Joyce Lualaba – Eclairage & For

Joyce Lualaba – Eclairage & For – Podcast #486 hrmeetup. ©.
Au micro, Joyce Lualaba partage avec nous son parcours, de son enfance à travers le monde à l’obtention de son master et la création de son entreprise.
Après avoir obtenu son sésame en main, elle se retrouve, pourtant en pleine « guerre des talents » ou de « pénurie de profils » en Belgique, confrontée paradoxalement à la difficulté de trouver un emploi.
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Note du contexte de cet épisode: ce podcast a été enregistré à l’occasion d’une formation sur le podcast en février 2023 et a servi de support pratique pour l’occasion. C’est plus tard que nous avons eu l’idée de lancer PodBXL, et j’ai alors proposé à Joyce de réaliser son premier épisode pour ce festival du premier juillet 2023. Elle a récemment décidé de devenir membre de notre association. Pour cette édition, elle innove avec son premier épisode en live avec nous, et une particularité est qu’elle sera également la seule membre de notre association à être sur le podium de facto. Nos autres membres auront également l’opportunité de vivre la même expérience lors d’un prochain événement.
Son rêve a toujours été d’apporter son aide aux femmes et aux enfants du monde entier…
Si je devais résumer son interview à mon micro, je dirais que Joyce Lualaba incarne parfaitement la sagesse inspirante d’une personne dans ma vie : « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends », disait Nelson Mandela. Que l’on nomme cela résilience ou autrement, le principe reste le même.
Au micro, Joyce Lualaba partage avec nous son parcours, de son enfance à travers le monde à l’obtention de son master et la création de son entreprise. Après avoir obtenu son sésame en main, elle se retrouve, pourtant en pleine « guerre des talents » ou de « pénurie de profils » en Belgique, confrontée paradoxalement à la difficulté de trouver un emploi.
Mais cela ne la décourage pas, car elle décide de créer « Éclairage & For« , tout en s’engageant activement pour les femmes. Une fois de plus, elle doit oser et avoir confiance en l’avenir, car elle lance son activité en pleine pandémie. Joyce l’avoue également, elle aime aller à contre-courant, comme toutes les guerrières.
Toujours en alignement avec son rêve d’adolescente, Joyce vous impressionnera, mais j’ai une annonce spéciale à vous faire, qui ajoutera une dose supplémentaire d’admiration, j’en suis convaincu :
En effet, le premier juillet 2023, Joyce enregistrera son premier épisode pour son podcast « Dans la tête d’Amélie Lambane » sur Twitch au Podbxl : le premier festival podcast entièrement gratuit diffusé en streaming en Belgique, et devant une audience de plus de 100 personnes!
Podbxl est inspiré de ses grandes soeurs PodRennes & PodCastres (c’est d’ailleurs l’association BadGeek qui les proposent qui rendra Podbxl possible en se joignant à nous pour créer ce festival unique « pour, par et avec les podcasteur.ices ».
Si vous vous êtes inscrit.e.s à notre festival, je vous invite à applaudir chaleureusement lorsque Joyce montera sur scène aux côtés de ses deux autres audacieuses aventurières du podcast. Ce sera un épisode très spécial et portant le titre évocateur : « Les audacieuses, elles pensent en mode projet ».
Si vous ne pouvez pas venir encourager personnellement nos participantes ou leur adresser vos félicitations, nous avons tout prévu : n’hésitez pas à prendre une dose de courage et à enregistrer un message d’encouragement via ce lien, en utilisant votre propre microphone. Nous le transmettrons à Joyce !
Et si vous nous autorisez à partager votre voix sur les réseaux sociaux, veuillez le mentionner dans votre audio, Joyce pourra alors vous écouter en commentaire du podcast et vous répondre selon le même principe !
Aurez-vous également le courage de faire entendre votre voix en public ?
Écoutez ce podcast via notre chaîne Youtube (abonnez-vous : merci! ) :
Séquençage du podcast avec Joyce Lualaba:
- 00:19 Introduction et présentation de l’invitée, Joyce Lualaba
- 00:30 Ton rêve d’adolescente
- 02:11 Cela a guidé un choix d’études spécifiques ?
- 02:36 Un parcours en entreprise ?
- 03:39 Une hypocrisie sur la politique migratoire
- 04:40 Tu t’es lancée comme indépendante ?
- 06:50 Se lancer en pleine pandémie !
- 07:18 Pourquoi ce nom ?
- 07:32 La réponse à ma question finalement : alignée avec ton rêve ?
- 07:58 Et le côté ressources humaines ?
- 08:39 Le côté nomade ne t’effraie pas ?
- 09:57 Comment est-ce que tu fonctionnes ?
- 11:47 Un podcast !
- 11:53 Un personnage fictif ?
- 13:22 Le côté féminin en avant aussi ?
- 13:43 Tu vas parler des outils ?
- 14:04 En deux mots, pour quelle raison devrais-je absolument écouter ton podcast ?
- 15:04 L’adresse d’un site internet ?
- 15:54 Peut-on te rajouter sur LinkedIn ?
- 16:15 Ton vécu a-t-il changé ta vision sur le RH et le monde RH ?
- 18:40 Si tu devais définir en un mot, qu’est-ce qu’un RH alors ?
- 18:50 Un endroit qui a généré chez toi un effet wow ?
- 19:29 Qu’est-ce qui donnerait un effet waouh ?
