Norman Deschauwer – Pyxis: event 22/09

Norman Deschauwer, Co-Founder Pyxis Technologies Belgium, vous propose de nous rejoindre le 22 septembre 2022. Podcast #477 hrmeetup. ©
Laissez un message vocal pour Norman Deschauwer pour un remerciement, un commentaire, une question. C’est via notre répondeur Vodio.fr : un outil proposé gratuitement et généreusement aux podcasteurs par l’association BadGeek!
Nos soirées fun et détente « hrmeetup » sont de retour!
La première se déroulera ce 22 septembre 2022 en soirée chez transforma bxl à Evere. Ce sera une soirée co-créée et proposée en collaboration avec Pyxis Technologies Belgium.
Quoi de plus normal d’inviter son cofondateur : Norman Deschauwer pour nous présenter Pyxis (que certains de vous connaissent déjà suite aux interviews hrmeetup de Zélia Lefebvre & Éric Decossaux).
Norman nous raconte son parcours, la naissance de Pyxis Technologies Belgium, mais nous aurons aussi à coeur de vous parler de l’évènement que nous vous proposons en co-création.
Norman Deschauwer est cofondateur et Coach agile de Pyxis Technologies Belgium mais aussi le cofondateur de la l’asbl : Belgian Institute for Sustainable IT asbl/vzw
Vous le saviez les soirées hrmeetup se devaient de garder le côté fun et décontracté alors attendez-vous à jouer… vous marrer peut-être mais aussi à échanger vos idées sur le fait de déléguer (quand, pourquoi, comment,…) comptez sur nos amis de Pyxis pour vous surprendre et apporter de bonnes réflexions et stimuler les échanges.
Et comme toujours un peu de networking autour d’un verre avant de commencer. Let’s go ?
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Si vous êtes sourds ou malentendants, nous commençons aussi, quand nous avons les ressources nécessaires, à retranscrire nos podcasts en textes. Vous retrouvez le texte ci-dessous.
Écoutez ce podcast avec Norman Deschauwer via notre chaîne Youtube :
Séquençage du podcast :
- 00:19 Introduction, présentation, le rêve d’adolescent
- 04:22 Les études
- 05:26 Comment on est passé à à Pyxis ?
- 06:49 Rebondir sur un échec : une opportunité
- 09:10 Un début d’alignement avec son rêve ?
- 11:38 La naissance de Pyxis
- 13:14 Le coach agile
- 13:22 Combien de temps avant que Pyxis naisse finalement ?
- 13:37 Pyxis ce n’est pas qu’en Belgique
- 15:48 La particularité de Pyxis : l’autonomie et l’indépendance
- 17:03 Je suis une entreprise intéressée : comment ça se passe ?
- 20:02 La confiance, un élément-clef
- 21:18 Un évent coorganisé
- 24:28 Annonce de la date et première question RH : comment définir un bon RH ?
- 26:09 L’effet waouh
- 27:57 Un message pour les DRH
- 28:16 Adresse des sites
- 28:30 Clôture
Transcription de l’épisode :
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Transcription :
00:00 Michel : Ce projet podcast est une initiative de l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de transforma bxl innovation playground et vous retrouver tous les épisodes sur le site what’s your story.be
00:14 Jingle intro: Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».
00:19 Michel : Bienvenue pour un nouvel épisode hrmeetup, votre podcast sur les passions au travail et les ressources humaines. Et je suis chez digital station, un endroit qu’on connaît bien chez hrmeetup parce qu’on en a déjà parlé avec Éric Decossauxque j’ai reçu à mon micro, et j’ai en face de moi Norman. Norman je vais te laisser te présenter en quelques mots et j’ai une question pour ça, figure-toi, on a un petit rituel chez hrmeetup, tu l’as entendu parce que tu as écouté Éric se présenter : c’est de ton rêve d’adolescent à ce jour que s’est-il passé et puis surtout Norman, est-ce que tu es aligné avec ce rêve d’adolescent ?
