Pascale Schütz: Business Modèle, Sens et Inclusion

Pascale Schütz

Pascale Schütz, Business Modèle, Sens et Inclusion. Podcast #499 hrmeetup. ©

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En 2016, au micro d’hrmeetup. ©, Pascale Schütz et sa collègue d’alors nous annonçaient un événement et parlaient déjà de valeurs en entreprise. À l’époque, une collaboration ICHEC-Alumni sur ce sujet vaste, passionnant et toujours d’actualité en 2024.

C’est au Cercle de Wallonie que j’ai eu l’opportunité de revoir Pascale. Elle faisait partie d’un groupe de quatre intervenant·es sur des sujets RH, elle parlant davantage des leaders. J’ai profité de ces retrouvailles pour lui proposer de revenir au micro afin de poursuivre notre discussion.

Dans cet épisode, nous allons vous parler de Business Modèle, Sens et Inclusion, ou comment Écrire et Réussir la Suite Durable de votre Entreprise ? » et, vous annonçons la Table Ronde du 26 septembre 2024 qu’elle organise avec Board Coaching To Excellence sur l’inclusion d’un actionnariat diversifié avec les associés de CMS Jean-François Goffin et Cédric Guyot  et Sébastien Lebbe, co-fondateur de Wooclap.

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Séquençage du podcast avec Pascale Schütz :

  • [00:00:18] Introduction et contexte
  • [00:00:54] Du rêve d’adolescente à ce jour
  • [00:01:54] Un choix d’études en lien ?
  • [00:02:41] Le switch vers les ressources humaines
  • [00:04:29] Plus de 28 ans d’expérience
  • [00:05:08] Le sentiment d’imposture de l’autodidacte
  • [00:06:20] Proposition de valeur et public ciblé
  • [00:07:30] Talent management et mouton à cinq pattes
  • [00:08:49] 70 % des transformations ne fonctionnent pas
  • [00:10:14] Le nouveau leadership, créer des réseaux collaboratifs
  • [00:11:14] L’agilité du business model
  • [00:12:23] Le désengagement
  • [00:13:29] La recherche de sens
  • [00:13:50] Les valeurs en entreprise, sujet toujours d’actualité
  • [00:14:59] ESG, G de gouvernance
  • [00:15:16] Une communication claire sur les valeurs
  • [00:16:13] Taille d’entreprise
  • [00:16:22] Gestion des langues nationales
  • [00:16:42] Intervention au cercle de Wallonie
  • [00:18:31] Une conférence / Table ronde du BCTE
  • [00:19:29] Cet épisode accessible dans toutes les langues
  • [00:19:57] Comment te contacter ?
  • [00:20:25] Comment tu définirais un RH ?
  • [00:21:47] Un effet Waouh ?
  • [00:22:59] Message aux auditeur·ice·s RH, dirigeant·e·s d’entreprises ?
  • [00:23:44] Clôture de l’épisode et appel à action

La transcription du podcast avec Pascale Schütz :

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Michel Godart: [00:00:00] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground », et vous retrouvez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story point be ».

Michel Godart: [00:00:18] Bienvenue pour un nouvel épisode « hrmeetup. © », votre podcast sur les passions au travail et les ressources humaines. J’ai l’honneur et la joie aujourd’hui de retrouver une personne qui était déjà venue dans notre émission il y a très longtemps, je pense que c’était en 2013 ou 2016?

Pascale Schütz: [00:00:34] C’était 2016.

Michel Godart: [00:00:35] Et si vous nous écoutiez déjà, peut-être, avec un peu de chance, auriez-vous déjà reconnu la voix de Pascale Schütz.

Pascale Schütz: [00:00:41] Et la voix de Michel!

Michel Godart: [00:00:42] Alors à l’époque, Pascale, tu étais venu avec Alice!

Pascale Schütz: [00:00:45] Oui, exactement.

Michel Godart: [00:00:46] Et tu nous parlais dans cette première interview de « Alumni ».

Pascale Schütz: [00:00:49] Oui, « ICHEC-Alumni » qui organisait une conférence, à l’époque, avec tout un panel de dirigeants.

Michel Godart: [00:00:54] Mais nous, on va situer le contexte… J’ai eu la chance de fréquenter avec mon emploi le Cercle de Wallonie, et donc on s’est revu là-bas et tu étais une des intervenantes (Pascale Schütz: Oui) sur le podium. On a eu des échanges riches, notamment sur le podium il y avait aussi Amélie Alleman, qui est aussi une personne qui était venue dans notre émission parler de son parcours, de son métier de l’époque. On s’est dit mais tu sais quoi Pascale, on va refaire une nouvelle capsule podcast (Pascale Schütz: Exact), et un peux faire un update d’où est-ce qu’on en est? Moi je t’ai parlé « offline » d’où j’en étais, alors maintenant ça va être ton tour, mais on va le faire au micro. (Pascale Schütz: Oui). Alors on a une question fétiche, une question de démarrage (Pascale Schütz: Oui), c’est le fameux rêve d’adolescent, quel était ton rêve d’adolescente? Et puis surtout (Pascale Schütz: Mm), le but de la question c’est de savoir: est-ce que finalement, d’une manière ou d’une autre, avec ce rêve d’adolescente, tu as réussi à t’aligner avec ou pas?

