte de tout ce qui est immersion, de tout ce qui est ludique, et de tout ce qui est jeu. Je vais rarement faire une formation. Tu vois ce que je veux dire? Le genre où tu t’assois et puis tu écoutes, ça c’est pas mon truc parce que je meurs. Et ça par contre, ça reste, je le fais en entreprise, je le fais avec les jeunes, je le fais avec les mamans, les tatas, ce sera la même chose, mais sur la manière dont je vais emmener le message et les exemples que je prendrai, ben ce sera différent.

Michel Godart: [00:18:27] C’est quoi le plus difficile comme culture à affronter? C’est les Européens, l’Afrique ou… (Carole Tchanmene: Non) Où chacun a ses challenges?

Carole Tchanmene: [00:18:33] Non, non. Je pense qu’aujourd’hui j’ai eu tous les outils, pour pouvoir affronter les deux cultures. Regarde, on a fait le yoga du rire ensemble, On en a parlé pendant la formation Scrum. Ben tiens-toi bien, je me suis formée après. Et quand je l’ai fait chez le client où je suis aujourd’hui, je peux le dire, je l’ai fait à la SNCB, mais ils étaient super, ils étaient réceptifs. Et je devais le faire avec « Entreprenoires », les dix femmes, j’étais là, j’étais sceptique. Je me disais « Ben la culture africaine, on rigole en général, mais est ce que je peux le faire ici? Est-ce que ça ne va pas sembler bizarre? ». Mais non, mais je l’ai fait et on s’est encore deux fois plus éclaté. Des fois, il faut juste essayer et puis voir quoi, il ne faut pas se mettre un frein par rapport à la culture ou quoi, mais il faut juste être prudent.

Michel Godart: [00:19:17] En fait, on n’est pas si loin, on est quand même dans l’humain et l’humain est un peu partout pareil.

Carole Tchanmene: [00:19:20] Tant qu’on parle des émotions, je me dis voilà, ça affecte les gens de la même manière.

Michel Godart: [00:19:25] Alors le comment, comment est-ce que ça fonctionne? Comment est-ce qu’on fait appel à toi, comment tu évolues, comment tu contactes ces sociétés? J’ai plein de comment à te poser.

Carole Tchanmene: [00:19:32] D’accord? Comment je contacte ces sociétés?

Michel Godart: [00:19:35] Bon je suis DRH, j’écoute ce podcast (Carole Tchanmene: Oui), je t’entends et j’ai envie de découvrir ton talent (Carole Tchanmene: Ok). Comment ça se passe, tu vas venir un peu analyser ma situation, écouter mes besoins, j’imagine (Carole Tchanmene: Oui), ça c’est la base… Et ensuite?

Carole Tchanmene: [00:19:45] Alors ensuite, en fonction de ce qu’ils veulent, déjà, nous tout ce qu’on recherche pour l’instant c’est un DRH, une entreprise, qui soit assez courageuse pour dire « Voilà, on veut travailler avec une boite de jeunes en fait », voilà. Parce qu’on est jeunes encore, une jeune boîte qui veut mettre en place un cadre à tester en fait, parce qu’on est vraiment dans la phase de développement et nous sommes partants pour toute entreprise en fait qui veut travailler avec nous, parce qu’on va sur ce concept, on travaille avec ceux qui sont avec nous dès le début et on veut grandir (Michel Godart: Avec eux) avec eux, voilà, c’est surtout ça. Je suis sur LinkedIn, mes contacts, donc c’est Carole Tchanmene, via LinkedIn je suis très réactive. Et en fait ça passe par une phase de découverte, donc je fais en général un audit, s’ils me le demandent, donc les discussions avec eux pour comprendre quels sont vraiment leurs besoins. Et on part de là pour faire le test avec leurs équipes.