- 19:55 Un message pour les DRH
- 21:03 Clôture du podcast
Le transcript du podcast avec Joyce Lualaba :
Télécharger ( Click droit : « Télécharger le fichier lié ») ou suit ce lien vers un nouvel onglet pour lire la transcription du podcast
(sans les times codes pour les assistants de lecture).
Michel Godart: [00:00:00] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org » avec le sponsor des transforma bxl – Innovation Playground. Et vous retrouvez tous les épisodes sur le sitehttps://whatsyourstory.be
Jingle: [00:00:15] Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».
Michel Godart: [00:00:19] Bienvenue pour un nouvel épisode hrmeetup, votre podcast sur les passions au travail et les ressources humaines. Et face à moi, j’ai une passionnée qui s’appelle Joyce Lualaba.
Joyce Lualaba: [00:00:28] Bonjour, Merci de me recevoir.
Michel Godart: [00:00:30] On s’est rencontré parce qu’évidemment tu es membre de ce merveilleux espace de coworking qui nous sponsorise, qui n’est autre que transforma bxl à Evere. On va commencer par une question classique chez hrmeetup, c’est: « de ton rêve d’adolescente, à ce jour. Qu’est-ce qui s’est passé, est-ce que tu as aligné avec ce rêve d’adolescente, est-ce qu’il a guidé le choix de tes études? »
Joyce Lualaba: [00:00:46] Oui, merci. C’est vrai que depuis que je suis petite, donc mon grand rêve ça a toujours été d’apporter mon aide dans le monde aux femmes qui sont dans des situations très difficiles et puis aux enfants. Pourquoi? Parce que j’avais un père qui voyageait énormément. C’était un diplomate, donc ça nous a permis de voyager un peu partout dans le monde: en Amérique latine (Michel : Le rêve), en Afrique, aux Etats-Unis… Et, ce qui m’a frappé quand j’ai eu l’âge de seize ans, on était au Brésil à cette époque-là, et j’étais choquée en fait par la pauvreté et les enfants de rues que je voyais à Brasilia, puisque c’est là qu’on a habité. Et en fait j’étais vraiment très attristée de voir tous ces enfants dans la rue. Au Brésil en fait il y a énormément des enfants qui sont un peu abandonnés (Michel Godart: Livré à eux-mêmes), même si en Afrique on les voit et qui sont livrés à eux-mêmes. Ce qui m’avait un peu choquée, c’est que ces enfants pour se nourrir, parce qu’il n’y a pas toujours à manger, c’est qu’ils utilisent de la colle qu’ils sniffent, qu’ils respirent en fait pour couper la faim et ça, ça m’avait énormément attristé. Et je voyais aussi autour de moi comment en fait, quand ces enfants s’approchaient des adultes ou des personnes pour demander de l’argent, la manière dont on les chassaient, ça m’a beaucoup, beaucoup heurté. Et c’est de là qu’est venu mon désir de me dire qu’un jour je travaillerai dans des organisations internationales pour aider les femmes aussi et les enfants. Surtout les mamans de ces enfants, parce que si ces enfants étaient dans la rue c’est que certainement, soit les mamans n’avaient pas les moyens de les nourrir et ils étaient obligés d’aller chercher de l’argent ou à manger à l’extérieur. Donc d’où les femmes, ma passion pour les femmes, énormément, et aussi pour les enfants.
Michel Godart: [00:02:11] Du coup, ça me ramène encore à ma question: est-ce que ça a guidé le choix d’études spécifiques par rapport à ce rêve?
Joyce Lualaba: [00:02:15] Oui, ça m’a guidée parce qu’en fait, quand j’ai terminé les études secondaires, directement je suis rentrée à l’université en relations internationales parce que l’idée c’était de se dire je travaillerai dans les organisations internationales. Donc j’ai fait sciences politiques et relations internationales. Et puis comme on parle des êtres humains, après j’ai fait un autre master, à cette époque-là on n’appelait pas ça des master mais des licences, en ressources humaines.
Michel Godart: [00:02:36] Tu as travaillé en entreprise?
Joyce Lualaba: [00:02:37] En fait j’ai commencé par travailler d’abord dans la coopération au développement. J’ai travaillé surtout pour des organisations comme la FAO, j’ai travaillé également pour la Banque mondiale. D’ailleurs, j’ai commencé ma vie de bénévole après l’université à la Banque mondiale, donc pendant un an. Et c’est comme ça en fait que j’ai trouvé des petits métiers, enfin je dirais plutôt de la consultance, avec la FAO et après avec la coopération suisse. Et là je travaillais surtout sur les questions du genre et sur les questions d’égalité hommes-femmes. Mais sinon je dirais que je n’ai pas eu de carrière vraiment dans les organisations internationales parce qu’après je me suis tournée beaucoup plus sur la consultance et sur les projets.
Michel Godart: [00:03:13] Donc maintenant tu es indépendante?
