Françoise Vamecq – Oncia Community

Françoise Vamecq - Oncia Community, appel aux dons

Françoise Vamecq – Appel aux dons pour Oncia Community Podcast #008 Le Podcast High Tech – Spécial Podcasthon Belgique

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Oncia Community : Soigner autrement, un accompagnement centré sur l’humain

Dans cet épisode spécial du Podcasthon pour Le Podcast High Tech, nous avons le plaisir d’échanger avec Françoise Vamecq, cofondatrice d’Oncia Community, une fondation dédiée à un accompagnement holistique et humain des patient·es atteint·es de cancer.

Objectif ?
Offrir un soutien global et humain en créant des centres intégratifs inspirés des « Maggie’s Centers » en Angleterre, où la nature et le bien-être sont au cœur du processus de guérison.

Pourquoi est-ce essentiel ?
Parce que chaque patient·e mérite, en complément de son traitement médical, un accompagnement qui respecte toutes les dimensions de sa santé – physique, émotionnelle et sociale : massages thérapeutiques, réflexologie, sophrologie, soutien psychologique et bien d’autres thérapies complémentaires fondées sur des évidences cliniques!

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Pour les personnes sourdes, malentendantes ou rencontrant des difficultés d’audition, nous proposons une transcription intégrale en fin d’article.
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Le Podcasthon, une initiative engagée pour mettre en lumière le travail d’associations inspirantes comme « Oncia Community ».

Et surtout à lancer un appel aux dons ! Faites un don ici : https://oncia-community.org/donate-new

Un podcast interactif et accessible à tou·tes, partout dans le monde

Parce que l’inclusion est au cœur de notre engagement, cet épisode est bien plus qu’un simple podcast.

  • Une transcription intégrale pour les sourd·es et malentendant·es.
  • Un séquençage minutieux pour faciliter la navigation.
  • Un format vidéo pour une immersion totale.
  • Une portée universelle : même si une version en anglais est disponible, grâce à la transcription, ce podcast peut être lu dans toutes les langues du monde !
    Une simple extension Google Translate dans Chrome permet d’en traduire chaque mot en un clic.
  • Pour aller plus loin, nous vous offrons la possibilité de laisser un message vocal à Françoise et son équipe pour témoigner votre soutien, poser une question ou simplement dire merci !

Écoutez, partagez et participez à cette belle aventure humaine !
Plus d’infos sur oncia-community.org

Liens utiles :

Liens pour supporter The Podcast Factory Org asbl :

Écoutez ce podcast avec Françoise Vamecq via notre chaîne Youtube (abonnez-vous, merci ! ) :

Séquençage du podcast avec Françoise Vamecq :

  • [00:00:35] Contexte du podcast et de la rencontre
  • [00:02:44] Présentation de Françoise
  • [00:04:42] Un mot sur « IBA », une parenthèse méritée
  • [00:05:59] Un élément déclencheur
  • [00:07:08] Le délai de réaction
  • [00:07:45] Combien de personnes seront atteintes du cancer ?
  • [00:08:37] Des cancers de plus en plus jeunes
  • [00:09:28] Pourquoi faire un don ?
  • [00:10:13] Le choc de l’annonce et l’absence d’accompagnement
  • [00:11:13] « Je dois renoncer à des choses dans ma vie »
  • [00:12:48] Impact de la maladie pour les mamans ou papas solos
  • [00:13:37] « La vie Là », un point de départ
  • [00:15:34] Des solutions trop peu connues
  • [00:17:43] Quand est née « Oncia Community »
  • [00:18:03] Aller plus loin et rendre ce qu’on a reçu
  • [00:19:09] Les missions d’ »Oncia Community »
  • [00:20:52] Le premier axe : sensibiliser
  • [00:21:48] Une portée internationale
  • [00:23:31] Deux modèles de support
  • [00:24:56] Être impactant pour les patient·e·s
  • [00:25:45] 1 € donné est directement investi dans les soins
  • [00:26:14] Un consortium industriel aux valeurs communes
  • [00:26:52] Sensibiliser et supporter la création de centres de santé intégrative
  • [00:28:02] Comment aider et soutenir « Oncia Community »
  • [00:30:44] Pourquoi le nom « Oncia Community » ?

La transcription du podcast avec Françoise Vamecq :

Télécharger via ce lien la transcription du podcast.

Michel Godart: [00:00:00] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground ». Depuis janvier 2025, et pour cinq années, nous sommes aussi sponsorisé par « Plugin Company », notre opérateur de bornes et de cartes de recharge privilégié. « The Podcast Factory Org » est très fier d’être membre de « KAYA » – Coalition des Écopreneur et Écopreneuses, et de collaborer avec le « Love Health Center ». Vous retrouverez tous les épisodes de tous nos podcasts sur le site « What’s Your Story point be ».

Jingle: [00:00:33] Recherche de fréquence radio (ancien mode radio : grésillements), une chaîne est captée et le son se stabilise : « Vous écoutez The Podcast Factory Org ».

Michel Godart: [00:00:35] Bienvenue pour un nouvel épisode Podcast: « Le Podcast High Tech Belgique et France », votre podcast sur les technologies et l’éthique dans les technologies. Alors aujourd’hui, on ne va pas parler techno, ça va être un épisode tout à fait spécial parce que nous sommes pour la troisième année consécutive, actif dans le projet « Podcasthon ». On va parler surtout d’associations qui aident les gens et qui ont des actions sociales positives, et on va les mettre à l’honneur, c’est le but du « Podcasthon ». Qu’est-ce que le « Podcasthon »? Le « Podcasthon » c’est un mouvement pour lequel, pendant sept jours, des milliers de podcasteurs et podcasteurices autour du monde vont se mobiliser, c’est un événement caritatif mondial. Entre le 15 et le 21 mars 2025, chacun va faire un épisode spécial dédicacé dans sa chaîne podcast pour une association et pour ces gens qui, dans l’ombre, ces bénévoles, s’impliquent pour améliorer la société dans laquelle nous vivons. Et ils méritent d’être à l’honneur, et ce podcast va être en soit, avant tout, un appel aux dons. Auditeurs, auditrices, on est tous réunis, on va faire un effort, mettre la main au portefeuille si nécessaire, et faire des dons. Parce que ces gens, ils ont de moins en moins la possibilité de compter sur des subsides et sur les États, ils sont de plus en plus livrés à eux-mêmes à trouver les fonds pour fonctionner. Et nous, on a vraiment envie d’être aujourd’hui la voix et leur ambassadeur qui va mettre en avant ce qu’ils font pour vous motiver à faire des dons. Voilà, j’ai fait une longue introduction mais nécessaire et importante, et j’ai le plaisir de recevoir devant moi Francoise Vamecq!

