Apis Bruoc Sella – Spécial Podcasthon

Apis Bruoc Sella asbl

Apis Bruoc Sella – Spécial Podcasthon via Midoricast : Podcast #192

🎙️ Épisode Spécial Podcasthon : découvrez le Projet Apis Bruoc Sella via ce podcast de Midoricast

🌱 Dans le cadre du Podcasthon, « The Podcast Factory Org » asbl présente un épisode spécial de Midoricast, mettant en lumière l’association « Apis Bruoc Sella ». L’événement caritatif du Podcasthon rassemble plus de 450 podcasts pour une semaine de générosité et d’inspiration.

🐝 Active en région de Bruxelles Capitale, avec le soutien de Bruxelles environnement, « Apis Bruoc Sella » a pour mission de construire la ville nature avec tous ceux qui y habitent et la façonnent au quotidien. Mobilisant enfants, citoyens, élus et professionnels, « Apis Bruoc Sella » s’engage pour le développement de la nature en ville, en mettant particulièrement en avant le rôle crucial des abeilles sauvages.

🏫 Dans les écoles, « Apis Bruoc Sella » propose des activités engageantes, notamment des visites guidées au sentier des abeilles situé à « Nos Pilifs » à Neder-over-heembeek. Offrant aux enfants une expérience d’émerveillement au contact de la nature, l’association les sensibilise à la préservation de l’environnement.

💼  En tant qu’acteur de la ville, « Apis Bruoc Sella » collabore également avec les entreprises et les professionnels des parcs & jardins pour promouvoir des pratiques respectueuses de l’environnement.

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Séquençage du podcast avec Apis Bruoc Sella :

  • [00:00:18] Introduction, contexte du Podcasthon
  • [00:00:47] Présentation et rôle de Sophie Maerckx
  • [00:01:06] Présentation et rôle d’Alexia Cappuyns
  • [00:01:20] Présentation et rôle de Christophe Biesmans
  • [00:01:54] Rappel de l’objectif du Podcasthon
  • [00:02:17] Sophie mentionne toute l’équipe d’Apis Bruco Sella
  • [00:02:30] Présentation d’Apis Bruco Sella et de sa mission
  • [00:03:22] Les actions d’Apis Bruoc Sella en milieux scolaires
  • [00:04:40] Apis Bruoc Sella : Les classes concernées
  • [00:05:20] Le retour des enfants ?
  • [00:06:25] Apis Bruoc Sella et la sensibilisation des parents
  • [00:06:42] Apis Bruoc Sella: le public adolescent, un challenge ?
  • [00:07:55] Apis Bruoc Sella : les institutions, entreprises…
  • [00:08:19] Que leur propose Apis Bruoc Sella ?
  • [00:09:24] Qui est le premier contact d’Apis Bruoc Sella ?
  • [00:09:42] Sur Bruxelles Capitales uniquement ?
  • [00:10:10] Apis Bruoc Sella quand rien ne semble s’y prêter?
  • [00:11:07] Apis Bruoc Sella rencontre-t-elle les éco-preneurs ?
  • [00:11:32] La sensibilisation est-elle déjà existante ? 
  • [00:11:59] Phénomène des espèces exotiques envahissantes
  • [00:14:38] Ordonner sans expliquer ou détruire toute implication
  • [00:15:43] L’évolution des mentalités
  • [00:15:44] L’impact pour la santé !
  • [00:18:12] Pourquoi les abeilles
  • [00:18:50] Placement de ruches ?
  • [00:21:32] Une fausse bonne idée, les hôtels à insectes
  • [00:23:20] Le plan idéal ?
  • [00:23:46] Les « Place to bees » d’« Apis Bruoc Sella »
  • [00:26:05] Qui parle d’abeilles parle de légumes de saisons ?
  • [00:30:42] Quel programme pour les entreprises ?
  • [00:32:27] Comment aider Apis Bruoc Sella pour ses missions ?
  • [00:33:20] Des MOOC gratuits
  • [00:34:59] Site internet d’Apis Bruco Sella et clôture du podcast

La transcription du podcast avec Apis Bruoc Sella :

Michel Godart: [00:00:00] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org » avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground » et vous retrouverez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story .be ».

Jingle Intro: [00:00:14] Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».

Michel Godart: [00:00:18] Bienvenue pour un nouvel épisode de « Midoricast ». Alors « Midori » veut dire vert en japonais, « Cast » pour Broadcast et c’est un podcast sur les initiatives positives en faveur de l’environnement et de la transition, on est dans un épisode spécial « Podcasthon ». Le « Podcasthon » c’est chaque année, une initiative internationale où tous les podcasteurs francophone dédient un épisode spécial, dans leur chaine podcast, pour une association, une cause. Mais ce que je vais commencer à faire avant de vous parler du sujet, c’est de faire le tour de table et de voir un peu qui est avec moi au micro. A ma droite, j’ai?

Sophie Maerckx: [00:00:46] Sophie

Michel Godart: [00:00:47] Qu’est-ce que tu fais?

Sophie Maerckx: [00:00:48] Moi je m’occupe de la coordination, Co-coordination de l’ASBL « Apis Bruoc Sella ». Ma mission, c’est d’assurer la cohérence du travail, veiller à ce que toute l’équipe puisse réaliser ses missions, être épanouie au travail. Et donc je réalise cette mission-là en tandem avec Nicolas Nonat, et qui est co-coordinateur avec moi!

Michel Godart: [00:01:06] Alexia, qu’est-ce que tu fais ?

Alexia Cappuyns: [00:01:07] Au sein d’Apis, je m’occupe de la sensibilisation autour de l’environnement pour un public plutôt enfant. Donc voilà, je vais en école, j’accueille des enfants et on rigole bien. On parle de l’environnement urbain plutôt, mais voilà, mais je vais en garder un peu pour la suite.

Michel Godart: [00:01:20] Christophe?

Christophe Biesmans: [00:01:21] Bonjour Michel, mon rôle est de former et d’organiser des formations à destination d’un public professionnel sur tout ce qui est développement de la nature en ville et gestion écologique des espaces verts, et également l’utilisation un peu plus raisonnée des pesticides dans les espaces verts et les espaces publics. Ça s’adresse vraiment à toute personne professionnelle qui a un lien avec la biodiversité en ville, donc que ce soit les entrepreneurs de parcs et jardins, les gestionnaires administratifs, les agents de terrain, les architectes, vraiment toute personne qui peut avoir un rôle à jouer dans ce développement de la biodiversité.

Michel Godart: [00:01:54] Le tour de présentation étant fait, on va rappeler que le « Podcasthon » c’est un podcast qui vous invite, chers auditeurs et auditrices, à faire des dons. Alors cette association ne renoncera pas à avoir des dons pour les aider dans ce qu’ils font et pour vous en convaincre on va vous expliquer ce qu’ils font en détail, ils ont donné quelques indices en se présentant, mais on va aller, bien entendu, beaucoup plus loin. Je vois que Sophie voulait intervenir avant ma question première.

Sophie Maerckx: [00:02:17] Oui, peut-être juste préciser qu’on est une équipe de, au total, de six personnes. Donc on a parlé effectivement d’Alexia, de Christophe, de moi-même. Et on compte aussi sur trois autres personnes actives au sein de l’ASBL qui sont Marina, Lucie et Nicolas.

Michel Godart: [00:02:30] Ça c’est un Chief Happiness Officer, tu vois, elle pense à tout le monde et elle mentionne tout le monde! Qui va me présenter Apis et quelle est votre mission?