00:48 Norman Deschauwer : Ben écoute mon rêve d’adolescent, alors je vais être très franc, mon père était gendarme… Et donc moi je voulais être gendarme. Avant mes 18 ans, donc à 17 ans et 9 mois précisément, il était encore possible à mon époque de postuler pour la gendarmerie. Et j’ai passé tous les tests, et au dernier (donc le dernier c’est le test psychologique) ils sont revenus alors les « visselar » sur un questionnaire de 452 questions auxquelles tu devais répondre en moins d’une heure par oui ou par non. Ca me rappelle un autre podcast, et moi comme un imbécile j’ai répondu à toutes les questions en 1h. Alors dans les questions j’avais du style « j’aime porter des bottes en cuir la semaine » et puis 60 questions plus loin c’était « le week-end je ne porte jamais de bottes en cuir », voilà, ce genre de truc pour voir un petit peu si tu confirmes ce que tu dis. Alors évidemment la première leçon c’est qu’il ne fallait pas répondre à toutes les questions, c’est qu’il fallait répondre consciemment au maximum de questions que tu pouvais. Et en gros au dernier examen, donc c’était toute une série de questionnaires comme ça, et une interview avec une psychologue. Et une des questions était « donc, imagine, tu es gendarme et tu reviens de ta journée de travail, tu es toujours habillé en uniforme. Et il y a une situation critique parce qu’il y a un tireur armé… Mais il est sourd et muet ! Qu’est-ce que tu fais ? ». Evidemment, quelques années plus tard, maintenant, aujourd’hui, je me dis qu’en fait la réponse à la question c’était « mais comment je sais qu’il est sourd et muet déjà ? », tu vois. Parce que moi je suis parti sur ce postulat très franc, voilà, « j’arrive et je sais qu’il est sourd et muet » ! Donc en fait je me suis vautré à cet examen psychologique, et la dame m’a téléphoné, elle m’a dit « je suis désolée vos résultats sont excellents mais sur le plan psychologique il y a un certain manque de maturité » bah tu m’étonnes, 17 ans ! Et aujourd’hui je pense que j’ai fait le bon choix de ne pas repostuler pour la gendarmerie. Mon père est retraité, il se porte bien mais voilà, je pense que je n’aurais pas fait une longue carrière chez eux. Parce qu’il y a je pense justement, pour revenir à ta question de base sur c’était quoi ton rêve d’adolescent, il y a toujours cette part de « j’ai envie de changer le monde et j’ai envie de faire quelque chose de bien » et pour moi ça passait par la gendarmerie (Michel : Avec l’exemple paternel qui était là quoi). Oui évidemment, en plus c’est impressionnant donc, mon père ne ramenait jamais d’armes à la maison donc ça je n’ai pas été exposé à ça, mais oui. Tu avais l’uniforme, le képi…Puis mon père venait de l’ancienne école, il avait la moustache ! Tu vois…
03:18 Michel : Ah la fameuse moustache du policier – Rires – (Norman Deschauwer : Voilà)
03:21 Norman Deschauwer : Donc il en imposait et je me suis retrouvé, histoire cocasse aussi hein ? Je me suis retrouvé à faire la circulation en ciré orange, pour ceux qui se rappellent : donc les gendarmes avaient (Michel : Tout à fait) un long impair orange en cuir avec des bandes fluorescentes, et je me suis retrouvé avec le képi de mon père et ce long impair sur le carrefour devant chez moi en train de faire la circulation (Michel :Rires). Heureusement c’était en plein été donc il n’y avait pas y a pas grand monde mais…
03:47 Michel : Alors si je t’ai bien écouté, tu ne m’as pas encore dit ça t’as amène à quelles études ni vers quoi, mais tu es quand même pas mal aligné avec ce début d’histoire que tu vas continuer. Puisque faire changer le monde c’est un peu ce que Pyxis fait. Mais on va revenir sur cela plus tard, je vais te laisser continuer ton histoire et ton parcours.
04:03 Norman Deschauwer : Oui, oui, tout à fait. Donc c’était voilà c’était juste un petit épisode cocasse mais là je pense que j’avais 12,13 ans je pense. Donc je flottais un peu dans l’uniforme et donc en gros, pour répondre un peu au parcours, moi j’ai fait des études : j’ai fait un graduat en informatique de gestion dans l’école qui s’appelle aujourd’hui NaLux. Donc c’était l’IESN, à Namur.
04:22 Michel : Donc informaticien, ça c’est le bagage
04:24 Norman Deschauwer : C’est le bagage (Michel : Au départ), oui tout à fait. Et ça n’allait pas dans le sens que je voulais donc, c’est à dire j’ai fait mon début de parcours à l’IESN. Mais moi je voulais faire du web, donc vraiment avoir du résultat concret de ce que je fais, pas écrire du cobol que personne ne va utiliser dans une cave ou je ne sais pas quoi, enfin pour moi c’était très…beurk. Je détestais ça et quand j’ai vu le la liste des langages et ce qu’on allait apprendre dans le cursus, en fin de première, j’ai quitté et je suis parti à l’UT donc à l’université du travail qui a aussi changé de nom et je me suis engagé chez Technofutur. En fait je participais à une sélection pour être web développeur, je cumulais 9h – 21h : des cours. Donc 9h – 17h chez Technofutur et de 17h30 jusqu’à 21h j’avais mes cours au cours du soir ! Donc c’était une période un peu dure mais bon après j’étais chez mes parents, voilà. Aujourd’hui ça me fait rire les gens qui disent « j’ai pas le temps » quand ils n’ont pas d’enfants et qui voilà, qui sont encore à l’école, on verra plus tard.
05:26 Michel : Alors ça te mène à Pyxis. Comment on est passé du statut où tu es à cette époque à Pyxis ? Ça a été rapide ou il a fallu un parcours en entreprise ?
05:34 Norman Deschauwer : Non, non, j’ai fait un parcours en entreprise ! Donc suite à ma formation chez Technofutur, un des formateurs m’a engagé, qui est d’ailleurs ici chez Digital Station : Jean-Gabriel Debaye. Que je remercie parce que c’est vraiment une époque formidable pour moi parce que j’apprenais tout ce que j’avais envie de faire. Donc c’était vraiment l’Ikigai pour ceux qui connaissent, la raison d’être, pour moi c’était ma meilleure vie quoi ! Donc je me levais pour coder, je me couchais pour coder, je… Voilà je travaillais le week-end et j’adorais ça ! Après je me suis dit bah, je ne suis pas mauvais, je vais me mettre indépendant. Donc là je quitte cette société, je me lance comme indépendant avec un associé, qui lui est resté salarié donc il était plutôt indépendant complémentaire. Donc en gros j’ai vécu le solo entrepreneur par la force des choses, on construisait quelques éléments ensemble mais bon lui était occupé par sa profession en temps plein et à un moment ça a craqué, j’ai fait un burn-out.
