Audrey Vuetaz – « Trait d’Union » à PodBXL 2025

Audrey Vuetaz Trait d'Union à Podbxl

Trait d’Union, proposé par Audrey Vuetaz, sera à PodBXL à 10h le 05 juillet 2025 ! – Podcast #025 PodBXL

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Audrey Vuetaz : Faire parler l’Europe autrement – le podcast qui rend les institutions vivantes

📢 « L’Union européenne, c’est complexe ? Pas avec Audrey Vuetaz. »

🎙️ Audrey est journaliste, podcasteuse et autrice du podcast «Trait d’Union», dans lequel elle vulgarise les rouages de l’Union européenne à travers un ton accessible, incarné, et souvent… passionné.💡 Son crédo ? Permettre à chacun·e de mieux comprendre comment l’Europe fonctionne en 15 minutes, pourquoi certaines décisions sont prises, et pourquoi tout cela nous concerne directement.

« Un assistant parlementaire m’a remerciée parce qu’il ne savait pas qui était Louise Weiss, alors qu’il travaille dans un bâtiment qui porte son nom. »
Audrey Vuetaz

🔎 Dans cet épisode, Audrey nous partage :

  • ✅ pourquoi le Parlement européen a deux sièges (et non, ce n’est pas une question de sécurité),
  • ✅ pourquoi l’histoire de Louise Weiss mérite d’être connue (même par ceux qui travaillent à Strasbourg !),
  • ✅ les feedbacks puissants qu’elle reçoit de son audience,
  • ✅ et ce qu’elle prépare pour le 5 juillet à #PodBXL, avec un thème fort : « L’Europe et la Fast Fashion ».

🎯 Audrey met en avant trois épisodes clés de son podcast :

  • 👉 L’épisode sur Louise Weiss (💜 gros coup de cœur)
  • 👉 Un épisode sur la restauration de la nature
  • 👉 Et un autre sur la visite du commandant Massoud à partir d’une photo

🔗 Son podcast est disponible sur toutes les plateformes, et Audrey adore échanger sur Instagram.

📆 Appel à l’action – #PodBXL2025

📍 Le 5 juillet 2025, elle sera présente toute la journée au festival #PodBXL pour échanger avec vous, partager son expérience et parler d’engagement citoyen dans le podcast.
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💬 Venez la rencontrer, lui poser vos questions, lui dire ce que vous avez compris grâce à ses épisodes.  C’est exactement ce qui la touche le plus.

#Podcast #Journalisme #UnionEuropéenne #Vulgarisation #PodBXL #EngagementCitoyen #TraitDUnion #Podcasteuse #AudreyVuetaz #ÉducationPopulaire #Bruxelles #Strasbourg #PodcastFrancophone #PodcastFestival

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Séquençage du podcast avec Audrey Vuetaz :

  • [00:00:02] Introduction et contexte du podcast
  • [00:00:34] Présentation d’Audrey Vuetaz
  • [00:01:33] Un élément déclencheur
  • [00:02:57] Vulgariser l’Europe
  • [00:04:54] La variété des sujets
  • [00:05:17] Ce qui est prévu le 5 juillet chez #PodBXL
  • [00:06:17] Des sujets délicats
  • [00:08:22] Comment rester neutre ?
  • [00:09:26] Le nombre d’épisodes
  • [00:10:07] Tes épisodes de référence
  • [00:12:16] Vie de podcasteur·ice indépendant·e vs journaliste
  • [00:13:53] Deux villes importantes pour l’Europe !
  • [00:15:59] L’importance du feedback des auditeur·ice·s
  • [00:16:56] Un apprentissage même dans cette interview
  • [00:17:21] Où écouter le podcast ?
  • [00:17:39] Des moments de networking
  • [00:18:05] Clôture de l’épisode

Transcription intégrale en Français :

Jingle Intro: [00:00:00] You are listening to The Podcast Factory Org.

