Gregory Vettas Collins – GVC L’Anglais Stratégique

Gregory Vettas Collins
 

Gregory Vettas Collins – GVC L’Anglais Stratégique. Podcast #501 hrmeetup.©

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Dans cet épisode d’hrmeetup.©, découvrez la méthode innovante de Gregory Vettas Collins, un expert en apprentissage des langues qui vous propose une approche totalement différente pour ne pas qu’apprendre l’anglais mais enfin le parler ! En mettant l’accent sur la phonétique, la motricité et la confiance en soi, Gregory vous aide à surmonter les obstacles qui vous empêchent de progresser.

Au cours de cet entretien, vous découvrirez:

  • Les clés pour une prononciation parfaite : Comment améliorer votre accent et être compris facilement par des anglophones natifs.
  • Comment gagner en confiance en soi à l’oral : Les techniques pour surmonter votre timidité et oser vous exprimer en anglais.
  • Les bénéfices d’une bonne maîtrise de l’anglais dans votre vie professionnelle : Comment l’anglais peut vous ouvrir de nouvelles portes et vous aider à atteindre vos objectifs de carrière.

Si vous souhaitez développer vos compétences linguistiques et booster votre carrière, cet épisode est un incontournable.
Découvrez comment Gregory Vettas Collins peut vous accompagner dans votre apprentissage de l’anglais et vous aider à atteindre le niveau dont vous avez toujours rêvé ?

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Séquençage du podcast avec Gregory Vettas Collins :

  • [00:00:19] Introduction
  • [00:00:41] Un jour ton propre podcast ?
  • [00:00:49] Le rêve d’adolescent et l’alignement
  • [00:02:25] Un chemin unique !
  • [00:04:27] Savoir écouter sa passion et son coeur
  • [00:05:42] Comment tu t’es formé?
  • [00:07:27] Transmettre sa passion
  • [00:08:18] Le constat
  • [00:10:22] La difficulté de la prononciation anglaise
  • [00:11:17] Plus de facilités pour nos ami-e-s néerlandophones ?
  • [00:14:19] Penser en anglais en amont
  • [00:15:02] Hésiter en anglais, une grosse astuce
  • [00:16:26] Les langues aux sonorités similaires
  • [00:17:36] Une nouvelle méthode pour les entreprises !
  • [00:18:49] Conseil: produire avant d’entendre un son
  • [00:19:05] Comment être confiant en anglais en entreprise
  • [00:21:49] Combien de temps prend un accompagnement ?
  • [00:23:10] Le public cible ?
  • [00:23:58] Une langue qui chante !
  • [00:24:37] L’allemand, moins chantant ?
  • [00:25:21] Comment contacter Gregory Vettas Collins ?
  • [00:25:58] Comment définirais-tu un RH ?
  • [00:26:31] Un moment wouaw !
  • [00:27:38] Ton message aux patrons et DRH ?
  • [00:28:35] Clôture de l’épisode

La transcription du podcast avec Gregory Vettas Collins :

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Michel Godart: [00:00:00] Ce projet de podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground »,  et vous retrouvez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story point be ».

Michel Godart: [00:00:19] Bienvenue pour un nouvel enregistrement de votre podcast sur les passions au travail et les ressources humaines: hrmeetup.©. Et aujourd’hui j’ai quelqu’un avec qui j’ai fait connaissance via Linkedin, et puis j’ai surtout vu et pressenti un passionné et j’avoue qu’avoir pris le temps de faire connaissance avec toi Gregory, et bien j’ai vite été confirmé dans mon pressentiment de passion (Gregory Vettas Collins: Ouais, ouais, ouais). Donc merci de me rejoindre chez transforma.

Gregory Vettas Collins: [00:00:40] Avec plaisir

Michel Godart: [00:00:41] Alors on a parlé podcast, même une formation sur le podcasting (Gregory Vettas Collins: Ouais, ouais, ouais). Peut-être que ça va te stimuler à en faire un jour, qui sait?

Gregory Vettas Collins: [00:00:46] Bah c’est dans les projets, pas tout de suite, mais ouais, ouais, d’office.

Michel Godart: [00:00:49] Alors là, du coup, on va passer à l’exercice pratique (Gregory Vettas Collins: Rires), on va en faire un. On va en faire un, on va carrément faire une interview podcast (Gregory Vettas Collins: Nickel). Donc c’est à la fois un exercice mais aussi une interview hrmeetup.© « passion », parce que c’est ce qui m’intéresse chez les gens c’est, leurs passions. Et quand j’en vois avec des vraies passions bien vivantes, j’ai envie de les partager. C’est ce qu’on va faire aujourd’hui avec nos auditeurs. Alors j’ai une question que j’adore, c’est toujours ce rêve d’adolescent, je trouve que c’est tellement parlant. De ton rêve d’adolescent à ce jour, Grégory, que s’est-il passé, et puis surtout, est-ce que tu es aligné avec ce rêve?

Gregory Vettas Collins: [00:01:14] Rho, sacrée question. Mon rêve d’adolescent, quand j’étais enfant, c’était vraiment être dessinateur. Et donc mon rêve d’adolescent, ça doit être finalement, oui, soit être musicien, soit être acteur, quelque chose comme ça, à mon avis!

Michel Godart: [00:01:30] Coté un peu artiste?

Gregory Vettas Collins: [00:01:31] J’ai du mal à le cacher. Mais, ouais, côté un peu artiste, tout à fait, clairement.

Michel Godart: [00:01:36] Ou en tout cas clairement créatif!

