Sophie Mentior – La journée bien-être Aéridia
Sophie Mentior – La journée bien-être Aéridia

Sophie Mentior – La journée bien-être Aéridia le 9 mars 2025. Podcast #515 hrmeetup.©
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Sophie Mentior a emprunté plusieurs chemins au cours de sa carrière.
Résiliente, elle a su transformer chaque épreuve en opportunité, chaque détour en une étape vers son accomplissement. Dans cet épisode, nous vous invitons à découvrir son parcours unique, un chemin de vie marqué par une quête constante de sens et de création.
Avec enthousiasme, Sophie observe, apprend et explore ce qui l’entoure. Elle conjugue avec sagesse une approche rationnelle et structurée à une intuition créative qu’elle laisse s’exprimer librement. Plutôt que d’opposer ces polarités, elle en fait une richesse, un équilibre précieux qui nourrit son parcours.
Le fil rouge de sa vie : une profonde connexion au corps, à la musique, aux mondes invisibles et à l’humain. D’abord professeure de mathématiques et de sciences, Sophie s’est spécialisée dans la remédiation scolaire pour les jeunes de 12 à 19 ans, en créant une petite école de devoirs dédiée à leur épanouissement.
Puis, la vie l’a conduite à se réinventer une fois encore. Aujourd’hui, elle est thérapeute corporelle, formée au massage initiatique et à la thérapie corporelle quantique. Parallèlement, Sophie s’adonne à deux passions artistiques : le chant et le violoncelle, qui enrichissent son univers.
Tout au long de ce parcours, Sophie a semé les graines du bien-être et du partage dans le jardin de sa vie. Mais elle sait qu’un bouquet varié de fleurs est toujours plus vibrant. C’est pourquoi elle a décidé de rassembler d’autres professionnel·le·s autour d’un projet collectif : « Aéridia ».
Bloquez dès à présent votre agenda : le 9 mars 2025, une journée unique de découvertes et d’échanges vous attend. Envie d’en savoir plus sur Sophie et son projet ?
Cet épisode de podcast est l’occasion parfaite pour plonger dans son univers et découvrir sa vision.
Liens utiles :
- Découvrez Kosmoze Massage pour une expérience unique de relaxation corporelle : https://kosmoze-massage.be
- Participez à la journée bien-être Aéridia 2025 le 9 mars : https://aeridia.be
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Séquençage du podcast avec Sophie Mentior :
- [00:00:18] Introduction et contexte du podcast
- [00:00:42] Le rêve d’adolescente
- [00:02:08] Diplômée : une licence en chimie
- [00:03:04] 1. La Machine de Pascal
- [00:04:38] Un bel impact social
- [00:05:22] Une rupture qui chamboule la vie
- [00:07:00] De l’extra-scolaire au scolaire traditionnel
- [00:08:09] 2. Devenir professeure de mathématiques
- [00:09:14] 3. S’inspirer de Marie Mélis
- [00:11:35] Un épuisement professionnel
- [00:13:52] L’apprentissage des massages initiatiques
- [00:18:18] 4. Se réinventer à nouveau
- [00:20:07] Kosmoze Massage
- [00:20:40] Les vertus de ces massage
- [00:23:08] Où sont proposés ces services ?
- [00:23:16] Le projet Aéridia : la proposition et l’idé
- [00:26:53] La date
- [00:26:58] Où ?
- [00:27:06] L’horaire prévu
- [00:27:17] Le prix
- [00:27:31] Le futur et les objectifs d’Aéridia
- [00:28:29] C’est quoi un bon RH ?
- [00:29:09] Le « Wow effect »
- [00:30:32] Quel message pour les patrons d’entreprise et les DRH ?
- [00:32:10] Clôture de l’épisode et appel à action
La transcription du podcast avec Sophie Mentior :
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Michel Godart: [00:00:00] Ce projet de podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground », et vous retrouvez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story point be ».
Michel Godart: [00:00:18] Bienvenue pour un nouvel épisode hrmeetup.©, votre podcast sur les passions au travail et les ressources humaines. Aujourd’hui, nous sommes comme toujours chez « transforma » à Bruxelles Evere qui nous accueille, et j’ai la chance de recevoir à mon micro aujourd’hui une personne avec un grand sourire. La mise en relation était faite via ma collègue Estelle Mentior, puisqu’il s’agit de sa sœur, Sophie Mentior, bonjour Sophie.
Sophie Mentior: [00:00:39] Bonjour Michel, merci de me recevoir sur ce podcast.
Michel Godart: [00:00:42] Alors les auditeurs et auditrices connaissent ta sœur parce que : elle coorganise avec moi et Lauriane les soirées « Humana », au Cook & Book, tous les deux mois. On va avoir cette interview ensemble sur ton parcours de carrière. J’ai une question classique de démarrage, c’est de ton rêve d’adolescente que s’est-il passé? Est-ce que ça a guidé tes études ? Et puis le but de la question c’est de savoir, finalement, si aujourd’hui tu es aligné avec ton rêve d’adolescente ?
Sophie Mentior: [00:01:04] Mon rêve d’adolescente c’était de comprendre le monde. Et donc voilà, je me rendais compte qu’il y avait plein de choses que je ne comprenais pas, notamment peut être les relations humaines et les interactions. J’avais une soif de comprendre tout ce qui se passait autour de moi, surtout tout ce qui était procédé, transformation, etc.
Michel Godart: [00:01:19] La curiosité!
Sophie Mentior: [00:01:20] Oui, la curiosité de tous les process en fait. Et je me souviens quand j’ai dû choisir mes études, j’hésitais entre la médecine, l’architecture, la boulangerie et la poterie. Il y avait une part de moi qui se sentait appelée dans le soin à l’autre, il y avait une part de moi qui est très manuelle, une part assez intellectuelle aussi, et finalement j’ai choisi la chimie. Je me suis dit, « En fait, le point commun de tout ça, le dénominateur commun que je trouve, c’est de comprendre la matière ». Je me suis dit « La chimie, elle va me permettre de faire la boulangerie plus facilement, parce que j’aurais compris les assemblages de matières. Je la retrouverai dans l’architecture, parce que j’aurai une meilleure compréhension des matériaux ». J’avais l’impression que la chimie, finalement, était mon plus petit dénominateur commun pour comprendre le monde. C’est comme ça que j’ai entrepris mes études de chimie qui étaient aussi manuelles, puisqu’il y avait tout l’aspect expérimentation. J’ai adoré mes études, vraiment.