Michel: [00:00:02] Bienvenue pour un nouvel épisode de « Podbxl », votre podcast éphémère. Alors je dis éphémère parce qu’en effet ce podcast propose des diffusions d’épisodes avant le festival, pendant et après… mais en tous cas toujours autour du premier samedi du mois de juillet, puisque c’est la date qu’on a choisie comme étant le rendez-vous fixe de tous les podcasteurs et podcasteurices. Et aujourd’hui, j’ai la grande fierté de recevoir à mon micro, à distance depuis Paris: Audrey, bonjour Audrey.

Audrey Vuetaz: [00:00:25] Bonjour! Merci beaucoup de me recevoir.

Michel: [00:00:28] Je n’ai pas osé prononcer ton nom de famille, je préfère que tu le cites toi-même, j’ai pas envie de l’écorcher vois-tu.

Audrey Vuetaz: [00:00:32] C’est tout simple, c’est Audrey Vuetaz.

Michel: [00:00:34] Voilà, Enchanté Audrey. Alors tu vas participer à PodBxl, donc ma première question c’est d’abord de te présenter. Les auditeurs et auditrices qui nous écoutent, certains vont te découvrir par cette petite première capsule, donc on va un peu donner l’opportunité de te connaître ?

Audrey Vuetaz: [00:00:48] Alors moi je m’appelle Audrey Vuestaz donc, dans la vie je suis journaliste pour la chaîne de télévision française « Public Sénat ». Et donc j’ai lancé ce podcast en fait, à côté de mon travail, sur mon temps libre. C’est un podcast qui s’appelle « Trait d’Union », et qui a pour but d’expliquer l’Union européenne à celles et ceux qui n’y comprennent rien. Et c’est un podcast francophone, parce que je me suis vraiment appuyé sur le côté français. C’est vrai qu’en France, je ne sais pas si c’est le cas en Belgique, mais en France, il y a beaucoup de gens qui trouvent que c’est trop compliqué, que ça ne vaut pas le coup de s’y intéresser, que c’est trop éloigné. Et moi je trouve qu’au contraire, c’est bien de savoir de quoi on parle pour pouvoir critiquer, voilà, des choix politiques ou, en tous cas, se faire une opinion pour pouvoir être un bon citoyen je pense.

Michel: [00:01:33] Quel élément a été le déclencheur? Quelle observation d’un besoin a fait que tu t’es dit ce podcast, ça peut marcher!

Audrey Vuetaz: [00:01:41] Alors, à l’origine, on m’a envoyé en reportage, c’était pour les élections européennes de 2019. On m’a envoyé un reportage pour expliquer ce que faisait l’Union européenne. Et en fait, je me suis rendu compte que j’y connaissais rien. En fait, je savais pas, je devais suivre des eurodéputés et je ne connaissais que ceux qui venaient jamais au Parlement européen. Et là, je me suis dit « Oh là! Alors moi je suis journaliste, et en fait je sais même pas vraiment ce que fait l’Union européenne ». J’avais des petites notions, je me souviens du référendum de 2005 dont on avait beaucoup parlé. Et en fait, je me suis dit « Qu’est-ce que je peux dire sur l’Union européenne? Qu’est-ce qu’on peut dire, qu’est-ce qu’on peut critiquer si en fait on ne sait pas de quoi on parle? ». Donc en fait, moi ça me dérange pas qu’il y ait des gens qui trouvent que l’Union européenne ça sert à rien. Ce qui me dérange, c’est quand ils disent que ça sert à rien, mais sans savoir vraiment à quoi ça sert. Et du coup, je me suis dit (Michel Godart: C’est ça) « Je vais lancer ce podcast, en fait pour expliquer les choses ». Mais on s’interdit pas, moi je m’interdis pas par exemple de critiquer, des fois je trouve qu’il y a de l’argent qui est dépensé dans la communication qui sert à rien, et des fois il y a des campagnes publicitaires (Michel Godart: Ouais) pour l’Union européenne je me dis « Oh là là, tout cet argent, alors qu’en fait on comprend même pas le… ». Mais en fait, je trouve qu’il faut pouvoir comprendre les choses pour pouvoir les critiquer ou alors trouver que c’est bien, ou alors, voilà, essayer de changer les choses mais, en fait, il y a… Le citoyen il a un pouvoir au moment du vote, et c’est bien quand ce pouvoir il est éclairé.