Joyce Lualaba: [00:03:14] Donc oui, après bien des années en Afrique aussi, bon j’ai grandi ici mais après l’université je suis partie directement en Afrique, je suis revenue, j’ai fait des allers-retours. Ici quand je suis revenue, donc après quelques années en Afrique, là j’ai travaillé dans une commune et je m’occupais de tout ce qui concernait l’égalité des chances et notamment il y avait les bandes de rues. Et puis, sur toutes les questions relatives à l’insertion socioprofessionnelle des migrants sur le marché de l’emploi ici, donc qui était vraiment un combat à l’époque en 2008
Michel Godart: [00:03:39] Mais qui l’est toujours parce qu’il y a une grande hypocrisie (Joyce Lualaba: Et je pense que ça l’est toujours, oui, oui, oui) actuellement je dirais. Il y a une vague d’immigration pour cause de guerre qu’on accueille les bras ouverts, avec beaucoup de gentillesse (Joyce Lualaba: Exactement) et je trouve ça formidable. Mais je dirais que c’est crédible, cohérent et authentique si on accepte alors de garder la même approche enthousiaste pour les Africains (Joyce Lualaba: Exactement) qui essayent de passer la mer avec des passeurs (Joyce Lualaba: Oui) et qui finalement se noient avec parfois un enfant dans le ventre, dans la mer. (Joyce Lualaba: Exactement). Et là, ça n’émeut personne et on ne fait pas le même accueil (Joyce Lualaba: Exactement). Donc je dirais que cette immigration choisie est un peu malsaine et qu’on est dans une grosse hypocrisie actuellement par rapport à ça. Moi, ça me choque énormément.
Joyce Lualaba: [00:04:12] Oui, c’est la politique de deux poids deux mesures. Et c’est vrai en fait, pour revenir à cette époque où je travaillais encore à la commune de Saint-Josse pour dire son nom, donc une commune que j’aime beaucoup d’ailleurs, qui a beaucoup travaillé. C’était encore, vous voyez on ne voyait pas énormément de personnes issues de l’immigration et notamment les Africains, on ne les voyait pas beaucoup sur le marché de l’emploi. Et même pour les métiers les plus… Les plus simples, je préfère dire, utiliser le mot simple, voilà on avait du mal à trouver vraiment des étrangers qui pouvaient occuper en fait des emplois…
Michel Godart: [00:04:40] Maintenant je vais revenir à ce que je disais juste avant, je ne voudrais pas qu’on me comprenne mal. Moi ce qui me choque ici, c’est qu’on va jusqu’à justifier « Oui mais vous savez, c’est une guerre, ils reçoivent des bombes sur la tête ». Mais est ce que les gens oublient, c’est que les africains qui essayent de passer la mer (Joyce Lualaba: La mer Méditerranée, oui) ce qui les guettaient c’est des coups de machette sur la tête, des viols pour les femmes (Joyce Lualaba: Oui, tout à fait) et bien pire. Et je crois qu’on ne peut pas mettre les deux en opposition dans une balance (Joyce Lualaba: Exactement), la détresse est la même des deux côtés (Joyce Lualaba: Exactement, oui). Je crois qu’il faut recevoir les deux de la même manière. Donc on va revenir à ton parcours, donc finalement tu t’es lancée comme indépendante, j’ai envie de te demander mais que fais-tu actuellement?
Joyce Lualaba: [00:05:11] C’est vrai qu’après bien des années, je vous avoue que ben je suis revenue encore, en 2017 je suis revenu ici en Europe, donc j’ai passé quelques années en RDC, donc qui est mon pays quand même d’origine. Quand je suis revenu en 2017 vraiment installer les enfants, parce que les enfants grandissaient en RDC, donc voilà il fallait qu’à un moment les enfants rentrent dans un cursus plutôt universitaire. J’ai eu du mal à trouver du travail, je trouvais vraiment que la Belgique avait énormément changé en fait et j’ai eu du mal à trouver du travail, donc je suis resté quand même quelques années…
Michel Godart: [00:05:38] Malgré ton master, (Joyce Lualaba: Et malgré…) malgré tes diplômes?
Joyce Lualaba: [00:05:40] Oui, bien sûr, malgré… Et en fait, quand j’allais à Actiris, où je m’étais inscrite pour la recherche d’emploi, j’étais étonnée de voir que tiens on me disait « Mais avec votre profil, vous allez trouver très vite du travail ». Et bien non, je suis restée presque trois ans je dirais, sans emploi, à chercher du travail, à passer des concours.
Michel Godart: [00:05:57] Oui et à côté de ça il y a de grandes entreprises qui se plaignent de ne pas trouver des talents et paradoxalement on a quelqu’un comme toi sur le marché de l’emploi qui stagne?
Joyce Lualaba: [00:06:03] Voilà, et alors même dans les recherches actives d’emplois on me disait « Mais ce n’est pas possible que vous n’arrivez pas à trouver du travail » mais non, je ne trouvais pas du tout du travail. Mais j’avais ce projet à cœur de me dire mais avec tout le background que j’ai eu, avec l’expérience en fait dans les différents pays que j’ai eus, mais je peux transmettre mon savoir, mes expériences et en quoi? Ben en gestion de projet parce que, en Afrique en tant que consultante avec l’expérience de la FAO, l’expérience c’était… Ben c’était les projets, parce que je veux dire, les questions du genre c’était par rapport à des projets en Afrique, c’était la gestion de projet. Et en plus j’avais un certificat, un post graduate « Certificate Programme & Projet Management » de l’université de Boston qui existait à cette époque ici où j’avais fait des cours. Et je me disais mais je peux faire ça, je peux faire ça. Et voilà en fait, j’ai commencé en 2021 monter ma société avec la passion qui me brûlait vraiment
Michel Godart: [00:06:50] Mais on est en pleine pandémie en plus!
