Nicolas Leconte – Humana event #3

Nicolas Leconte

Nicolas Leconte, le rôle de l’IA au travail – Podcast #495 hrmeetup. ©.

À notre micro, Nicolas Leconte nous annonce son intervention lors de notre prochaine soirée « Humana ». Cet épisode est réalisé en partenariat avec Humana, LA communauté qui rassemble les passionnés de sujets RH en entreprise, gérée par Estelle Mentior et Lauriane Verspecht.

Écoutez ce podcast via Podcastics et abonnez-vous, merci !

Pour vous abonner, choisissez votre App favorite via le bouton « See All » dans la liste proposée sur notre Linktree.

Pour les personnes malentendantes ou ayant des troubles de l’audition nous proposons une transcription en fin d’article.
Nous avons besoin de vos dons pour assurer les ressources nécessaires à ces productions… via Triodos — IBAN : BE73 5230 8097 4160 — BIC : TRIOBEBB. Merci !
Envie d’interagir avec nous ou Nicolas à l’écoute de ce podcast ? Nous avons pensé à tout : en suivant ce lien vous pourrez laisser un message vocal pour réagir !
Attention les messages vocaux seront partagés en public avec notre communauté. Si vous ne souhaitez pas rendre public votre intervention, mentionnez le dans votre message.

L’IA bouscule le monde du travail depuis quelques années maintenant, en prenant en charge des tâches ennuyeuses et répétitives afin que nous, en tant que professionnels, puissions nous concentrer sur ce qui apporte le plus de valeur à nos organisations. Prendre des décisions avec des données et des prédictions n’a jamais été aussi facile. Les outils alimentés par l’IA accélèrent les choses et rendent notre travail plus efficace. Et cela peut être le cas pour tout le monde, si vous savez bien utiliser l’IA, bien sûr !

Que vous soyez parfois perdu par toutes ces nouvelles fonctionnalités, à la recherche d’insights ou super excité par les prochaines mises à jour, notre prochain événement Humana sur le rôle de l’IA en milieu de travail est fait pour vous.

Nous sommes super heureux d’accueillir Nicolas Leconte de Think IGO, expert dans le domaine de l’IA et des RH, pour mener nos discussions à travers des études de cas pratiques et des incitations à la pratique, dans un afterwork amusant et décontracté comme d’habitude !

Laissez un message vocal à Nicolas Leconte, Lauriane, Estelle ou Michel en réaction à ce podcast, c’est via notre répondeur Vodio.fr, un outil proposé gratuitement et généreusement aux podcasteur.ice.s par l’association BadGeek!

À quoi s’attendre ?

  • Aperçu de la façon dont l’IA remodèle les pratiques RH
  • Découvrez des études de cas pratiques illustrant l’impact de l’IA dans les RH et le management
  • Échanges sur les bonnes pratiques avec les pairs, inspiration et réflexion sur sa propre situation
  • Un apéro offert par SBEP, notre sponsor qui vous aide à réduire les coûts de l’employeur dans un système no cure, no pay

Le réseautage peut être prolongé si vous le souhaitez en mangeant avec nous à la fin !

Détails de l’événement :

  • Date : 27 juin 2024
  • Heure : 18 h 30 (début à 19 h)
  • Lieu : Salle Musique, Cook&Book Bloc A, Place du Temps Libre 1, 1200 Woluwe-Saint-Lambert

Faites passer le mot et invitez vos collègues à nous rejoindre !On se voit là-bas ?

Liens pour vous inscrire à la soirée Humana :

Écoutez ce podcast via notre chaîne Youtube (abonnez-vous : merci! ) :

Séquençage du podcast avec Nicolas Leconte :

  • [00:00:18] Introduction
  • [00:01:04] La communauté Humana et notre événement
  • [00:01:53] Le sponsor : SBEP
  • [00:02:09] Du rêve d’ado à ce jour…
  • [00:03:10] Early adopter de l’agilité
  • [00:04:17] Préjugé sur l’agilité
  • [00:04:46] Pourquoi l’IA est-elle si importante pour les entreprises ?
  • [00:06:18] Un questionnement éthique tardif ?
  • [00:07:24] Comprendre l’outil !
  • [00:07:38] Quels sont les défis que l’IA peut aider à résoudre ?
  • [00:09:05] 75 % des compétences pour 2030, n’existent pas actuellement !
  • [00:09:52] Quels jobs peuvent faire les IA ?
  • [00:11:04] Des textes proposés par les IA reconnaissables
  • [00:11:19] Une réalisation, grâce à l’IA, dont tu es fier ?
  • [00:13:46] Second cas d’exemple pratique
  • [00:15:12] Redistribution de la charge de travail
  • [00:15:54] Repenser l’approche RH en 3 piliers
  • [00:16:50] Le programme pour la soirée du 27 juin 2024
  • [00:18:07] Qu’est-ce qu’un RH ?
  • [00:18:38] Un effet « Waouh » !
  • [00:19:35] Un message à faire passer à notre audience ?
  • [00:20:10] Clôture du podcast

La transcription du podcast avec Nicolas Leconte :

Télécharger ( Click droit : « Télécharger le fichier lié ») ou suit ce lien vers un nouvel onglet pour lire la transcription du podcast (sans les times codes pour les assistants de lecture).