Francoise Vamecq: [00:01:59] Bonjour, Je suis aussi ravie d’être ici.

Michel Godart: [00:02:02] On va être honnête. En fait on a fait un podcast avec « Oncidium Foundation » avec Rebecca Lo Bue, et elle m’a dit « Ah, tu cherches encore une asso pour un podcast? Moi je connais une asso qui est géniale ». Et quand j’ai été voir votre site, j’ai dit « Waouh, waouh, waouh! » parce que, cette année, les podcasts qu’on propose tournent autour du thème du cancer. Et évidemment on est tombé dans le même panneau que tout le monde, quand on nous a dit cancer, on a pensé thérapie, associatif pour accompagner les malades et récolter des dons pour la recherche contre le cancer, par exemple pour la Fondation contre le cancer. Mais on n’a pas vraiment pensé aux patients dans le sens « bien être de vie des patients », et les auditeurs et auditrices vont comprendre pourquoi je parle de ça dans un instant. Mais on va d’abord commencer par te présenter. Qui es-tu Françoise? Tu peux nous dire quelques mots sur toi? Tu es directrice de cette fondation dont on va parler aujourd’hui?

Francoise Vamecq: [00:02:44] Oui, je m’appelle Françoise Vamecq, je suis en fait cofondatrice de « Oncia Community ». « Oncia Community » est engagée, comme tu le disais, pour accompagner, pour supporter les personnes affectées par le cancer. Alors pas uniquement les patients, mais également leur famille, leur entourage proche, et cela tout au long de leur parcours.

Michel Godart: [00:03:04] C’est vrai que ça c’est aussi quelque chose qu’on oublie. Bien sûr le patient souffre et c’est le premier concerné, mais la famille est impactée, et on l’oublie parfois aussi.

Francoise Vamecq: [00:03:10] Oui, moi j’ai toujours l’habitude de dire, comme tu le disais, c’est que: on parle beaucoup des avancées médicales, de la recherche, et c’est très important, c’est vraiment source d’espoir, ça permet de prolonger la vie, ça permet de guérir ce nombre de cancers qui est de plus en plus important, qui touche de plus en plus de personnes. Ce qu’on oublie parfois c’est la face cachée du cancer, le cancer ce n’est pas seulement subir des traitements lourds, c’est bien plus que ça. Et c’est de cela dont je voudrais vous parler.

Michel Godart: [00:03:38] Françoise ton parcours, c’était quoi au départ? Tu as étudié pour faire quoi dans ta vie? C’est une parenthèse mais c’est important aussi de savoir d’où tu viens.

Francoise Vamecq: [00:03:44] Moi, j’ai vécu quand j’étais petite, à l’étranger, en Algérie. Ça m’a permis de me sentir quelque part citoyenne du monde, d’avoir pu voyager avec mes parents. Et après j’ai vraiment eu cette passion pour aller à la rencontre des personnes, rencontrer des nouvelles cultures. C’est vraiment quelque chose qui est dans mes gènes. Je dis souvent que quand j’étais plus jeune, j’aurais aimé être exploratrice, pouvoir partir pour rencontrer, comme je dis, des nouvelles cultures.

Michel Godart: [00:04:08] Et on va voir que ce que tu fais actuellement tombe particulièrement bien avec cette envie, et tu vas être alignée avec ce rêve d’adolescente je pense, parce que tu vas être amenée à voyager beaucoup.

Francoise Vamecq: [00:04:16] Oui, oui, mais je voyage déjà beaucoup pour mon boulot. Je voyage aussi familialement avec ma famille assez souvent parce que, d’un point de vue aussi éducation, j’avais envie que mes enfants voient ailleurs que leur petit environnement. Et je trouve qu’il y a aujourd’hui, à l’heure actuelle, tant de racisme et de personnes qui sont enfermées dans leur monde et carrées que ça vaut la peine de donner une ouverture et de voir que ailleurs c’est parfois différent, mais très enrichissant.

Michel Godart: [00:04:42] On va peut-être quand même mentionner qui est ton employeur! Parce que je vais t’avouer que, si on va sur notre site « What’s Your Story point be », et qu’on recherche « IBA », on va trouver plein d’interviews. Parce qu’on a déjà reçu des gens chez « IBA » à notre micro dans d’autres projets podcast, notamment avec « hrmeetup.© », et donc je les connais bien ces gens, cette société et ce qu’ils font. Ils font de la protonthérapie, ils proposent du matériel de protonthérapie dans le monde.

Francoise Vamecq: [00:05:00] Moi je travaille depuis le début, tu me demandais quelle était ma formation, en fait je suis physicien nucléaire. Naturellement, « IBA » est une spin-off de l’université de Louvain-La-Neuve, j’ai été travailler avec eux, c’est une aventure passionnante, j’ai pu les voir grandir, participer à ces avancées. La société « IBA » est développeur d’équipement high tech à l’international, pour le diagnostic et pour le traitement du cancer.

Michel Godart: [00:05:26] Alors, je sais que ce n’est pas le sujet du podcast et que ce n’était pas le but de faire un podcast sur « IBA » parce qu’on a déjà quelques capsules sur eux. Mais pourquoi j’ai insisté pour qu’on les mentionne? Parce qu’ils vont avoir un rôle dans ton histoire qu’on va raconter aujourd’hui (Françoise Vamecq: Tout à fait). Ça illustre bien les belles personnes que sont ces gens-là (Françoise Vamecq: Exactement), parce que moi je les aime beaucoup.

Francoise Vamecq: [00:05:41] Ils sont passionnés et au cœur de leurs valeurs, c’est (Michel Godart: Voilà) l’engagement sociétal.

Michel Godart: [00:05:45] Alors, tu es employée « IBA » et puis à un moment donné, c’est quand, quand ça s’est passé la création de « Oncia »?