06:30 Michel : Un grand moment de réflexion souvent hein ça ?
06:33 Norman Deschauwer : Oui mais c’est un moment dur parce que moi j’ai perdu 15 kilos, je ne savais plus rentrer dans mes vêtements, enfin, mes vêtements m’enveloppaient littéralement donc… Donc c’était chaud, c’était dur, j’ai encore des petites sensations là (Michel : En en parlant) rien qu’en en parlant !
06:49 Michel : Mais tu réalisés que c’était aussi une belle opportunité de rebondir finalement (Norman Deschauwer : Ah oui, oui) ? Maintenant avec le recul ?
06:53 Norman Deschauwer : Ah oui, tout à fait. Donc en gros, à cette époque-là, je me dis je vais retrouver un job d’employé j’ai plus les… J’ai plus la force en fait ! Ouvrir mon laptop était devenue…J’avais envie de vomir en fait hein, sincèrement, donc c’était vraiment dur. J’ai postulé, et à l’époque c’était Thales : donc « Thales Information System » en Belgique. Je suis devenu « Software Engineer » pour un projet ici à Charleroi d’ailleurs, ça a été très chouette parce que là j’ai découvert l’agilité. En fait j’ai lu un bouquin sur l’agilité pendant ma période un peu sombre, et ensuite j’ai postulé chez Thales et j’ai eu ce job de, alors c’était « Business Analyst », pour un projet agile. Donc le client voulait « Extrem programming » et c’est exactement le bouquin que j’avais lu ! C’est sur ce projet là que j’ai rencontré Pierre Emmanuel qui m’en associé aujourd’hui (Michel : Oui) dans Pyxis. Et en fait le coach qui est venu nous coacher sur ce projet-là, c’était l’auteur du bouquin ! (Michel : Ah oui !). C’était Laurent Bossavite à l’époque, que je détestais (Michel : Rire). Mais sincèrement, aujourd’hui où je suis (Michel : Mais ça on ne peut pas dire en podcast) Non, non mais c’est avec beaucoup, beaucoup d’humilité. Parce qu’en fait je comprends maintenant (Michel : Oui) je comprends pourquoi je ne l’aimais pas. Et je m’amuse à être ce personnage maintenant, ce coach qui pose des questions qui est un peu chiant. Parce qu’en fait oui, la posture de coach c’est justement d’une… En gros essaye de pas répondre aux questions mais stimuler la réponse chez le coaché. Bref, c’est là qu’on a commencé à créer une vraie expertise sur l’agilité en Belgique. On était, je pense qu’il n’y avait pas grand monde qui fait de l’agilité à l’échelle.
08:22 Michel : On est en quelle année-là ?
08:24 Norman Deschauwer : Là on est en 2006, 2007, c’était il y a 15 ans. Et je dois avouer qu’une équipe de 15 personnes en full time, on faisait du « Pair Programming », pour ceux qui savent ce que c’est, c’est deux personnes sur le même PC. C’est extrêmement rare donc c’était souvent des moments dans certains développement mais pas « full time ». Et nous c’était des full time, donc c’est vraiment une école, un laboratoire en fait. La motivation d’ailleurs ça, et je fais une petite parenthèse là-dessus, c’est que le client s’appropriait leurs produits. Donc on avait un binôme qui était une personne de chez le client, une personne de chez nous. La transmission d’infos était vraiment très forte. On commence à créer beaucoup d’infos, beaucoup d’expertise, et on se dit « on va partager ça » parce que je lis beaucoup sur internet, à l’époque bon Youtube n’existait pas…
09:10 Michel : Il y a déjà, à ce moment-là, un premier sentiment de se dire « voilà, là je commence à m’aligner avec mon passé, mon d’adolescence hein, je vais changer un peu le monde déjà ! ». Tu pressens déjà ces premières prémices ou pas encore ?
09:19 Norman Deschauwer : Oui parce qu’en fait comme je disais ben l’agilité m’a un peu guéri. Ben je trouve, dans ce qu’on fait au quotidien, des éléments qui auraient pu m’empêcher d’aller vers ce Burnout et… Voilà. Je pense que si j’avais écouté un peu plus mon moi intérieur plutôt que le résultat extérieur ça aurait été bien, donc il y a ce côté alignement intérieur / extérieur qui est important. Donc en effet je pense que là je commence à découvrir les clés qui m’ont amené à ça et de me dire « je ne peux pas être le seul à le savoir » parce que je pense que j’étais le seul dans l’équipe à avoir fait un Burnout, c’était encore difficile à l’époque hein donc… J’avais des journées un peu down que j’essayais de de ne pas montrer. Mais en tout cas voilà c’était très instructif. Donc on s’est dit, Pierre-Emmanuel et moi, lui est très bleu, analytique, structure. Moi je suis très, un peu jaune – vert, un peu social et un peu fou, fou. Je me dis « on va s’associer et on va aller porter la bonne parole, on va prêcher »
10:20 Michel : On va prêcher (Norman Deschauwer : On va prêcher), pas l’évangile mais l’agile (Norman Deschauwer : Voilà)! Ça sonne hein note !