Pascale Schütz: [00:01:33] Mon rêve d’adolescente c’était d’être styliste, je dessinais des chaussures, des robes, sur les bancs de l’école, sur des feuilles quand je m’ennuyais aux cours, donc j’étais assez dissipée. Je faisais des belles jambes avec des hauts talons, donc voilà, je pense que, en fait c’était une forme déjà de créativité qui émanait de moi, un côté artistique.

Michel Godart: [00:01:54] Ça t’a mené vers des études particulières?

Pascale Schütz: [00:01:56] Non, pas du tout. Parce que, d’abord en fait il y avait quand même des liens à faire puisque mon grand père travaillait dans le domaine de la fourrure, à l’époque c’était encore permis, donc il y avait quand même un lien et un certain héritage. Mais par la suite, malgré que je sois encouragée à faire des études dans des très bonnes écoles de stylisme, encouragé par mes parents, j’avais peur de ne pas manger mon pain tous les jours. Et donc j’ai rejoint, par la suite, une société qui quand même avait une grande multinationale qui était quand même dans le monde de la mode: L’Oréal. Et ça me permettait quand même d’exprimer une certaine créativité, et aussi un côté business très fort qui émanait déjà de moi, qui était aussi due à l’héritage

Michel Godart: [00:02:37] Petite fille d’entrepreneur!

Pascale Schütz: [00:02:38] Petite fille d’entrepreneur…

Michel Godart: [00:02:39] Ça a du sens quelque part.

Pascale Schütz: [00:02:40] Oui, quand même, ça a du sens.

Michel Godart: [00:02:41] Mais comment s’est fait le switch pour te retrouver dans les ressources humaines et dans les RH?

Pascale Schütz: [00:02:45] Ah oui, ça c’est une bonne question. Rentrant dans ce monde, un peu glamour il faut bien le dire, d’un grand groupe français, L’Oréal, avec toutes ces belles publicités, le marketing, le sales, (Michel Godart: La magie créée) les mannequins, la magie du beau (Michel Godart: Rires), enfin voilà quelque chose d’extraordinaire. Mais à un certain moment je voulais quitter le groupe parce que je me sentais, ce n’était pas le groupe en tant que tel, mais je me sentais enfermé (Michel Godart: Mm) dans ce métier, ou alors il fallait monter à Paris et donc, voilà, c’était toute une autre carrière. Mais je trouvais que j’avais besoin de toucher au monde du business de manière beaucoup plus large. Et en fait, ce sont les chasseurs de têtes qui ont sans doute détecté cette fibre business, ce côté « Je trouve toujours des solutions » qui émanent un peu de ma créativité, et ils m’ont proposé de travailler chez eux mais, bon voilà, je trouvais qu’il y en avait certains qui étaient professionnels, parce que je mets quand même la barre assez haute, et d’autres beaucoup moins, et quelque part c’est moi qui ai fini par faire ma sélection et qui rejoint donc une société internationale. Au-delà de la chasse de têtes, il faisait beaucoup plus largement du recrutement de qualité et d’un très, très, bon niveau déjà à l’époque…

Michel Godart: [00:03:51] Il te proposait, si je comprends bien, de devenir toi-même chasseuse de tête ou recruteuse, c’est un peu l’offre qui était faite? Tu n’avais pas le bagage pour ça au départ (Pascale Schütz: Non, non), scolairement parlant (Pascale Schütz: Non), donc je suis un peu intriguée sur qu’est-ce qui leur a donné cette idée? C’est juste le côté créatif et business quoi?

Pascale Schütz: [00:04:05] Oui, et puis du coup, c’est une bonne question parce que: qu’est-ce qui m’a donné l’idée aussi d’accepter? (Michel Godart: Ah ben oui) C’est le côté créatif du business, puisqu’il fallait construire son portefeuille. Et moi, ce qui m’intéressait, c’était le business, comment fonctionne l’entreprise, et comment, à travers aussi mon côté créatif et puisque j’adore les gens, je pouvais contribuer à leur succès, à leur développement (Michel Godart: Mm), Voilà

Michel Godart: [00:04:29] On est dans quelle année?

Pascale Schütz: [00:04:30] On a commencé en nonante six.

Michel Godart: [00:04:33] Ouais, donc ça date d’il y a quelques temps (Pascale Schütz: Ah quand même, ouais), cette première expérience. Ouais d’accord!

Pascale Schütz: [00:04:35] Plus de 28 ans.

Michel Godart: [00:04:36] Et donc c’est plus de 28 ans que tu es restée dans les ressources humaines.

Pascale Schütz: [00:04:39] Oui, alors je ne vais pas dire les ressources humaines parce que, sans bouder ce terme bien sûr, mais c’est vraiment du business HR, business consulting HR. Du conseil aux dirigeants, partant vraiment de leur business model, qui parfois est à revoir et donc il faut les accompagner, aussi là-dedans, comment est-ce qu’on peut décliner ça au niveau de l’organisation et prendre la meilleure décision humaine possible? Que ce soit en effet: de recruter les bonnes personnes, ou de les accompagner dans leur développement, ensemble ou tout seul, donc en équipe ou seul.

Michel Godart: [00:05:08] Dans ce que j’entends, j’entends surtout finalement le parcours de quelqu’un qui est assez autodidacte (Pascale Schütz: Oui), et je ne sais pas si tu as le même défaut que moi, je suis aussi autodidacte, et les autodidactes souvent se posent des questionnements sur leur légitimité d’une fonction (Pascale Schütz: Ah ben tiens!). Est-ce que ce type de… Est-ce que ce type de question t’a parcouru l’esprit, est-ce que, à un moment donné, ces personnes que tu voulais finalement conseiller en gouvernance d’entreprise (Pascale Schütz: Oui) ne t’ont pas interpellé en disant « Mais Pascal, vous êtes bien gentil, mais quel est votre bagage? »

Pascale Schütz: [00:05:35] C’est plutôt moi qui me posait la question qu’eux (Michel Godart: Ben oui) c’est bizarre hein?