Michel Godart: [00:02:08] Diplômée ?
Sophie Mentior: [00:02:09] Diplômé, licence en chimie, et en fait la dernière année on a un mémoire à faire, et ça n’a pas été une expérience très heureuse pour moi. J’avais un prof qui venait d’être nommé, donc on a dû constituer le laboratoire. Ça a été un peu brouillon, très dispersant, etc. Je n’ai pas été accompagnée, j’aurais eu besoin d’avoir un parrain qui me chapeaute, qui me dirige, qui me guide plus… Et ça n’a pas été le cas. Et au sortir de ça, je me suis dit « Ben en fait, tout ce que j’ai appris m’a profondément nourrie, dans la compréhension justement que j’avais cette envie de comprendre beaucoup de choses », mais par contre je ne me voyais pas travailler dans l’industrie chimique. J’avais l’impression qu’au niveau des valeurs, notamment de la pollution, quand je voyais dans les laboratoires déjà rien que faire la vaisselle à l’éthanol… Je voyais les litres d’acétone et d’éthanol qu’on déversait dans les éviers, et ça déjà, il y avait une part de moi qui n’était pas ok du tout avec cet aspect-là. Et je comprenais les recherches, tout le beau que ça pouvait amener, mais il y avait une part de moi qui n’arrivait pas à se dire que j’allais contribuer à ça.
Michel Godart: [00:03:04] Comme tu vas nous parler d’une réorientation professionnelle, quel était un peu le parcours et puis quel est le moment clé où tu te dis « Bon, je vais changer de route ».
Sophie Mentior: [00:03:11] En fait j’ai rencontré très vite le papa de mes enfants, aux études en même temps, et donc lui était artiste, peintre et musicien. Au sortir de mes études j’ai été au chômage, et là j’ai commencé à travailler, entre guillemets, comme son agent artistique. J’ai mis à profit trois ans comme ça, j’étais sortie de mes études à 22 ans, à 25 ans je me suis dit « Waouh! En fait, là où je pensais qu’on allait décoller sa carrière artistique et que ça allait, ben nous apporter la possibilité de vivre de son art… » En fait, ça ne décollait pas suffisamment que pour qu’on puisse sortir, lui et moi du chômage. Là en fait j’ai commencé à donner des cours privés de maths et de sciences à des adolescents, pour rentabiliser en quelque sorte mon bagage scientifique. Et j’ai eu le plaisir de voir que tout d’un coup, pffff, ho, une bulle extraordinaire s’est ouverte pour moi. Un : parce que ça m’a passionné, le contact avec les jeunes était évident, en tout cas j’avais énormément de plaisir à les côtoyer, j’avais énormément de plaisir à expliquer, ré expliquer. Et donc j’ai créé une petite école de devoirs que j’ai appelé « La Machine de Pascal ». Et donc j’ai travaillé pendant quinze ans, en extra-scolaire, pour aider les adolescents entre douze et 19 ans. J’ai adoré ce travail, je crois que j’ai accompagné plus de 600 jeunes à remédier à leurs difficultés scolaires, de tous les types d’enseignement, tous les types d’écoles. Donc pour moi, c’était absolument pas lassant parce que j’avais continuellement des enfants qui venaient de structures différentes. Donc à chaque fois je découvrais des nouveaux cours, je voyais comment les professeurs expliquaient la matière, donc ça m’enrichissait pour ensuite pouvoir moi ré expliquer à d’autres, etc.
Michel Godart: [00:04:38] Et quel impact social!
Sophie Mentior: [00:04:39] Oui, et chouette! Effectivement. Les plus beaux moments que j’ai vécu avec mes élèves, c’était de voir que : parfois j’avais des parents qui me disaient « Oui bon, les maths dans la famille », en plus maths et sciences c’est des matières un peu « mouton noir » hein? Donc On me disait parfois « Nous, les maths, les sciences, dans la famille, on est plutôt littéraires… C’est génétique », une espèce de fatalité là-dessus. Parfois, j’ai suivi certains élèves plusieurs années, et quand après, par exemple trois ans, ben l’enfant finalement décidait de faire des études, par exemple de kiné ou d’infirmière, ou il y a vraiment ce côté scientifique qui est bien là, je me disais mais quelle joie pour moi de voir qu’il s’est ouvert à ça et que finalement il a dépassé la fatalité de se dire « Ah ben dans ma famille on n’est pas scientifique » et de lui se dire « Ben, finalement c’est ça qui m’appelle, et je me sens capable de le réaliser ».
Michel Godart: [00:05:22] De ce parcours, de cette école que tu as créée : ensuite?
Sophie Mentior: [00:05:25] De cette école, ensuite ce qui se passe, c’est au niveau de ma vie privée, de façon pas du tout anticipée : tout d’un coup en fait, je me rends compte que je ne me réalise pas tel que j’en ai le besoin, que quelque part je me suis enfermée dans mon couple, dans une réalité dans laquelle c’est confortable, mais je ne réalise pas qui je suis. Cette rupture en fait va complètement chambouler toute ma vie, dans ce chamboulement je me rends compte que mon corps a besoin d’être touché. J’avais eu la chance d’être invité par une femme qui m’avait proposé un massage. Je vais me faire masser et je découvre un monde que je ne connais pas, dans un toucher profondément respectueux et thérapeutique, qui me permet de rentrer en introspection. Alors j’avais fait un peu de yoga où là aussi j’avais été éveillé au contact avec moi-même, j’avais d’ailleurs vécu une magnifique expérience, enceinte, où j’avais pu comme rentrer à l’intérieur de mon ventre et caresser la joue de mon enfant, en pleine séance de yoga. Donc j’avais déjà eu des belles expériences. Pour les auditeurs d’expliquer simplement que je rencontre mon ex-mari à seize ans, et puis je fais 20 ans de vie avec lui, donc j’ai 37 ans, et en fait je suis passé de ma famille à ma vie avec lui et j’ai jamais vécu seul. Au moment où je me retrouve seul, j’ai l’impression en fait, c’est l’image que j’avais de moi à ce moment-là, l’impression d’être une terre qu’on a posé sur un tour de poterie et qui se désaxe au fur et à mesure et le « plus ça tourne » et plus mon mouvement de désaxement s’amplifie. Et donc il y a vraiment une dispersion, confusion. Je me sens vraiment pas bien et je sens que ça devient de mal en pis. Et le massage m’a vraiment recentré. Il m’a vraiment permis de ramener à qui j’étais. Donc je découvre le massage à côté de ça…
Michel Godart: [00:07:00] Ça et tu t’y formes.
