Céline Southa Kanyavong @Technocité

Céline Southa Kanyavong

Découvrez l’agilité et le bien-être au travail – Podcast #487 hrmeetup. ©

Découvrez l’agilité et le bien-être au travail avec Céline Southa Kanyavong, formatrice chez Technocité !

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Dans cet épisode, Céline Southa Kanyavong partage son parcours, de chef de projets en informatique à la formatrice agile chez Technocité, en passant par la massothérapie. Elle nous emmène dans le monde de l’agilité en entreprise.

Southa nous révèle comment l’agilité va bien au-delà des processus, en mettant l’accent sur le comportement agile et le savoir-être au sein des équipes.

Nous mettons également en lumière Technocité et son équipe qui se distinguent dans le secteur de la formation. Avec un catalogue de propositions assez unique et une approche bienveillante qui les caractérise, cet établissement met un point d’honneur à accompagner ses apprenants.

Ce podcast est une véritable pépite pour :

✅ Les professionnels RH et les dirigeants d’entreprise cherchant à améliorer la culture et le bien-être au travail.

✅ Ceux qui veulent comprendre comment l’agilité peut transformer leur entreprise et favoriser la cohésion d’équipe.

✅ Les passionnés de développement personnel et de bien-être au travail.

Southa partage également une « success story » et des conseils précieux pour les entreprises cherchant à créer un environnement de travail qui suscite l’effet « wow ». Vous découvrirez comment les entreprises peuvent tirer parti du feedback, de l’écoute et de l’humilité pour apporter plus de sens à leurs équipes.

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Séquençage du podcast avec Céline Southa Kanyavong :

  • 00:00:18 Introduction et contexte de l’épisode
  • 00:00:38 Du rêve d’adolescente à ce jour…
  • 00:02:02 Des études à l’étranger ?
  • 00:02:06 Un parcours atypique ?
  • 00:02:48 « Soft Skills » Vs « hard skill »
  • 00:03:36 Ne pas attendre un burnout pour une recherche de sens ?
  • 00:04:20 De quel type de massage parlons-nous ? Mindfulness ? Massage Sonores ?
  • 00:05:20 Un parcours en entreprise ?
  • 00:05:48 L’élément déclencheur pour entreprendre ?
  • 00:07:06 L’importance de la transmission ?
  • 00:07:27 Aussi dans d’autres centres de formation ou établissements ?
  • 00:08:21 Définition de l’agilité ?
  • 00:08:44 L’agilité, un savoir-être avant tout ?
  • 00:09:37 Le public cible ?
  • 00:11:35 Des étudiants venant d’horizons divers doivent réussir, en deux jours, à vivre une aventure en équipe ?
  • 00:12:20 Erreurs classiques en constat ou parcours fluides ?
  • 00:13:34 Depuis combien de temps chez Technocité ?
  • 00:13:39 Des retours réguliers des apprenants ?
  • 00:14:07 Une « Success story » à partager ?
  • 00:14:58 Quand sont proposées les formations agiles chez Technocité ?
  • 00:15:21 Comment contacter Céline Southa Kanyavong ?
  • 00:15:56 Durée de ces formations ?
  • 00:16:24 Comment définir les RH ?
  • 00:17:29 Un effet « Wow » ?
  • 00:18:40 Un message pour les DRH et patrons d’entreprises ?
  • 00:19:41 Clôture du podcast

Le transcript du podcast avec Céline Southa Kanyavong :

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(sans les times codes pour les assistants de lecture).

Michel Godart: [00:00:00] Ce projet de podcast est une initiative créée et proposée par L’a.s.b.l « The Podcast Factory Org » avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground » et vous retrouvez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story .be »

Jingle: [00:00:14] Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».

Michel Godart: [00:00:18] Bienvenue pour un nouvel épisode « hrmeetup ». « hrmeetup » c’est les passions au travail et les parcours de vie professionnels, et les thèmes RH, bien entendu. Alors ce nouvel épisode est un peu particulier parce que je l’enregistre lors d’une formation que je suis chez Technocité, et en aidant gentiment quelqu’un à porter une caisse, je fais connaissance, on échange et je rencontre Southa.