Michel Godart: [00:00:00] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org » avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation playground » et vous retrouverez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story .be ».

Michel Godart: [00:00:18] Bienvenue pour un nouvel épisode « hrmeetup », votre podcast sur les passions au travail et les ressources humaines, rubrique « Humana ». Je suis assez fier aujourd’hui parce que une des co fondatrices d »Humana » est avec nous: Lauriane, bonjour

Lauriane Verspecht: [00:00:30] Bonjour!

Michel Godart: [00:00:30] Je vais te laisser introduire un petit mot de rappel de qu’est-ce que « Humana », mais on va d’abord présenter rapidement notre invité qui va animer une de ces soirées merveilleuses où les RH se rejoignent dans la bonne humeur, le côté fun et l’enthousiasme, j’ai cité: Nicolas.

Nicolas Leconte: [00:00:43] Bonjour Michel

Michel Godart: [00:00:44] Bonjour Nicolas, et merci de t’être déplacé à vélo, j’ai vu que tu étais courageux. Alors tu ne viens pas de Paris à vélo mais tu viens de Bruxelles à vélo?

Nicolas Leconte: [00:00:49] Oui, tout à fait, j’y vis depuis deux ans quasiment, pour le meilleur, vraiment, coup de cœur pour cette ville. Et surtout c’est fait pour la famille, parce que j’ai eu des petits jumeaux et du coup le Paris c’était plus possible, avec trois enfants donc il a fallu changer de dimension.

Michel Godart: [00:01:02] Félicitations! Alors Lauriane!

Lauriane Verspecht: [00:01:04] Donc « Humana » c’est une communauté de personnes qui sont passionnées par l’humain en entreprise, qui est gérée par deux personnes, donc moi-même, mais aussi Estelle Mentior, qui se rassemblent tous les deux mois à peu près pour un événement qui est gratuit, qui met en lumière un intervenant sur un thème en particulier. Le concept, c’est d’avoir une première intervention, plus théorique, et puis de se lancer directement dans des ateliers de cocréation, de co-construction de solutions pour que chaque participant puisse repartir chez lui avec des pistes d’actions sur le sujet en question. Et qu’il puisse les mettre en place et en pratique directement dans son entreprise, dès le lendemain, s’il en a envie. Tout ça dans une ambiance décontractée, fun.

Michel Godart: [00:01:43] Au « Cook& Book ».

Lauriane Verspecht: [00:01:44] Au « Cook & Book », avec un petit verre de vin et un resto pour ceux qui veulent après.

Michel Godart: [00:01:47] Alors on précise que tout ça, en plus, c’est gratuit, sauf bien entendu les consommations personnelles et le petit resto après.

Lauriane Verspecht: [00:01:53] C’est ça, on a un super chouette partenaire qui nous sponsorise et qui offre du coup l’apéro. Et c’est une société qui s’appelle « SBEP », et qui vous aide à optimiser vos coûts employeur en allant vous optimiser toutes les primes possibles et imaginables pour pouvoir récupérer des sous.

Michel Godart: [00:02:09] Et pour ceux qui nous suivaient il y a très longtemps, en 2013, on faisait les soirées « hrmeetup », ça s’appelait « hrmeetup » à l’époque, et donc ces personnes qui nous rejoignaient de façon aléatoire en fonction des soirées, on les invite à se réabonner à la page « Humana » sur LinkedIn, à nous suivre. Vous nous manquez les amis et les amies, donc n’hésitez pas à nous rejoindre. Alors Nicolas, j’ai une question classique chez « hrmeetup » c’est: « De ton rêve d’adolescent à ce jour, que s’est-il passé »? Et puis surtout, la clé de la question c’est: « Es-tu enfin aligné avec ce rêve? »

Nicolas Leconte: [00:02:35] Waouh! Alors c’est une bonne question. Mon rêve d’adolescence c’était à la base d’être prof de maths, parce que je suis quelqu’un de très structuré, très carré, j’aime bien les choses très pragmatiques. J’ai vite compris qu’en fait, ce n’était pas très bien payé « Prof de maths ». Du coup, j’ai voulu aller à l’étape du dessus, être trader, beaucoup au-dessus. Trader il y a beaucoup de mathématiques, aussi.

Michel Godart: [00:02:52] C’est là qu’il est devenu multimilliardaire en fait!

Nicolas Leconte: [00:02:54] Si c’est pour avoir plein d’argent, mais zéro temps pour le dépenser, c’est pas la vie qui me fait rêver non plus. J’ai continué l’école de la vie, à savoir apprendre à apprendre et j’ai été consultant toute ma vie professionnelle. Parce que consultant doit toujours avoir un coup d’avance, sur le marché, pour être employable par les clients. Et c’est ça que j’adore, je déteste faire deux fois la même chose.

Michel Godart: [00:03:10] Alors ça veut dire que tu as commencé ta carrière en tant que consultant, mais dans un secteur spécifique? tu as choisi une voie particulière?