Sophie Mentior: [00:07:01] Et alors voilà, je me sens, à un moment donné en fait la femme qui me massait, le covid va arriver, entre temps plein de choses se passent. La première, c’est que j’ai la chance d’avoir mes enfants en garde alternée à 50-50. J’accueille mes enfants toutes les semaines, et je dis que c’est une chance parce que comme je travaillais exclusivement en parascolaire, je voyais très peu mes enfants finalement. Le temps qu’ils étaient en maternelle, j’avais l’occasion de les garder à la maison. Mais à partir du moment où elles sont rentrées en primaire, je les voyais beaucoup moins et en tous cas pas assez à mon sens. Mais pour l’équilibre financier de notre famille, je devais continuer à travailler. La séparation va me permettre d’avoir plus de temps avec mes enfants. Et comme j’ai enfin accès à nouveau à mes enfants, je n’ai plus du tout envie de renier ce temps-là. Et donc j’essaie d’adapter mon travail d’aide scolaire, et ça ne fonctionne pas parce que je me rends compte que l’aide que j’apporte, hebdomadaire, est nécessaire au soutien de mes élèves, et que quand je les vois une fois toutes les deux semaines : je suis « Avant, là il y a trop de matière qui s’est accumulée, les interros ont eu lieu, ça déstructure complètement l’aide que je peux apporter ». Et donc je vois que ce n’est plus pertinent en fait, le soutien que je peux leur apporter n’est plus pertinent. Donc je me dis « C’est pas grave, tout est opportunité de changer ». Je me dis « Mais je vais aller travailler en école, j’ai tout le bagage qu’il faut pour aller enseigner en classe ».
Michel Godart: [00:08:09] Je souligne le mindset de rebondir et le côté résilient que tu as déjà développé!
Sophie Mentior: [00:08:14] Oui, tout à fait. Il y a eu la réforme des titres, pendant ce temps-là, je n’ai pas l’agrégation donc je me dis ‘Ben j’ai fait une licence en chimie, mais si j’arrive à demander à faire l’agrégation en mathématiques, je peux légitimiser les quinze ans que je viens de passer à accompagner des enfants. Je sais qu’il y a une pénurie de profs de maths, donc je fais l’agrégation en commençant à travailler à l’école, je deviens enseignante : en maths et en sciences, avec une double casquette. Pour finalement me rendre compte que je ne m’adapte pas bien au cadre scolaire, que la personne passionnée que je suis a besoin de pouvoir suivre ses élans naturels. Notamment je me forme à tout ce qui est les pédagogies alternatives, j’essaie de comprendre parce que la difficulté que j’ai en fait, c’est que pendant quinze ans, j’ai accompagné des enfants et j’ai vu où étaient toutes leurs difficultés!
Michel Godart: [00:08:58] Et aussi les failles!
Sophie Mentior: [00:08:58] Et les failles. Et je n’arrive pas à enseigner et à me dire que je crée les élèves que j’ai aidé pendant quinze ans. Donc je me dis que « Je dois trouver une manière d’enseigner, dans laquelle je peux de façon inclusive emmener tous mes élèves à la réussite ».
Michel Godart: [00:09:14] Parenthèse, c’est la troisième fois que tu te réinventes.
Sophie Mentior: [00:09:17] Oui, j’essaye. Mais je processe pas mal je pense, il y a de la créativité (Michel Godart: Oui, je vois) qui ébullitionne à l’intérieur. Donc je m’intéresse à tout ce qui est pédagogies, alternatives, etc. J’essaye de mettre en place ça dans une école classique, qui n’est pas à pédagogie active, en me disant que si j’arrive entre guillemets à intégrer dans une école classique, à transformer la structure et à y intégrer quelque chose qui permet d’être plus inclusif, ben ça veut dire que mon modèle est dé multipliable dans toutes les écoles. Donc je me dis « Le challenge est monstrueusement élevé, ça je m’en rends absolument pas compte, mais c’est mon idée de départ ». Et en fait, je vais essayer de trouver des voies, de chercher pendant trois ans : comment faire pour créer cette structure. Je découvre une femme remarquable, qui est belge, qui s’appelle Marie Mélis, et qui a créé la pédagogie interactive dans laquelle elle explique comment elle va emmener des enfants d’école avec un indice socio-économique de deux sur 20. Donc les écoles sont classées en fonction de leur indice et donc elles enseignent dans des écoles entre guillemets défavorisées, et elles les amènent à présenter l’examen d’ingénieur. Elle a son expérience qu’elle partage, j’ai la chance de suivre avec elle une formation dans laquelle je peux interagir et voir comment je peux transformer mes salles de classe, pour créer cette pédagogie interactive dans laquelle les enfants sont amenés collectivement. En fait, ce n’est plus un cours de maths qu’on fait, c’est un laboratoire dans lequel tous les enfants sont accueillis dans leur diversité, et dans lequel ils cocréent tous ensemble les solutions et ils s’aident à élever leur niveau collectif de mathématiques. Donc ça me passionne mais, alors peut-être que là c’est ma difficulté relationnelle, en tous cas à cette époque-là je ne trouve pas les outils. On est juste après le covid, tout le monde est extrêmement fatigué au niveau du corps professoral parce qu’il se dit « Tout le monde a dû se réinventer ». Avec les nouveaux outils j’ai eu l’impression de passer une licence en informatique, tellement il y avait d’outils à maîtriser, que je ne maîtrisais pas encore et pourtant je n’avais pas l’impression d’être complètement…
Michel Godart: [00:11:10] Non, et tu avais même un bon bagage!.