Gregory Vettas Collins: [00:01:37] Oui, malgré moi, des fois j’essaie d’être un peu plus rationnel, mais en fait non. Enfin, c’est une force aussi hein la créativité. Parenthèse, je pense que ça vient, en tout cas dans mon cas, du fait que j’ai énormément développé mon imagination quand j’étais petit parce que j’adorais jouer… (Soupir d’un rire)

Michel Godart: [00:01:51] C’est bien, c’est un bon argument!

Gregory Vettas Collins: [00:01:52] En gros quoi. Et donc pour répondre à la question est-ce que c’est aligné à ce que je fais maintenant? Oui, j’ai beaucoup investi dans la musique. Finalement, j’ai fait sept ans d’improvisation théâtrale aussi et j’aime beaucoup l’art de la parole et la performance. Et ça m’est fort utile quand je coache donc les francophones à pitcher en anglais, qui est maintenant mon focus principal, on va dire.

Michel Godart: [00:02:14] Est-ce que ton rêve a guidé un choix d’études? Parce que, justement, moi c’est la question que je me suis posée, c’est quand j’ai vu ce que tu faisais, je me suis dit « Tiens! Est-ce que c’est un prof de langue à l’origine? ». On va se concentrer un peu maintenant sur le chemin, rapidement, pour comprendre. Je crois que ça a un rôle hein?

Gregory Vettas Collins: [00:02:26] Ah tout à fait, moi mon chemin en tout cas, il est bien unique. Ma mère est anglaise, mon père est grec, je suis né à Bruxelles, j’ai grandi du côté de Molenbeek avec un public très international, j’ai vraiment eu plein de langues, plein de sons dans mes oreilles depuis un très jeune âge. À en croire ma mère, mon premier son était de la musique. J’avais une facilité pour chanter, pour la musicalité et pour ce genre de choses. Et j’ai eu un parcours de vie qui a fait en sorte que, à un moment j’ai dû faire un choix, pour mes études, parce que je ne savais pas quoi faire. En fait parce que, malgré ma musicalité, en fait j’avais été au cours de solfège, mais ma mère m’avait enlevé des cours de solfège à un moment parce que elle trouvait que l’enseignement était en train d’enlever ma joie naturelle pour la musique.

Michel Godart: [00:03:07] Ah c’est un feedback intéressant ça! Sujet de podcast à lui tout seul, il y a plein de choses à dire là-dessus, sur l’enseignement.

Gregory Vettas Collins: [00:03:12] Voilà. Finalement, j’ai toujours chanté, chantonné, aimé ce genre de choses. C’est à 11 ans que j’ai eu ma première guitare, qui venait du village en Grèce, qui était désaccordée et qui faisait mal aux doigts. En fait avec un prof qui ne plaisait pas à maman, un prof qui ne plaisait pas à papa, j’ai un peu abandonné, progressivement. Il a fallu attendre bien plus tard pour vraiment que je me remette à la musique, mais pour retourner à la question de base, je suis devenu logopède.

Michel Godart: [00:03:38] Il y a un lien!

Gregory Vettas Collins: [00:03:39] On va arriver au lien. Pourquoi est-ce que je suis allé vers la logopédie? Parce que j’avais un intérêt et une fascination pour les sons, la production de la parole et que, en logopédie on avait des cours de psycholinguistique qui m’intéressaient. Comment on perçoit la parole à un niveau psycho linguistique et tout ce qui avait à voir avec la voix, en fait. Et sans trop rentrer en détail, le système belge n’était pas idéal à l’époque parce que j’ai dû choisir mon sujet de mémoire avant d’avoir eu le cours en voix, ce qui fait que j’ai choisi un mémoire en psycho linguistique, ce qui m’a fermé des portes parce que, en fait, moi ma passion, quand j’étais à l’unif, c’était la voix. Donc travailler en tant que logopède spécialisé en voix, rééducation de chanteurs, notamment de professeurs, et personnes qui perdent la voix.

Michel Godart: [00:04:27] Si je comprends bien, tu as fait ces études de logopédie, tu as découvert ta passion et tu en as fait maintenant ton métier. C’est ce genre de parcours inspirants que je veux mettre en avant, c’est ces gens qui savent se réinventer et se dire « Moi, c’est ma passion et mon cœur que j’écoute ».

Gregory Vettas Collins: [00:04:39] Oui, ben en fait, le lien n’est pas direct, on va y arriver. J’ai fait ma spécialisation en voix, mais le domaine de la voix en Belgique, pour être logopède en voix, on est en fait souvent mal payé, et c’est difficile, en tout cas c’était comme ça à l’époque, parce que qu’on soit Master, j’étais Master, ou qu’on soit bachelier, c’est le même barème. Donc sans trop rentrer dans le détail, mais même Saint-Luc à l’époque en tous cas, allait payer un master à un niveau de bachelier, enfin, c’était assez compliqué. Et donc, moi ma stratégie, ma stratégie, qui a fait en fait qui je suis, c’est que j’avais une passion pour la musique, j’avais une affinité pour la musique, j’avais tous ces talents, mais je les avais pas développés. Quand j’étais en Master un, j’ai pris une décision consciente, je me suis dit « J’aime bien la voix, je veux travailler dans quel secteur? ». Et à l’époque, j’ai pris la décision de travailler dans le secteur artistique, et donc je me suis formé. Je me suis dit « J’ai envie de développer les compétences de performance pour pouvoir aider les comédiens et les chanteurs », mais aussi du coup moi-même devenir comédien et chanteur parce que j’avais en fait ça en moi.

Michel Godart: [00:05:42] Quand j’ai vu à la formation podcast, tu avais déjà un bon bagage son hein?

