Sophie Dussart – Avoir confiance en soi

Sophie Dussart – Avoir confiance en soi : aide aux demandeurs d’emplois. Podcast #482 hrmeetup. ©
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Dans ce podcast je retrouve Sophie Dussart fondatrice de « SpeechCoaching » ! Coach & Formatrice pour la prise de parole en public, pour vos pitchs, face à une caméra ou encore en leadership. Dans cet épisode elle nous partage son vécu lors de la pandémie et nous parle de son projet qui consiste à aider les demandeurs d’emplois.
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Les auditeurs fidèles se rappellent probablement de Sophie Dussart, sinon cherchez sa première interview où elle nous présente son activité « SpeechCoaching ». Cherchez sur son nom depuis notre site Internet whatsyourstory.be et écoutez le podcast. Dans cette Interview elle nous partage comment elle a vécu la pandémie et ses conséquences… puis nous parle d’un projet qui l’anime : aider, coacher les demandeurs d’emploi à regagner confiance en eux !
De Media Training à SpeechCoaching en passant par les demandeurs d’emplois, Sophie Dussart, comédienne, enseigne le théâtre, l’improvisation et…. la prise de parole en public. Véritable passionnée elle est active sur tous les fronts et propose son expertise aux CEO, vous prépare pour émission de télévision et….à trouver un emploi en regagnant confiance en soi !
Envie d’en savoir plus ? C’est dans ce podcast !
Liens utiles :
- La chaîne YouTube de Sophie
- Le site Internet de Speech Coaching
Écoutez ce podcast sur avec Sophie Dussart via notre chaîne Youtube :
Séquençage du podcast :
- 00:19 : Introduction et présentation (rappel) de Sophie Dussart
- 02:54 : Le public cible de Sophie Dussart
- 03:52 : La pandémie force des changements d’habitude et une poussée de la communication digitale, as-tu été plus sollicité que jamais ?
- 06:15 : Perte de canaux de communication liée au outils digitaux
- 07:59 : Apparitions de nouveaux parasites de la communication : influence sur la demande ?
- 10:26 : Un plus grand niveau d’exigences ?
- 10:58 : Essais-erreurs, des classiques observés ?
- 11:58 : Un matériel encore parfois mal adapté…
- 13:20 : À ne pas négliger, la dépendance à la qualité de connexion et un débit partagé à la maison
- 14:00 : Qu’est-ce qui ressort comparativement aux réunions classiques au travail ?
- 14:49 : Apprendre de nouveaux réflexes
- 16:58 : Et les HR ? Grands demandeurs ou absents?
- 18:57 : L’authenticité
- 19:32 : S’intéresser aux neurosciences, plus que jamais une nécessité de mieux observer aussi
- 20:53 : Une aide aux demandeurs d’emplois ?
- 22:56 : Comment ça marche ?
- 24:21 : Une aide de la région Wallonne et du Forem
- 25:09 : Les autres régions
- 26:20 : Clôture du podcast
Transcription de l’épisode avec Sophie Dussart :
00:00 Michel : Ce podcast est une initiative de l’ASBL The Podcast Factory Org, avec le sponsor de transforma bxl innovation playground et vous retrouver tous les épisodes sur le site what’s your story.be
00:14 Jingle intro : Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».
00:19 Michel : Bienvenue pour un nouvel épisode hrmeetup, votre podcast sur les passions au travail et les ressources humaines, les thèmes RH. Et j’ai la joie de retrouver quelqu’un qu’il y a très longtemps que je n’ai plus vue, que j’ai le bonheur à recevoir mon micro aujourd’hui, qui est Sophie Dussart. Et tu me mets la barre très haut parce que je rappelle à nos auditeurs qui te découvrent dans cet épisode : tu es une experte et une accompagnatrice qui forme les gens à « comment prendre la parole en public », aussi dans les médias et donc je dois être à la hauteur.
00:48 Sophie Dussart : Oui, tu l’es Michel, pas de souci.
00:51 Michel : Je vais inviter les auditeurs à aller sur notre site whatsyourstory.be qui référencent tous nos podcasts et dans l’outil de recherche, faire une recherche sur ton nom : Sophie Dussart. Et avec cela ils vont trouver le premier épisode et écouter qui tu es. Il y a peut-être des gens qui ont la flemme de faire la démarche (Sophie Dussart : Rire), alors je vais te proposer un petit « reminder » de qui tu es, de ce que tu fais en 3 min. et on va annoncer aussi le sujet de ce podcast. On va se pencher sur l’impact de la communication, les changements dans la communication, après une crise de pandémie ou le digital a été accéléré et où le digital a pris beaucoup plus de place qu’avant. Et où il y a moins peut-être de présentiel et qui sait – j e ne le souhaite pas mais on risque aussi de revenir encore dans ces situations de présentiel limitée – le télétravail prend plus d’ampleur, le débat et le cadre du débat est placé. On va commencer donc par ce petit rappel de qui est Sophie Dussart et quelle est ta passion ? Parce que c’est ça, je suis chasseur de passion, c’est ta passion dont on va parler aujourd’hui !