Michel Godart: [00:05:38] C’est pour ça que je suis un peu taguée comme ça au départ, dans ma question.

Pascale Schütz: [00:05:40] Oui, c’est… Comme quoi heu…

Michel Godart: [00:05:42] On est trop sévère avec nous-même!

Pascale Schütz: [00:05:44] Oui voilà, c’est le syndrome de l’imposteur et peut-être que chez les femmes ça joue davantage. Mais donc, quand même, j’ai assez vite remarqué la pertinence de mes raisonnements, aussi peut-être épuré pouvaient-ils me sembler, au début de ma carrière. Mais donc ils se sont construits, ils se sont développés avec l’expérience, avec aussi à un  certain moment: j’ai un côté très prudent mais, quand je me lâche, je suis quand même assez fonceuse. Ça, je pense que c’est ma force, et ça me rend intrapreneuse, entrepreneuse.

Michel Godart: [00:06:13] L’histoire du grand-père, il y a quand même un bagage aussi derrière qu’on ne peut pas nier quoi? (Pascale Schütz: Non), non?

Pascale Schütz: [00:06:18] Sans doute que ça revient, c’est générationnel hein!

Michel Godart: [00:06:20] Toutes ces années passent, tu fais ton petit bout de chemin (Pascale Schütz: Oui), on s’était parlé à l’époque, et puis maintenant la question c’est: où est-ce que tu en es? Qu’est-ce que tu fais? Alors explique à nos auditeurs et auditrices ce que tu proposes maintenant, et comment tu pourrais leur être utile dans leur entreprise.

Pascale Schütz: [00:06:33] Je m’adresse aux dirigeants d’entreprises, ça peut être le conseil d’administration ou, en effet le CEO, ou le comité de direction, mais donc c’est eux qui gèrent le business. Donc d’abord, je suis partie de quatre constats, dans le marché, qui ont été validés par des experts et par des dirigeants eux-mêmes. La première chose, et on en parle évidemment beaucoup, c’est qu’il y a une grosse pénurie de talents, mais aussi c’est provoqué par des réflexes, souvent qui viennent des dirigeants. C’est qu’on pense les critères de sélection de manière trop étriquée (Michel Godart: Ouais). J’ai toujours eu, ben par mon côté créatif et par mon côté aussi je challenge avec bienveillance, mais j’aime bien challenger pour être sûr que c’est la bonne décision qu’on prend, et qu’on a bien étayé le raisonnement au départ, je challenge sur le profil pour voir s’il n’y a pas des transferts à faire. Puisque ayant une vue multisectorielle pour pouvoir sortir d’un profil trop étriqué et se donner plus de chances de trouver la bonne personnalité.

Michel Godart: [00:07:30] On est dans une société maintenant qui va quand même venir, heureusement, le talent management où (Pascale Schütz: Oui), au recrutement, on se pose déjà des questions de quels sont les vrais talents, et les soft skills surtout de la personne, pour voir quelle est sa capacité de s’adapter? Parce qu’on sait très bien (Pascale Schütz: Oui) que la fonction va peut-être disparaître, changer (Pascale Schütz: Ah oui), et on ne va pas licencier et recruter ça coûte trop cher ou plus cher que: de faire évoluer la personne en interne, un constat qui se fait de plus en plus quand même, heureusement!

Pascale Schütz: [00:07:53] Oui. D’abord, quand on recrute, je pense qu’il faut avoir un regard à 360 sur le profil. En se disant « Ok, il y a la demande, mais il y a aussi je recrute pour demain ». Aussi, les lendemains de la personne, et quelle peut être la valeur du profil à plus long terme? (Michel Godart: Mais oui), donc on a un regard beaucoup plus large au-delà des critères demandés, ça c’est une chose!

Michel Godart: [00:08:13] Mais ça ne va pas à contresens justement de ce fameux mouton à cinq pattes qu’on cherche, parce que finalement on aurait envie de dire « Bah demande un mouton à trois pattes au lieu de cinq, parce que finalement, c’est ce que tu as besoin ». Mais d’un autre côté, en mettant ça en place, on va aussi peut-être avoir plus d’exigences du coup. Parce que, on veut justement voir un futur potentiel, on va placer (Pascale Schütz: Non) le taux d’exigence ailleurs, ou pas?

Pascale Schütz: [00:08:29] Non, je pense que c’est… Bon, d’abord c’est à un niveau qu’on cherche mais à un niveau ça peut offrir plusieurs pistes possibles, au niveau du développement. C’est plus une vue holistique sur la capacité de raisonnement, et un comportement qui présente des avantages pour offrir une agilité au niveau de l’évolution.

Michel Godart: [00:08:49] On en parlait justement avant l’émission d’Agilité (Pascale Schütz: Voilà, on y retourne), Rires. Alors ça, c’était le premier point (Pascale Schütz: Oui), mais tu dis « Il y a trois autres constats encore ».

Pascale Schütz: [00:08:56] Oui, le constat suivant c’est que toutes les entreprises sont en train de se transformer, et quand je dis entreprises c’est toutes les organisations (Michel Godart: Clairement). Hors il y a des constats très clairs de la part de toutes ces grandes sociétés: McKinsey, Gallup, etc, etc. 70 % des transformations ne fonctionnent pas!