Céline Southa Kanyavong: [00:00:37] Oui

Michel Godart: [00:00:38] Bonjour Southa, merci d’accepter cette interview. Et il se trouve que Southa, puisqu’on papote, elle me dit « Ben je suis formatrice ici et je suis formatrice en agilité pour la session actuelle » et je me dis mais c’est intéressant de parler de ton parcours et de ce que tu fais dans la vie, parce que j’ai bien compris que tu fais plein de choses passionnantes et que tu m’as dit toi-même avoir un parcours atypique. Alors notre première question « hrmeetup » est: « De ton rêve d’adolescente à ce jour, qu’est-ce qui s’est passé? Es-tu alignée? »

Céline Southa Kanyavong: [00:01:00] Merci déjà pour cette invitation. J’ai toujours voulu travailler en relation avec les gens, ça c’est quelque chose qui m’a toujours porté, je me suis toujours intéressée très tôt à cette introspection, à savoir comment se sentir bien au travail, comment se sentir bien en groupe, comment se sentir en harmonie avec les autres et en se donnant le meilleur de soi-même dans un groupe, être intégré dans un groupe et le travail d’équipe ça m’a toujours porté. Donc assez tôt, j’ai orienté mes études vers ça, vers la gestion de projet et l’entrepreneuriat parce que j’étais vraiment passionnée par comment faire aboutir les projets qui nous portent, qu’on porte dans son cœur et faire en sorte qu’ils soient alignés avec notre véritable nature, avec ce qui porte, ce qui fait sens en fait dans sa vie. Donc j’ai fait un parcours en école de commerce, j’ai eu cette opportunité en arrivant après en Belgique de travailler pour une entreprise fantastique qui m’a donné l’opportunité d’explorer toutes ces compétences en gestion de projet, organisation du travail, en management. Et c’est ça qui m’a permis en fait de développer tout un tas de compétences autour de la gestion de projet et en tant que chef de projet.

Michel Godart: [00:02:02] Tu n’as pas fait tes études en Belgique donc, tu as fait tes études à l’étranger?

Céline Southa Kanyavong: [00:02:04] Oui, j’étais en France, à Lille.

Michel Godart: [00:02:06] Pourquoi ton parcours est-il atypique? Tu peux me dire un peu, en quelques mots, qu’est-ce qu’il y a de particulièrement atypique?

Céline Southa Kanyavong: [00:02:11] Ben j’ai été donc plus d’une dizaine d’années consultante en tant que chef de projet informatique. Et là-dessus j’ai eu plein d’expériences différentes, dans différentes organisations, dans différentes équipes, et je me suis rendue compte en fait à quel point les facteurs succès des projets tenaient vraiment à la cohésion d’équipe, à quel point 80 % des succès des projets tenait sur la motivation des gens, le fait de se sentir à sa place, de se sentir valorisée, reconnu pour ses qualités. Et du coup, au-delà même de savoir s’outiller, d’avoir les bons outils, il fallait vraiment développer son savoir-être.

Michel Godart: [00:02:45] C’est plutôt le « mindset » et les « soft skills » qu’il fallait développer.

Céline Southa Kanyavong: [00:02:47] Voilà, c’est ça

Michel Godart: [00:02:48] C’est cette fameuse opposition actuellement des entreprises qui voulaient du « hard skill » pendant très longtemps, et tout d’un coup maintenant elles reviennent en arrière en se disant « Finalement le hard skill tu peux l’apprendre, le soft skills c’est vraiment une question d’éducation et ça ne se change pas si facilement ».

Céline Southa Kanyavong: [00:03:01] Bah oui, c’est ça. Et je dois dire que je me suis intéressée à cette question assez rapidement parce que j’ai toujours eu à cœur que les gens se sentent bien, que les gens se sentent à leur place et qu’ils puissent vraiment apporter leur singularité dans un groupe. Et pour ça, il faut avoir quand même ce travail d’introspection pour savoir quelle est sa valeur. Et donc moi, c’est ce chemin que j’ai fait en fait, c’est d’aller chercher ma valeur. Parce que quand on arrive sur le marché du travail, au début on est très adaptatif, on s’adapte aux équipes, on s’adapte à son manager, on s’adapte au projet, au travail qu’on nous donne mais est-ce qu’on part vraiment de notre centre et de savoir en quoi on est bon? Et qu’est-ce qu’on met à contribution?

Michel Godart: [00:03:36] ben généralement, on nous a appris à fonctionner sur l’opportunité. À l’école, avec les points, on t’apprend aussi à être un meilleur que l’autre aussi. (Céline Southa Kanyavong: C’est ça) C’est aussi un aspect qui moi me gêne beaucoup, c’est ça, on manque et on oublie de chercher le sens (Céline Southa Kanyavong: Exactement), souvent c’est les « burn out » qui mènent à cette réflexion.