Michel: [00:02:57] Alors ce que j’aime bien dans ce que tu dis, c’est que tu rejoins fortement les valeurs de notre association parce que nous on dit toujours dans notre asso « Ben tu as le droit de critiquer, mais si c’est pour critiquer rien proposer, bah déjà tais-toi, et propose quelque chose et donne l’exemple, inspire. Et puis après tu pourras critiquer avec plus de ferveur ». Et c’est un peu ce que j’essaye de faire, donc ça c’est un point, toi tu soulèves encore une question plus loin, c’est que la critique c’est bien mais autant qu’elle soit constructive et basée sur l’intelligence de l’analyse (Audrey Vuetaz: Ouais), du véritable esprit critique dont on parlait justement. Et ça, ça me paraît mais super important. Donc, si je t’écoute bien, ton podcast il va chercher à vulgariser (Audrey Vuetaz: Ouais) et à simplifier les terminologies, les politiques, les décisions, les choix européens, c’est ça ?

Audrey Vuetaz: [00:03:39] En fait, il y a : par exemple, que fait le Parlement européen ? Ça je vais l’expliquer (Michel Godart: Ouais), mais en fait, ça c’est un petit peu ennuyeux donc, il y a aussi l’idée, comme on parle d’un podcast sur l’Union européenne et que sur le papier on n’a pas très envie de cliquer, je vais parler aussi des personnalités importantes. On parle beaucoup des pères fondateurs, mais en fait il y a aussi beaucoup de femmes qui ont fait l’Union européenne, qui ont un peu été rayées de la carte à la fin. Je pense notamment à un personnage que j’adore qui s’appelle Louise Weiss, qui était une européenne, une féministe aussi, qui s’est battue pour le droit de vote des femmes en France. Qui a été une Européenne convaincue au moment où il y avait vraiment, on était entre les deux guerres, donc les deux grandes guerres donc, elle, elle voulait tendre la main à l’Allemagne, ce qui était quand même très novateur. Elle a fini par être un peu oubliée des livres d’histoire, même s’il y a une salle au Parlement européen à Strasbourg qui porte son nom mais, en fait voilà, j’essaye de m’appuyer sur des personnages importants qu’on ne connaît pas forcément, des anecdotes aussi. Une visite du commandant Massoud au Parlement européen que je vais raconter, ou alors, tout simplement, il se passe ça dans l’actualité, tel homme politique rencontre tel autre homme politique européen, je vous explique les dessous de cette rencontre, pourquoi c’est important, qu’est-ce que ça change ? En fait il y a plusieurs formats d’épisodes pour éviter de se dire que fait la Commission? Que fait le Parlement? Mais à chaque fois, j’essaye de faire de la pédagogie.

Michel: [00:04:54] De rendre les choses dynamiques et instructive à la fois, avec un intérêt qui est cultivé dans les événements et un peu dans l’actualité aussi, c’est un mélange un peu ?

Audrey Vuetaz: [00:05:02] Oui, parce qu’en fait, déjà l’Union européenne ça ne donne pas forcément envie. Et puis aussi, ce que j’essaye de faire, c’est que je fais des épisodes qui sont pas plus de quinze minutes parce que je me dis sinon (Michel Godart: D’accord) voilà, il faut que ce soit quand même assez dynamique.

Michel: [00:05:17] Alors au festival tu auras 1h devant toi. Mais la chance, c’est que ce jour-là tu auras l’opportunité d’échanger avec le public, de recevoir leurs questions. Je sais pas si c’est ce que tu as prévu ?