Nicolas Leconte: [00:03:16] Oui, j’étais très geek quand j’étais jeune, beaucoup moins maintenant, du coup j’ai fait des études en tant qu’ingénieur informatique. J’ai commencé en tant que consultant très tech au démarrage, mais très vite, rester 8 h assis devant un poste à faire des schémas compliqués d’informatique, c’était pas fait pour moi. Au bout de quelques années, j’ai saisi une tendance qui commençait à émerger à ce moment-là, qui était la tendance de l’agilité et du produit. Alors c’était vraiment émergent, on parle de il y a dix ans, en 2014.

Michel Godart: [00:03:40] Ça date même un peu d’avant l’agilité?

Nicolas Leconte: [00:03:41] Alors ça date d’avant, mais ça a commencé à se populariser effectivement dans ces eaux-là, en France. Tout doucement, parce qu’au début j’étais quand même un ovni. Je me souviens de rendez-vous clients où on m’expliquait par A plus B que j’étais mignon avec mes concepts agiles et mes post-its, mais que le client faisait lui des vrais projets, et que c’était un gros cycle en V, et que ça n’allait pas changer.

Michel Godart: [00:03:58] C’est là où tu lâches le mot Kanban et les gens ils te regardent avec des yeux bizarres: « De quoi ils parlent? »

Nicolas Leconte: [00:04:02] On était un peu des OVNI à l’époque et en fait, ce qui est intéressant c’est que ben tous ces concepts que j’ai appris il y a dix ans, je viens les transposer aujourd’hui dans l’écosystème RH qui est un monde, que je suis convaincu qu’il doit se réinventer, se repenser, pour avoir beaucoup plus d’impact au quotidien dans les entreprises.

Michel Godart: [00:04:17] Alors je vais corroborer totalement ce que tu racontes, parce qu’une des problématiques aussi, c’est parfois de faire comprendre aux gens que vous savez, l’agilité ça marche bien pour le département IT, mais ça pourrait marcher bien dans tous les départements.

Nicolas Leconte: [00:04:26] Je suis convaincu que c’est une philosophie, et typiquement même mes enfants je les éduque suivant cette approche et les principes derrière cette approche.

Michel Godart: [00:04:32] T’es le deuxième que j’entends me dire ça. Le premier qui m’a dit ça, c’est Jean-Christophe Conticello, le patron de « Wemanity »

Nicolas Leconte: [00:04:36] Ouais je le connais, mon associé est un ancien de « Wemanity ».

Michel Godart: [00:04:38] Et bien écoute, il a prononcé les mêmes choses que toi à mon micro (Nicolas Leconte: ok), alors on va passer maintenant à notre soirée, le sujet de ta visite aujourd’hui, je vais laisser la parole à Lauriane.

Lauriane Verspecht: [00:04:46] Oui, donc l’idée là c’est d’introduire en tout cas le sujet du jour, qui sera donc l’intelligence artificielle au travail pour les RH. Oui, et puis de façon générale, pour ceux qui sont passionnés de l’humain dans la communauté, puisqu’on n’a pas que des RH dans la communauté. On a aussi beaucoup de managers, mais qui je pense, dans la façon dont ils gèrent leur quotidien pourraient tout à fait introduire de l’intelligence artificielle au quotidien puisque c’est bientôt indispensable. La première question c’est, selon toi, pourquoi est-ce que l’intelligence artificielle est si importante aujourd’hui dans les entreprises?

Nicolas Leconte: [00:05:13] Ouais, ok. L’intelligence artificielle, je le vois vraiment comme un big bang, de la même façon que l’a été Internet il y a 30 ans, à peu près, quelque chose comme ça. C’est quelque chose qui va transformer la façon dont on, enfin notre quotidien en fait, que ce soit pro ou perso, ma conviction hein!

Michel Godart: [00:05:28] La façon de fonctionner.

Nicolas Leconte: [00:05:29] La façon d’opérer, ouais c’est ça. Et ça va le bouleverser, et aujourd’hui, on en est vraiment au tout début. Si on revoit les pages internet d’il y a 30 ans, ça fait peur (Lauriane Verspecht: C’est sûr ouais), ça fait peur et même Google ce n’était pas très beau à l’époque hein? En tout cas on est face à un big bang, et on est au tout début de ce big bang. Alors aujourd’hui, on parle d’intelligence artificielle, mais on parle surtout d’intelligence artificielle générative qui se matérialise par les outils comme ChatGPT, Gemini, Cloud, etc. C’est vraiment cela dont on parle aujourd’hui mais il y a tout un tas d’autres pans de l’intelligence artificielle qui vont aussi émerger, prochainement. Mais ça, il faut laisser le temps au temps, c’est sur des cycles beaucoup plus longs, on l’a vu avec internet: il y a eu plusieurs vagues, et on parle de Web trois. Et il y a eu le web un, après le Web deux et toute la dynamique de réseaux sociaux, et maintenant on passe au Web trois avec des réseaux beaucoup plus décentralisés, avec la blockchain notamment. Il va se passer les mêmes types de cycles dans l’intelligence artificielle. Mais vraiment, gardez en tête que là, c’est le tout début quoi…

Michel Godart: [00:06:18] Et on se rappelle aussi que l’ère de l’Internet, du web deux aussi, laissait les gens un peu pantois avec des remarques, parfois ceux qui n’aiment pas le changement et qui font tous leurs commentaires, et ceux qui l’accueillent avec joie. Moi, cette fois ci, je suis un peu plus nuancé parce que pour l’IA, je trouve que ce qui manquait, c’était un débat sur la déontologie et l’éthique avant de la lancer en public. Je ne dis pas que je suis contre, que je ne vais pas l’utiliser, c’est une nuance importante, mais voilà, c’est le débat qui me manquait je trouve. J’aurais voulu un peu de « garde fous » dès le départ.