Céline Southa Kanyavong: [00:03:50] Voilà, donc moi mon idée c’était de ne pas attendre de tomber du coup dans l’excès et de assez rapidement rectifier la trajectoire on va dire. C’est ça qu’en parallèle avec cette carrière que j’ai faite dans le consultance, j’ai commencé à me reconnecter avec mes racines parce que je suis d’origine asiatique du Laos et j’ai commencé à refaire des massages. Et en fait, le massage, ça m’a reconnecté à mes racines et surtout ça m’a reconnecté à mes intuitions, mes instincts, quelque chose qui est de l’ordre de très physique.

Michel Godart: [00:04:20] Je sais qu’il y a le massage sonore, il y a le massage en « mindfulness », est-ce qu’il y a une orientation spécifique de massage que tu as privilégiée, qui te permet cette re connexion justement?

Céline Southa Kanyavong: [00:04:28] Oui, oui, moi c’est le massage traditionnel thaïlandais. Parce qu’en Asie on a cette culture en fait, cette médecine de prévention et de prendre soin de soi avant que la maladie s’installe (Michel Godart: Ahh), ouais. Dans le massage traditionnel thaïlandais, on va s’intéresser à ces différentes corps physique, émotionnel, mental et énergétique. Et l’idée, c’est vraiment d’aller chercher un alignement de tous ces corps, voilà. Et donc le massage par acupression, le massage thaïlandais, il va stimuler ça. Pour faire un peu le parallèle avec ma carrière professionnelle de l’époque, c’est que ça m’a permis d’être en contact avec ce côté sensoriel en fait, d’être déjà dans ma vérité et puis de mieux comprendre en fait comment je pouvais fonctionner avec les autres, voilà. En m’appropriant encore plus en fait mes origines, ce à quoi j’étais doué finalement, eh bien je me sentais encore plus à ma place en fait dans le groupe et ce que je pouvais apporter dans un groupe.

Michel Godart: [00:05:20] Ouais, ça fait sens ce que tu dis! En fait tu te reprends et tu te reconnecte à tes racines, au sens de la vie, au sens au travail, à tes émotions (Céline Southa Kanyavong: Voilà), ton aura, au contact des autres. Alors la question que je me pose c’est: tu t’es directement lancé dans la vie d’indépendante alors? Tu as dit que tu as fait une carrière informatique aussi?

Céline Southa Kanyavong: [00:05:36] Voilà, d’abord j’ai été dans ma carrière en informatique.

Michel Godart: [00:05:37] En tant qu’employé classique?

Céline Southa Kanyavong: [00:05:39] C’est ça, et, il y a plus d’une dizaine d’années je suis passé indépendante pour pouvoir vivre de ces deux activités. Pouvoir avoir la liberté de choix, de faire cohabiter ces deux projets en fait

Michel Godart: [00:05:48] Mais c’est ça qui m’intéresse, c’est: quel était l’élément déclencheur, qui à un moment, te fait dire « Bon voilà, là je suis prête ». C’est important hein, parce qu’on s’adresse aussi aux gens qui veulent éventuellement entreprendre dans leur vie, ou qui se réorientent, quel est le moment où on se dit « Voilà, là je suis prête et je vais affronter le dragon ». Il faut vraiment avoir du courage pour se lancer comme indépendant parfois, on a la famille qui dit  « Non! (Céline Southa Kanyavong: Exactement) Ne fait pas ça! » – Michel: Rires

Céline Southa Kanyavong: [00:06:06] Bien sûr, parce que je voulais savoir, est-ce qu’on se sent à un moment vraiment prête? Je ne suis pas sûre, il y a deux paramètres: il y a les circonstances de la vie qui nous offre des opportunités, « ok ». Et il y a des signes où on se dit, moi ça a été après ma première grossesse, le fait de devenir maman m’a complètement connecté en fait à mon cœur, ça a été la voie directe: ton cœur. Qu’est-ce que tu aimes faire? Qu’est-ce que tu veux faire? Qu’est-ce que tu veux, comment tu veux organiser ton temps? Je ne pouvais pas faire marche arrière en fait. L’inconfort était devenu de plus en plus grand sur: devenir consultante à temps plein ou bien de me donner la chance d’explorer mon autre projet. Et si je suis devenue indépendante, c’est parce que je voulais avoir la liberté de choix sur le temps que je voulais allouer à mes projets. Donc pouvoir travailler à la fois en tant que consultante, ou en tant que formatrice, et à la fois en tant que massothérapeute. Donc, en quittant la peau de la consultante, je suis devenue formatrice parce que du coup, j’ai à cœur pas seulement de soigner mais aussi de transmettre, c’est à dire de transmettre aux gens comment prendre soin de soi.