10:24 Norman Deschauwer : Oui, d’ailleurs à l’époque Pierre-Emmanuel était Dotnet évangélistes (Michel :Oh joli !). Donc, on postule pour aller porter deux sujets un événement qui s’appelle les « XP Days » en Suisse, ce sont les « Extrem Programing Days » à Genève. On est sélectionné, on y va, 2009, à l’époque on a déjà créé une association lui et moi sur « Dotnet » donc on a une ASBL qui s’appelle Dotnet Hub Iceberg qui était là pour promouvoir les technologies Dotnet Microsoft et l’agilité. Donc là on part et c’est, je pense, c’est ce voyage là qu’il y a un peu transformé tout. On est devant une audience, il y a 150 personnes dans la salle, moi j’ai mon cœur qui bat à 400 à l’heure. On doit faire un pitch pour expliquer ce qu’on va donner, donc on a choisi pour deux sessions : une le matin dans la grande salle et une après-midi dans une plus petite salle. Je monte sur scène, je pense que ça devait durer une ou deux minutes et au bout de la 10e seconde je pense que j’étais chez moi là hein ?! Tu vois je… On a fait un petit dialogue avec Pierre-Emmanuel, voilà, si vous êtes intéressé venez telle salle à telle heure et voilà. Donc on fait deux pitch et puis arrive le moment de la session et on se dit « mais est-ce qu’on va intéresser du monde quoi ? » et là, la salle est comble et je dis wow !
11:38 Michel : Au-delà de la salle comble, est-ce qu’il y a des réactions ? Est-ce qu’il y a des gens sont venus voir en disant « Ben voilà, moi ça m’intéresse » j’imagine qu’il y a des éléments clés qui se sont passés ensuite pour déclencher les business ?
11:46 Norman Deschauwer : Oui tout à fait parce que, déjà on a découvert ce genre d’événement, il y en avait déjà en Belgique mais plutôt en Flandre. Donc il y a un événement qui s’appelle aussi le « XP Days » qui se déroule une année sur deux en Flandre et une année sur deux en Hollande. Mais bon, on avait créé Dotnet Hub justement pour répondre à un problème de francophonie parce qu’il y avait beaucoup de francophones qui allaient dans les user Group, à l’époque, néerlandophone mais du coup tout le monde switchait en anglais et on s’est dit ce n’est pas possible, on va créer un truc en français. Je reviens à ma petite histoire, là, sur les « XP Days » à Genève, et là c’était vraiment : oui, on a eu beaucoup de réactions, beaucoup d’encouragement. Le titre était un peu pompeux aussi c’était « retour d’expérience sur l’agilité à dimension industrielle », bon… (Michel : J’aime bien le « à dimension industrielle » quoi). Bah c’est vrai que quand on cumulait le nombre de jours-homme (FTE), le budget du projet (Michel : D’accord, comme ça, ok), les enjeux… Bon chez Thales en plus ! Bon voilà… On avait un chouette CV et donc du coup y a d’autres coachs avec qui on a lié d’amitié, on est toujours en contact avec eux, donc ça c’est cool. Et je pense que, ça je l’ai déjà expliqué, les 9h, les 8 ou 9h qu’on a fait de trajet, de retour de Genève à Bruxelles on a fait que parler (Michel : Le brainstorming du siècle – Rires) Ah oui, non. En fait on était tellement dans l’émotion de « il faut qu’on reproduise ça en Belgique » et en fait c’est comme ça qu’est née la journée agile ! (Michel : Ah pas mal). Donc la journée agile en fait est née avant Pyxis, ça a été un peu notre rampe d’essai entre lui et moi, Pierre-Emmanuel et moi, sur comment on peut collaborer et créer des choses et…
13:14 Michel : Mais là vous vous présentiez en tant que coach chacun alors ?
13:16 Norman Deschauwer : Oui, mais via l’asbl (Michel : D’accord). Oui donc moi j’avais déjà mon activité d’indépendant, lui non
13:22 Michel : Et combien de temps il va falloir avant que Pyxis naisse finalement ? Qu’est-ce qui va être l’élément déclencheur ?