Nicolas Leconte: [00:06:40] Ah oui, ça c’est l’approche très américaine et capitaliste, et on y va et on se pose des questions après. Enfin en Europe c’est très différent, il y a un acte, l' »IA Act » qui est passé là très récemment, qui vient réguler, alors c’est une première pierre en fait, pour réguler tout ça. Enfin, je sais que c’est assez décrié aussi, on voit aussi la différence: les Européens sont là pour réguler alors que les Américains sont là pour innover.

Michel Godart: [00:06:57] Mais ce ne sera pas le débat de la soirée (Nicolas Leconte: Non), je vous rassure (Lauriane Verspecht: Non, non, non). Je vais laisser ma collègue continuer sur ces questions et sa lancée de la présentation de la soirée.

Lauriane Verspecht: [00:07:04] On voit déjà ceux qui avancent à vitesse grand « V », qui l’utilise en fait tout le temps, pour tout. Il y en a qui l’utilisent, un peu comme moi, de temps en temps, tout d’un coup, on se souvient qu’en fait ce travail serait tellement plus rapide et tellement plus simple si en fait on allait juste sur ChatGPT poser la question. J’ai encore fait ça tout à l’heure et je me suis dit « Mais pourquoi j’ai pas pensé au tout début? » Vraiment, ça facilite les choses…

Michel Godart: [00:07:24] À condition de faire un bon prompt

Lauriane Verspecht: [00:07:25] À condition de faire un bon prompt, on y reviendra aussi. Et à condition aussi de connaître les limites de l’outil, parce qu’il n’y a rien à faire, ChatGPT ça a aussi ses limites.

Michel Godart: [00:07:33] Et je dirais même qu’avant les limites, il faut d’abord comprendre ce qu’est l’outil et comment il fonctionne (Lauriane Verspecht: Ouais), parce que sinon on ne comprend pas ses limites très bien.

Lauriane Verspecht: [00:07:38] Exactement. Et puis alors, il y en a qui voilà sont très réfractaires, ils se disent mais c’est quoi ce truc? (Michel avec voix surfaite avec un ton de mystère: Le changement ça fait peur), enfin d’où ça sort. Exactement, et qui du coup sont directement dans le « Oui mais on ne contrôle pas, et on ne sait pas comment on fait ». Et ça a un côté, ça fait un peu peur parce qu’en fait c’est énorme, c’est quelque chose de très abstrait qu’on ne peut pas toucher, il y a encore pas mal de travail à faire là-dessus. Par rapport à ça, je ne sais pas si toi tu as en tête des grands défis de par ton expérience où tu te dis « Mais oui, là l’intelligence artificielle a vraiment un rôle à jouer pour faciliter les choses dans les entreprises ». Quelles sont, selon toi, les 3 à 5 grands défis que l’intelligence artificielle peut aider à résoudre dans le monde du travail?

Nicolas Leconte: [00:08:14] Ok, pour moi c’est: on en sait rien (Lauriane Verspecht: Ok). Et je lisais encore la semaine dernière un rapport de McKinsey qui disait que le nombre d’heures de travail allait être divisé par deux d’ici 2035. Donc ça veut dire la semaine de deux jours et demi.

Lauriane Verspecht: [00:08:25] Trop bien

Nicolas Leconte: [00:08:26] Mais on lit la semaine de trois jours par KPMG, enfin, chacun y va de son « son de cloche ». En vrai, on est tellement au démarrage de quelque chose dont on n’arrive même pas à dessiner les contours, c’est aussi pour ça que ça fait peur, c’est cet inconnu en fait, on lâche prise. En tout cas l’IA, c’est le même genre de vague que le web l’a été il y a 25-30 ans, donc c’est quelque chose qui va nous bouleverser, nous toucher. Dans quelle mesure? Honnêtement, impossible à dire, mais on sait que ça va être un big bang. Honnêtement, je pense qu’il y aura tout un tas de métiers qui vont disparaître, mais l’État va être obligé d’intervenir, on ne pourra pas licencier, je sais pas je prends au hasard une grande banque: la BNP, on ne pourra pas licencier 60 % des effectifs parce qu’on se rend compte qu’on peut se passer de 60000 personnes, par exemple.

Lauriane Verspecht: [00:09:05] Ça créera aussi certainement plein d’emplois qui n’existe absolument pas (Michel : Et d’opportunités). Enfin, ils le disent aussi dans les, là je n’ai pas les chiffres en tête, mais ils le disent aussi qu’il y a quand même énormément d’emplois qui n’existent toujours pas pour l’instant mais qui vont…

Michel Godart: [00:09:16] Ben le métier de Prompteur.