Michel Godart: [00:20:32] Et on peut s’attendre à quoi? Est-ce que tu vas venir (Carole Tchanmene: Alors) faire faire des podcasts, du dessin, des bacs potagers (Carole Tchanmene: Non)? Tu sais, je prends tous les clichés…

Carole Tchanmene: [00:20:39] Tu as raison parce que, en fait on peut s’attendre à quoi, on peut s’attendre à des ateliers, à des ateliers immersifs, avec moi. On a des méthodes qu’on utilise, c’est des outils qui sont déjà disponibles, c’est juste que nous, on les a groupés d’une certaine manière, on les utilise d’une certaine manière pour que ça puisse produire des résultats qu’on veut obtenir. Après, le client, s’il a des outils en interne, nous, on peut les regarder ces outils et voir comment ils peuvent les optimiser. Je prends par exemple la partie connaissance, ou la partie compréhension. Cette partie-là, nous on utilise souvent, et c’est l’outil principal qu’on utilise, c’est L’Ikigaï et le MBTI. Il y a aussi un test de créativité que j’adore, qui a été développé par Adoby, qui est gratuit, qui est disponible, où tout le monde peut le prendre en fait, qui s’appelle « My Creative Tips ». Donc ce sont deux tests et un parcours Ikigaï, que nous on fait avec les gens qu’on accompagne, et si le client dit « Ben nous on a autre chose en interne, qui est similaire, est-ce que vous pouvez l’utiliser et nous montrer comment est-ce qu’on peut l’implémenter dans le cadre de travail? Mais on le fait pour eux. Ce n’est pas que, voilà, on va forcément leur imposer un outil spécifique, mais c’est vraiment leur fournir le cadre et leur montrer comment ils peuvent l’appliquer.

Michel Godart: [00:21:48] Et je vais revenir sur ce sujet, parce qu’il me paraît important mais, le fait que tu aies suivi une formation Scrum Master, ça veut dire aussi que dans une entreprise qui est déjà dans l’agilité (Carole Tchanmene: Oui), avec déjà des bonnes pratiques et des bons mindset, tu vas pouvoir aussi gérer (Carole Tchanmene: Oui) et comprendre la culture de l’entreprise très facilement parce que tu as eu l’intelligence de t’informer sur ça.

Carole Tchanmene: [00:22:03] Il n’y a pas seulement la formation de Scrum Master parce que je suis certifiée en gestionnaire du changement, (Michel Godart: Voilà), mais je ne le mets pas toujours en avant. Carrément, ça aide.

Michel Godart: [00:22:11] Ce que j’ai bien aimé, c’est que tu n’as à aucun moment utilisé le mot coaching (Carole Tchanmene: Non). Et je trouve ça génial.

Carole Tchanmene: [00:22:16] Non, non, non

Michel Godart: [00:22:17] Parce que tu montres un talent et un savoir-faire sans même besoin de recourir à une image (Carole Tchanmene: Non). Tu es ta personne, authentique tel que tu es (Carole Tchanmene: Voilà). Et ça, je voulais souligner aussi, parce que je te connais, je me permets un peu hein?

Carole Tchanmene: [00:22:26] Ouais, je me définis plus comme étant un partenaire créatif plutôt qu’un coach, donc voilà.

Michel Godart: [00:22:32] C’est un beau mot de conclusion je trouve (Carole Tchanmene: Voilà), on va donner l’adresse d’un site internet où les gens peuvent aller (Carole Tchanmene: Oui) visiter et comprendre mieux ce que tu fais, d’ailleurs ton site est super bien foutu, donc chapeau!

Carole Tchanmene: [00:22:40] Merci beaucoup, merci. On travaille dessus toujours, continuous developpement, Donc c’est « Buddy Créatif » point com. W.W.W buddy, comme copains en anglais, donc b-u-d-d-y creatif, donc il n’y a pas d’accent. Mais bon, c’est comme créatif en français comme.