13:26 Norman Deschauwer : 3 ans (Michel : 3 ans) 3 ans avec donc, bah 3 journées agiles. Et puis un mail qui vient de Suisse, un gars qui a créé Pyxis en Suisse
13:37 Michel : Ah ouais, oui parce que j’allais dire Pyxis c’est pas qu’en Belgique (Norman Deschauwer : Ah non, non, non). On va en parler tout à l’heure, on est dans le monde entier je pense ici ? (Norman Deschauwer : Oui)
13:42 Norman Deschauwer : Moi j’avais rencontré le fondateur de Pyxis à Montréal. Enfin je ne l’ai pas rencontré à Montréal mais en fait Pyxis est né à Montréal. Et je l’ai rencontré à Grenoble parce que j’ai suivi une formation à l’époque « Scrum Master » à Grenoble et je suis tombé amoureux du gars quoi, c’est fou ! Enfin c’est François, pour ceux qui le connaissent, on ne peut pas rester insensible à François Beauregard ! (Michel : Beauregard d’ailleurs – Rires). Ben ouais, un nom très québécois d’ailleurs. Et là je me suis dit, je veux créer un truc avec lui en Belgique (Michel : Ok). Donc je veux bosser pour lui, je veux créer un truc, je ne savais pas quoi… Et puis ce mail arrive, fin 2012. C’est Gaël Luisier qui dit « Ah tiens je voudrais développer Pyxis en francophonie, en Europe. Et François Beauregard m’a donné ton nom, parce qu’il m’a dit que ça peut être quelqu’un d’intéressant pour développer le marché belge francophone » et donc du coup j’ai répondu du « tac au tac ». Et dans la suite j’ai écrit un mail à François pour lui dire je veux créer un truc, ouais et ce n’est pas possible, il y a des planètes qui se sont alignées, je vois Pyxis trop souvent. D’ailleurs mon ancien chef de projet sur le projet à Charleroi est parti chez Pyxis, donc c’était un québécois qui est reparti au Québec et qui était engagé chez Pyxis. Et donc du coup je me suis dit voilà, ça il faut, il faut qu’on y aille !
14:55 Michel : Voilà ça ce qui est dit là, ici au micro, c’est unique hein ! C’est vraiment l’histoire, le cœur de l’histoire de Pyxis (Norman Deschauwer : Oui, oui, oui) vous ne lirez ça nulle part sur internet, il faut écouter ce podcast pour l’entendre (Norman Deschauwer : Voilà) donc c’est magique (Norman Deschauwer : Tout à fait – Rires). Merci pour ce cadeau, mais je te laisse continuer…
15:07 Norman Deschauwer : En fait le plus dur ça a été de convaincre Pierre-Emmanuel (Michel : Le collègue) le collègue oui. Qui est très, il a fait un long parcours je pense, et je le félicite, c’est quelqu’un qui ne prend pas de risques. Et je me suis dit « si j’arrive à le décider c’est que vraiment il y a un truc ». Donc je l’ai travaillé un petit peu de temps mais on a réussi, je pense 6 mois après, à prendre l’avion pour 15 jours, aller à Montréal et discuter avec François, ses associés, sur la possibilité de créer un Pyxis en Belgique.
15:37 Michel : Ca veut dire stratégie, identité, collaboration (Norman Deschauwer : Oui), fonctionnement, tout y passe !
15:42 Norman Deschauwer : Tableau d’opportunité, enfin ,on a fait vraiment un travail sur : est-ce qu’on s’entend ? Est-ce qu’on a des valeurs communes ?
15:48 Michel : Alors j’anticipe un peu mais… Parce que la particularité de Pyxis, on l’a entendu quand Éric témoignait à notre micro, c’est que vous êtes manifestement, tous dans chaque pays, assez indépendants et autonomes. C’est une particularité première on va déjà la mentionner.
16:00 Norman Deschauwer : Oui, tout à fait, et en fait ça a été discuté quand on est allé en 2013. En fait François nous a dit « on va démarrer, et je ne sais pas ce que ça va donner. Mais en tout cas je sens qu’il y a un truc à démarrer, probablement qu’on reviendra avec un modèle… » parce que, il faut bien s’imaginer : on a pris leurs marques, on a pris leur marketing, leur identité, à la base on partageait le même site web, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Et donc on a dit « bah écoute dans un premier temps nous ce qu’on veut faire, pour contribuer, 1 on va écrire des articles sur le blog. On va appeler les formateurs du réseau Pyxis quand on donne des formations en Belgique ». Et c’est ce qu’on continue à faire aujourd’hui, donc on est 9 ans après et on continue à essayer de collaborer comme ça. Comment on peut définir aujourd’hui le réseau Pyxis : c’est un réseau autogéré d’entreprises autonomes et autogérées. Donc on essaie d’utiliser l’agilité au sein de ce groupe. De prime abord quand j’explique Pyxis les gens me disent « vous êtes une filiale » alors non (Michel :Non – Rires) Ah vous êtes une franchise alors ? Heu, (Michel : Non – Rires) non. On est totalement indépendant (Michel : Voilà) voilà. On partage le même nom.
17:03 Michel : Bon moi je suis une entreprise, je veux être plus agile… Alors on sait qu’il y a, dans des échanges qu’on a eu offline, pas mal de contradictions entre la volonté, l’idée, lire un livre et s’en inspirer, et la pratique. Ça c’est encore un grand débat qu’on pourrait avoir au micro… Mais en gros comment fonctionne Pyxis maintenant ? Alors on a compris aussi le côté indépendant hein ? Clairement !
17:20 Norman Deschauwer : Oui tout à fait. Je vais te parler de Pyxis Belgique. En fait on a plusieurs façons de répondre à la question c’est : on a une base de savoir. Donc on a un blog qui s’appelle savoiragile.com justement, sur lequel on peut s’inspirer, lire des articles. On a la journée agile et les studios agiles qui répondent à « Ben tiens, je veux m’ouvrir à d’autres façons de faire mon boulot hein, d’autres organisations ». On parle aussi de développement personnel : j’ai juste cité Ikigai, ou des méthodes de coaching, ou de l’intelligence collective par exemple. Ce n’est pas étroitement lié à l’agilité, on peut faire l’un sans l’autre, mais je pense que l’un attire l’autre. Donc on a ça, et puis on a les services concrètement. Donc, imagine, une société x nous dit « voilà j’ai besoin de plus d’agilité dans mon entreprise », donc là on peut passer par un système d’audit où d’assessment.