Lauriane Verspecht: [00:09:18] Voilà, ben de Prompt-master, c’est exactement ça que j’avais en tête, qui à un moment donné va certainement se développer aussi, voilà c’est sûr (Nicolas Leconte: Ah oui). En tout cas, voilà ça va créer aussi des opportunités quoi!

Nicolas Leconte: [00:09:25] Oui j’avais lu aussi une fois qu’il y avait, c’était l’année dernière, mais que 75 % des compétences dont on aura besoin en 2030, on ne les a pas aujourd’hui, on sait pas ce que c’est, ça va évoluer et c’est normal (Lauriane Verspecht: C’est fou hein?). Il faut s’y faire.

Michel Godart: [00:09:34] Quand on a inventé des nouvelles choses, ben il y a des nouveaux métiers qui ont été créés à chaque fois.

Nicolas Leconte: [00:09:38] Ça l’a toujours été effectivement, sauf que c’était sur des cycles beaucoup plus longs avant, et que là on se retrouve sur des cycles de plus en plus compressés, de plus en plus courts. Et c’est vrai que ça peut être assez anxiogène et stressant au quotidien (Lauriane Verspecht: Oui). On a l’impression d’être jamais à la page, de devoir toujours faire plus (Lauriane Verspecht: Oui), d’avoir toujours un train de retard.

Lauriane Verspecht: [00:09:52] Pour revenir à la question sur les défis, est-ce que tu as peut-être quelques sujets, sur lesquels en tout cas l’intelligence artificielle peut vraiment aider au quotidien les entreprises?

Nicolas Leconte: [00:10:00] Oui, tout ce qui est tâches basiques, chronophages, toutes les tâches qui sont répétées plusieurs fois par jour, sont des tâches qui peuvent être soit automatisées, soit déléguées à l’intelligence artificielle. Des choses bêtes et méchantes comme écrire un mail ou écrire des idées d’un mail. Réécris le moi dans un ton un peu plus formel, avec trois paragraphes, et corrigeant toutes les fautes d’orthographe. Aujourd’hui, ça c’est des cas d’usage très bête et méchant, mais…

Lauriane Verspecht: [00:10:19] Mais ce n’est pas la norme, du tout hein?

Nicolas Leconte: [00:10:20] Ça reste des cas d’usage, ça reste une façon de prendre en main l’outil. Après, il y a plein de cas d’usage imaginables, je sais que moi le moment où je l’utilisais au tout début, parce que j’en avais marre de lire Petit Ours Brun tous les soirs à ma fille. Je dis « Ok, écris-moi une histoire sur cinq paragraphes, parce que je veux pas non plus y passer la soirée, où ma fille est l’héroïne de l’histoire, etc. Et ça me créait des histoires comme ça…

Lauriane Verspecht: [00:10:39] C’est une super idée.

Nicolas Leconte: [00:10:40] Et c’est sympa. Et maintenant je peux même lui demander de me faire des images pour illustrer l’histoire (Lauriane Verspecht: Parfait). On a un partenaire qui a écrit beaucoup de livres, une dizaine, et il a fait l’exercice d’écrire un livre avec l’IA, il l’a écrit en 4h. Mais ça lui a gâché tout le plaisir de l’écriture (Lauriane Verspecht: Ben oui, j’imagine), de la réflexion de… Il a juste truffé sa trame, il l’a écrit en 4h et il disait « Ben c’est cool, mais je ne le referai pas ». Toute l’expérience d’écriture, de relire, de revoir, d’extraire l’essence du message que je veux véhiculer, je l’ai perdu là

Michel Godart: [00:11:04] Il y a un autre phénomène aussi c’est, les gens qui utilisent l’IA beaucoup, à un moment donné tu finis par reconnaître leurs posts sur les réseaux sociaux. « Plongez dans l’aventure fantastique, émerveillez-vous » (Lauriane Verspecht: Oui, oui, oui), enfin tu vois les exagérations qu’un humain ne ferait peut-être pas systématiquement, et que tu retrouves dans tous les posts: « Plongez, plongez, plongez… », ça c’est ChatGPT.

Lauriane Verspecht: [00:11:19] Dans les lettres de motivation aussi on le voit très fort, les gens croient qu’on ne le voit pas, mais si ça se voit (Michel Godart: À fond) quand c’est écrit par ChatGPT. Et parfois même on a le cadre encore, tu sais du copier-coller, même la lettre, en termes de mise en page, c’est une catastrophe. Enfin, à ce moment-là tu te dis « Mais ne fais pas de lettre de motivation, pour faire ça, ça ne sert à rien » (Nicolas Leconte: Ouais, ça c’est des mauvais prompteurs, en l’occurrence, ils ont besoin d’un ou deux cours ouais) Ben oui, ou alors tu changes quelques mots, enfin j’en sais rien, mais là c’est pas ok quoi. Est-ce que tu as peut-être une de tes réalisations, grâce à l’IA, à nous partager, un projet dont tu es fière?