01:40 Sophie Dussart : Alors merci Michel déjà pour cette belle introduction. Voilà je m’appelle Sophie et à la base je suis comédienne et professeur de théâtre. Je suis toujours professeur de théâtre mais uniquement par passion, pour les enfants et les adolescents, c’est mon petit sucre du mercredi après-midi, mon petit pep qui me garde, j’espère, toujours aussi jeune (Michel : Ton jardin du bonheur). Oui, c’est ça, ah très joli, très joli. Et donc je suis maintenant, depuis presque une vingtaine d’années déjà, formatrice en prise de parole en public et tout ce qui touche en fait à la communication orale. Que ce soit sur scène, que ce soit dans les conseils d’administration – comme tu l’as dit – dans tout ce qui est les médias, je prépare au débat télévisé sur les chaînes nationales ou locales les interviews, j’aide les entrepreneurs à préparer leur pitch et ça tend sur le fond que sur la forme bien sûr.
02:28 Michel : Alors on va faire un aveu à nos auditeurs quand même, on a décidé, face à une professionnelle comme toi, et moi qui a un peu l’habitude et qui fonctionne toujours comme ça, de faire un podcast en total improvisation, il n’y a pas eu de préparation (Sophie Dussart : Non). Ce n’est pas ce que tu recommande spécifiquement à tout le monde, je ne sais pas…
02:43 Sophie Dussart : Exactement, alors je dis toujours les cordonniers sont les plus mal chaussés (Michel : Mais tu n’as pas eu le choix, je t’ai piégée un peu). Mais moi j’aime ça hein, je suis prof d’improvisation aussi donc je donne des formations sur l’art de la répartie donc je suis prête !
02:54 Michel : Parfait, alors on est aligné sur cette étape-là. Je voudrais quand même souligner ici avant de commencer le débat sur le sujet, c’est quand même de préciser – tu l’as mentionné – tu aides dans les médias classiques aussi, tu aides des politiciens, tu aides des personnes qui sont au niveau CEO. Donc on est quand même dans la grande exigence en termes de qualité de communication. C’est quelque chose qui n’est pas limité à ça, tu fais aussi pour « Monsieur tout le monde » qui a envie de mieux communiquer.
03:16 Sophie Dussart : Oui, tout à fait, en fait j’aide à se sentir bien, à se sentir à l’aise dès qu’on est au centre de l’attention en fait (Michel : Voilà). Dès qu’on est au centre de l’attention c’est : comment on fait pour être le plus efficient et le plus efficace possible dans sa communication ? Ça peut être un demandeur d’emploi par rapport à un entretien d’embauche, ça peut être aussi dans une entreprise quelqu’un qui se fait recruter par un chasseur de têtes, c’est ça aussi un entretien d’embauche, il y a tous les niveaux. Et c’est aussi évidemment pour tout un chacun qui a envie d’être à l’aise, qui a besoin de prendre confiance en lui et c’est ça la base en fait : avoir confiance en soi (Michel : Et d’améliorer sa communication). Oui, il y a de la confiance en soi, de l’amusement et de la technique.
03:52 Michel : Dans la communication, c’est un émetteur, un récepteur, et dans le canal de communication on retrouve le regard, le sourire qu’on peut entendre au micro (Sophie Dussart : Oui )qu’on ne voit pas mais qu’on entend, on entend le tien déjà. On voit les gestes, la Morphopsychologie compte, donc tu ne t’attaches pas qu’à la voix, tu t’attaches à tous ces éléments. D’ailleurs, je signale aux auditeurs que tu as une chaîne Youtube où tu donnes déjà des trucs et astuces et on mettra le lien dans l’article. Et j’invite les gens à aller voir les petites vidéos très intéressantes et très didacticiels, assez courtes d’ailleurs, que tu fais (Sophie Dussart :Ah oui, oui) qui donne des trucs et astuces (Sophie Dussart : Merci). Alors maintenant on va rentrer dans le vif du débat ! Est arrivé cette fameuse hystérie collective – alors chacun l’interprète comme il le veut mais moi ce sont mes mots. C’est mon interprétation et ça n’engage que moi, c’est ma lecture – avec des conséquences réelles certes, mais quand même une forme d’hystérie collective derrière et des extrêmes dans toutes les prises de décisions… Mais aussi des bonnes choses, des leçons qu’on a pu tirer et des choses qui ont accéléré en entreprise. Et qu’est-ce qu’on a observé en entreprise, c’est une accélération du digital, on l’a dit, les gens sont passés en télétravail, ils ont dû faire leur réunion, leur meetings face caméra, à distance, avec leur ordinateur, Oh en Dieu – Rires ! Je me pose la question, Sophie, est-ce que tu as été à ce moment plus sollicité que jamais ? Où bizarrement et paradoxalement moins qu’habituellement ? C’est la première question que j’ai pour toi.
05:04 Sophie Dussart : Ok, alors, par rapport à la pandémie il y a vraiment eu 2 phases. Il y a eu la première phase où personne ne pensait que ça allait durer. Et franchement moi je n’y croyais pas non plus, d’ailleurs tout était arrêté et j’ai dit à mes petits élèves de théâtre, et mes grands aussi (Michel : On se revois dans quelques mois), même pas dans quelques mois, moi c’est dans 3 semaines, franchement (Michel : D’accord), voilà. Personne n’y croyait, tout était mis en suspens et en septembre tout a repris un peu plus ou moins normalement son cours (Michel : Balbutiant cependant), voilà. Et toutes mes formations dans les entreprises qui avaient été mises en suspens ont toutes été reprogrammées en septembre-octobre, alors j’ai eu… 2 mois de folie avec des formations tous les jours. Et puis est arrivé le 2e confinement. Et là, je pense que c’est vraiment là que tout le monde s’est rendu compte de la gravité de la situation et qu’on a pris tous une réelle douche froide quoi, et là ça a vraiment été le début de la fin. Et quand on parle des médias, on m’avait demandé pour transformer mes formations en digital, à l’époque j’ai dit mais non, non, je ne vais pas le faire parce que à distance… ça ne s’y prête pas, tu l’as bien mentionné toi-même, tout ce qui est le non-verbal, l’attitude, la force de conviction, ça passe par la manière de dire les choses (Michel : Et ça ne se limite pas au tronc) pas du tout (Michel : Les pieds, les jambes, croiser les jambes, avoir une position…) Tout à fait.