Michel Godart: [00:07:06] Ça c’est important la transmission. Et d’ailleurs, dans les carrières classiques, souvent les gens quand ils arrivent à un certain âge, la priorité qui fait sens, après la recherche de la fonction où on se sent mieux dans sa peau, c’est le sens de retransmettre ce que l’on a appris et de sentir, laisser un témoignage, une trace, de ce qu’on a appris.

Céline Southa Kanyavong: [00:07:20] Oui bien sûr, c’est pour ça que cette opportunité ici elle est géniale, elle est belle pour moi, bien sûr! De pouvoir partager mon expérience, c’est un beau cadeau, oui.

Michel Godart: [00:07:27] Tu enseignes chez Technocité (Céline Southa Kanyavong: C’est ça), un lieu génial, innovateur, avec plein de formations, mais moi je recommande les gens à aller consulter le site, ils ont vraiment l’ouverture, la bienveillance, enfin tout y est quoi! C’est vraiment l’élément où tu te dis « Mais moi j’ai envie que cette école elle existe partout, qu’elle soit accessible partout ». Donc je leur fais le petit compliment au passage parce que je dois dire: coup de chapeau à leur équipe, ils sont vraiment exceptionnels. Est-ce que tu enseignes aussi dans d’autres centres de formation, dans d’autres établissements ou c’est le seul que tu as privilégié?

Céline Southa Kanyavong: [00:07:50] Je collabore aussi avec d’autres centres de formation, en « soft skills » par exemple, dans les métiers d’aide à la personne. Je propose des formations liées aux massages, c’est à dire tout ce qui est ergonomie, les postures, comment prendre soin de soi, l’automassage, ça je donne également. Mais je suis d’accord avec toi que cette opportunité chez Technocité, ben Technocité c’est « Be what you want », ça porte bien son nom, c’est accompagner les gens dans ce qu’ils veulent devenir. C’est complètement aligné avec ma vision de la transmission.

Michel Godart: [00:08:17] On va switcher maintenant sur la formation de ces deux jours, c’est une formation de deux jours que tu donnes?

Céline Southa Kanyavong: [00:08:21] Oui

Michel Godart: [00:08:21] On parle d’agilité, pour ceux qui ne connaissent pas, ça m’étonnerait mais bon, il y a quand même un public de plus petites PME, de plus petites entreprises, où l’agilité ça ne parle peut-être pas encore… Rapidement, en quelques mots, tu définirais l’agilité comment?

Céline Southa Kanyavong: [00:08:31] L’agilité, c’est une façon de travailler qui est collaborative, qui permet d’atteindre ses objectifs en étant aligné sur ses valeurs, en étant aligné dans la vision de son projet, et en maintenant la cohésion d’équipe.

Michel Godart: [00:08:44] Souvent on pense à des processus, organisations de travail, des règles à respecter, des noms: « ScrumMaster » (Céline Southa Kanyavong: Oui), des réunions spécifiques. Tout ça est vrai (Céline Southa Kanyavong: C’est vrai) mais ce qu’on oublie trop souvent, et c’est bien que tu aies commencé par ça et je suis vraiment ravi de l’entendre: c’est avant tout un comportement!

Céline Southa Kanyavong: [00:08:58] Exactement. Je dis souvent d’ailleurs, au début de mes formations, ici on va voir, on va développer notre savoir-faire agile, mais on va surtout s’intéresser à savoir-être agile.

Michel Godart: [00:09:07] Ce que ça signifie dans les attitudes de chacun?

Céline Southa Kanyavong: [00:09:09] Voilà. Et j’invite vraiment, pendant ces deux jours, à se remettre en question sur nos habitudes en tant qu’équipe. Et je dis également tout le vécu qu’on a en tant qu’équipe, ce sont des zones de progression. Tout ce que l’équipe nous renvoie, ce sont nos limites, nos résistances et c’est ça en fait la marge de projection elle se situe là. Donc si au bout des deux jours on arrive à titiller un petit peu cette petite zone d’inconfort, ou on change un aspect de notre gestion de groupe, je trouve que on a tout gagné, oui.

Michel Godart: [00:09:37] Alors moi j’ai entendu parler beaucoup de formation en entreprise, notamment avec « Pyxis Technologies Belgique » à Charleroi, qui fait des formations en entreprise aussi en agilité, et d’ailleurs ils connaissent ton compagnon hein? (Céline Southa Kanyavong: C’est ça) Qu’on va citer et saluer au passage: Bruno, si tu nous écoutes, voilà un petit coucou. Je voulais savoir un peu ici, c’est particulier, il y a un public spécifique dans cet établissement?