Francoise Vamecq: [00:05:50] Elle a un an. Mais en fait l’idée est arrivée plus tôt, et peut-être, ce que je peux faire c’est un petit flashback (Michel Godart: Oui) sur mon expérience personnelle qui est en fait à l’origine de cette fondation.

Michel Godart: [00:05:59] Ça allait être un peu ma question, je me dis « Tiens, est-ce qu’il y a un élément déclencheur, un clic qui s’est fait pour que tu aies envie de faire ce que tu fais là? »

Francoise Vamecq: [00:06:05] Comme je le disais, moi j’étais passionnée, j’ai toujours été passionnée par mon boulot, je trouve qu’on a vraiment un impact sur les patients, sur le cancer. J’ai la chance aussi d’avoir un environnement familial formidable, des chouettes enfants, la vie est belle.

Michel Godart: [00:06:18] Dans le meilleur des mondes.

Francoise Vamecq: [00:06:19] Dans le meilleur des mondes. Jusqu’en 2017, le 21 mars exactement, où alors là, tout bascule, ma vie bascule. Je me rappelle, je suis dans ma salle de bain, en train de me regarder dans le miroir, et je m’aperçois qu’il y a quelque chose qui n’est pas normal. C’est pas la première fois que je le vois, mais… Mais voilà et, pour être honnête avec toi, je ne suis pas inquiète, je suis un peu dans le déni parce que je me sens au meilleur de ma forme. Je suis assez sportive, comme je disais on adore les voyages et on revient, avec mon mari et mes trois enfants, du Ladakh en Inde où on a fait notre premier 5000 en haute montagne. Waouh c’était, voilà, on est en super forme. Et puis je m’aperçois progressivement, enfin je vais m’apercevoir par la suite que j’ai été rattrapé par les statistiques, et j’apprends que la Belgique a le record funeste du plus haut cancer du sein au monde.

Michel Godart: [00:07:08] Donc toi, tu avais observé quelque chose au niveau du sein qui (Françoise Vamecq: Ouais) te faisait un peu, pas vraiment t’inquiéter. Tu t’inquiétais pas vraiment, mais tu te dis y a quelque chose (Françoise Vamecq: Voilà, exactement) tu avais quand même un pressentiment, ok. À partir de quel moment tu te dis je vais consulter quand même? (Françoise Vamecq: Ben voilà) T’as attendu longtemps?

Francoise Vamecq: [00:07:22] J’ai attendu trois mois avant de consulter je dirais hein? Mais voilà, c’est des symptômes qui arrivent progressivement (Michel Godart: Ouais), on ne voit pas directement les symptômes. Mais ce que je peux dire aux gens, c’est qu’un cancer pris tôt est un cancer qui est plus facile à traiter, qui impacte moins votre qualité de vie. Si vous voyez quoi que ce soit, la moindre suspicion, allez voir votre médecin, c’est vraiment la première chose à faire.

Michel Godart: [00:07:45] Un peu de prévention c’est quand même bien fort utile, surtout dans le thème qu’on aborde aujourd’hui. On revient à la situation, donc toi tu fais ce constat, mais tu te dis « Bon, tout va bien finalement ».

Francoise Vamecq: [00:07:52] Oui, je m’aperçois finalement que je suis rattrapé par les statistiques et en fait ce que j’aimerais peut-être te poser comme question, et poser aux auditeurs, c’est: « Est-ce qu’ils savent le nombre de personnes qui aujourd’hui vont être diagnostiquée avec un cancer au cours de leur vie? »

Michel Godart: [00:08:05] Alors moi je peux répondre parce que j’ai fait, juste avant toi, une interview et que Rebecca Lo Bue où, dans le cadre d' »Oncidium Foundation », elle m’expliquait le nombre de cancers dans le monde entier et on parlait d’un 10 millions de cancers dans le monde.

Francoise Vamecq: [00:08:19] Oui, en fait ce sera une personne sur trois qui va être touchée par le cancer, c’est terrifiant, c’est des nombres astronomiques. Un homme sur deux, une femme sur trois. Principalement pour la femme: cancer du sein, des poumons et du côlon. Et pour les hommes: prostate, poumon également et côlon.

Michel Godart: [00:08:37] Ce que j’ai entendu dernièrement, tu vas me dire si c’est une information correcte ou pas, j’ai entendu que depuis peu il y a de plus en plus de cancers chez les jeunes enfants aussi, chez les jeunes ados.

Francoise Vamecq: [00:08:45] En fait le cancer chez les enfants ça représente qu’1% du cancer global, mais c’est vrai qu’il y a une tendance à avoir des cancers de plus en plus chez les jeunes. Par exemple, ma voisine qui a 25 ans, elle a un cancer du sein hyper agressif (Michel Godart: Wow), en chimio. En général les cancers des enfants sont plus agressifs, ou des jeunes personnes, mais il faut savoir qu’aujourd’hui on pense souvent que le cancer c’est une maladie de vieux, de personnes âgées, il y a quand même 30 % de personnes qui ont moins de 60 ans, qui ont un cancer hein? On va en rencontrer de plus en plus, parmi son entourage, parmi ses collègues, parmi ses amis. C’est vraiment quelque chose qui nous touche de plus en plus directement, personnellement ou indirectement.

Michel Godart: [00:09:28] C’est une parenthèse importante parce que si les gens qui nous écoutent en ce moment se disent « Pourquoi je ferai un don? » ben c’est simple hein? Regardez simplement, faites le check autour de vous: est-ce que vous avez ne fut-ce qu’une personne qui ne peut pas vous dire « Je ne suis pas concernée par le cancer »? Je crois que la réponse, elle est systématiquement « Non, je suis concerné, je connais quelqu’un ». Moi personnellement, j’en connais plein autour de moi, donc oui ça vaut la peine de faire des dons parce qu’il y a vraiment des gros besoins. Il y a beaucoup d’associations, mais elles ont toutes des gros besoins, donc voilà, ma parenthèse étant faite je vais te laisser continuer. Prise de conscience, tu es atteinte par un cancer si j’ai bien compris?