Gregory Vettas Collins: [00:05:44] J’ai un bon bagage son (Michel Godart: C’est clair), ouais. Qu’est ce qui s’est passé? Quand j’étais en Master un, et que j’ai réalisé que je voulais travailler dans la voix, et que en fait j’avais commencé, donc la guitare finalement je l’ai commencé quand j’avais 18 ans, donc je n’étais pas encore super compétent. En fait je n’avais pas envie de me catapulter sur scène comme beaucoup l’ont fait, sans avoir vraiment mérité ma place entre guillemets. Et donc moi je me suis dit « Comment? Est-ce que je vais me former? ». Et je ne connaissais pas L’IMEP à l’époque, qui est une école « Performing Arts » on dit en anglais, donc les arts du spectacle en gros, et j’ai fait ma propre version. Comment est-ce que je vais continuer à aller à l’unif, et me former avec une qualité en Belgique en payant peu d’argent? J’ai fait l’académie en chant lyrique, j’ai fait le solfège, j’ai fait l’improvisation théâtrale, j’avais besoin de me former, j’avais besoin de continuer la transmission de savoir. Parce qu’en fait, que ce soit en tant que logopède ou en tant qu’enseignant, etc. il faut transmettre le savoir. Et donc en fait, je suis tombé dans l’enseignement. C’est un peu ma mère qui m’a vite encouragé à trouver du travail, n’importe quoi, il faut dire. Et donc je suis anglophone, c’est ma langue maternelle, et, étonnamment, il y avait une pénurie pour les profs, à l’époque. Donc c’est il y a quoi? Il y a dix-quinze ans maintenant? En gros, je me suis retrouvé à être prof d’anglais du jour au lendemain, pour faire un remplacement. Et quand j’avais fait ma lettre de motivation, c’était vraiment, en gros j’ai fait de l’impro, j’ai fait des cours particuliers, on met les deux ensemble, je peux donner cours d’anglais, et ça a fonctionné. Ce qui était intéressant, quand on est prof, c’est qu’on a très peu d’heures où on est obligé d’être à l’école. Et moi ça me donnait en fait la possibilité de préparer mes cours et faire mes corrections, etc, quand j’en avais envie. Donc ça me donnait la possibilité de faire par exemple 3h de chant par jour.

Michel Godart: [00:07:27] Et tes passions quoi!

Gregory Vettas Collins: [00:07:28] Et mes passions (Michel Godart: Et faire vivre tes passions). Et développer, devenir compétent dans ce qui me tenait vraiment à cœur à l’époque, qui était vraiment la performance.

Michel Godart: [00:07:35] Malgré tout aussi passion, transmettre et…

Gregory Vettas Collins: [00:07:36] Artistique, et vivre à fond, et transmettre en fait. Parce que comme, allez j’ai certaines affinités pour tout ce qui est performance, paroles, langue, chant, etc., j’arrive aussi à le transmettre. J’ai travaillé dans une école de musique pendant cinq ans où j’avais des enfants de cinq ans, ou des personnes de 55 ans, ou 60 ans, et arriver avec mon background de logopède et toutes mes connaissances, et le fait que moi-même j’ai commencé la musique assez tard, mais que j’ai certaines capacités naturelles j’ai envie de dire, de pouvoir un peu faire, allez en anglais on dit « Reverse engineering », donc savoir qu’est-ce que moi j’ai fait en fait (Michel Godart: Une rétro-analyse) pour pouvoir y arriver, voilà Rétro-analyse. Et donc, par exemple la justesse, bah je sais quand j’ai la justesse, par exemple peut-être mieux qu’un prof de chant, parce que je comprends comment ça fonctionne, en gros quoi!

Michel Godart: [00:08:18] Tu me tends la perche pour faire la transition parfaite, ce qui m’intéresse dans la démarche, c’est de se rendre compte qu’en fait tous les passionnés arrivent souvent à un constat qui est similaire. Il y a: un, je retiens la volonté de transmettre (Gregory Vettas Collins: Ouais) ça, c’est quand même propre aux gens bien passionnés qui ont été très loin dans la recherche de leur passion et de la vivre à fond. Et puis, à un moment donné, quand tu acquières une expertise, tu commences à déceler les failles des systèmes (Gregory Vettas Collins:  Ah ouais!), et les écarts, et les écueils, un constat négatif au départ permet aussi de se dire « Je veux apporter ma solution, qu’est-ce que je vais faire, moi, pour répondre à finalement ce que j’identifie non pas comme un problème, mais comme un besoin? (Gregory Vettas Collins:  Ouais) Il y a un besoin ». Et ce que tu m’as dit au téléphone, c’est ça (Gregory Vettas Collins: Ouais), c’est la première chose que tu as essayé de me communiquer, c’est que tu as identifié un besoin (Gregory Vettas Collins: Ouais). Et ça, ça m’intéresse parce que, justement, on est dans un podcast sur les ressources humaines (Gregory Vettas Collins: Ok), les passions au travail. Et dans les ressources humaines et dans le monde des entreprises, on est dans un pays trilingue, tu l’as dit « Bruxelles est une capitale multiculturelle » (Gregory Vettas Collins: Ouais) et en entreprise la langue usuelle c’est l’anglais. Et là, toi tu es anglophone natif (Gregory Vettas Collins: Ouais) et tu vas donner des cours d’anglais, et tu vas faire un constat (Gregory Vettas Collins: Ouais), et c’est là où on va arriver au sujet de ce podcast!