Céline Southa Kanyavong: [00:09:56] Oui, c’est un public qui est soit en réorientation professionnelle, soit qui ont déjà des compétences bien spécifiques comme par exemple le web design, et qui aimeraient rajouter (Michel Godart: Une corde à leur arc), voilà c’est ça. Parce que le marché le demande aussi, de ne pas être juste, comme tu dis, une fonction web designer, mais de savoir travailler dans une équipe agile, par exemple.

Michel Godart: [00:10:13] Oui, ça pourrait s’appliquer aux « sound designers », ça s’applique aux informaticien, aux développeurs de jeux vidéo, à toutes les formations qui sont ici en fait, donc tu as vraiment la belle place pour partager tes connaissances. Est-ce que tu as formé aussi en entreprise? (Céline Southa Kanyavong: Oui, oui) Est-ce que tu sens une différence entre les deux publics? Et si oui, quels sont les plus marquantes? Est-ce que c’est un challenge pour toi?

Céline Southa Kanyavong: [00:10:29] Souvent, les gens qu’on forme ici chez Technocité ne se connaissent pas, du coup, elles viennent avec leur propre bagage et expérience. Et le challenge, c’est vraiment d’arriver à faire le pont entre ce qu’elles ont déjà vécu avant et comment est-ce qu’elles comprennent en fait l’agilité, comment est-ce qu’elles arrivent à transposer l’expérience passée avec l’agilité? Et souvent ça fonctionne. La plupart des gens qui me disent « Southa je n’ai jamais travaillé en mode projet », quand on creuse un peu on se rend compte finalement que, si, ça s’est déjà invité et finalement elles ont déjà un « mindset » agile, d’accord? Ce que je rencontre parfois dans les entreprises, c’est que dans des organisations peut-être plus bureaucratiques, elles n’ont peut-être pas eu cette expérience en mode projet, en fait cet accompagnement, et tout est à revisiter.

Michel Godart: [00:11:10] Puis il y a le phénomène des silos, entre départements (Céline Southa Kanyavong: Voilà, c’est ça), des choses comme ça, qui sont très lourds.

Céline Southa Kanyavong: [00:11:14] Oui, bien sûr il y a des entreprises qui sont déjà agiles, comme les start ups, les petites PME, qui n’ont pas beaucoup de choix que d’être assez réactif sur le marché, du coup, elles ont déjà adopté une façon de travailler agile. Et puis il y a parfois d’autres plus grandes entreprises (Michel Godart: Qui s’y mettent ou qui y sont…) qui s’y mettent mais elles doivent, elles, vivre cette transformation culturelle de passer d’un mode bureaucratique à un mode plus agile, oui! Et ça, ce n’est pas facile, non.

Michel Godart: [00:11:35] Par contre, le challenge, j’imagine ici, pour des étudiants venant d’horizons divers, c’est de réussir en deux jours à leur faire vivre une aventure d’équipe alors qu’au départ ils ne sont pas une équipe!

Céline Southa Kanyavong: [00:11:45] Oui, c’est vrai, c’est vrai.

Michel Godart: [00:11:47] Ça se passe bien?

Céline Southa Kanyavong: [00:11:48] Eh bien, sur le moment, ils sont challengés et sur le moment ils se demandent comment ils vont y arriver et puis après, quelques mois plus tard, beaucoup me recontactent en me disant « Ça fait écho ». Quand ils ont l’occasion de faire un stage ou quand ils ont l’occasion d’aller en entreprise, ils me disent « Ah, ça fait écho et je comprends mieux le concept que tu m’as évoqué. Je le vis dans mon quotidien avec le client » et pour moi ça c’est gagné. Mais sur le moment, je pense qu’ils me font confiance, donc ils se laissent porter par mes exercices et par l’apprentissage. Et parfois après, c’est quelques mois plus tard qui se rendent compte de cette valeur ajoutée quoi!

Michel Godart: [00:12:20] J’ai vu que tu te balades avec ta grande boîte, que je t’ai aidé à porter d’ailleurs avec plein de marqueurs fluo (Céline Southa Kanyavong: C’est ça), des post-it et tout… Tu as vraiment des visuels, quand je suis passé j’ai vu, tu as des visuels très interactifs aussi avec des petits quizz. Est-ce qu’il y a des choses où tu te dis « Ben tiens, c’est bizarre, tous les gens que je forme, ils ont toujours ce même réflexe, cette petite erreur qu’ils font de penser ou de fonctionner de telle manière. Et ça, vraiment, c’est souvent là-dessus que je dois corriger ». Ou plutôt c’est naturel, quel est le scénario parmi les deux qui se représente plus souvent pour toi?