Sophie Maerckx: [00:02:37] L’asbl existe depuis près de 20 ans, elle a pour objectif de permettre le redéploiement de la nature en ville. Notre vision, c’est de construire la ville nature avec l’ensemble des personnes qui l’habitent et qui la font au quotidien. On développe une série d’actions qui visent à mobiliser l’ensemble des personnes de la ville, depuis les enfants jusqu’aux élus politiques, en passant par les citoyens et par les professionnels pour assurer le développement de la nature en ville. Alors on a comme petite spécificité de travailler avec, pour certains projets en tout cas, un angle d’approche qui sont les abeilles et plus spécifiquement les abeilles sauvages. Notre objectif, c’est vraiment d’accompagner et de mobiliser tout le monde pour permettre le redéploiement de la nature en ville, assurer le développement de la ville nature.

Michel Godart: [00:03:22] Et on va quand même préciser aussi que votre siège est chez « transforma », comme pour nous, et ce n’est pas innocent que je le cite parce que « transforma » a reçu deux labels éco-responsables et on leur dit un petit cocorico quand-même au passage. On a parlé de sensibilisation des enfants, ce chapitre-là m’intéresse, on va peut-être commencer par celui-là, quel est l’enjeu d’aller dans les écoles, d’aller voir les enfants, alors on les sensibilise au futur, à la planète, ça je n’ai pas de difficulté à le comprendre… Mais tu peux me donner plus d’informations et plus m’illustrer votre mission dans les écoles?

Alexia Cappuyns: [00:03:48] Alors je vais peut-être commencer par une phrase un peu bateau mais qui résume un peu: en fait on est tous et toutes bien conscients et conscientes que les enfants sont les adultes de demain, et on est tous et toutes bien conscients, consciente aussi que le climat il n’attend pas demain. Au plus tôt on peut commencer à agir autour du climat et de l’environnement, au mieux c’est. L’idée d’être dans les écoles et de faire venir les enfants au sentier des abeilles qui se situe sur le site de « Nos Pilifs » à Neder-over-heembeek, c’est aussi de leur ouvrir un nouveau monde. Les enfants, surtout en ville, sont pour la plupart cantonnés à un appartement, ils n’ont pas forcément de jardin, ou bien quand ils se baladent dans un parc, ils voient de l’herbe qui est piétinée par les passants, par les chiens, un peu tout le monde. L’enjeu, c’est de leur montrer qu’en sortant de chez eux, il y a de la nature et donc de l’émerveillement, quand on est enfant, on a envie de préserver tout ce qui nous émerveille et tout ce qu’on trouve magique.

Michel Godart: [00:04:40] J’ai une question par rapport à ça (Alexia Cappuyns: Oui), le public enfant dont on parle, il va de quel âge à quel âge déjà?

Alexia Cappuyns: [00:04:44] Ça dépend ce que je vais faire, ça dépend vraiment du projet. Par exemple, je parlais du Sentier des abeilles, on le donne aux maternelles et aux primaires. Maternelle à partir de quatre ans, et puis les primaires c’est la première à la sixième primaire. Il y a une animation qui est prévue aussi pour les 15-18 ans, qui est en train de commencer à apprendre. Et ça, c’est vraiment une sorte de parcours d’animation qui est fait sur un site, plutôt naturel, où on va parler de l’abeille domestique, mais aussi et surtout de l’abeille sauvage et de l’importance qu’elle a dans notre quotidien. Là, on va un peu brasser le scolaire général. Maintenant je fais aussi des animations en classe et ça c’est plutôt les primaires.

Michel Godart: [00:05:20] Et ça, c’est toi qui le fait? (Alexia Cappyuns: Oui). C’est quoi les retours, des jeunes?

Alexia Cappuyns: [00:05:22] Les jeunes sont émerveillés plus facilement.

Michel Godart: [00:05:24] Ils sont pas à convaincre!

Alexia Cappuyns: [00:05:25] Non, ils sont pas à convaincre, ils voient une coccinelle, pendant cinq minutes ils la regardent marcher, vraiment c’est génial, c’est du bonheur. Rien que voir les étoiles dans leurs yeux, les entendre dire « Oh et ça, c’est quoi? Madame, regarde, regarde, regarde j’ai un moustique sur moi », « Un papillon, mais c’est pas grave », enfin voilà, c’est vraiment, ils essayent, ils sont intéressés, ils sont émerveillés. Ici, j’ai fait une animation en école d’enfants que j’avais vu en septembre, alors c’est peut-être un peu égocentrique, mais ils se sont souvenus de moi, ils ont la mémoire de ce qui se passe et je leur ai demandé « Ok, vous vous souvenez de moi? Mais qu’est-ce qu’on y a fait? »,  « Ah oui, mais on a vu ça, on a vu ça et on a parlé de ça et »

Michel Godart: [00:06:00] Et ils ont pas d’angoisse à cet âge-là non plus, ils sont pas encore dans l’angoisse de ce que les médias leur bassinent, etc.

Alexia Cappuyns: [00:06:04] Ça dépend, j’ai déjà eu des enfants, quand on leur montre un peu la chaîne qu’il y a autour de l’environnement, donc ok on parle des abeilles, on parle des abeilles sauvages, les abeilles sauvages, grâce à ça, il y a ceci puis: mais sans ça, du coup il y aura plus ça, il y aura plus ça. Et alors là on voit parfois tout le schéma qui se fait dans leur tête, donc c’est arriver à gérer ça en disant « C’est stressant, mais il y a moyen de faire quelque chose ».

Michel Godart: [00:06:25] Est ce qu’on compte sur eux pour aller remonter vers les parents? J’imagine que c’est ça aussi le but?

Alexia Cappuyns: [00:06:29] J’ai déjà entendu des adultes me dire « Ah oui, mais je me suis fait enguirlander par ma fille parce que je faisais pas attention à la fleur, ou je ne faisais pas attention à ça » (Michel Godart: Ouais). En tout cas, pour moi c’est un enjeu secondaire, mon premier enjeu c’est vraiment émerveiller l’enfant et qu’il s’attache à cette nature.

Michel Godart: [00:06:42] Les plus âgés, c’est le challenge par contre !

Alexia Cappuyns: [00:06:44] Les adolescents, leur but c’est d’être intégré à un groupe, si le groupe dans lequel il est n’est pas intéressé par l’environnement, même si lui il l’est, il va peut-être coincer parce que « Oui, mais en fait moi mon meilleur pote, il préfère jouer à la Xbox qu’aller faire une balade en nature donc »… Il y a plein de paradoxes et c’est, on ne va pas le cacher, à un public qui est vraiment très difficile à atteindre, mais je pense que, en trouvant les bons moyens, il y a moyen de les atteindre. Par exemple, ici, pour le Sentier des abeilles, on a développé une sorte de jeu Unlock, enfin voilà où il faut aller débloquer quelque chose et ils doivent aller se renseigner, ils ont des codes, ils doivent bouger (Michel Godart: En réalité augmentée alors?), ils ont des épreuves à faire. Non, non, c’est vraiment sur le terrain, ils doivent écrire, ils doivent lire, mais ils sont par petits groupes et donc l’idée c’est aussi qu’il y ait de la collaboration, c’est un peu un jeu scout. Et vraiment que tout le monde arrive à trouver sa place, un adolescent qui est peut-être un peu plus timide mais qui est ok, juste de noter, ben il trouvera sa place. Un autre qui a besoin de courir et d’aller découvrir des choses, il trouvera sa place. Et c’est vraiment l’idée de leur trouver des petits challenges quoi! Et de les faire un petit peu réfléchir sans qu’ils aient un texte de 20 pages à lire et des questions. Maintenant, je pense qu’en individuel.