Audrey Vuetaz: [00:05:25] Alors ça c’est ce que j’ai prévu. J’ai aussi prévu d’avoir… Alors c’est encore en cours de calage parce que c’est un peu compliqué, mais d’avoir des invités sur scène. En fait, je voudrais parler, comme je te disais, j’essaye de faire de la pédagogie, d’un sujet qui concerne un peu tout le monde, qui est la fast-fashion. Et donc en fait, l’Union européenne, elle prend des mesures, des lois, des positions. Des fois ça va assez loin, des fois pas assez loin, c’est peut-être ce dont on discutera, pour justement réglementer la fast-fashion qui est très polluante, qui est problématique pour les droits humains. Et l’idée, voilà, ce sera d’interagir autour de ce sujet. Parce que je me suis dit il faut quelque chose qui soit accessible et puis je trouve qu’on tend l’oreille quand même, quand on parle de ces sujets-là, il y a aussi des questions écologiques, environnementales. Et donc voilà, l’idée c’est d’avoir une petite discussion sur ce que fait l’Union européenne ou pas assez. Et en effet d’échanger avec le public, c’est l’intérêt de faire un épisode en public.

Michel: [00:06:17] Ce que j’aime bien dans ce que tu as dit, c’est que tu parles du féminisme, parce que c’est vrai que les femmes ont tendance à être effacées de l’histoire et oubliées. Moi je suis très content qu’il y ait de temps en temps des gens comme toi qui parlent aussi plus des femmes. Dans ton podcast, j’ai le sentiment qu’il doit y avoir quand même de sérieux challenges et une bonne préparation, alors ton métier c’est journaliste, donc c’est un plus, ça t’aide, parce que quand on fait ce genre de podcast, on va être amené à avoir des comportements de « haters », de gens qui sont pro ou anti Europe. Comment tu gères tout ça ? Comment ça se passe ? Quels sont les véritables défis qui se présentent à ton projet ?

Audrey Vuetaz: [00:06:46] Alors c’est vrai que quand je mets les épisodes, par exemple sur les réseaux sociaux, il y a des commentaires qui sont… Ils peuvent être très violents, mais qui peuvent être aussi très critiques. Après, moi je fais un peu le tri dans les commentaires parce que il y en a certains où je sens que de toute façon il n’y aura pas de place pour le dialogue, donc en fait ça je n’y réponds pas. Après, s’il y a quelqu’un qui me pose une question qui peut être critique sur tel ou tel sujet. Par exemple, pour promouvoir un épisode, j’avais expliqué comment on vote au Parlement européen. Et en fait, très techniquement, des fois on vote à main levée et des fois on vote de manière électronique sur un boîtier. Et on vote à main levée pour aller plus vite parce qu’il y a des centaines d’amendements qui sont votés par session et donc on le fait à main levée. Et quand il y a un doute parce qu’il n’y a pas assez de, de… Enfin voilà, on ne voit pas vraiment la différence, là on passe sur boîtier. Et pour les vrais gros votes, ceux qui vont structurer les textes, on vote aussi sur boîtier. Et il y a des gens qui, très légitimement, se disaient « Mais pourquoi on ne fait pas tout le temps sur boîtier? ». Ben parce que ça prend quand même un petit peu de temps, voilà j’essaye d’expliquer les choses. Moi je peux comprendre que les gens se disent « Attendez, mais les lois qui régissent notre vie, elles se font à main levée comme ça, à la va vite? ». Donc voilà, il y a quand même un côté : on peut comprendre qu’il y ait certaines critiques, on les explique. Après, peut-être qu’il faudrait aussi changer les choses et tout faire par vote électronique mais, voilà, quand il y a des gens qui sont dans cette critique-là, je trouve que c’est là que la pédagogie opère. Et puis après, pourquoi pas pousser leurs eurodéputés à demander de changer la loi donc, c’est ça en fait le sujet. Après, s’il y a quelqu’un qui me dit « Vous êtes une pauvre folle, financée par l’Union européenne », ce que je ne suis pas, ni folle ni financée par l’Union européenne. Bah là, oui, non, je laisse passer quoi !