Sophie Mentior: [00:11:11] Voilà, j’avais même un bon bagage
Michel Godart: [00:11:12] Tu étais créative et tu as fait des médias, et des choses comme ça…
Sophie Mentior: [00:11:14] Exactement. Et je me suis dit « Waouh! Moi qui me sens quand même en phase avec l’informatique, j’ai quand même eu cette sensation que wouaw, c’était du costaud et c’était intense ». Donc je vois que le corps professoral est fatigué, ce que j’amène ne trouve pas sa place, je ne trouve pas suffisamment de soutien auprès de mes collègues, auprès de la direction, pour mettre en place les conditions qui me permettent de créer l’expérience
Michel Godart: [00:11:35] Ce qui va générer une frustration.
Sophie Mentior: [00:11:37] Et même qui va générer un épuisement professionnel, donc je vais à un moment donné, me retrouver complètement dans mon corps, mon cerveau a toujours envie, mais mon corps ne suit plus du tout.
Michel Godart: [00:11:46] C’est un burnout?
Sophie Mentior: [00:11:46] Épuisement professionnel, on ne m’a pas classifié « burnout » mais épuisement professionnel, en tout cas…
Michel Godart: [00:11:51] C’est la traduction du burnout en Français.
Sophie Mentior: [00:11:52] Voilà, En tous cas je vis à cet endroit-là, trois mois complètement fou dans lequel mon cerveau veut. Je sais que j’ai des choses où je pourrais corriger encore des copies, etc. J’ai encore plein d’envies et à l’intérieur de moi, il y a plein de choses. En même temps, au niveau mental, il y a une confusion, il y a une dispersion et alors des choses improbables, moi qui est pendant quinze ans gérer mon entreprise, fait l’administratif, la communication, je veux dire, aucun problème à faire des choses courantes, trier des papiers, structurer, etc. Et bien là, remplir un formulaire, ça me demande une énergie, je lutte avec moi-même pendant cinq jours avant de pouvoir apposer les quatre lignes de ce qu’il faut. Je me dis mais je ne me reconnais plus, tellement je suis loin de tout ce que je sais, de qui je suis, de ce que je suis capable de faire donc… Et surtout j’observe que, c’est comme si mon mental et mon corps étaient dissociés. Mon mental veut encore plein de choses et au moment où je dois les faire, mon corps n’est absolument plus présent. Au départ, quand je discute avec mon médecin et qu’il me dit ben voilà, je vais vous mettre en arrêt pour trois semaines, je me dis « Ouah! Trois semaines c’est, pfff, c’est Byzance, je vais avoir une semaine pour me reposer, pendant une semaine je prépare mes cours, et la troisième semaine je peaufine ». Et en fait, pas du tout, à cet endroit-là, au moment où je me dis je vais retravailler, j’ai l’impression d’avoir les bras coupés, je n’arrive plus à me mettre devant mon écran d’ordinateur. Et je me dis « Mais, combien je me suis dissociée? Mon corps est une entité à part, que mon cerveau ne peut pas piloter ». Et en tous cas, il n’y a plus le câblage qui me permet d’être en cohérence entre mon mental et mon corps. Donc la dame qui me massait à un moment donné me dit après le covid, « Moi je ne masse plus, je me recentre sur mes enfants. Mais voici les coordonnées de mon prof Appelle-le, il est booké sur six mois mais peut-être qu’il aura une place sait-on jamais ». Donc je l’appelle, il a une place pour moi évidemment, sinon il n’y aurait pas d’histoire. Et quand il me reçoit, il faut savoir que le massage, alors là aussi l’univers est assez riche, le massage que je découvre, je reçois un massage, moi je ne me suis jamais fait masser par personne d’autre que cette femme qui me propose, et c’est un massage qui est dit initiatique. Et en fait, ce massage, c’est un dialogue avec l’âme, on va toucher l’âme à travers le corps.
Michel Godart: [00:13:52] Comment il s’appelle?
Sophie Mentior: [00:13:52] C’est le massage initiatique et donc, mon professeur c’est Philippe Mouchet à Overijse, qui a reçu ce massage, enfin qui l’a écrit. Et donc, la première fois que je rencontre Philippe, il sonde mon énergie et puis il me dit il y a des trucs, il me dit dans ton deuxième chakra, enfin il me parle des trucs : deuxième chakra je ne sais absolument pas de quoi on parle (Michel Godart: Rires), énergie : je le vois avec ses mains qui est en train de sonder l’air autour de moi, je me dis « Qu’est-ce qu’il fait? Je ne comprends rien, mais voilà », il me dit « Oui, on va aller voir ton thème astrologique, il y a des trucs que je voudrais comprendre », etc.
Michel Godart: [00:14:19] Pour la scientifique que tu es, ça c’est difficile à entendre.