06:15 Michel : Enfin, pour celui qui s’intéresse à la morphopsychologie de Jung, et aux attitudes, et aux positionnement, en fonction du cerveau droit – cerveau gauche, et aux neurosciences, il va tout de suite comprendre que tous les détails comptent. Et donc quelque part, quand on est face caméra, même si à l’image on coupe une partie du corps qui est invisible, on est dans un contexte déformé, on perd des canaux de communication.
06:35 Sophie Dussart : Tout à fait mais en plus, pour moi en tout cas, le plus gros problème c’est que : en général on regarde l’écran. Quand on est en zoom, quand on est en visio et cetera, quand on s’adresse aux gens, la première erreur – et ça c’est dans les… j’anticipe peut-être un peu – dans les conseils, les formations que j’ai données évidemment bien sûr par la suite. C’est que la plus grosse difficulté est de regarder la caméra pour que les gens aient l’impression que toi tu les regardes (Michel : Dans les yeux) dans les yeux bien sûr (Michel : Ah oui) et établir une communication.
07:02 Michel : Et la confiance est dans le cercle de discussion parce que la confiance, moi je dis toujours, si quelqu’un ne sait pas me regarder dans les yeux quand je lui parle, j’ai du mal à lui faire confiance.
07:09 Sophie Dussart : Tout à fait. Mais à côté de ça, quand toi tu parles, si toi tu es… Au moment où tu es l’orateur tu regardes la caméra, mais la personne, elle, regarde l’écran. Donc après, quand toi tu dois voir les personnes qui parlent, tu regardes l’écran… Donc tu n’as plus cette communication, donc c’est quelque chose qui est tronqué et qui, je pense, ne sera… Enfin il n’y a pas de solution quoi déjà. Il a fallu apprendre à se dire, tiens, on ne me regarde pas. Ou, quand j’ai commencé à donner donc ma formation comme ça en digital, de se dire : « Eh bien oui, c’est vrai, je regarde les gens, je regarde les petites cases ». Enfin voilà, ça a été assez compliqué. Donc voilà pourquoi, pour revenir puisqu’on dévie un peu… Au début j’ai dit non, moi je ne fais pas ça et tout va revenir à la normale. Et puis ce n’est pas revenu à la normale quoi… Et là ça a été catastrophique pour plein de milieux professionnels (Michel : Tu as eu moins de demandes ?) Ah ben moi toutes mes formations collectives ont été annulées !
07:59 Michel : Parce que c’est paradoxal, on aurait dû voir l’inverse se produire. Je crois que toute personne intelligente, qui réfléchit un peu sur le thème d’un changement de mode de communication, aurait dû se dire « c’est le moment ou jamais. On a besoin de quelqu’un comme toi pour former en entreprise ». Je vais donner un bête exemple : on parle des yeux, de la morphopsychologie (Sophie Dussart : Oui), des gestuelles, des regards, des Mimiques… Mais il y a encore quelque chose d’autre qui est venu se greffer au débat, c’est tout ce qui est parasite ! Le chien qui aboie derrière (Sophie Dussart : Oui), la sonnette de la maison (Sophie Dussart : Tout à fait), le fait qu’on voit les meubles de l’autre, sa vie privée (Sophie Dussart : Oui), Madame qui passé l’aspirateur…
08:27 Sophie Dussart : J’ai d’ailleurs une très, très, chouette capsule à voir sur Youtube (Michel : Vas-y – Rires), celle-là elle est à mourir, on s’est bien amusé à la faire ouais !
08:33 Michel : Mais bon voilà, tu vois il y a eu « en plus » des éléments qui sont venus parasiter ce qui ne parasite jamais une réunion, en meeting en face à face, dans une entreprise donc… Le débat est tellement large que moi je me serais dit, mais j’aurais pu penser : « Sophie, tu as été sollicitée au quotidien pendant toute la pandémie » et tu me dis que non !?