Gregory Vettas Collins: [00:09:16] On va parler de l’anglais parce que j’ai remarqué, en tant que logopède, en tant que native speaker, c’est que, en fait il y a une différence claire entre le fait d’apprendre l’anglais et le fait de le parler. Quand on regarde l’anglais et le français, on voit qu’il y a des similitudes et des différences et que si on veut être stratégique, on doit les constater et développer une stratégie sur base de ces similitudes et ces différences. La similitude entre l’anglais et le français, elle se trouve au niveau du vocabulaire, il y a la notion de mots cognats, donc ce sont des mots qui ont une origine commune, par exemple le latin, et en a énormément en anglais et en français.

Michel Godart: [00:09:55] On voit l’étymologie des mots et on comprend!

Gregory Vettas Collins: [00:09:58] Même pas l’étymologie. Il y a des mots qui sont identiques à l’écrit, mais qui se différencient uniquement par la prononciation (Michel Godart: Ça aussi, juste) communication, communication (prononciation en Anglais), fracture, fracture (prononciation en Anglais), même les prénoms: Albert, Albert (prononciation en Anglais). Quand on voit ce qui est proposé typiquement, et bien on a peur de la plus grande différence entre l’anglais et le français, finalement qui est la prononciation.

Michel Godart: [00:10:22] C’est vrai que, la difficulté, moi j’ai une difficulté avec l’anglais, c’est vrai c’est souvent la prononciation.

Gregory Vettas Collins: [00:10:26] J’organise des masterclass où le but est de dédramatiser vraiment le cerveau, j’ai envie de dire du francophone, par rapport à l’anglais, par rapport au fait de parler anglais. Et il y a un phénomène culturel qui est probablement omniprésent, donc le fait que les francophones aient du mal à parler anglais et que les anglophones aient du mal à parler français, c’est probablement dû au fait qu’ils se sont livrés des guerres pendant des centaines d’années, et que on imagine mal Emmanuel Macron faire « I’m the french president » avec un accent comme ça, une partie culturelle. Il y a une partie, je pense, au niveau de la prononciation, j’ai envie de dire véhiculée par les médias. Par exemple le président « Trump » n’existe pas, c’est « Trump » (prononciation en Anglais), la prononciation qui est véhiculée. Il y a un autre phénomène qui est en fait, en anglais, si vous parlez trop bien anglais, on va se moquer de vous (Michel Godart: Ah bon?). Donc un francophone qui va trop bien parler anglais, on va croire qu’il se la pète un peu, donc ça c’est quelque chose qui existe. Et puis finalement, c’est les stratégies d’apprentissage.

Michel Godart: [00:11:17] J’ai envie de rajouter l’écoute. Alors pourquoi je parle de ça? Je constate, donc vivant en Flandre, que les néerlandophones ont une approche par rapport aux francophones et l’anglais, totalement différente. Ma fille à quatorze ans, elle parle déjà mieux anglais que moi à l’âge adulte, mais elle est baignée,  donc c’est à dire que les films sont sous-titré, et ils regardent déjà beaucoup plus de films en langue native, donc il y a plus d’écoute. Et qui dit plus d’écoute, dit plus d’apprentissage par l’écoute. Et ça, c’est un aspect qui me semble important aussi.

Gregory Vettas Collins: [00:11:40] Alors plusieurs choses à dire à ce niveau-là. Premièrement, j’ai envie de vraiment en parler, c’est la différence entre les langues à stress et les langues syllabiques. Donc quand on est dans de la communication, en français, pour augmenter son intelligibilité, on doit augmenter la régularité entre les syllabes. Un regroupement de syllabes en français existe hein? On peut dire « Est-ce que », mais si on veut augmenter l’intelligibilité, on va dire « est, ce, que, tu, peux, répéter, ce, que, tu, viens, de, me, dire? », ça c’est la stratégie de communication francophone. Les Espagnols font la même chose, il y a d’autres pays qui font la même chose. En anglais c’est pas du tout comme ça, et le néerlandais fonctionne de la même façon. Il faut avoir une régularité au niveau des accents toniques. Et donc en anglais par exemple, on va dire « SOrry could you REpeat that for me PLEASE? » Alors pourquoi est-ce que j’en parle? Parce que c’est hyper important. Ça va créer quelque chose qu’on appelle les « Reductions », les Reductions, pour comprendre ce que c’est, ce sont les contractions qu’on n’écrit pas. En gros, ce phénomène de reduction, c’est une des choses qui explique que les francophones galèrent avec l’anglais. C’est en fait que, quand on dit par exemple « Do you know what I’m talking about », eh bien, il y a, si je le dis lentement, si on comprend ce que je suis en train de dire, je vais le dire lentement, parce que je sais le faire, vous allez entendre qu’en fait je ne suis pas en train de dire « Do you know what I’m talking… ». Je suis en train de dire « Dj’KNOW’w’t’I’mTALKingaBOUT ». Et donc en fait, beaucoup d’éléments, qui ne sont pas les éléments avec des accents toniques, vont être détruits. Et c’est ça qui est important en fait, et le néerlandais va fonctionner de la même façon. Pourquoi est-ce que c’est important? Parce que, oui, les néerlandophones sont bercés dans de l’anglais, donc plus que les francophones, donc il y…

Michel Godart: [00:13:28] A il y a un facteur qui joue sur cet aspect

Gregory Vettas Collins: [00:13:29] Il y a un facteur qui joue à ce niveau-là, mais en fait c’est au niveau de la génétique entre guillemets de la langue, qu’il y a une différence. C’est ça le truc, ce phénomène est hyper important. Ça veut dire que: on va apprendre un mot de vocabulaire en anglais, on va mal le prononcer, ou alors on va le prononcer convenablement mais de façon isolée, hors que, quand il est dit en contexte articulatoire, donc quand il est dit avec des mots…

Michel Godart: [00:13:56] Avec tout le reste, mis de la même façon (Gregory Vettas Collins: Voilà), avec la même approche.