Joyce Lualaba: [00:06:51] Oui, mais c’était la bonne occasion. Moi en fait, pendant la pandémie, j’ai pas du tout déprimé, c’était vraiment une période propice.
Michel Godart: [00:06:58] Une opportunité?
Joyce Lualaba: [00:07:00] Vraiment, une opportunité. Malgré tout ce qu’on entendait à la télévision, on voyait. Moi je n’étais pas dans la déprime, au contraire, triste pour tout ce qui se passait mais en me disant que c’est l’occasion de rebondir. J’ai commencé à travailler sur ma société petit à petit. C’est comme ça que fin 2021, « Eclairage & For » donc, qui est la société que j’ai fondée.
Michel Godart: [00:07:18] Pourquoi ce nom peut-être?
Joyce Lualaba: [00:07:19] Éclairage c’est par rapport à la lumière parce que je ne voulais pas en fait…
Michel Godart: [00:07:21] Tu es le phare du coach qui guide. C’est un peu ça?
Joyce Lualaba: [00:07:23] Eclairage c’est vraiment, ce ne sont pas des lanternes etc. mais c’est éclairer, (Michel Godart: c’est la guidance) c’est guider en fait, la lumière, et « for » c’est pour formation, formation en quoi? En gestion de projet
Michel Godart: [00:07:32] La réponse à ma question finalement: alignée avec ton rêve?
Joyce Lualaba: [00:07:35] Je pense oui.
Michel Godart: [00:07:35] Ouais, ouais.
Joyce Lualaba: [00:07:36] Parce qu’en fait ça me permet d’aller partout. Donc « Eclairage & For » est belge bien sûr, installée ici donc c’est une société qui est belge mais qui a une vision vraiment internationale.
Michel Godart: [00:07:44] Et tu parles plusieurs langues en plus!
Joyce Lualaba: [00:07:46] Ben je parle un peu l’anglais, le néerlandais pas encore, mais je parle ma langue d’origine, l’anglais je me débrouille vraiment très bien. Et puis le français, oui, donc ça c’est vraiment la langue avec laquelle je travaille à la maison, avec les enfants.
Michel Godart: [00:07:58] Et le côté ressources humaines? (Joyce Lualaba: Les ressources humaines?) On l’a laissé tomber ou tu es encore fort. En fait, c’est ton premier public quelque-part, c’est ton premier public (Joyce Lualaba: Les ressources humaines ben je…), c’est eux qui ont premiers contacts avec toi pour dire « Ben oui, intervient chez nous ».
Joyce Lualaba: [00:08:08] Quand j’ai commencé à faire de la prospection de marché, les personnes qui ont été très vite intéressées plutôt par mes formations, c’était plutôt la coopération au développement aussi, ce secteur-là, c’est O’Leary International…
Michel Godart: [00:08:19] Ben oui ils cernent tout de suite la grande valeur que tu peux apporter quoi!
Joyce Lualaba: [00:08:21] Et puis j’ai commencé par une formation avec eux, ils m’ont dit « Mais ça sera intéressant que tu puisses former des associations qui travaillent dans la coopération Nord-Sud et qui travaillent un peu comme ça, au hasard. C’est vrai qu’ils ont des projets, ils reçoivent des appels à projets, mais ils sont parfois pas toujours au courant de la structuration des projets ».
Michel Godart: [00:08:39] Oui, et tu as une autre force qu’il ne faut pas négliger (Joyce Lualaba: Qui est?), c’est que ben tu as ta formation et ton master et ton bagage (Joyce Lualaba: Exactement) intellectuel et interculturel (Joyce Lualaba: Oui). Mais tu as une autre force qui est importante à mes yeux, c’est que dès la petite enfance, tu as beaucoup voyagé (Joyce Lualaba: Oui) et voyager ne te fait pas peur Michel: (Joyce Lualaba:Non). Pourquoi je t’en parle? Parce que moi j’entends parfois des organismes ou des gens qui veulent recruter des personnes avec ce type de profil. Mais la première contrainte qu’ils ont, c’est que les gens ils veulent rester à la maison, pas trop loin de chez eux.
Joyce Lualaba: [00:08:59] Ah non.
Michel Godart: [00:09:00] Voilà (Joyce Lualaba: Je suis heu…) là toi, ta force c’est ça aussi (Joyce Lualaba:Habituée), c’est que demain si on te dit tu vas travailler une mission six mois en Afrique, c’est ok quoi!
Joyce Lualaba: [00:09:06] Ah oui, en fait là récemment (Michel Godart: Voilà), j’avais eu un appel pour le Togo. Mais,l’Afrique, j’ai tellement vu de pays en Afrique, c’est pas un blocage, au contraire, je me dis que j’ai tellement voyagé qu’à un moment il faudrait, il faudrait que je m’arrête. Parce que ben avec mon père, mon mari c’est aussi un grand voyageur, donc voyager, travailler par exemple en Afrique du Sud, ou travailler à Djibouti. Et je l’ai fait, j’ai travaillé là. Ce ne sont pas des choses qui m’effrayent.
Michel Godart: [00:09:29] Ce ne sont pas des freins!