Céline Southa Kanyavong: [00:12:44] Je dirais que c’est assez fluide en fait, les gens sont assez friands de créer des nouvelles dynamiques. Finalement les gens aiment beaucoup apprendre par partage d’expériences. Et au final moi je suis au service d’eux et j’apporte évidemment des concepts agiles, mais je me base beaucoup sur leur partage d’expérience et sur leur bagage. Et cette opportunité qui leur est offerte en fait de parler de leur projet professionnel, aussi de leurs échecs etc.

Michel Godart: [00:13:07] Ben oui, parce qu’il y a cet échange là aussi!

Céline Southa Kanyavong: [00:13:09] C’est ça qui donne de la valeur en fait, durant la formation.

Michel Godart: [00:13:11] Ils comprennent directement la plus-value (Céline Southa Kanyavong: Oui) que l’agilité va leur apporter, c’est assez clair rapidement quoi!

Céline Southa Kanyavong: [00:13:16] Oui, et de toute façon on a besoin d’alterner entre la théorie et beaucoup plus d’exercices.

Michel Godart: [00:13:21] Oui ça, j’ai vu (Céline Southa Kanyavong: Oui. Oui, oui, oui) que tu étais assez active dans la salle. Je me suis permis de jeter un œil (Céline Southa Kanyavong: Avec plaisir) quand je suis passé.

Céline Southa Kanyavong: [00:13:26] Et donc c’est vrai qu’en agile on s’amuse beaucoup avec les jeux agile, avec…

Michel Godart: [00:13:31] La gamification fait partie (Céline Southa Kanyavong: C’est ça) de la culture agile!

Céline Southa Kanyavong: [00:13:33] Oui, oui, complètement.

Michel Godart: [00:13:34] Depuis quand, tu fais ces formations ici chez Technocité? On peut être indiscret?

Céline Southa Kanyavong: [00:13:37] Je pense, ça doit faire plus de cinq ans.

Michel Godart: [00:13:39] Tu as des retours réguliers donc des intervenants, tu leur demandes un peu des feedbacks ou c’est eux, spontanément, qui viennent comme tu l’as dit, plus tard te donner des retours? Ou tu as instauré un système où tu interroges un peu les gens de leur niveau de satisfaction?

Céline Southa Kanyavong: [00:13:50] Ah bien oui, il y a toujours du feedback en agile, on est toujours à la recherche de feedback nous en tant que formateur pour s’améliorer. Donc ça j’ai régulièrement durant les formations et puis on garde contact aussi, beaucoup. Et Technocité accompagne jusqu’au bout ces stagiaires donc on a toujours des retours sur leur job, sur leur évolution de carrière.

Michel Godart: [00:14:07] Et ça m’amène à la question que j’allais te poser. C’est justement pour ça, parce que je sais que Technocité chouchoute et coucoune un peu ces apprenants, j’ai envie de dire. Je me dis tiens, est-ce que tu as déjà eu une petite « Success story » d’un feedback de quelqu’un que tu as formé où tu te dis « Waouh, elle a eu un chouette poste là, là je me dis j’ai participé quelque part à sa réussite »

Céline Southa Kanyavong: [00:14:24] Je pense tout de suite là ici à une jeune, parce qu’ils sont jeunes dans les stagiaires parfois chez Technocité (Michel Godart: Oui), ils ont la vingtaine hein? Et je me souviens d’une jeune fille que je devais calmer un petit peu au niveau de son, ce n’est pas son leadership mais de son énergie et cette façon de manager les gens et de vouloir trop guider. À la suite de la formation elle me contacte et elle me dit qu’elle a réussi à avoir un poste de « Community manager » je pense au SPF Finances et elle me dit « Je me souviens d’un de tes préceptes, et je l’ai appliqué, et ça me poursuit encore dans mon quotidien ». Et ça c’est une belle reconnaissance (Michel Godart: Ah ouais) de son travail

Michel Godart: [00:14:52] Ça, ça me donne la chair de poule rien que de l’écouter.

Céline Southa Kanyavong: [00:14:54] Oui, ça, ça je me souviens, oui

Michel Godart: [00:14:55] C’est le petit moment de gloire où on se dit « Yes »!

Céline Southa Kanyavong: [00:14:57] Oui, il y en a certainement d’autres hein, mais là tout de suite c’est à celle-là que je pense. 

Michel Godart: [00:14:58] Oui, mais là je te prends au dépourvu. Il faut préciser que, dans cette interview, on a strictement rien préparé (Céline Southa Kanyavong: Non). Je fonctionne tout le temps comme ça, c’est de l’improvisation chez nous, les gens le savent, les gens qui nous écoutent le savent. On va, avant de clôturer tout doucement cette interview, quand même donner des informations pour te contacter. Et on va aussi, peut-être, donner l’information si tu l’as déjà, de: à quelle régularité on peut retrouver ces formations agiles ici au sein de Technocité? Comment ça fonctionne?