Michel Godart: [00:09:12] Ah! Et est-ce qu’on se pose la question du pourquoi?

Pascale Schütz: [00:09:13] Oui. Il y a plusieurs raisons à ça, mais je ne vais pas toutes les citer, il y en a trois majeures mais il y en a une qui est essentielle: c’est le fait que souvent on travaille, on définit la transformation, et on la travaille sous forme de plan d’actions avec le leadership, et après, ben parfois ça reste « Above », ça ne descend pas. Ou alors on n’a pas toujours formé les personnes, au niveau du management, pour pouvoir se l’approprier et du coup bah ça reste, c’est comme l’ascenseur, il reste bloqué au milieu.

Michel Godart: [00:09:41] Moi j’avais remarqué aussi que parfois, des transformations qui se font mal, c’est parce qu’elles sont aussi figées par le bas. C’est à dire que, à un moment donné, si tu n’impliques pas ou que tu questionnes pas (Pascale Schütz: Ah ben oui) ta population avant de prendre déjà (Pascale Schütz: Oui, oui) des décisions de changement, tu sabote déjà un peu le travail. Parce que si tu n’as pas l’implication de chacun dès le départ, ou de la collaboration dès le départ, ça va être beaucoup plus difficile déjà.

Pascale Schütz: [00:10:00] Oui, alors ça c’est vrai que j’ai loupé une étape, j’ai pas parlé du tout amont. C’est que quand le leadership définit une transformation, normalement il doit déjà idéalement être nourri, informé par justement le terrain.

Michel Godart: [00:10:14] Oui, par le terrain, par les besoins, oui (Pascale Schütz: Oui), mais par les constats sur le terrain aussi quoi!

Pascale Schütz: [00:10:17] Exactement parce que, le leadership, le nouveau leadership, c’est plutôt fonctionner, ça doit être circulaire, donc c’est fonctionner en réseau, c’est créer des réseaux collaboratifs internes qui permettent de nourrir la stratégie. Et de définir quelle est la transformation utile pour pouvoir la mettre en place.

Michel Godart: [00:10:33] Est-ce qu’elle est réalisable, dans quels termes, dans quel délai et qu’est-ce qu’elle va apporter comme valeur ajoutée? (Pascale Schütz: Exact), mmm, d’accord. Alors, il y avait d’autres points, encore deux autres points.

Pascale Schütz: [00:10:39] Oui. Donc en fait, ce que je n’ai pas dit, mais c’est, ce qui est très important c’est de pouvoir donc faire descendre cette transformation et d’accompagner les opérationnels pour remonter les feedbacks utiles, filtrés bien sûr, et parfois il y a des choses qui ne sont pas négociables et qu’il faut redescendre sur le terrain.

Michel Godart: [00:10:54] Une entreprise n’est pas forcément une démocratie non plus…

Pascale Schütz: [00:10:56] À un certain moment, il y a des choses qui doivent se mettre en place, parce qu’il n’y a pas le choix. Donc heu, mais pourvu qu’elles soient expliquées (Michel Godart: Oui c »est ça) et que la conscience soit là, alors, la démocratie elle est là par l’explication, parce que ça génère un état de conscience, et donc… tout va mieux.

Michel Godart: [00:11:10] Une communication est essentielle (Pascale Schütz: Exactement). Alors, les deux autres constats que tu voulais faire encore?

Pascale Schütz: [00:11:14] Alors l’autre constat, c’est que je rencontre énormément de sociétés, de plus en plus, certaines qui sont dans leur zone de confort, le business model marche, tout roule, c’est vraiment une vache à lait. Mais il commence à y avoir un peu de concurrence et qui commencent à tailler des croupières. Si on reste dans cet état, après c’est le déclin (Michel Godart: Oui). Beaucoup de patrons, de plus en plus l’anticipent, mais donc ils veulent organiser une réflexion sur le business model, de manière… En fait il s’agit d’accompagner, à ce moment-là, le comité de direction dans l’update du business model ou le développement du business model, et puis, après, de l’ancrer dans l’entreprise. Ou de le travailler d’abord avec le patron parce que il a besoin de faire l’exercice lui, avant de le partager avec l’équipe. Il doit être initié par rapport à ça pour mieux, justement, guider cette réflexion avec son comité de direction. Je l’ai vécu plusieurs fois dans ma carrière, pour avoir fait un exercice notamment en solo, avec un patron d’entreprise qui avait tout dans sa tête mais qui avait besoin de faire une augmentation de capital et de faire évoluer son business model, mais de le vendre. Donc je l’ai aidé à structurer (Michel Godart: Pas mal) tout son raisonnement.

Michel Godart: [00:12:23] Ça me faisait penser à une citation « La capacité de survie d’une espèce, c’est pas forcément qu’elle soit la plus forte ou la plus intelligente, mais qu’elle soit capable de s’adapter » (Pascale Schütz: Exactement). Et si on fait référence à la conversation qu’on a eue avant ce podcast sur l’agilité, on est de nouveau en lien avec le thème (Pascale Schütz: Ça y est, ça recommence), ouais, ça revient hein? Je crois qu’à un moment donné il faudra se poser des questions… Alors le quatrième constat?