08:49 Sophie Dussart : Oui, c’est à dire que « Oui et non ». En fait toutes les formations que je donnais avant en présentiel, toutes celles-là (Michel : Ont été annulées, d’accord), elles ont été annulées parce que c’est en présentiel, il y a beaucoup de personnes. Donc toutes ces formations sur la prise de parole en public, le media training et cetera… (Michel : Ça c’était moins prioritaire), mais il y en avait plus (Michel : Ouais) et même encore maintenant, à l’heure actuelle, c’est très difficile à cause du télétravail. Je suis un petit peu comme les petits marchands de sandwichs qui n’ont plus leurs clients parce que les gens sont en télétravail. Mais, à l’inverse, une autre demande s’est installée est très, très, très, vite : c’était vraiment tout ce qui était la communication via justement les caméras. Il faut savoir, comme tu l’as dit, je travaille beaucoup avec des chefs d’entreprise, des CEO, et cetera. Et qui d’habitude se retrouvent face, sur scène, face vraiment à des gens – In the Real Life – comme on dit, et qui là tout d’un coup se retrouvaient à faire passer des messages face caméra… Et autant la présence sur scène c’est fugace, autant face caméra et bien on peut le regarder sans arrêt. Il y a des sociétés, je travaille pour des grosses sociétés, où quand vous rentrez dans le hall d’entrée vous avez les vidéos de chacun qui parlent… Et donc ça on peut le voir « ad vitam aeternam ». C’est d’ailleurs aussi pour ça, par rapport aux médias training, quand je dis aux gens que c’est beaucoup plus important de faire attention quand on passe sur les chaînes locales. Parce que sur les chaînes locales on retrouve les interviews 6 ans après, tandis que sur les chaînes nationales, non. C’est quelque chose sur lequel il faut vraiment être très, très, très, attentif. Et donc j’ai fait énormément d’individuels et j’allais d’ailleurs moi-même filmer tous les CEO et cetera pour leur prise de parole.
10:26 Michel : J’ai l’impression que ça a donné un niveau d’excellence, un niveau d’exigence à la formation ?
10:30 Sophie Dussart : Oui et non, disons que ce niveau d’exigence a été déplacé. Parce que, voilà ce n’est pas pareil, sur scène et bien les expressions voilà, on peut mettre du peps et cetera. A la télé, ou face caméra, ou… C’est différent. L’image qu’on donne est différente, donc il faut se réapproprier où s’approprier cette image dont on n’avait pas du tout l’habitude. Donc j’ai fait énormément de coaching comme ça aussi, énormément, là vraiment je suis passée dans tout ce qui est en coaching individuel où oui, là mes demandes ont explosé oui.
10:58 Michel : Tu as peu identifier des erreurs de communication classiques qui étaient propres à ce type de communication de média digital ? Bon, on sait qu’il fallait faire attention à la caméra et ce qu’on avait derrière, aux parasites, moi j’appelle ça les parasites sonores et les parasites visuels. Ça je pense que c’est la base de la base, qu’il faut quand même conscientiser (Sophie Dussart : Tout à fait). Ça a été assez vite de prendre conscience de ça, je crois que tout le monde n’avait pas envie de partager son intimité avec ses collègues. Donc ça c’était élément favorable…
11:21 Sophie Dussart : Oui mais t’as quand même encore ne fut ce que les problèmes techniques quoi ! Il y a, il y a… Avec une fenêtre sur la gauche. Où on allait se mettre quoi, vraiment déjà ? L’éclairage c’est excessivement important, le micro c’est important. Ce sont des choses qu’il a fallu vraiment expliquer aux gens : avoir un décor neutre, avoir un décor en adéquation avec sa fonction aussi (Michel :Qui fasse minimum « corporate ») ben oui, voilà, et ce sont pleins de petites choses techniques auxquelles les gens ne pensaient pas ! Un bon micro, et cetera. Après, maintenant je pense que les gens, enfin, on trouve ça facilement un petit micro où on va demander à ses enfants (Michel : Oui), ou ses petits enfants qui eux sont… excellent là-dedans en fait !
11:58 Michel : Exactement. J’essaye parfois de faire encore des interviews podcasts, parfois à distance, je ne te le cache pas (Sophie Dussart : Oui) et donc je m’étais attendu à avoir les gens bien équipés justement (Sophie Dussart : Oui). Et j’ai le sentiment que c’est encore, malgré tout, encore difficile. Tout le monde n’a pas pris conscience de l’importance d’avoir un bon micro par exemple (Sophie Dussart : Oui) on fait généralement confiance au fait d’avoir un micro dans son ordinateur. Déjà il y a une différence entre les marques et les modèles mais il y a peu de gens qui conscientise que d’avoir un micro spécifique pour la voix, quand on est en digital, c’est quand même assez important de faire un petit investissement (Sophie Dussart :Tout à fait) … Je suis encore confronté à des gens qui me disent « Ah non, moi j’ai un micro-casque » au mieux, un micro-cravate dans un autre cas, mais c’est encore souvent le micro incorporé à l’ordinateur et ce n’est pas forcément la meilleure idée ! Donc ça commence par une formation « matériel » ?
12:41 Sophie Dussart : C’est ça ? Donc c’est vraiment tout ce qui est, d’abord c’est la technique quoi (Michel : Oui). Techniquement et bien il te faut au minimum un micro, il te faut au minimum un bon éclairage pour ne pas avoir l’air… (Michel : Et une bonne qualité de connexion internet), c’est indépendant de ta volonté et ça, c’est un autre gros problème. Parce que tu peux avoir bien préparé ton entourage, regardée si ton fond est bon, et bien prévenir avec des panneaux… (Michel : Avoir un contenu génial) oui (Rires communs) voilà. Et puis après tout le monde est tributaire d’une connexion internet et quand tout le monde s’est retrouvé en télétravail, il n’y a rien à faire, avec les enfants qui eux aussi suivaient les cours via Internet… Eh bien ça ne suit pas ! Ça on a vraiment les problèmes techniques dont lesquels on est tributaire et sur lesquels on ne peut pas, on ne peut pas agir quoi !