Michel Godart: [00:07:48] Le message passe mieux

Alexia Cappuyns: [00:07:49] Le message passe mieux, parce qu’il n’y a pas ce besoin de faire le fier, de paraître face aux copains, et aux copines.

Michel Godart: [00:07:55] Christophe toi tu agis, si je comprends mieux, au niveau des institutions, des entreprises, explique-moi un peu?

Christophe Biesmans: [00:08:00] J’agis au niveau d’un public professionnel assez large hein! Ça va tant au niveau des institutions que au niveau des entrepreneurs, des personnes qui vont agir dans leur travail de tous les jours, à une échelle que ce soit la gestion des jardins privés, la gestion des parcs, les grandes décisions aussi qu’il peut y avoir derrière, de comment mettre en place le développement de la nature en ville et la gestion écologique…

Michel Godart: [00:08:19] Et la mission consiste en quoi, quand tu vas voir les entreprises, c’est de leur demander est-ce que vous avez un espace vert potentiellement faisable ou est ce qu’on parle « team event », d’activités d’équipes, de placement de bacs potagers en entreprise? Dans quelle direction vous allez?

Christophe Biesmans: [00:08:30] On n’est pas vraiment sur ce domaine-là, on organise tout un programme de formation, avec différents modules qui peuvent être le développement de la nature dans le bâti, comment accueillir la biodiversité dans le bâti, comment mettre en place de la gestion des eaux de pluie, comment utiliser pour les produits phyto, comment gérer un parc ou un jardin de manière écologique? Donc c’est vraiment tous des modules comme ça, on envoie la publicité et la programmation aux personnes concernées, et ces personnes-là s’inscrivent à nos formations, et elles viennent ensuite assister aux différents cours. Et il y a toutes des discussions qui se mettent en place sur les techniques qui sont utilisées et les techniques qui seraient à privilégier, comment faire en fait, c’est vraiment… On forme de manière plus théorique, avec vraiment une approche un peu ex-cathedra de la formation, et on est en train de développer une approche beaucoup plus pratique sur quels sont les gestes à mettre en place, aller visiter des projets, comment est-ce que ça a fonctionné, quels étaient les freins à ces projets, comment est-ce que ça a été surmonté? Donc essayer de toujours d’avoir cette dynamique positive, de c’est faisable, d’autres ont mis en place ces techniques, donc c’est aussi faisable chez nous!

Michel Godart: [00:09:24] Ce sont les DRH ou les patrons d’entreprises que tu rencontres?

Christophe Biesmans: [00:09:26] Il y a de tous les niveaux. En gros, ça peut être les éco conseillers, ça peut être des architectes, ça peut être des bureaux d’études, ça peut être des patrons qui viennent pour apprendre, ça peut être également des agents de terrain, ça peut être des entrepreneurs de parcs & jardins. Il y a vraiment tout un… Chaque formation a son public cible, ça peut être pour tout genre de personnes.

Michel Godart: [00:09:42] Vous êtes situés, et, dans un champ d’action exclusivement sur Bruxelles ou vous en sortez, vous allez beaucoup plus loin?

Christophe Biesmans: [00:09:47] On va dire que nonante cinq, nonante six % de notre public, c’est vraiment le public bruxellois, c’est vraiment notre mission, c’est de former les acteurs au développement de la biodiversité en ville, dans la région de Bruxelles capitale. Mais on a parfois des personnes d’autres villes qui viennent assister au cours parce qu’ils sont intéressés. Notre principal public, c’est Bruxelles, mais on a des électrons libres qui viennent graviter autour de la ou les formations!

Michel Godart: [00:10:10] Je me mets à la place d’un DRH qui écoute ce podcast, qui ne vous connaissait pas, « Je me dis mais tiens, moi j’ai des bureaux en plein centre de Bruxelles, il y a zéro espaces verts, à part trois bacs de plantes dans l’espace open flore, il n’y a pas grand-chose, quel est l’intérêt pour moi?  » Alors je peux comprendre, de ce que tu me dis, que l’intérêt déjà c’est de former les gens qui vivent à Bruxelles mais aussi en dehors, qui travaille dans la boîte et de les sensibiliser, ça c’est mon action éco entrepreneur, éco responsable à mon niveau, que je pourrais prendre. Quel autre argument pourrais-tu donner à ce type de profil?

Christophe Biesmans: [00:10:36] Alors en gros en fait c’est, comme tu disais, c’est un bâtiment sans vraiment beaucoup de diversité autour, mais on a tout un module qui est vraiment basé sur « Ok, les bâtiments existent mais ce n’est pas antinomique avec la biodiversité » et, donc on donne des formations alors sur comment aménager ces bâtiments. Comment faire lors de la rénovation, comment est-ce qu’on peut faire pour aménager une toiture végétale, pour mettre des plantes grimpantes, pour accueillir la faune autour de ce bâtiment? Donc il y a vraiment, chaque personne, même s’il y a vraiment un très faible lien avec la biodiversité, peut apporter quelque chose à ce développement dans la ville.

Michel Godart: [00:11:07] Je suis membre d’une coalition qui s’appelle Kaya, Coalition des éco preneurs, tu rencontres ce genre d’entrepreneurs aussi?

Christophe Biesmans: [00:11:12] Je ne rencontre pas vraiment d’éco preneurs, ça va être très souvent la majorité du public en fait, ça va être des administrations, donc tout ce qui gravite autour, quelques bureaux d’études, et beaucoup d’entrepreneurs parcs et jardins. Donc vraiment la nouvelle génération d’entrepreneurs, on a encore du mal à les toucher, mais on cherche à les atteindre pour: justement, ils sont dans cette mouvance là et donc ce serait une synergie intéressante à développer.

Michel Godart: [00:11:32] Est ce qu’ils sont de plus en plus nombreux dans tes échanges, ou tu trouves que la sensibilisation, il y a encore un énorme travail à faire à Bruxelles?

Christophe Biesmans: [00:11:38] Alors je vais rejoindre Alexia là-dessus, c’est qu’il y a une prise de conscience qui se met de plus en plus forte, mais très souvent en fait, il y a quelque chose qui est difficile, c’est de transiter du cerveau au bras. Parce qu’on a l’habitude vraiment, on a des vieilles coutumes, des vieilles habitudes qui doivent changer, et souvent quand on est ancré dans un fonctionnement, c’est très, très, dur de rétropédaler et d’arriver à changer ses pratiques.

Michel Godart: [00:11:59] Tu m’as parlé tantôt de pesticides et d’agents toxiques (Christophe Biesmans: Oui) pour l’environnement (Christophe Biesmans: Tout à fait), mais par importation, des plantes qui viennent de l’étranger, invasives, détruisent la biodiversité locale, les challenges sont déjà nombreux au départ, ça c’est un point. C’est bien beau, on entend à la bouche de nos politiciens nous sortir des grands débats écologiques dans tous les partis maintenant, regardons les agriculteurs à quoi ils sont confrontés quand ils manifestent dans la rue, il y a des tas de paradoxes. Donc on va te dire tel produit glyphosate est interdit, mais tu vas en trouver sous d’autres formes, par d’autres canaux ou par importation. Il y a tellement de contradictions, tu as aussi ces contradictions dans les entreprises qui sont émergentes et qui te reviennent en surface?