Sophie Mentior: [00:14:21] On est bien d’accord, je me dis « Mais bon, esprit ouvert, au stade où j’en suis, je m’ouvre à ce que l’univers m’offre ». Il me dit « Mais il y a quelque chose dans tes mains, il y a un truc, tu devrais venir je fais des séances d’initiation de massage initiatique. C’est gratuit, ça a lieu… Tiens c’est le Week-End prochain, passe ». Et je me dis « Bah pourquoi pas ». Je vais, et là, je tombe amoureuse. Alors déjà quand j’ai reçu le massage initiatique par mon professeur, il y a quelque chose qui se passe en moi de très, très, puissant. Là où j’avais toujours eu la sensation d’être amené à marcher, à marcher voire courir, et en fait c’est comme si j’étais en perpétuel dans un trébuchement que j’essayais de rattraper. Tout mon élan vital et comme toujours déporté à l’avant, et je suis toujours obligé, dans une action, ben il y a quelque chose qui m’entraîne à avancer et dans lequel je n’arrive pas à m’arrêter. Je suis quelqu’un qui n’avait pas la possibilité de s’asseoir dans un fauteuil, si ce n’est que pour lire, pour comprendre quelque chose, etc. Mais par exemple, la contemplation, ça n’existait pas dans ma vie. Le jour où mon prof m’offre ce premier massage, il y a quelque chose chez moi qui, enfin, a pu se déposer. C’est comme si j’avais trouvé ce que j’avais toujours cherché, c’est à dire un contact respectueux et d’amour inconditionnel. Et là, il y a vraiment quelque chose que ‘Ho ça existe ». Il y a vraiment eu quelque chose de fantastique, à cet endroit là où je me suis dit « Waouh! Je suis tombée amoureuse du massage, de l’effet que ça a eu sur moi. La beauté aussi de mon professeur, parce que c’est un homme très inspirant ». Voilà, tout ça a fait que quand il me dit « Tu as un truc dans les mains », viens et tout, je m’dis tout de suite « Oui, je vais ». Et pendant la séance d’initiation là-aussi, je découvre le pouvoir du massage, parce que j’offre un massage à un homme, je me souviens, Mohamed si tu m’entends, ça a été un moment très, très, important pour moi. J’ai vu dans ses yeux après avoir donné le massage, je suis encore émue, combien ça l’avait touché. Et là, je me suis dit « Waouh, à cet endroit-là, je suis au bon endroit. Pour moi, tout est juste et c’est beau, et c’est vraiment beau ». Donc je me forme, je m’inscris immédiatement à cette année de formation, et mon burnout arrive pendant que j’ai commencé ma formation. J’avoue que j’avais plein de choses en même temps, je venais de clôturer l’agrégation, je recommençais la formation en massage, j’étais à l’école. Plein de choses mais, plein de belles choses, et le massage notamment m’aide vraiment à rester alignée, etc. Quand, ben mon épuisement professionnel, j’ai déjà l’occasion de masser et pendant la formation massage, on est appelé à essayer à avoir des cobayes sur lesquels on peut s’entraîner à faire cette chorégraphie de massage. Et notamment je me dis je vais demander à mes enfants. C’est là-dedans que je propose à ma petite Sasha, qui, à l’époque elle doit avoir sept huit ans, quelque chose comme ça. Je pense qu’une séparation n’est anodine pour aucun enfant, on ne va, on ne peut pas se mentir (Michel Godart: On est bien d’accord, il y a des tensions hein?)
Sophie Mentior: [00:17:03] Puis il y a tout le bouleversement, ne serait-ce que déjà rien que d’avoir deux maisons, l’explosion malgré tout du cocon familial. Quoiqu’il en soit, les deux parents qui doivent se rééquilibrer, rien d’anodin là-dedans. Et ma fille, elle a des difficultés de lecture, donc des difficultés à l’école. Émotionnellement, c’est compliqué, elle subit du harcèlement, je me dis « Il y a plein de trucs qui sont compliqués pour elle dans cette période-là. Et je me dis mais je vais la masser, voilà. Et en fait en la massant, j’ai l’impression qu’elle trouve une sécurité intérieure et affective que je n’avais pas su lui offrir autrement.
Michel Godart: [00:17:32] Il y a un lien avec toi en plus ?
Sophie Mentior: [00:17:33] Et en lien avec moi en plus, certainement. Et donc avec sa professeure, on observe, en trois mois elle rattrape toutes ses difficultés scolaires. Bon, évidemment, elle change d’école, il y a plein de choses, je ne vais pas dire que c’est uniquement le massage mais… Je pense quand même que ça a contribué à faire en sorte qu’elle a trouvé quelque chose. Et, là aussi à cet endroit-là je me suis dit « En fait, si je peux toucher les enfants, les adolescents, avec ce massage bienveillant, respectueux, je peux en fait même peut-être me positionner avant la remédiation scolaire. Dans le sens, où, s’ils ont une plus grande sécurité intérieure et affective, forcément ils sont plus disponibles pour les apprentissages. Je me dis « Waouh! En fait, dans notre société en Europe, on a perdu ce sens du toucher, parce qu’il y a énormément d’autres cultures dans lesquelles c’est très présent ».
Michel Godart: [00:18:18] Tu vas avoir ce talent de prendre les enseignements et en faire, je compare souvent ça comme des jardins, tu as planté tes graines, maintenant tu arrose, tu mets le soleil et ça fleurit… Et on va récolter les fruits de son travail.
Sophie Mentior: [00:18:28] Tout à fait. Et donc je me suis dit « Ben voilà, cet épuisement professionnel m’amène à repenser qui je suis. Et c’est vrai qu’avec tout ce que j’ai créé, entrepris et tous les ateliers de développement personnel vers lequel le massage m’a ouvert, je perçois mieux ce qui m’habite, ma passion et tout ce qui me fait vibrer. Et je me dis notamment « Ben ce contact que j’ai avec les adolescents, cette aptitude pour le soin, parce que je vois vraiment que j’aime prendre soin des gens. La générosité aussi. Je vais le partager en toute humilité », parce que c’est parfois quelque chose qui est difficile dans le sens où j’ai parfois eu la sensation que c’était trop, que parfois, quand on est quelqu’un de généreux, c’est parfois en fait inconfortable pour les personnes de recevoir cette générosité. Et dans le massage, j’ai l’impression que je suis au bon endroit, je suis à l’endroit où je peux être généreuse et où c’est bien reçu. Il y a plein de petites choses comme ça où je me dis « Waouh, tout est clair! Ok, génial! Je vais ouvrir un cabinet thérapeutique, spécialisé pour les adolescents et les enfants, pour proposer du massage et pour les aider à sécuriser ces enfants qui peuvent rencontrer des difficultés. Peut-être parce que les parents se séparent et que affectivement, ils ont des conflits de loyauté, qu’ils ont besoin d’être rassurés, peut-être parce qu’ils traversent… «
Michel Godart: [00:19:39] Des souffrances, du harcèlement.