Gregory Vettas Collins: [00:13:59] Il va être déformé (Michel Godart: D’accord). Et donc si quand nous on parle, quand le francophone parle, il n’est pas conscient de ce phénomène, il va y avoir un problème parce que, la théorie motrice de la parole mais, en gros, on n’a plus facile à comprendre les personnes qui parlent comme nous. Si on est à Bruxelles, on va comprendre les Bruxellois plus facilement.

Michel Godart: [00:14:19] On dit toujours, quand tu veux bien parler une langue, pense déjà dans ta tête dans la langue nativement, tu as plus facile à parler la langue en fait. Et ça va peut-être aussi indirectement influencer ces éléments ou pas?

Gregory Vettas Collins: [00:14:28] J’essaie de répondre exactement à ta question. Oui, en fait, si tu veux, pour comprendre la parole, il faut comprendre que c’est quelque chose de moteur. Et donc, on en parlait à un moment, quand tu conduis tu es hypnotisé, c’est le même mécanisme, c’est les apprentissages procéduraux, en fait. Quand tu es dans une langue, et bien tu vas avoir des habitudes motrices. Le fait de penser au préalable dans la langue dans laquelle tu vas parler, va si tu veux, mettre en avant ses habitudes motrices.

Michel Godart: [00:14:58] Et va préparer le terrain…

Gregory Vettas Collins: [00:14:58] Va préparer le terrain.

Michel Godart: [00:14:59] C’est un conseil pertinent?

Gregory Vettas Collins: [00:15:00] C’est un conseil pertinent premièrement. Ici je veux quand même dire un deuxième truc, une grosse astuce, le mot le plus important à apprendre en anglais, c’est « hum » ou « er ». Parce que à chaque fois que vous hésitez en français, vous êtes en train de rentrer en français, vous allez réfléchir en français et votre prononciation va être affectée. Et je vais le démontrer en espérant pas trop bien réussir l’exercice, je vais réciter l’alphabet, ou alors peut-être je vais compter, parce que je l’ai moins fait, et je vais changer de langue à chaque fois, et vous allez remarquer que en gros ça va être la panique (Michel Godart: Okay). One, deux, three, quatre, four, cinq, six, seven, huit…. C’est une charge cérébrale. Et là je ne l’ai pas fait, mais on peut avoir des mélanges des accents qui se créent, carrément. Parce que, en fait, ça rejoint un petit peu ce qu’on dit hein mais, l’accent, on en a parlé quand même un petit peu, c’est quoi? C’est si on veut, une paresse motrice ou une habitude motrice. Donc en gros, on a pris l’habitude de faire les choses d’une certaine façon, et quand on parle une autre langue, on va garder cette façon de faire, sauf si on fait des efforts pour ne pas le faire (Michel Godart: Ouais, ouais). Et quels sont les efforts à faire? Déjà l’immersion, pas l’immersion sauvage mais bon l’immersion structurée est plus efficace, le fait d’avoir un schéma moteur clair, ça va nous aider. Et le fait de mastiquer et d’avoir la musculation, d’avoir le nécessaire pour pouvoir faire les sons et pour comprendre comment ça fonctionne.

Michel Godart: [00:16:26] Il y a aussi les langues qui sont très similaires qui vont poser souci?

Gregory Vettas Collins: [00:16:28] Justement, quand tu dis les langues qui sont très similaires, pose souci. Imagine maintenant ce qui se passe quand tu prononces un mot anglais à la francophone, un mot qui est identique!

Michel Godart: [00:16:37] Ouais, c’est ça.

Gregory Vettas Collins: [00:16:37] Tu es en train de te créer des problèmes au niveau moteur. Moi, quand je donnais cours avant aux agents de voyage, quand quelqu’un disait « Ok, I will talk to you about Paris and now… » L’accent direct change en fait, pas uniquement l’accent mais c’est la langue dans laquelle on réfléchit et tout le moteur qui va avec quoi! La difficulté de l’enseignement traditionnel est que, on va en fait donner de la valeurs sur les éléments qui sont broyés à l’oral. Et ça, ça fait partie des problèmes et de la frustration. Parce que finalement, parfois, j’ai des gens qui sont un peu traumatisés de l’anglais, et c’est à cause de ça en fait. Parce que, si moi maintenant je dis « What your name », ou si quelqu’un répète bêtement et dit « What’s your name? », et ben, cette personne-là je l’envoie dans les bas-fonds des méandres inférieurs que niveau un. Alors que ce que cette personne a dit, « What your name », ressemble énormément à « What’s your name? ». Par contre, si quelqu’un va dire « What is your NAM? », lui il peut aller niveau sept, niveau huit, niveau neuf, niveau douze et voilà, il a son C1. Alors que en fait, en compréhension, c’est fort différent, voilà!

Michel Godart: [00:17:34] Le lien à la réalité!

Gregory Vettas Collins: [00:17:35] Bah oui

Michel Godart: [00:17:36] Depuis combien de temps accompagnes-tu les entreprises?

Gregory Vettas Collins: [00:17:38] Ça fait depuis le début de l’année que je suis vraiment axé là-dessus quoi!

Michel Godart: [00:17:41] Comment tu fonctionnes? Qu’est-ce que tu vas faire, qu’est-ce que tu vas proposer aux entreprises alors?