13:20 Michel : On peut agir un petit peu. Par exemple quand on est en zoom, en discussion, en conférence, si on se met tous une discipline : que personne ne doit parler en même temps – le fait de parler en même temps on descend le partage – on préserve le canal diffusant tu vois ? (Sophie Dussart : Oui). Si on est 3 à parler en même temps, d’office la qualité de la connexion va être perturbée, on va avoir la voix qui se déforme… Donc y a des pratiques qu’on peut mettre en place pour économiser ça…
13:41 Sophie Dussart : Mais c’est-à-dire que ça, en effet tu as raison, mais dans la mesure où tout le monde était en télétravail et les enfants aussi. Les enfants, les cours, c’est pendant les heures de cours (Michel : Oui, de toute façon ça descendait. La qualité de la connexion, oui), voilà. Ce que moi je conseillais c’est, si on avait une bonne 4G, de se connecter uniquement – donc non pas en wifi – mais de se connecter via la 4G de son téléphone.
14:00 Michel : Oui, et je dirais même que le premier conseil à donner ce serait d’oublier le Wifi et de passer plutôt par du câble parce que le Wifi c’est déjà par définition une transaction de données qui est moins qualitative. Mais bon, on ne va pas rentrer dans un podcast technique, ce n’est pas le but (Sophie Dussart :Rires) de cette émission. Mais voilà, ce sont déjà quelques petites astuces qu’on peut donner (Sophie Dussart : Oui). Maintenant si on revient à l’humain dans sa communication, on était en train de se poser les questions de : qu’est-ce que tu as pu identifier comme défaut qui revenait systématiquement, donc tu as parlé de l’éclairage, tu as parlé de la fenêtre à gauche ou à droite (Sophie Dussart : Oui), tu as d’autres choses sur la communication verbale qui se sont faite constater, qu’on ne pouvait peut-être pas constater quand on était en visu ?
14:33 Sophie Dussart : En fait c’est exactement ce que tu as dit, et je me répète peut-être, mais c’est parce qu’on est cadré juste la tête et le haut du torse. Donc il nous manque, par rapport au non-verbal, allez je veux dire près de 80% de… Si pas 90%
14:49 Michel : Et on en est conscient « inconsciemment » j’ai envie de dire, parce qu’on est freiné, on s’inquiète de comment on passe (Sophie Dussart : Oui). On est perturbé dans sa réflexion parce qu’on est toujours en train de se demander dans quelle position je place mes mains, quelle position je place mes yeux, et finalement on se parasite soi-même peut être !
15:01 Sophie Dussart : Oui, alors ça c’est plus quand on est vraiment « on stage » comme je dis, en vrai. Parce que ça, ça passe pas du tout via zoom. Là, si je ne prends que zoom hein (Michel : Oui, oui). Donc si on est via zoom, enfin via donc zoom ou autres (Michel : Outils) autres outils, il nous manque plus de 80% du message parce que, comme on dit toujours, plus de 80% du message est du non-verbal. Et donc là on est avec quelqu’un en face de vous, qui ne sait pas où regarder, qui ne vous regarde pas vraiment – comme je viens de l’expliquer précédemment : à cause de « je regarde la caméra » qui doit regarder là (Michel : Ou qui regarde son clavier ou… Rires) qui regarde son clavier. Et puis on est en interaction, c’est très difficile. Parce qu’on est en interaction, par exemple ceux qui doivent donner des formations ou même des réunions : tu attends une réaction. Mais en général pour éviter les bruits intempestifs tout le monde est en silencieux. Donc le temps que tout le monde aille chercher pour mettre sur son pour pouvoir intervenir, tu es toujours en décalage… Et ça, c’est très difficile parce que c’est pas du tout naturel. Donc ce que moi j’avais préconisé, enfin ne fût-ce que pour les formations, là on est dans les zooms et cetera… C’est de faire actionner les petits smileys quoi. Si vous suivez : clac un petit pouce, vous aimez : ça va, tout va bien, un petit cœur… Et c’est beaucoup plus rapide. Il a vraiment fallu à tout le monde et même à moi quand je donnais les formations (Michel : A apprendre de nouveaux réflexes) prendre de nouveaux réflexes et surtout se dire : « oui, il n’y a pas de réaction derrière et ce n’est pas parce que les gens ne réagissent pas, c’est parce qu’ils sont en mute et ils doivent actionner, et puis c’est compliqué, et puis… ». Enfin c’est aussi perturbant, tout d’un coup on voit quelqu’un qui se lève et qui s’en va (Michel : Qui revient), qui revient, on ne sait pas ce qu’il va faire, ça, c’est un peu compliqué. Ça, c’est vraiment pour tout ce qui était la communication en temps réel, entre guillemets (Michel : Oui), avec plusieurs personnes. Maintenant le reste ça a vraiment été, donc par rapport à ce que je faisais et ce que je fais, c’est tout ce qui est intervention médias, média training par radio. Ça se faisait déjà beaucoup avant mais il y en a eu beaucoup plus évidemment, et comment je prépare mon interview, parce que quand on n’a pas la personne en face de soi c’est quand même encore plus difficile (Michel : Clairement), on n’ose pas interrompre, on n’ose pas dire « non ça ne va pas, je voudrais… », enfin, c’est beaucoup plus compliqué quoi.