Francoise Vamecq: [00:09:57] Voilà. Je vous parlais au début de la face cachée (Michel Godart: Oui), de la partie immergée de l’iceberg, du cancer. Avoir un cancer, ce n’est pas uniquement subir des traitements lourds, c’est bien plus que ça. Moi, au moment du diagnostic, ma vie a été complètement chamboulée, le ciel m’est tombé sur la tête.

Michel Godart: [00:10:13] Il y a l’électrochoc de l’annonce!

Francoise Vamecq: [00:10:14] L’électrochoc de l’annonce, je vais dire, pour la première fois de ma vie j’ai vraiment eu peur de la mort.

Michel Godart: [00:10:19] Tu t’es senti en danger? Immédiatement?

Francoise Vamecq: [00:10:20] Immédiatement. À l’hôpital, j’étais consumée par la peur, je cherchais quelles étaient les meilleures options de traitement, quel allait être mon taux de survie, c’est les premières questions qu’on se pose. Et puis on s’aperçoit aussi qu’il va falloir sacrifier une partie de son capital santé, de sa qualité de vie, pour se battre finalement contre ce crabe, qui est très silencieux, et très insidieux.

Michel Godart: [00:10:43] Est ce que tu as eu un accompagnement à l’hôpital par rapport à l’annonce, au choc?

Francoise Vamecq: [00:10:46] Je n’ai pas eu d’accompagnement. Alors, on m’expliquait que, en fait, tous les jours ils avaient trois diagnostics de cancer du sein. Et je me suis retrouvée dans la salle d’attente à devoir reprendre ma voiture, heureusement mon mari était là mais c’était vraiment très compliqué. C’est vrai qu’il est important de mettre en place ce type d’accompagnement psychologique. À leur décharge, je pense que les hôpitaux essaient, de plus en plus conscientisé, à améliorer l’expérience patient. Mais il y a un manque de moyens.

Michel Godart: [00:11:13] Qui sont mis dans des conditions, ils n’ont plus les moyens de faire leur travail et leur passion telle qu’elle devrait être. Et puis tu dis: t’as l’électrochoc, mais j’imagine qu’il y a aussi toute la peur des questions. Parce qu’on a la peur de mourir, mais on a aussi la peur: comment ça va se passer, ça veut dire quoi? Qu’est-ce que ça représente en termes…? Tu te dis « Je vais être impactée dans ma vie, dans mes soins, dans ma vie intime, je dois renoncer à des choses dans ma vie ».

Francoise Vamecq: [00:11:31] Oui, il faut essayer de trouver des réponses à ces questions. Le pire c’est d’aller surfer sur internet, c’est horrible, d’ailleurs je pense que tout le monde a l’expérience d’aller voir pour un petit bobo, ça prend des proportions inimaginables, c’est la dernière chose à faire. J’avais vraiment besoin, j’étais à la recherche d’information et d’éducation. Ce que je voulais dire aussi, c’est qu’à la maison j’étais tout aussi perdue (Michel Godart: Pourquoi?). J’étais perdue parce que d’abord il y a les attentes interminables des examens, on est dans un stress incroyable. On a nos amis qui essayent de nous accompagner, mais ils ont toujours l’impression qu’ils vont faire une bourde en parlant et ils ne savent pas vraiment comment aborder, finalement on s’isole. Je suis une maman avant tout et j’ai trois enfants, et ce que je n’avais pas réalisé c’est que je voulais également prendre soin de mes enfants et que ça ne les impacte pas. J’ai été charcutée au plus profond de ma chair, de ma féminité, comment regagner une image de soi? Comment retourner au travail? Comment…

Michel Godart: [00:12:26] Subir les traitements?

Francoise Vamecq: [00:12:26] Voilà, oui. Oui, principalement, toute cette anxiété, et la douleur hein? Associée aux traitements. Et puis ma maison qui était un véritable chaos, avec des tonnes de papiers: mutuelle, hôpital, qui jonchaient la table de la salle à manger et qui finalement n’a aucun sens et qui pourtant peut avoir un impact financier important pour certaines personnes.

Michel Godart: [00:12:48] Oui, parce que c’est ce que je voulais faire comme parenthèse, il y a des gens qui ont la chance où les deux personnes dans le couple travail, c’est déjà un impact. Mais alors imaginons les gens qui sont maman solo, papa solo, qui ont un cancer et qui tout d’un coup passent d’un revenu qui est peut-être à plus de 2000 ou 3 000 € net, à un 1700 grand maximum par mois, pour vivre! Avec en plus les coûts de soins, de thérapeutes, qu’il faut avancer, il y a un remboursement mais il faut avancer. Et puis tout n’est pas remboursé à 100 %.

Francoise Vamecq: [00:13:12] Et il faut faire les papiers. Et je pense que quand on a un cancer c’est vraiment très compliqué de se concentrer, et de commencer à faire toute cette paperasserie administrative (Michel Godart: On n’a pas le mental), on n’a pas le mental pour faire ça. Et c’est vrai, tu as raison, moi j’ai rencontré des mamans 30, 40 ans, divorcée, avec des enfants, l’équilibre fonctionnait bien et puis le cancer a fait tout basculer hein? Ou des indépendants également, qui finalement ne travaillent plus, ne sont pas assez couverts, et sont totalement abandonnés.

Michel Godart: [00:13:37] Ça c’est une catastrophe sociale, aussi en plus, et on va parler aussi de cet aspect-là.

Francoise Vamecq: [00:13:41] J’ai eu la chance d’être bien entourée familialement, j’ai eu la chance de travailler chez « IBA » qui était dans le secteur médical, j’ai eu l’opportunité de répondre à mes questions. Et puis « IBA », dans son engagement sociétal, subventionnait depuis plusieurs années « La vie Là » qui est un centre de santé intégrative. On appelle ça des maisons de ressourcement en Belgique.

Michel Godart: [00:14:00] Il y a un joli jeu de mots hein? La vie…là…

Francoise Vamecq: [00:14:02] Exactement, c’est « La Villa » le bâtiment, mais aussi « La Vie Là ».

Michel Godart: [00:14:07] Là, à cet endroit-là.