Joyce Lualaba: [00:09:29] Vraiment voilà, parce que j’essaye de m’adapter vraiment au contexte. Je parlerai pas la langue, mais c’est vrai, quand je suis dans le pays, je sors, je visite, je regarde, j’ai des personnes: on est toujours dans des groupes de consultants avec des locaux, je m’adapte. Aujourd’hui nous sommes quand même dans un monde qui est très dangereux donc ça dépend aussi, il faut l’avouer, il y a des coins peut-être qu’aujourd’hui, on aurait pu aller facilement, et aujourd’hui ben il faut se poser quand même des questions. Mais ce n’est pas le voyage qui me fait peur d’aller dans ce pays, mais c’est plutôt les situations sécuritaires qui peuvent poser problème.
Michel Godart: [00:09:57] Comment est-ce que ça fonctionne si moi, DRH d’une société, je me dis « Ben tiens, ton expertise, je pourrais peut être m’en inspirer et en faire bénéficier ma société, mes manager, mes employés, mes Project manager. Qu’est-ce que tu me proposes et comment ça se passe » avec une entreprise? Quand une entreprise te contacte, tu leur dis quoi?
Joyce Lualaba: [00:10:14] Au départ en fait, l’idée c’était vraiment, d’abord le public, peut-être déjà visé. Parce que j’ai travaillé en me disant Bah, quel est le public que je veux viser? Donc c’est vraiment (Michel Godart: Le persona) le persona, oui (Michel Godart: Tu te rappelles, on en a parlé dans le podcast) exactement. Et mon persona en fait, c’est de ne pas me diriger vers des grosses sociétés. Je trouve qu’il y a assez de formation, en tout cas de gestion de projet pour des grosses boites, des grosses entreprises, mais c’est plutôt aller là où on ne m’attend pas. C’est vraiment plutôt aller vers des vents contraires. Donc j’aime bien nager un peu dans le sens contraire des choses. Et c’est plutôt de viser un public ben comme des femmes entrepreneurs, donc des femmes comme moi, ou plutôt des jeunes qui ont des projets parce que les jeunes ont énormément, on a des gens vraiment qui sont talentueux…
Michel Godart: [00:10:50] Et là: jeune, femme ou homme, peu importe?
Joyce Lualaba: [00:10:52] Oui, oui. Donc jeune, femme, homme mais je ne refuse pas les autres publics, mais je vise particulièrement donc voilà: des indépendantes comme moi en fait, qui se posent des questions, qui ont traversé aussi des temps difficiles et qui aimeraient bien, voilà justement se dire « Ben voilà, moi j’ai une idée, j’ai un projet, pourquoi ne pas faire appel à Joyce qui a connu en fait ici un peu les mêmes situations que moi? » Je veux en fait que mon public se reconnaisse à travers moi. Et alors dans la gestion de projet telle que je la fais, ce n’est pas aller chercher des techniques ou des process qui soient très complexes. Parce que je vous assure que quand je faisais Boston University et j’ai fait aussi Project Manager à Bruxelles Formation, c’est très compliqué, c’est vraiment de simplifier les choses, les notions de la gestion de projet.
Michel Godart: [00:11:29] Est ce qu’on peut pas résumer ça en disant que c’est plutôt une recherche de bon sens finalement dans la pratique?
Joyce Lualaba: [00:11:32] Tout à fait, de se dire en fait pourquoi ne pas aller directement dans du pratico-pratique donc et simplifier en fait toutes ces notions-là?
Michel Godart: [00:11:38] Avec toujours le bon sens?
Joyce Lualaba: [00:11:39] Avec le bon sens, et aussi en animant la gestion de projet, en rendant ça vivant, eh bien ça peut être à travers des jeux, ça peut être à travers…
Michel Godart: [00:11:47] Un podcast!
Joyce Lualaba: [00:11:47] Surtout l’animation. Et c’est comme ça en fait que l’idée d’un podcast est arrivé. Mais mon podcast est un peu particulier.
Michel Godart: [00:11:53] Je voulais y arriver, je te vois venir et je me dis maintenant je comprends pourquoi. Je comprends mieux pourquoi tu voulais faire ton podcast déjà. Et je me dit « Ben oui mais… » Et alors on s’est posé la question, ben je t’ai un peu interrogée et je t’ai dit « Quand on fait un podcast, ce qui est intéressant d’avoir, c’est d’avoir une vision sur son persona ou le public qu’on vise ». Pour toi, c’était très clair (Joyce Lualaba: Oui), mais toi t’as été plus loin. Et ce que je trouvais intéressant dans ta démarche, c’est que tu m’as dit, je peux le dévoiler hein? (Joyce Lualaba: Oui, tout à fait). Tu as envie de prendre la position d’un personnage narratif (Joyce Lualaba: Oui), ça te permet de séparer vie privée et vie professionnelle, mais ça n’empêche pas d’avoir l’authenticité et de se dire ben tiens, voilà mon vécu et mes conseils. Et je trouvais cette approche super intéressante (Joyce Lualaba: C’est vrais? Merci) parce que ouais, mais c’est en fait: tu vas raconter une histoire, sauf que l’histoire que tu vas raconter elle est vraie (Joyce Lualaba: Oui, oui, tout à fait). Explique-nous, explique-nous cette histoire, c’est qui le personnage, quelle histoire?
Joyce Lualaba: [00:12:35] Je joue le rôle d’un personnage fictif, c’est une femme, mais en fait cette femme rassemble un peu toutes les cultures. Donc c’est un personnage femme, donc féminin déjà (Michel Godart: Qui te ressemble aussi quelque part) qui me ressemble, qui a beaucoup voyagé et qui est métissé, aussi. Et qui a aussi le même background que moi, donc elle est en train de créer sa société, son projet de formation.