16:58 Michel : Je vais revenir à notre question maintenant, qui est plus « le public ». Donc toi tu avais un public assez spécifique mais aussi large, parfois, et je me suis dit « tiens dans cette crise à mon avis, Sophie elle a dû avoir plus de RH que d’autres » (Sophie Dussart : Petit rire) et c’est une erreur d’interprétation ? Parce que je me suis dit que ces gens qui recrutaient, se sont retrouvés à recruter à distance. Et pour eux, plus que pour d’autres encore, j’ai le sentiment que ça devait être très important de très vite réagir et de revoir cette communication et cette capacité d’interpréter la communication. Parce qu’il y a 2 aspects, l’émetteur-récepteur (Sophie Dussart : Tout à fait). Donc il y a l’aspect : je communique comment pour mon candidat que j’ai en ligne, et comment je me positionne et je dois montrer moi-même une belle maîtrise puisque j’attends (Sophie Dussart : Oui), j’ai une exigence ! J’ai une exigence que l’autre soit capable de faire quelque chose aussi envers moi qui me montre qu’il gère le digital. Tu vois ? Et de l’autre personne, il faut que je puisse déceler les failles, les choses inhabituelles, les choses qui interpellent, les questionnements qui font penser que « Est-ce qu’il est authentique quand il me dit…. Quand il me donne une réponse à une question, ou est-ce qu’il ne l’est pas ou pas complètement ? ». Alors est-ce que c’était ton premier public effectivement où je vais avoir une surprise ici ?
17:59 Sophie Dussart : Rires – Non, ce n’était pas mon premier public (Michel : D’accord), mais il a été mon public. Mais mon premier public vraiment, ce sont les chefs d’entreprise, les CEO où… (Michel : Qui devaient faire attention à leur image ?), ouais, vraiment. Tout d’abord c’était ça et, vraiment, mais je me rendais sur place (Michel : Ah oui, malgré tout, oui, forcément !) Ah oui c’est en individuel, avec masque et cetera, tout le respect des règles hein, ça y a aucun souci. Mais je me rendais en entreprise pour filmer avec mon matériel…
18:25 Michel : C’était difficile pour eux de faire les changements adéquats ? (Sophie Dussart : Oui) l’humain reprend le dessus, les réflexes humains prennent le dessus très vite !
18:32 Sophie Dussart : Oui, maintenant c’est aussi parce que, déjà s’ils font appel à moi c’est qu’ils veulent une certaine perfection (Michel : Clairement) et donc c’est autre chose. Il y a beaucoup de personnes qui me demandaient « Ah oui mais vous n’avez pas de prompteur », de venir avec un prompteur. Moi je ne suis pas spécialement pour parce qu’avant de pouvoir se servir d’un prompteur il faut déjà… (Michel : Quelques années d’expérience et ça on oublie) des années peut-être pas, mais il faut au moins quelques heures d’expérience et d’apprentissage. Et c’est aussi lire un texte, enfin oui c’est vraiment très, très, compliqué donc…
18:57 Michel : Puis j’ai envie de dire « où est l’authenticité, quand on lit un texte sur un prompteur ? » (Sophie Dussart : C’est ça exactement) l’authenticité fait partie, certainement pour un CEO je pense, d’un élément qui doit être gardé à l’œil quoi (Sophie Dussart : Oui). En préoccupation principale je trouve !
19:09 Sophie Dussart : Tout à fait, tout à fait. Donc s’il me demandait à moi justement de venir pour qu’il soit naturel, qu’il ait l’air naturel, à l’aise… Bon, il faut savoir que des fois, pour certains CEO, ça partait pour les sociétés aux États-Unis et cetera, enfin sous-titré, donc c’est quand même important l’image qu’ils ont. Puisque cette image n’est plus fugace quoi, elle reste. Et donc s’ils veulent la perfection et bien là ça se travaille, donc c’est mémorisation du texte et souvent il ne voulait pas couper, hein.
19:32 Michel : Est-ce que ça t’as amenée, maintenant je repasse au public HR (Sophie Dussart : Oui) qui est le public qui nous écoute beaucoup (Sophie Dussart : oui), à te dire « dans mes formations maintenant je dois inclure non pas seulement la façon, et la qualité, et la manière dont on s’exprime, mais aussi la façon de lire l’autre, de lire le regard de l’autre, de lire l’attitude de l’autre ». Est-ce que ça te mène tout doucement à t’intéresser aux neurosciences, à l’interprétation des comportements et… J’imagine que ça faisait déjà partie de ton (Sophie Dussart : Oui) ton analyse hein ? Je te connais un peu (Sophie Dussart : Bien sûr, oui –Rires).
19:58 Sophie Dussart : Mais je suis assez dubitative. Je suis vraiment assez dubitative par rapport à ça, évidemment moi les neurosciences, enfin voilà j’ai la chance de travailler aussi avec des doctorants. Donc dès que je rencontré quelqu’un qui travaille là-dedans (Michel : Où qui s’y intéresse, voilà d’accord) Rires, je ne le lâche plus. Mais tu vois, enfin tu me disais, j’ai aussi bien évidemment travaillé avec pas mal de RH. Pas mal aussi de demandeurs d’emploi… (Michel : Ben oui, c’est une des raisons pour laquelle je t’invite, c’est parce qu’on va aussi en parler après) tout à fait, bien sûr, bien sûr. : Mais je reste dubitatif sur comment on va s’y habituer à ça et est-ce qu’on va vraiment s’y habituer ? Parce que vraiment ce n’est pas naturel, il n’y a pas le contact vraiment avec les personnes, alors ça aide, bien sûr c’est un mieux, c’est un plus (Michel : Mais ce qui gâche, c’est gâcher l’authenticité). Oui il ne faudrait pas que ça devienne la norme, je ne pense pas qu’il faudrait que ça devienne la norme. Honnêtement, je ne pense pas. Et je pense que personne n’est heureux là-dedans, ni les RH, ni les demandeurs d’emploi, ni les personnes qui sont de l’autre côté, ni les employés. Je pense que personne n’est heureux là-dedans.