18:08 Michel : On écoute d’abord le client (Norman Deschauwer : Voilà) on prend la température, docteur qu’est-ce que j’ai ? On prend le thermomètre – Rires ! (Norman Deschauwer : C’est ça)
18:14 Norman Deschauwer : Mais on va essayer d’objectiver ça aussi. Et c’est, souvent l’agilité ça sert à quelque chose. C’est comme un véhicule ou un chemin, c’est pas une destination en fait, c’est ça que je veux dire ! Pour moi l’agilité c’est aussi un « Mindset », c’est à dire que c’est une façon de gérer mon quotidien, mes produits, mon entreprise…
18:34 Michel : Et là on touche à tout, on touche aux valeurs de l’entreprise (Norman Deschauwer : Oui), à la culture d’entreprise. Au sylos, ou pas, existant dans l’entreprise et là on touche déjà des points de discussion
18:42 Norman Deschauwer : Oui, oui bien sûr, donc ça ouvre plein, plein, de potentiels. Le tout c’est évidemment de na pas faire tout
18:47 Michel : Mais est-ce que ce n’est pas ça qui rend la démarche difficile justement ici ?
18:49 Norman Deschauwer : Mais siparce qu’en fait, ce qui n’est pas palpable en fait – je parle vraiment de mon côté entrepreneur là – si, une société qui vend du développement, ben c’est concret, voilà, on vous offre les services d’un développeur ou d’une équipe de développement. En entrée elle a les besoins fonctionnels, les besoins du marché, en sortie elle sort un Software. Mais nous en fait, on est là pour fluidifiée entre l’entrée et la sortie…
19:13 Michel : Qu’est-ce qui se passe et comment ça se fait, avec quelle mentalité, c’est ça le plus important au final.
19:17 Norman Deschauwer : On est l’huile dans les rouages
19:19 Michel : Qui garantissent leur pérennité peut être aussi (Norman Deschauwer : C’est ça, oui) justement
19:22 Norman Deschauwer : On va agir, par exemple pour les managers, c’est les aider à prendre du recul, du temps. Les aider à déléguer (Michel : Ils doivent te regarder avec de grands yeux en disant « du temps ? Mais où ça ?), oui. Mais en fait c’est toujours les mêmes questions que je pose c’est, un manager, est-ce qu’il peut me prendre un rendez-vous d’une heure dans les heures de bureau, sans compter l’heure de midi, dans la semaine qui arrive, du tac au tac est-ce que vous pourriez me donner 1h de votre temps ? Si la réponse est non c’est que ben déjà votre agenda explose, on peut peut-être travailler là-dessus ! Et puis c’est le côté aussi, maintenant on est en juillet donc c’est très actuel, c’est comment vous partez en vacances ? Est-ce que vous partez avec votre laptop sous le bras où est-ce que vous décrochez totalement ? Donc nous on va vous aider à décrocher totalement.
20:02 Michel : Ben oui parce qu’il faut déléguer, il faut, voilà. Faire confiance, la confiance : un élément clé !
20:06 Norman Deschauwer : Tout à fait, on va vraiment essayer d’agir là-dessus mais c’est pas toujours évident parce que, je fais référence à d’autres podcasts ou d’autres articles, c’est toujours « l’agilité c’est pour les autres ». Mais là on ne parle même pas de l’agilité en tant que telle, c’est un ingrédient de l’agilité, tu vois, c’est l’empowerment. C’est comment je peux rendre plus efficace mon équipe ? Ben c’est en leur donnant de l’autonomie par exemple ! Après si vous me dites « ouais mais moi j’ai pas confiance dans mon équipe » oui mais c’est vous qui l’avez recrutée hein ? On peut faire des erreurs de casting…
20:37 Michel : J’y pense à chaque fois, pour l’anecdote, à chaque fois que j’appelle un centre d’appel avec un service support et qu’on me dit « les appels peuvent être monitorés pour améliorer la qualité » : je me dis « mais gars, tu engages quoi ? Des clettes alors ? » (Norman Deschauwer : Oui, oui) parce que clairement, c’est la question, l’image que ça me donne, moi en tant que client, c’est : on n’a pas confiance aux gens qu’on a recruté, c’est des tocards, potentiellement, est-ce que vous pouvez nous dire si on a raison ou tort ? Heu, non, je ne participe pas à ça ! La parenthèse est enfermée, un peu méchante j’avoue la parenthèse, mais bon j’aimerais secouer une fois le cocotier, dire « tiens les gens réfléchissent alors ». Alors la particularité aussi, de Pyxis et de votre approche, c’est que dans toutes ces questionnements et toutes ces réflexions que vous voulez apporter aux managers et aux équipes, c’est que vous incluez du jeu. Est-ce que c’est systématique, ou pas ?