Pascale Schütz: [00:12:39] C’est le désengagement, je ne soigne pas les burn-out…

Michel Godart: [00:12:42] Mais il n’y a pas que le burnout, il y a plusieurs (Pascale Schütz: Tout à fait) symptômes de désengagement (Pascale Schütz: Tout à fait). On parle beaucoup du burnout, je t’ai interrompu mais (Pascale Schütz: Oui, oui) c’est important, parce que pour moi, on en parle tellement qu’à la fin on oublie tous les autres phénomènes (Pascale Schütz: Oui). Comme le présentéisme, mais il y en a d’autres (Pascale Schütz: Oui, oui qui font…), ou des gens qui protègent leur confort, leur zone de confort et qui veulent refuser toute forme de changement parce que finalement, c’est quand même plus confortable.

Pascale Schütz: [00:12:59] Exactement. Et c’est un burnout dans leur tête hein!

Michel Godart: [00:13:01] Oui, c’est vrai (Pascale Schütz: Ouais), on pourrait le qualifier comme ça. C’est pas une vraie fatigue au sens burnout fatigue mais c’est une forme de burnout (Pascale Schütz: C’est une lassitude) et de rejet. Oui, une lassitude, oui.

Pascale Schütz: [00:13:09] On reprend quand même l’angle business, et donc moi je travaille partant de la stratégie. J’ai toute une structure qui permet en fait d’enclencher une réflexion et un plan d’action, qui justement atterrisse sur un engagement pour les collaborateurs. C’est retrouver le sens, mais de manière extrêmement concrète.

Michel Godart: [00:13:29] C’est marrant que tu utilises ce mot-clé, parce que toutes les personnes qui font un burnout et qui en sortent, la première chose qu’ils racontent c’est qu’ils ont eu besoin d’une recherche de sens pour s’en sortir (Pascale Schütz: Oui, oui). Ça interpelle – Rires.

Pascale Schütz: [00:13:39] Oui, exactement, mais… (Michel Godart: Il y a un lien fort). Travailler le sens de façon concrète ça veut dire quoi? Quelles sont les actions que l’entreprise définit? Est-ce qu’elle vérifie aussi l’impact possible de ces actions?

Michel Godart: [00:13:50] Oui alors on a aussi la dérive qui est: ben on va parler de valeurs. Parce que les valeurs en entreprise ça se vend bien et (Pascale Schütz: Ben voilà) et finalement c’est ça qui, on espère, va donner du sens sauf que… Si on met la valeur qu’on n’a pas, qu’on aimerait avoir en avant, mais qu’on ne l’a pas et qu’on ne l’assume pas, ben on n’est pas cohérent, on désengage plus qu’on engage, ça existe, il faut être réaliste quoi. C’est même le contraire, c’est parce qu’elles ne l’ont pas qu’elles le mettent en avant ce point. Et alors des entreprises qui n’ont qu’une valeur alors qu’on pourrait se dire « Mais pourquoi on n’embrasse pas plusieurs valeurs » ou d’autres qui vont dans d’autres extrêmes, qui embrassent tellement de valeurs qu’elles ne pourront jamais toutes les assumer… Il y a pas mal de questionnements sur les valeurs, non?

Pascale Schütz: [00:14:20] Oui, j’ai fait des workshops d’accompagnement de valeurs, notamment pour un autre grand groupe international qui, à un certain moment donc avait des valeurs mais qui n’était plus du tout suivi en filiale (Michel Godart: Mm, mm). Donc il y avait vraiment une décision de la part du groupe de raviver ces valeurs (Michel Godart: D’accord). Et donc à ce moment-là c’est le comité de direction qui est accompagné sur la redéfinition, mais qui fait du sens au niveau du CODIR d’abord, donc les valeurs au niveau du CODIR ça veut dire quoi? Et puis après qui ont cascadé ça au niveau de leurs équipes. Avec une grand-messe et une élection, des valeurs et des comportements clés assortis?

Michel Godart: [00:14:52] C’est bien, il y a quand même eu élections, grand-messe, etc.

Pascale Schütz: [00:14:54] Donc c’est parti des équipes.

Michel Godart: [00:14:55] Oui, ça c’est plus constructif peut-être.

Pascale Schütz: [00:14:57] Certainement parce que sinon je pense que ça cale.

Michel Godart: [00:14:59] On invite les entreprises qui seraient dans cette réflexion à peut-être interroger les valeurs déjà existantes en présentiel, avant de peut-être d’en créer ou de les inventer ou…

Pascale Schütz: [00:15:06] Mais, en fait c’est comme l’ESG hein? Il y a déjà des choses qu’on fait, comment est-ce qu’on peut les mettre en exergue pour d’autant mieux en profiter et les répandre? Ça c’est une chose, et puis après compléter.

Michel Godart: [00:15:16] Alors moi, quand on me parle de valeurs et de sens, j’ai l’impression que souvent on travaille en mode sparadraps. On a un petit bobo, c’est le désengagement, on met le sparadrap, mais on ne s’est pas attaqué à la cause. Mais peut être que la cause, elle serait beaucoup plus facilement identifiable et qu’elle serait peut-être même pas présente comme symptôme si à la base, à l’engagement déjà, il n’y a pas un dialogue clair. Je rappelle toujours, un engagement c’est comme un mariage, tu te mets en relation avec quelqu’un pour du terme assez long, beaucoup de temps, parce qu’on passe beaucoup de temps en entreprise, parfois plus (Pascale Schütz: Oui, oui) que dans sa propre maison. Ce temps, il va subir plein d’événements positifs et négatifs, et à un moment donné, si on est très clair dans sa communication à l’engagement, et qu’on anticipe les choses, on évite beaucoup de choses.