Michel Godart: [00:22:59] Et sache, avant qu’on passe aux trois questions de clôture, que tu le sais, chez nous, les auditeurs et auditrices peuvent te poser une question, te laisser un message, un encouragement via notre répondeur dont le lien sera aussi dans le texte. Ils s’enregistrent avec leurs micros, ils se réécoutent autant de fois qu’ils veulent, et quand le message leur semble ok, ils mettent leur email, il font envoyer, on le reçoit. S’ils nous disent « On partage en public », on le met en public en commentaire de ton podcast, s’ils nous disent rien, on te l’envoie en privé, tu réponds en privé (Carole Tchanmene: Super). Carole, toi qui voit dans plein d’entreprises plein de choses différentes et à travers le monde, avec ta vision internationale, que devrait être un bon RH? je signale que c’est notre 500ᵉ épisode aujourd’hui, et j’ai reçu 500 personnes, cocorico, et j’ai eu 500 réponses différentes à cette question.

Carole Tchanmene: [00:23:38] Pour moi, un bon RH… Il y en a déjà hein? Il y a de très bons RH, je ne devrais pas généraliser dans ma réponse, il y a de très bons RH. Moi j’ai eu des responsables de ressources humaines dans le passé qui étaient très à l’écoute en fait, très à l’écoute, qui comprenaient ce qui se passait sur le terrain, vraiment, mais il y en avait pas beaucoup. Ce que j’attendrais d’un RH, c’est qu’il soit plus sur le terrain, plus en ligne avec les managers de terrain, et peut-être, aussi qu’il puisse en fait avoir plus de ressources pour prendre des décisions indépendamment. Parce que j’ai l’impression que, aujourd’hui, ils ont aussi les mains liées, un peu comme les managers et ne peuvent pas souvent prendre des décisions que nous sur le terrain, on se dit « Mais allez, c’est pas possible! ». Et je me dis que si, oui, de leur côté, je pense qu’ils devraient être une instance indépendante, dans une entreprise qui pourrait justement aussi bien défendre les intérêts de l’entreprise, et que défendre aussi les intérêts des employés.

Michel Godart: [00:24:40] Ben on retrouve ça d’ailleurs dans les personnes de confiance, dans les entreprises, et je crois qu’on devrait attribuer ce modèle d’indépendance par le système personne de confiance (Carole Tchanmene: Oui). Un RH (Carole Tchanmene: Un RH, oui, oui), un RH pour moi est une personne de confiance.

Carole Tchanmene: [00:24:49] Oui, oui, oui

Michel Godart: [00:24:50] On est aligné sur ça.

Carole Tchanmene: [00:24:51] Je pense aussi, oui, oui.

Michel Godart: [00:24:53] Alors j’ai une deuxième question, un effet Waouh, tu connais? Un endroit où tu arrives, tu t’y attends pas, et le premier mot qui te vient dans la tête c’est « Waouh! Waouh! Waouh! ». On a pensé à un truc ici pour qu’on s’y sente bien et qu’on a envie d’y bosser, alors est-ce ça t’es arrivée? Si oui, où et pourquoi?

Carole Tchanmene: [00:25:07] C’est bizarre que tu me poses la question hein? Parce que la première fois que je suis arrivée chez transforma, c’est comme ça que je me suis sentie (Michel Godart: C’est vrai?), j’avais vraiment l’impression que c’était ma, comment tu dis ça, ma caverne en fait, d’Ali Baba, qu’on a créé pour moi?

Michel Godart: [00:25:21] Bon ben tu vas devenir membre bientôt du coup.

Carole Tchanmene: [00:25:23] Ben oui, c’est sûr. Et la deuxième, c’était le Cook & Book (Michel Godart: Ah ouais). C’est grâce à toi que j’ai découvert cet endroit-là, donc j’y suis allée. Et pareil, ça m’a fait waouh parce que je suis une amatrice de bandes dessinées, et pour moi forcément, de pouvoir travailler dans un environnement comme ça, où il y avait tous ces dessins, pour moi c’était, voilà c’est…

Michel Godart: [00:25:41] Un restaurant, des salles d’événements (Carole Tchanmene: Mais je te jure). On fait nos soirées « Humana » là-bas hein?