21:15 Norman Deschauwer : Je ne me pose plus la question en fait, donc heu…Oui
21:18 Michel : C’est dans l’ADN de la boîte (Norman Deschauwer : C’est ça) c’est ce qui nous a charmé d’ailleurs chez nous, chez hrmeetup, et on va en parler : c’est un peu au départ le but de ce podcast. On va proposer un événement en septembre, et on voulait en parler et faire un podcast sur le sujet. Faire un podcast avec quelqu’un qu’on ne présente pas et une entreprise où on ne rappelle pas qui elle est, bah c’est un peu inutile, donc on a commencé sur ça. Et puis l’événement quand on communiquera vers notre public on leur mentionnera les détails. Mais au moins ils sauront, grâce à ce podcast, quelle est l’histoire derrière et pourquoi il serait peut-être intéressant de venir. Non pas à un des milliers d’événements qui se trouvent sur Google quand on cherche « agilité », mais à celui-ci en particulier qui sera une collaboration entre hrmetup – donc ce n’est pas hrmeetup qui organise, ce n’est pas Pyxis qui organise – c’est « nous organisons ensemble un évènement » où on a envie chez hrmeetup, et vous avez envie de voir et de rencontrer notre communauté aussi, d’amener votre façon de faire, votre approche différente. C’est un peu comme je dis aux gens, tout le monde vient à mon micro en tant que coach, il y a des milliers de coachs sur internet, oui, et ce n’est pas grave…C’est, d’abord s’il y en a des milliers c’est qu’il y a de la demande, on peut dire que c’est une valeur sûre. Et ensuite chaque coach à son public, parce que ce qui compte c’est l’affinité, c’est la façon de « je crois à ton discours, à ce que tu me donnes, j’y vois une affinité, une synergie possible, c’est pour ça que je te choisis ». Et chez hrmeetup, en ce qui me concerne, c’est ce qui se passe avec vous : donc moi j’ai entendu Éric, puis j’ai entendu Zélia, puis je t’ai connu, on s’est côtoyé dans 2 ou 3 événements, 2 ou 3 situations. J’ai envie de me retrouver à tes côtés pour en savoir plus et je me dis que j’ai envie de le partager avec les gens qui nous écoutent. Voilà, c’est la petite anecdote de ce podcast (Norman Deschauwer : Merci). Alors je vais te laisser un peu nous dire, voilà, le jeu, ce qu’il en est, et ça va nous mener à l’événement, forcément.
22:51 Norman Deschauwer : Oui, oui. Donc l’idée c’est de rebondir sur ce que je disais justement avant, c’est la délégation donc ça c’est l’élément clé du meetup qu’on va organiser (Michel : Avec un jeu, on a vendu la mèche). Avec un jeu oui, mais c’est un jeu qui peut être un peu déstabilisant, c’est un jeu simple hein donc pas de panique ! On ne va pas expliquer pendant 3h les règles du jeu ça va, ça va super vite. Mais par contre c’est le jeu qui est parfois compliqué. C’est : vous allez devoir un peu vous exposer parce que vous allez devoir faire des choix. Je ne vaispas aller trop loin dans le contenu et ce qu’est le jeu, mais donc, c’est un jeu sur la délégation mais il faudra être honnête, transparent. Et pourquoi moi ? Je pense que en rembobinant l’interview qu’on vient de faire bah j’ai presque été gendarme – Rires – J’ai été employé plusieurs fois (Michel :Indépendant, donc tu comprends la réalité des indépendants et des entrepreneurs). Indépendants, freelance je vais dire (Michel : On se comprend). J’ai vécu un moment difficile, qui pour moi trouvé un des ingrédients dans ça, je pense que à un certain moment si j’avais eu l’occasion ou si je m’étais dit « tiens, si je demandais de l’aide », parce que déléguer c’est aussi demander de l’aide, ça aurait pu me sauver. Mais je ne regrette pas d’être passé par là, parce que si je n’avais eu l’ingrédient avant je ne serais pas là, donc c’est ce qui fait mon histoire. Et aussi en tant que chef d’entreprise : donc aujourd’hui Pyxis a eu des hauts et des bas, mais voilà, donc on est toujours debout, on est résilient. On est bien entouré donc voilà, je pense que j’ai vécu assez de vie que pour donner un peu de perspective et de dimension à cet exercice.
24:28 Michel : Alors on invite les auditeurs à s’informer. Et on mentionnera la date, on la communiquera sur les réseaux sociaux, on parle du 22 septembre. Ce sera une soirée qui se déroulera chez trasnforma bxl à Evere. Ça commencera vers 18h30 avec un petit verre à l’accueil et quelques échanges de networking bien sympa avant de passer dans une salle où il n’y aura pas un présentateur « mode classique » et ses PowerPoint, non. On est dans un autre élément, on est dans le fun, puisque le cœur même de hrmeetup, dans son histoire, c’était on se jetait des « Oh-La-La!» quand on avait des bonnes idées tu vois un peu ? (Norman Deschauwer : C’est ça) C’était aussi un peu du jeu et dans le mode décontracté, plaisir, donc on va garder cette culture et cette mentalité qu’on avait nous de notre côté, qui se marie très bien avec la vôtre. Et donc ensuite il y aura de nouveau encore un petit moment de débriefing et de networking. On ne va pas trop en dire, on communiquera ce jour-là principalement. On espère avoir donné en tout cas aux auditeurs envie de venir nous rejoindre. Mais on a un rituel de clôture de podcast aussi, et je pense qu’il va participer peut-être à donner à nos auditeurs l’envie de te rencontrer. Ce sont 3 questions purement RH, toi qui côtoies les entreprises et qui les stimules sur l’agilité, avec cette casquette agile, comment est-ce que tu définirais un HR ?