Pascale Schütz: [00:15:53] Tout à fait. Mais c’est tout le but de cette quatrième approche en fait, c’est de repartir vraiment de la stratégie, parce qu’il ne faut pas que ce soit détaché du business, parce que sinon c’est rustine, et alors on soigne la vallée, mais pas l’amont (Michel Godart: C’est ça). Il faut repartir de là et repartir, en effet de l’aval en disant « Mais qu’est-ce qu’on vit déjà? De quoi peut-on déjà se féliciter? »

Michel Godart: [00:16:13] Et puis comment est-ce qu’on est arrivé là? (Pascale Schütz: Exact).Mm, mm, d’accord, pas mal. Tous ces éléments, tu interviens, tu aides les dirigeants, les patrons, taille d’entreprise, quelle qu’elle soit.

Pascale Schütz: [00:16:21] Tout à fait, quelle qu’elle soit.

Michel Godart: [00:16:22] Ça veut dire que tu parles plusieurs langues, parce qu’en déjà en Belgique (Pascale Schütz: Ahhh) on est compliqué comme pays: Français, Néerlandais, Allemand, on l’appelle. L’anglais (Pascale Schütz: Oui) usuel business…

Pascale Schütz: [00:16:29] Oui, alors, l’allemand je ne le parle pas même si c’est dans mon nom, je suis de père néerlandais, de mère française et l’anglais est une langue professionnelle.

Michel Godart: [00:16:37] Pour toute la Belgique, tu peux intervenir facilement

Pascale Schütz: [00:16:39] Oui, oui, très, très, facilement, ça ce n’est pas le problème.

Michel Godart: [00:16:42] Je comprends beaucoup mieux qu’ils aient fait appel à toi au Cercle de Wallonie pour intervenir sur cette fameuse session où vous étiez à quatre pour parler finalement ben de ses talents, de l’inclusion… De ses profils, en fait, dans le recrutement!

Pascale Schütz: [00:16:53] Oui. Oui

Michel Godart: [00:16:53] Tu peux nous en toucher un mot? C’était le 20 juin…

Pascale Schütz: [00:16:56] C’était au Lakeside en fait.

Michel Godart: [00:16:57] Ton intervention, elle consistait à dire quoi? On revenait sur le premier point si je comprends bien? Sur le côté recrutement, des profils

Pascale Schütz: [00:17:03] Alors il y avait le côté recrutement, mais aussi la gestion des ressources humaines de manière plus large et, comme quoi on parlait surtout du nouveau paradigme RH. Moi j’ai particulièrement accentué mes propos sur le fait que je vois vraiment un paradoxe total entre ce marché de talents qui est très, très, étriqué et de plus en plus en fait de demande d’avoir un consultant spécialisée, quelque part pour se rassurer, spécialisé dans un domaine ou dans un autre. Je peux comprendre d’une part ce réflexe pour le réseau, mais d’autre part, j’y vois un danger majeur qui est justement d’alimenter le côté étriqué de ce marché puisque du coup on remet encore une couche au niveau des critères de sélection, alors que, pour pouvoir sortir justement de ce nœud-là, c’est de pouvoir réfléchir les profils avec diversité et pouvoir jouer à la fois sur une connaissance approfondie du marché, mais en même temps d’être agile, de nouveau, en ayant un regard multisectoriel le plus possible par rapport aux habitudes qu’on a acquises.

Michel Godart: [00:18:08] Votre intervention a eu pas mal de succès, il y a eu pas mal d’échanges, c’était vraiment riche, il y a beaucoup de gens qui sont intervenus avec passion (Pascale Schütz: Oui, oui) et émotion même parfois.

Pascale Schütz: [00:18:15] Oui, oui, exactement, merci, oui.

Michel Godart: [00:18:17] Tu as fait d’autres conférences par la suite?

Pascale Schütz: [00:18:20] Auparavant, pas par la suite. J’en organise pas mal moi-même puisque je suis administratrice dans une association qui se dédie à la gouvernance des PME, mais pas que des PME puisqu’il y a des grosses PME donc… De quoi parle-t-on encore?

Michel Godart: [00:18:31] Et c’est quelle association, on peut en parler?

Pascale Schütz: [00:18:33] C’est « Board Coaching To Excellence » (Michel Godart: Voilà). Et d’ailleurs il y a une conférence à venir qui, justement, parle de l’inclusion, de l’inclusion d’un actionnariat diversifié avec « CMS Debacker » et comment gérer ça au niveau de la gouvernance.

Michel Godart: [00:18:47] Et ce sera quand?

Pascale Schütz: [00:18:47] Ce sera exactement le 26 septembre.

Michel Godart: [00:18:50] Je vais essayer de mettre le podcast en ligne avant, mais je peux pas te le promettre.

Pascale Schütz: [00:18:52] Je te remercie. Et ça ferait plaisir surtout à nos deux intervenants, ils seront peut-être complétée, également, mais ça dépend. Cédric Guyot qui est associé chez « CMS Debacker » et Jean-François Goffin.

Michel Godart: [00:19:04] D’accord

Pascale Schütz: [00:19:05] C’est assez intéressant parce que gérer un actionnariat diversifié…

Michel Godart: [00:19:08] C’est un challenge hein?

Pascale Schütz: [00:19:09] C’est un challenge, mais en même temps, c’est être conscient de cette richesse, à ce niveau-là également.