Francoise Vamecq: [00:14:08] À cet endroit-là. On organise chaque année, et d’ailleurs, si vous êtes dans le coin le 28 juin, on organise comme chaque année, à Louvain-La-Neuve, un Rock Against cancer pour des maisons de ressourcement: « La Vie Là », « L’essentiel » à Namur. Ce que je voulais dire, c’est que j’étais dans le comité organisateur, mais je ne savais pas exactement ce qu’ils faisaient, je savais qu’il supportait des patients ayant le cancer, mais je n’étais pas vraiment au courant. Quelqu’un m’a dit « Ben tu ferais bien d’aller voir ». Quand j’ai passé la porte, j’ai eu l’effet « Waouh »! Je me suis directement sentie comme dans un cocon, une atmosphère sécurisante où toutes les personnes répondaient enfin à mes besoins. J’ai pu faire, gratuitement parce que, il faut savoir que c’est une association qui donne les soins gratuits, et que malheureusement le pouvoir public, la santé, ne remboursent pas encore ses soins. Mais j’ai pu avoir des massages pour réduire mes douleurs, j’ai pu faire de la méditation, j’ai fait un stage de huit semaines (Michel Godart: Wow) de Kabat-Zinn, pour ceux qui connaissent. Organisé par « La Vie Là », qui m’a donné tous les outils pour réduire mon anxiété, j’ai pu faire de la sophrologie, de l’écriture dirigée, partager avec d’autres patients, et plein d’autres choses. En fait, ils ont un panel d’activités qui répond à chaque besoin des patients. Les patients peuvent avoir des besoins différents, dépendant du stade où ils sont dans leur parcours, et dépendant aussi de la personnalité du patient. C’était une expérience incroyable.

Michel Godart: [00:15:34] Mais c’est dingue hein? Parce que c’est le moment de ta vie où n’importe quel médecin sensé te dirait « Prends soin de toi, tu en as besoin ». Et c’est justement ce que tu n’as pas les moyens de faire, parce que tes revenus ont fondu comme peau de chagrin. Avoir un endroit comme ça où on peut aller, avoir la gratuité de soins, avoir une ambiance, tu l’as dit « Waouh! Effect », positive, ressourçant… C’est ça en fait, moi j’ai été voir les photos, c’est juste magnifique. Tu m’en a envoyé d’autres, il y a d’autres établissements, on va en parler, à travers le monde! C’est « Waouh! » effectivement, et ça, je pense que ça commence par ça le besoin de prendre soin de soi, c’est être dans la nature, donc on va en parler aussi, mais c’est avoir un environnement qui est ressourçant, c’est important.

Francoise Vamecq: [00:16:08] Ouais, c’est vraiment, ils font un travail formidable (Michel Godart: Ouais), ils font un travail formidable. Malheureusement, si on prend un patient ordinaire qui navigue dans ce monde inconnu, qu’est-ce qu’il va faire? Il va aller voir son médecin traitant, son médecin traitant, moi le mien m’a donné des antidépresseurs. Ce n’était pas vraiment la solution que j’attendais et je voulais rester acteur de ma maladie, je voulais garder mon autonomie. Il peut aller chez son Oncologue, mais en sachant qu’une consultation oncologique dure en moyenne 20 minutes et que le patient va être interrompu après quelques secondes, impossible de déposer ses émotions. Il pourrait aller à « La Vie Là », vous me direz, mais Michel, je te pose une question: est-ce que tu connaissais la villa avant que j’en parle? Est-ce que tu connais des maisons de ressourcement ou de santé intégrative autour de toi.

Michel Godart: [00:16:54] Pour être honnête avec toi, je connais parce qu’on a fait un podcast sur le « Relais pour la Vie » où on m’en a parlé de « La vie Là », mais je n’avais aucune idée de ce que ça représentait. Et avant ça je n’avais jamais entendu parler, donc non effectivement, on ne m’en a jamais parlé, pourtant j’ai des personnes concernées dans mes proches et… On aurait pu m’en parler.

Francoise Vamecq: [00:17:07] Tu es d’accord avec moi que c’est un véritable problème que le grand public, je suppose la majorité des auditeurs, même les Oncologues, les patients ne sont pas au courant de ces centres. Et c’est vrai que ces centres sont très rares, c’est des initiatives locales, souvent qui ont été créées par une ou deux personnes en collaboration avec l’hôpital. Ils prodiguent des soins gratuits, non subventionnés, il n’y a aucune intervention du ministère de la Santé, des Services publics. Dans n’importe quel pays, tu ne peux être que d’accord avec moi que c’est un véritable problème hein?

Michel Godart: [00:17:43] Effectivement! Si je comprends bien, et si je t’ai bien écoutée, c’est ça qui va être l’élément déclencheur de la création d' »Oncia »? Et ça date de quand?

Francoise Vamecq: [00:17:50] On a démarré au mois de février de l’année passée mais on travaillait déjà sur le projet depuis longtemps, et on était convaincu de ce que l’on appelle l’humanisation des soins de santé.

Michel Godart: [00:18:01] Mais ça a démarré par toi?

Francoise Vamecq: [00:18:02] Ça a démarré par moi, oui!

Michel Godart: [00:18:03] Parce que ton cas t’a fait prendre conscience, faire connaissance avec eux, puis tu as fait quoi, tu es allée voir « IBA » ou c’est toi qui a…?

Francoise Vamecq: [00:18:09] Au départ, j’ai commencé par faire des formations en sophrologie, en hypnose, en réflexologie plantaire, afin de pouvoir, finalement, redonner ce que l’on m’avait apporté et travailler comme bénévole à « La Vie Là » et soigner des patients, pouvoir partager mon expérience avec les patients.

Michel Godart: [00:18:25] En plus de ton boulot et en étant malade?

Francoise Vamecq: [00:18:26] En plus de mon boulot et en étant malade (Michel Godart: Wow). Et puis je me suis dit que finalement, il était temps aussi de récolter les fruits de toutes les graines que l’on sème au cours de sa vie. Et je me suis demandé comment est-ce que je pouvais essayer d’avoir une initiative de plus grande ampleur, essayer de pouvoir toucher plus de patients. J’ai passé la porte du CEO d' »IBA », Olivier Legrain, et je lui ai raconté la même histoire que je te raconte maintenant, que je vous raconte aujourd’hui. Et il a été directement convaincu, directement convaincu que au-delà des progrès technologiques, qui est en fait la mission fondamentale d' »IBA », humaniser les soins de santé en cancer, c’est tout aussi important.