Nicolas Leconte: [00:11:46] Oui, on a fait un cas d’usage assez intéressant pour un groupe de la défense et de l’aéronautique en France, qui est composé de 90000 collaborateurs. Et en fait, eux ils se rendent compte que, à cette taille-là d’entreprise, il y a besoin d’avoir tout un tas de mobilités internes au niveau des collaborateurs pour proposer des parcours d’évolution engageants et motivants. Ils se rendent compte aussi que le monde change de plus en plus vite, les compétences sont de plus en plus obsolètes, donc on améliore que ce que l’on mesure, donc il faut mesurer et valoriser les compétences. Ils se sont lancés dans un grand chantier pour cartographier l’ensemble des compétences des 700 métiers qui composent l’entreprise, trois personnes dédiées sur le sujet à temps plein, pendant trois ans, ils ont couvert moins de 50 % des 700 métiers. Avec deux constats, le premier c’est que les résultats étaient très hétérogènes suivant la connaissance de la personne sur le métier, ou son style de rédaction des compétences. Et le deuxième, c’est que les compétences qui avaient commencé à être cartographiées il y a trois ans, ben sont obsolètes trois ans plus tard, parce que, ben ça a changé parce qu’ils les ont attendus. Ce qu’on a fait autour de ça, c’est qu’on a créé une surcouche IA qui permet de définir, pour un métier donné, un ensemble de compétences pré packagées en fait, qui a plus qu’à valider. Ce qui est intéressant dedans, c’est que ça ne fait pas tout, ça fait pas « à la place de », mais ça vient aider vraiment en tant qu’assistance. Si tu veux Lauriane, ça fait 90-95 % du chemin et les cinq derniers %, qui sont le coup de tampon des référents des différents métiers, et ben il y a juste à faire des derniers ajustements de câbles pour dire « Ok, c’est représentatif de notre métier ». Et ça, ça leur a changé la vie parce qu’en quelques mois, on va couvrir les 700 métiers, là où avant ben c’était une très grande frustration dans l’entreprise!

Lauriane Verspecht: [00:13:14] J’imagine. Je suis en train de faire la même chose dans mon entreprise, profil de fonction et puis un jour les grilles de compétences. Après, ça ne suffit pas d’avoir une cartographie des compétences (Michel Godart: Non) pour pouvoir bien la gérer. Mais par contre c’est clair que, c’est le point de départ, c’est le point de départ pour la mobilité, c’est le point de départ pour la formation, c’est le point de départ pour les évaluations, et c’est un énorme boulot à faire et à mettre en place.

Michel Godart: [00:13:33] Et un outil de rétention (Lauriane Verspecht: Ouais c’est ça) de compétences et de talents, c’est important.

Lauriane Verspecht: [00:13:35] J’avais vu votre cas d’usage sur le site et j’étais là « Roh, le rêve! » (Nicolas Leconte: Ouais, ouais c’est vrai que c’est chouette) et j’avais pas du tout pensé effectivement à ce type d’applications pour de l’IA en entreprise et du coup c’est pour ça que du coup tu amènes ce sujet-là….

Nicolas Leconte: [00:13:46] C’est pour ça que la seule limite c’est vraiment l’imagination (Lauriane Verspecht: Oui). Un autre cas d’usage qu’on fait en ce moment, donc là c’est un client, eux ils sont 75000 dans le monde dont 10000 ici en France, ils ont une convention interne parce qu’ils n’ont pas pu se rattacher à une convention collective de par leur business, c’est leur contexte. En fait ils ont une convention interne propre qui vient donner tout un tas de bénéfices, aux collaborateurs pour leur quotidien, sauf que tout ça c’est structuré dans un extranet, un intranet en l’occurrence chez eux, et c’est énorme et c’est mis à jour constamment pour s’aligner sur le code du travail, etc. Le constat c’est cool, mais en fait toutes les réponses sont disponibles pour n’importe qui. Sauf que dans la pratique, les collaborateurs ils ont pas envie de chercher quoi, l’information, parce que c’est enfoui dans des alinéas 528 etc. Du coup, ce qui se passe c’est que ben ils demandent à l’équipe RH; il fait: « Voilà, salut, moi c’est Lauriane, je vais être maman de petits jumeaux dans six mois, j’ai sept ans d’ancienneté dans la boîte, avec l’ancienneté que j’ai, à quoi j’ai le droit en fait ». Et ça c’est le quotidien de l’équipe RH qui répond à…

Lauriane Verspecht: [00:14:38] Oui, tout à fait.

Nicolas Leconte: [00:14:39] Donc eux ils sont une bonne quinzaine, et en fait sur la quinzaine, ils ont trois personnes, en cumulé, dédiées à répondre à ces questions des collaborateurs parce qu’ils en ont des milliers, et certaines plus… Donc j’ai fait un cas simple avec le congé maternité pour les petits jumeaux, mais ça peut être beaucoup plus compliqué dans le cadre de… Voilà. Eux, on crée une surcouche, qui va venir auditer en temps réel l’intranet pour pré packager une réponse où il y a plus encore une fois, à faire que le dernier kilomètre. En disant « Oui, la réponse est OK », si c’est une réponse simple, ça envoie la réponse directement au collaborateur, si c’est une réponse plus complexe, c’est sous validation de l’équipe RH. Mais il y a une réponse pré packagé prête à être envoyée.

Lauriane Verspecht: [00:15:12] Top!