Sophie Mentior: [00:19:40] Des souffrances. Et alors je me dis aussi heu, les adolescents en particulier, parce que leur corps change. Et que c’est un changement dans lequel on s’éloigne des parents, parce qu’on a besoin de trouver notre identité propre, et donc je me dis « Ben d’avoir un adulte bienveillant, avec qui on peut partager et vivre l’apprivoisement de ce corps ». Je me dis, « Ça peut-être aussi une ressource »; quand il n’y a aucune ambiguïté sur le positionnement de l’adulte, ce sont des gestes tout à fait sains.
Michel Godart: [00:20:07] Alors Sophie, du coup ton activité tu vas lui donner un nom, tu vas lui donner une identité je pense?
Sophie Mentior: [00:20:11] Tout à fait. Je crée « Kosmoze Massage » dans lequel je propose d’accompagner les enfants, les adolescents et les adultes, de façon thérapeutique pour suivre leur lien à leur corps.
Michel Godart: [00:20:21] Quand tu dis ‘Voilà, c’est une approche thérapeutique », est-ce que ça sous-entend que ton public cible, c’est forcément des enfants en souffrance ou est-ce qu’un adolescent peut venir simplement découvrir le massage chez toi, même s’il n’y a pas un environnement traumatique ou une problématique?
Sophie Mentior: [00:20:37] Merci pour cette question super pertinente. Absolument.
Michel Godart: [00:20:40] L’approche, c’est de montrer les vertus d’un massage ?
Sophie Mentior: [00:20:42] Absolument.
Michel Godart: [00:20:43] Maintenant, s’il est thérapeutique en plus, c’est tant mieux. C’est la magie, c’est la cerise sur le gâteau.
Sophie Mentior: [00:20:48] Absolument. En fait, ce massage, si je peux décrire, donc on touche réellement le corps. Dans, ce qu’on appelle le massage initiatique, il y a réellement quatre massages, il y a deux massages à l’huile, un massage au talc et un massage énergétique. Au fur et à mesure mon professeur m’a ouvert à toute la dimension énergétique du monde.
Michel Godart: [00:21:04] Tu t’es intéressé aussi au massage sonore?
Sophie Mentior: [00:21:05] Alors il y a ce qu’on appelle du toning. Dans la phase énergétique justement, on utilise parfois la voix pour réharmoniser les corps subtils. Donc plusieurs types de massages et en fait on a des méthodes un peu kinésiologues pour aller tester le corps et voir quel est le massage le plus approprié pour le corps aujourd’hui. Pour dire en fait que ces massages sont ce qu’est la calligraphie est à l’écriture, cela veut dire qu’il y a une dimension d’art, de beauté du geste.
Michel Godart: [00:21:31] Ça change totalement l’approche.
Sophie Mentior: [00:21:32] Exactement. En fait, on touche le corps, mais pas avec l’intention de toucher physiquement les muscles pour les descendre, on ne cherche pas à drainer les liquides, on ne cherche pas à détendre les muscles. On touche le corps dans la beauté d’une relation cœur à cœur et de savoir recevoir. Ce massage, en fait, peut avoir la capacité d’aller, par exemple si quelqu’un a manqué de tendresse maternelle, n’a pas eu une maman très affectueuse, si on a eu un papa absent parce qu’il travaille beaucoup, si on a eu un manque de reconnaissance, vécu des humiliations, s’est senti rejeté, si on n’arrive pas à faire des choix, ce massage peut avoir, on travaille ça évidemment dans un préalable dialogue entre nous évidemment, on peut poser une intention et voir aussi la magie de ce qui peut se jouer à cet instant-là. Mais on peut vraiment vivre une transformation, parce qu’en fait il y a énormément de choses qui peuvent se passer au niveau mental, mais on a une conscience cellulaire dans lequel il y a énormément de choses qui vont s’inscrire. Et le massage, on va entrer en dialogue avec cette conscience cellulaire, donc on va pouvoir parfois aller transformer, comme si notre corps était un disque dur dans lequel il y avait des informations, et par le massage on peut aller réinscrire des choses. J’ai manqué d’une maman, mais là tout de suite, je suis en train de recevoir un amour maternel qui vient nourrir cette part de moi, qui a manqué de cette affection, de cette douceur, de cette tendresse. Et ça va inscrire dans mon disque personnel que j’ai reçu cet amour. Et donc ça va transformer. Ça peut en tout cas avoir cette capacité de transformer. Et chaque expérience va venir petit à petit transformer le lien qu’on a à soi.
Michel Godart: [00:23:08] Alors, une question importante c’est où, où pratiques-tu?
Sophie Mentior: [00:23:11] Je pratique à Limal, dans mon habitation, une petite salle, dans mon privé, pour l’instant.
Michel Godart: [00:23:16] Et tu t’es dit je vais aller plus loin, tu m’as parlé de quelque chose que tu veux organiser avec d’autres professionnels, on peut aussi en toucher un mot ?
Sophie Mentior: [00:23:21] Absolument. On s’est regroupés en professionnels pour réaliser des journées mieux-être dans lesquelles on a créé des rassemblements de thérapeutes où on proposait chacun des stands avec nos activités. Et en faisant ça, je me suis rendu compte combien on avait tous ce sentiment un peu solitaire d’être chacun dans notre cabinet et de ne pas avoir d’équipe, à part quand on fait partie d’un centre pluridisciplinaire. En tous cas, ça nous a donné, à Pascal et moi, parce qu’on est deux à porter ce beau projet et puis ça devient encore plus avec les thérapeutes qui nous rejoignent, on a appelé ce projet « Aéridia ». Et en fait on a un double objectif, le premier objectif c’est de créer des journées thématiques dans lesquelles on invite un public sur base d’un thème. La première journée qu’on va faire ici le 9 mars, c’est à propos par exemple, du stress. C’est pour les gens qui se sentent dispersés justement, désorientés, qui sont facilement stressés, qui ressentent qu’ils ont de mauvaises capacités de résistance au stress, qui se sentent parfois pas bien ancrés sur terre, qui sentent qu’ils ont une difficulté à être dans la matière. On s’est dit on va interpeller le public sur cette thématique-là et on va, autour de cette thématique, réunir des thérapeutes qui ont des thérapies, des pratiques, qui sont en lien avec ça, qui peuvent aider ces gens à proposer des solutions. Et on s’est dit « On va créer, on appelle ça des sessions, donc on invite les gens pour 3 h à venir tester quatre ateliers ». Donc, en fait, ils en choisissent un, parmi neuf, neuf ateliers, qui sont notamment des ateliers corporels, l’art thérapie, il y a de la kinésiologie, de la réflexologie, du massage initiatique, de la technique Alexander, du yoga, de la méditation. Et donc, ils vont parmi ces neuf ateliers, choisir un atelier vers lequel ils sentent qu’ils ont un appel. Et en fait, il y aura trois ateliers surprises.