Christophe Biesmans: [00:12:34] Il y a, c’est vrais, beaucoup de contradictions en fait. Je reviens d’abord à ta première question au niveau des espèces invasives et les exotiques envahissantes, c’est un gros challenge, c’est une couche qu’on remet en plus sur l’érosion de la biodiversité. Et qui pose énormément de problèmes lorsqu’elles prennent la place d’une espèce déjà présente, que ce soit une plante ou un animal…

Michel Godart: [00:12:49] Et surtout pour les abeilles?

Christophe Biesmans: [00:12:51] Tu parles du frelon asiatique? (Michel Godart: Entre autres) c’est surtout au niveau des abeilles mellifères, les abeilles sauvages subissent un impact beaucoup moins marqué de la part des frelons asiatiques que l’abeille mellifère. On va dire que c’est, la ruche est un garde-manger, et qu’il suffit d’attendre pour que la nourriture sorte tandis que les abeilles sauvages sont beaucoup plus dures à trouver. Donc oui, ça peut poser énormément de problèmes, il y a des espèces qu’on va ramener qui n’auront qu’un impact vraiment très, très, faible sur l’environnement. Mais on a tous entendu parler de la renouée du Japon, du Buddleia, de la Balsamine, de la Berce du Caucase qui posent énormément de problèmes tant par leur prolifération que, parfois, les risques qu’elles peuvent engendrer sur la nature mais aussi sur nous-mêmes hein! Deuxième partie de la question, c’est vrai qu’il y a beaucoup de paradoxes qui se mettent à ce niveau-là, des paradoxes de changement de pratiques en fait, qu’on faisait il y a plusieurs dizaines d’années et que actuellement en fait on demande de revenir parfois à ces pratiques-là. Les personnes qui travaillent dans ces domaines-là depuis des dizaines d’années se disent « C’est stupide, on a dû changer de pratique et maintenant on nous demande de changer de niveau de pratique ». Donc c’est vraiment des choses qui sont ancrées et qui sont très, très dures à modifier. Il y a vraiment à plusieurs niveaux, comme tu disais avec les produits phytopharmaceutiques qu’on peut trouver hors Belgique, mais ça c’est, vraiment chaque pays a sa propre législation et ses propres spécificités. Donc certains produits sont interdits en France mais trouvables en Belgique, et il y a des contrôles qui sont mis en place pour éviter qu’on puisse aller les chercher dans un autre pays et les ramener chez nous pour les utiliser. On est perclus de contrastes, on a ça avec les administrations où les agents de terrain nous disent « Ok, c’est bien beau ce que vous nous demandez mais ça prend du temps, et on est en train de raboter sur la main d’œuvre qui est disponible. Et donc il y a de moins en moins de travailleurs, qui ont de moins en moins de temps pour mettre en place des pratiques qui, (Michel Godart: Durent de plus en plus longtemps) de prime à bord, prennent beaucoup de temps » et donc on est là également pour les rassurer, pour leur dire « Oui ok, de prime abord ça prend plus de temps, mais par contre en faisant ces techniques-là, ça vous permet de dégager du temps sur d’autres zones que vous gérez différemment. Et donc il y a moyen d’arriver à temps de travail équivalent ».

Michel Godart: [00:14:38] Je pensais aussi aux agriculteurs, on leur demande de faire des jachères, il faut comprendre le but, c’est de restaurer la faune souterraine parce que la terre qui est tout le temps retournée et qui n’est pas en jachère, ben elle n’a pas le temps de se reposer (Christophe Biesmans: Non, c’est une terre morte), mais avec ce que le comportement européen fait et les accords qu’ils font, ils ne laissent plus le choix aux agriculteurs que de rentabiliser, de rentabiliser, de rentabiliser parce qu’ils sont en sous revenus, et finalement quelque chose qui est bon pour l’environnement, ben ils reviennent en arrière, c’est le paradoxe total. Mais bon, on ne va pas être négatif dans ce podcast…

Christophe Biesmans: [00:15:02] Je me permets juste de dire: c’est vrai que, très souvent en fait, au niveau de l’agriculture, on force les gens sans explication en fait, on leur dit « Vous faites comme ça, et c’est comme ça point barre ». Mais si on explique le cheminement, on arrive à ce qu’ils puissent comprendre que « Ok, si on les terres en jachère, ça permet justement d’économiser par après, au niveau du travail du sol, au niveau de l’utilisation d’engrais, etc. ». Et donc…

Michel Godart: [00:15:22] Et la terre sera plus rentable…

Christophe Biesmans: [00:15:23] Et la terre sera plus rentable, sera plus vive, donc en même temps, une terre plus équilibrée permet de diminuer l’attaque de ravageurs etc. Donc il y a tout un cheminement qui est souvent laissé de côté, qui n’est pas expliqué aux agriculteurs. Et donc c’est un peu le même principe, très souvent, on dit aux gens « Vous faites ça » sans expliquer le pourquoi du comment, on se retrouve face à un mur, on reste vraiment calé à ces explications.

Michel Godart: [00:15:43] Je vais revenir vers Sophie.

Sophie Maerckx: [00:15:44] Moi j’avais envie de rebondir sur ce que Christophe disait par rapport à l’évolution un petit peu des mentalités, etc., comme je disais tout à l’heure, Apis ça fait 20 ans qu’on est là, et on a quand même aussi pu observer une évolution dans les mentalités et dans le cadre législatif au niveau de la nature en Région de Bruxelles-Capitale. Depuis maintenant, un peu plus de dix ans, on a une ordonnance nature, et une ordonnance de réduction des pesticides sur les espaces publics. Ça a eu des impacts concrets sur le paysage urbain, sur les pratiques qui ont été mises en œuvre maintenant pour gérer cette nature. Donc on ne peut plus utiliser de pesticides dans les espaces publics, et donc c’est aussi pour ça que Christophe il forment les équipes des communes mais aussi les équipes des entrepreneurs du secteur privé, pour accompagner ces changements-là. Ça a été un gros choc hein, 2013, quand il y a eu l’interdiction, enfin l’obligation, l’interdiction des pesticides sur les espaces publics, il y a vraiment eu un moment de flottement comme ça, où la mesure n’a pas été bien reçue par une série d’opérateurs au niveau des communes.

Michel Godart: [00:16:39] Les privés, de leur côté, continuaient d’aller chercher des produits à l’étranger et pulvérisaient leurs jardins!

Sophie Maerckx: [00:16:43] Oui, c’est ça. Il y avait cette difficulté à comprendre que sur les espaces publics c’était plus permis, mais bien dans les espaces privés. Et en fait, petit à petit, ce qu’on remarque, c’est que chez une série de jardiniers dans les communes, pour eux c’est vraiment devenu quelque chose de positif. Parce que, ne fût-ce que sur leur santé, ne plus utiliser de pesticides, ben c’est, il y en a qui ont bien compris que ça avait un impact positif. Et puis, ce qui est intéressant aussi d’observer, c’est le retour de la biodiversité dans certaines zones, donc plus de papillons, des abeilles sauvages, des nouvelles fleurs qui apparaissent. Et donc on a vraiment comme ça une évolution du paysage urbain qui est intéressante et qui est aussi valorisante pour les ouvriers sur le terrain. Un autre retour qu’on a aussi du secteur privé, des parcs et jardins, c’est que maintenant on a quand même aussi des clients qui sont un peu plus sensibilisés, et donc ils font appel à eux mais: plus question d’utiliser des pesticides, en tout cas chez une partie des clients finaux, et donc ça a aussi indirectement influencé les pratiques des entrepreneurs de parcs et jardins.