Gregory Vettas Collins: [00:17:44] En fait, l’apprentissage des langues c’est une chose, le fait d’être performant dans une situation donnée, c’est autre chose. Et donc les entreprises ont besoin de ça, ils ont une mauvaise analyse du problème. Ils disent « Tu n’es pas bon en anglais », faux, « Tu ne sais pas performer dans ta tâche en anglais », et donc c’est très facile d’avoir des résultats dans une situation claire, en utilisant, ben la méthode que j’ai développée finalement, qui est « Identify script flow ». Et donc on va d’abord travailler avec quelqu’un, on va identifier son problème. Et donc son problème, ben parfois c’est des problèmes, il y a un manque de connaissances, déjà on ne comprend pas la parole, donc la parole est fortement anxiogène, souvent. Parce que on ne sait pas la corriger a posteriori, il y a plein de problèmes à ce niveau-là. Il y a les croyances limitantes, par exemple, « Voilà je suis francophone, je ne sais pas faire un TH », faux, ça prend 2 h pour faire un TH, à l’avoir vraiment allez, qui commence à être un peu automatique quoi.

Michel Godart: [00:18:42] Le « The » quoi?

Gregory Vettas Collins: [00:18:42] The (il prononce le son en zozottan le « The » répété). Parenthèse, c’est le fait qu’il faut utiliser le visuel. Je vais un peu embrayer, mais je vais donner un gros tip, ce n’est pas au niveau de l’oreille d’abord qu’il faut travailler un son, on peut d’abord faire le son avant de percevoir la différence. Et c’est contre intuitif.

Michel Godart: [00:19:00] Pas mal. Ouais ben on va avoir plein de petits tips en sortant de cette capsule podcast hein? Ça, c’est bien!

Gregory Vettas Collins: [00:19:04] Voilà. Quelqu’un qui est en entreprise, voilà, et ben il va avoir une situation claire, il va avoir un problème clair, qu’on va identifier. Problème au niveau de ses connaissances, parce qu’en fait, par exemple un manque de confiance, c’est souvent un manque de connaissances aussi hein? (Michel Godart: Mm) Il faut dire ce qui est!

Michel Godart: [00:19:16] Ça déstabilise la confiance (Gregory Vettas Collins: Voilà), parce que tu sais que tu as une méconnaissance.

Gregory Vettas Collins: [00:19:18] Voilà, c’est ça. Et donc une fois qu’on a identifié ces problèmes spécifiques, et qu’on a utilisé toute une série de méthodes que j’ai développées pour être vraiment efficace. Eh bien, on arrive vraiment dans le fait de scripter. Pourquoi scripter? Parce qu’on a une situation. Une situation, on a en fait trois ou quatre façons différentes de dire la même chose qu’on va utiliser de façon régulière. Le but est de maîtriser, au niveau de la prononciation, de l’articulation, ces expressions qu’on va utiliser de façon régulière, et aussi d’identifier qu’on est en train d’utiliser les bonnes expressions. Parce qu’il y a une partie de l’anxiété qui vient du fait qu’on n’est pas sûr de ce qu’on dit. Et donc là, avec la méthode, on va faire des simulations en situation de contrôle de, en gros, ce que la personne va dire et va être susceptible d’entendre. On va travailler ça. Au bout de trois, quatre scripts, typiquement, on est arrivé à un stade où on va arriver à ce que j’appelle le « Flow » mais, en gros en français c’est moins sexy. L’automatisation, c’est de faire en sorte que on est dans une nouvelle situation, et on va avoir quelque chose de non scripté. Donc la situation sera maintenue, mais le script et ben ça sera voilà en freestyle. Mais avec ce qu’on aura travaillé, il va pouvoir puiser dans les différentes versions de la chose qu’on a faite, et il va pouvoir choisir celle qui correspond, (Michel Godart: Wow!). L’avantage du script, c’est que, on élimine une des grosses difficultés, parce qu’en fait les difficultés du francophone, principalement pour l’anglais, sont la prononciation et l’utilisation des temps. L’utilisation des temps finalement, ça devient de la philosophie, entre le passé simple et present perfect, par exemple. En gros, pour ceux qui écoutent, past simple c’est une expérience unique qui est arrivé. Present perfect, c’est le résultat d’une infinité possible d’expériences, et ça l’envoie vers le présent, c’est tout. Et donc pour savoir qu’on est dans le passé en gros, pour le past simple, parenthèse, et bien il faut un indicateur de temps genre « two days ago », « last week », etc qui soit explicite comme « Yesterday » et « Last Week », etc. Soit implicite, parce que c’est un lieu, donc « I fell down in the classroom », par example, et « In the classroom, when did you fall down? », « When I was in the classroom ». Ou alors que les deux personnes qui parlent, savent quand ça s’est passé. Genre « How was it? », et la personne sait comment c’était. Et donc en termes de communication, allez j’ai encore envie de le dire, past simple c’est une connotation très personnelle. Present perfect c’est une connotation impersonnelle, et ça a de l’importance en fait, à ce niveau niveau-là. Dans la situation, eh bien, on peut formuler la même chose avec des temps différents, et on s’en fout. Donc le, comprendre la subtilité grammaticale dans une situation n’est pas importante, c’est ça en fait!

Michel Godart: [00:21:49] La question qui va se poser, c’est combien de temps ça prend un accompagnement? On est à sept sur dix en moyenne, et là, toi tu viens, tu interviens et que sur les sept sur dix il faut améliorer le niveau. Combien de temps ça prend?

Gregory Vettas Collins: [00:21:58] Finalement c’est un phénomène qui va prendre de moins en moins de temps, au fur et à mesure qu’on y investit. Typiquement, quand c’est quelqu’un qui n’a pas encore travaillé avec moi, on peut compter dix séances pour guérir une situation. Mais la prochaine situation, on peut peut-être compter six séances, et la prochaine, on peut peut-être compter quatre séances. Et typiquement, une fois qu’on a fait trois situations, on commence à avoir un tel effet de transfert que ce n’est même plus nécessaire de continuer quoi!