Sophie Mentior: [00:25:03] Et ça va leur permettre de découvrir des techniques qu’ils connaissent peut être pas. Je sais pas si tout le monde a déjà entendu parler de la technique Alexander, mais on connait peut être plus aujourd’hui la kinésiologie et la réflexologie. Mais peut-être moins la technique Alexander et le massage initiatique. Le but de ces journées en fait c’est, sur un thème rassembler un public, rassembler des professionnels, ces professionnels on va se rassembler en amont et on va faire des journées dans lesquelles on va cocréer. Donc on va se rassembler et dire « Partager entre nous, comment est -e qu’on entre en lien avec cette thématique, pour s’enrichir les uns les autres des expériences de chacun? Mieux comprendre aussi que font les autres thérapeutes, quel est leur angle d’approche? Et parfois, on n’a pas la science infuse, moi, certainement le massage initiatique permet d’accompagner certaines personnes sur certaines thématiques, mais…
Michel Godart: [00:25:49] Mais pas d’autres.
Sophie Mentior: [00:25:50] Mais, voilà, il y a certaines personnes avec lesquelles je peux parfois me sentir démunie. Et le fait d’avoir des collègues…
Michel Godart: [00:25:55] Cette complémentarité !
Sophie Mentior: [00:25:56] Exactement, de me dire « Ah mais elle, elle fait ça, je pense, je ressens comme ça cette personne là, ce serait ce serait super qu’il aille faire ça ». Et donc c’est vrai que moi, par exemple, je masse les gens et parfois ça m’arrive de leur dire à la fin Écoute, j’ai un appel au niveau de tes pieds, je te donne les coordonnées d’une super chouette nana qui est réflexologue tout près de chez moi. Je t’invite à aller la voir parce que je pense que ça te fera du bien, ça va t’aider dans ta thématique. Et donc ce fait de créer un réseau de thérapeutes, d’abord humain, dans lequel on est tous en lien et qu’on vient coconstruire donc c’est vraiment : on se rassemble, on crée des moments conviviaux où on partage des sourires, on partage parfois notre vulnérabilité parce qu’on vit plein de choses dans notre coin, dans notre cabinet, qui sont parfois pas très confortables. Et le fait d’avoir ce réseau, avec lequel on peut échanger de ce qui est vécu etc.
Michel Godart: [00:26:41] Ça vous renforce ?
Sophie Mentior: [00:26:41] Ça nous renforce, c’est très beau. Avoir une équipe de thérapeutes soudés, converger vers un point qui est l’accompagnement et le soutien : dans la thématique à un public, c’est ce qui fait notre projet « Aéridia ».
Michel Godart: [00:26:53] Et c’est la proposition que tu fais donc c’est pour début mars le…
Sophie Mentior: [00:26:57] Le 9 Mars
Michel Godart: [00:26:58] Le 9 Mars.
Sophie Mentior: [00:26:58] Ça aura lieu dans un magnifique Airbnb qu’on a réservé pour l’occasion, qui s’appelle « Entre Champs », et qui se situe évidemment entre deux champs.
Michel Godart: [00:27:06] De quelle heure, à quelle heure?
Sophie Mentior: [00:27:07] Alors il y a deux sessions qui durent à chaque fois 3 h. La première session est de 9 h à 12 h, la deuxième session est de 14 h à 17 h, et pour chaque session on accueille 27 personnes.
Michel Godart: [00:27:17] Et quel est le prix?
Sophie Mentior: [00:27:18] C’est 40 € la place par personne (Michel Godart: C’est démocratique!) pour les trois heures. On a essayé, c’est notre première session et on s’est dit « On a vraiment mis tout notre cœur à réaliser ». Ce n’est même pas le prix d’une séance chez un des experts, donc c’est hyper démocratique pour cette raison-là.
Michel Godart: [00:27:31] Alors, est ce qu’on va renouveler ces évènements dans le futur?
Sophie Mentior: [00:27:33] Absolument. L’idée en fait, c’est qu’on a créé avec Pascal un concept un peu clé-sur-porte pour les thérapeutes en se disant dans la session, on va demander aux gens quelles sont les thématiques qu’ils aimeraient voir aborder. Alors, le but d' »Aéridia », c’est proposer l’exploration de thérapies et de pratiques qu’on ne connaît pas forcément.
Michel Godart: [00:27:50] Une découvertes?
Sophie Mentior: [00:27:51] Découvertes, et en même temps aussi: rencontrer en live, en présentiel les thérapeutes. Parce qu’il y a clairement quelque chose qui se joue à cet endroit-là, de sentir est-ce que cette personne est bonne pour moi? Je peux me dire « Ah, j’ai envie de faire de la réflexologie », et puis peut-être que quand j’arrive dans le cabinet, je me dis « En fait cette nana là ou ce mec-là, je le sens pas » (Michel : Je ne le sent pas). Et pour faire un travail thérapeutique, on a besoin d’être en confiance, on a besoin…
Michel Godart: [00:28:12] C’est le mot clé, c’est la confiance.
Sophie Mentior: [00:28:13] Voilà, on s’est dit en fait ici, ce qu’on cherche à faire, c’est vraiment créer un laboratoire dans lequel les gens vont pouvoir vivre des expériences.
Michel Godart: [00:28:20] Tester.
Sophie Mentior: [00:28:20] Tester, rencontrer…
Michel Godart: [00:28:21] Créer la confiance.
Sophie Mentior: [00:28:22] Créer du lien aussi, rencontrer les thérapeutes pour voir qu’est-ce qui vibre, à quel endroit ça vibre pour eux? Et qu’est ce qui est juste?