Michel Godart: [00:17:39] Ce que j’aime bien, c’est que tu mets en avant la santé, parce que on oublie trop souvent, qu’en fait certains agriculteurs ont tellement utilisé ces pesticides qu’ils se sont foutus leur propre santé en l’air. Et c’est seulement à cette génération et maintenant qu’on voit les premiers cas de cancers, les premiers cas de handicap (Sophie Maerckx: Tout à fait). Récemment à la télévision, on a encore eu un cas qui était présenté dans un JT, je me rappelle très bien, où l’agriculteur ben il était en train d’être face à des maladies, je crois que c’était un cancer en fait (Sophie Maerckx: Des lymphomes, Parkinson…), qui était dû justement aux pesticides et à tout ce qu’il achetait…Oui, à Parkinson, c’était ça, voilà. J’ai une autre question pour toi, d’ailleurs je te l’ai posée en aparté quand on s’est parlé pour préparer cette interview, pourquoi les abeilles?

Sophie Maerckx: [00:18:12] Ah pourquoi les abeilles? (Michel Godart: Ah)

Michel Godart: [00:18:13] Parce que j’avais reçu à mon micro aussi, je te donne le contexte (Sophie Maerckx: Oui), Mellifica. Qui était un passionné de l’abeille noire et qui m’expliquait l’enjeu des abeilles noires, et c’est lui qui m’avait appris comment les abeilles se reproduisent, qu’elles font un peu une banque de gènes reproducteurs et que s’il y a malheureusement une race parasite, et bien ça prend en effet long avant que ça ne se rééquilibre (Sophie Maerckx: Oui). Donc je vais te laisser un peu nous expliquer, avec ta passion habituelle (Sophie Maerckx: Ah oui) ce combat sur les abeilles!

Sophie Maerckx: [00:18:35] Mais déjà je pense que, tu en germe là les premiers éléments de réponse, c’est fascinant. Les abeilles domestiques, mais aussi les abeilles sauvages, elles sont fascinantes, elles nous ouvrent tout un monde sur la vie des insectes, sur la vie de la nature et donc c’est une excellente porte d’entrée pour s’intéresser à ça.

Michel Godart: [00:18:50] Vous ne placez pas des ruches? (Sophie Maerckx: Alors non!) on va le préciser aussi, c’est important hein? (Sophie Maerckx: Tout à fait) Donc les enfants qui nous écoutent, pas de chance, Apis ne passera pas des ruches dans votre école (Sophie Maerckx: C’est ça), ni en entreprise hein Christophe? (Christophe Biesmans: Du tout)

Sophie Maerckx: [00:18:59] Exactement, nous ce qu’on cherche à mettre en avant, c’est la diversité des abeilles sauvages. Très honnêtement, on a installé des ruches par le passé dans le cadre strict de projets de sensibilisation. Donc l’objectif, c’était d’utiliser la fascination exercée par l’abeille mellifère, l’abeille à miel, pour sensibiliser à l’importance de la nature (Michel Godart: Ah voilà). Après, on a vu que ça marchait (Michel Godart: Les pièces se mettent en place) qu’à moitié. La difficulté, c’était que, ben au final on se retrouvait parfois dans des projets où l’apiculture était mis trop en avant par rapport à nos objectifs de sensibilisation et de reconnexion à la nature. Et donc on a fait le choix, ben de laisser tomber ce volet apicole de notre ASBL, pour se concentrer sur les activités de sensibilisation en mettant plus en avant les abeilles sauvages. Alors, on parle quand même encore un petit peu de l’abeille domestique, notamment au Sentier des abeilles, parce que son organisation sociale est fascinante. Une colonie d’abeilles, c’est 50 000 abeilles qui œuvrent dans un objectif commun qui est la survie de la colonie. Donc on a une reine, on a des tas d’ouvrières, quelques centaines ou quelques milliers de faux bourdons, de mâles, et en fait c’est une organisation sociale très complexe qui est interconnectée à l’environnement, à la nature, et qui permet en fait d’aborder des tas de choses. Mais donc voilà, on conserve un volet sensibilisation pour parler des abeilles domestiques comme porte ouverte sur le monde des insectes, mais ce qu’on cherche à mettre en avant ce sont toutes la diversité des abeilles et toutes les actions qu’on peut faire pour accueillir ces abeilles sauvages. Parce que, si on a envie de pousser un petit peu la comparaison, ça ne sert à rien d’élever des poules pour aider les oiseaux, donc ça ne sert à rien de mettre des ruches pour aider les abeilles sauvages. Donc ce qu’on va faire en fait, au niveau des abeilles sauvages, c’est de faire découvrir cet univers aux citoyens, aux citoyennes, aux acteurs du privé aussi, aux professionnels. Et, à Bruxelles on a plus de 200 espèces d’abeilles sauvages différentes, donc ça va des petites halictes mais, voilà ici au mois de mars on va avoir les premières osmies qui sortent, on les observe déjà dans certains nichoirs, première reine bourdons, moi j’ai eu l’occasion d’observer ça ici ce week-end. Et donc on a, voilà une dizaine, une vingtaine de bourdons différents, on a des mégachile, donc voilà, tout un univers d’abeilles, qui pour la plupart vivent de façon solitaire. L’essentiel des abeilles sauvages, elles ne vivent pas en colonie comme l’abeille domestique. Alors on a certaines abeilles qui sont sociales, comme les bourdons, mais sinon pour la plupart elles font leur nid de façon isolée, dans le sol (Michel Godart: D’accord). Donc deux tiers des abeilles vivent dans le sol, et, les autres elles vont s’installer par exemple dans des tiges creuses, dans du bois c’est pour ça que de temps en temps, mettre des nichoirs isolés ça peut les aider mais installer des hôtels à insectes partout, ce n’est pas une solution non plus (Michel Godart: Tu as anticipé ma question!). Je te voyais venir Michel!

Michel Godart: [00:21:32] Tu avais vu la question venir? Parce que ça se fait hein? de plus en plus de gens (Sophie Maerckx: Oui) pensent faire une bonne action (Sophie Maerckx: Tout à fait) en plaçant ce genre d’hôtel à insectes, quelle est la problématique de ces hôtels à insectes?

Sophie Maerckx: [00:21:40] L’objectif poursuivi souvent, ben il est tout à fait louable, c’est d’aider la biodiversité. On se dit « Ben les abeilles vont mal, on va les aider ». Soit on met des ruches, c’est pas… Ça n’aide qu’une partie des abeilles, soit on installe un hôtel à insectes. Alors première chose, c’est qu’on va jouer sur un des éléments importants pour les abeilles: l’habitat, à côté de ça, il y a tout ce qui est ressource alimentaire. Donc les abeilles, elles ont besoin d’une grande diversité de fleurs pour se nourrir, des fleurs de qualité, donc sans pesticides, des fleurs qui fournissent du pollen ou du nectar. Arrêtez de mettre, ou en tout cas réduire, la part de géranium sur les balcons au profit de plantes aromatiques qui fleurissent ou voilà, ce genre de choses-là. Donc des fleurs qui vont produire du pollen, du nectar, et puis il faut que ce soit en quantité suffisante. Donc un gazon tout ras dans lequel il n’y a pas le moindre trèfle, le moindre pissenlit qui pousse, ben c’est sûr que c’est un désert alimentaire pour les abeilles!