25:32 Norman Deschauwer : Je me referais un bouquin dont j’ai oublié le nom et l’auteur, mais c’est un indien qui a écrit « Employees First », je pense c’est ça. En gros je dirais, pour moi, une personne qui appartient aux RH, je vais le dire comme ça, c’est quelqu’un qui est au service (Michel : Le mot service est important), voilà. Parce que trop souvent, en fait plus l’entreprise grandit, et plus j’ai l’impression que ce sont des régisseurs. Tu cois ce sont des gens qui dirigent un peu les ressources humaines, donc les gens qui travaillent dans l’entreprise. Et pour moi en fait on doit revenir aux bases de l’entreprise c’est : pourquoi cette entreprise existe ? Et moi en tant que rh comment je peux faciliter la vie des gens qui y travaillent ? Voilà, pour moi ce serai une définition.
26:09 Michel : Alors la 2e question : ton effet waouh. C’est un endroit, ou des gens que tu rencontres, une situation qui se passe, tu ne t’y attends pas, c’est professionnel ou non, et puis tout d’un coup il y a cette petite voix dans la tête qui fait « Waouh, génial quoi, juste inspirant ». Alors soit, tu as connu ce genre d’événements ou de situation et tu peux m’en parler et me dire pourquoi ça fait waouh. Soit, tu n’as jamais connu ça et tu te dis « tiens qu’est ce qui, demain, pourrait faire faire un effet waouh quand je vais dans une entreprise ? »
26:34 Norman Deschauwer : Un effet waouh, alors moi j’aime bien le côté lieu mais ça ne fait pas tout. Parce qu’en fait souvent les gens disent on va faire une culture très chouette, on va mettre des kickers et des snoker, ça ne suffit pas. Mais surtout alors moi j’ai vu ça enfin, des échos, « on va faire une room de relaxation et on va la mettre au 7e étage, devant le bureau du CEO » donc personne n’y va.
26:57 Michel – Rires : (Norman Deschauwer : Donc heu…)Ou au contraire ceux qui vont ce ceux qui vient de se passer un savon chez le CEO ! – Rires (Norman Deschauwer : Oui c’est ça) pour débriefer. (Norman Deschauwer : Il y a le sas, il est juste en face). C’est assez comique ça : on ne le l’a jamais fait.
27:09 Norman Deschauwer : Le lieu pour moi est un ingrédient mais probablement pas le plus important. Parce qu’en fait aujourd’hui justement une des problématiques c’est qu’il n’y a plus de lieux, c’est que je peux bosser de chez moi et je créé quand même un lieu virtuel. Moi en tout cas c’est, l’effet waouh, c’est la liberté qu’on peut me donner. Donc moi je suis souvent externe, c’est la zone de liberté qu’on peut me donner dans l’entreprise. Si on me donne d’abord les règles de SAP, l’outil RH, du comment commander son laptop, ça ne va pas me stimuler. Par contre si tu me donnes totale liberté, que tu me fais travailler dans une cave, ça pourrait être intéressant. J’ai créé une communauté à Charleroi qui s’appelait la communauté du fablab, et j’avais un atelier avec deux fenêtres, deux fenêtres qui donnaient sur un couloir intérieur, donc moi la poussière et le côté atelier ça ne me dérange pas du tout, parce que je pouvais faire ce que je voulais en fait !
27:57 Michel : Oui c’était le mot clef quo ! La liberté (Norman Deschauwer : C’est ça, moi c’est un des motivateurs, peut être un autre sujet dont on parlera aux hrmeetup). Alors la dernière question c’est : à tous les DRH de Belgique qui t’entendent, dans le monde entier même, cher amis DRH… Que leur dirais-tu ?
28:11 Norman Deschauwer : Soyez à l’écoute, soyez à l’écoute des employés, ils ont toujours raison (Michel – Rires)
28:16 Michel : J’aime bien cette clôture, elle me plaît beaucoup, merci Norman. Alors on va rappeler rapidement, avant de fermer complètement ce podcast, l’URL du site de Pyxis Belgique !
28:26 Norman Deschauwer : pyxies-belgique.be pour la journée agile c’est aussi simple, c’est journéeagile.be.
28:30 Michel : Et si vous aussi, auditeurs, vous avez envie de participer à un échange avec moi à mon micro, c’est très simple : vous vous rendez sur le site de thepodcastfactory.org, vous remplissez le formulaire de contact, et j’aurai l’honneur et la joie de vous rencontrer où vous voulez ou de vous recevoir à Evere chez transforma bxl. Il y a une salle de mindfulness chez transforma bxl, mais elle est sympa et elle n’est pas devant le bureau du CEO – Rires – A bientôt
28:50 Norman Deschauwer : Merci (Michel : Au revoir) au revoir !
28:52 Jingle Outro: Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».
28:56 Michel : Ce projet podcast est une initiative de l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de transforma bxl innovation playground et vous retrouver tous les épisodes sur le site what’s your story.be
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