Michel Godart: [00:19:09] Parce que c’est de ça dont on parle aujourd’hui hein? C’est le côté humain, il manque un côté humain on l’a dit: quand on fait une annonce, on manque un accompagnement humain dans les hôpitaux parce qu’il y a défaillance en termes de ressources et non pas une faute des gens, on parle bien de manque de ressources. C’est de ça dont on parle aujourd’hui. Et finalement, même dans ton approche, avec ce que tu vas créer et la fondation que tu vas créer, il va rester toujours ce problème de manque de ressources. C’est pour ça qu’on fait encore un petit clin d’œil, s’il vous plaît, pensez à faire un don, vraiment c’est hyper important! Et on va aussi en parler, ce que vont devenir ces dons. On a parlé d' »Oncia », on a parlé de sa genèse et de comment elle est apparue cette fondation, on va maintenant un peut parler de ses missions profondes, ses envies profondes et de ses besoins.

Francoise Vamecq: [00:19:46] En discutant avec Olivier Legrain, le CEO d' »IBA », on s’est aperçu qu’on avait tous les atouts pour essayer de toucher plus de patients. On avait un réseau international en oncologie dans le domaine médical qui était important, on avait cet esprit entrepreneurial et on avait surtout cette passion dans l’engagement sociétal, ce qu’on appelle le giving back. Et on avait un réseau de partenaires, qu’on a mobilisé, et qui partagent les mêmes valeurs que nous. Alors, quelle est la mission d' »Oncia Community »? C’est un réel engagement pour prendre soin des patients dans leur globalité, avec une approche vraiment centrée sur l’humain, les patients et leurs familles. Parce que l’on est convaincu, qu’au-delà des traitements, de la médecine conventionnelle, qui traite la maladie, il est aussi, en complément, important d’adresser les patients dans toute leur dimension de la santé. Ça veut dire les dimensions physiques, émotionnelles, sociales, éducatives.

Michel Godart: [00:20:44] C’est ça l’humain.

Francoise Vamecq: [00:20:45] C’est la mission d' »Oncia Community », c’est vraiment quelque chose qui manque aujourd’hui dans nos sociétés.

Michel Godart: [00:20:51] L’humanité quoi!

Francoise Vamecq: [00:20:52] L’humanité. « Oncia Community » c’est une initiative structurée, impactante, à haut engagement social, qui travaille principalement sur deux axes. Le premier axe, c’est sensibiliser, sensibiliser à l’importance du volet humain. Et on s’aperçoit de plus en plus, c’est supporté par des évidences cliniques, qui montrent que prendre en charge le patient avec ce volet humain, ce n’est pas uniquement du bien-être, c’est du bien-être et c’est bien, mais c’est plus que ça. Ça impacte la qualité de vie du patient, parce qu’il faut savoir que ces traitements lourds, il y a un certain pourcentage de patients qui ont tendance à abandonner (Michel Godart: Tellement…) et à ne plus supporter les traitements. Ça diminue les récidives, ça augmente la rémission, et finalement c’est quelque part, c’est du bon sens, c’est biologique. Réduire l’anxiété augmente l’immunité, diminue l’inflammation, et tout va dans le bon sens pour la guérison.

Michel Godart: [00:21:48] Et Je vais aller dans ce sens, moi j’ai reçu des cours de soins infirmiers au Nursing de Mons où il y avait une professeur qui nous expliquait que quand on faisait des études sur la douleur, les patients qui avaient de la distraction, la demande en morphine, la demande en calmants diminuait quand les patients avaient un accompagnement de distraction, de penser à autre chose qu’à la douleur. C’est quelque chose qui est connu depuis très longtemps.

Francoise Vamecq: [00:22:07] Et c’est du bon sens! Voilà, un enfant qui tombe, qui se fait mal, qui commence à pleurer, ben on peut le soigner avec un désinfectant mais la première chose qu’une maman va faire, c’est de le prendre dans ses bras et lui faire un gros câlin, et déjà une grosse partie de la douleur, de l’anxiété, va disparaître. C’est quelque chose que l’on ressent naturellement, mais qui n’est pas assez développé dans les soins de santé traditionnels. « Oncia Community », pour sensibiliser tous les parties prenantes: les patients, les hôpitaux, ministère de la Santé publique, le grand public, qu’est-ce que l’on fait? On organise des webinars, on organise des visites afin de se rendre compte de l’impact positif de ces maisons, de tout ce qui font, du travail formidable qu’ils font. Trop peu de personnes connaissent ces centres, ont fait, et je te remercie, un podcast, voilà, tout ce qui peut servir, on consolide également tous les différents modèles de supports à travers le monde et les publications scientifiques afin de prouver que ce genre de soin, c’est plus que du bien-être. C’est également impactant directement sur la santé. Grâce à notre réseau international, nous notre envie et de développer ça au niveau international. Donc on travaille sur la Belgique, on travaille aussi dans le monde entier, afin de supporter, de promouvoir, ce genre de soins également en complément, en addition avec les traitements.

Michel Godart: [00:23:31] C’est souvent lié à un établissement, si je comprends bien?

Francoise Vamecq: [00:23:33] Il y a deux modèles de support: ou bien on l’a directement au niveau de l’hôpital, mais nous ce que l’on promeut c’est de vraiment avoir un établissement dédié à l’extérieur de l’hôpital mais proche de l’hôpital. Ça, c’est vraiment le premier volet, le deuxième volet c’est beaucoup plus pragmatique, beaucoup plus concret, c’est de supporter et de créer des centres de santé intégrative de par le monde, en collaboration avec des associations et des hôpitaux.

Michel Godart: [00:24:01] Des donateurs aussi, avec des entreprises qui sont des mécènes et on peut imaginer ça?

Francoise Vamecq: [00:24:04] Bien sûr, il faut les trois volets. Il faut en fait trois axes, le premier volet c’est l’expertise, et donc grâce à notre réseau international au niveau médical, on a pu réunir un réseau d’experts qui sont spécialisés quelque part, conscientisés par ce qu’on appelle l’oncologie intégrative, c’est à dire adresser, comme on l’a dit, les individus dans toutes leurs dimensions de la santé. On a différents partenariats, et notre objectif est de créer des ponts entre les associations, les hôpitaux, qui sont parfois: je dirais « le nez dans le guidon ». Et de leur donner l’opportunité de voir ce qui se passe ailleurs et de pouvoir bénéficier, de ne pas réinventer la roue, et de pouvoir bénéficier de cette expertise. Bénéficier de cette expertise, ça peut leur permettre de si ils veulent créer un projet, de minimiser les risques, d’avoir un projet qui est plus rapidement implémenté avec notre support.