Michel: [00:08:22] Le type de feedback montre le niveau d’où il vient quoi (Audrey Vuetaz: Ouais, ouais), je veux dire, c’est un peu l’esprit critique, c’est pas ça non plus quoi (Audrey Vuetaz: Voilà). C’est pas être agressif, c’est pas être méchant, c’est pas être, tomber dans la stupidité de l’agression quoi (Audrey Vuetaz: Mais c’est vrai que c’est un sujet qui est clivant. C’est un sujet qui est très clivant). Est-ce que parfois c’est difficile de placer le curseur correctement ? Parce qu’à un moment donné tu sombres dans, vite dans le débat politique, il y a très peu de chance de ne pas y sombrer !

Audrey Vuetaz: [00:08:43] Moi, je reste dans la pédagogie. Et puis en fait, je suis journaliste donc…

Michel: [00:08:47] Et c’est à force de journalistes ? Voilà, ouais c’est ça.

Audrey Vuetaz: [00:08:50] Par exemple, je sais que j’avais fait un épisode sur un texte écologique que certains voulaient limiter, que d’autres voulaient pousser plus loin. Et là, dans ces cas-là, j’ai interviewé une eurodéputée écologiste et une eurodéputé, les Républicains donc, c’est le PPE, la droite européenne. Parce que là j’avais besoin des deux avis en fait, moi je ne suis pas là pour donner mon avis, je suis là pour vous expliquer ce qui peut changer au moment de ce vote. Donc je prends les deux côtés, et en fait, ça je pense que c’est là… Un peu la force journalistique, c’est que (Michel Godart: Ouais Clairement), même si on n’est jamais vraiment totalement neutre mais en tout cas c’est de rester le plus neutre possible pour, en fait, expliquer les choses plus que prendre position.

Michel: [00:09:26] Je voudrais quand même situer aux auditeurs et auditrices depuis quand le podcast existe et combien d’épisodes tu as ? Comme ça on peut un peu voir « Ben tiens, combien de sujets ont été un peu déjà détaillés ? Est-ce qu’il y a encore beaucoup de travail à faire ? »

Audrey Vuetaz: [00:09:36] Alors le podcast il existe depuis 2021, mais je n’étais pas très régulière (Michel Godart: Ah ouais quand même!). Et la régularité, elle est venue plutôt les dernières années. Et je suis à 160 épisodes à peu près.

Michel: [00:09:48] Waouh, quel travail!

Audrey Vuetaz: [00:09:49] Donc ouais, c’est heu… Et puis là j’ai développé aussi en fait des formats sur les réseaux sociaux : plus courts, parce qu’en fait je me rends compte que le format podcast c’est un petit peu difficile d’aller finalement chercher les auditeurs. Ça passe aussi par les réseaux sociaux donc c’est la raison pour laquelle je suis passée aussi sur les réseaux sociaux.

Michel: [00:10:07] Ouais et puis le podcast nécessite qu’on se mette sur un maximum, même des petites plateformes (Audrey Vuetaz: Ouais), parce que c’est là aussi que les auditeurs se trouvent. Bon, ça commence à prendre beaucoup d’ampleur et à devenir très populaire hein ? Il y a des statistiques qui montrent que le podcast est parfois plus écouté qu’une radio locale, et parfois même plus qu’une télévision locale ou d’autres canaux de médias. Une quantité énorme d’épisodes, mais j’ai envie de dire qu’avant de venir au festival, je voudrais lancer une invitation aux auditeurs et auditrices d’aller écouter quelques épisodes s’ils ne te connaissent pas encore, pour qu’ils puissent échanger de façon encore plus pertinente avec toi et bien comprendre la qualité de ce que tu veux faire et l’échange que tu veux créer avec eux. Si tu devais donner un ou deux épisodes à peut-être aller écouter qui symbolise vraiment, qui incarne vraiment ton approche intellectuelle. Quels épisodes tu conseillerais aux auditeurs et aux auditrices qui découvrent le podcast ?