Michel Godart: [00:15:12] Il y a une chose qui m’interpelle quand j’entends que tu parles de cet exemple, c’est qu’on disait tantôt, ben tiens on peut s’inquiéter de perdre des fonctions, mais en fait tout le monde sait que dans les sociétés, les entreprises, on a tous la tête dans le guidon et qu’on se demande où est-ce qu’on peut encore faire l’élastique sur les heures de travail de chacun. Et bien dans le cas de figure ici, ce que je vois moi, c’est que ces trois personnes qui sont dédiées, et bien il n’y en aurait plus qu’une qui validerait certains aspects que l’IA pourraient, éventuellement, répondre en erreur, mais les deux autres sont libérées pour faire d’autres tâches et alléger les collègues. Et donc il n’y a pas que le côté « Je perds mon job », il y a le côté on redistribue la charge (Lauriane Verspecht: Oui) et ça je crois que c’est une très belle approche et une très belle mentalité. Et j’entends aussi que tu parles beaucoup des RH et donc tu t’es vraiment orienté sur le côté RH pour l’instant, c’est ton focus et ça explique aussi que tu vas venir à cette soirée avec ce sujet.

Nicolas Leconte: [00:15:54] Effectivement j’ai lancé avec mon associé Ulysse un cabinet, il y a trois ans et demi, dans l’optique de faire bouger les lignes et les codes de la fonction RH, avec la conviction qu’il fallait réinventer et repenser l’approche classique.

Michel Godart: [00:16:05] Ça, avant même l’IA.

Nicolas Leconte: [00:16:07] Oui, oui, oui. On est structuré sur trois plans, le premier pour rendre la fonction RH plus stratégique, avoir plus d’impact au niveau des comités de direction, être plus audible aussi à cette échelle-là, parce que ce n’est pas toujours le cas et ce n’est pas encore la norme, et loin de là même par moment. Deuxième point, c’est la RH agile qui est le monde d’où je viens à la base, juste avant de lancer ce projet-là, j’accompagnais des entreprises à franchir des paliers de croissance, donc je mettais en place des organisations produit ou des organisations agile, à l’échelle, pour faire en sorte que l’entreprise soit plus performante et aussi flexible dans son modèle parce que le monde aussi bouge de plus en plus vite, il faut s’adapter. Et le troisième pilier, du coup, c’est celui dont on parlera, ben lors de l’événement, du 27 juin, à savoir la RH augmentée, comment est-ce qu’on tire le plein potentiel d’outils comme l’intelligence artificielle, mais aussi les données, pour démultiplier l’impact de l’équipe RH?

Michel Godart: [00:16:46] Là, il nous a mis l’eau à la bouche, on a plus qu’une envie c’est de venir à la soirée (Lauriane Verspecht: Oui) et d’écouter.

Lauriane Verspecht: [00:16:50] Et du coup il n’y a plus qu’à expliquer peut-être un petit peu ce qui est prévu justement, lors de l’événement du 27 (Nicolas Leconte: Ouais). Dis-nous un petit peu ce qui est prévu.

Nicolas Leconte: [00:16:56] On va faire une introduction à ce qu’est l’intelligence artificielle, avec un zoom sur l’intelligence artificielle générative qui est celle qu’on voit et qui est palpable aujourd’hui. Ensuite, je vous partagerai des cas d’usage: comment ça se matérialise, plutôt teinté RH du coup, des cas d’usage très concrets pour toucher du doigt le produit, un petit peu comme ceux que j’ai décrit là. Notamment dans le recrutement il y a beaucoup de choses qui se passent sur le recrutement autour de l’intelligence artificielle aujourd’hui. Et après, on va avoir une séance individuelle, et collective, où chacun va co définir, définir pour lui et après se challenger avec d’autres personnes, sur « Ok, moi par rapport à mon quotidien et mon contexte, qu’est-ce que je peux faire en fait, en partant de tout ça? Ok, j’ai compris le potentiel, mais si je ramène ça dans mon quotidien, quels seraient les cas d’usage pertinents qui seraient légitimes, que je devrais développer, sur quels je devrais investir de mon temps et de mon énergie? ». Et du coup, chacun repartira à la fin avec trois ou quatre cas d’usage en se disant « Ok, j’ai la conviction qu’il faut absolument que je teste sur cette chose-là, parce que ça peut changer mon quotidien ».

Lauriane Verspecht: [00:17:50] Et puis on parlera Prompting aussi, on l’a dit (Nicolas Leconte: Oui, tout à fait), l’IA sans un bon prompt ça ne sert à rien…

Nicolas Leconte: [00:17:55] Je le mettais en introduction sur l’intelligence artificielle générative (Lauriane Verspecht: Ah oui, ben top!), sur c’est quoi le b a ba du prompting pour ne pas faire de post LinkedIn générique comme disait Michel tout à l’heure

Michel Godart: [00:18:04] Est-ce qu’on a fait le tour des questions pour cette soirée?

Lauriane Verspecht: [00:18:06] Je pense qu’on a fait le tour des questions.

Michel Godart: [00:18:07] Alors nous on a un rituel de clôture (Nicolas Leconte: Ok). Tu as une vision qui est propre à ton métier, justement avec ses spécificités qu’on vient d’expliquer, qu’est-ce que c’est pour toi, un RH?