Céline Southa Kanyavong: [00:15:21] Vous pouvez me contacter sur Linkedin ou sur mes pages Facebook et Instagram hein. Mon nom c’est Céline Southa Kanyavong.

Michel Godart: [00:15:28] Voilà, ça c’est pour le côté peut-être massage etc.

Céline Southa Kanyavong: [00:15:30] Voilà, c’est ça

Michel Godart: [00:15:31] Alors si on s’intéresse à la formation agile?

Céline Southa Kanyavong: [00:15:33] Si on s’intéresse à la formation agile, chez Technocité il y a beaucoup de programmes en fait, comme des formations qui vont s’appeler UX Webdesign, etc. Où dans ce cadre-là, j’interviens comme formatrice et accompagnatrice (Michel Godart: Ah d’accord). Donc ça veut dire qu’il y a des jours de formation, il y a des jours d’accompagnement (Michel Godart: Ah pas mal), voilà. Sur le site de Technocité, il faut s’intéresser au niveau du catalogue, sur les formations agiles ou bien les formations UX.

Michel Godart: [00:15:56] Voilà, on a les mots-clés pour chercher dans le site de Technocité qu’on puisse, justement, s’inscrire et suivre ces formations. Elles sont toutes très courtes?

Céline Southa Kanyavong: [00:16:03] Alors parfois les accompagnements vont jusqu’à 4 à 6 mois.

Michel Godart: [00:16:05] Et les formations agilité, ben ça c’est plutôt des courts formats.

Céline Southa Kanyavong: [00:16:08] Oui, c’est ça. En deux jours pour être formés en Agile, oui

Michel Godart: [00:16:11] Voilà. Après bien sûr, il faut la pratique…

Céline Southa Kanyavong: [00:16:13] C’est ça. C’est pour ça qu’en fait Technocité offre ces jours d’accompagnement parce qu’on se rend bien compte qu’une fois la formation, quand on a un projet où on applique l’agilité, c’est intéressant d’avoir quelqu’un pour être accompagné quand même.

Michel Godart: [00:16:24] On clôture nos interviews podcast « hrmeetup » par trois questions classiques, qui ramènent vers le thème RH. Alors quand tu voyages dans les entreprises et que tu rencontres du monde autour de toi, ou que tu entends parler des entreprises, on entend parler beaucoup des RH, des ressources humaines. Comment tu définis les RH? C’est quoi un bon RH pour toi? Comment tu perçois ce milieu, ce monde, qui n’est pas le tien finalement en direct?

Céline Southa Kanyavong: [00:16:43] Non, non. En fait, moi ce qui m’interpelle, aujourd’hui en RH, c’est à quel point on est passé de cette partie recrutement, gestion de carrière, à vraiment le bien-être au travail. Aujourd’hui, ce sont des questions récurrentes, alors peut-être que c’est parce que je suis dans la massothérapie également mais avec cette croissance, cette volonté des gens de trouver du sens au travail, de devoir parfois toucher le « burn out » professionnel pour retrouver du sens, je trouve qu’aujourd’hui les RH, pour moi, ont cette vocation d’aider les gens à trouver leur place, leur bonne place dans l’entreprise!

Michel Godart: [00:17:13] Et plus de se contenter juste de recruter quoi (Southa Kanayvong: Oui), c’est un accompagnement du talent quelque part (Céline Southa Kanyavong: Voilà, c’est ça). C’est comme ça que je te comprends.

Céline Southa Kanyavong: [00:17:18] Et que aujourd’hui les RH vont aller chercher le potentiel des gens plus que: « Quels sont vos acquis au niveau de vos connaissances et de vos compétences? » Et je pense que les RH travaillent beaucoup sur le potentiel, voilà.

Michel Godart: [00:17:29] Je vais retenir ton mot clé « potentiel », je l’aime beaucoup. Alors la deuxième question que je te pose sur le thème RH, c’est l’effet « wow ». Tu sais, c’est ces entreprises où tu arrives, tu ne t’y attends pas, tu as un rendez-vous, tu rentres, il y a quelque chose qui frappe, tu te dis « Mais wow, ici ben… » un peu comme dans ce bâtiment aussi, c’est agréable, c’est bien décoré, mais il n’y a pas que ça: il y a la bienveillance, comme j’ai dit au début de l’interview. Tu te dis mais « Tu as envie de bosser ici quoi, tu as envie d’y être ». Il y a un mec, ou il y a une nana, qui a pensé à faire en sorte que ce soit « Wow ». Est-ce que t’as déjà eu un effet Wow? Et sinon, qu’est ce qui donnerait cet effet « Wow », toi personnellement?