Audrey Vuetaz: [00:10:51] Alors là, ben je l’ai un peu évoqué. Moi, mon préféré, celui que j’ai préféré faire, c’est l’épisode sur Louise Weiss. Donc qui était une personnalité française, de l’Union européenne. Donc là, il y a vraiment son portrait, celui-là c’est mon préféré.

Michel: [00:11:03] J’irais l’écouter du coup, parce que moi ça me parle.

Audrey Vuetaz: [00:11:06] Après, il y en a un autre, bah celui dont je parlais. C’est un texte sur heu… C’est un épisode sur un texte qui s’appelait La restauration de la nature. Et là ça montre plus le côté pédagogie sur un texte d’actualité, bon même si le texte il commence un peu à dater mais ça montre bien l’épisode. Un autre dont j’ai parlé aussi : en fait j’étais partie d’une photo, d’une ancienne présidente du Parlement européen qui s’appelait Nicole Fontaine, qui avait rencontré (Michel Godart: Oui) le commandant Massoud, au début des années (Michel Godart: Ouais) 2000 en fait. C’était même quelques mois avant la mort du commandant Massoud, qui a donné lieu en fait finalement, de facto, aux attentats du 11 septembre 2001. Et en fait, elle l’avait reçu alors qu’à ce moment-là, il était perçu comme un paria sur la scène internationale. Et elle l’avait reçu au Parlement européen et en fait, moi j’ai été retrouver les personnes qui étaient allés le rencontrer pour le convaincre de venir au Parlement européen. Et les gens m’avaient donné leur témoignage, en fait c’est un peu des hommes de l’ombre qui étaient un peu aller négocier ça. Et je trouvais que, finalement en partant d’une photo, on pouvait faire un épisode de podcast, voilà, sur un point important qui montrait un peu le rôle du Parlement à ce moment-là, plutôt sur son côté un peu géopolitique.

Michel: [00:12:16] Même si t’es autonome et autoproduite, t’es quand même dans un métier de journalisme avec des interactions avec les personnes dont tu parles. Est-ce qu’il t’est déjà arrivé d’avoir quelqu’un qui vient te frapper sur l’épaule symboliquement en disant « Dites Audrey, ce sujet-là vous auriez pu vous abstenir ou… » Qui essaye d’influencer, du tout, non? (Audrey Vuetaz: Jamais) jamais, d’accord.

Audrey Vuetaz: [00:12:33] Jamais, et au contraire, moi j’ai eu une expérience super positive avec ce podcast. C’est que, en fait, pendant les élections européennes, mon employeur qui est Public Sénat, a mis en place un espèce de partenariat avec mon podcast qui est individuel, donc que je fais, que j’auto-produis. Et on a fait des épisodes en commun (Michel Godart: Wouaw), donc en partenariat pendant six mois, six mois de campagne à peu près. Donc il y avait deux épisodes par mois, et ce qui était vraiment top c’est que, en fait c’est moi qui choisissais les sujets, je le faisais, et puis après ma red’chef, elle avait un, on va dire « un regard ». Et en fait c’était plutôt intéressant parce qu’elle me laissait finalement la marge de manœuvre que j’ai dans le podcast, mais ça me faisait un premier auditeur, alors que d’habitude moi je suis toute seule hein ? Et elle avait des retours qui étaient quand même hyper pertinents sur des choses qu’elle n’avait pas forcément compris. Et en fait, j’ai plutôt bien aimé cet, ben voilà ce moment-là. Autre point positif, c’est qu’en fait il y a, les eurodéputés ils ont un petit peu de mal à exister sur la scène politique française, dans les médias notamment. Parce que l’Union européenne, c’est très loin, c’est un peu barbant, donc ils ne sont pas forcément interviewés. Donc en fait, moi, j’ai franchement, je crois que j’ai dû avoir un ou deux refus, mais pour des raisons d’emploi du temps, de gens qui pouvaient pas venir dans mon podcast, d’hommes ou de femmes politiques. Et sinon ils m’ont vraiment tous répondu, donc c’est quand même plutôt positif. Et en fait, il n’y a jamais personne qui m’a tapé sur l’épaule pour me dire « Bah non, pas ce sujet ou pas celui-là ».