Michel Godart: [00:22:27] En fait ce qu’il faut, c’est comprendre la logique et le raisonnement de travail et d’amélioration. Une fois qu’on l’a comprise, on l’assimile, on installe le changement et pour le rendre pérenne, il suffit de mettre en place des processus de fonctionnement mental (Gregory Vettas Collins: Ouais). Et puis après le reste des lacunes, ben ce sera du vocabulaire et de la conjugaison à réétudier?

Gregory Vettas Collins: [00:22:42] En gros. Mais en fait l’avantage, c’est aussi qu’avec le travail que je fais, on améliore la perception. Comme on améliore la perception, et bien, à chaque fois que quelqu’un va parler anglais et qu’on ne va pas comprendre ce que cette personne dit, on va apprendre des erreurs. À la place d’apprendre des erreurs, on apprend. C’est pour ça que finalement, après un moment, notre perception, notre compréhension est telle, que ben on n’a plus besoin de moi en fait!

Michel Godart: [00:23:10] Par rapport à ça justement, on est en Belgique, pays trilingue, je l’ai dit tout à l’heure, parfois compliqué (Gregory Vettas Collins: Ouais). C’est le public francophone que tu vises?

Gregory Vettas Collins: [00:23:16] Ma méthode, on peut l’appliquer à la terre entière. Mais je me focalise, voilà sur le public francophone, parce que moi-même j’ai été dans l’enseignement francophone, donc je connais très bien leurs « pain points » (point sensible).

Michel Godart: [00:23:26] Voilà, c’est ça!

Gregory Vettas Collins: [00:23:27] C’est tout mais…

Michel Godart: [00:23:27] C’est là ta force

Gregory Vettas Collins: [00:23:28] C’est un avantage. Maintenant, que ça soit dans le perfectionnement, parce que voilà aussi, là je me focalise aussi sur le pitching, je peux vraiment aider n’importe qui, même un néerlandophone pourrait bénéficier.

Michel Godart: [00:23:37] De ta méthodologie

Gregory Vettas Collins: [00:23:38] De ma méthodologie, mon savoir sur le fonctionnement de la langue anglaise en fait. Parce que parenthèse, quand on présente, on doit mettre des variations de rythmes et de mélodies. Et, en fait, en anglais, il faut identifier quelles sont les syllabes, et il faut vraiment insister dessus par rapport à d’autres langues.

Michel Godart: [00:23:58] On dit toujours qu’on chante quand on parle. Quand tu joues sur les accents toniques ou pas, tu fais quoi? Tu fais un peu quelque chose de comparatif à un chant. Quand tu parles, quand tu t’exprimes, c’est presque un chant!

Gregory Vettas Collins: [00:24:06] Ben, en fait, certaines langues vont avoir plus ou moins de similitudes avec le chant, par exemple l’anglais…

Michel Godart: [00:24:12] L’italien, Typiquement, c’est une langue qui chante!

Gregory Vettas Collins: [00:24:13] L’italien en fait, c’est les voyelles ouvertes qui font que c’est quand même proche, en tout cas de la technique genre chant lyrique, belcanto, etc. Puis après je pense qu’il y a la mélodie de la langue elle-même. Mais l’anglais par exemple va se comporter un peu comme de la musique parce que, je ne sais pas à quel point j’ai été clair mais, il y a des syllabes fortes, des accents toniques, et il y a des mots qui vont se grouper autour de ça. Et donc c’est comme quand on chante.

Michel Godart: [00:24:36] Ouais c’est ça. Une langue qui peut être moins chantée, enfin c’est peut-être un préjugé de ma part mais: l’allemand. Je sais que pour certaines personnes que ça va moins chanter!

Gregory Vettas Collins: [00:24:42] Je ne connais pas assez bien l’allemand pour vraiment émettre un commentaire, j’ai déjà du chanter en allemand. Et moi ce que je dirais par rapport à l’allemand, c’est que en fait, c’est une langue qui peut être très agressive, ou très douce (Michel Godart: Exact). Et ça vient, principalement, d’un concept, à mes oreilles, qui s’appelle le délai d’établissement du voisement, le « Voice Onset Time », qui est en gros l’espace qu’il y a entre la mise en vibration d’une voyelle et la création de, par exemple, un pet. Et comme il y a de l’air, en allemand, entre les deux, « P haardon » (le a est long), ça peut être assez doux. Mais si l’allemand, l’attaque de la voyelle est trop forte, alors ça peut être très dur « Ph-ARdon » (le P est insisté.)

Michel Godart: [00:25:21] Oui, je vois. Alors, en attendant que tu crées ta chaîne ou que tu prépares ton prochain podcast, on va donner un élément très important, parce qu’on arrive à la fin de cette interview Passion, c’est: comment est-ce qu’on peut te contacter? Donc moi je t’ai écouté, là je sens que, ouais, le good vibes il est là quoi, t’es un passionné et je sais qu’un mec comme toi, je le mets dans ma boîte, ça change la donne, c’est clair. Comment je te contacte?

Gregory Vettas Collins: [00:25:38] Je suis très actif sur LinkedIn. Et autrement mon site internet: gvettascollins.com!

Michel Godart: [00:25:43] Super, On mettra tout ça dans le texte du podcast. On va de toute façon mettre dans le texte du podcast un lien, et les personnes qui nous auront entendues peuvent te laisser un message vocal. Alors pourquoi pas avec un exercice en anglais pour te le soumettre?