Michel Godart: [00:22:31] Donc mettre un hôtel à insectes là, c’est vraiment un mauvais plan?

Sophie Maerckx: [00:22:33] C’est ça, t’as tout compris (Michel Godart: D’accord j’ai compris). Et la deuxième chose aussi, c’est que, en installant des hôtels à insectes, on va favoriser une concentration importante d’insectes au même endroit, et donc ça va être la porte ouverte ben aux oiseaux pour venir manger (Michel Godart: Et aux bagarres) ou aux parasites, voilà. On va créer en fait des conditions de vie qui ne sont pas souhaitables, et qui ne sont pas forcément non plus celles qu’on va retrouver dans la nature. Donc notre objectif ça va toujours être de se dire « Bon ben, on va avoir, on est dans un milieu urbain, on est dans un milieu anthropisé où l’action de l’homme il est important. Qu’est-ce qu’on va pouvoir faire pour accompagner cette nature en s’inspirant de ce qui se fait naturellement? ». Et donc on va plutôt privilégier l’installation de zones, de sol ou de terre à nu, des morceaux de bois percé, quelques nichoirs de tiges creuses à droite à gauche, mais sans concentrer tout ça à un seul endroit.

Michel Godart: [00:23:20] Donc, pour que les auditeurs et auditrices aient quand même après l’écoute de ce podcast, qui vous découvrent et qu’ils ont envie de vous aider, mais malgré tout, un petit truc à faire à la maison, une action qu’on peut concrètement faire chez soi. Moi j’ai un jardin, donc ce qu’il serait intelligent, c’est de faire comme on a fait chez transforma: un trou, une mare pour amener de l’eau, des insectes, mettre un peu de bois à gauche, à droite traîner, arrêter de tondre la pelouse, quelques fleurs sauvages, et là on commence à rentrer dans quelque chose d’un peu meilleur.

Sophie Maerckx: [00:23:42] Ah, là on commence effectivement à avoir quelque chose de chouette!

Michel Godart: [00:23:44] Ah, on a une bonne astuce pour les auditeurs et auditrices!

Sophie Maerckx: [00:23:46] Je ne sais pas si tu as aussi eu l’occasion d’aller justement derrière les locaux, on a installé une « Place to bees ».

Michel Godart: [00:23:51] Si si, j’ai vu.

Sophie Maerckx: [00:23:52] Ah voilà, donc la « Place to bees » ben voilà (Michel Godart: Explique, explique) elle s’éveille hein? C’est le début du printemps, on a installé ça (Michel Godart: Chez transforma, oui) à l’automne, ouais. Donc dans le jardin de transforma, on a installé notre première « Place to bees », alors la « Place to bees » c’est quoi, c’est un endroit où on a envie d’être donc: « A Place to be… » (Michel Godart: Ils ont tous les mains en l’aire en train de faire Yeah, yeah, yeah) pour les humains (Michel Godart: Les auditeurs ne le voient pas évidemment, mais moi je le vois donc je le dis, pardonne-moi de t’interrompre), ouais ça nous emballe pas mal hein? c’est un endroit où on a envie d’être et un endroit qui est favorable, qui accueille les abeilles sauvages. Donc on a travaillé, c’est justement Marina, qui n’a pas de micro aujourd’hui mais, (Michel Godart: Mais qui est là, elle fait les photos) oui. On a fait toute une sélection de plantes: à la fois des bulbes, à la fois des plantes vivaces, des plantes de haies, des plantes grimpantes, qui vont fournir pollen et nectar pour les abeilles sauvages. On a installé aussi une série de sites de nidification, donc un samarium, un espace dans lequel on a mis du sable et dans lequel les abeilles terricoles vont pouvoir aller s’installer, une série de buches, percées, etc. Et donc tout au long de l’année, on va pouvoir observer. Ça c’est un objectif, on s’est tout à fait s’installer, au sein de cet espace-là, pour regarder ce qui se passe. Et l’objectif, pour nous, ça va être de pouvoir accompagner chacun à la découverte de ces abeilles-là. Les abeilles, elles sont là, elles vivent à l’état adulte en général un mois, voire maximum deux mois. Et donc ce sont des espèces différentes qu’on va pouvoir observer tout au long de l’année. On en a les premières abeilles qui apparaissent maintenant, puis voilà, ça va être d’autres espèces en mai, en juin, pour terminer avec certaines espèces comme la collecte du lierre, en septembre-octobre, qui va aller butiner justement sur le lierre. Et donc c’est toute une diversité d’insectes différents qui vont fréquenter cette « Place to bees », tout au long de l’année, et on espère que ben voilà les gens qui passent ici, ils pourront venir (Michel Godart: Et avoir envie de faire le même chez eux aussi! ), voilà, s’émerveiller de ça et faire la même chose chez eux, tout à fait. À côté des espaces publics, on peut aussi tout à fait développer des « Places to bees » en partenariat avec des entreprises, voilà donc, s’il y a des entreprises qui ont des espaces verts avec ce fameux gazon sans fleurs, ben qu’elles n’hésitent pas à nous contacter, on peut voir aussi ce qui est possible d’installer comme « Places to bees » avec elles.

Michel Godart: [00:25:48] Je vais revenir vers Christophe…

Christophe Biesmans: [00:25:50] Je tiens juste en fait à insister sur le fait que, vu que c’est un espace de cohabitation entre les abeilles et les humains, les abeilles bien sûr ne sont pas agressives en fait. Simplement, elles vivent autour de nous, mais on peut les observer sans risque de se faire piquer ni quoi que ce soit. C’est important de préciser (Sophie Maerckx: Oui).

Michel Godart: [00:26:05] Oui mais bon enfin, maintenant il faut à un moment donné que l’homme accepte aussi qu’il est un animal parmi les autres (Christophe Biesmans: Exact), qui fait partie d’un écosystème et qui peut se faire piquer, que ça fait partie de la vie (Christophe Biesmans: Exactement). Ce serait peut-être bien de lâcher prise aussi sur ce plan-là. Alexia, je voulais te demander, je fais un pont, vous allez me dire s’il est juste ou pas justifié, mais il me paraît assez évident, quand on parle des insectes, des cycles de vie des insectes comme de l’abeille, on va finir dans les écoles à un moment donné par parler des saisons. Mais qui dit parler de saisons, on va parler aussi et ouvrir une porte d’entrée et la discussion sur les légumes de saison. Parce que c’est clair que si on veut aider la biodiversité, les insectes, ben acheter des fraises en plein hiver, c’est peut-être pas la chose qu’on recommande ou qui va quand même aider le projet. Est-ce que vous allez intervenir sur ce plan-là ou vous ne dévierez jamais?