Céline Southa Kanyavong: [00:17:59] Moi j’aime beaucoup quand on fait confiance, c’est à dire le côté: sentir qu’on vous a choisi pour la valeur que vous apportez. Et donc ici, en tant que formatrice, je sens qu’on comprend la valeur qu’on apporte, on comprend la singularité et on me laisse carte blanche là-dessus.

Michel Godart: [00:18:14] Et moi, côté étudiant, j’ai envie d’ajouter qu’on comprend aussi le besoin des étudiants. Et ça, ça m’a aussi beaucoup marqué quand je suis arrivée dans ce bâtiment (Céline Southa Kanyavong: Oui), dès le départ. 

Céline Southa Kanyavong: [00:18:20] Également en tant que formateurs. Je dois dire, entre formateurs, on partage la même passion que je résumerais comme ça, qui est: vraiment transmettre ce qu’on apporte les uns aux autres. Et, voilà, nous ici on s’est rencontrés, on vient d’horizons différents et pourtant ça a tout de suite matché quoi! Parce qu’à mon avis, on a tout de suite saisi cette opportunité de savoir ce qu’on allait pouvoir s’apporter l’un avec l’autre.

Michel Godart: [00:18:40] C’est clair il y a cette volonté tout le temps « d’être utile à » (Céline Southa Kanyavong: Oui). Qui est présent dans… Sa respire à travers les murs, j’ai envie de dire. La dernière question, pour clôturer, c’est: tu as tous les DRH, les patrons d’entreprises, potentiellement, qui peuvent écouter aujourd’hui dans la Belgique et à travers le monde francophone, parce qu’on nous écoute partout. Quel message aurais-tu envie de dire à ce public francophone, patron, employeur ou DRH. Si tu devais leur passer un message important à tes yeux à ce jour, quel message tu aurais envie de leur passer?

Céline Southa Kanyavong: [00:19:03] Alors ça serait bien que les entreprises prennent conscience de l’importance du feedback, de l’importance de savoir se remettre en question, d’avoir l’humilité en fait, de remettre en question le statu quo et de se dire qu’est-ce que je peux faire pour apporter encore plus de sens au travail pour mes employés et de bien-être au travail, voilà, afin de garantir leur motivation, leur cohésion, leur bonheur au travail, tout simplement.

Michel Godart: [00:19:25] Si je te comprends bien, tu les incite à une réflexion et peut-être à une mentalité « Out of the box », un peu prendre du recul et réfléchir.

Céline Southa Kanyavong: [00:19:30] Oui, c’est ça de sortir des murs et aller chercher en fait, aller chercher le feedback. Être à l’écoute en fait de ce que peuvent apporter leurs employés, que tout ne se décide pas à un niveau hiérarchique, bien au contraire.

Michel Godart: [00:19:41] Je crois que c’est un beau mot de conclusion. Et en termes de feedback d’ailleurs, je vais t’annoncer quelque chose: c’est que ces podcasts ils ont une particularité, c’est que les auditeurs et auditrices qui nous écoutent peuvent choisir de suivre un lien qui sera dans le descriptif du podcast. Cliquer sur ce lien, parler au micro de leur ordinateur, s’enregistrer, envoyer et ils peuvent te laisser un message vocal qui te destine. Alors s’ils ne disent rien, je forwarde le message vocal avec un hyperlien vers toi, tu écoutes et tu réponds si tu le souhaites parce que tu auras leur email qu’ils devront encoder. Et s’ils me disent « Ben oui Michel, tu peux partager ma voix sur les réseaux sociaux » quand je publierais sur les réseaux cette interview, en commentaire, je viendrai mettre leur message et donc tu pourras les écouter en direct ou réagir en direct sur Linkedin etc, voilà. 1000 merci de m’avoir octroyé ton temps, ta confiance, ta passion, ton sourire, et on se retrouve quand tu le souhaites à notre micro.

Céline Southa Kanyavong: [00:20:23] Merci beaucoup

Michel Godart: [00:20:24] Je t’en pris

Céline Southa Kanyavong: [00:20:24] Merci.

Jingle: [00:20:24] Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».

Michel Godart: [00:20:29] Ce projet de podcast est une initiative créée et proposée par L’a.s.b.l « The Podcast Factory Org », avec le sponsor de « transforma bxl – Innovation Playground » et vous retrouvez tous les épisodes sur le site « What’s Your Story .be ».

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