20:53 Michel : Je suis assez d’accord avec toi et je crois que c’est un bon mot de conclusion sur cette analyse de ce qui se passe (Sophie Dussart : Oui)et ce qui s’est passé, à mon avis, qu’on peut retenir aujourd’hui. Moi, j’ai maintenant envie de te lancer sur ce fameux débat, de ton activité, des demandeurs d’emploi (Sophie Dussart : Oui). C’est une chose qu’on a parlé en off, qui m’interpelle, je trouve admirable de ta part. Tu aides donc les demandeurs d’emploi à assoir leur confiance en eux dans leur communication, dans leur recherche d’emploi. Tu peux rapidement nous dire comment ça fonctionne, comment est-ce qu’on te contacte si on est intéressé et quel est l’objectif, comment c’est venu cette histoire ? Raconte-moi, je suis curieux là – Rires communs.
21:22 Sophie Dussart : Alors ça va prendre des heures sur comment c’est venu cette histoire avec les… (Michel : On va devoir refaire un autre podcast alors !) Oui ! (Michel : En quelques mots alors, présenter le projet pour nos auditeurs et nous dire, voilà, je suis demandeur d’emploi, qu’est-ce que tu peux m’apporter ? Comment ça marche quoi ?). Ok, donc déjà, au départ, je travaille principalement avec des entreprises qui eux donnent des formations complètes et globales. Donc je m’insère, moi, dans un parcours de 2 jours, qui est la confiance en soi. Et donc j’arrive avec des exercices amusants, des exercices ludiques, parce que je suis persuadée à 100% que : on apprend quand on aime. D’ailleurs ce sont les passions, c’est ça… (Michel : C’est ce qui nous anime aujourd’hui d’ailleurs hein ?) évidemment – (Michel : Rires) et on apprend par le ludique. Donc si on voit les enfants, et les enfants ils apprennent un jouant et on joue avec eux. Les animaux c’est pareil, on apprend en jouant. Et donc la première fois, le premier jour, ce sont tous des petits exercices de jeu, des petits exercices ludiques que j’ai adaptés du milieu théâtral. Où, eh bien on va prendre confiance en soi, et on va oser être face aux autres pour parler de soi et oser dire voilà « qui je suis », avec mes forces et mes faiblesses, et voilà ce que moi je peux apporter dans votre entreprise. Et changer cette idée de : « Ah mon Dieu, au secours, c’est moi le petit demandeur d’emploi. Et vous, vous êtes le Saint patron (Michel : Non, d’accord) qui cherchait quelqu’un », non c’est le patron. Moi, comme je leur dis c’est, un puzzle. Ma mère elle était bénévole à la Croix-Rouge, pour la petite anecdote, et elle adorait faire les puzzles et donc on lui donnait les puzzles qu’ils recevaient et dès qu’il manquait une pièce, il le jetait. Et je dis « vous êtes le puzzle qui manque à l’entreprise ». Donc l’entreprise elle a besoin de vous, autant que vous avez besoin d’eux, donc déjà ça remet un peu les…(Michel : Oui) tu vois ?
22:56 Michel : Moi je faisais une métaphore comme un mariage, c’est un peu comme un mariage, il ne faut pas se tromper. Il faut être authentique, ne pas se tromper, dire les choses telles qu’elles sont et puis on fait un parcours, un chemin de vie ensemble. Alors on en n’est peut-être pas au mariage, on est dans la cohabitation mais cette cohabitation dans tous les cas ! (Sophie Dussart : C’est vrai). Il faut apprendre à travailler ensemble et il faut répondre aux attentes de chacun. L’employeur doit répondre aux attentes du demandeur d’emploi et le demandeur d’emploi il doit répondre à ce qu’on attend de lui sur les tâches et le travail qu’on attend. Alors, comment ça marche, ces gens ils font quoi ? Ils doivent contacter un organisme en particulier ou ils peuvent te contacter en direct ?
23:25 Sophie Dussart : On peut me contacter en direct parce que… Donc là, ce dont je te parlais, c’est vraiment 2 jours de formation qui s’inscrivent (Michel : Ben oui c’est une chose, voilà) dans un module global où après, donc une fois qu’on a pris confiance en soi, qu’on ose regarder les gens dans les yeux, tu le disais, il y a beaucoup de personnes qui n’osent pas regarder les gens dans les yeux. Et qui n’osent pas dire « Ben moi, je suis bon là-dedans » sans que ça ne soit prétentieux. C’est juste « je suis bon là-dedans, et là c’est ma force ». Donc ça c’est une partie et maintenant, oui, on peut me contacter ou… Je vais, on va vraiment analyser, on vient avec l’offre (Michel : Oui), souvent les offre auxquelles on peut répondre et je fais une analyse un petit peu des forces, des faiblesses, et du parcours, et après c’est : on travaille vraiment comme si j’étais, on fait un jeu de rôle, comme si j’étais le (Michel : Le recruteur) le recruteur et on va travailler ensemble. Et ça il vaut mieux dire ça, ou tiens ça ben voilà : vous ne dites pas et osez le dire avec assurance (Michel : Tout en restant quand même assez authentique que pour que ce soit sincère et que le lien se fasse quoi, voilà). Ah tout à fait, justement, justement, c’est évidemment ce qu’on va chercher : c’est oser dire, face à la personne, dans les yeux, avec… Enfin avec sourire, voilà qui je suis. Et pas mentir surtout, alors ça il ne faut jamais
24:21 Michel : Mais quand tu me racontais ça j’étais assez admiratif. Moi j’aime beaucoup cette approche d’aider les gens qui sont en recherche d’emploi. Maintenant on se pose une question, évidemment incontournable, je suis demandeur d’emploi, je viens de perdre mon boulot quoi. Donc si je perds mon boulot et que je suis demandeur d’emploi, d’office, mes revenus vont drastiquement diminuer. Ça coûte cher de se faire accompagner par toi pour ce genre de démarche ? On n’est pas obligé de citer un prix mais donner une gamme, une idée de temps, et de durée, et de coûts ?