Michel Godart: [00:12:54] Donc tu peux vraiment parler à travers elle!
Joyce Lualaba: [00:12:55] Elle est aussi formatrice.
Michel Godart: [00:12:56] Tu peux vraiment parler à travers elle.
Joyce Lualaba: [00:12:57] Je peux parler à travers elle, mais la différence c’est qu’il y a peut-être des choses que, elle, elle peut plus se permettre en tant que personnage, fictif, et que moi peut-être que je ne pourrais pas me permettre. Mais l’idée c’est vraiment de se dire qu’elle va vivre en fait ce que moi j’ai vécu, c’est à dire qu’est-ce qui se passe derrière la scène d’une formation.
Michel Godart: [00:13:11] Et c’est plus facile peut-être aussi pour inspirer les gens?
Joyce Lualaba: [00:13:13] Et pour inspirer les gens (Michel Godart: D’avoir un personnage). Voilà c’est plus facile, et pas que moi je me reconnaisse mais d’autres personnes peuvent se reconnaître en se disant « Ah je connais aussi les mêmes réalités », c’est ça en fait.
Michel Godart: [00:13:22] Oui… Donc un peu, c’est le personnage commun, c’est notre point commun (Joyce Lualaba: Oui) tu fais approcher le point commun, moi j’aime bien cette formulation, je trouve que c’est intéressant. Alors dans ce podcast, tu vas apporter quoi comme contenu? Donc tu as dit: partager des expérience par rapport au Project management, mais pas que… Des récits de vie. Le côté féminin en avant aussi?
Joyce Lualaba: [00:13:38] Il y a déjà effectivement des outils, par rapport à la gestion de projet, les problématiques… Derrière la scène en fait…
Michel Godart: [00:13:43] Tu vas parler des outils?
Joyce Lualaba: [00:13:44] Elle parlera de quelques outils, ça sert certainement, je dis elle parce que c’est (Michel Godart: Ben oui, jouons le jeu jusqu’au bout hein) la personne qui va le faire, Elle aura des rencontres aussi avec des porteurs de projets (Michel Godart: Oui), on va avoir des invités, des rencontres qui vont se passer. Et puis elle va aussi parler de ses problèmes. En fait je ne veux pas d’une personne qui n’ait que des réussites, elle va connaître des déboires et des échecs aussi en gestion de projet et elle va en parler.
Michel Godart: [00:14:04] Ah oui, donc elle va les partager en toute humilité, en toute (Joyce Lualaba: En toute humilité) authenticité (Joyce Lualaba: Voilà, c’est ça). Et tu as pensé qu’est-ce que je vais amener aux auditeurs en termes de plus-value? Tu devrais me dire en deux mots quelle est la raison pour laquelle je devrais absolument t’écouter.
Joyce Lualaba: [00:14:16] Je pense que c’est ça: l’authenticité, très importante. Je voudrais aussi que les gens puissent se reconnaître (Michel Godart: Oui). C’est à dire je refuse complètement l’idée de la superwoman. Voilà, parce que ce n’est pas vrai, je ne pense pas qu’il existe des superwoman, c’est vraiment être authentique. Je veux que les gens s’approchent de la gestion de projet surtout sans peur. Parce que moi, c’est ça que j’ai vécu en fait, c’est la peur de ne pas savoir, voilà, faire les choses. Et en fait peut-être retrouver un peu sa confiance en se disant « Ben voilà, bah si on échoue, on échoue et puis on recommence et on se relève en fait » c’est vraiment un message d’espoir surtout que je veux lancer aux gens, en se disant « Ben voilà en fait, il ne faut pas que les peurs nous bloquent en fait ». Et quand on a une idée, on a un projet, on a une vision, on doit y aller en acceptant les échecs, mais il faut se relever. Et ça, c’est peut-être ce message-là que je voudrais faire passer en utilisant ce personnage-là, en gestion de projet.
Michel Godart: [00:15:04] J’ai envie de dire que quelque part, tu vas offrir aux auditeurs qui vont suivre ce podcast, cette chaîne de podcasts, c’est un superbe cadeau. Parce que concrètement, s’ils ont compris en vous écoutant aujourd’hui, les auditeurs ils viennent de cerner qu’en fait tu vas leur offrir un coaching personnalisé presque gratuitement (Joyce Lualaba: Oui, c’est vrais), il n’y a pas plus beau cadeau de vie. Et donc je vais mettre ça à l’honneur aujourd’hui (Joyce Lualaba: Merci). Et je voulais aussi parler de ta carrière et je crois que ça fait déjà un bon petit teaser pour annoncer l’arrivée de ton podcast (Joyce Lualaba: Voilà). Donc est-ce qu’on peut donner, parce qu’on n’aura pas le temps de tout dire aujourd’hui, on va pas non plus tout dévoiler en une fois, ce n’est pas le but, est-ce qu’on peut donner l’adresse d’un site internet où on va pouvoir aller de temps en temps les voir si le podcast est en ligne?
Joyce Lualaba: [00:15:37] La société « Éclairages & For » a déjà un site, donc c’est www point éclairages and for, donc c’est « & » com en anglais. Eclairage comme éclairage donc, and pour l’anglais, et for c’est pour information mais ce n’est point com (Michel Godart: F, O, R) voilà, donc c’est là en fait qu’on pourra mettre toutes les informations.
Michel Godart: [00:15:54] On peut te rajouter sur LinkedIn?