Michel Godart: [00:19:15] Pas mal. On mettra le lien dans le descriptif du podcast sur l’événement, les informations pour s’y inscrire, etc. (Pascale Schütz: Ah ça, c’est vraiment super), on va essayer de faire ça hein? Challenge pour moi de réussir à le monter avant et de le publier avant.

Pascale Schütz: [00:19:25] On aurait pu faire ce podcast ici aussi en néerlandais parce que les Flamands sont vraiment les bienvenus.

Michel Godart: [00:19:29] Alors j’ai une bonne nouvelle. D’abord, on parle néerlandais chez nous, on peut faire le podcast dans les deux langues (Pascale Schütz: Ok) mais on n’aura pas le temps aujourd’hui (Pascale Schütz: Nee). Par contre, comme tu le sais, les podcasts chez nous sont transcrits pour les sourds et malentendants, et le texte (Pascale Schütz: Oui) est intégralement mis dans l’article du podcast et donc, avec un petit plugin Google Translate dans Chrome, on l’installe et on peut voir la page de la transcription de nos échanges actuels en néerlandais dans une page (Pascale Schütz: Magnifique). Il est quand même accessible en néerlandais et même en allemand.

Pascale Schütz: [00:19:50] Ça c’est magnifique, écoute moi j’habite dans deux régions hein! En Wallonie, et en Flandre.

Michel Godart: [00:19:54] Ah ben moi j’habite en Flandre, donc tu vois.

Pascale Schütz: [00:19:56] Voilà.

Michel Godart: [00:19:57] Mon épouse est néerlandophone d’ailleurs (Pascale Schütz: Voilà), et ma fille aussi, elle va à l’école en flamand. Petite clôture, tout doucement, alors (Pascale Schütz: Oui) où te trouver? Donc ton site est en création (Pascale Schütz: Oui), on mettra l’URL dans l’article plus tard quand il sera fini, finalisé (Pascale Schütz: D’accord, ok). Tu es sur LinkedIn?

Pascale Schütz: [00:20:09] Oui, oui. D’ailleurs, toutes mes coordonnées sont dans mon contact info (Michel Godart: Voilà). Je fais, non pas des podcasts toutes les semaines, ou du moins pas encore, mais je fais des post toutes les semaines avec du contenu (Michel Godart: Des réflexions, j’ai vu, mm) parce que j’aime bien faire réfléchir les gens. Toujours un peu provocative mais avec beaucoup d’amabilité.

Michel Godart: [00:20:25] On arrive tout doucement à la clôture de cette interview (Pascale Schütz: Oui) et on a un rituel de clôture également (Pascale Schütz: Ok), j’ai trois questions pour toi. La première c’est, justement, avec cette vue et cette compréhension du monde entreprise, gouvernance que tu as, et les constats que tu fais, comment est-ce que tu aurais envie de redéfinir le terme HR? Comment tu définirais un RH?

Pascale Schütz: [00:20:43] Human Responsibility!

Michel Godart: [00:20:44] La responsabilité?

Pascale Schütz: [00:20:45] La responsabilité! Très clairement, parce que je pense que c’est une responsabilité énorme. C’est vrai qu’on ne retrouve pas le terme business là-dedans, donc ça m’ennuie un petit peu.

Michel Godart: [00:20:56] Si, si, les RH sont en contact avec des business partner…

Pascale Schütz: [00:20:58] Dans les deux lettres…

Michel Godart: [00:21:00] Non, effectivement

Pascale Schütz: [00:21:02] On ne retrouve pas…. Alors il faudrait que je réfléchisse un peu plus, (Michel Godart: Rires – D’accord) en toute humilité: « H ».

Michel Godart: [00:21:06] Alors, si on mettait une balance et un curseur dans ce rôle RH plus? Pour le patron, l’entreprise, plus pour les employés? Ou est-ce que le curseur devrait se trouver idéalement, si tu devais en mettre un ?

Pascale Schütz: [00:21:18] Mais je pense qu’il ne doit pas se placer (Michel Godart: Il doit être flexible?) quelque part. Il part, c’est comme quand on pèse les bébés hein? Tu vois? Il part en effet du côté gauche quand on ajuste, mais l’ajustement il se fait d’abord chez le patron, parce que c’est lui qui induit ça.

Michel Godart: [00:21:32] C’est l’ADN de l’entreprise.

Pascale Schütz: [00:21:33] Ben oui. Et on sait très bien que c’est: 80 % de la réussite, ça passe par là. Parce que sans people, il n’y a pas de process, sans people pas de business, donc voilà, donc de quoi parle-t-on? Et puis, le patron, est le premier people, c’est lui qui démarre le business! Lui ou elle?

Michel Godart: [00:21:47] Mais j’ai bien aimé ton mot clé: responsabilité. C’est la première fois qu’on me donne ce mot dans une définition RH de cette façon-là, et je trouve ça génial. Encore une fois, tu es créative hein? Tu vois (Pascale Schütz: Rires), on ne s’est pas trompé – Rires. Pascal, deuxième question (Pascale Schütz: Oui), un effet Waouh! Tu connais l’effet Waouh? C’est quelqu’un que tu rencontres, ou un lieu (Pascale Schütz: Ah oui) où tu vas, et tu te dis « Mais waouh, waouh, Waouh, là je… Là, il y a de quoi s’inspirer » (Pascale Schütz: Oui). Est-ce que tu as déjà connu ce type de situation et si oui, laquelle? Est-ce que tu peux le partager?