Gregory Vettas Collins: [00:25:54] Ahhhh, moi j’ai simplement envie qu’ils me disent « thank you ».

Michel Godart: [00:25:58] Ça marche, on passe le message. Mais en tout cas, s’ils ont le courage de s’enregistrer et te l’envoyer: s’ils nous disent qu’on peut partager, on partagera sur les réseaux sociaux. Si pas on enverra en privé et tu peux répondre. On a un rituel de clôture aussi classique, c’est trois questions purement RH, parce que c’est quand même notre public qui nous écoute. On a aussi envie de te demander comment toi, avec ta position, et ton vécu, et ton histoire, tu vois ce monde rh? Donc on a trois questions très particulières, la première c’est: comment tu définirais un RH, toi?

Gregory Vettas Collins: [00:26:20] Ben c’est des personnes qui sont censées apporter le nécessaire pour que les employés d’une boîte aient l’impression de s’épanouir dans la boîte, je dirais!

Michel Godart: [00:26:31] Donc c’est le côté « humain » (Gregory Vettas Collins: Ouais) que tu retiens. Deuxième question c’est: un effet wow, un endroit où tu vas pour une prestation ou des gens que tu rencontres, malgré toi, tu ne peux pas t’en empêcher, le premier mot qui te vient dans la tête, c’est « waouh, je suis bluffé ». C’est des gens, ou des situations, ou des lieux, qui t’inspirent.

Gregory Vettas Collins: [00:26:46] J’ai un moment wow clair de ouf en fait.

Michel Godart: [00:26:48] Vas-y. Vas-y, Partage.

Gregory Vettas Collins: [00:26:49] Ça faisait quoi, ça faisait un an ou deux que je jouais la guitare? Et il faut savoir qu’au niveau psychomotricité, chanter, jouer à la guitare en même temps, ben ça prend du temps. Mais j’étais au Delirium, je n’étais jamais monté sur scène, il y avait une jam au Delirium. Je m’étais inscrit pour monter sur scène, arrive le moment de jouer, je me souviens que juste avant moi il y avait des gars je me disais « Putain, ils sont pros quoi ». Je joue une chanson qui n’existe pas, parce que j’avais envie d’improviser, et j’avais dit au batteur « Enfin voilà, fait un petit poum-tchak quatre/quatre ». J’avais un riff dans les doigts, j’avais jamais vraiment joué devant un public et je ne connaissais pas la fin de la chanson. Je suis monté sur scène, j’ai improvisé une chanson, et après j’en ai improvisé une autre. A mon souvenir en tout cas, c’était dingue parce que je descends de la scène et, voilà, groupies quoi! Rires. C’était un moment assez mémorable, la première fois que je monte sur scène, je joue quelque chose qui n’existe pas et le public aime bien.

Michel Godart: [00:27:38] Prendre, prise de conscience qu’en fait, quand on laisse la spontanéité et la passion s’exprimer, tout va bien (Gregory Vettas Collins: On va dire ça alors), c’est peut être un chouette message à passer en entreprise effectivement hein? Rires. Laissez place à vos passions, à vos émotions (Gregory Vettas Collins: Ouais). Et si tu devais justement passer un message aux directeurs d’entreprises, aux patrons, aux DRH qui nous écoutent? Tu aurais envie de leur dire quoi pour changer le monde des sociétés?

Gregory Vettas Collins: [00:27:55] Je pense que, si on veut améliorer le long terme, on doit avoir des objectifs à long terme, et que les actionnaires ont des objectifs à court terme. Et donc ça crée beaucoup de problèmes à l’entreprise à un niveau plus sustainable.

Michel Godart: [00:28:06] Sur la cohérence aussi (Gregory Vettas Collins: Voilà), entre autres, ouais je suis assez d’accord avec toi. C’est vrai qu’il y a pas mal de paradoxes entre le business, l’ADN de l’entreprise et puis finalement l’aspect gain derrière, parce que ça reste une société capitaliste, qu’on le veuille ou non.

Gregory Vettas Collins: [00:28:16] Mais en fait c’est ça le problème, c’est que le capitalisme c’est pas ça. Ça c’est « Shareholder Capitalism » comme on dit en anglais, et c’est une autre chose. Moi, maintenant je suis entrepreneur, je vois que finalement on doit mettre un investissement avant d’avoir la récompense à long terme. Si moi maintenant je m’attendais à avoir des résultats dans les deux mois, enfin je ferais du mauvais travail en fait, c’est construire sa maison sur du roc et pas sur du sable.

Michel Godart: [00:28:35] Pas mal, j’aime bien la métaphore, sympa. C’est une des premières fois qu’on me donne ce type de feedback et c’est chouette, ça prête à pas mal de réflexions. Gregory, je te remercie, chouette partage de passion, chouette moment d’échange. J’invite les auditeurs et auditrices à ne pas hésiter à te contacter. Deux appels téléphoniques, la formation, les échanges qu’on a eus et ce podcast, j’ai appris mais, énormément, je n’ose même pas imaginer la capacité de ce que je vais apprendre si je suis ton podcast quand il sortira. Et si on fait appel à toi en entreprise, je pense qu’il est évident qu’on va apprendre beaucoup de choses, merci. N’hésitez pas, chers auditeurs et chères auditrices, abonnez-vous à ce podcast, comme ça vous ne manquerez pas les prochains épisodes, on est présent sur la majorité des bonnes plateformes de podcast. Et il y a bien entendu ce fameux répondeur, et il ne vous mangera pas, le micro ne mord pas. Welcome pour les feedbacks donc, à bientôt.

Michel Godart: [00:29:19] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’asbl « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground », et vous retrouvez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story point be ».

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