Michel Godart: [00:24:56] Et impactant du coup, directement pour les gens quoi!

Francoise Vamecq: [00:24:58] Oui, c’est ça. Nous, ce que l’on veut, c’est vraiment de développer des structures qui sont le plus impactant pour les patients. En faisant un peu un inventaire des meilleurs modèles de support à travers le monde, on s’est aperçu que d’abord il y avait des gens qui avaient développé des programmes d’activités extraordinaires, qui avaient vraiment un impact sur la santé. Nous, on favorise vraiment ce genre d’activité hein? Parce que, il y a aussi, et c’est pénalisant pour le secteur, toutes les dérives sectaires, il y a quand même un nombre de charlatans qui naviguent autour du cancer et qui n’apportent pas, et c’est vraiment très malheureux parce que ça décrédibilise en fait ce genre d’initiatives. Nous, on cherche à promouvoir des activités qui sont prouvées, avec lesquelles il y a des évidences cliniques, ça c’est le premier point. Avoir des professionnels de la santé.

Michel Godart: [00:25:45] Pour le deuxième support c’est les donations, j’imagine? On l’a dit!

Francoise Vamecq: [00:25:47] Alors le deuxième support, oui c’est les donations. Pour cela, on est supporté, je le disais, par « IBA », qui nous donne la chance de supporter tous nos frais d’opération (Michel Godart: Wow) et c’est ce que (Michel Godart: Chapeau!) je voulais dire c’est que, aujourd’hui, 1 € donné est directement investi dans les soins, dans la création de centres pour supporter les soins. On a ce pool de donateurs, on a des industries, des partenaires industriels avec un fort engagement sociétal qui partagent la même mission que nous.

Michel Godart: [00:26:14] C’est un mécène « IBA »? (Michel Godart: Quelque part…) oui hein? Clairement!

Francoise Vamecq: [00:26:17] Ben « IBA » et « B-Corp ». « IBA » a dans ses valeurs un très haut engagement sociétal, ça fait partie des valeurs.

Michel Godart: [00:26:24] Il faut le saluer, puis il faut inviter d’autres entreprises, quand ils entendent ça, à se dire « Moi patron, j’aimerais bien aussi rejoindre le groupe et être aussi un mécène », parce que ça ne peut pas s’arrêter à un, on peut être à plusieurs à vous supporter, en tant qu’entreprise?

Francoise Vamecq: [00:26:35] Pour clarifier, ce n’est pas une fondation « IBA ». On a réfléchi, justement avec Olivier Legrain, le CEO d' »IBA », en se disant qu’on voulait être indépendant, Pendant neutre… Et pour être plus impactant possible il fallait joindre nos forces, on est en train de créer un consortium industriel qui partage les mêmes valeurs que nous.

Michel Godart: [00:26:52] On va faire l’appel aux dons mais alors on va faire un appel aux industriels, aux entreprises qui vous écoutent, qui nous écoutent, de se joindre et de s’informer auprès de vous hein? Ça, je crois que c’est important à signaler!

Francoise Vamecq: [00:26:59] Oui, tout à fait. C’est les deux missions de « Oncia Community » Foundation. La première mission, comme je le disais, c’est sensibiliser. La deuxième mission, c’est supporter et créer des centres de santé intégrative, avec un modèle de support qui est optimal. Et quand on est allé faire un inventaire des différents modèles de support, ce que l’on préconise, c’est un programme d’activités basé sur des évidences cliniques d’un côté, mais également on a été vraiment inspiré par une initiative en Angleterre, les Maggie’s Center. C’est un réseau de 30 centres en Angleterre, principalement, qui est convaincu que la beauté, et la nature, est également extrêmement important (Michel Godart: Oh que oui) dans le cadre de la santé. Ils bâtissent des espaces espace de cocooning, où les personnes se sentent dans un oasis de bien-être.

Michel Godart: [00:27:50] En lien avec la nature?

Francoise Vamecq: [00:27:51] En lien avec la nature, où chaque détail, ou chaque dessin architectural, est pensé en ce sens. Quand on rentre dans une magie centers, comme tu dis, c’est waouh!

Michel Godart: [00:28:02] C’est important ce que tu dis parce que tu sais que la majorité des personnes qui font un burnout, qui vont voir un thérapeute, quel que soit le type de thérapeute, un médecin généraliste, un psychiatre, un psychologue ou un spécialiste de l’accompagnement des burnout, la première chose qu’ils disent : « Reconnectez-vous à la nature, allez faire des balades en nature ». Et ça marche, évidemment pour le cancer c’est pareil, il faut un contact avec la nature, C’est humainement nécessaire. Puisqu’on parlait de l’humain! Qu’est-ce qu’on peut encore dire sur « Oncia » Foundation?

Francoise Vamecq: [00:28:26] Moi, ce que je voulais vous dire, c’est: Comment est-ce que vous, vous pouvez contribuer (Michel Godart: C’est ça). Parce que, comme on le disait au début, malheureusement on est tous touchés par le cancer de près ou de loin. Comment est-ce que vous pouvez nous aider à supporter, à promouvoir la nécessité qui est urgente.

Michel Godart: [00:28:45] De créer des types de centres comme ça?

Francoise Vamecq: [00:28:46] De créer ce type d’accompagnement des patients. Moi, ce que je vous suggère, c’est d’en parler autour de vous, de faire connaître ce genre d’initiatives. Je vous suggère également d’aller visiter notre site web: « Oncia Community point org » afin de comprendre, de voir les webinars, de comprendre mieux, de voir les photos, de voir quelle est notre action.