Joyce Lualaba: [00:15:55] Bien sûr je suis sur LinkedIn aussi, je suis sur Facebook, Instagram pas encore, je suis sur ces deux réseaux sociaux. Il faudrait qu’à un moment je travaille sur Instagram aussi parce que c’est vrai qu’il y a le temps aussi qui me manque.
Michel Godart: [00:16:06] C’est chronophage mine de rien tous ces réseaux sociaux
Joyce Lualaba: [00:16:09] Énormément de temps à passer. Donc rien que LinkedIn et Facebook, parfois je me dis ça suffit mais c’est vrai qu’il faut qu’on s’ouvre à autre chose.
Michel Godart: [00:16:15] J’invite les éditeurs à aller sur ce site, à rester informé et à suivre et à attendre impatiemment, je crois qu’ils sont déjà impatients, l’arrivée de ce super podcast. Et moi aussi je suis impatient d’en entendre le contenu parce que tu me titille tellement et le projet me plait tellement que j’ai vraiment envie d’écouter ses premiers épisodes et je serai là pour te seconder avec toute mon expertise et mes connaissances que je partagerais volontiers. Alors on va clôturer notre interview aujourd’hui, on a un rituel de démarrage d’émission avec la question du rêve, mais on a aussi un rituel de clôture (Joyce Lualaba:D’accord) et je trouve qui s’y prête particulièrement bien aujourd’hui. Parce que figure toi que la première question c’est « Tiens Joyce, comment définirais tu un RH pour toi? » Et là je me dis mais en face de moi j’ai quelqu’un qui a vécu, clairement, même si on a pas mis le mot, une forme de discrimination, ça rejoint ton projet et ce que tu veux faire. Et on a aussi pris conscience, dans ton témoignage, que dans une société moderne en 2023, on a encore du mal de faire sa place en tant que femme, ce qui est un scandale à mes yeux. Et on a encore du mal de faire sa place d’entrepreneur, immigré ou pas, dès qu’on a une différence de couleur ou d’apparence. Et ça, ça me heurte mais énormément (Joyce Lualaba: Exactement). Ça change ta vision sur le RH et le monde RH? Puisque la question c’est de les définir mais finalement je me dis « ça a dû changer ta vision »… Ou malgré tout tu restes positive et tu te dis « bah voilà » comment tu vois ces RH finalement?
Joyce Lualaba: [00:17:23] C’est vrai qu’on peut avoir de la colère, en fait dans la vie on fait toujours un choix. Donc ça c’est vraiment comme ça que je raisonne. On peut faire le choix de la haine, de la colère, on peut faire le choix du rejet. Les premières personnes que ça blesse ces sentiments-là, c’est nous d’abord en fait, parce que les autres continuent à vivre leur vie (Michel Godart: Et ils ne s’en tracassent même pas à la limite) et ils s’en tracassent pas. Alors le choix c’est justement de ne pas vivre dans la colère, l’amertume, d’aller en avant. Et donc ça, ça a toujours été un peu mon slogan, c’est tout simplement « un » ne pas faire aux autres ce qu’on n’aimerait pas (Michel Godart: ce qu’on ne voudrait pas qu’on nous fasse, oui) qu’on nous fasse (Michel Godart: C’est une de mes règles de vie aussi). Donc c’est vraiment de partir de là, c’est mon slogan (Michel Godart: on se reconnais dans nos valeurs). On va dire, bah voilà en fait c’est arrivé, donc c’est une bonne expérience. Mais utiliser ces expériences en fait, pour toujours aller de l’avant et rester positif. Je me suis rendu compte que tout commence dans l’esprit, dans le mind, quand on reste positif, les choses viennent naturellement à nous. Et quand on est bon, et alors moi c’est ça qui est important, c’est, il faut être bon avec les gens, il faut être bon. Et nous vivons vraiment dans un monde qui est tellement méchant que, les vents contraires encore une fois, comme je le dis, et bien on n’est pas obligé de prendre le même chemin que les autres, le même chemin que les gens, d’être dans la concurrence perpétuelle. Et c’est important en fait.
Michel Godart: [00:18:30] Ça me donne le sentiment que tu as envie d’inspirer et de montrer: « Ben voilà, vous êtes comme ça, restez comme ça, moi je vais vous montrer un autre exemple ».
Joyce Lualaba: [00:18:36] Exactement.
Michel Godart: [00:18:36] C’est ça l’idée.
Joyce Lualaba: [00:18:37] Oui, moi je ne suis pas comme ça et je ne veux pas être comme ça. Cette différence
Michel Godart: [00:18:40] Si tu devais définir en un mot c’est quoi un RH alors?
Joyce Lualaba: [00:18:43] Le logo que j’ai sur « Eclairage & For » c’est la main tendue, c’est aider les autres, donc c’est tirer les autres pour aller de l’avant en fait, c’est relever les autres.
Michel Godart: [00:18:50] C’est comme ça que tu définirais un RH! (Joyce Lualaba: C’est comme ça que je définis un RH mais heu…). Deuxième question, c’est un endroit, un effet wow, tu as déjà eu ce genre d’effet et si oui, pourquoi et où?
Joyce Lualaba: [00:18:58] Non, je n’ai pas encore. Bon, c’est vrai que j’ai fait plus de consultance, donc ça veut dire qu’on a l’habitude de travailler souvent seul. En fait on fait notre travail, on s’en va…
Michel Godart: [00:19:07] Ouais mais tu vois aussi les bureaux des entreprises!