Alexia Cappuyns: [00:26:43] Donc là, comme je le disais, je suis là pour aussi re dynamiser un peu les animations en école. Parce qu’avec le Covid, enfin voilà il y a plein de trucs qui ont dû être suspendus, et du coup on a eu des premières animations autour de tout ce qui était pollinisation. Et donc l’idée c’était vraiment de, déjà sensibiliser les enfants à: c’est quoi un insecte? Non, une araignée n’est pas un insecte, non un 1000 pattes n’est pas un insecte non plus et le scorpion non plus, donc c’est aussi un peu recadrer les choses. Après, c’est important, parce que les insectes sont quand même responsables de 85-90 % de la pollinisation des fleurs, sans insectes il n’y a pas de pollinisation, ou en tout cas très, très, peu. On va avoir du boulot, on va avoir des céréales, on va avoir des noisettes, les champignons ils ont leur propre mode de reproduction mais, vraiment les insectes, que ce soit les papillons, les abeilles, les mouches, donc il y a certaines mouches qui pollinisent aussi, et il y a quelques coléoptères donc tout ce qui est de la famille des coccinelles, qui va venir sur les fleurs et qui va participer à la pollinisation. Qui dit pollinisation dit reproduction, qui dit reproduction des fruits, et dans les fruits il y a les légumes et il y a les fruits comme on va au supermarché, qui n’existent que parce que les insectes sont là à, en effet, à une certaine saison. Et parce que les fleurs n’apparaissent aussi qu’à une certaine saison, donc comme tu disais, des fraises en hiver, il y a une énorme probabilité qu’elles viennent de serres ou bien qu’elles viennent de l’autre bout du monde et on ne va peut-être pas venir sur une des premières causes du réchauffement climatique et de l’avion, mais il y a des questions en termes de déplacement donc…. Je pense que, par rapport à ces animations de pollinisation, il y a la prise de conscience que « Si je vois pas d’insectes quand il neige, a priori je ne vais pas avoir de fruits qui vont venir ». Après, on a une deuxième animation qui va être testée dans un ou deux mois…

Michel Godart: [00:28:23] Mais c’est bien parce qu’en fait, tu es en train de rentrer dans ma deuxième question que j’avais pour toi avant de passer à Christophe, c’est ça, c’est: tu rencontres un directeur d’école, qu’est-ce que tu lui proposes comme formation, comme choix de catalogue? Et puis surtout, combien de temps dure-t-elle? Est-ce que tu passes un mois dans l’école? Est-ce que tu passes 1 h? Comment ça se passe? Raconte-moi un peu à ce moment, et puis je poserai la même question à Christophe pour les entreprises.

Alexia Cappuyns: [00:28:39] Alors si ça ne tenait qu’à moi, rien qu’à moi, je passerais ma vie à l’école je crois.

Michel Godart: [00:28:43] Ça je l’ai bien compris, et je l’ai vu quand tu chantais offline avant qu’on enregistre!

Alexia Cappuyns: [00:28:47] Enfin voilà, je trouve qu’il y a tellement de choses à dire aux enfants, je suis animatrice nature hein? Moi les enfants c’est…

Michel Godart: [00:28:51] Tu vis ta passion (Alexia Cappuyns: Ouais), on le sent!

Alexia Cappuyns: [00:28:53] Ah ouais, vraiment (Michel Godart: Ouais, clairement!)

Michel Godart: [00:28:53] J’ai les yeux qui brillent, le sourire jusqu’aux oreilles, c’est le sourire banane on appelle ça.

Alexia Cappuyns: [00:28:57] Ouais, j’ai été animatrice scout, quand j’étais animatrice j’étais là: si mon métier pouvait être animatrice, ce serait génial. À l’époque, ça n’existait pas (Michel Godart: Et maintenant tu le fais) et maintenant je le fais donc heu….

Michel Godart: [00:29:04] Génial t’as vu ça, le bonheur au travail Sophie?

Sophie Maerckx: [00:29:07] Moi, je suis comblée par cette équipe

Alexia Cappuyns: [00:29:10] Une des premières portes d’entrée, ça a été le sentier des abeilles, donc c’est vraiment quelque chose qui existe, c’est…. Donc, à la ferme Nos Pilifs, il y a un parcours qui se fait de manière tout à fait autonome, qui peut se faire, enfin voilà un dimanche, un samedi, où on a envie…

Michel Godart: [00:29:22] La classe se déplace?

Alexia Cappuyns: [00:29:23] La classe se déplace, mais il y a aussi des particuliers qui peuvent le faire. Mais donc l’idée c’est: on accueille une classe, on donne des animations à cette classe, on va aussi observer des abeilles qui vont sur des fleurs, enfin voilà. Et par rapport à ça, les écoles peuvent choisir soit de faire que le sentier des abeilles, elles reçoivent après un dossier pédagogique (Michel Godart: Ah) par rapport à ce qui est donné au sentier. Ou alors le sentier fait partie d’un pack dans lequel il y a, donc le sentier, une animation sur la pollinisation, et alors une animation qui est sur l’assiette de l’abeille, comme on l’appelle, donc c’est tout ce qui existe grâce aux abeilles et aux pollinisateurs. Et donc ça, c’est aussi…

Michel Godart: [00:29:58] Finalement on touche quand même encore aux légumes et aux fruits hein?

Alexia Cappuyns: [00:30:00] On touche aux légumes et aux fruits, parce que évidemment, il y a le lien. Et c’est pas pour rien que ça fait des années qu’on parle que l’abeille est en train de décliner et que c’est problématique, ce n’est pas pour rien. Et donc l’idée c’est aussi de replacer ça avec, comme disait Sophie, c’est pas parce qu’on place une ruche qu’on va aider les abeilles, l’important c’est principalement aussi les abeilles sauvages. Mais donc il y a vraiment une idée de « On sensibilise, qu’est-ce qu’un insecte? Dans les insectes, il y a tel sortes d’insectes, ces insectes-là servent à ça, et grâce à ça on a ça ».

Michel Godart: [00:30:27] Et comment ils vivent pour les protéger (Alexia Cappuyns: Et comment il vivent pour les protéger) parce que si on sait comment ils vivent, on sait comment faire attention à eux…

Alexia Cappuyns: [00:30:31] C’est tout à fait ça

Michel Godart: [00:30:32] C’est des après-midi, c’est des matinées?

Alexia Cappuyns: [00:30:33] Ce sont des demi-journées

Michel Godart: [00:30:34] Des demi-journées. Bon, chères écoles qui nous écoutez, c’est le moment de faire appel à Apis hein?

Alexia Cappuyns: [00:30:38] Tout à fait. Je ne vais que dans les écoles de la Région de Bruxelles-Capitale.

Michel Godart: [00:30:42] Christophe, les entreprises par contre, ça c’est encore un autre public, c’est un autre domaine mais heu (Christophe Biesmans: Complètement). DRH, encore une fois, tu vas me proposer des formations c’est quoi, c’est une journée, c’est… quels sont les titres de ce que tu me proposes et comment?

Christophe Biesmans: [00:30:53] Les formations sont très généralement de une demi-journée, de 3 h, soit le matin, soit l’après-midi. Il y a certaines formations qui peuvent prendre plus longtemps, selon la quantité de matière en fait qu’il y a à transmettre, on a des formations qui durent parfois une journée, une journée et demi, qui sont reprises alors dans un module qui va durer sur un an et demi, trois formations tous les trimestres, comme ça on maîtrise vraiment. La formation que je cible pour le moment c’est: la plantation de l’arbre en ville. Donc vraiment de comment mettre en place la réflexion sur, où mettre les arbres et comment les mettre en place? Je dirais en passant par la plantation jusqu’à la mort de l’arbre ou vraiment lorsqu’il est malade, que faire, comment le gérer, est-ce qu’on l’abat, est-ce qu’on ne peut pas le laisser sur pied et, tout en assurant la sécurité des gens, donc vraiment (Michel Godart: Ah ouais c’est complet). Comme on voit apparaître, de plus en plus maintenant, des sculptures d’arbres dont on se sert pour décorer en fait des parcs de manière plus naturelle que d’installer une sculpture. Vraiment, là, on se sert de tailler l’arbre pour arriver à faire quelque chose de (Michel Godart: Ça peut être très beau hein)? plus intégré, ça peut être très, très joli

Michel Godart: [00:31:46] J’ai été visiter un parc à Hoegaarden, ils ont un arbre comme ça, les branches ont été sculptées, sur chaque branche il y a un hibou, un oiseau et franchement c’est super joli. Et maintenant je comprends mieux pourquoi ils le font. Moi je l’ai « pesté » en me disant « Mais c’est dégueulasse pour la nature ». Ben non en fait maintenant tu me donnes une explication cohérente, j’ai appris une deuxième chose aujourd’hui encore.