Michel: [00:13:53] Ok, c’est encourageant d’entendre ça, ça c’est chouette, ça rassure un petit peu aussi parce que c’est vrai qu’on peut, l’imaginaire peut aller dans tous les sens hein ? (Audrey Vuetaz: Ouais, ouais, ouais). Alors l’Union européenne elle a, deux sièges si on peut dire, il y a Bruxelles bien évidemment donc j’imagine que tu viens de temps en temps à Bruxelles (Audrey Vuetaz: Ouais) nous voir souvent. Et puis à Strasbourg si je me trompe ?

Audrey Vuetaz: [00:14:09] Il y a les deux sièges en effet, ça aussi, ça mérite peut être d’être critiqué. Parce que finalement, en fait à l’origine le Parlement européen il a Strasbourg, c’est son siège historique, et ils ont voulu mettre les institutions européennes dans différentes villes européennes, que ça ait du sens, donc le siège est à Strasbourg. Le problème, c’est que la Commission européenne, et le Conseil de l’Union européenne avec qui ben il faut travailler pour faire les textes politiques, ils sont à Bruxelles. Et donc, il y a un Parlement qui s’est créé à Bruxelles pour que ce soit quand même plus pratique d’échanger, les bureaux sont les uns en face des autres, on fait des rencontres (Michel Godart: D’accord). Donc en fait, tout le travail parlementaire en amont des votes, il est fait essentiellement à Bruxelles, et les votes vont se faire à Strasbourg une, voire deux fois par mois, mais plutôt une fois par mois. Donc en fait, on déménage tout ce petit monde à Strasbourg pour aller voter. Et c’est vrai qu’il y a énormément de gens qui se disent « Non mais là c’est n’importe quoi, faudrait tout mettre à Bruxelles, élargir l’hémicycle, élargir le Parlement et puis tout mettre à Bruxelles ». Mais en fait, la France elle y tient à son siège, à Strasbourg. Notamment parce que, historiquement c’est quand même une ville qui a du sens Strasbourg, dans le lien qui a pu avoir : parce que l’Union européenne, elle s’est faite sur la réconciliation entre la France et l’Allemagne donc Strasbourg c’est (Michel Godart: Exact) ça a du sens. Et puis même (Michel Godart: Symbolique, ouais) économiquement, c’est important aussi pour tous les acteurs : les hôtels, les trains, les restaurants qui finalement reçoivent le Parlement européen une fois par mois. C’est un débat !

Michel: [00:15:35] Naïvement, moi, je m’étais même imaginé qu’en fait, ils avaient besoin de deux lieux parce qu’en cas de conflit armé, de sécurité, de backup, ça aurait pu jouer éventuellement un rôle aussi ?

Audrey Vuetaz: [00:15:43] Non, c’est juste (Michel Godart: Là on peut être naïf) une histoire de praticité. Et finalement de (Michel Godart: Ok) la France qui veut, et d’autres pays, mais c’est surtout la France puisque c’est en France, qui veut garder ce lieu finalement, qui est quand même fort symboliquement. Et puis économiquement, et puis même pour l’influence quoi !

Michel: [00:15:59] Dernière question peut être pour terminer aujourd’hui cette courte interview, est-ce que tu as des feedbacks de tes auditeurs et auditrices, de quels types de feedbacks es-tu heureuse de recevoir?

Audrey Vuetaz: [00:16:10] Alors moi j’aime bien quand les gens ils me disent « Je n’avais pas compris et, en écoutant, j’ai compris ». Ou alors (Michel Godart: D’accord) « Ça, je n’avais pas suivi ou je n’avais pas retenu dans l’actualité et merci d’en avoir parlé ». Souvent j’aime bien faire un peu le pas de côté, pas forcément parler de l’actu mais, des fois il y a des gens qui écoutent pour se tenir au courant donc ça, je trouve ça hyper intéressant. Et puis, alors je reviens toujours au même épisode sur Louise Weiss, mais celui-là j’ai vraiment beaucoup aimé le faire.