Joyce Lualaba: [00:19:09] Je n’ai pas trouvé un endroit où je vais me dire « Wow, ça c’est génial », je n’ai pas trouvé et je vais dire (Michel Godart: Interpellant ça quand même!) ni en Afrique, ni en Belgique (Michel Godart: Wow). Et je pense que ça a joué également sur ma décision de me dire « Ben voilà, en fait, je vais monter « Eclairage & For » (Michel Godart: Et changer les choses) et voilà, en me disant que ben voilà, quand j’aurai une société avec plus de gens bien, j’espère changer les choses effectivement.
Michel Godart: [00:19:29] Qu’est-ce qui donnerait un effet Waouh! Qu’est-ce qui pourrait te créer un effet waouh?
Joyce Lualaba: [00:19:33] Je pense que ce qui est important, c’est la manière dont on accueille les gens, voilà, ça je pense que c’est très important. Et parfois on en fait, juste un sourire ça… (Michel Godart: Ca fait beaucoup hein?) Surtout quand on arrive, voilà, on a un rendez-vous chez un directeur, dans une société, une association, rien qu’au niveau de l’entrée, avoir une personne qui nous accueille avec un sourire, je pense que ça détend complètement l’atmosphère et ça détend même la personne qui (Michel Godart: Tout à fait), quand on arrive avec des craintes…
Michel Godart: [00:19:55] La puissance du sourire et je dirais même (Joyce Lualaba: C’est très important), même le rire au micro s’entend (Joyce Lualaba: Oui). Dernière question pour clôturer ce podcast Joyce, tu aurais devant toi tous les DRH de Belgique et du monde entier, et tu pourrais leur passer un message en français qu’ils sont tous capables de comprendre. Tu leur dirais quoi à tous ces directeur des ressources humaines?
Joyce Lualaba: [00:20:11] Mais je pense que c’est important de recruter les gens, pas par rapport à des critères statistiques ou par rapport à des normes en fait qui sont déjà établies, parce que je pense que ça fausse complètement les choses. Je pense qu’il faut donner à tout un chacun la capacité ou la possibilité en tout cas de montrer de quoi ils sont capables. Or, très vite (Michel Godart: L’opportunité) voilà, cette opportunité-là. Or, très souvent en fait, on nous met dans des cases, on met des gens. Et je pense que ça fait qu’il y a énormément de talents qui s’en vont. Je pense qu’il faut aussi arrêter de recruter les gens en n’utilisant que des réseaux. Parce que j’entendais quand même, il y a eu une étude qui montrait que ben voilà, en Belgique par exemple, c’est 40 %, 50 % de réseaux et on perd énormément de talents. Donc je pense qu’il faut changer la manière d’embaucher les personnes parce que je pense qu’il y a vraiment des gens qui sont talentueux et qui sont au chômage, ça, c’est un exemple, et qui sont en train de crever et de mourir.
Michel Godart: [00:20:57] Très beau message. Il faut vraiment stimuler un peu une réflexion chez tous ces gens qui ont le pouvoir de changer les choses.
Joyce Lualaba: [00:21:02] Exactement.
Michel Godart: [00:21:03] Et j’ai envie de dire aussi pour revenir à ton combat de départ, arrêtons aussi de dire qu’on est pour l’égalité si on n’est pas capable (Joyce Lualaba: Non, ça c’est vrai) de rémunérer une femme et un homme au même titre (Joyce Lualaba: Exactement), avec les mêmes compétences, au même niveau de budget de salaire. Et là je refais un petit clin d’œil à notre amie Isabella Lenarduzzi pour qui j’ai beaucoup d’admiration dans ce qu’elle fait, dans son combat. Et je crois que malheureusement, elle a encore beaucoup de travail devant elle (Joyce Lualaba: Ah oui). Chers auditeurs, si vous avez envie de remercier Joyce pour son partage, de l’encourager dans son approche de podcast qu’elle va créer pour vous, c’est quand même pour vous qu’elle va le faire. Et bien vous pourriez faire une chose très simple qui ne vous coûte absolument rien, c’est de faire un partage de ce podcast, un commentaire et en like. Parce que déjà en faisant, cette capsule va remonter dans les algorithmes en visibilité. Donc ça ferait un peu publicité pour Joyce et je vais dire qu’on ne va pas refuser cette visibilité. Et alors il y a encore une chose, encore plus belle que vous pouvez faire, il y a dans le texte de ce podcast en lien qui vous est proposé vers un Voice mail: en cliquant sur ce lien, parlez, laisser un message à l’attention de Joyce. Alors ce message peut être une question, une gratitude, une reconnaissance, une remarque, un commentaire et je m’engage, moi, de mon côté, dès que je reçois le message à lui transmettre. Alors merci de votre attention, merci d’être fidèle, Abonnez-vous si ce n’est pas encore fait et on se retrouve bientôt pour de prochaines aventures le podcast hrmeetup. Merci.
Joyce Lualaba: [00:22:11] Merci, de m’avoir reçu.
Michel Godart: [00:22:13] Merci Joyce
Jingle: [00:22:16]Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».
Michel Godart: [00:22:18] Ce projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL « The Podcast Factory Org » avec le sponsor des transforma bxl – Innovation Playground. Et vous retrouvez tous les épisodes sur le sitehttps://whatsyourstory.be
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