Christophe Biesmans: [00:32:02] Une troisième chose qui sera à prendre plus tard alors, on verra, on essayera, d’avoir le maximum, de t’apprendre des choses (Michel Godart: Super). On voit aussi parfois certains qui abattent les arbres et qui en font un banc ou d’en faire du mobilier, vraiment, d’éviter d’exporter, de le laisser en fait, vu qu’il y a énormément de diversité qui sont liés aux arbres morts, en les laissant sur pied ou en les laissant dans la zone en petits tas ou quoi que ce soit, on ré accueille toujours cette diversité qui était vraiment absurde de nos parcs. Et donc voilà, il y a tout un cheminement qui se met là derrière.

Michel Godart: [00:32:27] Je suis très honoré que vous ayez accepté mon invitation, j’avais très envie de vous mettre en avant. Vous êtes membre de « transformas », en plus vous faites quelque chose qui me touche, donc cocorico et merci! On va clôturer tout doucement ce tour de table avec un retour vers toi, Sophie. Je vais te demander d’expliquer à nos auditeurs et auditrices quels sont les enjeux pour vous maintenant, pour l’association, qu’est-ce qui serait utile que les auditeurs et auditrices pourraient faire? Alors, ils peuvent faire des dons, on les invite à le faire, il y aura un lien dans le texte du podcast pour vous faire un don directement, ou via le « Podcasthon ». Ils peuvent laisser un message vocal, poser une question, et s’ils autorisent qu’on mette leur voix sur les réseaux sociaux, je pourrais même en dessous du podcast publier l’intervention, vous pourrez l’écouter-répondre par la même manière. Mais quoi d’autre? Qu’est-ce qu’on pourrait faire d’autre pour vous aider? Qu’est-ce qui vous serait une plus-value par rapport à cet épisode podcast?

Sophie Maerckx: [00:33:08] Mais alors c’est de nous rejoindre hein, dans le cadre de nos différentes activités. Donc vers le grand public on a une série de chantiers de végétalisation de l’espace public, ou d’installations de « Place to bees » qui sont prévues durant l’année.

Michel Godart: [00:33:20] Donc vous cherchez des bénévoles?

Sophie Maerckx: [00:33:21] Ça demande pas nécessairement un engagement, mais donc nous on est ravis de partager ce qu’on sait, et de sensibiliser les gens. Et donc venir nous donner un coup de main dans le cadre de nos activités de plantation, ça c’est toujours un vrai plaisir pour nous, voilà de pouvoir ben rencontrer les gens et les inviter à agir avec nous concrètement là-dessus. Pour aussi, pour tous se former sur la nature en ville, ben outre nous téléphoner si vous avez des questions spécifiques, ben on a aussi développé un MOOC (Michel Godart: Ah) qui s’appelle « Partenaire Ville Nature ».

Michel Godart: [00:33:49] Ça c’est bien parce que justement, comme on nous écoute dans le monde entier, il y a des gens qui vont me dire « Ouais mais moi je suis pas en Belgique, je sais pas vous aider, je sais pas venir en Belgique, j’habite au Québec », (Sophie Maerckx: Et ben…) et ben il y a le MOOC.

Sophie Maerckx: [00:33:58] Chers amis québécois, venez voir le MOOC « Partenaire ville nature »

Michel Godart: [00:34:02] Où est-ce qu’on trouve ce MOOC?

Sophie Maerckx: [00:34:03] Alors c’est sur le site, donc une bonne partie de nos formations, dont a parlé Christophe, se font dans le cadre de la Nature Academy, qui est un projet développé par Bruxelles-environnement qu' »Apis Bruoc Sella » met en œuvre. Merci beaucoup aux gens, à nos contacts de Bruxelles-environnement avec qui on arrive à travailler pour une meilleure ville nature. Et donc ce MOOC est disponible sur le site trois fois W, Nature-Academy .be, il faut se faire un compte et on a accès alors à ce contenu sous forme de capsules vidéo, voilà le premier module c’est sur le B.A.BA du vivant, le deuxième sur tous les dangers et risques liés aux produits phytopharmaceutiques, aux pesticides qui s’occupent de neutraliser les ravageurs des plantes.

Michel Godart: [00:34:39] Ce sont des MOOC gratuits?

Sophie Maerckx: [00:34:40] Derniers modules sur la gestion écologique, et tout ça est, bien sûr gratuit, et visionnable quand ça arrange les gens. Donc participez à nos activités, vous former et puis que chacun puisse devenir aussi relais de cette nature en ville, en végétalisant l’espace public et puis en améliorant aussi ses pratiques sur son balcon, au niveau de son jardin, les toitures, etc.

Michel Godart: [00:34:59] Et ça c’est valable dans le monde entier où qu’on habite, et ça peut fonctionner partout dans le monde, donc ça c’est vraiment génial. Rappelle-moi l’adresse du site internet?

Sophie Maerckx: [00:35:06] Trois fois w point APIs Bruoc Sella point be:  a.p.i.s.b.r.u.o.c.s.e.l.l.a point be ou sur notre page Facebook… Apis Bruco Sella.

Michel Godart: [00:35:18] Et sur LinkedIn aussi vous êtes!

Sophie Maerckx: [00:35:19] Et on est aussi sur LinkedIn, oui tout à fait (Michel Godart: Voilà, pour le réseau plus professionnel). Donc là on relaie, voilà, on relaie aussi toutes nos formations vers les professionnels, nos accompagnements aussi, on accompagne les communes pour améliorer la gestion écologique dans les cimetières, végétaliser l’espace public avec les citoyens, accueillir les abeilles sauvages… Donc LinkedIn pour les professionnels, Facebook ou le site internet d’Apis. Et puis on a aussi un numéro de téléphone, ça fait peut-être un peu old school, mais donc 02 672.14.27 et notre collègue Lucie se fera un plaisir de vous informer.

Alexia Cappuyns: [00:35:47] Et plus 32 si vous êtes du Québec!

Michel Godart: [00:35:50] Alors voilà, plus 32 c’est le préfixe international pour la Belgique, super! Mais je pense que le meilleur réflexe pour les auditeurs et auditrices, c’est d’aller sur votre site internet. Vous lisez, il y a plein de choses intéressantes, ce sont des passionnés, vous l’avez entendu au micro, et je pense que ça il faut savoir le remercier et le gratifier aussi. Merci, à bientôt (Sophie Maerckx: Merci Michel) pour de futures aventures (Alexia Cappuyns: Merci Michel)

Christophe Biesmans: [00:36:06] Merci à toi

Michel Godart: [00:36:07] À bientôt, au revoir

Sophie Maerckx: [00:36:07] Au revoir

Jingle Outro: [00:36:11] Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».

Michel Godart: [00:36:13] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’asbl « The Podcast Factory Org » avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground » et vous retrouverez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story .be ».

Télécharger ( Click droit : « Télécharger le fichier lié ») ou suit ce lien vers un nouvel onglet pour lire la transcription du podcast (sans les times codes pour les assistants de lecture).

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