Michel: [00:16:36] On a compris que tu le kiffes – Rires

Audrey Vuetaz: [00:16:38] Et en fait c’est un assistant parlementaire d’un député européen. Donc le mec il est quand même censé s’y connaître en sujets sur l’Union européenne, et il m’a dit « Merci. Parce qu’en fait, quand on va à Strasbourg, on va dans le bâtiment Louise Weiss, et je savais pas qui elle était ».

Michel: [00:16:53] Waouh! Ah ça c’est un chouette feedback quoi !

Audrey Vuetaz: [00:16:55] Ouais, ouais, ouais.

Michel: [00:16:56] Ouais, clairement. Bah alors je te fais un merci aussi parce que tu vois, aujourd’hui dans notre échange, j’ai appris pourquoi il y avait deux sièges. Moi je pensais que c’était une raison de sécurité, je cherchais… Bon, j’ai pas beaucoup cherché soyons honnêtes, c’était pas le sujet favori que j’avais mais là tu nous donnes… Une petite envie déjà d’aller, d’être plus curieux sur l’Union européenne, donc je crois que ton objectif tu l’atteins presque à chaque fois si, si je t’écoute bien.

Audrey Vuetaz: [00:17:16] Oh bah je suis ravie, c’est le but et je suis très contente.

Michel: [00:17:21] Ok, bah écoute, je pense qu’on va aussi demander aux auditeurs et auditrices d’aller encore une fois écouter tes épisodes, de s’abonner et de donner une évaluation, donner un petit retour, ça fait toujours plaisir (Audrey Vuetaz: Ouais) quand on est podcasteur. Où Est-ce qu’on trouve ton podcast ? Il est sur toutes les bonnes plateformes (Audrey Vuetaz: Ouais, sur toutes les plateformes) j’imagine ?

Audrey Vuetaz: [00:17:32] Alors je sais qu’il faut se mettre sur tous les réseaux mais, mon réseau social préféré, là où on peut vraiment échanger avec moi (Michel Godart: Ouais) parce que j’y suis tout le temps, c’est Instagram.

Michel: [00:17:39] Instagram (Audrey Vuetaz: Ouais), d’accord. Audrey Je pense qu’on en a entendu assez que pour avoir envie d’aller t’écouter déjà, j’espère. Et, en tous cas assez que pour avoir envie de te rencontrer parce que le 5 juillet, tu seras toute la journée (Audrey Vuetaz: Ouais) parmi nous. Il y a des moments de networking qui sont prévus pour que tu puisses aussi échanger avec tes auditeurs et auditrices, je les encourage vraiment à venir te parler parce que tu es vraiment à l’écoute, ça s’entend aujourd’hui aussi (Audrey Vuetaz: Ben avec grand plaisir). Et c’était aussi pour ça que, qu’on faisait cette interview.

Audrey Vuetaz: [00:18:04] Et merci pour l’invitation.

Michel: [00:18:05] Merci pour ton temps.

Audrey Vuetaz: [00:18:06] Merci beaucoup en tout cas, pour l’invitation dans l’épisode, et puis aux cinq quoi!

Michel: [00:18:11] On se voit cinq, à bientôt, au revoir.

Audrey Vuetaz: [00:18:12] Au revoir.

Jingle Intro: [00:18:14] Jingle Intro: You are listening to The Podcast Factory Org.

Michel: [00:18:15] Ce Projet Podcast est une initiative créée et proposée par l’asbl « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation playground ». Depuis janvier 2025, et pour cinq années, nous sommes aussi sponsorisés par « Plugin Company », notre opérateur de bornes et de cartes de recharge privilégié. « The Podcast Factory Org » est très fier d’être membre de « KAYA – Coalition des Écopreneur et Écopreneures » et de collaborer avec le « Love Health Center ». Vous retrouverez tous les épisodes de tous nos podcasts sur le site « What’s Your Story point be ».
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