Michel Godart: [00:29:07] On fait un appel aux dons, mais on est conscient aussi que dans la société actuellement il y a des gens qui sont limite, dans une pauvreté, et que pour eux un don c’est déjà beaucoup, même 1 € ça peut être difficile pour certains, il ne faut pas l’oublier. Et bien ils ont quand même un pouvoir, ils peuvent vous aider en faisant un like, un commentaire, un partage sur vos publications de vos réseaux sociaux pour vous aider à être visible. Parce que cette visibilité, c’est elle qui va vous mettre en contact avec des opportunités, que ce soit entreprises, donateurs, voilà, vous avez tous un rôle à jouer auditeur, auditrice. Ça commence par communiquer, ça commence par partager, ça veut dire en parler autour de vous aussi. Parce que y a pas que les réseaux sociaux. Le bouche à oreille est le meilleur média qui existe depuis tous les temps.

Francoise Vamecq: [00:29:43] Tout à fait. Mais vous pouvez également aller sur nos réseaux sociaux, sur LinkedIn, et partager nos posts, allez voir nos activités, c’est également très important et c’est un vecteur qui est important pour justement sensibiliser les personnes. La deuxième chose que vous pouvez faire, c’est nous aider à supporter ces associations qui font un boulot formidable et qui malheureusement ne sont pas subventionnées. Ce sont en général des ASBL, des fondations qui tous les jours doivent aller collecter de l’argent pour soigner les patients.

Michel Godart: [00:30:14] Collecter de l’argent veut dire aussi qu’il faut des bénévoles. Est-ce que vous avez des bénévoles? Vous avez besoin de bénévoles?

Francoise Vamecq: [00:30:18] Alors il y a des bénévoles qui travaillent, exactement. Et c’est un mixte en général: d’oncologues, d’infirmiers, de professionnels de la santé qui peuvent dispenser massages, réflexologie, sophrologie, psychologie. Et alors une équipe de bénévoles qui sont là pour accueillir les patients et créer le lien social.

Michel Godart: [00:30:36] Monsieur tout le monde peut être bénévole finalement? (Françoise Vamecq: Tout à fait), il y a toujours quelque chose à faire!

Francoise Vamecq: [00:30:39] Exactement.

Michel Godart: [00:30:40] Donc on peut vous contacter pour faire ça?

Francoise Vamecq: [00:30:42] Également aussi (Michel Godart: Ouais, super!), tout à fait.

Michel Godart: [00:30:44] Françoise, est-ce qu’on a dit tout ce qu’on voulait dire sur cette fondation et votre formidable travail? Parce que vous faites beaucoup de choses, je crois qu’il faudrait presque 1h et demie de podcast pour décrire un peu mieux tout ce que vous faites.

Francoise Vamecq: [00:30:52] Moi ce que je voulais peut-être, en conclusion expliquer pourquoi le nom « Oncia Community »?

Michel Godart: [00:30:56] Moi je m’étais dit il y a « Onco », « Oncia » donc je me dis le cancer ben c’est clairement illustré.

Francoise Vamecq: [00:31:01] « Oncia » pour oncologie, avec un « A » au bout pour la partie plus humaine du cancer.

Michel Godart: [00:31:06] Et je dirais même « A » de associatif?

Francoise Vamecq: [00:31:08] Et « A » de associatif. Community parce que notre objectif est de créer une communauté avec toutes les parties prenantes: les oncologues, les associations, services publics, les industriels, les mécènes.

Michel Godart: [00:31:22] Parce que être humain, c’est faire de la communauté, parce qu’un humain est un être social avant tout.

Francoise Vamecq: [00:31:28] C’est ça, exactement. Nous, on veut avoir un impact, pas uniquement en Belgique hein? On travaille sur les différents pays, on travaille en Espagne, on travaille en France, on travaille en Angleterre (Michel Godart: J’ai vu ça), on travaille aux États-Unis. Notre but, comme je le disais au tout début, être un citoyen du monde, le but est que chaque patient puisse bénéficier d’un support global centré sur l’humain, quel que soit son pays, ses origines, tout au long de son parcours santé.

Michel Godart: [00:31:56] J’ai une bonne nouvelle pour toi Françoise, parce que je ne te l’ai pas encore dit, mais il y a deux particularités à ce podcast. La première, c’est qu’on a un voicemail, donc on peut te laisser un message vocal pour t’encourager toi, tes collègues ou les bénévoles. On peut te poser une question, on peut te dire merci par message vocal, et on les partagera, ça sera aussi une façon de vous faire connaître et parler de vous qui peut être chouette et intéressante. La deuxième bonne nouvelle qu’il y a dans ce podcast, c’est qu’on fait une transcription intégrale pour rendre le contenu de ce podcast accessible aux personnes sourdes et malentendantes. Mais ça veut dire qu’indirectement il y a du texte dans l’article où on a toute la transcription du podcast. Et ce texte peut se traduire dans toutes les langues du monde avec un plugin sous Chrome qui est Google Translate. Ça veut dire que le podcast est en français pour nous écouter, on a une version anglaise qui a été fait avec Caroline Garcia où tu as répondu en anglais à toutes les questions qui internationalisent déjà bien le podcast et le « Podcasthon », et l’action « Podcasthon » de ce jour. Mais le texte peut être transcrit dans toutes les langues du monde grâce à ce translate Google et ce petit plugin dans Chrome. Donc voilà, on est international comme vous.

Francoise Vamecq: [00:32:50] Je dirais en conclusion que « The Podcast Factory Org » fait totalement partie de notre communauté, et je vous remercie vraiment pour votre support et votre contribution.

Michel Godart: [00:33:00] Je te remercie Françoise, à très bientôt. Et puis auditrices et auditeurs, s’il vous plaît, n’oubliez pas le but de ce podcast: faites un don! À bientôt, Au revoir!

Francoise Vamecq: [00:33:06] Merci, Au revoir.

Jingle: [00:33:11] Recherche de fréquence radio (ancien mode radio : grésillements), une chaîne est captée et le son se stabilise : « Vous écoutez The Podcast Factory Org ».

Michel Godart: [00:33:12] Michel Godart: Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground ». Depuis janvier 2025, et pour cinq années, nous sommes aussi sponsorisé par « Plugin Company », notre opérateur de bornes et de cartes de recharge privilégié. « The Podcast Factory Org » est très fier d’être membre de « KAYA » – Coalition des Écopreneur et Écopreneuses, et de collaborer avec le « Love Health Center ». Vous retrouverez tous les épisodes de tous nos podcasts sur le site « What’s Your Story point be ».

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