Carole Tchanmene: [00:25:44] C’est tout mélangé quoi, donc voilà. Pour moi c’est vraiment deux endroits où ouais, je suis allée et j’ai fait « Ok, ouais, là je me sens chez moi, dans mon élément quoi ». On ne va pas me dire tu peux pas regarder la BD, manger en même temps, bah, oui, je peux faire les deux (Michel Godart: Ok) tu vois, donc heu…

Michel Godart: [00:25:59] Et ma dernière question, c’est les auditeurs et auditrices qui sont DRH, managers, patrons d’entreprises, qui t’écoutent actuellement, tu aurais envie de leur dire quoi comme message?

Carole Tchanmene: [00:26:09] Quand j’ai lancé « Buddy Créatif » et que j’ai commencé à travailler sur le cadre « CSAM », c’était, je suis partie de là avec l’idée de redonner à chaque employé la motivation de travailler, de s’épanouir, d’arriver au travail et sentir que ses idées étaient valorisées. La raison pour laquelle je l’ai fait, c’est parce que je me suis rendue compte qu’il y a des souffrances enfouies, donc il y a énormément de personnes qui ont des frustrations. Comme moi j’ai eu des frustrations et je le dis pour avoir parlé avec plusieurs personnes. Et quand on a des idées, quand on a cet esprit hyper créatif, mais qu’on est dans un environnement où on est limité, c’est un peu comme si on coupait les ailes et c’est un facteur, pour moi hein, donc c’est mon impression, c’est un facteur de burnout. C’est un facteur de risques psychosociaux, et si je devais donner un mot, un message à la direction des DRH, c’est que, des fois on n’a pas besoin de beaucoup pour créer un environnement qui stimule justement la motivation et la créativité des employés et où les employés se sentent valorisés. Parce que souvent j’ai cette remarque, on me dit « Oui mais il n’y a pas le temps, il n’y a pas le budget, on a peur ». Il y a plein de raisons qui viennent, et pour moi, le cadre « CSAM » en fait, pourrait être un moyen justement de palier à tout ça et de permettre aux équipes, à leurs managers de travailler en synergie et de grandir ensemble et de se développer tout aussi bien, donc voilà.

Michel Godart: [00:27:38] Chapeau, merci. Est-ce qu’on a abordé tous les sujets que tu aurais voulu aborder? On n’a rien oublié?

Carole Tchanmene: [00:27:43] Mais si on a oublié quelque chose, donc jeudi 20 juin nous sommes au Cook & Book, donc à Woluwé, où nous faisons une petite présentation de ce que c’est que Sésâme. Voilà, si vous voulez venir, venez, parce que franchement nous on est en train de le développer, c’est pas un produit fini donc vos idées en fait seront valorisées.

Michel Godart: [00:28:02] On invite les auditeurs et auditrices à s’inscrire (Carole Tchanmene: Voilà) et à venir te rencontrer (Carole Tchanmene: Voilà), parce que tu es en plus une belle personne et moi je peux en témoigner.

Carole Tchanmene: [00:28:08] Super! Vous retrouverez donc l’event sur « Eventbrite », donc c’est disponible là, où vous vous inscrivez. L’apéro est offert et puis si vous voulez rester après pour réseauter, vous pouvez manger sur place.

Michel Godart: [00:28:19] Super! (Carole Tchanmene: Voilà) Carole (Carole Tchanmene: Ouais), merci.

Carole Tchanmene: [00:28:21] Merci beaucoup (Michel Godart: À très bientôt) Michel, à bientôt (Michel Godart: Ciao! Ciao, au revoir) Ciao.

Michel Godart: [00:28:29] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground » et vous retrouverez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story point be ».

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