24:43 Sophie Dussart : Disons que, en Wallonie – parce que moi je viens, là je travaille principalement en Wallonie – donc tous ces organismes dans lesquels vous pouvez rentrer, c’est entièrement gratuit (Michel :Ah !). Enfin c’est offert, le mot gratuit je n’aime pas, c’est offert (Michel : Oui). Donc c’est pris en charge par la Région wallonne et donc il y a des aides. Il n’y a pas que moi, hein évidemment. Il y a plein d’aides qui entourent sur « comment on recherche un emploi », « la confiance en soi » (Michel : Et donc quoi ? On se renseigne au FOREM alors ?) oui (Michel : D’accord) se renseigner au FOREM et là ils ont vraiment des offres. Il y a plusieurs groupes qui font ça, hein ? Il n’y en a pas qu’un quoi !
25:09 Michel : Alors moi je vis en région flamande, ça existe aussi en région flamande et je sais que ça existe aussi en région bruxelloise !
25:14 Sophie Dussart : Oui, bien sûr, je pense en tout cas. Alors ici ça a été mis un peu en suspens à cause justement de ce COVID. Moi j’ai donné des formations, à distance, évidemment avec ces formations, donc ça c’est entièrement gratuit. Par-contre avec moi bien évidemment ça a un coût, évidemment (Michel : Si on te contacte en direct, évidemment oui), si on contacte en direct ça a un coût (Michel : C’est comme du coaching quoi), c’est ça c’est du coaching individuel. Alors évidemment, bon, j’ai un tarif demandeur d’emploi. Mais il faut compter, allez, 3h quoi (Michel : D’accord) en 3h de temps c’est bon (Michel : Ça reste quand même abordable pour un demandeur d’emploi évidemment). Oui, c’est ça après (Michel : Et puis si c’est pour décrocher un boulot c’est vite rentabilisé), c’est ça, et surtout aussi pour reprendre confiance en soi. Il y a des gens qui sortent de chez moi qui disent « mais je n’imaginais pas que j’avais autant de qualité » par exemple… (Michel : Rires). Et que je pouvais mettre en avant et que je pouvais le dire. (Michel : C’est un beau feedback, ça, c’est un beau cadeau, un beau cadeau de la vie) Oui, oui et alors souvent je les filme (Michel : Ah oui), et alors quand ils se voient – parce que je ne filme pas, moi, pour montrer les erreurs, je filme pour montrer comment ils sont bons (Michel : Oh c’est joli). Ouais et donc ils sont, oui… Et souvent je demande « alors, est-ce que c’est mieux, moins bien où pareil à ce que vous imaginiez ? » Et toujours c’est « c’est mieux ». Et de se voir et de se dire « tout compte fait, c’est bien », ça rassure et alors là on est parti plus confiant.
26:20 Michel : Super ! Ben écoute Sophie j’ai envie de refaire un 2e podcast avec toi sur le thème parce que je crois qu’on n’a pas abordé tous les thèmes que j’aurais voulu aborder avec toi. On a pris un moment pour se concentrer sur l’essentiel, les nouvelles te concernant. Tu es la bienvenue à mon micro pour revenir un peu plus en profondeur (Sophie Dussart : Ben merci) sur le sujet si tu souhaites. Pareil pour les auditeurs : si vous avez envie de venir à mon micro parler de thèmes RH ou de votre passion au travail, n’hésitez pas ! Venez, contactez-moi par la page de thepodcastfactory.org, envoyez un mail sur la page contact. Et j’aurai le plaisir et la joie de vous recevoir ici chez transforma à Evere – à Bruxelles – avec mon sourire, de l’improvisation, un peu comme toi, et puis un échange de passion, un échange de partage, un échange bienveillant. En parlant de bienveillance, si vous avez envie de remercier Sophie Dussart pour le temps qu’elle vous consacre dans ce podcast et dans son partage d’expérience qu’elle vient de faire avec nous, eh bien une manière très simple de le faire, qui ne vous coûte rien : c’est un like, un partage et un commentaire sur le podcast… Et on vous en remercie d’avance, c’est un beau cadeau de retour. A très bientôt pour de prochaines aventures podcast
27:16 Sophie Dussart : Au revoir, Michel. (Michel : Au revoir)
27:17 Jingle Outro : Recherche de fréquence radio (mode anciens postes de radio : grésillements), une chaîne se capte et le son se stabilise : on entend « You’r listening The Podcast Factory ».
27:22 Michel : Ce podcast est une initiative de l’ASBL The Podcast Factory Org, avec le sponsor de transforma bxl innovation playground et vous retrouver tous les épisodes sur le site what’s your story.be
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