Michel Godart: [00:28:29] Sophie je te remercie beaucoup pour ce témoignage et ce partage. On va clôturer ce podcast avec trois questions rapides sur le thème RH, c’est quoi pour toi un bon RH?
Sophie Mentior: [00:28:36] Écoute, je dirais que pour moi un bon RH, ça va être une personne qui va être à l’écoute. Je pense que c’est la première qualité d’être à l’écoute de ce qui est vécu au sein de son entreprise et de pouvoir percevoir quels sont les besoins. Et je pense qu’en fonction des milieux, des entreprises, etc., les besoins pourront être tout à fait différents. Une entreprise peut-être qui fonctionne avec des personnes qui sont dans tout ce qui est IT n’aura pas du tout les mêmes besoins que quelqu’un qui va être dans l’aide à la personne. Donc je pense que la première qualité, c’est vraiment d’être à l’écoute des employés, de comprendre qui ils sont, qu’est-ce qu’ils vivent et de quoi ils ont besoin.
Michel Godart: [00:29:09] La deuxième question, c’est le « Wow effect ». Tu vois, c’est un endroit où tu te rends, le seul mot qui te vient à l’esprit, c’est « Wow! ». Il y a quelque chose qui était fait pour qu’on s’y sente bien, et là on parle de bien-être. C’est important, si tu n’as jamais connu cet effet « Wow! »? Est-ce que tu as une idée de ce qui te provoquerait cet effet « Wow »?
Sophie Mentior: [00:29:24] Alors j’en ai déjà connu plusieurs je pense des effets « Wow! ». Étant quelqu’un de très passionné, je suis facilement Wow! Je pense que le plus grand effet « waouh » que j’ai eu: je participai à une école spirituelle italienne qui s’appelle Echoc et on a un maître qui s’appelle Riel, qui est absolument fantastique. Alors l’effet « Waouh! D’abord pour ce qu’on y enseigne, parce que c’est du psychocorporel, donc on fait énormément de jeux. Il vient mettre énormément de clarté sur des thématiques et il nous fait vivre corporellement des situations dans lesquelles on peut intégrer les choses corporellement. Ça, « Waouh! », et un deuxième « Waouh! », parce que, en tant que amoureuse de la pédagogie, j’ai pu apprécier toute la construction avec laquelle il met en place les choses pour nous faire évoluer naturellement d’un état à un autre, et la façon dont il crée son parcours, dont il crée notre parcours. Comment est-ce qu’il nous drive à vivre ces différentes expériences pour que ça nous enrichisse et qu’on en ressorte avec une expérience extrêmement enrichissante? Je pense que c’était le moment le plus « , Waouh » où j’ai eu trois ou quatre waouh qui se sont superposés et où je me suis dit « Waouh, waouh, Waouh…’,
Michel Godart: [00:30:29] J’en redemande un, j’en ai plusieurs quoi!
Sophie Mentior: [00:30:31] Voilà, Exactement.
Michel Godart: [00:30:32] Et dernière question, et on va clôturer sur ça, quel message aurais-tu envie de passer aux patrons d’entreprise, aux DRH qui nous écoutent? Et certainement dans le cadre où tu viens avec un sujet qui est peut-être un peu en dehors des sentiers battus pour eux.
Sophie Mentior: [00:30:43] Oui, dans nos sociétés aujourd’hui, on est quand même fort basé sur tout ce qui est intellectuel puisqu’on demande souvent on recrute sur base de diplômes, etc. Après, il y a tout un aspect du cœur puisqu’on recrute aussi quelqu’un pour ses compétences relationnelles, sa capacité à gérer ses émotions, etc. Peut-être je dirais que la petite chose que je pourrais apporter, c’est la conscience du corps, en fait, de se dire que vraiment on est constitué de plusieurs parts: le mental, le cœur, le corps… Et notre esprit, notre âme évidemment, qui véhicule tout ça en même temps, mais que la composante du corps est à ne pas négliger parce qu’elle a vraiment son importance.
Michel Godart: [00:31:22] C’est l’élément-clé, c’est ce qui lâche en premier en cas de burnout d’ailleurs?
Sophie Mentior: [00:31:24] Exactement. Et donc de se dire que je pense qu’on a tout à gagner, à réintégrer cet aspect corporel dans notre vie, que ce soit autant dans nos relations avec nos enfants, de réaliser combien un câlin, un hug.
Michel Godart: [00:31:39] A de l’importance.
Sophie Mentior: [00:31:40] A de l’importance, que parfois on se limite à une bise, mais qu’en fait vraiment prendre quelqu’un dans ses bras et le serrer (Michel Godart: C’est plus puissant, oui) contre soi? Voilà, pendant peut-être une minute, une minute de notre vie finalement c’est pas grand-chose, et ça peut-être tellement riche, (Michel Godart: Tellement puissant, oui) pour quelqu’un qui reçoit un hug profond. Donc voilà, je dirais ça, ne pas négliger ça au niveau de toute la créativité que les entreprises peuvent mettre en place pour prendre aussi soin du corps, pour que leurs employés se sentent légitimes, en tout cas à pouvoir penser aussi à prendre soin de leur corps.
Michel Godart: [00:32:10] Un très, très, beau mot de conclusion que je vais compléter en rappelant à nos auditeurs et auditrices que dans le texte du podcast, évidemment on va mettre un lien vers un Voice mail où on peut te laisser un message vocal à ton intention. Je vais aussi mettre dans le texte du podcast un lien vers le site internet et un lien vers l’événement que tu proposes pour qu’on puisse s’y inscrire. Je te remercie infiniment pour ce partage de passion, un podcast très long mais très intéressant parce qu’il y a un double sujet qui est apporté, tu reviens quand tu veux.
Sophie Mentior: [00:32:36] Merci Michel (Michel Godart: Entre passionnés) pour ton accueil.
Michel Godart: [00:32:38] Je t’en prie, au revoir!
Sophie Mentior: [00:32:39] C’est magnifique, au revoir
Michel Godart: [00:32:45] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground », et vous retrouvez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story point be ».
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