Nicolas Leconte: [00:18:14] J’ai la conviction que c’est quelqu’un qui a un impact énorme dans les entreprises, dont on a pris conscience post covid, et dont on n’a pas encore pris totalement conscience, parce que c’est tellement plus que juste une fonction Admin ou Support, je déteste ce mot. C’est la personne qui a la responsabilité du capital humain et de l’organisation dans l’entreprise, et c’est un rôle mais qui est ultra clé dans l’entreprise, enfin sans ça rien ne tourne en fait, il n’y a pas de business, il n’y a pas d’entreprise, donc pas de RH, pas d’entreprise.

Michel Godart: [00:18:38] Bon résumé de la fonction et descriptive de la fonction. Et maintenant imagine que tu vas dans une entreprise, on fait appel à tes services et puis tu rentres dans le bâtiment où tu vas un endroit pour rencontrer ton client, et là tu as ce qu’on appelle l’effet « Waouh ». C’est l’endroit, le truc, le petit détail qui fait la différence et où tu te dis « Mais, là, franchement, on a envie de venir bosser ici, et on y a pensé, c’était volontaire ». Est-ce que tu as déjà eu ce genre d’effet « Waouh »! Et sinon, qu’est-ce qui te donnerait ce genre d’effet « Waouh »?

Nicolas Leconte: [00:19:05] Oui, je l’ai déjà eu! Et c’est quand il y a vraiment un concept d’expérience qui est créé, voire même de parcours, un parcours qui est créé par rapport à mon contexte. Et là j’aime bien quand on parle de tranches de vie par exemple, alors je vais citer mon exemple: jeune papa là de trois enfants en bas âge, et bien j’attends, en tant que salarié, j’attendrais une expérience ou un parcours de jeunes parents, qu’est-ce que ça veut dire en fait? Et comment ça se matérialise par tout un tas de choses, un cadeau et des ballons quand je suis de retour, je ne sais pas, enfin tout un tas de petites choses comme ça qui me font dire « Ah ouais, c’est vraiment individualisé, alors que je suis dans une entreprise qui est très grande ».

Michel Godart: [00:19:35] Tu as un message à faire passer à tous les directeurs, ressources humaines et les patrons d’entreprise qui nous écoutent ou les décisionnaires, que leur dirais-tu?

Nicolas Leconte: [00:19:41] Que la RH c’est vraiment quelque chose de très stratégique, qui est malheureusement et souvent le parent pauvre, notamment des budgets. On le voit, c’est compliqué de dégager des budgets, il n’y en a jamais de dédié.

Michel Godart: [00:19:51] Tout le monde acquiesce, tu as vu?

Nicolas Leconte: [00:19:52] Je pense que ça va être une prochaine bataille. C’est comment est-ce qu’on légitimise les budgets pour les RH? Parce que j’ai l’impression que c’est toujours la croix et la bannière pour débloquer des choses. Alors que quand on l’explique, avec les mots comme on a parlé là, là aujourd’hui ce soir, ben ça fait sens en fait, on dit « Ben oui, bien sûr qu’il faut le faire. Bah oui, pourquoi il faut se battre pour débloquer des choses comme ça? »

Michel Godart: [00:20:10] Ben tu as dit le mot clé essentiel: du sens, du sens au travail et tout ira mieux. Je te remercie beaucoup pour ton temps, de t’être déplacé, pour ta passion qu’on ressent fortement au micro et moi ça me fait beaucoup de plaisir. J’ai mis sur mon profil LinkedIn « Chasseur de passion », c’est pas pour rien. Donc merci pour ce partage, merci Lauriane.

Lauriane Verspecht: [00:20:25] Merci à toi. Il reste juste à dire qu’effectivement, le prochain événement d' »Humana », ce sera le 27 juin à 18h30 au Cook & Book de Woluwé. Donc c’est bien un événement gratuit, il faut juste s’inscrire à l’avance sur un lien qui sera mis en commentaire?

Michel Godart: [00:20:38] Merci

Lauriane Verspecht: [00:20:38] Merci à toi

Michel Godart: [00:20:39] Et je vais inviter les auditeurs et auditrices à faire un acte engagé par rapport à nous. Figurez-vous que dans le texte descriptif du podcast se trouvera un lien, et quand on clique sur ce lien on arrive à une page de navigateur, sur cette page de navigateur il y a un Voice mail. On clique sur un bouton, on peut immédiatement parler, ça enregistre, vous pouvez vous réécouter autant de fois que vous le souhaitez avant de l’envoyer. Et quand vous êtes content du résultat et que vous avez enregistré votre message avec une gratitude, une question, un remerciement, eh bien vous indiquez votre email, vous faites envoyer, on le reçoit, et si vous nous dites dans le message qu’on peut partager sur le réseau, vous retrouverez votre voix en commentaire du podcast de Nicolas. Voilà, il pourra réagir avec la même méthode. 1000 merci pour votre attention et à très bientôt pour de nouvelles aventures « hrmeetup » & « Humana », bien entendu.

Michel Godart: [00:21:24] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’asbl « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation playground » et vous retrouverez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story point be ».

Tous nos podcast hrmeetup.©

Play

#PodiBUZ, la marque éditoriale de The Podcast Factory Org ASBL-VZW.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.