Pascale Schütz: [00:22:13] Je ne vais pas citer de nom, mais je pense à quelqu’un, je ne sais pas si la personne se reconnaîtra. Mais j’ai travaillé, donc il y a à peu près une dizaine d’années, et je collabore toujours ou en tout cas on va collaborer ensemble, avec une personne qui m’a fort impressionné parce que je pense qu’il y a quand même un peu de mimétisme là-dedans. C’est une personne qui est extrêmement « Business », mais qui est extrêmement « Human Responsibility ». Et ça lui réussit très, très bien. Je pense qu’il y a aussi de l’éducation passive, parce que c’est quelqu’un qui est fils d’un grand patron, et qui lui-même a géré d’abord des PME et puis qui très, très, bientôt va retrouver une grande boîte qu’il va gérer. Donc voilà, dès le premier rendez-vous j’ai compris, j’ai compris le fonctionnement et j’y adhérais.

Michel Godart: [00:22:59] C’est une personne que tu qualifierais d’inspirante? (Pascale Schütz: Oui, Oui, très, très fort) d’accord. Et ça c’est ton effet Waouh? Se faire inspirer (Pascale Schütz: Oui. Oui, oui, oui). Et pour conclure, tu aurais un message à passer à tous les dirigeants d’entreprises qui nous écoutent, tous les patrons, tous les RH, tous les DRH, tu leur dirais quoi à tous ces gens qui t’écoutent aujourd’hui?

Pascale Schütz: [00:23:13] N’oubliez pas le « R », de responsibility, voilà c’est aussi simple que ça. Mais je pense que quand on se met dans un tel mindset, au-delà des chiffres, ça change la vie. Parce que c’est ça le vrai sens, l’argent on ne l’emporte pas dans sa tombe, mais par contre il est nécessaire pour pouvoir arriver au bien-être social.

Michel Godart: [00:23:34] Ou activer des choses.

Pascale Schütz: [00:23:35] Ben oui, parce que ça passe par un financement, mais l’impact qu’on laisse, il reste humain. Donc on retombe sur la première lettre (Michel Godart: Le « H ») de « H ».

Michel Godart: [00:23:44] Pas mal, belle clôture. Pascale, je te remercie infiniment de t’être déplacée chez transforma un soir, de me consacrer ton temps, ton écoute, ta patience, ton partage de passion, en totale improvisation on le signale, il faut quand même le faire (Pascale Schütz: Oui). Ce n’est pas un exercice si facile que ça (Pascale Schütz: Non, non), mine de rien, et je te propose de nous revenir quand tu le souhaites. Alors, auditeurs et auditrices, si Pascale vous a vous aussi inspiré, ou si elle vous a donné envie de la contacter, sachez que non seulement vous pouvez la joindre sur LinkedIn, mais vous pouvez aussi dans le texte du podcast retrouver un lien vers un Voice mail. Notre podcast est équipé d’un Voice mail. Alors vous cliquez sur ce lien, le navigateur vous dit « Voulez-vous autoriser le micro? » N’ayez pas peur, dites oui. Il faut que vous ayez un micro, évidemment, de qualité de préférence c’est encore mieux. Et puis vous pouvez parler quand vous cliquez sur le bouton « Enregistrer », et vous laissez un message vocal à Pascale: avec une question, une gratitude, une reconnaissance, une remarque, tout ce qui vous passe par la tête. Vous pouvez réécouter autant de fois que vous voulez avant de l’envoyer, et pour l’envoyer il faut mettre votre email et faire « Envoyer ». Si vous ne me dites rien, j’envoie à Pascale en privé, elle vous répond en privé si elle le souhaite. Si vous me dites que vous êtes d’accord de partager votre témoignage, votre intervention sur les réseaux, ce lien vers le Voice mail, je le partagerai en commentaire du podcast quand on le mettra en ligne, et donc tout le monde pourra l’entendre et Pascale pourra vous répondre de la même manière en public aussi. C’est un petit gadget bien sympa. Pascal Tu voulais encore dire quelque chose?

Pascale Schütz: [00:24:56] Oui, en fait, il y a quelque chose qui me vient vraiment à l’esprit qui me frappe. Si on prend les deux lettres RH ou HR: il y a le côté humain, il y a le côté « R » responsibility, mais en fait si on les prend dans l’ordre, ou dans le désordre d’abord, on prend le « R ». Il y a quand même une responsabilité de rentabilité qui est la réalité, trois fois « R ». C’est ce qui permet justement de faire des tas de choses, pour l’humain, mais aussi grâce à l’humain. Parce que finalement, ben si on cite une troisième fois le « H », ça c’est la beauté de l’humanité.

Michel Godart: [00:25:33] H3 R3, ça ressemble à une formule chimique…

Pascale Schütz: [00:25:35] Exactement. J’ai travaillé dans le monde de la chimie, donc…

Michel Godart: [00:25:39] D’accord, je comprends mieux. Eh bien voilà, je prends ceci pour mot de clôture définitive de cette interview et puis on se retrouve quand tu le souhaites, tu seras toujours la bienvenue à mon micro.

Pascale Schütz: [00:25:46] Je te remercie pour le coup de rallonge

Michel Godart: [00:25:48] Je t’en prie. À bientôt, au revoir

Pascale Schütz: [00:25:50] À bientôt, au revoir.

Michel Godart: [00:25:56] Ce projet de podcast est une initiative créée et proposée par l’asbl « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground », et vous retrouvez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story point be ».

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